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"mois" poems
Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire J'ai vu tous les soleils y venir se mirer S'y jeter à mourir tous les désespérés Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire À l'ombre des oiseaux c'est l'océan troublé Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent L'été taille la nue au tablier des anges Le ciel n'est jamais bleu comme il l'est sur les blés Les vents chassent en vain les chagrins de l'azur Tes yeux plus clairs que lui lorsqu'une larme y luit Tes yeux rendent jaloux le ciel d'après la pluie Le verre n'est jamais si bleu qu'à sa brisure Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée Sept glaives ont percé le prisme des couleurs Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs L'iris troué de noir plus bleu d'être endeuillé Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche Par où se reproduit le miracle des Rois Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois Le manteau de Marie accroché dans la crèche Une bouche suffit au mois de Mai des mots Pour toutes les chansons et pour tous les hélas Trop peu d'un firmament pour des millions d'astres Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux L'enfant accaparé par les belles images Écarquille les siens moins démesurément Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens On dirait que l'averse ouvre des fleurs sauvages Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où Des insectes défont leurs amours violentes Je suis pris au filet des étoiles filantes Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d'août J'ai retiré ce radium de la pechblende Et j'ai brûlé mes doigts à ce feu défendu Ô paradis cent fois retrouvé reperdu Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes Il advint qu'un beau soir l'univers se brisa Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent Moi je voyais briller au-dessus de la mer Les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa.
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Les yeux d'Elsa
Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire J'ai vu tous les soleils y venir se mirer S'y jeter à mourir tous les désespérés Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire À l'ombre des oiseaux c'est l'océan troublé Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent L'été taille la nue au tablier des anges Le ciel n'est jamais bleu comme il l'est sur les blés Les vents chassent en vain les chagrins de l'azur Tes yeux plus clairs que lui lorsqu'une larme y luit Tes yeux rendent jaloux le ciel d'après la pluie Le verre n'est jamais si bleu qu'à sa brisure Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée Sept glaives ont percé le prisme des couleurs Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs L'iris troué de noir plus bleu d'être endeuillé Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche Par où se reproduit le miracle des Rois Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois Le manteau de Marie accroché dans la crèche Une bouche suffit au mois de Mai des mots Pour toutes les chansons et pour tous les hélas Trop peu d'un firmament pour des millions d'astres Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux L'enfant accaparé par les belles images Écarquille les siens moins démesurément Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens On dirait que l'averse ouvre des fleurs sauvages Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où Des insectes défont leurs amours violentes Je suis pris au filet des étoiles filantes Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d'août J'ai retiré ce radium de la pechblende Et j'ai brûlé mes doigts à ce feu défendu Ô paradis cent fois retrouvé reperdu Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes Il advint qu'un beau soir l'univers se brisa Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent Moi je voyais briller au-dessus de la mer Les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa.
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Les portes des églises et celles des écoles sont fermées. Aucune personne décente n'est en effet dans les rues, Où l'on voit que des crimes abjects et des horribles abus. Plusieurs pare-brises sont brisés par des pierres mal lancées. La violence pleut dans les rues et dans les corridors; On ne voit ni les chiens, ni les chats en dehors. Des maigres oiseaux, sur les branches, avec dédain et stupeur, Regardent plusieurs voyous et charlatans au visage masqué. C'est triste de constater ces crimes odieux. Quelle horreur! Il y a une guerre hostile? On se demande quel parti va gagner? On peut entendre la voix venue d'un vieillard de quelques parts Qui crie faiblement: « Nous sommes tous des pauvres victimes, Des clochards, qui se suicident pour des politiciens, pour des avares. » Pas trop **** on peut voir une femme folle avec un ami intime, Tous deux en haillons. C'est une image de cauchemar qui prouve Que le pays est devenu un enfer sur la terre. A la radio, on dit Que quelques bateaux de la Marine Américaine se trouvent Dans la rade. Qu'est qu'ils font sur notre territoire? On fuit Ou on ne fuit pas? On n'en peut pas. Tout le monde est en prison. La violence neige de sang dans les rues d'un pays tropical, où la peur Règne. Les enfants n'osent pas aller jouer dans les rues, où la terreur Siffle comme des serpents, comme les mitraillettes des démons. Aucune guerre n'est civile et celle d'un même peuple est aussi violente Et diabolique. Mon Dieu, les choses vont très mal dans les rues avoisinantes. La violence pleut et tout le monde pleure. Les sinistrés sont partout aux abois. On attend l'arrivée des bons anges qui viendront peut-être dans quelques mois. Copyright © Juin 2019, Hébert Logerie, Tous droits réservés. Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poésie. Tuesday, June 18, 2019
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Sep 11, 2025
Sep 11, 2025 at 1:12 AM UTC
La Violence Pleut Dans Les Rues
Les portes des églises et celles des écoles sont fermées. Aucune personne décente n'est en effet dans les rues, Où l'on voit que des crimes abjects et des horribles abus. Plusieurs pare-brises sont brisés par des pierres mal lancées. La violence pleut dans les rues et dans les corridors; On ne voit ni les chiens, ni les chats en dehors. Des maigres oiseaux, sur les branches, avec dédain et stupeur, Regardent plusieurs voyous et charlatans au visage masqué. C'est triste de constater ces crimes odieux. Quelle horreur! Il y a une guerre hostile? On se demande quel parti va gagner? On peut entendre la voix venue d'un vieillard de quelques parts Qui crie faiblement: « Nous sommes tous des pauvres victimes, Des clochards, qui se suicident pour des politiciens, pour des avares. » Pas trop **** on peut voir une femme folle avec un ami intime, Tous deux en haillons. C'est une image de cauchemar qui prouve Que le pays est devenu un enfer sur la terre. A la radio, on dit Que quelques bateaux de la Marine Américaine se trouvent Dans la rade. Qu'est qu'ils font sur notre territoire? On fuit Ou on ne fuit pas? On n'en peut pas. Tout le monde est en prison. La violence neige de sang dans les rues d'un pays tropical, où la peur Règne. Les enfants n'osent pas aller jouer dans les rues, où la terreur Siffle comme des serpents, comme les mitraillettes des démons. Aucune guerre n'est civile et celle d'un même peuple est aussi violente Et diabolique. Mon Dieu, les choses vont très mal dans les rues avoisinantes. La violence pleut et tout le monde pleure. Les sinistrés sont partout aux abois. On attend l'arrivée des bons anges qui viendront peut-être dans quelques mois. Copyright © Juin 2019, Hébert Logerie, Tous droits réservés. Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poésie. Tuesday, June 18, 2019
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La lune est coutumière De naître tous les mois : Mais quand notre lumière Est éteinte une fois, Sans nos yeux réveiller, Faut longtemps sommeiller. Tandis que vivons ores, Un baiser donnez-moi, Donnez-m'en mille encore, Amour n'a point de loi : A sa divinité Convient l'infinité. En vous baisant, Maîtresse, Vous m'avez entamé La langue chanteresse De votre nom aimé. Quoi ! est-ce là le prix Du travail qu'elle a pris ? Elle, par qui vous êtes Déesse entre les Dieux, Qui vos beautés parfaites Célébrait jusqu'aux Cieux, Ne faisant l'air, sinon Bruire de votre nom ? De votre belle face, Le beau logis d'Amour, Où Vénus et la Grâce Ont choisi leur séjour, Et de votre œil qui fait Le soleil moins parfait ; De votre sein d'ivoire Par deux ondes secous (1) Elle chantait la gloire, Ne chantant rien que vous : Maintenant en saignant, De vous se va plaignant. Las ! de petite chose Je me plains sans raison, Non de la plaie enclose Au cœur sans guérison, Que l'Archerocux M'y tira de vos yeux. 1. Secous : Secoué.
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À sa maîtresse
Quand nous habitions tous ensemble Sur nos collines d'autrefois, Où l'eau court, où le buisson tremble, Dans la maison qui touche aux bois, Elle avait dix ans, et moi trente ; J'étais pour elle l'univers. Oh ! comme l'herbe est odorante Sous les arbres profonds et verts ! Elle faisait mon sort prospère, Mon travail léger, mon ciel bleu. Lorsqu'elle me disait : Mon père, Tout mon coeur s'écriait : Mon Dieu ! À travers mes songes sans nombre, J'écoutais son parler joyeux, Et mon front s'éclairait dans l'ombre À la lumière de ses yeux. Elle avait l'air d'une princesse Quand je la tenais par la main. Elle cherchait des fleurs sans cesse Et des pauvres dans le chemin. Elle donnait comme on dérobe, En se cachant aux yeux de tous. Oh ! la belle petite robe Qu'elle avait, vous rappelez-vous ? Le soir, auprès de ma bougie, Elle jasait à petit bruit, Tandis qu'à la vitre rougie Heurtaient les papillons de nuit. Les anges se miraient en elle. Que son bonjour était charmant ! Le ciel mettait dans sa prunelle Ce regard qui jamais ne ment. Oh ! je l'avais, si jeune encore, Vue apparaître en mon destin ! C'était l'enfant de mon aurore, Et mon étoile du matin ! Quand la lune claire et sereine Brillait aux cieux, dans ces beaux mois, Comme nous allions dans la plaine ! Comme nous courions dans les bois ! Puis, vers la lumière isolée Étoilant le logis obscur, Nous revenions par la vallée En tournant le coin du vieux mur ; Nous revenions, coeurs pleins de flamme, En parlant des splendeurs du ciel. Je composais cette jeune âme Comme l'abeille fait son miel. Doux ange aux candides pensées, Elle était gaie en arrivant... - Toutes ces choses sont passées Comme l'ombre et comme le vent ! À Villequier, le 4 septembre 1844.
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Quand nous habitions tous ensemble
Quand nous habitions tous ensemble Sur nos collines d'autrefois, Où l'eau court, où le buisson tremble, Dans la maison qui touche aux bois, Elle avait dix ans, et moi trente ; J'étais pour elle l'univers. Oh ! comme l'herbe est odorante Sous les arbres profonds et verts ! Elle faisait mon sort prospère, Mon travail léger, mon ciel bleu. Lorsqu'elle me disait : Mon père, Tout mon coeur s'écriait : Mon Dieu ! À travers mes songes sans nombre, J'écoutais son parler joyeux, Et mon front s'éclairait dans l'ombre À la lumière de ses yeux. Elle avait l'air d'une princesse Quand je la tenais par la main. Elle cherchait des fleurs sans cesse Et des pauvres dans le chemin. Elle donnait comme on dérobe, En se cachant aux yeux de tous. Oh ! la belle petite robe Qu'elle avait, vous rappelez-vous ? Le soir, auprès de ma bougie, Elle jasait à petit bruit, Tandis qu'à la vitre rougie Heurtaient les papillons de nuit. Les anges se miraient en elle. Que son bonjour était charmant ! Le ciel mettait dans sa prunelle Ce regard qui jamais ne ment. Oh ! je l'avais, si jeune encore, Vue apparaître en mon destin ! C'était l'enfant de mon aurore, Et mon étoile du matin ! Quand la lune claire et sereine Brillait aux cieux, dans ces beaux mois, Comme nous allions dans la plaine ! Comme nous courions dans les bois ! Puis, vers la lumière isolée Étoilant le logis obscur, Nous revenions par la vallée En tournant le coin du vieux mur ; Nous revenions, coeurs pleins de flamme, En parlant des splendeurs du ciel. Je composais cette jeune âme Comme l'abeille fait son miel. Doux ange aux candides pensées, Elle était gaie en arrivant... - Toutes ces choses sont passées Comme l'ombre et comme le vent ! À Villequier, le 4 septembre 1844.
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Je sais que tu ne peux toujours pas m'oublier, comme ta belle histoire. Tu ne peux pas oublier mon nom non plus, c'est comme chuchoter "bonsoir". Je veux oublier comment tu prononces mon nom, mais je n'arrive pas à me souvenir d'admettre que tu l'as dit le mieux. Peut-être que je le ferais enfin si seulement tu me disais aussi s'il y a quelqu'un qui pourrait t'embrasser mieux que moi. Même si mes amis me coupaient la tête parce que je pense encore à toi dix mois plus **** même si le monde entier me faisait un procès parce que je continue à essayer d'écrire sur toi après un an, je me brosserais les cheveux, remonte mes seins, je mettrais mon trousseau, réparer ma jupe je me tiendrais devant une vitre et je dirais: "Qu'ils mangent du brioche!" mais pas après que tu aies encore goûté à mon gâteau. Mais pas après que tu aies encore goûté à mon gâteau, encore et encore...
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Sep 13, 2024
Sep 13, 2024 at 12:53 AM UTC
Gâteau Gâgeaux
Blackine,  mordeuse de bonheur et de vie Tu as bientôt cinq mois, et grandis inlassablement. Ta vivacité s'aiguise comme tes dents nouvelles, sur ma paume droite lorsque je téléphone. Ton museau paraît de plus en plus pointu, Comme si tu oscillais entre cocker et renarde. Quand je te sors en laisse, j'ai du mal à tempérer ton élan. Et je tire la laisse comme l'espoir perdu de dompter ta fougue. Ton pelage noir paraît encore doux oison, entre plumes et velours. Et tu grandis et tu grandis pour devenir grande chienne Cocker, dont je serais si fier, un jour, Blackine la bourrasque. Blackine, la tant aimée. Tu es ivre de bonheur débridé et de vie comme l'on est ivre d'amour et d'espoir. Mais peu de plantes résistent à ta passion mordeuse. Lorsque tu t’allonges avec ton pelage noir de geai, tu parais épuisée mais ce n’est qu’un entracte, et sitôt réveillée tu deviens antilope, surtout lorsque tu cours pour libérer ta force. Et cette vie, en toi, qui court comme un torrent, Est jeunesse de feu et passion de la vie. J'aime aussi, quand, sur tes deux pattes dressées, tu me montres ta joie, et lorsque ton noir museau pointe sur mon bureau. Comme pour demander la faveur que je t'y accueille aux côtés de l'ordi. Paul Arrighi
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Mar 12, 2016
Mar 12, 2016 at 9:25 AM UTC
Blackine, mordeuse de bonheur et de vie
I On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans. - Un beau soir, foin des bocks et de la limonade, Des cafés tapageurs aux lustres éclatants ! - On va sous les tilleuls verts de la promenade. Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin ! L'air est parfois si doux, qu'on ferme la paupière ; Le vent chargé de bruits - la ville n'est pas **** - A des parfums de vigne et des parfums de bière... II - Voilà qu'on aperçoit un tout petit chiffon D'azur sombre, encadré d'une petite branche, Piqué d'une mauvaise étoile, qui se fond Avec de doux frissons, petite et toute blanche... Nuit de juin ! Dix-sept ans ! - On se laisse griser. La sève est du champagne et vous monte à la tête... On divague ; on se sent aux lèvres un baiser Qui palpite là, comme une petite bête... III Le coeur fou robinsonne à travers les romans, - Lorsque, dans la clarté d'un pâle réverbère, Passe une demoiselle aux petits airs charmants, Sous l'ombre du faux col effrayant de son père... Et, comme elle vous trouve immensément naïf, Tout en faisant trotter ses petites bottines, Elle se tourne, alerte et d'un mouvement vif... - Sur vos lèvres alors meurent les cavatines... IV Vous êtes amoureux. Loué jusqu'au mois d'août. Vous êtes amoureux. - Vos sonnets La font rire. Tous vos amis s'en vont, vous êtes mauvais goût. - Puis l'adorée, un soir, a daigné vous écrire !... - Ce soir-là..., - vous rentrez aux cafés éclatants, Vous demandez des bocks ou de la limonade... - On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans Et qu'on a des tilleuls verts sur la promenade.
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Roman
I On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans. - Un beau soir, foin des bocks et de la limonade, Des cafés tapageurs aux lustres éclatants ! - On va sous les tilleuls verts de la promenade. Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin ! L'air est parfois si doux, qu'on ferme la paupière ; Le vent chargé de bruits - la ville n'est pas **** - A des parfums de vigne et des parfums de bière... II - Voilà qu'on aperçoit un tout petit chiffon D'azur sombre, encadré d'une petite branche, Piqué d'une mauvaise étoile, qui se fond Avec de doux frissons, petite et toute blanche... Nuit de juin ! Dix-sept ans ! - On se laisse griser. La sève est du champagne et vous monte à la tête... On divague ; on se sent aux lèvres un baiser Qui palpite là, comme une petite bête... III Le coeur fou robinsonne à travers les romans, - Lorsque, dans la clarté d'un pâle réverbère, Passe une demoiselle aux petits airs charmants, Sous l'ombre du faux col effrayant de son père... Et, comme elle vous trouve immensément naïf, Tout en faisant trotter ses petites bottines, Elle se tourne, alerte et d'un mouvement vif... - Sur vos lèvres alors meurent les cavatines... IV Vous êtes amoureux. Loué jusqu'au mois d'août. Vous êtes amoureux. - Vos sonnets La font rire. Tous vos amis s'en vont, vous êtes mauvais goût. - Puis l'adorée, un soir, a daigné vous écrire !... - Ce soir-là..., - vous rentrez aux cafés éclatants, Vous demandez des bocks ou de la limonade... - On n'est pas sérieux, quand on a dix-sept ans Et qu'on a des tilleuls verts sur la promenade.
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Je vois tes yeux dessous telle planète Qu'autre plaisir ne me peut contenter, Sinon le jour, sinon la nuit chanter : Allège-moi, ma plaisante brunette. O liberté, combien je te regrette ! Combien le jour que je vois t'absenter, Pour me laisser sans espoir tourmenter En l'espérance, où si mal on me traite ! L'an est passé, le vingt-et-unième jour Du mois d'avril, que je vins au séjour De la prison où les Amours me pleurent ; Et si ne vois (tant les liens sont forts) Un seul moyen pour me tirer dehors, Si par la mort toutes mes morts ne meurent.
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Je vois tes yeux
Comme on voit sur la branche au mois de may la rose, En sa belle jeunesse, en sa premiere fleur, Rendre le ciel jaloux de sa vive couleur, Quand l'Aube de ses pleurs au poinct du jour l'arrose ; La grace dans sa feuille, et l'amour se repose, Embasmant les jardins et les arbres d'odeur ; Mais batue ou de pluye, ou d'excessive ardeur, Languissante elle meurt, fueille à fueille déclose. Ainsi en ta premiere et jeune nouveauté, Quand la Terre et le Ciel honoraient ta beauté, La Parque t'a tuee, et cendre tu reposes. Pour obseques reçoy mes larmes et mes pleurs, Ce vase plein de laict, ce panier plein de fleurs, Afin que vif et mort ton corps ne soit que roses.
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Comme on voit sur la branche au mois de may la rose
La nature est pleine d'amour, Jeanne, autour de nos humbles joies ; Et les fleurs semblent tour à tour Se dresser pour que tu les voies. Vive Angélique ! à bas Orgon ! L'hiver, qu'insultent nos huées, Recule, et son profil bougon Va s'effaçant dans les nuées. La sérénité de nos coeurs, Où chantent les bonheurs sans nombre, Complète, en ces doux mois vainqueurs, L'évanouissement de l'ombre. Juin couvre de fleurs les sommets, Et dit partout les mêmes choses ; Mais est-ce qu'on se plaint jamais De la prolixité des roses ? L'hirondelle, sur ton front pur, Vient si près de tes yeux fidèles Qu'on pourrait compter dans l'azur Toutes les plumes de ses ailes. Ta grâce est un rayon charmant ; Ta jeunesse, enfantine encore, Éclaire le bleu firmament, Et renvoie au ciel de l'aurore. De sa ressemblance avec toi Le lys pur sourit dans sa gloire ; Ton âme est une urne de foi Où la colombe voudrait boire.
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La nature est pleine d'amour
Comme on voit sur la branche, au mois de Mai, la rose En sa belle jeunesse, en sa première fleur, Rendre le Ciel jaloux de sa vive couleur, Quand l'Aube, de ses pleurs, au point du jour, l'arrose : La Grâce dans sa feuille, et l'Amour se repose, Embaumant les jardins et les arbres d'odeur : Mais battue ou de pluie ou d'excessive ardeur, Languissante, elle meurt feuille à feuille déclose. Ainsi, en ta première et jeune nouveauté, Quand la terre et le Ciel honoraient ta beauté, La Parque t'a tué, et cendre tu reposes. Pour obsèques reçoit mes larmes et mes pleurs, Ce vase plein de lait, ce panier plein de fleurs, Afin que vif et mort ton corps ne soit que roses.
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Les Amours de Marie (XIX)
Au mois d'avril, quand l'an se renouvelle, L'aube ne sort si fraîche de la mer : Ni hors des flots la déesse (1) d'aimer Ne vint à Cypre en sa conque si belle, Comme je vis la beauté que j'appelle Mon astre saint, au matin s'éveiller, Rire le ciel, la terre s'émailler, Et les Amours voler à l'entour d'elle. Amour, Jeunesse, et les Grâces qui sont Filles du ciel lui pendaient sur le front : Mais ce qui plus redoubla mon service (2), C'est qu'elle avait un visage sans art. La femme laide est belle d'artifice, La femme belle est belle sans du fard. 1. Vénus, née de l'écume de la mer. 2. M'assujettit davantage à son service.
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Au mois d'avril quand l'an se renouvelle
Le printemps quand quelqu'un est en amour La campe où quelqu'un a des memoires Les jours quand quelqu'un est fachés L'automne quand quelqu'un est brisé Le jour ou quelqu'un a pleurée Les mois quand quelqu'un ne parlés pas L'été quand quelqu'un est en amour Les mots que quelqu'un ne disés pas Les mois après quand quelqu'un l'a dit La lettre que quelqu'un a donnée La lettre que quelqu'un a ignorée Le rejet que quelqu'un a senti L'ami que quelqu'un a jeté L'au revoir que quelqu'un n'a pas dit.
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Oct 3, 2012
Oct 3, 2012 at 4:55 PM UTC
At one point
comme si, comme ça que sera, sera blah blah blah what are you saying? je ne sais pas pardon my franglais ma langue est anglais I hope I pass the exam dans le mois de mai
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Apr 1, 2013
Apr 1, 2013 at 10:02 AM UTC
franglais
Élégie au Mont « La Sposata» Comme un cheval fougueux Tu chevauches les pierres De ta montagne de granit. Tu domines le «Liamone». Et portes jusqu’à l’horizon Cette grandeur altière Qui est ton sceau de chevalier. La mariée ingrate Ayant laissé sa mère, sans un regard Fut transformée ici En monture de pierre. Mais par sa révolte, toujours indomptée Elle continue d’harnacher, la nuit, des chimères de feu et son rêve de fuite. Oh, montagnes sacrées Témoins de tant d’effrois Et de tant d’invasions, D’où les conques soufflaient Leurs cris stridents de guerre Pour porter **** l’alarme Quand l’aigle voyait les chèvres dévaler Oh, montagnes sacrées Qui virent tant d’étés Enflammer l’horizon Et calciner les pins Ou l’eau glacée des sources N’apaise pas les soifs de pureté Et ou les merles et les geais Tiennent commun concert Paul Arrighi , écrit en Corse au mois d'août
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Mar 19, 2014
Mar 19, 2014 at 3:23 PM UTC
Élégie au Mont « La Sposata»
J'ai l'âme, pour un lit, de regrets si touchée, Que nul homme jamais ne fera que j'approche De la chambre amoureuse, encore moins de la couche Où je vis ma maîtresse, au mois de Mai couchée. Un somme languissant la tenait mi-penchée Dessus le coude droit, fermant sa belle bouche Et ses yeux, dans lesquels l'archer Amour se couche, Ayant toujours la flèche à la corde encochée : Sa tête, en ce beau mois, sans plus, était couverte D'un riche escofion (1) ouvré de soie verte, Où les Grâces venaient à l'envie se nicher ; Puis, en ses beaux cheveux, choisissaient leur demeure. J'en ai tel souvenir que je voudrais qu'à l'heure Mon cœur pour n'y penser plus devenu rocher. 1. Escofion est une coiffe de femme.
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J'ai l'âme de regrets touchée
Il existe près des écluses Un bas quartier de bohémiens Dont la belle jeunesse s'use À démêler le tien du mien En bande on s'y rend en voiture, Ordinairement au mois d'août, Ils disent la bonne aventure Pour des piments et du vin doux. On passe la nuit claire à boire On danse en frappant dans ses mains, On n'a pas le temps de le croire Il fait grand jour et c'est demain. On revient d'une seule traite Gais, sans un sou, vaguement gris, Avec des fleurs plein les charrettes Son destin dans la paume écrit. J'ai pris la main d'une éphémère Qui m'a suivi dans ma maison Elle avait des yeux d'outremer Elle en montrait la déraison. Elle avait la marche légère Et de longues jambes de faon, J'aimais déjà les étrangères Quand j'étais un petit enfant ! Celle-ci parla vite vite De l'odeur des magnolias, Sa robe tomba tout de suite Quand ma hâte la délia. En ce temps-là, j'étais crédule Un mot m'était promission, Et je prenais les campanules Pour des fleurs de la passion. À chaque fois tout recommence Toute musique me saisit, Et la plus banale romance M'est éternelle poésie Nous avions joué de notre âme Un long jour, une courte nuit, Puis au matin : "Bonsoir madame" L'amour s'achève avec la pluie.
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L'Etrangère
J'adore le mois de février, Le mois le plus court et le plus froid de la saison, Pour toute une série d’étranges raisons. Et pourtant, on a l'impression que février est le mois le plus long, Pour les événements qui se produisent au hasard, Au milieu des tempêtes  perfides et hivernales Presque tout est gelé et solide près de la nichée Des aigles américains à tête blanche, Sauf les masques de Mardi Gras sous les planches. Février est la saison de l'amour, Le mois de la Saint Valentin, Une crique paradisiaque par excellence, Où les amoureux se réfugient. Pur, immaculé, Neigeux, court, sombre et charmant ; Février est Maintenant le mois de célébration de l'histoire des Noirs, On se demande comment et pourquoi Nous obtenons le plus court. C'est une autre histoire Que nous devrions laisser aux mouettes nomades Pour déchiffrer. Pas de baigneurs sur les plages de sable, Sauf quelques oiseaux perchés sur les pauvres branches, **** des berceaux des pygargues à tête blanche. Février est un mois de contraste kaléidoscopique, Là où les chutes de neige se produisent d’une façon typique, Et où les amoureux fous rêvent de chaleur sous un paradis Plein d’espoir, d’amour, de beauté,  de glace et de pluie. Copyright © Janvier 2022, Hébert Logerie, Tous droits réservés. Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poèmes.
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Feb 4, 2025
Feb 4, 2025 at 1:00 AM UTC
Février Est Court, Froid, Neigeux Et Sauvage
Fable XI, Livre I. Un bon chien de berger, au coin d'une forêt, Rencontre un jour un chien d'arrêt. On a bientôt fait connaissance. À quelques pas, d'abord, on s'est considéré, L'oreille en l'air ; puis on s'avance ; Puis, en virant la queue, on flaire, on est flairé ; Puis enfin l'entretien commence. Vous, ici ! dit avec un ris des plus malins, Au gardeur de brebis, le coureur de lapins ; Qui vous amène au bois ? Si j'en crois votre race, Mon ami, ce n'est pas la chasse. Tant pis ! c'est un métier si noble pour un chien ! Il exige, il est vrai, l'esprit et le courage, Un nez aussi fin que le mien, Et quelques mois d'apprentissage. S'il est ainsi, répond, d'un ton simple et soumis, Au coureur de lapins, le gardeur de brebis, Je bénis d'autant plus le sort qui nous rassemble. Un loup, la terreur du canton, Vient de nous voler un mouton ; Son fort est près d'ici, donnons-lui chasse ensemble. Si vous avez quelque loisir, Je vous promets gloire et plaisir, Les loups se battent à merveille ; Vingt fois par eux au cou je me suis vu saisir ; Mais on peut au fermier rapporter leurs oreilles ; Notre porte en fait foi. Marchons donc. Qui fut pris ? Ce fut le chien d'arrêt. Moins courageux que traître, Comme aux lapins, parfois il chassait aux perdrix ; Mais encor fallait-il qu'il fût avec son maître. « Serviteur ; à ce jeu je n'entends rien du tout. J'aime la chasse et non la guerre : Tu cours sur l'ennemi debout, Et moi j'attends qu'il soit par terre. »
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Le chien de chasse et le chien de berger
Fable XI, Livre I. Un bon chien de berger, au coin d'une forêt, Rencontre un jour un chien d'arrêt. On a bientôt fait connaissance. À quelques pas, d'abord, on s'est considéré, L'oreille en l'air ; puis on s'avance ; Puis, en virant la queue, on flaire, on est flairé ; Puis enfin l'entretien commence. Vous, ici ! dit avec un ris des plus malins, Au gardeur de brebis, le coureur de lapins ; Qui vous amène au bois ? Si j'en crois votre race, Mon ami, ce n'est pas la chasse. Tant pis ! c'est un métier si noble pour un chien ! Il exige, il est vrai, l'esprit et le courage, Un nez aussi fin que le mien, Et quelques mois d'apprentissage. S'il est ainsi, répond, d'un ton simple et soumis, Au coureur de lapins, le gardeur de brebis, Je bénis d'autant plus le sort qui nous rassemble. Un loup, la terreur du canton, Vient de nous voler un mouton ; Son fort est près d'ici, donnons-lui chasse ensemble. Si vous avez quelque loisir, Je vous promets gloire et plaisir, Les loups se battent à merveille ; Vingt fois par eux au cou je me suis vu saisir ; Mais on peut au fermier rapporter leurs oreilles ; Notre porte en fait foi. Marchons donc. Qui fut pris ? Ce fut le chien d'arrêt. Moins courageux que traître, Comme aux lapins, parfois il chassait aux perdrix ; Mais encor fallait-il qu'il fût avec son maître. « Serviteur ; à ce jeu je n'entends rien du tout. J'aime la chasse et non la guerre : Tu cours sur l'ennemi debout, Et moi j'attends qu'il soit par terre. »
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" - Elle t'aime. - Qui m'aime? C’est qui « elle » ? - Celle qui t’aime? C'est la fille qui te regarde dans les yeux en te parlant. Celle qui sourit quand elle est à tes coté. Qui te taquine sans cesse pour au finale réussir à obtenir un câlin ou un simple bisou. C'est la fille qui veut t'embrasser la sur le champ. Celle qui ne rêve que d'une chose: crever dans tes bras. Elle veut que tu lui dises ce que tu penses d'elle. Que tu la prennes dans tes bras comme une poupée de porcelaine. Que tu la réconforte comme si tu réconfortais a ta petite sœur quand elle pleure. Que tu lui dises que tu l'aimes comme tu le dirais à ta mère. Cette fille-là, veut voir son reflet dans tes yeux quand tu souris, quand tu es heureux, quand tu rigoles. Mais ce qu'elle veut par-dessus tout, c'est ton cœur. Celui qui va la loger pendant des heures, des jours, des mois, des années. Elle a des frissons dans le ventre dès qu'elle te voit. Rêve de te dire je t'aime yeux dans les yeux.
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Feb 12, 2015
Feb 12, 2015 at 12:00 PM UTC
Untitled
Le jeune homme dont l'oeil est brillant, la peau brune, Le beau corps de vingt ans qui devrait aller nu, Et qu'eût, le front cerclé de cuivre, sous la lune Adoré, dans la Perse, un Génie inconnu, Impétueux avec des douceurs virginales Et noires, fier de ses premiers entêtements, Pareil aux jeunes mers, pleurs de nuits estivales, Qui se retournent sur des lits de diamants ; Le jeune homme, devant les laideurs de ce monde, Tressaille dans son coeur largement irrité, Et plein de la blessure éternelle et profonde, Se prend à désirer sa soeur de charité. Mais, ô Femme, monceau d'entrailles, pitié douce, Tu n'es jamais la Soeur de charité, jamais, Ni regard noir, ni ventre où dort une ombre rousse, Ni doigts légers, ni seins splendidement formés. Aveugle irréveillée aux immenses prunelles, Tout notre embrassement n'est qu'une question : C'est toi qui pends à nous, porteuse de mamelles, Nous te berçons, charmante et grave Passion. Tes haines, tes torpeurs fixes, tes défaillances, Et les brutalités souffertes autrefois, Tu nous rends tout, ô Nuit pourtant sans malveillances, Comme un excès de sang épanché tous les mois. - Quand la femme, portée un instant, l'épouvante, Amour, appel de vie et chanson d'action, Viennent la Muse verte et la Justice ardente Le déchirer de leur auguste obsession. Ah ! sans cesse altéré des splendeurs et des calmes, Délaissé des deux Soeurs implacables, geignant Avec tendresse après la science aux bras almes, Il porte à la nature en fleur son front saignant. Mais la noire alchimie et les saintes études Répugnent au blessé, sombre savant d'orgueil ; Il sent marcher sur lui d'atroces solitudes. Alors, et toujours beau, sans dégoût du cercueil, Qu'il croie aux vastes fins, Rêves ou Promenades Immenses, à travers les nuits de Vérité, Et t'appelle en son âme et ses membres malades, Ô Mort mystérieuse, ô soeur de charité.
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Les soeurs de charité
Le jeune homme dont l'oeil est brillant, la peau brune, Le beau corps de vingt ans qui devrait aller nu, Et qu'eût, le front cerclé de cuivre, sous la lune Adoré, dans la Perse, un Génie inconnu, Impétueux avec des douceurs virginales Et noires, fier de ses premiers entêtements, Pareil aux jeunes mers, pleurs de nuits estivales, Qui se retournent sur des lits de diamants ; Le jeune homme, devant les laideurs de ce monde, Tressaille dans son coeur largement irrité, Et plein de la blessure éternelle et profonde, Se prend à désirer sa soeur de charité. Mais, ô Femme, monceau d'entrailles, pitié douce, Tu n'es jamais la Soeur de charité, jamais, Ni regard noir, ni ventre où dort une ombre rousse, Ni doigts légers, ni seins splendidement formés. Aveugle irréveillée aux immenses prunelles, Tout notre embrassement n'est qu'une question : C'est toi qui pends à nous, porteuse de mamelles, Nous te berçons, charmante et grave Passion. Tes haines, tes torpeurs fixes, tes défaillances, Et les brutalités souffertes autrefois, Tu nous rends tout, ô Nuit pourtant sans malveillances, Comme un excès de sang épanché tous les mois. - Quand la femme, portée un instant, l'épouvante, Amour, appel de vie et chanson d'action, Viennent la Muse verte et la Justice ardente Le déchirer de leur auguste obsession. Ah ! sans cesse altéré des splendeurs et des calmes, Délaissé des deux Soeurs implacables, geignant Avec tendresse après la science aux bras almes, Il porte à la nature en fleur son front saignant. Mais la noire alchimie et les saintes études Répugnent au blessé, sombre savant d'orgueil ; Il sent marcher sur lui d'atroces solitudes. Alors, et toujours beau, sans dégoût du cercueil, Qu'il croie aux vastes fins, Rêves ou Promenades Immenses, à travers les nuits de Vérité, Et t'appelle en son âme et ses membres malades, Ô Mort mystérieuse, ô soeur de charité.
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Monsieur du ciel, Je me demande s’il me souviendrait encore. Je n'oublie jamais de ce moment que j'ai redescendu l'escalier. Le 2h que je répète toujours dans la tète Il y a 10 mois mais c'est assez très lucide. S’il y a un amant dans son cœur donc Il la sait bien. Qu’aurais-je? La regrette, et les questions. Que je puisse retourner. A un souri dans la réalité.
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Jun 10, 2013
Jun 10, 2013 at 1:41 AM UTC
9.6.13
Fable IV, Livre II. Dans l'Olympe on s'ennuie. - Y pensez-vous, grands Dieux ! - Oui, Messieurs ; oui, j'y pense, et je veux le redire : Dans l'Olympe on s'ennuie, ainsi qu'en d'autres lieux Qui souffrent peu le mot pour rire. Dieux d'en-haut, Dieux d'en-bas, vous jetez quelquefois Des regards envieux sur la fange où nous sommes. Il est beau d'être dieux, il est bon d'être rois ; Mais il est doux parfois d'être hommes. Jupiter le pensait ainsi ; Un soir, libre de tout souci, Voulant se divertir sans user son tonnerre, Or ça, dit-il aux Dieux, amusons-nous ici Comme on s'amuse sur la terre. Momus, un jeu bien *** ! - Bien *** ! dit l'égrillard, Qui des jeux dans sa tête a tout le répertoire ; Jouons un jeu d'enfants ; si vous voulez m'en croire, Nous ferons un Colin-Maillard. En quatre mois, il fait connaître Le jeu terrestre à la céleste cour ; Comment on prend, comment on est pris tour à tour. Junon prête un mouchoir : c'est au plus jeune à l'être ; Le plus jeune c'était l'Amour, L'enfant, qui déjà n'y voit goutte, Un bandeau de plus sur les yeux, Va d'un côté, de l'autre ; et les éclats joyeux De l'Olympe étonné font retentir la voûte. Les Dieux, qui riaient fort, comptaient rire encor plus, Quand notre espiègle eut mis la main sur la Justice. Cet autre aveugle au jeu n'entendra pas malice ; Elle est là pour longtemps disait surtout Momus. Il se trompait. Elle entre en lice, Et, dès le premier pas, elle attrapa Plutus. Celui-là devait-il s'attendre À jamais sortir d'embarras ? Il est quelque peu lourd Venus, tu m'apprendras Comment il a fait pour te prendre.
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Les dieux jouant au colin-maillard
Fable IV, Livre II. Dans l'Olympe on s'ennuie. - Y pensez-vous, grands Dieux ! - Oui, Messieurs ; oui, j'y pense, et je veux le redire : Dans l'Olympe on s'ennuie, ainsi qu'en d'autres lieux Qui souffrent peu le mot pour rire. Dieux d'en-haut, Dieux d'en-bas, vous jetez quelquefois Des regards envieux sur la fange où nous sommes. Il est beau d'être dieux, il est bon d'être rois ; Mais il est doux parfois d'être hommes. Jupiter le pensait ainsi ; Un soir, libre de tout souci, Voulant se divertir sans user son tonnerre, Or ça, dit-il aux Dieux, amusons-nous ici Comme on s'amuse sur la terre. Momus, un jeu bien *** ! - Bien *** ! dit l'égrillard, Qui des jeux dans sa tête a tout le répertoire ; Jouons un jeu d'enfants ; si vous voulez m'en croire, Nous ferons un Colin-Maillard. En quatre mois, il fait connaître Le jeu terrestre à la céleste cour ; Comment on prend, comment on est pris tour à tour. Junon prête un mouchoir : c'est au plus jeune à l'être ; Le plus jeune c'était l'Amour, L'enfant, qui déjà n'y voit goutte, Un bandeau de plus sur les yeux, Va d'un côté, de l'autre ; et les éclats joyeux De l'Olympe étonné font retentir la voûte. Les Dieux, qui riaient fort, comptaient rire encor plus, Quand notre espiègle eut mis la main sur la Justice. Cet autre aveugle au jeu n'entendra pas malice ; Elle est là pour longtemps disait surtout Momus. Il se trompait. Elle entre en lice, Et, dès le premier pas, elle attrapa Plutus. Celui-là devait-il s'attendre À jamais sortir d'embarras ? Il est quelque peu lourd Venus, tu m'apprendras Comment il a fait pour te prendre.
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Quand je suis vingt ou trente mois Sans retourner en Vendômois, Plein de pensées vagabondes, Plein d'un remords et d'un souci, Aux rochers je me plains ainsi, Aux bois, aux antres et aux ondes. Rochers, bien que soyez âgés De trois mil ans, vous ne changez Jamais ni d'état ni de forme ; Mais toujours ma jeunesse fuit, Et la vieillesse qui me suit, De jeune en vieillard me transforme. Bois, bien que perdiez tous les ans En l'hiver vos cheveux plaisants, L'an d'après qui se renouvelle, Renouvelle aussi votre chef ; Mais le mien ne peut derechef R'avoir sa perruque nouvelle. Antres, je me suis vu chez vous Avoir jadis verts les genoux, Le corps habile, et la main bonne ; Mais ores j'ai le corps plus dur, Et les genoux, que n'est le mur Qui froidement vous environne. Ondes, sans fin vous promenez Et vous menez et ramenez Vos flots d'un cours qui ne séjourne ; Et moi sans faire long séjour Je m'en vais, de nuit et de jour, Au lieu d'où plus on ne retourne. Si est-ce que je ne voudrois Avoir été rocher ou bois Pour avoir la peau plus épaisse, Et vaincre le temps emplumé ; Car ainsi dur je n'eusse aimé Toy qui m'as fait vieillir, Maistresse.
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Quand je suis vingt ou trente mois