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"parlent" poems
Place de la Gare, à Charleville. Sur la place taillée en mesquines pelouses, Square où tout est correct, les arbres et les fleurs, Tous les bourgeois poussifs qu'étranglent les chaleurs Portent, les jeudis soirs, leurs bêtises jalouses. - L'orchestre militaire, au milieu du jardin, Balance ses schakos dans la Valse des fifres : Autour, aux premiers rangs, parade le gandin ; Le notaire pend à ses breloques à chiffres. Des rentiers à lorgnons soulignent tous les couacs : Les gros bureaux bouffis traînant leurs grosses dames Auprès desquelles vont, officieux cornacs, Celles dont les volants ont des airs de réclames ; Sur les bancs verts, des clubs d'épiciers retraités Qui tisonnent le sable avec leur canne à pomme, Fort sérieusement discutent les traités, Puis prisent en argent, et reprennent : " En somme !..." Épatant sur son banc les rondeurs de ses reins, Un bourgeois à boutons clairs, bedaine flamande, Savoure son onnaing d'où le tabac par brins Déborde - vous savez, c'est de la contrebande ; - Le long des gazons verts ricanent les voyous ; Et, rendus amoureux par le chant des trombones, Très naïfs, et fumant des roses, les pioupious Caressent les bébés pour enjôler les bonnes... - Moi, je suis, débraillé comme un étudiant, Sous les marronniers verts les alertes fillettes : Elles le savent bien ; et tournent en riant, Vers moi, leurs yeux tout pleins de choses indiscrètes. Je ne dis pas un mot : je regarde toujours La chair de leurs cous blancs brodés de mèches folles : Je suis, sous le corsage et les frêles atours, Le dos divin après la courbe des épaules. J'ai bientôt déniché la bottine, le bas... - Je reconstruis les corps, brûlé de belles fièvres. Elles me trouvent drôle et se parlent tout bas... - Et je sens les baisers qui me viennent aux lèvres.
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À la musique
Place de la Gare, à Charleville. Sur la place taillée en mesquines pelouses, Square où tout est correct, les arbres et les fleurs, Tous les bourgeois poussifs qu'étranglent les chaleurs Portent, les jeudis soirs, leurs bêtises jalouses. - L'orchestre militaire, au milieu du jardin, Balance ses schakos dans la Valse des fifres : Autour, aux premiers rangs, parade le gandin ; Le notaire pend à ses breloques à chiffres. Des rentiers à lorgnons soulignent tous les couacs : Les gros bureaux bouffis traînant leurs grosses dames Auprès desquelles vont, officieux cornacs, Celles dont les volants ont des airs de réclames ; Sur les bancs verts, des clubs d'épiciers retraités Qui tisonnent le sable avec leur canne à pomme, Fort sérieusement discutent les traités, Puis prisent en argent, et reprennent : " En somme !..." Épatant sur son banc les rondeurs de ses reins, Un bourgeois à boutons clairs, bedaine flamande, Savoure son onnaing d'où le tabac par brins Déborde - vous savez, c'est de la contrebande ; - Le long des gazons verts ricanent les voyous ; Et, rendus amoureux par le chant des trombones, Très naïfs, et fumant des roses, les pioupious Caressent les bébés pour enjôler les bonnes... - Moi, je suis, débraillé comme un étudiant, Sous les marronniers verts les alertes fillettes : Elles le savent bien ; et tournent en riant, Vers moi, leurs yeux tout pleins de choses indiscrètes. Je ne dis pas un mot : je regarde toujours La chair de leurs cous blancs brodés de mèches folles : Je suis, sous le corsage et les frêles atours, Le dos divin après la courbe des épaules. J'ai bientôt déniché la bottine, le bas... - Je reconstruis les corps, brûlé de belles fièvres. Elles me trouvent drôle et se parlent tout bas... - Et je sens les baisers qui me viennent aux lèvres.
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Naples, 1822. Si tu pouvais jamais égaler, ô ma lyre, Le doux frémissement des ailes du zéphyre À travers les rameaux, Ou l'onde qui murmure en caressant ces rives, Ou le roucoulement des colombes plaintives, Jouant aux bords des eaux ; Si, comme ce roseau qu'un souffle heureux anime, Tes cordes exhalaient ce langage sublime, Divin secret des cieux, Que, dans le pur séjour où l'esprit seul s'envole, Les anges amoureux se parlent sans parole, Comme les yeux aux yeux ; Si de ta douce voix la flexible harmonie, Caressant doucement une âme épanouie Au souffle de l'amour, La berçait mollement sur de vagues images, Comme le vent du ciel fait flotter les nuages Dans la pourpre du jour : Tandis que sur les fleurs mon amante sommeille, Ma voix murmurerait tout bas à son oreille Des soupirs, des accords, Aussi purs que l'extase où son regard me plonge, Aussi doux que le son que nous apporte un songe Des ineffables bords ! Ouvre les yeux, dirais-je, ô ma seule lumière ! Laisse-moi, laisse-moi lire dans ta paupière Ma vie et ton amour ! Ton regard languissant est plus cher à mon âme Que le premier rayon de la céleste flamme Aux yeux privés du jour.
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Chant d'amour (I)
une semaine serpentine, des pommes empoisonnées pendent d’un arbre perché, j’en ai mangé jusqu’à la rupture, et puis sept soleils sont morts, l’un après l’autre, mais l’horloge ne s’en est pas rendu compte et depuis des poussières ont envahi ma poitrine, ce qu’il y avait avant, je ne sais plus, mais je n’arrive plus respirer … mes poumons sont gonflées par une fumée noire pendant qu’une brume funèbre m’enveloppe le cerveau et ces jours-ci je n’avale que mes larmes peut-être …. quand je ne serai plus qu’un squelette, je pourrai disparaître en toute tranquillité de cette terre étrange où les bêtes parlent à l’envers dans une langue inconnue entre-temps, j’avale la mienne dans l’espoir de m’étouffer d’où vient l’homme primordial d’où vient cette femme lâche
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Jul 17, 2013
Jul 17, 2013 at 11:10 AM UTC
untitled
(Sur l'air de Malbrouck.) Dans l'affreux cimetière, Paris tremble, ô douleur, ô misère ! Dans l'affreux cimetière Frémit le nénuphar. Castaing lève sa pierre, Paris tremble, ô douleur, ô misère ! Castaing lève sa pierre Dans l'herbe de Clamar, Et crie et vocifère, Paris tremble, ô douleur, ô misère ! Et crie et vocifère : Je veux être césar ! Cartouche en son suaire, Paris tremble, ô douleur, ô misère ! Cartouche en son suaire S'écrie ensanglanté - Je veux aller sur terre, Paris tremble, ô douleur, ô misère ! Je veux aller sur terre Pour être majesté ! Mingrat monte à sa chaire, Paris tremble, ô douleur, ô misère ! Mingrat monte à sa chaire, Et dit, sonnant le glas : - Je veux, dans l'ombre où j'erre, Paris tremble, ô douleur, ô misère ! Je veux, dans l'ombre où j'erre Avec mon coutelas, Etre appelé : mon frère, Paris tremble, ô douleur, ô misère ! Etre appelé : mon frère, Par le czar Nicolas ! Poulmann, dans l'ossuaire, Paris tremble, ô douleur, ô misère ! Poulmann dans l'ossuaire S'éveillant en fureur, Dit à Mandrin : - Compère, Paris tremble, ô douleur, ô misère ! Dit à Mandrin : - Compère, Je veux être empereur ! - Je veux, dit Lacenaire, Paris tremble, ô douleur, ô misère ! Je veux, dit Lacenaire, Etre empereur et roi ! Et Soufflard déblatère, Paris tremble, ô douleur, ô misère ! Et Soufflard déblatère, Hurlant comme un beffroi : - Au lieu de cette bière, Paris tremble, ô douleur, ô misère ! Au lieu de cette bière, Je veux le Louvre, moi Ainsi, dans leur poussière, Paris tremble, ô douleur, ô misère ! Ainsi, dans leur poussière, Parlent les chenapans. - Çà, dit Robert Macaire, Paris tremble, ô douleur, ô misère ! - Ça, dit Robert Macaire, Pourquoi ces cris de paons ? Pourquoi cette colère ? Paris tremble, ô douleur, ô misère ! Pourquoi cette colère ? Ne sommes-nous pas rois ? Regardez, le saint-père, Paris tremble, ô douleur, ô misère ! Regardez, le saint-père, Portant sa grande croix, Nous sacre tous ensemble, Ô misère, ô douleur, Paris tremble ! Nous sacre tous ensemble Dans Napoléon trois !
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Le sacre
(Sur l'air de Malbrouck.) Dans l'affreux cimetière, Paris tremble, ô douleur, ô misère ! Dans l'affreux cimetière Frémit le nénuphar. Castaing lève sa pierre, Paris tremble, ô douleur, ô misère ! Castaing lève sa pierre Dans l'herbe de Clamar, Et crie et vocifère, Paris tremble, ô douleur, ô misère ! Et crie et vocifère : Je veux être césar ! Cartouche en son suaire, Paris tremble, ô douleur, ô misère ! Cartouche en son suaire S'écrie ensanglanté - Je veux aller sur terre, Paris tremble, ô douleur, ô misère ! Je veux aller sur terre Pour être majesté ! Mingrat monte à sa chaire, Paris tremble, ô douleur, ô misère ! Mingrat monte à sa chaire, Et dit, sonnant le glas : - Je veux, dans l'ombre où j'erre, Paris tremble, ô douleur, ô misère ! Je veux, dans l'ombre où j'erre Avec mon coutelas, Etre appelé : mon frère, Paris tremble, ô douleur, ô misère ! Etre appelé : mon frère, Par le czar Nicolas ! Poulmann, dans l'ossuaire, Paris tremble, ô douleur, ô misère ! Poulmann dans l'ossuaire S'éveillant en fureur, Dit à Mandrin : - Compère, Paris tremble, ô douleur, ô misère ! Dit à Mandrin : - Compère, Je veux être empereur ! - Je veux, dit Lacenaire, Paris tremble, ô douleur, ô misère ! Je veux, dit Lacenaire, Etre empereur et roi ! Et Soufflard déblatère, Paris tremble, ô douleur, ô misère ! Et Soufflard déblatère, Hurlant comme un beffroi : - Au lieu de cette bière, Paris tremble, ô douleur, ô misère ! Au lieu de cette bière, Je veux le Louvre, moi Ainsi, dans leur poussière, Paris tremble, ô douleur, ô misère ! Ainsi, dans leur poussière, Parlent les chenapans. - Çà, dit Robert Macaire, Paris tremble, ô douleur, ô misère ! - Ça, dit Robert Macaire, Pourquoi ces cris de paons ? Pourquoi cette colère ? Paris tremble, ô douleur, ô misère ! Pourquoi cette colère ? Ne sommes-nous pas rois ? Regardez, le saint-père, Paris tremble, ô douleur, ô misère ! Regardez, le saint-père, Portant sa grande croix, Nous sacre tous ensemble, Ô misère, ô douleur, Paris tremble ! Nous sacre tous ensemble Dans Napoléon trois !
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Quand je te voy seule assise à par-toy, Toute amusée avecques ta pensée, Un peu la ***** encontre bas baissée, Te retirant du vulgaire et de moy : Je veux souvent pour rompre ton esmoy, Te saluer, mais ma voix offensée, De trop de peur se retient amassée Dedans la bouche, et me laisse tout coy. Souffrir ne puis les rayons de ta veuë : Craintive au corps, mon ame tremble esmeuë : Langue ne voix ne font leur action : Seuls mes souspirs, seul mon triste visage Parlent pour moy, et telle passion De mon amour donne assez tesmoignage.
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Quand je te voy seule assise à par-toy
Eh bien ! que fais-tu donc, ô Mémoire infidèle ? Tu ne sais plus ces vers, poésie immortelle, Consacrés par la gloire et redits en tous lieux ! Ces sublimes accents au rythme harmonieux, Où d'un poète aimé le génie étincelle, Mémoire, que fuis-tu, si tu ne les retiens ? « Je me souviens ! « Mais, passant à travers les grands bruits de la terre, Qui doit se souvenir, hélas ! a trop à faire. Contre moi, chaque jour, combat l'oubli jaloux : Je ne puis tout garder, et je choisis pour vous. Du rayon qui donna la plus fraîche lumière, D'un suave parfum, de sons éoliens, Je me souviens. « Souvent, abandonnant au burin de l'histoire, Tout ce qui tient en main le sceptre de la gloire, Je laisse à tout hasard, au **** errer mes pas, Dans des sentiers obscurs où l'on chante tout bas. Plus attentive alors, moi, pauvre humble Mémoire, D'espoirs, de doux pensers, rêves aériens, Je me souviens. « Si parfois un ami, triste et rempli d'alarme, Vient chercher près de vous quelque espoir qui le charme ; Sa main dans votre main, quand s'entr'ouvre son cœur, - Le cœur, qui sait si bien parler de la douleur ! - Du mal de votre ami, d'un regard, d'une larme, De tout ce qui s'échappe en vos longs entretiens, Je me souviens. « À tout ce qui gémit et pleure dans la vie, Je prête, en cheminant, une oreille attendrie ; J'écoute mieux encor ceux qui ne parlent plus, Les amis d'autrefois au tombeau descendus : Je fais revivre en moi l'âme qui s'est enfuie ; Des nœuds qui sont rompus rattachant les liens, Je me souviens ! « Assez d'autres sans moi garderont souvenance De ces vers tant aimés ; qu'importe mon silence ! Quand la gloire a parlé, mes soins sont superflus. » - C'est bien ! je suis contente, et ne veux rien de plus Si, n'oubliant jamais ni bonheur ni souffrance, Lorsque je vois s'enfuir les plus chers de mes biens, Tu te souviens !
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La mémoire
Eh bien ! que fais-tu donc, ô Mémoire infidèle ? Tu ne sais plus ces vers, poésie immortelle, Consacrés par la gloire et redits en tous lieux ! Ces sublimes accents au rythme harmonieux, Où d'un poète aimé le génie étincelle, Mémoire, que fuis-tu, si tu ne les retiens ? « Je me souviens ! « Mais, passant à travers les grands bruits de la terre, Qui doit se souvenir, hélas ! a trop à faire. Contre moi, chaque jour, combat l'oubli jaloux : Je ne puis tout garder, et je choisis pour vous. Du rayon qui donna la plus fraîche lumière, D'un suave parfum, de sons éoliens, Je me souviens. « Souvent, abandonnant au burin de l'histoire, Tout ce qui tient en main le sceptre de la gloire, Je laisse à tout hasard, au **** errer mes pas, Dans des sentiers obscurs où l'on chante tout bas. Plus attentive alors, moi, pauvre humble Mémoire, D'espoirs, de doux pensers, rêves aériens, Je me souviens. « Si parfois un ami, triste et rempli d'alarme, Vient chercher près de vous quelque espoir qui le charme ; Sa main dans votre main, quand s'entr'ouvre son cœur, - Le cœur, qui sait si bien parler de la douleur ! - Du mal de votre ami, d'un regard, d'une larme, De tout ce qui s'échappe en vos longs entretiens, Je me souviens. « À tout ce qui gémit et pleure dans la vie, Je prête, en cheminant, une oreille attendrie ; J'écoute mieux encor ceux qui ne parlent plus, Les amis d'autrefois au tombeau descendus : Je fais revivre en moi l'âme qui s'est enfuie ; Des nœuds qui sont rompus rattachant les liens, Je me souviens ! « Assez d'autres sans moi garderont souvenance De ces vers tant aimés ; qu'importe mon silence ! Quand la gloire a parlé, mes soins sont superflus. » - C'est bien ! je suis contente, et ne veux rien de plus Si, n'oubliant jamais ni bonheur ni souffrance, Lorsque je vois s'enfuir les plus chers de mes biens, Tu te souviens !
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Tous ceux qui parlent des merveilles Leurs fables cachent des sanglots Et les couleurs de leur oreille Toujours à des plaintes pareilles Donnent leurs larmes pour de l'eau Le peintre assis devant sa toile A-t-il jamais peint ce qu'il voit Ce qu'il voit son histoire voile Et ses ténèbres sont étoiles Comme chanter change la voix Ses secrets partout qu'il expose Ce sont des oiseaux déguisés Son regard embellit les choses Et les gens prennent pour des roses La douleur dont il est brisé Ma vie au **** mon étrangère Ce que je fus je l'ai quitté Et les teintes d'aimer changèrent Comme roussit dans les fougères Le songe d'une nuit d'été Automne automne long automne Comme le cri du vitrier De rue en rue et je chantonne Un air dont lentement s'étonne Celui qui ne sait plus prier.
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Les oiseaux déguisés
Incapable d'agir. De quoi parlent-ils tous? Est-ce encore un livre, la perte de ses pages? Où que l'on creuse, là n'est pas la source; Déduira-t-on ainsi qu'elle est introuvable? Écoutant les murmures au travers du ciment Encore qui mugissent des propos absurdes; Puis d'une jointure, l’on cognera dedans: « Encore et toujours vide, l'écho ridicule. » Criant au secours, qu'on leur vienne en aide; Celui de tout perdre, connait-on le sacrifice? C'est donnant ainsi tout qu'enfin l'on nous cède Le vrai pour et contre l'artifice. Incapable d'agir. Que racontent-ils donc? Lorsqu'ouvrir la bouche est un pas de trop, À la course ils se ruent vers les fronts: « Cette inertie qui maintient en sursaut. » En ouverture vers le vide, voici le message Des parois décousues d'un fort abyssal: « Écouter le silence, le silence qui n'entend rien. »
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Dec 8, 2019
Dec 8, 2019 at 10:47 PM UTC
Murmures (2016) [FR]
Les variations normales De l'esprit autant que du cœur, En somme, témoignent peu mal En dépit de tel qui s'épeure, Parlent par contre, contre tel Qui s'effraierait au nom du monde Et déposent pour tel ou telle Qui virent ou dansent en rond... Que vient faire l'hypocrisie Avec tout son dépit amer Pour nuire au cœur vraiment choisi, À l'Âme exquisément sincère Qui se donne et puis se reprend En toute bonne foi divine, Que d'elle, se vendre et se rendre Plus odieuse avec son spleen. Que la faute qu'elle dénonce, Et qu'au fait, glorifier, Plutôt, en outre, hic et nunc, L'esprit altier et l'âme fière !
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Vers en assonances
Arbres de la forêt, vous connaissez mon âme ! Au gré des envieux la foule loue et blâme ; Vous me connaissez, vous ! - vous m'avez vu souvent, Seul dans vos profondeurs, regardant et rêvant. Vous le savez, la pierre où court un scarabée, Une humble goutte d'eau de fleur en fleur tombée, Un nuage, un oiseau, m'occupent tout un jour. La contemplation m'emplit le cœur d'amour. Vous m'avez vu cent fois, dans la vallée obscure, Avec ces mots que dit l'esprit à la nature, Questionner tout bas vos rameaux palpitants, Et du même regard poursuivre en même temps, Pensif, le front baissé, l'oeil dans l'herbe profonde, L'étude d'un atome et l'étude du monde. Attentif à vos bruits qui parlent tous un peu, Arbres, vous m'avez vu fuir l'homme et chercher Dieu ! Feuilles qui tressaillez à la pointe des branches, Nids dont le vent sème au **** les plumes blanches, Clairières, vallons verts, déserts sombres et doux, Vous savez que je suis calme et pur comme vous. Comme au ciel vos parfums, mon culte à Dieu s'élance, Je suis plein d'oubli comme vous de silence ! La haine sur mon nom répand en vain son fiel ; Toujours, - je vous atteste, ô bois aimés du ciel ! - J'ai chassé **** de moi toute pensée amère, Et mon cœur est encor tel que le fit ma mère ! Arbres de ces grands bois qui frissonnez toujours, Je vous aime, et vous, lierre au seuil des antres sourds, Ravins où l'on entend filtrer les sources vives, Buissons que les oiseaux pillent, joyeux convives ! Quand je suis parmi vous, arbres de ces grands bois, Dans tout ce qui m'entoure et me cache à la fois, Dans votre solitude où je rentre en moi-même, Je sens quelqu'un de grand qui m'écoute et qui m'aime ! Aussi, taillis sacrés où Dieu même apparaît, Arbres religieux, chênes, mousses, forêt, Forêt ! c'est dans votre ombre et dans votre mystère, C'est sous votre branchage auguste et solitaire, Que je veux abriter mon sépulcre ignoré, Et que je veux dormir quand je m'endormirai. Juin 1843.
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Aux arbres
Arbres de la forêt, vous connaissez mon âme ! Au gré des envieux la foule loue et blâme ; Vous me connaissez, vous ! - vous m'avez vu souvent, Seul dans vos profondeurs, regardant et rêvant. Vous le savez, la pierre où court un scarabée, Une humble goutte d'eau de fleur en fleur tombée, Un nuage, un oiseau, m'occupent tout un jour. La contemplation m'emplit le cœur d'amour. Vous m'avez vu cent fois, dans la vallée obscure, Avec ces mots que dit l'esprit à la nature, Questionner tout bas vos rameaux palpitants, Et du même regard poursuivre en même temps, Pensif, le front baissé, l'oeil dans l'herbe profonde, L'étude d'un atome et l'étude du monde. Attentif à vos bruits qui parlent tous un peu, Arbres, vous m'avez vu fuir l'homme et chercher Dieu ! Feuilles qui tressaillez à la pointe des branches, Nids dont le vent sème au **** les plumes blanches, Clairières, vallons verts, déserts sombres et doux, Vous savez que je suis calme et pur comme vous. Comme au ciel vos parfums, mon culte à Dieu s'élance, Je suis plein d'oubli comme vous de silence ! La haine sur mon nom répand en vain son fiel ; Toujours, - je vous atteste, ô bois aimés du ciel ! - J'ai chassé **** de moi toute pensée amère, Et mon cœur est encor tel que le fit ma mère ! Arbres de ces grands bois qui frissonnez toujours, Je vous aime, et vous, lierre au seuil des antres sourds, Ravins où l'on entend filtrer les sources vives, Buissons que les oiseaux pillent, joyeux convives ! Quand je suis parmi vous, arbres de ces grands bois, Dans tout ce qui m'entoure et me cache à la fois, Dans votre solitude où je rentre en moi-même, Je sens quelqu'un de grand qui m'écoute et qui m'aime ! Aussi, taillis sacrés où Dieu même apparaît, Arbres religieux, chênes, mousses, forêt, Forêt ! c'est dans votre ombre et dans votre mystère, C'est sous votre branchage auguste et solitaire, Que je veux abriter mon sépulcre ignoré, Et que je veux dormir quand je m'endormirai. Juin 1843.
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Quid est amor? the monk read on but I looked at his greying tonsured head how the sun made it shine. Dio e uomo the Italian monk said un po 'meno degli angeli and what is man that God should care for him? Gareth said in his neat Italian. Sunlight on the orange brickwork of the abbey in the afternoon and I helping to pick apples in the abbey orchard doing as shown by Dom Charles. Dieu a tant aimé le monde the French monk said to me as I helped him in the side chapel to arrange things for the Mass qu'il a donné son fils. La peine pour le péché est en effet nécessaire mais ce ne devrait pas être une préoccupation sans fin Gareth said quoting St Bernard. She lay there on her bed spread like an opening flower and I she said to plough her field. The French monk quoted Plato les hommes sages parlent parce qu'ils ont quelque chose à dire les fous parce qu'ils doivent dire quelque chose. What is love? she said kissing me all over in her bed the answer rattled like a pea in a pod around my head.
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Jun 13, 2017
Jun 13, 2017 at 7:23 AM UTC
QUID EST AMOR.
I. Le ciel d'étain au ciel de cuivre Succède. La nuit fait un pas. Les choses de l'ombre vont vivre. Les arbres se parlent tout bas. Le vent, soufflant des empyrées, Fait frissonner dans l'onde où luit Le drap d'or des claires soirées, Les sombres moires de la nuit. Puis la nuit fait un pas encore. Tout à l'heure, tout écoutait ; Maintenant nul bruit n'ose éclore ; Tout s'enfuit, se cache et se tait. Tout ce qui vit, existe ou pense, Regarde avec anxiété S'avancer ce sombre silence Dans cette sombre immensité. C'est l'heure où toute créature Sent distinctement dans les cieux, Dans la grande étendue obscure Le grand Être mystérieux ! II. Dans ses réflexions profondes, Ce Dieu qui détruit en créant, Que pense-t-il de tous ces mondes Qui vont du chaos au néant ? Est-ce à nous qu'il prête l'oreille ? Est-ce aux anges ? Est-ce aux démons ? A quoi songe-t-il, lui qui veille A l'heure trouble où nous dormons ? Que de soleils, spectres sublimes, Que d'astres à l'orbe éclatant, Que de mondes dans ces abîmes Dont peut-être il n'est pas content ! Ainsi que des monstres énormes Dans l'océan illimité, Que de créations difformes Roulent dans cette obscurité ! L'univers, où sa, sève coule, Mérite-t-il de le fixer ? Ne va-t-il pas briser ce moule, Tout jeter, et recommencer ? III. Nul asile que la prière ! Cette heure sombre nous fait voir La création tout entière Comme un grand édifice noir ! Quand flottent les ombres glacées, Quand l'azur s'éclipse à nos yeux, Ce sont d'effrayantes pensées Que celles qui viennent des cieux ! Oh ! la nuit muette et livide Fait vibrer quelque chose en nous ! Pourquoi cherche-t-on dans le vide ? Pourquoi tombe-t-on à genoux ? Quelle est cette secrète fibre ? D'où vient que, sous ce. morne effroi, Le moineau ne se sent plus libre, Le lion ne se sent plus roi ? Questions dans l'ombre enfouies ! Au fond du ciel de deuil couvert, Dans ces profondeurs inouïes Où l'âme plonge, où l'oeil se perd, Que se passe-t-il de terrible Qui fait que l'homme, esprit banni, A peur de votre calme horrible, Ô ténèbres de l'infini ? Le 20 mars 1846.
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La nuit
I. Le ciel d'étain au ciel de cuivre Succède. La nuit fait un pas. Les choses de l'ombre vont vivre. Les arbres se parlent tout bas. Le vent, soufflant des empyrées, Fait frissonner dans l'onde où luit Le drap d'or des claires soirées, Les sombres moires de la nuit. Puis la nuit fait un pas encore. Tout à l'heure, tout écoutait ; Maintenant nul bruit n'ose éclore ; Tout s'enfuit, se cache et se tait. Tout ce qui vit, existe ou pense, Regarde avec anxiété S'avancer ce sombre silence Dans cette sombre immensité. C'est l'heure où toute créature Sent distinctement dans les cieux, Dans la grande étendue obscure Le grand Être mystérieux ! II. Dans ses réflexions profondes, Ce Dieu qui détruit en créant, Que pense-t-il de tous ces mondes Qui vont du chaos au néant ? Est-ce à nous qu'il prête l'oreille ? Est-ce aux anges ? Est-ce aux démons ? A quoi songe-t-il, lui qui veille A l'heure trouble où nous dormons ? Que de soleils, spectres sublimes, Que d'astres à l'orbe éclatant, Que de mondes dans ces abîmes Dont peut-être il n'est pas content ! Ainsi que des monstres énormes Dans l'océan illimité, Que de créations difformes Roulent dans cette obscurité ! L'univers, où sa, sève coule, Mérite-t-il de le fixer ? Ne va-t-il pas briser ce moule, Tout jeter, et recommencer ? III. Nul asile que la prière ! Cette heure sombre nous fait voir La création tout entière Comme un grand édifice noir ! Quand flottent les ombres glacées, Quand l'azur s'éclipse à nos yeux, Ce sont d'effrayantes pensées Que celles qui viennent des cieux ! Oh ! la nuit muette et livide Fait vibrer quelque chose en nous ! Pourquoi cherche-t-on dans le vide ? Pourquoi tombe-t-on à genoux ? Quelle est cette secrète fibre ? D'où vient que, sous ce. morne effroi, Le moineau ne se sent plus libre, Le lion ne se sent plus roi ? Questions dans l'ombre enfouies ! Au fond du ciel de deuil couvert, Dans ces profondeurs inouïes Où l'âme plonge, où l'oeil se perd, Que se passe-t-il de terrible Qui fait que l'homme, esprit banni, A peur de votre calme horrible, Ô ténèbres de l'infini ? Le 20 mars 1846.
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C'est évident, mais on refuse de l'accepter.  Les feux Signalent, et là on s'invente une cécité.  Nos proches nous parlent et soudain devient en plus Sourd. On se croit futée quand on croit qu'on a échappé à l'évidence avec une Illusion.  Et quand Illusion disparaît, l'effroi est que le cauchemar qu'on a laissé n'a pas bougé d'un poil. En revenant à la sagesse et pour gagner en temps, la futée affrontera son cauchemar et le paresseux continuera son parcours sur le tapis roulant de l'Illusion jusqu'à sa prochaine déchéance.
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Dec 28, 2021
Dec 28, 2021 at 5:20 AM UTC
Evidence
Dieu une profondeur, une pureté, un amour vrai, limpide On peut s'épanouir pleinement avec lui Se lâcher dans sa Présence Se donner sans retenu. Il est fidèle. Il surveille nos arrières. Il est digne de confiance. Faisons-le pas de l'échéance. Le doute est normal. On vous parle des mérites de quelqu'un que vous ne connaissez pas. Ça pourrait bien être des fables, je vous l'accorde. La meilleure fiction jamais inventée, tellement proche de la réalité. Et si c'était la réalité ? Accordez-nous le bénéfice du doute à nous Chrétiens, à ceux qui vous parlent de leur amour pour Jésus. Arrêté de râler et de vous trouver des raisons. On mérite  son amour , tous autant que nous sommes , Sa rédemption nous sied peu importe ce qu'on a fait ou ce qu'on n'a pas fait . Essayez, Acceptez de risquer ce qu'il y a à risquer.  Lancez-vous sincèrement, même pour un jour dans la voie de Dieu.  Emprunter avec nous le chemin resserré,  la porte étroite. Et si ça ne vaut pas la peine, Si Dieu ne vous soutient pas sur cette voie, si vous ne trouvez pas la paix qu'on essaie de vous décrire, reprenez votre train-là ou vous l'avez laissé et vous pourrez nous dire avec raison, qu'on vit un conte de fée.  Si ce n'est pas votre cas , sachez que c'est a tort que vous râler et que vous vociférer quand on vous parle de ce JÉSUS .
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Nov 13, 2021
Nov 13, 2021 at 6:59 PM UTC
Dieu 3
Ora pro nobis ! I. Ma fille, va prier ! - Vois, la nuit est venue. Une planète d'or là-bas perce la nue ; La brume des coteaux fait trembler le contour ; À peine un char lointain glisse dans l'ombre... Écoute ! Tout rentre et se repose ; et l'arbre de la route Secoue au vent du soir la poussière du jour ! Le crépuscule, ouvrant la nuit qui les recèle, Fait jaillir chaque étoile en ardente étincelle ; L'occident amincit sa frange de carmin ; La nuit de l'eau dans l'ombre argente la surface ; Sillons, sentiers, buissons, tout se mêle et s'efface ; Le passant inquiet doute de son chemin. Le jour est pour le mal, la fatigue et la haine. Prions, voici la nuit ! la nuit grave et sereine ! Le vieux pâtre, le vent aux brèches de la tour, Les étangs, les troupeaux avec leur voix cassée, Tout souffre et tout se plaint. La nature lassée A besoin de sommeil, de prière et d'amour ! C'est l'heure où les enfants parlent avec les anges. Tandis que nous courons à nos plaisirs étranges, Tous les petits enfants, les yeux levés au ciel, Mains jointes et pieds nus, à genoux sur la pierre, Disant à la même heure une même prière, Demandent pour nous grâce au père universel ! Et puis ils dormiront. - Alors, épars dans l'ombre, Les rêves d'or, essaim tumultueux, sans nombre, Qui naît aux derniers bruits du jour à son déclin, Voyant de **** leur souffle et leurs boucles vermeilles, Comme volent aux fleurs de joyeuses abeilles, Viendront s'abattre en foule à leurs rideaux de lin ! Ô sommeil du berceau ! prière de l'enfance ! Voix qui toujours caresse et qui jamais n'offense ! Douce religion, qui s'égaye et qui rit ! Prélude du concert de la nuit solennelle ! Ainsi que l'oiseau met sa tête sous son aile, L'enfant dans la prière endort son jeune esprit ! Juin 1830.
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La prière pour tous
Ora pro nobis ! I. Ma fille, va prier ! - Vois, la nuit est venue. Une planète d'or là-bas perce la nue ; La brume des coteaux fait trembler le contour ; À peine un char lointain glisse dans l'ombre... Écoute ! Tout rentre et se repose ; et l'arbre de la route Secoue au vent du soir la poussière du jour ! Le crépuscule, ouvrant la nuit qui les recèle, Fait jaillir chaque étoile en ardente étincelle ; L'occident amincit sa frange de carmin ; La nuit de l'eau dans l'ombre argente la surface ; Sillons, sentiers, buissons, tout se mêle et s'efface ; Le passant inquiet doute de son chemin. Le jour est pour le mal, la fatigue et la haine. Prions, voici la nuit ! la nuit grave et sereine ! Le vieux pâtre, le vent aux brèches de la tour, Les étangs, les troupeaux avec leur voix cassée, Tout souffre et tout se plaint. La nature lassée A besoin de sommeil, de prière et d'amour ! C'est l'heure où les enfants parlent avec les anges. Tandis que nous courons à nos plaisirs étranges, Tous les petits enfants, les yeux levés au ciel, Mains jointes et pieds nus, à genoux sur la pierre, Disant à la même heure une même prière, Demandent pour nous grâce au père universel ! Et puis ils dormiront. - Alors, épars dans l'ombre, Les rêves d'or, essaim tumultueux, sans nombre, Qui naît aux derniers bruits du jour à son déclin, Voyant de **** leur souffle et leurs boucles vermeilles, Comme volent aux fleurs de joyeuses abeilles, Viendront s'abattre en foule à leurs rideaux de lin ! Ô sommeil du berceau ! prière de l'enfance ! Voix qui toujours caresse et qui jamais n'offense ! Douce religion, qui s'égaye et qui rit ! Prélude du concert de la nuit solennelle ! Ainsi que l'oiseau met sa tête sous son aile, L'enfant dans la prière endort son jeune esprit ! Juin 1830.
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Saint-Valery-Sur-Somme. Oh ! combien de marins, combien de capitaines Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines, Dans ce morne horizon se sont évanouis ! Combien ont disparu, dure et triste fortune ! Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune, Sous l'aveugle océan à jamais enfouis ! Combien de patrons morts avec leurs équipages ! L'ouragan de leur vie a pris toutes les pages Et d'un souffle il a tout dispersé sur les flots ! Nul ne saura leur fin dans l'abîme plongée. Chaque vague en passant d'un butin s'est chargée ; L'une a saisi l'esquif, l'autre les matelots ! Nul ne sait votre sort, pauvres têtes perdues ! Vous roulez à travers les sombres étendues, Heurtant de vos fronts morts des écueils inconnus. Oh ! que de vieux parents, qui n'avaient plus qu'un rêve, Sont morts en attendant tous les jours sur la grève Ceux qui ne sont pas revenus ! On s'entretient de vous parfois dans les veillées. Maint joyeux cercle, assis sur des ancres rouillées, Mêle encor quelque temps vos noms d'ombre couverts Aux rires, aux refrains, aux récits d'aventures, Aux baisers qu'on dérobe à vos belles futures, Tandis que vous dormez dans les goémons verts ! On demande : - Où sont-ils ? sont-ils rois dans quelque île ? Nous ont-ils délaissés pour un bord plus fertile ? - Puis votre souvenir même est enseveli. Le corps se perd dans l'eau, le nom dans la mémoire. Le temps, qui sur toute ombre en verse une plus noire, Sur le sombre océan jette le sombre oubli. Bientôt des yeux de tous votre ombre est disparue. L'un n'a-t-il pas sa barque et l'autre sa charrue ? Seules, durant ces nuits où l'orage est vainqueur, Vos veuves aux fronts blancs, lasses de vous attendre, Parlent encor de vous en remuant la cendre De leur foyer et de leur coeur ! Et quand la tombe enfin a fermé leur paupière, Rien ne sait plus vos noms, pas même une humble pierre Dans l'étroit cimetière où l'écho nous répond, Pas même un saule vert qui s'effeuille à l'automne, Pas même la chanson naïve et monotone Que chante un mendiant à l'angle d'un vieux pont ! Où sont-ils, les marins sombrés dans les nuits noires ? Ô flots, que vous savez de lugubres histoires ! Flots profonds redoutés des mères à genoux ! Vous vous les racontez en montant les marées, Et c'est ce qui vous fait ces voix désespérées Que vous avez le soir quand vous venez vers nous !
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Oceano nox
Saint-Valery-Sur-Somme. Oh ! combien de marins, combien de capitaines Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines, Dans ce morne horizon se sont évanouis ! Combien ont disparu, dure et triste fortune ! Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune, Sous l'aveugle océan à jamais enfouis ! Combien de patrons morts avec leurs équipages ! L'ouragan de leur vie a pris toutes les pages Et d'un souffle il a tout dispersé sur les flots ! Nul ne saura leur fin dans l'abîme plongée. Chaque vague en passant d'un butin s'est chargée ; L'une a saisi l'esquif, l'autre les matelots ! Nul ne sait votre sort, pauvres têtes perdues ! Vous roulez à travers les sombres étendues, Heurtant de vos fronts morts des écueils inconnus. Oh ! que de vieux parents, qui n'avaient plus qu'un rêve, Sont morts en attendant tous les jours sur la grève Ceux qui ne sont pas revenus ! On s'entretient de vous parfois dans les veillées. Maint joyeux cercle, assis sur des ancres rouillées, Mêle encor quelque temps vos noms d'ombre couverts Aux rires, aux refrains, aux récits d'aventures, Aux baisers qu'on dérobe à vos belles futures, Tandis que vous dormez dans les goémons verts ! On demande : - Où sont-ils ? sont-ils rois dans quelque île ? Nous ont-ils délaissés pour un bord plus fertile ? - Puis votre souvenir même est enseveli. Le corps se perd dans l'eau, le nom dans la mémoire. Le temps, qui sur toute ombre en verse une plus noire, Sur le sombre océan jette le sombre oubli. Bientôt des yeux de tous votre ombre est disparue. L'un n'a-t-il pas sa barque et l'autre sa charrue ? Seules, durant ces nuits où l'orage est vainqueur, Vos veuves aux fronts blancs, lasses de vous attendre, Parlent encor de vous en remuant la cendre De leur foyer et de leur coeur ! Et quand la tombe enfin a fermé leur paupière, Rien ne sait plus vos noms, pas même une humble pierre Dans l'étroit cimetière où l'écho nous répond, Pas même un saule vert qui s'effeuille à l'automne, Pas même la chanson naïve et monotone Que chante un mendiant à l'angle d'un vieux pont ! Où sont-ils, les marins sombrés dans les nuits noires ? Ô flots, que vous savez de lugubres histoires ! Flots profonds redoutés des mères à genoux ! Vous vous les racontez en montant les marées, Et c'est ce qui vous fait ces voix désespérées Que vous avez le soir quand vous venez vers nous !
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La face de la bête est terrible ; on y sent L'Ignoré, l'éternel problème éblouissant Et ténébreux, que l'homme appelle la Nature ; On a devant soi l'ombre informe, l'aventure Et le joug, l'esclavage et la rébellion, Quand on voit le visage effrayant du lion ; Le monstre orageux, rauque, effréné, n'est pas libre, Ô stupeur ! et quel est cet étrange équilibre Composé de splendeur et d'horreur, l'univers, Où règne un Jéhovah dont Satan est l'envers ; Où les astres, essaim lumineux et livide, Semblent pris dans un bagne, et fuyant dans le vide, Et jetés au hasard comme on jette les dés, Et toujours à la chaîne et toujours évadés ? Quelle est cette merveille effroyable et divine Où, dans l'éden qu'on voit, c'est l'enfer qu'on devine, Où s'éclipse, ô terreur, espoirs évanouis, L'infini des soleils sous l'infini des nuits, Où, dans la brute, Dieu disparaît et s'efface ? Quand ils ont devant eux le monstre face à face, Les mages, les songeurs vertigineux des bois, Les prophètes blêmis à qui parlent des voix, Sentent on ne sait quoi d'énorme dans la bête ; Pour eux l'amer rictus de cette obscure tête, C'est l'abîme, inquiet d'être trop regardé, C'est l'éternel secret qui veut être gardé Et qui ne laisse pas entrer dans ses mystères La curiosité des pâles solitaires ; Et ces hommes, à qui l'ombre fait des aveux, Sentent qu'ici le sphinx s'irrite, et leurs cheveux Se dressent, et leur sang dans leurs veines se fige Devant le froncement de sourcil du prodige.
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La face de la bête est terrible
La face de la bête est terrible ; on y sent L'Ignoré, l'éternel problème éblouissant Et ténébreux, que l'homme appelle la Nature ; On a devant soi l'ombre informe, l'aventure Et le joug, l'esclavage et la rébellion, Quand on voit le visage effrayant du lion ; Le monstre orageux, rauque, effréné, n'est pas libre, Ô stupeur ! et quel est cet étrange équilibre Composé de splendeur et d'horreur, l'univers, Où règne un Jéhovah dont Satan est l'envers ; Où les astres, essaim lumineux et livide, Semblent pris dans un bagne, et fuyant dans le vide, Et jetés au hasard comme on jette les dés, Et toujours à la chaîne et toujours évadés ? Quelle est cette merveille effroyable et divine Où, dans l'éden qu'on voit, c'est l'enfer qu'on devine, Où s'éclipse, ô terreur, espoirs évanouis, L'infini des soleils sous l'infini des nuits, Où, dans la brute, Dieu disparaît et s'efface ? Quand ils ont devant eux le monstre face à face, Les mages, les songeurs vertigineux des bois, Les prophètes blêmis à qui parlent des voix, Sentent on ne sait quoi d'énorme dans la bête ; Pour eux l'amer rictus de cette obscure tête, C'est l'abîme, inquiet d'être trop regardé, C'est l'éternel secret qui veut être gardé Et qui ne laisse pas entrer dans ses mystères La curiosité des pâles solitaires ; Et ces hommes, à qui l'ombre fait des aveux, Sentent qu'ici le sphinx s'irrite, et leurs cheveux Se dressent, et leur sang dans leurs veines se fige Devant le froncement de sourcil du prodige.
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Dans le mortel soupir de l'automne, qui frôle Au bord du lac les joncs frileux, Passe un murmure éteint : c'est l'eau triste et le saule Qui se parlent entre eux. Le saule : « Je languis, vois ! Ma verdure tombe Et jonche ton cristal glacé ; Toi qui fus la compagne, aujourd'hui sois la tombe De mon printemps passé. » Il dit. La feuille glisse et va jaunir l'eau brune. L'eau répond : « Ô mon pâle amant, Ne laisse pas ainsi tomber une par une Tes feuilles lentement ; « Ce baiser me fait mal, autant, je te l'assure, Que les coups des avirons lourds ; Le frisson qu'il me donne est comme une blessure Qui s'élargit toujours. « Ce n'est qu'un point d'abord, puis un cercle qui tremble Et qui grandit, multiplié ; Et les fleurs de mes bords sentent toutes ensemble Un sanglot à leur pied. « Que ce tressaillement rare et long me tourmente ! Pourquoi m'oublier peu à peu ? Secoue en une fois, cruel, sur ton amante Tous tes baisers d'adieu ! »
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Déclin d'amour
Ô Georges, tu seras un homme. - Tu sauras A qui tu dois ton coeur, à qui tu dois ton bras, Ce que ta voix doit dire au peuple, à l'homme, au monde ; Et je t'écouterai dans ma tombe profonde. Songe que je suis là ; songe que je t'entends ; Demande-toi si nous, les morts, sommes contents ; Tu le voudras, mon Georges. Oh ! je suis bien tranquille ! Ce que pour le grand peuple a fait la grande ville, Tout ce qu'après Cécrops, tout ce qu'après Rhéa, Paris chercha, trouva, porta, fonda, créa, Ces passages du Nil, du Rhin et de l'Adige, La Révolution française, ce prodige, La chute du passé, d'où, l'homme libre sort, La clarté du génie et la noirceur du sort, La France subjuguant et délivrant la terre, Tout cela t'emplira l'âme de ce mystère Dont l'homme est saisi, quand, à l'horizon lointain, Il sent la mer immense ou l'énorme destin. C'est ainsi que se font ceux qui parlent aux foules, Ceux que les ouragans, les rocs, les flots, les houles, Attirent, et qui sont rêveurs dans ce milieu Où le travail de l'homme aide au travail de Dieu. Alors tu songeras à nos vaillants ancêtres Ôtant le sceptre aux rois, ôtant les dieux aux prêtres, Au groupe affreux, tyrans, pontifes, scélérats ; Ému, tu penseras ; pensif, tu grandiras. Est-ce un rêve ? oh ! je crois t'entendre. A l'âme humaine, Aux nations qu'un vent d'en haut remue et mène, Aux peuples entraînés vers le but pas à pas, Tu diras les efforts tentés, les beaux trépas, Les combats, les travaux, les reprises sans nombre, L'aube démesurée emplissant la grande ombre ; Pour maintenir les coeurs à ce puissant niveau, Tu feras des anciens jaillir l'esprit nouveau ; Tu diras de nos temps les lutteurs héroïques, Ces vainqueurs purs, ces fiers soldats, ces fronts stoïques, Et tu feras songer, en les peignant si bien, Le jeune homme à ton père et le vieillard au mien. Novembre 1879.
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Ô Georges
Ô Georges, tu seras un homme. - Tu sauras A qui tu dois ton coeur, à qui tu dois ton bras, Ce que ta voix doit dire au peuple, à l'homme, au monde ; Et je t'écouterai dans ma tombe profonde. Songe que je suis là ; songe que je t'entends ; Demande-toi si nous, les morts, sommes contents ; Tu le voudras, mon Georges. Oh ! je suis bien tranquille ! Ce que pour le grand peuple a fait la grande ville, Tout ce qu'après Cécrops, tout ce qu'après Rhéa, Paris chercha, trouva, porta, fonda, créa, Ces passages du Nil, du Rhin et de l'Adige, La Révolution française, ce prodige, La chute du passé, d'où, l'homme libre sort, La clarté du génie et la noirceur du sort, La France subjuguant et délivrant la terre, Tout cela t'emplira l'âme de ce mystère Dont l'homme est saisi, quand, à l'horizon lointain, Il sent la mer immense ou l'énorme destin. C'est ainsi que se font ceux qui parlent aux foules, Ceux que les ouragans, les rocs, les flots, les houles, Attirent, et qui sont rêveurs dans ce milieu Où le travail de l'homme aide au travail de Dieu. Alors tu songeras à nos vaillants ancêtres Ôtant le sceptre aux rois, ôtant les dieux aux prêtres, Au groupe affreux, tyrans, pontifes, scélérats ; Ému, tu penseras ; pensif, tu grandiras. Est-ce un rêve ? oh ! je crois t'entendre. A l'âme humaine, Aux nations qu'un vent d'en haut remue et mène, Aux peuples entraînés vers le but pas à pas, Tu diras les efforts tentés, les beaux trépas, Les combats, les travaux, les reprises sans nombre, L'aube démesurée emplissant la grande ombre ; Pour maintenir les coeurs à ce puissant niveau, Tu feras des anciens jaillir l'esprit nouveau ; Tu diras de nos temps les lutteurs héroïques, Ces vainqueurs purs, ces fiers soldats, ces fronts stoïques, Et tu feras songer, en les peignant si bien, Le jeune homme à ton père et le vieillard au mien. Novembre 1879.
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Les montagnes russes que représentent mes émotions, je les déteste fort Je me languis de gribouiller des textes joyeux et euphorisants, mais les montagnes russes que représentent mes émotions m’étranglent Je me sens bien puis mal, mal puis bien Plus j’avance plus je me dis que l’esprit humain et la combinaison de ses pensées est une malédiction de cent ans ou moins Cette multitude de sentiments ressentis chaque jour à l’infini, sont un mélange culinaire que je me force à ingurgiter J’essaye chaque jour de garder la tête haute et j’y parviens, mais lorsque je m’enferme contre mon gré même dans mes pensées, je pense aux tourments qui veulent probablement s’échapper ou bien, me posséder c’est comme si j’avais un corps mais ces tourments, ces tourments ces tourments, me contrôlent. Comme si je me noyais alors que j’ai toujours su nager Souvent, je désire m’évader de moi-même. Alors je dors. Souvent, je cherche du réconfort. Alors je mange. Souvent, je cherche à les faire fermer leur gueule. Alors je bois. Dormir, manger, boire, ce sont des verbes qui m’apportent du plaisir temporaire. J’observe les sociétés et je n’ai qu’une envie, c’est de crier sur les toits mon vœu de vivre en Paix, sans troubles, sans préoccupations Si j’étais un lieu de vie, je serais une maison hantée — Mon introversion me fait déjà sentir tel un fantôme, les gens me voient sans me voir (et en réalité j’aime ce concept) J’ai trouvé la solution à mes soucis, je connais la réponse et les, solutions Me plaindre ? Mal venu de ma part, et pourtant Je trouve cela difficile, d’Exister. Certains parlent de survie, ils n’ont pas entièrement tort Mais je veux vivre, putain, j’ai cet appétit de Vivre Et je vis. Je vis Mais vous savez quoi ? Vivre, n’est pas toujours suffisant. Je ne veux pas que ma vie soit un brouillon, à la limite un gribouillis. Après tout, quand je regarde de l’art, ça ressemble à des gribouillis Alors oui, que ma vie soit un gribouillis.
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Apr 19, 2025
Apr 19, 2025 at 2:02 AM UTC
que ma vie soit un gribouillis.
Les montagnes russes que représentent mes émotions, je les déteste fort Je me languis de gribouiller des textes joyeux et euphorisants, mais les montagnes russes que représentent mes émotions m’étranglent Je me sens bien puis mal, mal puis bien Plus j’avance plus je me dis que l’esprit humain et la combinaison de ses pensées est une malédiction de cent ans ou moins Cette multitude de sentiments ressentis chaque jour à l’infini, sont un mélange culinaire que je me force à ingurgiter J’essaye chaque jour de garder la tête haute et j’y parviens, mais lorsque je m’enferme contre mon gré même dans mes pensées, je pense aux tourments qui veulent probablement s’échapper ou bien, me posséder c’est comme si j’avais un corps mais ces tourments, ces tourments ces tourments, me contrôlent. Comme si je me noyais alors que j’ai toujours su nager Souvent, je désire m’évader de moi-même. Alors je dors. Souvent, je cherche du réconfort. Alors je mange. Souvent, je cherche à les faire fermer leur gueule. Alors je bois. Dormir, manger, boire, ce sont des verbes qui m’apportent du plaisir temporaire. J’observe les sociétés et je n’ai qu’une envie, c’est de crier sur les toits mon vœu de vivre en Paix, sans troubles, sans préoccupations Si j’étais un lieu de vie, je serais une maison hantée — Mon introversion me fait déjà sentir tel un fantôme, les gens me voient sans me voir (et en réalité j’aime ce concept) J’ai trouvé la solution à mes soucis, je connais la réponse et les, solutions Me plaindre ? Mal venu de ma part, et pourtant Je trouve cela difficile, d’Exister. Certains parlent de survie, ils n’ont pas entièrement tort Mais je veux vivre, putain, j’ai cet appétit de Vivre Et je vis. Je vis Mais vous savez quoi ? Vivre, n’est pas toujours suffisant. Je ne veux pas que ma vie soit un brouillon, à la limite un gribouillis. Après tout, quand je regarde de l’art, ça ressemble à des gribouillis Alors oui, que ma vie soit un gribouillis.
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Jadis je vous disais : « Vivez, régnez, Madame ! Le salon vous attend ! le succès vous réclame ! Le bal éblouissant pâlit quand vous partez ! Soyez illustre et belle ! aimez ! riez ! chantez ! Vous avez la splendeur des astres et des roses ! Votre regard charmant, où je lis tant de choses, Commente vos discours légers et gracieux. Ce que dit votre bouche étincelle en vos yeux. Il semble, quand parfois un chagrin vous alarme, Qu'ils versent une perle et non pas une larme. Même quand vous rêvez, vous souriez encor, Vivez, fêtée et fière, ô belle aux cheveux d'or ! » Maintenant vous voilà pâle, grave, muette, Morte, et transfigurée, et je vous dis : « Poète ! Viens me chercher ! Archange ! être mystérieux ! Fais pour moi transparents et la terre et les cieux ! Révèle-moi, d'un mot de ta bouche profonde, La grande énigme humaine et le secret du monde ! Confirme en mon esprit Descarte ou Spinosa ! Car tu sais le vrai nom de celui qui perça, Pour que nous puissions voir sa lumière sans voiles, Ces trous du noir plafond qu'on nomme les étoiles ! Car je te sens flotter sous mes rameaux penchants ; Car ta lyre invisible a de sublimes chants ! Car mon sombre océan, où l'esquif s'aventure, T'épouvante et te plaît ; car la sainte nature, La nature éternelle, et les champs, et les bois, Parlent de ta grande âme avec leur grande voix ! » Paris, 1840. - Jersey, 1855.
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À Madame D. G. de G