"marin" poems
They came for us with tanks and guns.
We stood our ground—the old and young.
All our troops had mustered round
our Capital--Sacramento town.
A New Republic, we’d declared,
and its defense,
among all would be shared.
With the Bear Flag flying high
we all came to fight and die.
Young men in their combat boots
repelled the dictator’s first wave of troops.
Civilians came from South and North
to resist the fascist ruler’s force.
From Frisco and from San Jose,
from San Diego and L.A.,
from Calistoga and Marin,
thousands had come pouring in.
Then US bombers burned the city,
for the orange Fuhrer had no pity.
They won the battle, but we all know
from history, how these things go.
An occupation cannot last
against a people whose strength holds fast.
The tyrant’s troops will tire, while we
will fight on, until we’re free.
Feb 18, 2017
Feb 18, 2017 at 11:17 PM UTC
Tes yeux sont si profonds qu'en me penchant pour boire
J'ai vu tous les soleils y venir se mirer
S'y jeter à mourir tous les désespérés
Tes yeux sont si profonds que j'y perds la mémoire
À l'ombre des oiseaux c'est l'océan troublé
Puis le beau temps soudain se lève et tes yeux changent
L'été taille la nue au tablier des anges
Le ciel n'est jamais bleu comme il l'est sur les blés
Les vents chassent en vain les chagrins de l'azur
Tes yeux plus clairs que lui lorsqu'une larme y luit
Tes yeux rendent jaloux le ciel d'après la pluie
Le verre n'est jamais si bleu qu'à sa brisure
Mère des Sept douleurs ô lumière mouillée
Sept glaives ont percé le prisme des couleurs
Le jour est plus poignant qui point entre les pleurs
L'iris troué de noir plus bleu d'être endeuillé
Tes yeux dans le malheur ouvrent la double brèche
Par où se reproduit le miracle des Rois
Lorsque le coeur battant ils virent tous les trois
Le manteau de Marie accroché dans la crèche
Une bouche suffit au mois de Mai des mots
Pour toutes les chansons et pour tous les hélas
Trop peu d'un firmament pour des millions d'astres
Il leur fallait tes yeux et leurs secrets gémeaux
L'enfant accaparé par les belles images
Écarquille les siens moins démesurément
Quand tu fais les grands yeux je ne sais si tu mens
On dirait que l'averse ouvre des fleurs sauvages
Cachent-ils des éclairs dans cette lavande où
Des insectes défont leurs amours violentes
Je suis pris au filet des étoiles filantes
Comme un marin qui meurt en mer en plein mois d'août
J'ai retiré ce radium de la pechblende
Et j'ai brûlé mes doigts à ce feu défendu
Ô paradis cent fois retrouvé reperdu
Tes yeux sont mon Pérou ma Golconde mes Indes
Il advint qu'un beau soir l'univers se brisa
Sur des récifs que les naufrageurs enflammèrent
Moi je voyais briller au-dessus de la mer
Les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa les yeux d'Elsa.
5.8k
two tall towers
moving on the red chessboard
two great powers
but Robin put Marin to the sword
May 30, 2010
May 30, 2010 at 2:30 PM UTC
There's a magical trail up in Marin county....it runs from the coastal mountains down to the sea. Many moons ago 15 ****** fools embarked on a journey to celebrate the coming union of my Berkeley hippie to his New York queen.
Yes this was his wish ..his bachelor party! No broads, no **** and *** just 15 fools drinkin beer each with an ounce if grass...it was the best party one could have.
I fell behind....mesmerized by something that intrigued me....a Little yellow slug staring up at me. So ugly it was beautiful...I studied as it slowly trudged across the trail. The eyes the color the hypnotizing tail. I wanted to pick it up and put it in my pocket...but this kind of beauty is meant for all to see. So I spoke to the slug and said farewell...I love you so much I'll set you free.
It's been more than ten years but if I ever return....that banana slug will be looking for me.
Sep 29, 2018
Sep 29, 2018 at 7:20 AM UTC
Deep summer heat,
A leaf begins to ****
The green color
From its edges,
leaving a chapped
tip.
Moments pass
Slowly, the leaf is full
Of a winter colored crack
that splinters on the surface
Just enough
to reach the stem.
Cooler winds blow,
The leaf wanes
Until the last of its hydration
Has evaporated.
This tree’s feather
Floats haltingly down,
Nov 16, 2012
Nov 16, 2012 at 12:49 AM UTC
when you fall in love with a feeling,
you are falling in love with the accompanying thought of being in love with it.
grains of dirt in the cracks of Marin
a man whose hands filled every space that your husband always touched but you never felt
reminiscing on granules of powder with a head space that always told you what you had would never be enough
and it only showed you the true strength of what you believed, not the truth behind it
she told me that the void which we are trying to fill is the empty space left over from instant gratification for an over-stimulated mind
nothing
and we're trying to be deep but it's just feeble attempts at filling our own deprived space,
because we think we're getting high off anti-anxiety pills when really we're just feeling how a "properly functioning" human does.
"we're all just human, honey. we're all just trying to make ourselves feel good. just remember, with each high comes an even worse low. i know you feel everything and nothing and you're just trying to subside it. we're only human."
and you're just falling in love with the strength of the belief.
not the truth behind it.
Sep 22, 2015
Sep 22, 2015 at 7:24 PM UTC
Ce n'est pas parce que
Ce sont des mots doux
Que
Les mots sont confits et éternels.
Les mots peuvent aussi bien être
Fumés,
Salés
Sans sel,
Cochons,
Tabous,
Amers ou aigres-doux.
Il y a des mots qui fondent dans la bouche
Comme des bonbons acidulés
Et d'autres qu'il faut mâcher
Consciencieusement
Pendant des heures
Pour qu'ils rendent leur jus de jade pressé.
D'autres qu'on congèle
Qu'on conserve dans l 'alcool
Ou le formol.
Il y a des mots qu'on préserve
Dans des réserves indigènes
Et d'autres qu'on fume à froid
Au bois de hêtre :
Tous meurent un jour ou l'autre
Sans crier gare
Dans un quart de soupir
De la même mort douce.
Il y a même les mots sans sel,
Fades,
Sans saumure,
Qui sont des nébuleuses
Des nids à étoiles
Qui piquent
Comme le piment et les fourmis rouges
Et qui vous embaument de mer lente
Aux alentours de la onzième heure.
Ceux-là comme les autres
Sont voués à disparaître de mort douce.
Cette petite mort en pente douce.
Et ils y vont en bégayant leur mot de passe
A travers les chemins de traverse
Dans le parc sous-marin de nos mémoires
Jusqu'à ce qu'ils trouvent leur place réservée
Au cimetière des mots morts
De leur belle mort
De leur bonne mort
De leur petite mort.
Certains d'envie
Certains de crise cardiaque
Certains de soif
Certains de noyade
Certains de peur
Certains d'avoir trop vécu
Certains de faim
Certains de honte
Certains de n'avoir pas assez vécu
Certains de rire.
Aug 29, 2019
Aug 29, 2019 at 5:56 AM UTC
Réveillez-vous, assez de honte !
Bravez boulets et biscayens.
Il est temps qu'enfin le flot monte.
Assez de honte, citoyens !
Troussez les manches de la blouse.
Les hommes de quatre-vingt-douze
Affrontaient vingt rois combattants.
Brisez vos fers, forcez vos geôles !
Quoi ! vous avez peur de ces drôles !
Vos pères bravaient les titans !
Levez-vous ! foudroyez et la horde et le maître !
Vous avez Dieu pour vous et contre vous le prêtre
Dieu seul est souverain.
Devant lui nul n'est fort et tous sont périssables.
Il chasse comme un chien le grand tigre des sables
Et le dragon marin ;
Rien qu'en soufflant dessus, comme un oiseau d'un arbre,
Il peut faire envoler de leur temple de marbre
Les idoles d'airain.
Vous n'êtes pas armés ? qu'importe !
Prends ta fourche, prends ton marteau !
Arrache le gond de ta porte,
Emplis de pierres ton manteau !
Et poussez le cri d'espérance !
Redevenez la grande France !
Redevenez le grand Paris !
Délivrez, frémissants de rage,
Votre pays de l'esclavage,
Votre mémoire du mépris !
Quoi ! faut-il vous citer les royalistes même ?
On était grand aux jours de la lutte suprême.
Alors, que voyait-on ?
La bravoure, ajoutant à l'homme une coudée,
Etait dans les deux camps. N'est-il pas vrai, Vendée,
Ô dur pays breton ?
Pour vaincre un bastion, pour rompre une muraille,
Pour prendre cent canons vomissant la mitraille.
Il suffit d'un bâton !
Si dans ce cloaque ou demeure,
Si cela dure encore un jour,
Si cela dure encore une heure,
Je brise clairon et tambour,
Je flétris ces pusillanimes,
Ô vieux peuple des jours sublimes,
Géants à qui nous les mêlions,
Je les laisse trembler leurs fièvres,
Et je déclare que ces lièvres
Ne sont pas vos fils, ô lions !
Jersey, le 15 janvier 1853.
811
On en veut trop aux courtisans ;
On va criant partout qu'à l'état inutiles
Pour leur seul intérêt ils se montrent habiles :
Ce sont discours de médisants.
J'ai lu, je ne sais où, qu'autrefois en Syrie
Ce fut un courtisan qui sauva sa patrie.
Voici comment : dans le pays
La peste avait été portée,
Et ne devait cesser que quand le dieu Protée
Dirait là-dessus son avis.
Ce dieu, comme l'on sait, n'est pas facile à vivre :
Pour le faire parler il faut longtemps le suivre,
Près de son antre l'épier,
Le surprendre, et puis le lier,
Malgré la figure effrayante
Qu'il prend et quitte à volonté.
Certain vieux courtisan, par le roi député,
Devant le dieu marin tout-à-coup se présente.
Celui-ci, surpris, irrité,
Se change en noir serpent ; sa gueule empoisonnée
Lance et retire un dard messager du trépas,
Tandis que, dans sa marche oblique et détournée,
Il glisse sur lui-même et d'un pli fait un pas.
Le courtisan sourit : je connais cette allure,
Dit-il, et mieux que toi je sais mordre et ramper.
Il court alors pour l'attraper :
Mais le dieu change de figure ;
Il devient tour-à-tour loup, singe, lynx, renard.
Tu veux me vaincre dans mon art,
Disait le courtisan : mais, depuis mon enfance,
Plus que ces animaux avide, adroit, rusé,
Chacun de ces tours-là pour moi se trouve usé.
Changer d'habit, de mœurs, même de conscience ;
Je ne vois rien là que d'aisé.
Lors il saisit le dieu, le lie,
Arrache son oracle, et retourne vainqueur.
Ce trait nous prouve, ami lecteur,
Combien un courtisan peut servir la patrie.
737
Even if there is a Light, scare him? I opened
and asked to cut off the blade of other items
sold for calories. In other words, Sea, Myrna,
Aipyn, the continuation of the vehicle, if Thomas is not mentioned,
should be a source of unrest in some areas,
in the administration area and in the area
South of the attackers attacking Hong Kong
courts no more than Hong Kong, Hong Kong:
then life, McGoney and the government of nations,
I would not want you to try. The nature of the rock flows into a new culture. Questions about Dubai from the south-west;
Valais on the right and the lost picture
of the person who created the volcano, called the _word._
The government's is the best song,
the pyramid of the digester
and the world power, the song of the
French army. German and German songs (1) 2 1 2 3 4 5 ...
German German German 345 345 0 12:12 Setting up Spanish spiderwebs
to greet an enemy without Volkswagen
Brazil Elvetat, such as syrylya, sylsbry
gateway sugar in German, German, Spanish zyr,
basketball specialist American B. In Spanish law.
And what if he is not the keeper of his life?
He hears the seabed in Patchland, the beauty,
the heart, the brain, the skin and the skin of thousands of these animals.
During the visit of Marin Maran to the city
of Marin Maran, Thomas found a new spiritual
leader and the Southern Court, the Hong Kong
project aggyephurm which affects the interests
of the whole world in the world.
there is nothing. But it is not. But after ten
questions about the state of religion
and the new rock. Savior will be something
like a picture. The importance that is in the
kingdom of the singer is the pyramid, and I,
the poorer, and the second - the singer, the man,
the greatest in this world, in the world.
happiness and taste. (1) 2 1 2 3 4 5 ... 345 345 0:12
German, German, German, Copyright,
All rights reserved to foreign investors.
Look at the number of volleyball players in Germany,
German, Spanish, Australian, Spanish sub-district. Peter 6
succeeded in the ability,
but the services are free.
Jan 26, 2019
Jan 26, 2019 at 10:44 AM UTC
Tristesse amère
Ne peut crier :
Pourtant, ma mère,
Je veux prier.
Là-haut peut-être
On m'entendra ;
Qui m'a fait naître
Me soutiendra.
James qui m'aime
Va me quitter ;
Cette nuit même
Doit l'emporter.
Le temps est sombre,
Et sur les flots
Voyez-vous l'ombre
Des matelots ?
Dans leur nacelle
Il s'engagea ;
C'est encor celle
Qui naufragea !
On tend la voile ;
Ô désespoir !
Pas une étoile
Pour l'entrevoir.
A la chapelle,
Avant le jour,
Un vœu m'appelle,
Un vœu d'amour.
Il doit m'attendre ;
J'y porte encor
Un baiser tendre,
Un anneau d'or.
Don de mon père,
C'est le dernier :
Qu'il soit prospère
Au marinier !
C'est le symbole
De mon lien ;
Pour mon idole
Je n'ai plus rien.
569
And it's all just a blur, like out of body experience as I
take risks I never used to take like singing
into the microphone, and really I never sing
and I sang "I Believe in Miracles" with feeling
and what is happening to me, as I just kind of ooze from one hour
to the next and I asked a guy to see a movie with me
but that's weird I never do that and the fog has lifted
and I take a picture of myself in blue
like I used to when things were simpler and happier
and I can't tell why I used to be so stressed and anguished when now it
seems like there may be hope after all and escape
and a job you hate can really be a kind of jail of pent up
feelings of anger and it just kind of rots you and makes
you hate life and even if you only have a vague notion
kind of a fuzzy, idea of the future, kind of like
walking on cliffs in Marin county with clouds, thick ones,
rolling in so fast you can see them and you can feel them
on your face as well but you can't see the trail ahead
but it is so beautiful and bracing and alive
Feb 5, 2013
Feb 5, 2013 at 8:15 PM UTC
Je faisais ces Sonnets en l'Antre Piéride,
Quand on vit les Français sous les armes suer,
Quand on vit tout le peuple en fureur se ruer,
Quand Bellonne sanglante allait devant pour guide ;
Quand au lieu de la loi, le vice, l'homicide,
L'impudence, le meurtre, et se savoir muer
En Glauque (1) et en Protée, et l'Etat remuer,
Etaient titres d'honneur, nouvelle Thébaïde.
Pour tromper les soucis d'un temps si vicieux,
J'écrivais en ces vers ma complainte inutile.
Mars aussi bien qu'Amour de larmes est joyeux.
L'autre guerre est cruelle, et la mienne est gentille ;
La mienne finirait par un combat de deux,
Et l'autre ne pourrait par un camp de cent mille.
1. Glauque : Glaucus le Pontique (Pêcheur devenu dieu marin.)
412
Je t'ai rêvée, câline
Ogresse minérale,
Gazeuse et animale
Frémissante,
Offerte au sac et ressac des sables noirs,
Volcanique baïne !
J'ai cherché dans l'écume les coquelicots
Et les abeilles entre les raisiniers bord-de-mer
Je n'ai vu que lave moutonnante
Et crabes-violonistes qui jouaient au cerf-volant.
J'ai cherché le marbre des bas-reliefs en ruine
C'étaient les éclats de tes mille yeux
De cristal épars sur l'estran
Qui me brûlaient comme des phares engloutis
Dans un cimetière sous-marin.
Et soudain dans une déferlante
Surgie d'un galet bien lisse
J'ai vu les vingt-six os de ton pied droit
Reconnaissable entre tous
Juché sur ses orteils
Et j'ai crié : Apsara !
J'ai crié Zoé !
J 'ai crié Gradiva !
Et nous avons dansé et tournoyé
Au-dessus des trous noirs !
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:01 PM UTC
Osez, déesse, osez !
Osez les mots qui piquent
comme des femmes matador,
maîtresses sauvages de la mer mate,
tueuses au coeur de pierre
qui vous quittent à la longue
et qui de **** vous étirent la peau
de leur longue-vue et se pâment
d'extase muette quand vous
vous débattez en vain comme
des pieuvres folles
dans la dentelle d'araignée
de la barrière de corail où ne règne nul garde-barrières.
Osez les mots, déesse, osez !
les mots qui scient comme le sel marin
Et l'acide qu'elles vous jettent à la figure
comme si c'était une chopine de rhum
mais qui **** de vous défigurer
vous plongent dans l'abysse incandescente
de la mer-lave qui nettoie.
Osez les mots, osez, déesse, osez !
Osez les mots qui puent
comme des gouttes d'eau lourde
qui s'échappent du bec des colibris
qui tels des Canadair ivres répandent le feu
Dans la darse au lieu de l'éteindre.
Le mot feu pique.
Osez le feu, l"Ardeur. Et chantez l'Ardance !
Osez, maîtresse, osez !
Osez les mots qui gisent
comme des jets d'encre
qui giclent des tentacules des pieuvres
et qui écument les souvenirs au lieu de les effacer.
Osez les mots, maîtresse, osez !
Osez les mots qui grésillent
comme des aiguilles de pin en pleine éclade
et qui vous chavirent
et qui vous rendent à la merci des sirènes.
Osez les mots burlesques,
les mots qui font des frasques,
les mots qui effeuillent et font le striptease de l'ombre .
Osez les mots fétiche,
les mots qui mènent la danse,
les mots à forte poitrine,
les mots orgiaques qui dansent le gwoka,
les mots burlesques comme Tempest Storm et Buckaroo,
Osez, osez, osez, osez, maîtresse ,
Osez les mots qui bandent leur arc
Et mettent en joue...
Osez les mots, osez les mots , maîtresse
Osez les mots qui frottent
et qui transforment les maux de dos
des Quasimodos en mots d'eaux.
Aug 23, 2019
Aug 23, 2019 at 3:06 AM UTC
Il y a les moissons du ciel
Et les moissons de la mer.
Et les anguilles préfèrent, au vent
Et aux nuages,
Les jungles flottantes sans rivage
Pour y pondre leurs hommages.
Ce n'est pas l'œil du cyclone
Ni l'arc-en-ciel
Qui captive les poissons volants
Et les anémones
Et les alimente de goemon, varech
De nitrates et phosphates.
C'est la mer des sargasses,
Refuge des eaux salines, immobiles
Et chaudes
Où vague et vent sont bannis,
Qui mène le bal d'entre deux morts,
Le bal des sargasses.
Chaque tortue de mer qui éclot,
Chaque marin qui s'y frotte,
Sens dessus dessous
Chante les tentacules de la muse hydroïde
Bryozoaire
Calme
Humide
Et nourricière
Garantie sans OGM
Qui hante ce port d'attache de sa dentelle
Fine et négligemment ouvragée .
Oct 26, 2019
Oct 26, 2019 at 9:06 AM UTC
Amor,
A chaque fois que je décalotte ta coquille
Aux portes de la Chambre d' Amour
Ton Aura vient à la rescousse.
Elle danse, elle court.
Je ne vois plus rien
Je deviens aveugle
Tout se trouble, tout est flou
Et quand c'est flou c'est qu'il y a un loup !
La migraine me prend
Me culbute, me renverse
Je cherche une bouée
Où m'agripper
Et je me retrouve naufragé sur ton atoll
Et quand je rouvre enfin les yeux
Que je retrouve la lumière de ton ombre
C'est ton aréole de sable d'or qui m'envahit,
Pointe immergée d'un volcan sous-marin oublié,
Où se dresse aux vents alizés, tel un cocotier nain,
Ton mamelon, seul promontoire, phare bleu cobalt
Sublimement dressé contre vents et marées.
La mer se prélasse sous les hortensias de toutes nuances
De bleu et vert et rouge et café
Et réclame aux hippocampes et aux orphies
Qui se faufilent et la chevauchent
De lui servir son punch coco
On the rocks.
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 11:58 AM UTC
The hike to the waterfall
multiplied
my fear of falling by
my fear of passing out from exhaustion.
The hills climbed like
terra cotta slices of cheesecake
cut for giants. To the south, hoodoos ringed
like wedding cake, encrusted with
shimmering slices of Anjou Pear.
“She’s better at hiking
than she used to be,” Mike said.
“She made it further
than I expected,” Leilani said.
“She didn’t stop;
she’s right behind us,” said Celine.
I missed
my dogs. I missed
the way they would tug at the leash to
propel me toward good smells. I missed
the way they would tug behind when they felt
something looked dangerous or difficult.
Dwarfed by the stone cliffs, I felt
like a gnat
at the Marin Farmers’ Market. The sky and stone
weighed heavy on my soul.
My mind clawed at
purple seas armed with
chisels slashing at the landscape.
Aug 11, 2018
Aug 11, 2018 at 1:03 PM UTC
J'ai dans ma chambre une aquarelle
Bizarre, et d'un peintre avec qui
Mètre et rime sont en querelle,
- Théophile Kniatowski.
Sur l'écume blanche qui frange
Le manteau glauque de la mer
Se groupent en bouquet étrange
Trois nymphes, fleurs du gouffre amer.
Comme des lis noyés, la houle
Fait dans sa volute d'argent
Danser leurs beaux corps qu'elle roule,
Les élevant, les submergeant.
Sur leurs têtes blondes, coiffées
De pétoncles et de roseaux,
Elles mêlent, coquettes fées,
L'écrin et la flore des eaux.
Vidant sa nacre, l'huître à perle
Constelle de son blanc trésor
Leur gorge, où le flot qui déferle
Suspend d'autres perles encor.
Et, jusqu'aux hanches soulevées
Par le bras des Tritons nerveux,
Elles luisent, d'azur lavées,
Sous l'or vert de leurs longs cheveux.
Plus bas, leur blancheur sous l'eau bleue
Se glace d'un visqueux frisson,
Et le torse finit en queue,
Moitié femme, moitié poisson.
Mais qui regarde la nageoire
Et les reins aux squameux replis,
En voyant les bustes d'ivoire
Par le baiser des mers polis ?
A l'horizon, - piquant mélange
De fable et de réalité, -
Paraît un vaisseau qui dérange
Le choeur marin épouvanté.
Son pavillon est tricolore ;
Son tuyau ***** la vapeur ;
Ses aubes fouettent l'eau sonore,
Et les nymphes plongent de peur.
Sans crainte elles suivaient par troupes
Les trirèmes de l'Archipel,
Et les dauphins, arquant leurs croupes,
D'Arion attendaient l'appel.
Mais le steam-boat avec ses roues,
Comme Vulcain battant Vénus,
Souffletterait leurs belles joues
Et meurtrirait leurs membres nus.
Adieu, fraîche mythologie !
Le paquebot passe et, de ****
Croit voir sur la vague élargie
Une culbute de marsouin.
360
À quoi pensent ces flots, qui baisent sans murmure
Les flancs de ce rocher luisant comme une armure ?
Quoi donc ! n'ont-ils pas vu dans leur propre miroir,
Que ce roc, dont le pied déchire leurs entrailles,
A sur sa tête un fort, ceint de blanches murailles,
Roulé comme un turban autour de son front noir ?
Que font-ils ? à qui donc gardent-ils leur colère ?
Allons ! acharne-toi sur ce cap séculaire,
Ô mer ! Trêve un moment aux pauvres matelots !
Ronge, ronge ce roc ! qu'il chancelle, qu'il penche,
Et tombe enfin, avec sa forteresse blanche,
La tête la première, enfoncé dans les flots !
Dis, combien te faut-il de temps, ô mer fidèle,
Pour jeter bas ce roc avec sa citadelle ?
Un jour ? un an ? un siècle ?... Au nid du criminel
Précipite toujours ton eau jaune de sable !
Que t'importe le temps, ô mer intarissable ?
Un siècle est comme un flot dans ton gouffre éternel.
Engloutis cet écueil ! que ta vague l'efface
Et sur son front perdu toujours passe et repasse !
Que l'algue aux verts cheveux dégrade ses contours !
Que, sur son flanc couché, dans ton lit sombre il dorme !
Qu'on n'y distingue plus sa forteresse informe !
Que chaque flot emporte une pierre à ses tours !
Afin que rien n'en reste au monde, et qu'on respire
De ne plus voir la tour d'Ali, pacha d'Epire ;
Et qu'un jour, côtoyant les bords qu'Ali souilla,
Si le marin de Cos dans la mer ténébreuse
Voit un grand tourbillon dont le centre se creuse,
Aux passagers muets il dise : C'était là !
Le 26 novembre 1828.
329
VII.
Toi qui bats de ton flux fidèle
La roche où j'ai ployé mon aile,
Vaincu, mais non pas abattu,
Gouffre où l'air joue, où l'esquif sombre
Pourquoi me parles-tu dans l'ombre ?
Ô sombre mer, que me veux-tu ?
Tu n'y peux rien ! Ronge tes digues,
Epands l'onde que tu prodigues,
Laisse-moi souffrir et rêver ;
Toutes les eaux de ton abîme,
Hélas ! passeraient sur ce crime,
Ô vaste mer, sans le laver !
Je comprends, tu veux m'en distraire
Tu me dis : Calme-toi, mon frère,
Calme-toi, penseur orageux !
Mais toi-même alors, mer profonde,
Calme ton flot puissant qui gronde,
Toujours amer, jamais fangeux !
Tu crois en ton pouvoir suprême,
Toi qu'on admire, toi qu'on aime,
Toi qui ressembles au destin,
Toi que les cieux ont azurée,
Toi qui dans ton onde sacrée
Laves l'étoile du matin !
Tu me dis : Viens, contemple, oublie !
Tu me montres le mât qui plie,
Les blocs verdis, les caps croulants,
L'écume au **** dans les décombres,
S'abattant sur les rochers sombres
Comme une troupe d'oiseaux blancs,
La pêcheuse aux pieds nus qui chante,
L'eau bleue où fuit la nef penchants,
Le marin, rude laboureur,
Les hautes vagues en démence
Tu me montres ta grâce immense
Mêlée à ton immense horreur ;
Tu me dis : Donne-moi ton âme
Proscrit, éteins en moi ta flamme
Marcheur, jette aux flots ton bâton
Tourne vers moi ta vue ingrate.
Tu me dis : J'endormais Socrate !
Tu me dis : J'ai calmé Caton !
Non ! respecte l'âpre pensée,
L'âme du juste courroucée,
L'esprit qui songe aux noirs forfaits !
Parle aux vieux rochers, tes conquêtes,
Et laisse en repos mes tempêtes !
D'ailleurs, mer sombre, je te hais !
Ô mer ! n'est-ce pas toi, servante,
Qui traînes sur ton eau mouvante,
Parmi les vents et les écueils,
Vers Cayenne aux fosses profondes
Ces noirs pontons qui sur tes ondes
Passent comme de grands cercueils !
N'est-ce pas toi qui les emportes
Vers le sépulcre ouvrant ses portes,
Tous nos martyrs au front serein,
Dans la cale où manque la paille,
Où les canons pleins de mitraille,
Béants, passent leur cou d'airain !
Et s'ils pleurent, si les tortures
Font fléchir ces hautes natures,
N'est-ce pas toi, gouffre exécré,
Qui te mêles à leur supplice,
Et qui de ta rumeur complice
Couvres leur cri désespéré !
Du 16 au 22 novembre 1852, à Jersey
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