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"partage" poems
He wears, with me, the charms of love, exchanging gentle whispers in storms of fascinated, trembling union. He shares with me blue velvet nights of careful and unmeasurable bliss, and titivates modest morning rebirths. He cares for me, reproof us not, we make no show of virtue, or counterfeit innocency, but partage, in comfort, this open honesty.
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Sep 15, 2022
Sep 15, 2022 at 12:58 PM UTC
shared charms
Ô toi qui hélas aura daigné t’ôter la vie, Mettant un trait au dessein que tu dessines; Grande n’est-elle pas parfois la jalousie De qui partage la misère qu’on te devine. Ô toi qui aura su mettre fin au jour Pour enfin écourter la longue nuit En soufflant d’un seul et court souffle Sur le scintillement de tes bougies. Jamais ne sauras-tu Qu'il fût un monde Et quel monde! Qui t'eût compris. Comme il en prend du courage, Et il en prend du mal de vivre Pour faire la traversée de l’enfer À l’origine de toute la vie.
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Jul 14, 2019
Jul 14, 2019 at 1:32 PM UTC
Ô Toi qui Hélas (2018) [FR]
Je suis votre reine, et vous savez que je t'aime. C'est la raison pour laquelle je vous poignarde avec des mots meurtrières dans une belle langue. Je suis une reine, J'aime vous montrer le royaume- qui est votre frère. Parfois, je le partage, et parfois j'aime régner avec une poigne de fer et le ramener sur votre cou. Je suis une reine, aussi ridicule que Antoinnete. Je suis une reine qui est menacée par sa princesse.
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Mar 27, 2014
Mar 27, 2014 at 12:41 PM UTC
La Reine des Cœurs
Stance. Que vous sert-il de me charmer ? Aminte, je ne puis aimer Où je ne vois rien à prétendre ; Je sens naître et mourir ma flamme à votre aspect, Et si pour la beauté j'ai toujours l'âme tendre, Jamais pour la vertu je n'ai que du respect. Vous me recevez sans mépris, Je vous parle, je vous écris, Je vous vois quand j'en ai l'envie ; Ces bonheurs sont pour moi des bonheurs superflus ; Et si quelque autre y trouve une assez douce vie, Il me faut pour aimer quelque chose de plus. Le plus grand amour sans faveur, Pour un homme de mon humeur, Est un assez triste partage ; Je cède à mes rivaux cet inutile bien, Et qui me donne un cœur, sans donner davantage, M'obligerait bien plus de ne me donner rien. Je suis de ces amants grossiers Qui n'aiment pas fort volontiers Sans aucun prix de leurs services, Et veux, pour m'en payer, un peu mieux qu'un regard ; Et l'union d'esprit est pour moi sans délices Si les charmes des sens n'y prennent quelque part.
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Je ne puis aimer
*“I think I must be incapable in properly saying That which honors the concern you show me.” With that she placed her hand in his and in her Best broken French she continued…. “Marcherez-vous avec moi avalez-vous mon chemin?” (Will you walk with me my way?) He replies, “Naturellement fe veux mon cher.” (Naturally I will my dear.) There is a time when a virtuous convention, Once created betwixt a woman and a man, Sanctifies even those most private of walks. This walk being as it was – in the dusk of the evening Had within it their roads laid out the same way. Hand in hand in a shared silence both of them Admiring the sky’s crimson closing. With a small tribute to such as this toward virtue He felt her cold fingers clutch together in his and Just then she broke the daunting silence asking, “La beauteu ciel est-elle suelement vue par ceux qui choisissent de la partager?” (Is the sky’s beauty only seen to those who choose to share it?) His answer, “ Pas plus que l’amour, moncher. Pour garder de lui est juste comme imutile. – Quel but est-il eoins qui ‘il soit partage.” (No more than love - for the keeping of it is just as useless. Of what possible purpose is it unless it is shared?) She seemed much affected with what he had said giving it a low sigh. He was incapable of inquiring after the sigh so He said nothing more ‘til they came to the corner of Tomorrows' Road and Yesterdays' Pass. That was where they were to part today. Waiting for the path to clear he asked, “Est-ce Que je dois vous server le reste de la mania?” (Shall I attend you the rest of the way?) She replied first with a look to his hand And then to his eyes, “Pas du tout, monsieur. Vous pouvez cependant me server toute la manua.” (Not at all, sir. You may however attend me all the way.) With this he seemed to loose his French verbs for a time And it was not until they were steadfast alone in her Bungalo that any French returned. Yet the French that returned said not a single word. She was most capable though the question She answered was never asked. If he had to have asked he would have asked, “Cue ferai-je avec vous ? Devrais-je vous aimer de tout mon cœur ? Je crois que dans la route que nous prenons, il cause l'intersection d'entre nous..” Only the little French in her knows…..*
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Jun 13, 2017
Jun 13, 2017 at 8:59 AM UTC
French Students
*“I think I must be incapable in properly saying That which honors the concern you show me.” With that she placed her hand in his and in her Best broken French she continued…. “Marcherez-vous avec moi avalez-vous mon chemin?” (Will you walk with me my way?) He replies, “Naturellement fe veux mon cher.” (Naturally I will my dear.) There is a time when a virtuous convention, Once created betwixt a woman and a man, Sanctifies even those most private of walks. This walk being as it was – in the dusk of the evening Had within it their roads laid out the same way. Hand in hand in a shared silence both of them Admiring the sky’s crimson closing. With a small tribute to such as this toward virtue He felt her cold fingers clutch together in his and Just then she broke the daunting silence asking, “La beauteu ciel est-elle suelement vue par ceux qui choisissent de la partager?” (Is the sky’s beauty only seen to those who choose to share it?) His answer, “ Pas plus que l’amour, moncher. Pour garder de lui est juste comme imutile. – Quel but est-il eoins qui ‘il soit partage.” (No more than love - for the keeping of it is just as useless. Of what possible purpose is it unless it is shared?) She seemed much affected with what he had said giving it a low sigh. He was incapable of inquiring after the sigh so He said nothing more ‘til they came to the corner of Tomorrows' Road and Yesterdays' Pass. That was where they were to part today. Waiting for the path to clear he asked, “Est-ce Que je dois vous server le reste de la mania?” (Shall I attend you the rest of the way?) She replied first with a look to his hand And then to his eyes, “Pas du tout, monsieur. Vous pouvez cependant me server toute la manua.” (Not at all, sir. You may however attend me all the way.) With this he seemed to loose his French verbs for a time And it was not until they were steadfast alone in her Bungalo that any French returned. Yet the French that returned said not a single word. She was most capable though the question She answered was never asked. If he had to have asked he would have asked, “Cue ferai-je avec vous ? Devrais-je vous aimer de tout mon cœur ? Je crois que dans la route que nous prenons, il cause l'intersection d'entre nous..” Only the little French in her knows…..*
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Ma sœur n'est pas un cachalot ordinaire, Elle ne se met presque jamais en colère. Depuis que je suis née, Elle et moi sommes liées. Elle me plantait son doigt dodu dans la joue, Et je pleurais parce qu'elle me prenait pour son joujou. Nous avons fais de nombreux voyages, Et ensemble nous n'avons jamais été sages. A l'arrière de la voiture on se léchait la tête, Bien qu'à chaque fois qu'on voyageait, c'était jour de fête. On se léchait les mains graisseuses de Cheetos au fromage, c'était le pied! Et on chantait à tue-tête du Jennifer, Najoua Belyzel et Jesse McCartney. Comme toutes les sœurs on se chamaille, on se bat, Mais au fond, on sait bien que ce n'est que du cinéma. On se soutient, on partage nos secrets, Et quand l'une est triste, l'autre sait toujours comment la réconforter. Les kilomètres entre nous ne nous effraient même pas, L'avion, le bus, la voiture, le train, le bateau, rien ne nous séparera. Ma grande sœur est tout ce que j'aime, Et c'est pourquoi je lui dédis ce poème. J'ai peur de ne jamais faire les choses bien, Et parfois j'oublie l'amour dont elle a besoin, Mais je ne pourrai jamais lui faire du mal, J'ai trop besoin d'elle, elle est mon petit soleil. Je sais bien qu'elle me surveille de **** Et ne t'inquiètes pas, bientôt, je serai dans le coin.
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Sep 20, 2014
Sep 20, 2014 at 6:10 AM UTC
Pour Julia
Ma muse est une mère poulpe italienne Ascendant méduse kabyle Ses tentacules sont des bras de mer interminables Pour prétendre être l'objet du désir De cette dame au coeur en éternelle couvaison Pour prétendre dérober le coeur De cette diva enrobée de charmes Il faut être juste un homme vrai et honnête Une personne simple et honnête Un maxim'homme  de collection Localisé  à vingt kilomètres grand maximum. Un énergumène  simple et honnête Spécimen rare du règne mâle, Un bibelot de chair, d'os et de sang, Un prototype de papier bien mâché Qui pratique la randonnée, La cuisine et partage sa passion Foetale pour le règne animal. Bref un phénomène tout simple, Tendre et goûteux et iodé dans l'idéal Qu'elle cuisinerait à feux doux avec ses airelles, Un vrai de vrai, Un authentique, Un certifié, cachet de la poste faisant foi, Un preux sanglier caméléon  de pré salé Sans peur et sans reproche, Telle est  la recherche de ma muse Kabytalienne.
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Sep 4, 2019
Sep 4, 2019 at 2:17 AM UTC
Maxim'homme de collection
Un écureuil sautant, gambadant sur un chêne, Manqua sa branche, et vint, par un triste hasard, Tomber sur un vieux léopard Qui faisait sa méridienne. Vous jugez s'il eut peur ! En sursaut s'éveillant, L'animal irrité se dresse ; Et l'écureuil s'agenouillant Tremble et se fait petit aux pieds de son altesse. Après l'avoir considéré, Le léopard lui dit : je te donne la vie, Mais à condition que de toi je saurai Pourquoi cette gaîté, ce bonheur que j'envie, Embellissent tes jours, ne te quittent jamais, Tandis que moi, roi des forêts, Je suis si triste et je m'ennuie. Sire, lui répond l'écureuil, Je dois à votre bon accueil La vérité : mais, pour la dire, Sur cet arbre un peu haut je voudrais être assis. - Soit, j'y consens, monte. - J'y suis. À présent je peux vous instruire. Mon grand secret pour être heureux, C'est de vivre dans l'innocence ; L'ignorance du mal fait toute ma science ; Mon cœur est toujours pur, cela rend bien joyeux. Vous ne connaissez pas la volupté suprême De dormir sans remords : vous mangez les chevreuils, Tandis que je partage à tous les écureuils Mes feuilles et mes fruits ; vous haïssez, et j'aime : Tout est dans ces deux mots. Soyez bien convaincu De cette vérité que je tiens de mon père : Lorsque notre bonheur nous vient de la vertu, La gaîté vient bientôt de notre caractère.
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Le léopard et l'écureuil
The world surrounds the in’s and out’s, the truth in the authentic locus, Millions of people move the scouts, in order to increase their focus. The corrupt world, induces to follow the tradition, Creaming the beneficial fold, making the submerging the verification. Contempting the placid, that none other would do, Blemishing the bracket, elaborating the déjà vu. Alteration is necessary, and a proximate change we need, Admitting the weary, was a very doltish deed. Trepidation should be removed, the coercion it had built, Destroying its aged bedrock, and the selfish guilt. Resuming the rejuvenate change, the mutate we devoir, Establishing the new welkin, and the heavens we desire. Commemorating the new holy, we partage our obligations, Rectifying our contemporary folly, by deciphering our bygone praxis.
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Aug 29, 2014
Aug 29, 2014 at 2:42 AM UTC
CHANGE WE NEED
Quelques vers écrits à la pointe d’une plume Et forgés par une expérience, sans l’encombrement d’une enclume Elle survole des pensées et les ancrent à bon port Parfois laisse une traîne formée de pixels morts Sur un écran majoritairement considéré comme abrutissant Dont le pullulement semble profiter essentiellement aux puissants. Elle permet le partage de certaines émotions De souffler un instant sur la flamme d’une éphémère ou éternelle passion Pour créer un texte final considéré comme une œuvre d’art Prétendument difficile à pratiquer sans un talent rare Apprécié d’un grand nombre mais lu par très peu Faire de ce texte une ode ne serait qu’un vœu pieux Elle donne du relief à un paysage autrement affreusement plat Est synonyme de beauté sans costume d’apparat Elle permet de voyager mentalement sans épuisement psychique Constituant une échappatoire abordable tout en étant très chic Écrire un poème s’apparente à partir à l’aventure Un balluchon sur l’épaule et une longue distance à parcourir Titubant tout le long, se jetant en pâture A une introspection qui parfois nous transforme en martyr Je continuerai à m’adonner à cette activité autant que faire se peut En fixant un objectif incertain et flou Masqué par une couverture brumeuse formée d’un peu De doute, et enfermé derrière une porte lointaine portant un verrou
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Jun 5, 2020
Jun 5, 2020 at 3:23 AM UTC
Poésie
Lors que ta mere estoit preste à gesir de toi, Si Jupiter, des Dieus et des hommes le roi, Lui eust juré ces mots : l'enfant dont tu es pleine, Sera tant qu'il vivra sans douleur et sans peine, Et tousjours lui viendront les biens sans y songer, Tu dirois à bon droit Jupiter mensonger. Mais puis que tu es né, ainsi que tous nous sommes, A la condition des miserables hommes, Pour avoir en partage ennuis, soucis, travaus, Douleurs, tristesses, soins, tormans, peines et maus, Il faut baisser le dôs, et porter la fortune Qui vient sans nul égard à tous hommes commune : Ce que facilement patient tu feras, Quand quelque fois le jour, en ton coeur penseras Que tu n'es que pur homme, et qu'on ne voit au monde Chose qui plus que l'homme en miseres abonde, Qui plus soudain s'éleve, et qui plus soudain soit Tombé quand il est haut : et certes à bon droit, Car il n'a point de force, et si tousjours demande D'atenter, plus que lui, quelque entreprise grande. Ce que tu quiers du Roi, Maigni, n'est pas grand cas, Et de l'avoir bien tost encores tu n'as pas Du tout perdu l'espoir, pource pren bon courage, Tu n'as garde de fondre au meillieu de l'orage, Puis que tu as, en lieu du bel astre besson Des Spartains, la faveur de ton grand d'Avanson, Qui ja pousse ta nef sur la rive deserte, Pour y payer tes veus à Glauque et Melicerte.
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À lui mesme
Les amis ne sont-ils pas juste de passage ? Des moyens pour arriver plus vite à des fins, Plus qu'un accord tacite, ou un bien grand partage. Cadeau de la vie, ils s'abreuvent de bières et vins. Chaque Homm' sensé a conscience de l'importance D'être en accord et ne pas voir de réticences À leur parler, à être entier, franc, direct, droit. Au lieu de ça, délaissé, l'esprit vague et froid, Je me rends compte ce soir, que cela me coûte, Que je ne veux pas de ça, ou bien plus, sans doute, Je les repousse, sans envie d'une telle osmose. Qu'attendez-vous de moi ? Las d'en être la cause, Je vous quitte car je voulais raviver la flamme, D'une amitié longtemps voulue, paix à mon âme.
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Jun 10, 2017
Jun 10, 2017 at 1:42 PM UTC
Amitié
Tes cheveux de braise, Peu semblables à ceux des autres marseillaises ; Et tes beaux yeux ! Ah... Plus prêts de moi, je les veux ! Et ton parfum exotique, Dans le creux où se réfugie Ta croix catholique ; Dans ma tête, tout s'assagit ! Ton corps aphroditien, Enfant bénie du feu, Si tu le veux, je suis tiens... – Muse ! Tu fais des envieux. Tu es précieuse Comme une nébuleuse. Sous le soleil à peine chaud, Oublie tes maux... Partage moi ton lyrisme, Qui m'inspire, Comme ta belle voix de lyre : "Quel érotisme !"
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Apr 5, 2025
Apr 5, 2025 at 3:29 PM UTC
Érato
Non **** des rochers de l'Atlas, Au milieu des déserts où cent tribus errantes Promènent au hasard leurs chameaux et leurs tentes, Un jour, certain enfant précipitait ses pas. C'était le jeune fils de quelque musulmane Qui s'en allait en caravane. Quand sa mère dormait, il courait le pays. Dans un ravin profond, **** de l'aride plaine, Notre enfant trouve une fontaine, Auprès, un beau dattier tout couvert de ses fruits. Oh ! quel bonheur ! dit-il, ces dattes, cette eau claire, M'appartiennent ; sans moi, dans ce lieu solitaire, Ces trésors cachés, inconnus, Demeuraient à jamais perdus. Je les ai découverts, ils sont ma récompense. Parlant ainsi, l'enfant vers le dattier s'élance, Et jusqu'à son sommet tâche de se hisser. L'entreprise était périlleuse : L'écorce, tantôt lisse et tantôt raboteuse, Lui déchirait les mains, ou les faisait glisser : Deux fois il retomba : mais d'une ardeur nouvelle Il recommence de plus belle, Et parvient enfin, haletant, A ces fruits qu'il désirait tant. Il se jette alors sur les dattes. Se tenant d'une main, de l'autre fourrageant. Et mangeant, Sans choisir les plus délicates. Tout à coup voilà notre enfant Qui réfléchit et qui descend. Il court chercher sa bonne mère, Prend avec lui son jeune frère, Les conduit au dattier. Le cadet incliné, S'appuyant au tronc qu'il embrasse, Présente son dos à l'aîné ; L'autre y monte, et de cette place, Libre de ses deux bras, sans efforts, sans danger, Cueille et jette les fruits ; la mère les ramasse, Puis sur un linge blanc prend soin de les ranger : La récolte achevée, et la nappe étant mise, Les deux frères tranquillement, Souriant à leur mère au milieu d'eux assise, Viennent au bord de l'eau faire un repas charmant. De la société ceci nous peint l'image : Je ne connais de biens que ceux que l'on partage. Coeurs dignes de sentir le prix de l'amitié, Retenez cet ancien adage : Le tout ne vaut pas la moitié.
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L'enfant et le dattier
Non **** des rochers de l'Atlas, Au milieu des déserts où cent tribus errantes Promènent au hasard leurs chameaux et leurs tentes, Un jour, certain enfant précipitait ses pas. C'était le jeune fils de quelque musulmane Qui s'en allait en caravane. Quand sa mère dormait, il courait le pays. Dans un ravin profond, **** de l'aride plaine, Notre enfant trouve une fontaine, Auprès, un beau dattier tout couvert de ses fruits. Oh ! quel bonheur ! dit-il, ces dattes, cette eau claire, M'appartiennent ; sans moi, dans ce lieu solitaire, Ces trésors cachés, inconnus, Demeuraient à jamais perdus. Je les ai découverts, ils sont ma récompense. Parlant ainsi, l'enfant vers le dattier s'élance, Et jusqu'à son sommet tâche de se hisser. L'entreprise était périlleuse : L'écorce, tantôt lisse et tantôt raboteuse, Lui déchirait les mains, ou les faisait glisser : Deux fois il retomba : mais d'une ardeur nouvelle Il recommence de plus belle, Et parvient enfin, haletant, A ces fruits qu'il désirait tant. Il se jette alors sur les dattes. Se tenant d'une main, de l'autre fourrageant. Et mangeant, Sans choisir les plus délicates. Tout à coup voilà notre enfant Qui réfléchit et qui descend. Il court chercher sa bonne mère, Prend avec lui son jeune frère, Les conduit au dattier. Le cadet incliné, S'appuyant au tronc qu'il embrasse, Présente son dos à l'aîné ; L'autre y monte, et de cette place, Libre de ses deux bras, sans efforts, sans danger, Cueille et jette les fruits ; la mère les ramasse, Puis sur un linge blanc prend soin de les ranger : La récolte achevée, et la nappe étant mise, Les deux frères tranquillement, Souriant à leur mère au milieu d'eux assise, Viennent au bord de l'eau faire un repas charmant. De la société ceci nous peint l'image : Je ne connais de biens que ceux que l'on partage. Coeurs dignes de sentir le prix de l'amitié, Retenez cet ancien adage : Le tout ne vaut pas la moitié.
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Si l'enfant sommeille, Il verra l'abeille, Quand elle aura fait son miel, Danser entre terre et ciel. Si l'enfant repose, Un ange tout rose, Que la nuit seule on peut voir, Viendra lui dire : « Bonsoir. » Si l'enfant est sage, Sur son doux visage La vierge se penchera, Et longtemps lui parlera. Si mon enfant m'aime, Dieu dira lui-même : J'aime cet enfant qui dort ; Qu'on lui porte un rêve d'or. Fermez ses paupières, Et sur ses prières, De mes jardins pleins de fleurs, Faites glisser les couleurs. Ourlez-lui des langes, Avec vos doigts d'anges, Et laissez sur son chevet Pleuvoir votre blanc duvet. Mettez-lui des ailes Comme aux tourterelle, Pour venir dans mon soleil Danser jusqu'à son réveil ! Qu'il fasse un voyage, Aux bras d'un nuage, Et laissez-le, s'il lui plaît, Boire à mes ruisseaux de lait ! Donnez-lui la chambre De perles et d'ambre. Et qu'il partage en dormant Nos gâteaux de diamant ! Brodez-lui des voiles, Avec mes étoiles, Pour qu'il navigue en bateau Sur mon lac d'azur et d'eau ! Que la lune éclaire L'eau pour lui plus claire, Et qu'il prenne au lac changeant Mes plus fins poissons d'argent ! Mais je veux qu'il dorme, Et qu'il se conforme Au silence des oiseaux, Dans leurs maisons de roseaux ! Car si l'enfant pleure, On entendra l'heure Tinter partout qu'un enfant A fait ce que Dieu défend ! L'écho de la rue, Au bruit accourue, Quand l'heure aura soupiré, Dira : « L'enfant a pleuré ! » Et sa tendre mère, Dans sa nuit amère, Pour son ingrat nourrisson Ne saura plus de chanson ! S'il brame, s'il crie, Par l'aube en furie Ce cher agneau révolté Sera peut-être emporté ! Un si petit être, Par le toit, peut-être, Tout en criant, s'en ira, Et jamais ne reviendra ! Qu'il rôde en ce monde, Sans qu'on lui réponde, Jamais l'enfant que je dis Ne verra mon paradis ! Oui ! mais s'il est sage, Sur son doux visage La vierge se penchera Et longtemps lui parlera !
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Dormeuse
Si l'enfant sommeille, Il verra l'abeille, Quand elle aura fait son miel, Danser entre terre et ciel. Si l'enfant repose, Un ange tout rose, Que la nuit seule on peut voir, Viendra lui dire : « Bonsoir. » Si l'enfant est sage, Sur son doux visage La vierge se penchera, Et longtemps lui parlera. Si mon enfant m'aime, Dieu dira lui-même : J'aime cet enfant qui dort ; Qu'on lui porte un rêve d'or. Fermez ses paupières, Et sur ses prières, De mes jardins pleins de fleurs, Faites glisser les couleurs. Ourlez-lui des langes, Avec vos doigts d'anges, Et laissez sur son chevet Pleuvoir votre blanc duvet. Mettez-lui des ailes Comme aux tourterelle, Pour venir dans mon soleil Danser jusqu'à son réveil ! Qu'il fasse un voyage, Aux bras d'un nuage, Et laissez-le, s'il lui plaît, Boire à mes ruisseaux de lait ! Donnez-lui la chambre De perles et d'ambre. Et qu'il partage en dormant Nos gâteaux de diamant ! Brodez-lui des voiles, Avec mes étoiles, Pour qu'il navigue en bateau Sur mon lac d'azur et d'eau ! Que la lune éclaire L'eau pour lui plus claire, Et qu'il prenne au lac changeant Mes plus fins poissons d'argent ! Mais je veux qu'il dorme, Et qu'il se conforme Au silence des oiseaux, Dans leurs maisons de roseaux ! Car si l'enfant pleure, On entendra l'heure Tinter partout qu'un enfant A fait ce que Dieu défend ! L'écho de la rue, Au bruit accourue, Quand l'heure aura soupiré, Dira : « L'enfant a pleuré ! » Et sa tendre mère, Dans sa nuit amère, Pour son ingrat nourrisson Ne saura plus de chanson ! S'il brame, s'il crie, Par l'aube en furie Ce cher agneau révolté Sera peut-être emporté ! Un si petit être, Par le toit, peut-être, Tout en criant, s'en ira, Et jamais ne reviendra ! Qu'il rôde en ce monde, Sans qu'on lui réponde, Jamais l'enfant que je dis Ne verra mon paradis ! Oui ! mais s'il est sage, Sur son doux visage La vierge se penchera Et longtemps lui parlera !
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Mon saint amour ! Mon cher devoir ! Si Dieu m'accordait de te voir, Ton logis fût-il pauvre et noir, Trop tendre pour être peureuse, Emportant ma chaîne amoureuse, Sais-tu bien qui serait heureuse ? C'est moi. Pardonnant aux méchants, Vois-tu ! Les mille oiseaux des champs N'auraient mes ailes ni mes chants ! Pour te rapprendre le bonheur, Sans guide, sans haine, sans peur, J'irais m'abattre sur ton coeur, Ou mourir de joie à ta porte. Ah ! Si vers toi Dieu me remporte, Vivre ou mourir pour toi, qu'importe ? Mais non ! Rendue à ton amour, Vois-tu ! Je ne perdrais le jour Qu'après l'étreinte du retour. C'est un rêve ! Il en faut ainsi Pour traverser un long souci. C'est mon coeur qui bat : le voici, Il monte à toi comme une flamme ! Partage ce rêve, ô mon âme ! C'est une prière de femme, C'est mon souffle en ce triste lieu, C'est le ciel depuis notre adieu : Prends ! Car c'est ma croyance en Dieu !
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Prière de femme
Aimer la Vérité, C'est aimer dans son cœur une Naïade blanche. Le peintre la demande aux rires des couleurs. * Sans la beauté de Dieu, le cœur de l'homme est sombre. * Quelquefois le génie est le mot d'un enfant. * Souvent sous un méchant se cache un malheureux. Soyez doux ; pardonnez. Vos pardons, Dieu les compte. * Seigneur ! Amour terrible et Bonté redoutable ! Que l'Esprit de Bonté nous rassemble à sa table, Et qu'il partage à tous le vin et le froment ! * Riches, rappelez-vous les paroles divines ; Couronnés d'or, songez aux couronnes d'épines. * Je n'ai pas tenu sous mes doigts Une lyre orgueilleuse et rare, Mais un pauvre instrument barbare Taillé dans l'arbre de la croix. * Savoir aimer suffit, savoir aimer délivre ; Âmes simples et cœurs souffrants, vivons ce livre.
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Aphorismes
Lorsque j'ai lu Pétrarque, étant encore enfant, J'ai souhaité d'avoir quelque gloire en partage. Il aimait en poète et chantait en amant ; De la langue des dieux lui seul sut faire usage. Lui seul eut le secret de saisir au passage Les battements du coeur qui durent un moment, Et, riche d'un sourire, il en gravait l'image Du bout d'un stylet d'or sur un pur diamant. Ô vous qui m'adressez une parole amie, Qui l'écriviez hier et l'oublierez demain, Souvenez-vous de moi qui vous en remercie. J'ai le coeur de Pétrarque et n'ai point son génie ; Je ne puis ici-bas que donner en chemin Ma main à qui m'appelle, à qui m'aime ma vie.
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Le fils du Titien