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"peines" poems
Il était très **** dehors était noir Comme un maudit soir Qui allait porter: angoisse et tristesse Pour une mère soudainement tombée en détresse Les escadrons de l’obscurité viennent d’exécuter Son enfant de vingt et une années Il avait prétendument un couteau en main Et l’innocence d’un jeune matin Fatal dans sa pensée. La technologie Peut, par hasard, améliorer ou détruire la vie Plusieurs cartouches tirées, le jeune homme est tombé Criblé de balles réservées pour des condamnés Les assassins nocturnes ont abattu une autre victime Ce qui est pire, c’est qu’ils ne vont pas payer pour cet horrible crime C’est abominable, le noir est souvent injustement ciblé Le racisme est un cancer qu’on doit éradiquer La mère est inconsolable Ses douleurs implacables Ses larmes intarissables Et ses peines incommensurables C’est triste et amer, la mère va enterrer son enfant C’est drôle, affreux, criminel et méchant Les malhonnêtes « foliciers » sans remords Viennent de causer un autre mort Ils ne connaissent pas les souffrances Endurées par une mère pour donner naissance A un bébé en bonne et parfaite santé Quelle tristesse! Quelle calamité! C’est une autre tranchée forcée C’est vraiment déchiré un cœur jadis farci de fierté Voir une mère pleurer dans une telle condition Est écœurante pour toute la famille Et les amis Qui brûlent dans un enfer imbibé de pénibles émotions L’ignorance et l’immaturité sont deux plaies Qui jamais ne sèment ni l’amour, ni la paix Les pleurs de la mère sont intarissables Ses douleurs inimaginables Ses peines incontrôlables Et la mère inconsolable. Copyright© March 2011, Hebert Logerie, Tous Droits Réservés Hebert Logerie est l’auteur de plusieurs recueils de poèmes.
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Sep 4, 2025
Sep 4, 2025 at 11:02 PM UTC
Les Pleurs Ou Les Larmes D’Une Mère
Il était très **** dehors était noir Comme un maudit soir Qui allait porter: angoisse et tristesse Pour une mère soudainement tombée en détresse Les escadrons de l’obscurité viennent d’exécuter Son enfant de vingt et une années Il avait prétendument un couteau en main Et l’innocence d’un jeune matin Fatal dans sa pensée. La technologie Peut, par hasard, améliorer ou détruire la vie Plusieurs cartouches tirées, le jeune homme est tombé Criblé de balles réservées pour des condamnés Les assassins nocturnes ont abattu une autre victime Ce qui est pire, c’est qu’ils ne vont pas payer pour cet horrible crime C’est abominable, le noir est souvent injustement ciblé Le racisme est un cancer qu’on doit éradiquer La mère est inconsolable Ses douleurs implacables Ses larmes intarissables Et ses peines incommensurables C’est triste et amer, la mère va enterrer son enfant C’est drôle, affreux, criminel et méchant Les malhonnêtes « foliciers » sans remords Viennent de causer un autre mort Ils ne connaissent pas les souffrances Endurées par une mère pour donner naissance A un bébé en bonne et parfaite santé Quelle tristesse! Quelle calamité! C’est une autre tranchée forcée C’est vraiment déchiré un cœur jadis farci de fierté Voir une mère pleurer dans une telle condition Est écœurante pour toute la famille Et les amis Qui brûlent dans un enfer imbibé de pénibles émotions L’ignorance et l’immaturité sont deux plaies Qui jamais ne sèment ni l’amour, ni la paix Les pleurs de la mère sont intarissables Ses douleurs inimaginables Ses peines incontrôlables Et la mère inconsolable. Copyright© March 2011, Hebert Logerie, Tous Droits Réservés Hebert Logerie est l’auteur de plusieurs recueils de poèmes.
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Son visage se reflète dans mes yeux tristes, que pleurent toutes les nuits pour son amour. Il sait bien que je vis ma vie pour lui, et sans lui je ne sais pas comme respirer. Je veux écouter les mots d’amour, les mots qu’il ne parle plus. Les mots qu'existent seulement dans mes rêves. C’est l’heure de continuer ma vie, je sais, mais il a trahi mon cœur. Je dois accepter ça et aller. Le seul moyen de mettre fin à cet amour pour lui, c'est de finir ma vie. Ce soir, dans le noir, avec mes souffrances et mes peines, à Paris, la ville de l'amour et des lumières, Je dis. Je te dis, à tous je dis, Adieu. copyright © 2009 by T.L. Dalid
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Feb 10, 2010
Feb 10, 2010 at 4:23 AM UTC
Paris
El mariquita se peina en su peinador de seda. Los vecinos se sonríen en sus ventanas postreras. El mariquita organiza los bucles de su cabeza. Por los patios gritan loros, surtidores y planetas. El mariquita se adorna con un jazmín sinvergüenza. La tarde se pone extraña de peines y enredaderas. El escándalo temblaba rayado como una cebra. ¡Los mariquitas del Sur, cantan en las azoteas!
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Canción del mariquita
Lorsque brusquement et soudainement le jour Devenait la nuit la plus obscure, compatriotes et amis On ne savait pas si on devait courir en se disant bonjour Adieu ou au revoir. La terre tremblait jusqu'à l'infini Sans halte, comme des trains nocturnes venant de plusieurs Directions. L'heure était vitale. On cherchait la lueur D'un espoir pour s'échapper de l'embrouillamini surnaturel Où des milliers de vies ont été disparues. Les biens matériels Ne sont pas importants, on se voit partir tel qu'on est Venu. On doit reconnaitre que l'argent est futile et la paix Est la chose la plus précieuse qu'on nécessite. Le passé C'est là que réside un bonheur furtif, éphémère et volatil C'est comme la fin d'un monde. Oh! Chaque être est utile. La faille a ouvert sa grande gueule pour engloutir: bébés Adultes, chiens, chats, maisons, édifices et routes en entier C'est l'apocalypse, c'est la fin pour des milliers de citoyens Qui ont disparu comme de la fumée dans les nuages ensorcelés Les trains étaient invisibles mais les gens montaient, les mains En l'air, dans des véhicules sans portes et ni pneus. Les pieds Lourds pesaient dix fois plus qu'un éléphant. On partait vers des Destinations inconnues. Les cris abasourdis et muets étaient Partout. La Terre tremblait. Elle a tremblé comme si elle voulait S'engloutir dans la mer où le flux et le reflux s'atterrissaient À la jupe du rideau où la fumée et la nébulosité se rencontraient Heureux sont ceux qui ont été sauvés et qui vivent en paix Le séisme est un avatar infernal qui apporte peines et regrets Haiti, notre pays a perdu des gens charmants, des petits enfants chéris A cause de l'égoïsme des dirigeants safres imbibés dans l'hypocrisie On ne cesse de dire à haute voix: pauvre Haiti. On ne cesse de pleurer En se demandant quand les larmes cesseront de sombrer et d'exsuder. Copyright© 10 Janvier 2021, Hébert Logerie, Tous Droits Réservés Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poèmes.
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Jan 10, 2025
Jan 10, 2025 at 10:29 PM UTC
Le Séisme Infernal D'un Après-Midi Extraordinaire
Lorsque brusquement et soudainement le jour Devenait la nuit la plus obscure, compatriotes et amis On ne savait pas si on devait courir en se disant bonjour Adieu ou au revoir. La terre tremblait jusqu'à l'infini Sans halte, comme des trains nocturnes venant de plusieurs Directions. L'heure était vitale. On cherchait la lueur D'un espoir pour s'échapper de l'embrouillamini surnaturel Où des milliers de vies ont été disparues. Les biens matériels Ne sont pas importants, on se voit partir tel qu'on est Venu. On doit reconnaitre que l'argent est futile et la paix Est la chose la plus précieuse qu'on nécessite. Le passé C'est là que réside un bonheur furtif, éphémère et volatil C'est comme la fin d'un monde. Oh! Chaque être est utile. La faille a ouvert sa grande gueule pour engloutir: bébés Adultes, chiens, chats, maisons, édifices et routes en entier C'est l'apocalypse, c'est la fin pour des milliers de citoyens Qui ont disparu comme de la fumée dans les nuages ensorcelés Les trains étaient invisibles mais les gens montaient, les mains En l'air, dans des véhicules sans portes et ni pneus. Les pieds Lourds pesaient dix fois plus qu'un éléphant. On partait vers des Destinations inconnues. Les cris abasourdis et muets étaient Partout. La Terre tremblait. Elle a tremblé comme si elle voulait S'engloutir dans la mer où le flux et le reflux s'atterrissaient À la jupe du rideau où la fumée et la nébulosité se rencontraient Heureux sont ceux qui ont été sauvés et qui vivent en paix Le séisme est un avatar infernal qui apporte peines et regrets Haiti, notre pays a perdu des gens charmants, des petits enfants chéris A cause de l'égoïsme des dirigeants safres imbibés dans l'hypocrisie On ne cesse de dire à haute voix: pauvre Haiti. On ne cesse de pleurer En se demandant quand les larmes cesseront de sombrer et d'exsuder. Copyright© 10 Janvier 2021, Hébert Logerie, Tous Droits Réservés Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poèmes.
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J'ay varié ma vie en devidant la trame Que Clothon me filoit entre malade et sain, Maintenant la santé se logeoit en mon sein, Tantost la maladie extreme fleau de l'ame. La goutte ja vieillard me bourrela les veines, Les muscles et les nerfs, execrable douleur, Montrant en cent façons par cent diverses peines Que l'homme n'est sinon le subject de malheur. L'un meurt en son printemps, l'autre attend la vieillesse, Le trespas est tout un, les accidens divers : Le vray tresor de l'homme est la verte jeunesse, Le reste de nos ans ne sont que des hivers. Pour long temps conserver telle richesse entiere Ne force ta nature, ains ensuy la raison, Fuy l'amour et le vin, des vices la matiere, Grand loyer t'en demeure en la vieille saison. La jeunesse des Dieux aux hommes n'est donnee Pour gouspiller sa fleur, ainsi qu'on void fanir La rose par le chauld, ainsi mal gouvernee La jeunesse s'enfuit sans jamais revenir.
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J'ay varié ma vie en devidant la trame
Pauvre peuple de nos pays Pauvre peuple de chez nous Pauvre peuple de partout Pauvre peuple d’Haïti Un peuple qui est pauvre, désorienté et fou Je ne dirai plus 'pauvre Haïti' Haïti est un pays plein de richesse Haïti, un pays plein de ressources Pour les autres Haïti est un paradis et de bonnes sources Pour les autres Haïti est un pays plein d’hypocrisie De peuples miséreux, misérables et de peines Haïti est un lieu plein de traîtres et de haine Haïti, Haïti ! Quelle ignominie ! Où ses dirigeants sont incompétents, mauvais et fous Les jeunes d’Haïti n’ont pas de chance A cause de ces faux leaders, et des laideurs avares sans sens Quelle honte pour un peuple qui souvent a tant souffert Les cimetières sont partout ainsi que les calvaires Il y a tant de misère parce que les malandrins, les filous Les hypocrites, les bandits, les fous et les crapules sont partout C’est le pays où tant d’innocents meurent par les balles, par le fer Par la haine, par l’hypocrisie, par la vengeance et par la misère Quel saint doit-on invoquer pour ce peuple sans espoir Pour nos frères et sœurs sans avenir qui meurent de désespoir ? Quel Dieu sourd et saoulé doit-on prier pour sauver ces chrétiens Qui lamentent, qui pleurent, qui crient et qui aboient comme des chiens ? Quel mot doit-on utiliser pour muscler, dynamiser ce peuple affaibli Et l’état qui existe malheureusement pour punir les victimes appauvris ? Pauvre peuple de nos pays Pauvre peuple de chez nous Pauvre peuple de partout Pauvre peuple d’Haïti Pauvre peuple des États Unis. P.S. Traduction de’ Poor People Of Our Countries’. Copyright © Avril 2025, Hébert Logerie, Tous droits réservés Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poésie.
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Apr 6, 2025
Apr 6, 2025 at 7:20 PM UTC
Pauvre Peuple De Chez Nous, De Nos Pays
Pauvre peuple de nos pays Pauvre peuple de chez nous Pauvre peuple de partout Pauvre peuple d’Haïti Un peuple qui est pauvre, désorienté et fou Je ne dirai plus 'pauvre Haïti' Haïti est un pays plein de richesse Haïti, un pays plein de ressources Pour les autres Haïti est un paradis et de bonnes sources Pour les autres Haïti est un pays plein d’hypocrisie De peuples miséreux, misérables et de peines Haïti est un lieu plein de traîtres et de haine Haïti, Haïti ! Quelle ignominie ! Où ses dirigeants sont incompétents, mauvais et fous Les jeunes d’Haïti n’ont pas de chance A cause de ces faux leaders, et des laideurs avares sans sens Quelle honte pour un peuple qui souvent a tant souffert Les cimetières sont partout ainsi que les calvaires Il y a tant de misère parce que les malandrins, les filous Les hypocrites, les bandits, les fous et les crapules sont partout C’est le pays où tant d’innocents meurent par les balles, par le fer Par la haine, par l’hypocrisie, par la vengeance et par la misère Quel saint doit-on invoquer pour ce peuple sans espoir Pour nos frères et sœurs sans avenir qui meurent de désespoir ? Quel Dieu sourd et saoulé doit-on prier pour sauver ces chrétiens Qui lamentent, qui pleurent, qui crient et qui aboient comme des chiens ? Quel mot doit-on utiliser pour muscler, dynamiser ce peuple affaibli Et l’état qui existe malheureusement pour punir les victimes appauvris ? Pauvre peuple de nos pays Pauvre peuple de chez nous Pauvre peuple de partout Pauvre peuple d’Haïti Pauvre peuple des États Unis. P.S. Traduction de’ Poor People Of Our Countries’. Copyright © Avril 2025, Hébert Logerie, Tous droits réservés Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poésie.
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J'ai presque peur, en vérité, Tant je sens ma vie enlacée À la radieuse pensée Qui m'a pris l'âme l'autre été, Tant votre image, à jamais chère, Habite en ce coeur tout à vous, Mon cœur uniquement jaloux De vous aimer et de vous plaire ; Et je tremble, pardonnez-moi D'aussi franchement vous le dire, À penser qu'un mot, un sourire De vous est désormais ma loi, Et qu'il vous suffirait d'un geste. D'une parole ou d'un clin d'oeil, Pour mettre tout mon être en deuil De son illusion céleste. Mais plutôt je ne veux vous voir, L'avenir dût-il m'être sombre Et fécond en peines sans nombre, Qu'à travers un immense espoir, Plongé dans ce bonheur suprême De me dire encore et toujours, En dépit des mornes retours, Que je vous aime, que je t'aime !
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J'ai presque peur, en vérité
Les mouettes volent et jouent ; Et les blancs coursiers de la mer, Cabrés sur les vagues, secouent Leurs crins échevelés dans l'air. Le jour tombe ; une fine pluie Eteint les fournaises du soir, Et le steam-boat crachant la suie Rabat son long panache noir. Plus pâle que le ciel livide Je vais au pays du charbon, Du brouillard et du suicide ; - Pour se tuer le temps est bon. Mon désir avide se noie Dans le gouffre amer qui blanchit ; Le vaisseau danse, l'eau tournoie, Le vent de plus en plus fraîchit. Oh ! je me sens l'âme navrée ; L'Océan gonfle, en soupirant, Sa poitrine désespérée, Comme un ami qui me comprend. Allons, peines d'amour perdues, Espoirs lassés, illusions Du socle idéal descendues, Un saut dans les moites sillons ! A la mer, souffrances passées, Qui revenez toujours, pressant Vos blessures cicatrisées Pour leur faire pleurer du sang ! A la mer, spectre de mes rêves, Regrets aux mortelles pâleurs Dans un coeur rouge ayant sept glaives, Comme la mère des douleurs. Chaque fantôme plonge et lutte Quelques instants avec le flot Qui sur lui ferme sa volute Et l'engloutit dans un sanglot. Lest de l'âme, pesant bagage, Trésors misérables et chers, Sombrez, et dans votre naufrage Je vais vous suivre au fond des mers. Bleuâtre, enflé, méconnaissable, Bercé par le flot qui bruit, Sur l'humide oreiller du sable Je dormirai bien cette nuit ! ... Mais une femme dans sa mante Sur le pont assise à l'écart, Une femme jeune et charmante Lève vers moi son regard, Dans ce regard, à ma détresse La Sympathie à bras ouverts Parle et sourit, soeur ou maîtresse, Salut, yeux bleus ! bonsoir, flots verts ! Les mouettes voient et jouent ; Et les blancs coursiers de la mer, Cabrés sur les vagues, secouent Leurs crins échevelés dans l'air.
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Tristesse en mer
Les mouettes volent et jouent ; Et les blancs coursiers de la mer, Cabrés sur les vagues, secouent Leurs crins échevelés dans l'air. Le jour tombe ; une fine pluie Eteint les fournaises du soir, Et le steam-boat crachant la suie Rabat son long panache noir. Plus pâle que le ciel livide Je vais au pays du charbon, Du brouillard et du suicide ; - Pour se tuer le temps est bon. Mon désir avide se noie Dans le gouffre amer qui blanchit ; Le vaisseau danse, l'eau tournoie, Le vent de plus en plus fraîchit. Oh ! je me sens l'âme navrée ; L'Océan gonfle, en soupirant, Sa poitrine désespérée, Comme un ami qui me comprend. Allons, peines d'amour perdues, Espoirs lassés, illusions Du socle idéal descendues, Un saut dans les moites sillons ! A la mer, souffrances passées, Qui revenez toujours, pressant Vos blessures cicatrisées Pour leur faire pleurer du sang ! A la mer, spectre de mes rêves, Regrets aux mortelles pâleurs Dans un coeur rouge ayant sept glaives, Comme la mère des douleurs. Chaque fantôme plonge et lutte Quelques instants avec le flot Qui sur lui ferme sa volute Et l'engloutit dans un sanglot. Lest de l'âme, pesant bagage, Trésors misérables et chers, Sombrez, et dans votre naufrage Je vais vous suivre au fond des mers. Bleuâtre, enflé, méconnaissable, Bercé par le flot qui bruit, Sur l'humide oreiller du sable Je dormirai bien cette nuit ! ... Mais une femme dans sa mante Sur le pont assise à l'écart, Une femme jeune et charmante Lève vers moi son regard, Dans ce regard, à ma détresse La Sympathie à bras ouverts Parle et sourit, soeur ou maîtresse, Salut, yeux bleus ! bonsoir, flots verts ! Les mouettes voient et jouent ; Et les blancs coursiers de la mer, Cabrés sur les vagues, secouent Leurs crins échevelés dans l'air.
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Aux branches claires des tilleuls Meurt un maladif hallali. Mais des chansons spirituelles Voltigent parmi les groseilles. Que notre sang rie en nos veines, Voici s'enchevêtrer les vignes. Le ciel est joli comme un ange. L'azur et l'onde communient. Je sors. Si un rayon me blesse Je succomberai sur la mousse. Qu'on patiente et qu'on s'ennuie C'est trop simple. Fi de mes peines. Je veux que l'été dramatique Me lie à son char de fortunes Que par toi beaucoup, ô Nature, - Ah moins seul et moins nul ! - je meure. Au lieu que les Bergers, c'est drôle, Meurent à peu près par le monde. Je veux bien que les saisons m'usent. A toi, Nature, je me rends ; Et ma faim et toute ma soif. Et, s'il te plaît, nourris, abreuve. Rien de rien ne m'illusionne ; C'est rire aux parents, qu'au soleil, Mais moi je ne veux rire à rien ; Et libre soit cette infortune.
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Bannières de mai
T'ai-je vu chez mon père, Dans l'âge où tout est beau, Comme je dois, j'espère, Te voir près du tombeau ? Sur les bords de ma vie Vins-tu voir après moi ? Oui, quelqu'un m'a suivie, Et je crois que c'est toi ! Quand tout semble un hommage A nos yeux entr'ouverts, Ai-je vu ton image Peinte sur l'univers ? Et toi, sous une flamme Dont le ciel t'éclairait, Dans le fond de ton âme Cachais-tu mon portrait ? Aimais-tu l'humble école Où j'allais autrefois ? L'ange, qui la console, Parlait-il dans ta voix ? Et, quand j'appris à lire Ma prière à genoux, Vins-tu m'aider à dire : « Mon Dieu, bénissez-nous ! » A l'étroite fenêtre, Où riait un jasmin, Quand je n'osais paraître, Elevais-tu ta main ? Oui ! la même ombre encore Glissait dans le soleil, Et jusqu'à l'autre aurore Passait sur mon sommeil ! Dans l'enclos plein d'ombrage, Où j'avais frais et peur, Plaçais-tu ton courage Entre l'ombre et mon cœur ? Pour causer sans médire, Y venais-tu t'asseoir, Et, sans pouvoir sourire, Nous disions-nous : « Bonsoir ! » T'ai-je aimé la première, Lorsque ta main s'ouvrit Au pauvre sans chaumière, Dont la flûte pleurait ? Le demandeur d'aumône A-t-il béni nos jours ? Et devant sa Madone Avons-nous dit : « Toujours ! » T'ai-je conté mes peines, Quand je crus en avoir ? Un jour... triste à nos plaines, M'as-tu dit : « Au revoir ! » Pour un âge plus tendre M'as-tu promis des fleurs ? Sais-tu qu'à les attendre J'ai versé bien des pleurs ? Sais-tu que le ciel même T'ouvrit notre maison ? Et que ton nom que j'aime Se trouve dans mon nom ? Mais à ma confidence N'as-tu pas répondu ? Oui ! jusqu'en ton silence, Je l'ai tout entendu !
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Réponds-moi
T'ai-je vu chez mon père, Dans l'âge où tout est beau, Comme je dois, j'espère, Te voir près du tombeau ? Sur les bords de ma vie Vins-tu voir après moi ? Oui, quelqu'un m'a suivie, Et je crois que c'est toi ! Quand tout semble un hommage A nos yeux entr'ouverts, Ai-je vu ton image Peinte sur l'univers ? Et toi, sous une flamme Dont le ciel t'éclairait, Dans le fond de ton âme Cachais-tu mon portrait ? Aimais-tu l'humble école Où j'allais autrefois ? L'ange, qui la console, Parlait-il dans ta voix ? Et, quand j'appris à lire Ma prière à genoux, Vins-tu m'aider à dire : « Mon Dieu, bénissez-nous ! » A l'étroite fenêtre, Où riait un jasmin, Quand je n'osais paraître, Elevais-tu ta main ? Oui ! la même ombre encore Glissait dans le soleil, Et jusqu'à l'autre aurore Passait sur mon sommeil ! Dans l'enclos plein d'ombrage, Où j'avais frais et peur, Plaçais-tu ton courage Entre l'ombre et mon cœur ? Pour causer sans médire, Y venais-tu t'asseoir, Et, sans pouvoir sourire, Nous disions-nous : « Bonsoir ! » T'ai-je aimé la première, Lorsque ta main s'ouvrit Au pauvre sans chaumière, Dont la flûte pleurait ? Le demandeur d'aumône A-t-il béni nos jours ? Et devant sa Madone Avons-nous dit : « Toujours ! » T'ai-je conté mes peines, Quand je crus en avoir ? Un jour... triste à nos plaines, M'as-tu dit : « Au revoir ! » Pour un âge plus tendre M'as-tu promis des fleurs ? Sais-tu qu'à les attendre J'ai versé bien des pleurs ? Sais-tu que le ciel même T'ouvrit notre maison ? Et que ton nom que j'aime Se trouve dans mon nom ? Mais à ma confidence N'as-tu pas répondu ? Oui ! jusqu'en ton silence, Je l'ai tout entendu !
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Chloé, jeune, jolie, et surtout fort coquette, Tous les matins, en se levant, Se mettait au travail, j'entends à sa toilette ; Et là, souriant, minaudant, Elle disait à son cher confident Les peines, les plaisirs, les projets de son âme. Une abeille étourdie arrive en bourdonnant. Au secours ! Au secours ! Crie aussitôt la dame : Venez, Lise, Marton, accourez promptement ; Chassez ce monstre ailé. Le monstre insolemment Aux lèvres de Chloé se pose. Chloé s'évanouit, et Marton en fureur Saisit l'abeille et se dispose A l'écraser. Hélas ! Lui dit avec douceur L'insecte malheureux, pardonnez mon erreur ; La bouche de Chloé me semblait une rose, Et j'ai cru... ce seul mot à Chloé rend ses sens. Faisons grâce, dit-elle, à son aveu sincère : D'ailleurs sa piqûre est légère ; Depuis qu'elle te parle, à peine je la sens. Que ne fait-on passer avec un peu d'encens !
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La coquette et l'abeille
Voici juin. Le moineau raille Dans les champs les amoureux ; Le rossignol de muraille Chante dans son nid pierreux. Les herbes et les branchages, Pleins de soupirs et d'abois, Font de charmants rabâchages Dans la profondeur des bois. La grive et la tourterelle Prolongent, dans les nids sourds, La ravissante querelle Des baisers et des amours. Sous les treilles de la plaine, Dans l'antre où verdit l'osier, Virgile enivre Silène, Et Rabelais Grandgousier. O Virgile, verse à boire ! Verse à boire, ô Rabelais ! La forêt est une gloire ; La caverne est un palais ! Il n'est pas de lac ni d'île Qui ne nous prenne au gluau, Qui n'improvise une idylle, Ou qui ne chante un duo. Car l'amour chasse aux bocages, Et l'amour pêche aux ruisseaux, Car les belles sont les cages Dont nos coeurs sont les oiseaux. De la source, sa cuvette, La fleur, faisant son miroir, Dit : -Bonjour,- à la fauvette, Et dit au hibou : -Bonsoir. Le toit espère la gerbe, Pain d'abord et chaume après ; La croupe du boeuf dans l'herbe Semble un mont dans les forêts. L'étang rit à la macreuse, Le pré rit au loriot, Pendant que l'ornière creuse Gronde le lourd chariot. L'or fleurit en giroflée ; L'ancien zéphyr fabuleux Souffle avec sa joue enflée Au fond des nuages bleus. Jersey, sur l'onde docile, Se drape d'un beau ciel pur, Et prend des airs de Sicile Dans un grand haillon d'azur. Partout l'églogue est écrite : Même en la froide Albion, L'air est plein de Théocrite, Le vent sait par coeur Bion, Et redit, mélancolique, La chanson que fredonna Moschus, grillon bucolique De la cheminée Etna. L'hiver tousse, vieux phtisique, Et s'en va; la brume fond ; Les vagues font la musique Des vers que les arbres font. Toute la nature sombre Verse un mystérieux jour ; L'âme qui rêve a plus d'ombre Et la fleur a plus d'amour. L'herbe éclate en pâquerettes ; Les parfums, qu'on croit muets, Content les peines secrètes Des liserons aux bleuets. Les petites ailes blanches Sur les eaux et les sillons S'abattent en avalanches ; Il neige des papillons. Et sur la mer, qui reflète L'aube au sourire d'émail, La bruyère violette Met au vieux mont un camail ; Afin qu'il puisse, à l'abîme Qu'il contient et qu'il bénit, Dire sa messe sublime Sous sa mitre de granit. Granville, juin 1836.
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À Granville, en 1836
Voici juin. Le moineau raille Dans les champs les amoureux ; Le rossignol de muraille Chante dans son nid pierreux. Les herbes et les branchages, Pleins de soupirs et d'abois, Font de charmants rabâchages Dans la profondeur des bois. La grive et la tourterelle Prolongent, dans les nids sourds, La ravissante querelle Des baisers et des amours. Sous les treilles de la plaine, Dans l'antre où verdit l'osier, Virgile enivre Silène, Et Rabelais Grandgousier. O Virgile, verse à boire ! Verse à boire, ô Rabelais ! La forêt est une gloire ; La caverne est un palais ! Il n'est pas de lac ni d'île Qui ne nous prenne au gluau, Qui n'improvise une idylle, Ou qui ne chante un duo. Car l'amour chasse aux bocages, Et l'amour pêche aux ruisseaux, Car les belles sont les cages Dont nos coeurs sont les oiseaux. De la source, sa cuvette, La fleur, faisant son miroir, Dit : -Bonjour,- à la fauvette, Et dit au hibou : -Bonsoir. Le toit espère la gerbe, Pain d'abord et chaume après ; La croupe du boeuf dans l'herbe Semble un mont dans les forêts. L'étang rit à la macreuse, Le pré rit au loriot, Pendant que l'ornière creuse Gronde le lourd chariot. L'or fleurit en giroflée ; L'ancien zéphyr fabuleux Souffle avec sa joue enflée Au fond des nuages bleus. Jersey, sur l'onde docile, Se drape d'un beau ciel pur, Et prend des airs de Sicile Dans un grand haillon d'azur. Partout l'églogue est écrite : Même en la froide Albion, L'air est plein de Théocrite, Le vent sait par coeur Bion, Et redit, mélancolique, La chanson que fredonna Moschus, grillon bucolique De la cheminée Etna. L'hiver tousse, vieux phtisique, Et s'en va; la brume fond ; Les vagues font la musique Des vers que les arbres font. Toute la nature sombre Verse un mystérieux jour ; L'âme qui rêve a plus d'ombre Et la fleur a plus d'amour. L'herbe éclate en pâquerettes ; Les parfums, qu'on croit muets, Content les peines secrètes Des liserons aux bleuets. Les petites ailes blanches Sur les eaux et les sillons S'abattent en avalanches ; Il neige des papillons. Et sur la mer, qui reflète L'aube au sourire d'émail, La bruyère violette Met au vieux mont un camail ; Afin qu'il puisse, à l'abîme Qu'il contient et qu'il bénit, Dire sa messe sublime Sous sa mitre de granit. Granville, juin 1836.
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Ange divin, qui mes plaies embaume, Le truchement et le héraut des dieux, De quelle porte es-tu coulé des cieux, Pour soulager les peines de mon âme ? Toi, quand la nuit par le penser m'enflamme, Ayant pitié de mon mal soucieux, Ore en mes bras, ore devant mes yeux, Tu fais nager l'idole de ma Dame. Demeure, Songe, arrête encore un peu ! Trompeur, attends que je me sois repu De ce beau sein dont l'appétit me ronge, Et de ces flancs qui me font trépasser : Sinon d'effet, souffre au moins que par songe Toute une nuit je les puisse embrasser.
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Ange divin, qui mes plaies embaume
Un ami me parlait et me regardait vivre : Alors, c'était mourir... mon jeune âge était ivre De l'orage enfermé dont la foudre est au coeur ; Et cet ami riait, car il était moqueur. Il n'avait pas d'aimer la funeste science. Son seul orage à lui, c'était l'impatience. Léger comme l'oiseau qui siffle avant d'aimer, Disant : « Tout feu s'éteint, puisqu'il peut s'allumer ; » Plein de chants, plein d'audace et d'orgueil sans alarme, Il eût mis tout un jour à comprendre une larme. De nos printemps égaux lui seul portait les fleurs ; J'étais déjà l'aînée, hélas ! Par bien des pleurs. Décorant sa pitié d'une grâce insolente, Il disputait, joyeux, avec ma voix tremblante. À ses doutes railleurs, je répondais trop bas... Prouve-t-on que l'on souffre à qui ne souffre pas ? Soudain, presque en colère, il m'appela méchante De tromper la saison où l'on joue, où l'on chante : « Venez, sortez, courez où sonne le plaisir ! Pourquoi restez-vous là navrant votre loisir ? Pourquoi défier vos immobiles peines ? Venez, la vie est belle, et ses coupes sont pleines ! ... Non ? Vous voulez pleurer ? Soit ! J'ai fait mon devoir : Adieu ! - quand vous rirez, je reviendrai vous voir. » Et je le vis s'enfuir comme l'oiseau s'envole ; Et je pleurai longtemps au bruit de sa parole. Mais quoi ? La fête en lui chantait si haut alors Qu'il n'entendait que ceux qui dansent au dehors. Tout change. Un an s'écoule, il revient... qu'il est pâle ! Sur son front quelle flamme a soufflé tant de hâle ? Comme il accourt tremblant ! Comme il serre ma main ! Comme ses yeux sont noirs ! Quel démon en chemin L'a saisi ? - c'est qu'il aime ! Il a trouvé son âme. Il ne me dira plus : « Que c'est lâche ! Une femme. » Triste, il m'a demandé : « C'est donc là votre enfer ? Et je riais... grand dieu ! Vous avez bien souffert ! »
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L'ami d'enfance
Un ami me parlait et me regardait vivre : Alors, c'était mourir... mon jeune âge était ivre De l'orage enfermé dont la foudre est au coeur ; Et cet ami riait, car il était moqueur. Il n'avait pas d'aimer la funeste science. Son seul orage à lui, c'était l'impatience. Léger comme l'oiseau qui siffle avant d'aimer, Disant : « Tout feu s'éteint, puisqu'il peut s'allumer ; » Plein de chants, plein d'audace et d'orgueil sans alarme, Il eût mis tout un jour à comprendre une larme. De nos printemps égaux lui seul portait les fleurs ; J'étais déjà l'aînée, hélas ! Par bien des pleurs. Décorant sa pitié d'une grâce insolente, Il disputait, joyeux, avec ma voix tremblante. À ses doutes railleurs, je répondais trop bas... Prouve-t-on que l'on souffre à qui ne souffre pas ? Soudain, presque en colère, il m'appela méchante De tromper la saison où l'on joue, où l'on chante : « Venez, sortez, courez où sonne le plaisir ! Pourquoi restez-vous là navrant votre loisir ? Pourquoi défier vos immobiles peines ? Venez, la vie est belle, et ses coupes sont pleines ! ... Non ? Vous voulez pleurer ? Soit ! J'ai fait mon devoir : Adieu ! - quand vous rirez, je reviendrai vous voir. » Et je le vis s'enfuir comme l'oiseau s'envole ; Et je pleurai longtemps au bruit de sa parole. Mais quoi ? La fête en lui chantait si haut alors Qu'il n'entendait que ceux qui dansent au dehors. Tout change. Un an s'écoule, il revient... qu'il est pâle ! Sur son front quelle flamme a soufflé tant de hâle ? Comme il accourt tremblant ! Comme il serre ma main ! Comme ses yeux sont noirs ! Quel démon en chemin L'a saisi ? - c'est qu'il aime ! Il a trouvé son âme. Il ne me dira plus : « Que c'est lâche ! Une femme. » Triste, il m'a demandé : « C'est donc là votre enfer ? Et je riais... grand dieu ! Vous avez bien souffert ! »
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Fable V, Livre V. On ne supporte qu'à moitié Le poids des misères humaines, Quand le ciel accorde à nos peines Les tendres soins de l'amitié. Près de ce chien voyez son maître : Blessé par le poignard d'un traître, Dans sa douleur comme il sourit À l'infatigable tendresse De la langue qui le caresse Et tout à la fois le guérit !
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La langue du chien
Lors que ta mere estoit preste à gesir de toi, Si Jupiter, des Dieus et des hommes le roi, Lui eust juré ces mots : l'enfant dont tu es pleine, Sera tant qu'il vivra sans douleur et sans peine, Et tousjours lui viendront les biens sans y songer, Tu dirois à bon droit Jupiter mensonger. Mais puis que tu es né, ainsi que tous nous sommes, A la condition des miserables hommes, Pour avoir en partage ennuis, soucis, travaus, Douleurs, tristesses, soins, tormans, peines et maus, Il faut baisser le dôs, et porter la fortune Qui vient sans nul égard à tous hommes commune : Ce que facilement patient tu feras, Quand quelque fois le jour, en ton coeur penseras Que tu n'es que pur homme, et qu'on ne voit au monde Chose qui plus que l'homme en miseres abonde, Qui plus soudain s'éleve, et qui plus soudain soit Tombé quand il est haut : et certes à bon droit, Car il n'a point de force, et si tousjours demande D'atenter, plus que lui, quelque entreprise grande. Ce que tu quiers du Roi, Maigni, n'est pas grand cas, Et de l'avoir bien tost encores tu n'as pas Du tout perdu l'espoir, pource pren bon courage, Tu n'as garde de fondre au meillieu de l'orage, Puis que tu as, en lieu du bel astre besson Des Spartains, la faveur de ton grand d'Avanson, Qui ja pousse ta nef sur la rive deserte, Pour y payer tes veus à Glauque et Melicerte.
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À lui mesme
Verts bosquets, paisible asile, Où tout sourit à mon cœur ; D'innocence et de candeur Séjour aimable et tranquille ; En vain je veux retracer Le bonheur qui vous habite : Est-ce l'instant d'y penser Que l'instant où je vous quitte ? Hélas ! quand les plaintes vaines Ont remplacé les désirs ; Quand ce qui fit mes plaisirs Désormais fera mes peines, **** d'accuser de froideur Mon silence sur vos charmes, N'y voyez que ma douleur Et jugez-moi sur mes larmes. Echos de ce vert bocage, Vous n'entendrez plus ma voix ! Sans moi, nymphes de ces bois, Vous danserez sous l'ombrage. Ah ! je le sens aux regrets Que ce penser a fait naître, Qui dut vous quitter jamais N'eût jamais dû vous connaître. Écrit en 1791.
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Adieux
L'abîme ne pourrait l'enterrer Le vide ne pourrait l'engloutir Alétheia ne peut douter De ce que je souhaite accomplir. T'aimer de la plus forte manière Comme s'il n'existait un hier Te jurer passion, main dans la main Comme s'il n'existait un demain Je te veux Les vagues assourdissent mes paroles Je t'embrasse Désormais c'est mon cœur qui s'affole Je t'enlace Les vents décident de s'attendrir Je te caresse On peut voir le Soleil s'élargir Je t'aime Mon âme se détache de toutes ses peines
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Jul 3, 2019
Jul 3, 2019 at 4:41 PM UTC
Un soulagement dans tes bras
Ah ! longues nuicts d'hyver, de ma vie bourrelles, Donnez-moy patience, et me laissez dormir ! Vostre nom seulement, et suer et fremir Me fait par tout le corps, tant vous m'estes cruelles. Le sommeil tant soit peu n'évente de ses ailes Mes yeux tousjours ouverts, et ne puis affermir Paupiere sur paupiere, et ne fais que gemir, Souffrant comme Ixion des peines eternelles. Vieille ombre de la terre, ainçois ombre d'enfer, Tu m'as ouvert les yeux d'une chaine de fer, Me consumant au lict. navré de mille pointes ; Pour chasser mes douleurs ameine-moy la mort ; Hà Mort ! le port commun, des hommes le confort, Viens enterrer mes maux, je t'en prie à mains jointes.
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Sonnet (IV)
Ah longues nuicts d'hyver de ma vie bourrelles, Donnez moy patience, et me laissez dormir, Vostre nom seulement, et suer et fremir Me fait par tout le corps, tant vous m'estes cruelles. Le sommeil tant soit peu n'esvente de ses ailes Mes yeux tousjours ouvers, et ne puis affermir Paupiere sur paupiere, et ne fais que gemir, Souffrant comme Ixion des peines eternelles. Vieille umbre de la terre, ainçois l'umbre d'enfer, Tu m'as ouvert les yeux d'une chaisne de fer, Me consumant au lict, navré de mille pointes : Pour chasser mes douleurs ameine moy la mort, Ha mort, le port commun, des hommes le confort, Viens enterrer mes maux je t'en prie à mains jointes.
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Ah longues nuicts d'hyver de ma vie bourrelles
Jouissez du repos que vous donne le maître. Vous étiez autrefois des coeurs troublés peut-être, Qu'un vain songe poursuit ; L'erreur vous tourmentait, ou la haine, ou l'envie ; Vos bouches, d'où sortait la vapeur de la vie, Étaient pleines de bruit. Faces confusément l'une à l'autre apparues, Vous alliez et veniez en foule dans les rues, Ne vous arrêtant pas, Inquiets comme l'eau qui coule des fontaines, Tous, marchant au hasard, souffrant les mêmes peines, Mêlant les mêmes pas. Peut-être un feu creusait votre tête embrasée, Projets, espoirs, briser l'homme de l'Élysée, L'homme du Vatican, Verser le libre esprit à grands flots sur la terre ; Car dans ce siècle ardent toute âme est un cratère Et tout peuple un volcan. Vous aimiez, vous aviez le coeur lié de chaînes, Et le soir vous sentiez, livrés aux craintes vaines, Pleins de soucis poignants, Ainsi que l'océan sent remuer ses ondes, Se soulever en vous mille vagues profondes Sous les cieux rayonnants. Tous, qui que vous fussiez, tête ardente, esprit sage, Soit qu'en vos yeux brillât la jeunesse, ou que l'âge Vous prît et vous courbât, Que le destin pour vous fût deuil, énigme ou fête, Vous aviez dans vos coeurs l'amour, cette tempête, La douleur, ce combat. Grâce au quatre décembre, aujourd'hui, sans pensée, Vous gisez étendus dans la fosse glacée Sous les linceuls épais ; Ô morts, l'herbe sans bruit croît sur vos catacombes, Dormez dans vos cercueils ! taisez-vous dans vos tombes ! L'empire, c'est la paix. Le 10 novembre, à Jersey.
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Aux morts du 4 décembre
Jouissez du repos que vous donne le maître. Vous étiez autrefois des coeurs troublés peut-être, Qu'un vain songe poursuit ; L'erreur vous tourmentait, ou la haine, ou l'envie ; Vos bouches, d'où sortait la vapeur de la vie, Étaient pleines de bruit. Faces confusément l'une à l'autre apparues, Vous alliez et veniez en foule dans les rues, Ne vous arrêtant pas, Inquiets comme l'eau qui coule des fontaines, Tous, marchant au hasard, souffrant les mêmes peines, Mêlant les mêmes pas. Peut-être un feu creusait votre tête embrasée, Projets, espoirs, briser l'homme de l'Élysée, L'homme du Vatican, Verser le libre esprit à grands flots sur la terre ; Car dans ce siècle ardent toute âme est un cratère Et tout peuple un volcan. Vous aimiez, vous aviez le coeur lié de chaînes, Et le soir vous sentiez, livrés aux craintes vaines, Pleins de soucis poignants, Ainsi que l'océan sent remuer ses ondes, Se soulever en vous mille vagues profondes Sous les cieux rayonnants. Tous, qui que vous fussiez, tête ardente, esprit sage, Soit qu'en vos yeux brillât la jeunesse, ou que l'âge Vous prît et vous courbât, Que le destin pour vous fût deuil, énigme ou fête, Vous aviez dans vos coeurs l'amour, cette tempête, La douleur, ce combat. Grâce au quatre décembre, aujourd'hui, sans pensée, Vous gisez étendus dans la fosse glacée Sous les linceuls épais ; Ô morts, l'herbe sans bruit croît sur vos catacombes, Dormez dans vos cercueils ! taisez-vous dans vos tombes ! L'empire, c'est la paix. Le 10 novembre, à Jersey.
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Des mots, rien que des mots. Ils me mènent à mon tombeau, Ou me tirent-ils vers le haut? Comme toi, ils sont illusions. Vacillant mirage de mes passions, Pour entretenir ce rêve en perdition. Comme toi, ils font parfois mal. Délivrant mes peines viscérales, Pour faire place à un vide glacial. Comme toi, ils semblent sincères. Ont pour simple fonction de plaire Et se terrent quand le temps désespère.
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May 26, 2019
May 26, 2019 at 8:12 PM UTC
Baratin
Pour une nuit comme pour la vie — je te serai dévoué Sous les nuages étoilés tu palpes — mon corps fragilisé Tu le renforces de — caresses et de baisers Tu masques ses peines — précédemment infligées Face à toi artiste guérisseur de — brûlures passées Tu répares cette sculpture — gravée de plaies Et je me perds dans tes bras au contact de ta peau Quand je porte ton corps et tu transportes le mien Tu y passes tes mains, douces et rassurantes Je suis une brindille cueillie délicatement Alors j'embrasse ces rides qui témoignent de ton passé Et ton sexe, fané, épuisé par les gosiers d’autres hommes Tes lésions infectées, je les adoucirai et t'apporterai vaillance Un orgasme abondant, fleurissant je te donne Tu es beau, comme l'alliance de la lune et du soleil Du saphir de la mer et du jade des montagnes Nous nous sommes sauvés du haut de nos tours isolées Serre-moi fort quand tu t'endors, que s'évapore le mal qu'on pensait irréversible Fais de moi ton trésor, tant convoité le long de nos vingt-cinq années Ainsi l'amour, je te l'apporterai sans honte et sur un plateau d'argent Tes yeux, j'y plongerai mon âme à l'aube du jour et de la nuit Quant à nos cœurs en rénovation, qui n’attendent que métamorphose Nous y prendrons place et les sédentariserons, Les repeuplerons de doux sentiments inaliénables… impérissables
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Jan 12, 2025
Jan 12, 2025 at 11:22 PM UTC
La Douleur d’être Homme