Hello Poetry
Submit your work and get some sparkles! Create free account
"ombres" poems
Ma Jalouse, Mon Unique, Mon Ultime Sais-tu ce que Lord Invader, Sam Manning Cyril Monrose, Charlie Parker, Louis Armstrong Jack Sneed et Ernest Rangling Sans oublier Blue Glaze Mento Band et Phil Madison ? Et je m'arrête là pour l'instant, Sais-tu ce qu'ils ont en commun ? Eh bien vois-tu, ce sont tous mes ombres. Tu ne pourras jamais me comprendre Si tu ne les comprends pas Et si tu ne sais pas ce que représentent pour moi La mangouste et le raccoon. De même que pour te comprendre il faut avoir lu tout Dostoievski Pour me comprendre il faut avoir écouté tout Sly Mongoose Car peut être n'as-tu vu en moi qu'aria et boléro, symphonie et concerto Alors je t'explique : pour comprendre, n'essaie pas de philosopher Lève-toi et bouge tout simplement et tu toucheras l 'essence C'est du folklore, c'est du reggae, c 'est du mento, c'est du calypso, c'est du jazz, C'est instrumental ou c'est vocal C'est moi, mes ascendances et descendances. Sly Mongoose c'est mes Frères Karamasov Smerdiakov, Aliocha, Ivan et Dmitri C'est mon Idiot, mon prince Lev Mychkine C'est mon Joueur, mon Alexei Ivanovitch Mon Rêve d'un Homme Ridicule Et Raskolnikov errant dans la nuit dans Crime et Châtiment. Sly Mongoose c'est l'histoire d'une mangouste maline Qui a baptisé la fille du pasteur De son eau sainte Et qui fuit la Jamaïque Et part à l'étranger Après son forfait. C'est l'histoire d'une mangouste qui vole les poules les plus grasses de la cuisine Et qui les met dans la poche de son veston C'est l'histoire d'une mangouste qui entre dans la cuisine d'un prédicateur Et qui repart avec une des poules les plus grasses Et tous les chiens savent son nom. il s'appelle Sly Mangoose Il est malin, il est vicieux, le compère C'est mon ombre, que veux-tu Et parfois pour échapper aux prédateurs Il prend l'apparence de l'ombre d'un raccoon.
0
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 6:05 AM UTC
Mangouste et raccoon
Ma Jalouse, Mon Unique, Mon Ultime Sais-tu ce que Lord Invader, Sam Manning Cyril Monrose, Charlie Parker, Louis Armstrong Jack Sneed et Ernest Rangling Sans oublier Blue Glaze Mento Band et Phil Madison ? Et je m'arrête là pour l'instant, Sais-tu ce qu'ils ont en commun ? Eh bien vois-tu, ce sont tous mes ombres. Tu ne pourras jamais me comprendre Si tu ne les comprends pas Et si tu ne sais pas ce que représentent pour moi La mangouste et le raccoon. De même que pour te comprendre il faut avoir lu tout Dostoievski Pour me comprendre il faut avoir écouté tout Sly Mongoose Car peut être n'as-tu vu en moi qu'aria et boléro, symphonie et concerto Alors je t'explique : pour comprendre, n'essaie pas de philosopher Lève-toi et bouge tout simplement et tu toucheras l 'essence C'est du folklore, c'est du reggae, c 'est du mento, c'est du calypso, c'est du jazz, C'est instrumental ou c'est vocal C'est moi, mes ascendances et descendances. Sly Mongoose c'est mes Frères Karamasov Smerdiakov, Aliocha, Ivan et Dmitri C'est mon Idiot, mon prince Lev Mychkine C'est mon Joueur, mon Alexei Ivanovitch Mon Rêve d'un Homme Ridicule Et Raskolnikov errant dans la nuit dans Crime et Châtiment. Sly Mongoose c'est l'histoire d'une mangouste maline Qui a baptisé la fille du pasteur De son eau sainte Et qui fuit la Jamaïque Et part à l'étranger Après son forfait. C'est l'histoire d'une mangouste qui vole les poules les plus grasses de la cuisine Et qui les met dans la poche de son veston C'est l'histoire d'une mangouste qui entre dans la cuisine d'un prédicateur Et qui repart avec une des poules les plus grasses Et tous les chiens savent son nom. il s'appelle Sly Mangoose Il est malin, il est vicieux, le compère C'est mon ombre, que veux-tu Et parfois pour échapper aux prédateurs Il prend l'apparence de l'ombre d'un raccoon.
Continue reading...
42
Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle, Assise auprès du feu, devisant et filant, Direz chantant mes vers, en vous émerveillant : Ronsard me célébrait du temps que j'étais belle. Lors vous n'aurez servante oyant telle nouvelle, Déjà sous le labeur à demi sommeillant, Qui au bruit de mon nom ne s'aille réveillant, Bénissant votre nom de louange immortelle. Je serai sous la terre, et, fantôme sans os, Par les ombres myrteux je prendrai mon repos ; Vous serez au foyer une vieille accroupie, Regrettant mon amour et votre fier dédain. Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain ; Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie.
0
2k
Quand vous serez bien vieille
J'ai toujours menti pour dire la vérité. Je joue aux jeux pour que les autres puissent gagner. Tout est si important      que ça m'est égal. Si je pense assez      j'oublierai tout. Je suis le Roi des Ombres      important seulement pour les êtres qui existent en silence et poussière. Je me change en pierre si je me tiens tranquille      à me trouver dans un jardin d'une telle beauté      avec les couleurs qui ont une sonorité jamais vue. Je sens les émotions à travers le temps      celles qu'aucun humain ne peut sentir. Je tombe à travers la sécurité confortable et rouge-noire      dans la clarté des vastes profondeurs du bleu foncé. Mon corps s'est fait parfait pendant que je succombe      et mon esprit se réveille. La musique du violon se condense en amour sous mes yeux      l'accord profond et sonore déchire le poison de mon esprit. Je ressens les montées bleues claires de la vie dans mes veines quand je suis seul. Je m'assieds avec les montagnes jusqu'à ce que nous nous unissions. Mes yeux ne pourront jamais devenir impurs      mon âme est sans tache. Il y a la curiosité silencieuse dans la Vie      l'amour dans ses yeux est si manifeste      son sourire si tendre      si silencieuse. Ici sera où je pose la tête      c'est la réalité que je choisis.
0
Jul 5, 2010
Jul 5, 2010 at 4:31 PM UTC
Le Son du Sommeil
Sonnet. Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées ; Mon paletot aussi devenait idéal ; J'allais sous le ciel, Muse ! et j'étais ton féal ; Oh ! là ! là ! que d'amours splendides j'ai rêvées ! Mon unique culotte avait un large trou. - Petit-Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse. - Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou Et je les écoutais, assis au bord des routes, Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes De rosée à mon front, comme un vin de vigueur ; Où, rimant au milieu des ombres fantastiques, Comme des lyres, je tirais les élastiques De mes souliers blessés, un pied près de mon coeur !
0
1.3k
Ma bohème
My love is like a play enacted on a curtain. I can do anything with shadows: sharp edges and dark heart. Touch it– try to touch it and the warm silk ripples away and leaves nothing but the space where the light travels.
0
Nov 9, 2011
Nov 9, 2011 at 5:20 PM UTC
Ombres Chinoises
Élégie VI. Nuit et jour, malgré moi, lorsque je suis **** d'elle, A ma pensée ardente un souvenir fidèle La ramène ; - il me semble ouïr sa douce voix Comme le chant lointain d'un oiseau ; je la vois Avec son collier d'or, avec sa robe blanche, Et sa ceinture bleue, et la fraîche pervenche De son chapeau de paille, et le sourire lin Qui découvre ses dents de perle, - telle enfin Que je la vis un soir dans ce bois de vieux ormes Qui couvrent le chemin de leurs ombres difformes ; Et je l'aime d'amour profond : car ce n'est pas Une femme au teint pâle, et mesurant ses pas Au regard nuagé de langueur, une Anglaise Morne comme le ciel de Londres, qui se plaise La tête sur sa main à rêver longuement, A lire Grandisson et Werther, non vraiment ; Mais une belle enfant inconstante et frivole, Qui ne rêve jamais ; une brune créole Aux grands sourcils arqués; aux longs yeux de velours Dont les regards furtifs vous poursuivent toujours ; A la taille élancée, à la gorge divine, Que sous les plis du lin la volupté devine.
0
1.1k
Je l'aime d'amour profond
La sensation s'apparente à une simple présence Incongrue et abstraite, tant sa distance De ces souvenirs qui exigent le poids des vivants Comme promesse qu'ensemble nous traverserons le temps Et tend à cette conviction presque vide de sens Que les acteurs éternels de la tendre enfance Puissent ainsi, pas à pas, suivre nos traces dans l'ombre Pour que ce peuple d'éther ne s'ajourne que dans la tombe Et que tombe cette folle histoire insensée, peu à peu Que le temps calcinera de son souffle de feu Ranimant en nous la flamme de ces instants d'ivresse Pour que reste derrière nous ces souvenirs délestés Et mieux vaut de son gré engendrer la cadence Que de subir dans la l'angoisse les désirs de délivrance Délaissant patiemment toute envie de se réjouir Pour que s'endorme dans la cendre ces trop lourds souvenirs Et quand viendra finalement la sensation de dissonance, Que la lourdeur de l'homme aspirant la transcendance S'exténue et s'allège dans l'accord des déceptions Pour qu'enfin vive souverain ce pays d'ombres et d'illusions. Et que sombre dérisoirement chaque pensée, peu à peu, Que le temps effacera d'un seul geste d'adieux Renvoyant au néant l'âme de ces habitants célestes Pour que ne gise sur la toile qu'une confuse fresque.
0
Mar 28, 2021
Mar 28, 2021 at 5:50 PM UTC
Pays d'illusions (2012) [FR]
Les chiens qui aboient au-dessous de ma fênetre Me rappelle d'un autre jour Où je suis heureuse et contente-- Où je suis captivée par l'amour. Dans mes rêves et pensées, Ils font une promenade; Ils me disent, «Tu n'es pas Tout ce qui ton façade Laisserait les gens, qui nagent Dans les larmes chaudes Avec les bras flechis Et les yeux emeraudes, Savoir,» et puis ils partent Pour abandonner ses raisons De vivre, d'aimer, d'être Et ces mots dans une combinaison. Je crie, «Attends!» toujours, Et toujours, ils continuent, Et je continue à les regarder Alors que ses ombres diminuent. Les nuages volent au-dessus Des choses vivantes, fières, Et j'espère quelque jour pouvoir Trouver mes rêves comme ces craintes découvertes.
0
Sep 4, 2013
Sep 4, 2013 at 8:14 PM UTC
Les Chiens
Je vois les ombres Peut-être j’en suis Le cœur tout sombre, Cachée, je vis. Mon âme s’est perdu Mon espoir aussi Donc sans aucune aide Cachée, je vis. Je chante des poèmes Des livres je lis Silencieusement Cachée, je vis.
0
Jun 23, 2015
Jun 23, 2015 at 12:16 PM UTC
Cachée
À Mademoiselle Marie Laurencin. Frôlée par les ombres des morts Sur l'herbe où le jour s'exténue L'arlequine s'est mise nue Et dans l'étang mire son corps Un charlatan crépusculaire Vante les tours que l'on va faire Le ciel sans teinte est constellé D'astres pâles comme du lait Sur les tréteaux l'arlequin blême Salue d'abord les spectateurs Des sorciers venus de Bohême Quelques fées et les enchanteurs Ayant décroché une étoile Il la manie à bras tendu Tandis que des pieds un pendu Sonne en mesure les cymbales L'aveugle berce un bel enfant La biche passe avec ses faons Le nain regarde d'un air triste Grandir l'arlequin trismégiste.
0
844
Crépuscule
Sol vaste et immense de notre monde, Contient et abreuve ceux que tu abrites; Ces pensées sombres qui t'habitent, Enterre-les à nouveau dans leurs tombes.   Lorsqu'apparaissent souvenirs et angoisses,   Lorsque démons d'hier refont surface,   Sache ne plus raidir, tel pierre, tel glace,   Sache enfin te démunir de fragiles carapaces. Sol vaste et immense sous lequel gronde De larges et longs couloirs couverts de stalagmites, Ces désirs profonds qui jamais ne te quittent Éclateront un jour comme des bombes.   Lorsque surgissent ces intimes miasmes,   Lorsque tentation refait surface,   Sache ne plus raidir, tel pierre, tel glace,   Sache enfin te prévaloir de fragiles carapaces. Ayant élevé ainsi nos corps au-dessus de ces ombres, Que jaillisse à jamais les flammes par-delà les décombres.
0
Dec 9, 2019
Dec 9, 2019 at 1:51 AM UTC
Surface (2016) [FR]
Des lumières tamisées Sur vos lèvres irisées Des couleurs de ses phalanges Ailées comme deux beaux anges Vous et votre éternité Ombres de la noire nuitée Vous savourez la caresse De son rythme. Votre détresse Devient détente divine Par vos rires on le devine… Là, la douceur infinie Tout commence, tout fini Par ce que ce corps vous fait Dans ce soir noir si parfait Lentement, si tendrement  Par ses doigtés, doucement  Connaissant votre plaisir Et comment y parvenir  Vous lui rendez, soprano L'extatique mélodie, Ainsi l'on aurait bien dit, Que vous êtes son piano… 26 Août 2015  Lyon, France
0
Nov 28, 2015
Nov 28, 2015 at 8:12 AM UTC
Éloge de la douceur
Si mille oeillets, si mille liz j'embrasse, Entortillant mes bras tout à l'entour, Plus fort qu'un cep, qui d'un amoureux tour La branche aimée, en mille plis enlasse : Si le soucy ne jaunist plus ma face, Si le plaisir fait en moy son le jour, Si j'aime mieux les Ombres que le jour, Songe divin, ce bien vient de ta grace. Suyvant ton vol je volerois aux cieux : Mais son portrait qui me trompe les yeux, Fraude tousjours ma joye entre-rompue. Puis tu me fuis au milieu de mon bien, Comme un éclair qui se finist en rien, Ou comme au vent s'évanouyt la nuë.
0
830
Si mille oeillets, si mille liz j'embrasse
Les arbres et les ombres Chuchotent au vent Les épines sur les tiges des roses dans le parc Sont juste un type de beauté différent
0
Nov 19, 2014
Nov 19, 2014 at 4:59 PM UTC
French poem. If you see grammatical errors please feel free to correct it
Dansent les papillons Tourbillonnant, Virevoltant en trombes, Valsant dans le vent. Battent leur battements d'ailes En frivoles palpitations; Contestant le calme du ciel Chahutant leurs dérisions. Tombent ces feuilles vivaces Sans le moindre abandon, Aussi malhabilement Que sans grande confusion. Valsent les tourbillons Imaginaires, papillonants; Vortex de leurs ombres, Caricatures d'ouragans.
0
Jul 20, 2020
Jul 20, 2020 at 11:14 PM UTC
Papillonant (2016)
(Extrait) Aigles qui passez sur nos têtes, Allez dire aux vents déchaînés Que nous défions leurs tempêtes Avec nos mâts enracinés. Qu'ils montent, ces tyrans de l'onde, Que leur aile s'ameute et gronde Pour assaillir nos bras nerveux ! Allons ! leurs plus fougueux vertiges Ne feront que bercer nos tiges Et que siffler dans nos cheveux ! Fils du rocher, nés de nous-même, Sa main divine nous planta ; Nous sommes le vert diadème Qu'aux sommets d'Éden il jeta. Quand ondoiera l'eau du déluge, Nos flancs creux seront le refuge De la race entière d'Adam, Et les enfants du patriarche Dans nos bois tailleront l'arche Du Dieu nomade d'Abraham ! C'est nous quand les tribus captives Auront vu les hauteurs d'Hermon, Qui couvrirons de nos solives L'arche immense de Salomon ; Si, plus **** un Verbe fait homme D'un nom plus saint adore et nomme Son père du haut d'une croix, Autels de ce grand sacrifice, De l'instrument de son supplice Nos rameaux fourniront le bois. En mémoire de ces prodiges, Des hommes inclinant leurs fronts Viendront adorer nos vestiges, Coller leurs lèvres à nos troncs. Les saints, les poètes, les sages Ecouteront dans nos feuillages Des bruits pareils aux grandes eaux, Et sous nos ombres prophétiques Formeront leurs plus beaux cantiques Des murmures de nos rameaux.
0
752
Chœur des Cèdres du Liban
Et j'ai dit dans mon coeur : Que faire de la vie ? Irai-je encor, suivant ceux qui m'ont devancé, Comme l'agneau qui passe où sa mère a passé, Imiter des mortels l'immortelle folie ? L'un cherche sur les mers les trésors de Memnom, Et la vague engloutit ses voeux et son navire ; Dans le sein de la gloire où son génie aspire, L'autre meurt enivré par l'écho d'un vain nom. Avec nos passions formant sa vaste trame, Celui-là fonde un trône, et monte pour tomber ; Dans des pièges plus doux aimant à succomber, Celui-ci lit son sort dans les yeux d'une femme. Le paresseux s'endort dans les bras de la faim ; Le laboureur conduit sa fertile charrue ; Le savant pense et lit, le guerrier frappe et tue ; Le mendiant s'assied sur les bords du chemin. Où vont-ils cependant ? Ils vont où va la feuille Que chasse devant lui le souffle des hivers. Ainsi vont se flétrir dans leurs travaux divers Ces générations que le temps sème et cueille ! Ils luttaient contre lui, mais le temps a vaincu ; Comme un fleuve engloutit le sable de ses rives, Je l'ai vu dévorer leurs ombres fugitives. Ils sont nés, ils sont morts : Seigneur, ont-ils vécu ? Pour moi, je chanterai le maître que j'adore, Dans le bruit des cités, dans la paix des déserts, Couché sur le rivage, ou flottant sur les mers, Au déclin du soleil, au réveil de l'aurore. La terre m'a crié : Qui donc est le Seigneur ? Celui dont l'âme immense est partout répandue, Celui dont un seul pas mesure l'étendue, Celui dont le soleil emprunte sa splendeur ; Celui qui du néant a tiré la matière, Celui qui sur le vide a fondé l'univers, Celui qui sans rivage a renfermé les mers, Celui qui d'un regard a lancé la lumière ; Celui qui ne connaît ni jour ni lendemain, Celui qui de tout temps de soi-même s'enfante, Qui vit dans l'avenir comme à l'heure présente, Et rappelle les temps échappés de sa main : C'est lui ! c'est le Seigneur : que ma langue redise Les cent noms de sa gloire aux enfants des mortels. Comme la harpe d'or pendue à ses autels, Je chanterai pour lui, jusqu'à ce qu'il me brise...
0
793
Stances
Et j'ai dit dans mon coeur : Que faire de la vie ? Irai-je encor, suivant ceux qui m'ont devancé, Comme l'agneau qui passe où sa mère a passé, Imiter des mortels l'immortelle folie ? L'un cherche sur les mers les trésors de Memnom, Et la vague engloutit ses voeux et son navire ; Dans le sein de la gloire où son génie aspire, L'autre meurt enivré par l'écho d'un vain nom. Avec nos passions formant sa vaste trame, Celui-là fonde un trône, et monte pour tomber ; Dans des pièges plus doux aimant à succomber, Celui-ci lit son sort dans les yeux d'une femme. Le paresseux s'endort dans les bras de la faim ; Le laboureur conduit sa fertile charrue ; Le savant pense et lit, le guerrier frappe et tue ; Le mendiant s'assied sur les bords du chemin. Où vont-ils cependant ? Ils vont où va la feuille Que chasse devant lui le souffle des hivers. Ainsi vont se flétrir dans leurs travaux divers Ces générations que le temps sème et cueille ! Ils luttaient contre lui, mais le temps a vaincu ; Comme un fleuve engloutit le sable de ses rives, Je l'ai vu dévorer leurs ombres fugitives. Ils sont nés, ils sont morts : Seigneur, ont-ils vécu ? Pour moi, je chanterai le maître que j'adore, Dans le bruit des cités, dans la paix des déserts, Couché sur le rivage, ou flottant sur les mers, Au déclin du soleil, au réveil de l'aurore. La terre m'a crié : Qui donc est le Seigneur ? Celui dont l'âme immense est partout répandue, Celui dont un seul pas mesure l'étendue, Celui dont le soleil emprunte sa splendeur ; Celui qui du néant a tiré la matière, Celui qui sur le vide a fondé l'univers, Celui qui sans rivage a renfermé les mers, Celui qui d'un regard a lancé la lumière ; Celui qui ne connaît ni jour ni lendemain, Celui qui de tout temps de soi-même s'enfante, Qui vit dans l'avenir comme à l'heure présente, Et rappelle les temps échappés de sa main : C'est lui ! c'est le Seigneur : que ma langue redise Les cent noms de sa gloire aux enfants des mortels. Comme la harpe d'or pendue à ses autels, Je chanterai pour lui, jusqu'à ce qu'il me brise...
Continue reading...
44
L'amour est à réinventer, on le sait. ‒Rimbaud Pauvres amants se croient pour toujours et à jamais. Se mêlent dans l’extase; s’embrassent; Claire de lune, Beethoven et bougies. S’enfichent de l’avenir. Ombres pourpres et vagues mélodies font tomber des larmes de tristesse, de bonheur, d’absurdes épanouissements qui vont hiberner jusqu’au printemps nouveau. Mêmes marins incessants – travaux mutuels, divertissements corporels, nuls rapports d’esprit sauf les jeux éternels qui se jouent. *© Lewis Bosworth,     Aix-en-Provence,     1963*
0
Mar 30, 2017
Mar 30, 2017 at 9:56 PM UTC
Les Amants
A warm cup of tea and seeing his smile Perfect ombres and a comfortable couch A song with a beautiful melody You may be wondering what these have in common They're all things that bring me joy The scent of fresh blueberry muffins The sunset on a warm summer day Going to the lake Clearly my prompt for the day was joy Knowing someone loves me Taking the perfect shot, photography of course A nice warm bath and waking up next to you All these things seem simple and ordinary But to me they mean the world, and that's all that matters.
0
Jan 16, 2017
Jan 16, 2017 at 8:57 PM UTC
Joy
Mon hippocampe, Donne-moi juste deux minutes Le temps que je te vaccine Religieusement De ma machette Le temps que je chante ma diane : La la la la la la la la la lo lé lo la ! La la la la la la la la la lo lé lo la ! Je psalmodie Un, deux, Un, deux, trois... Un, deux, Un, deux, trois... J'offre cette rumba à la santé de nos petites morts De ces petites morts Qui nous précèdent, nous suivent et nous hantent. Au son des trois tambours de la rumba Tu chantes faite bouteille de rhum Et je te réponds en choeur cuillère et verre vide. A la première reprise, chassée croisée, Tu chantes le thème A la deuxième reprise, mollets cambrés, Je chante aussi couteau et toi assiette. A la troisième reprise, Moi, rayon de lune de lune, Toi, croissant de soleil, Frappons des mains à l'unisson Communions avec nos morts sur l'aire de danse Qu'ont foulée leurs chevaux de possession Qui nous tiennent encore en bride Et contiennent nos ombres. Je me présente : Orphée Je bombe le torse et je te dévisage Tu te présentes : Eurydice Tu te déhanches avec malice et tu me toises. Un, deux, Un, deux, trois... Un, deux, trois, Un, deux... Mélangeons les syncopes, Pervertissons la parade, Convoquons un nouveau rituel, Désarticulons la chorégraphie, Nos corps interchangeables fusionnent En une seule ombre : Tu m'aguiches, Je trémousse des épaules, Tu m'habilles et déshabilles de tes passes, Et je te chevauche de mon foulard écarlate en miroir inversé. Viens en marchant Dansons, marchons, Suivons la clave Vêtus de blanc Gratifions nos petites morts d'une rumba Plions, élevons, sautons, cabriolons Retombons, tortillons, détortillons Cambre le dos que je me déhanche ! Entre postures et figures Improvisons, rusons, sautons-matons Caracolons Dans le chaud tempo Des trois tambours de la rumba. Et si je te vaccine A l'improviste Dérobe-toi, esquive-toi, nargue-moi Pour que nos petites morts applaudissent à tout rompre Leurs virtuoses Et tortillent elles aussi du croupion .
0
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:49 PM UTC
Mon hippocampe
Mon hippocampe, Donne-moi juste deux minutes Le temps que je te vaccine Religieusement De ma machette Le temps que je chante ma diane : La la la la la la la la la lo lé lo la ! La la la la la la la la la lo lé lo la ! Je psalmodie Un, deux, Un, deux, trois... Un, deux, Un, deux, trois... J'offre cette rumba à la santé de nos petites morts De ces petites morts Qui nous précèdent, nous suivent et nous hantent. Au son des trois tambours de la rumba Tu chantes faite bouteille de rhum Et je te réponds en choeur cuillère et verre vide. A la première reprise, chassée croisée, Tu chantes le thème A la deuxième reprise, mollets cambrés, Je chante aussi couteau et toi assiette. A la troisième reprise, Moi, rayon de lune de lune, Toi, croissant de soleil, Frappons des mains à l'unisson Communions avec nos morts sur l'aire de danse Qu'ont foulée leurs chevaux de possession Qui nous tiennent encore en bride Et contiennent nos ombres. Je me présente : Orphée Je bombe le torse et je te dévisage Tu te présentes : Eurydice Tu te déhanches avec malice et tu me toises. Un, deux, Un, deux, trois... Un, deux, trois, Un, deux... Mélangeons les syncopes, Pervertissons la parade, Convoquons un nouveau rituel, Désarticulons la chorégraphie, Nos corps interchangeables fusionnent En une seule ombre : Tu m'aguiches, Je trémousse des épaules, Tu m'habilles et déshabilles de tes passes, Et je te chevauche de mon foulard écarlate en miroir inversé. Viens en marchant Dansons, marchons, Suivons la clave Vêtus de blanc Gratifions nos petites morts d'une rumba Plions, élevons, sautons, cabriolons Retombons, tortillons, détortillons Cambre le dos que je me déhanche ! Entre postures et figures Improvisons, rusons, sautons-matons Caracolons Dans le chaud tempo Des trois tambours de la rumba. Et si je te vaccine A l'improviste Dérobe-toi, esquive-toi, nargue-moi Pour que nos petites morts applaudissent à tout rompre Leurs virtuoses Et tortillent elles aussi du croupion .
Continue reading...
68
L'anémone et l'ancolie Ont poussé dans le jardin Où dort la mélancolie Entre l'amour et le dédain Il y vient aussi nos ombres Que la nuit dissipera Le soleil qui les rend sombres Avec elles disparaîtra Les déités des eaux vives Laissent couler leurs cheveux Passe il faut que tu poursuives Cette belle ombre que tu veux.
0
583
Clotilde
"Love's Pool" In the pool of love thier beautiful bodies took a dip. Thier internal temperatures elevated so the faucet of thier impassioned frames drips. He amorously tastes the softness of her juicy luscious lips as if they Were the spring of water his thirst desired to sip. Voyaging on this boat of passion while back and fourth it whips. Gently nuzzling the curvaseousness of her Womanly child baring hips. Her soul case he fervently grips. He takes a moment to just to see Her big Brown eyes as a Star twinkling back into his eyes As they erotically swim together in profound oceans cascading between their thighs Their bodies were Intertwining like a braid but their spirits were like rivers as they rise. Her bodacious body and his masculine physique were climaxing reaching their loves peak. As they were coming down they both let out a sensual shriek. Letting it all just flow as they let their tenderness speak. They dived in the water too deep. They are left feeling tired and weak. They Quietly Stare Because All they see is the glistening skin they bare. down to the crown; The curly thick ombres of Natural, gravity defiant, untamed hair. They lit a match where both their souls sparked and man that **** is rare. They swam together in unity and oneness as they feel in thief being magical energy they share. It just showed them that beneath the surface of their hearts they both do truly do care.
0
Dec 30, 2016
Dec 30, 2016 at 8:07 PM UTC
Love's pool
Nos chemins se sont croisé et décroisé A distance Nous étions pèlerins de jeux antédiluviens. Nous nous sommes envoûté de mots Et de rêves d'ombres et de chair Et seuls nos mots peuvent désensorceler Nos sangs et nos dieux archaïques. Nos mots sont des onguents, des potions magiques Des philtres et des pommades Dotés de pouvoirs incomparables. Ce sont des déictiques et embrayeurs Ils accomplissent par la seule force du Verbe. Instantanément. Nos mots sont des poudres miracles dont nous baptisons nos envies Et ils sécrètent leurs propres antidotes. Il ne nous restait plus qu'à les mettre en scène, Titiller nos mamelons lubriques, Mordiller le creux de nos nuques et aisselles, En dansant la danse des dugongs ou des pangolins Mais chacun a sa propre lecture Son propre phrasé Et le déhanchement des Muses Dugongs N'est en rien celui du Poète Pangolin. Rendez-vous posthume, donc. Aujourd'hui j'attendais ma muse Sans trop me faire d'illusions Comme chaque matin de mes jours Je lui ai préparé son café et ses billets doux Mais ma muse boude depuis quatre jours et quart Ma source d'eaux charnelles s'est desséchée Ma muse n'est plus ma muse Pas même un filet de muse chez le poissonnier ou le boucher Ma muse ne fait plus mumuse Ma muse tarie ne frissonne plus Ne viendra pas jouer mon ombre Ne jouira plus de mes délires d'orphie. C’est un fait accompli, mûri, implacable Et je me rends aux évidences. Mais l'oiseau est têtu et bande encore de joie Sur l'élan magistral qu'elle lui a impulsé : Je mordille, je griffe, je câline, Je bois, je lèche, je grignote, La distance qui nous lie désormais Lentement comme une corde raide Un pacte d'amour courtois Inébranlable, Irremplaçable .
0
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:28 AM UTC
Constat
Nos chemins se sont croisé et décroisé A distance Nous étions pèlerins de jeux antédiluviens. Nous nous sommes envoûté de mots Et de rêves d'ombres et de chair Et seuls nos mots peuvent désensorceler Nos sangs et nos dieux archaïques. Nos mots sont des onguents, des potions magiques Des philtres et des pommades Dotés de pouvoirs incomparables. Ce sont des déictiques et embrayeurs Ils accomplissent par la seule force du Verbe. Instantanément. Nos mots sont des poudres miracles dont nous baptisons nos envies Et ils sécrètent leurs propres antidotes. Il ne nous restait plus qu'à les mettre en scène, Titiller nos mamelons lubriques, Mordiller le creux de nos nuques et aisselles, En dansant la danse des dugongs ou des pangolins Mais chacun a sa propre lecture Son propre phrasé Et le déhanchement des Muses Dugongs N'est en rien celui du Poète Pangolin. Rendez-vous posthume, donc. Aujourd'hui j'attendais ma muse Sans trop me faire d'illusions Comme chaque matin de mes jours Je lui ai préparé son café et ses billets doux Mais ma muse boude depuis quatre jours et quart Ma source d'eaux charnelles s'est desséchée Ma muse n'est plus ma muse Pas même un filet de muse chez le poissonnier ou le boucher Ma muse ne fait plus mumuse Ma muse tarie ne frissonne plus Ne viendra pas jouer mon ombre Ne jouira plus de mes délires d'orphie. C’est un fait accompli, mûri, implacable Et je me rends aux évidences. Mais l'oiseau est têtu et bande encore de joie Sur l'élan magistral qu'elle lui a impulsé : Je mordille, je griffe, je câline, Je bois, je lèche, je grignote, La distance qui nous lie désormais Lentement comme une corde raide Un pacte d'amour courtois Inébranlable, Irremplaçable .
Continue reading...
47