"nouvel" poems
Il faut laisser maisons et vergers et jardins,
Vaisselles et vaisseaux que l'artisan burine,
Et chanter son obseque en la façon du Cygne,
Qui chante son trespas sur les bors Maeandrins.
C'est fait j'ay devidé le cours de mes destins,
J'ay vescu, j'ay rendu mon nom assez insigne,
Ma plume vole au ciel pour estre quelque signe
**** des appas mondains qui trompent les plus fins.
Heureux qui ne fut onc, plus heureux qui retourne
En rien comme il estoit, plus heureux qui sejourne
D'homme fait nouvel ange aupres de Jesuchrist,
Laissant pourrir ça bas sa despouille de boüe
Dont le sort, la fortune, et le destin se joüe,
Franc des liens du corps pour n'estre qu'un esprit.
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Cher amour
I love you no more
vous coupez moi profond mon amour
I love you no more
Mon amour, mon amour, mon amour.
I love you no more
J'ai trouvé de nouvelles façons de battre mon amour
I love you no more
Ces pilules sont mon nouvel amour
I love you no more
Sep 16, 2013
Sep 16, 2013 at 11:34 PM UTC
C'était l'explosion du nouvel an : chaos de boue et de neige, traversé de mille carrosses, étincelant de joujoux et de bonbons, grouillant de cupidités et de désespoirs, délire officiel d'une grande ville fait pour troubler le cerveau du solitaire le plus fort.
Au milieu de ce tohu-bohu et de ce vacarme, un âne trottait vivement, harcelé par un malotru armé d'un fouet.
Comme l'âne allait tourner l'angle d'un trottoir, un beau monsieur ganté, verni, cruellement cravaté et emprisonné dans des habits tout neufs, s'inclina cérémonieusement devant l'humble bête, et lui dit, en ôtant son chapeau : « Je vous la souhaite bonne et heureuse ! » puis se retourna vers je ne sais quels camarades avec un air de fatuité, comme pour les prier d'ajouter leur approbation à son contentement.
L'âne ne vit pas ce beau plaisant, et continua de courir avec zèle où l'appelait son devoir.
Pour moi, je fus pris subitement d'une incommensurable rage contre ce magnifique imbécile, qui me parut concentrer en lui tout l'esprit de la France.
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Alfred, j'ai vu des jours où nous vivions en frères,
Servant les mêmes dieux aux autels littéraires :
Le ciel n'avait formé qu'une âme pour deux corps ;
Beaux jours d'épanchement, d'amour et d'harmonie,
Où ma voix à la tienne incessamment unie
Allait se perdre au ciel en de divins accords.
Qui de nous a changé ? Pourquoi dans la carrière
L'un court-il en avant, laissant l'autre en arrière ?
Lequel des deux soldats a déserté les rangs ?
Pourquoi ces deux vaisseaux qui naviguaient ensemble,
Désespérant déjà d'un port qui les rassemble,
Vont-ils chercher si **** des bords si différents ?
Je n'ai pas dévoué mon maître aux gémonies,
Je n'ai pas abreuvé de fiel et d'avanies
L'idole où mes genoux s'usaient à se plier :
Je n'ai point du passé répudié la trace,
J'y suis resté fidèle, et n'ai point, comme Horace,
Au milieu du combat jeté mon bouclier.
Non, c'est toi qui changeas. Un nom qui se révèle
T'éblouit des rayons de sa gloire nouvelle.
Tu vois dans le bourgeon le fruit qui doit mûrir :
Mécène du Virgile et saint Jean du Messie,
Tu répands en tous lieux la saint Prophétie,
Tu sèmes la parole et tu la fais fleurir.
Je ne suis pas de ceux qui vont dans les ******
S'inspirer aux lueurs blafardes des bougies,
Qui dans l'air obscurci par les vapeurs du vin,
Tentent de ranimer leur muse exténuée,
Comme un vieillard flétri qu'une prostituée
Sous ses baisers impurs veut réchauffer en vain.
C'est ainsi que j'entends l'œuvre de poésie :
Chacun de nous s'est fait l'art à sa fantaisie,
Chacun de nous l'a vu d'un différent côté.
Prisme aux mille couleurs, chaque œil en saisit une
Suivant le point divers où l'a mis la fortune :
Dieu lui seul peut tout voir dans son immensité.
Conserve la croyance et respecte la nôtre,
Apôtre dévoué de la gloire d'un autre ;
Fais-toi du nouveau Dieu confesseur et martyr,
Ne crois pas que mon cœur cède comme une argile
Ni que ta voix, prêchant le nouvel Évangile,
Si chaude qu'elle soit, puisse me convertir.
Adieu. Garde ta foi, garde ton opulence.
Laisse-moi recueillir mon cœur dans le silence,
Laisse-moi consumer mes jours comme un reclus ;
Pardonne cependant à cette rêverie,
C'est le chant d'un proscrit en quittant la patrie,
C'est la voix d'un ami que tu n'entendras plus.
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Aux petits incidents il faut s'habituer.
Hier on est venu chez moi pour me tuer.
Mon tort dans ce pays c'est de croire aux asiles.
On ne sait quel ramas de pauvres imbéciles
S'est rué tout à coup la nuit sur ma maison.
Les arbres de la place en eurent le frisson,
Mais pas un habitant ne bougea. L'escalade
Fut longue, ardente, horrible, et Jeanne était malade.
Je conviens que j'avais pour elle un peu d'effroi.
Mes deux petits-enfants, quatre femmes et moi,
C'était la garnison de cette forteresse.
Rien ne vint secourir la maison en détresse.
La police fut sourde ayant affaire ailleurs.
Un dur caillou tranchant effleura Jeanne en pleurs.
Attaque de chauffeurs en pleine Forêt-Noire.
Ils criaient : Une échelle ! une poutre ! victoire !
Fracas où se perdaient nos appels sans écho.
Deux hommes apportaient du quartier Pachéco
Une poutre enlevée à quelque échafaudage.
Le jour naissant gênait la bande. L'abordage
Cessait, puis reprenait. Ils hurlaient haletants.
La poutre par bonheur n'arriva pas à temps.
" Assassin ! - C'était moi. - Nous voulons que tu meures !
Brigand ! Bandit ! " Ceci dura deux bonnes heures.
George avait calmé Jeanne en lui prenant la main.
Noir tumulte. Les voix n'avaient plus rien d'humain ;
Pensif, je rassurais les femmes en prières,
Et ma fenêtre était trouée à coups de pierres.
Il manquait là des cris de vive l'empereur !
La porte résista battue avec fureur.
Cinquante hommes armés montrèrent ce courage.
Et mon nom revenait dans des clameurs de rage :
A la lanterne ! à mort ! qu'il meure ! il nous le faut !
Par moments, méditant quelque nouvel assaut,
Tout ce tas furieux semblait reprendre haleine ;
Court répit ; un silence obscur et plein de haine
Se faisait au milieu de ce sombre viol ;
Et j'entendais au **** chanter un rossignol.
602
Un nouveau Pape
Un nouvel espoir
Adieu au Pape François
Qui a fait un travail merveilleux en tant que Grand Clergé
Comme nous le savons, l'âge ne croit pas aux dynasties
Nous allons, venons et partons comme un baiser
Le sang neuf est nécessaire de temps en temps, aujourd’hui
Et bien sûr, c'est naturel ; ce n'est pas un crime, un délit
Novum papam habemus
Novum spem habemus
Nous avons un nouvel espoir
Nous avons un nouveau Pape
Un nouveau chef pour l'Église catholique
La recherche est terminée, finies la recherche et la polémique
Depuis quelques décennies, aucun homme ni aucune femme n'est éternel
Les Papes récents ont été amicaux, humbles, sincères et universels
Que ce pontife soit meilleur que le précédent
(Pas de quoi rire) Qui est assis au Ciel
En train de classer et de signer ses documents
Où d'innombrables Anges chantent sous les tentes divines
Le monde actuel est plongé dans une situation désastreuse et maligne :
Mensonges, crimes, corruption, expulsions, discrimination et impunité
Bon sang, c'est le moins qu'on puisse dire
Cependant, le monde entier aspire :
À la paix, la paix et la paix
Nous voulons que tous les cauchemars cessent :
L'injustice, les guerres, l’hypocrisie, le racisme, l’intolérance et la pauvreté
Habemus novum spem
Habemus novum papam
Nous avons un nouvel espoir
Nous avons un nouveau Pape
Que Dieu bénisse le nouveau Pontife, la nature et l'humanité !
Copyright © 8 mai 2025, Hébert Logerie, Tous droits réservés.
Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poèmes.
May 9, 2025
May 9, 2025 at 1:29 PM UTC
Sonnet.
Ô maître des charmeurs de l'oreille, ô Ronsard,
J'admire tes vieux vers, et comment ton génie
Aux lois d'un juste sens et d'une ample harmonie
Sait dans le jeu des mots asservir le hasard.
Mais, plus que ton beau verbe et plus que ton grand art,
J'aime ta passion d'antique poésie
Et cette téméraire et sainte fantaisie
D'être un nouvel Orphée aux hommes nés trop ****
Ah ! Depuis que les cieux, les champs, les bois et l'onde
N'avaient plus d'âme, un deuil assombrissait le monde,
Car le monde sans lyre est comme inhabité !
Tu viens, tu ressaisis la lyre, tu l'accordes,
Et, fier, tu rajeunis la gloire des sept cordes,
Et tu refais aux dieux une immortalité.
348
À la Bidassoa, près d'entrer en Espagne,
Je descendis, voulant regarder la campagne,
Et l'île des Faisans, et l'étrange horizon,
Pendant qu'on nous timbrait d'un nouvel écusson.
Et je vis, en errant à travers le village,
Un homme qui mettait des balles hors d'usage,
Avec un gros marteau, sur un quartier de grès,
Pour en faire du plomb et le revendre après.
Car la guerre a versé sur ces terres fatales
De son urne d'airain une grêle de balles,
Une grêle de mort que nul soleil ne fond.
Hélas ! Ce que Dieu fait, les hommes le défont !
Sur un sol qui n'attend qu'une bonne semaille
De leurs sanglantes mains ils sèment la mitraille !
Aussi les laboureurs vendent, au lieu de blé,
Des boulets recueillis dans leur champ constellé.
Mais du ciel épuré descend la Paix sereine,
Qui répand de sa corne une meilleure graine,
Fait taire les canons à ses pieds accroupis,
Et presse sur son cœur une gerbe d'épis.
Ecrit à Béhobie en 1840.
348
Ce Chasteau-neuf, ce nouvel edifice
Tout enrichy de marbre et de porphire,
Qu'Amour bastit chasteau de son empire,
Où tout le Ciel a mis son artifice,
Est un rempart, un fort contre le vice,
Où la Vertu maistresse se retire,
Que l'œil regarde, et que l'esprit admire,
Forçant les cœurs à luy faire service.
C'est un Chasteau feé de telle sorte,
Que nul ne peut approcher de la porte,
Si des grands Rois il n'a tiré sa race,
Victorieux, vaillant et amoureux.
Nul Chevalier, tant soit aventureux,
Sans estre tel, ne peut gagner la place.
328
Inconstance, affreux sentiment,
Je t'implorais, je te déteste.
Si d'un nouvel amour tu me fais un tourment,
N'est-ce pas ajouter au tourment qui me reste ?
Pour me venger d'un cruel abandon,
Offre un autre secours à ma fierté confuse ;
Tu flattes mon orgueil, tu séduis ma raison ;
Mais mon cœur est plus tendre, il échappe à ta ruse.
Oui, prête à m'engager en de nouveaux liens,
Je tremble d'être heureuse, et je verse des larmes ;
Oui, je sens que mes pleurs avaient pour moi des charmes,
Et que mes maux étaient mes biens.
Si tu veux m'égarer dans l'amour que j'inspire,
Si tu ne veux changer ton ivresse en remords,
Arrache donc mon âme à ses premiers transports,
À ce tourment aimé que rien ne peut décrire.
Me sera-t-il payé, même par le bonheur ?
Pour le goûter jamais mon âme est trop sensible ;
Je la donne au plaisir; une pente invincible
La ramène vers la douleur.
Comme un rêve mélancolique,
Le souvenir de mes amours
Trouble mes nuits, voile mes jours.
II est éteint ce feu, ce charme unique,
Éteint par toi, cruelle. En vain à mes genoux
Tu promets d'enchaîner un amant plus aimable,
Ce cœur blessé, dont l'amour est jaloux,
Donne encore un regret, un soupir au coupable.
Qu'il m'était cher ! que je l'aimais !
Que par un doux empire il m'avait asservie !
Ah ! Je devais l'aimer toute ma vie,
Ou ne le voir jamais !
Que méchamment il m'a trompée !
Se peut-il que son âme en fût préoccupée,
Quand je donnais à son bonheur
Tous les battements de mon cœur !
Dieu ! comment se peut-il qu'une bouche si tendre
Par un charme imposteur égare la vertu ?
Si ce n'est dans l'amour, où pouvait-il le prendre,
Quand il disait : « Je t'aime ; m'aimes-tu ? »
Ô fatale inconstance ! ô tourment de mon âme !
Qu'as-tu fait de la sienne, et qu'as-tu fait de moi ?
Non, ce n'est pas l'Amour, ce n'est pas lui, c'est toi
Qui de nos jours heureux as désuni la flamme.
Je ne pouvais le croire : un triste étonnement
Au cœur le plus sensible ôtait le sentiment.
Mes pleurs se desséchaient à leur source brûlante,
Mon sang ne coulait plus ; j'étais pâle, mourante ;
Mes yeux désenchantés repoussaient l'avenir :
Tout semblait m'échapper, tout, jusqu'au souvenir.
Mais il revient, rien ne l'efface ;
La douleur en fuyant laisse encore une trace.
Si tu m'as vue un jour me troubler à ta voix,
C'est que tu l'imitais, cet accent que j'adore.
Oui, cet accent me trouble encore,
Et mon cœur fut créé pour n'aimer qu'une fois.
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