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"louve" poems
Darling you know i love it when you play the black chords Let them echo through the house for a long minutes time and show me the god in your fingertips a lover's hand you have with that percussive beat rumble those strings with a heavy heart give the dead ivory a taste of your lip the ecstasy, the thrill the trill and timbre the infantile touch of a player's soul strumming through that sweet sound It is my youth, my zenith, my dying wish my every happiness to hear your musical singing string, 'till the very end.
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Feb 7, 2018
Feb 7, 2018 at 8:01 PM UTC
Claire de Louve
Someday I'll be the person I want to be. Someday I'll stand up for myself. Someday I'll learn how to love myself. Someday I'll get my own art gallery. Someday I'll finish writing my book. Someday I'll walk the louve. Someday I'll go to Venice and Rome. Someday I'll find true love again. Someday I'll be actually happy. Someday I'll be the person I'm meant to be. And until then I'm okay. I'll get there! Someday...
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Jul 10, 2015
Jul 10, 2015 at 4:38 AM UTC
Someday
she stands in front of me wailing inside; statuesque, freckled, sad smile, whimsical face, hard to describe. there was a subtle depth in her aura. says, "i've given up on my life taking any faerie tale turn." at those words, i wanted to be everything to her. i wished for the passion of romeo, the charm of casanova, and the beauty of dorian gray. if only to take her on a ride through the back streets of naples, to traipse about the galleries of the louve, to sleep on the sands of a riviera, to love under a thousand magical moons. but with my heart in my throat, I could say nothing. in that moment, her eyes gleaming at mine, a sadness unveiled itself. this doubt enshrouded in her crimson locks; wanting so much of the unknown, but always staying with what is sure. sixteen years old- already bought and sold.
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Apr 24, 2013
Apr 24, 2013 at 12:04 AM UTC
Crystal
Fable XII, Livre V. LA LOUVE. Rarement à changer on gagne. Pourquoi veux-tu courir les champs ? Crois-moi, reste sur la montagne. J'aime ces bois, j'aime les chants Que ce vieux pâtre y fait entendre. Son chien n'est pas des plus méchants. Plus prompt à fuir qu'à se défendre, S'il aboie, il ne mord jamais ; On n'y vit que de chevreau ; mais, S'il n'est gras, du moins est-il tendre. LE LOUP. Qui ? moi ! rester dans ces déserts Pour n'ouïr que les mêmes airs Sur des pipeaux toujours plus aigres ? Qui ? moi ! rester sur ce rocher Pour jeûner ou pour n'accrocher Que des chevreaux toujours plus maigres À ce mets borner mon espoir, Et d'agneaux quand la plaine abonde, N'en pas tâter, n'en pas plus voir Que s'il n'en était point au monde ? Ah ! fuyons **** de ce canton, Théâtre obscur pour mon courage ! Vous le savez : dès mon jeune âge, J'aimai la gloire et le mouton. J'y retourne : en un frais bocage Qu'environnent des prés fleuris, Où sont rassemblés et nourris Les doux agneaux du voisinage, Demain, ce soir, je m'établis Tout au beau milieu des brebis. Défrayé par droit de conquête, Comme un héros russe ou prussien, J'engraisse là sans craindre rien ; Car est-il ou berger ou chien Assez fort pour me faire tête ? LA LOUVE. Sur ce point je suis sans effroi. Pris séparément, ce me semble, Aucun d'eux n'est plus fort que toi ; Mais si l'intérêt les rassemble, Mon fils, crois-tu de bonne foi Être aussi fort qu'eux tous ensemble ?
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Le loup et sa mère
She Wolf (Louve) She can walk through walls and tear down buildings with just the look in her eyes I long for her power, her prowess and her slinky stroll. Pull her prey in and sink her claws deep into the flesh on his back, Gnash my teeth I can imagine the way the hot blood tastes on his skin. Dangerous alone, deadly in packs, they take over a room in a single glance. Teeth white lips red and tongue sharp she makes her move on a new victim, Glides up beside me and I am drawn close to her scent. Sensing my bloodlust she takes my hand in hers and leads me to the floor. Electrically charged and warm her skin feels like it would melt into mine, She twirls me around and presses me to her, empowered I grab onto her arms. Flocked to us like sheep, drawn to her energy, she releases me to another’s arms. Drunk on her I feel like someone else flows through my veins and follow her lead. Moving with him into his bones I have total control and feel power and lust well, He is drawn and succumbs to my will I drag my fingers down his throat slowly, She and I have become one, moving force of lust and strength. We are all things rough, silken, ****** raw and deeply powerful. My master has taught me well it is apparent now I have made the change. I am the louve.
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Jun 6, 2012
Jun 6, 2012 at 11:44 PM UTC
Louve
J'aime le souvenir de ces époques nues, Dont Phoebus se plaisait à dorer les statues. Alors l'homme et la femme en leur agilité Jouissaient sans mensonge et sans anxiété, Et, le ciel amoureux leur caressant l'échine, Exerçaient la santé de leur noble machine. Cybèle alors, fertile en produits généreux, Ne trouvait point ses fils un poids trop onéreux, Mais, louve au coeur gonflé de tendresses communes, Abreuvait l'univers à ses tétines brunes. L'homme, élégant, robuste et fort, avait le droit D'être fier des beautés qui le nommaient leur roi ; Fruits purs de tout outrage et vierges de gerçures, Dont la chair lisse et ferme appelait les morsures ! Le Poète aujourd'hui, quand il veut concevoir Ces natives grandeurs, aux lieux où se font voir La nudité de l'homme et celle de la femme, Sent un froid ténébreux envelopper son âme Devant ce noir tableau plein d'épouvantement. Ô monstruosités pleurant leur vêtement ! Ô ridicules troncs ! torses dignes des masques ! Ô pauvres corps tordus, maigres, ventrus ou flasques, Que le dieu de l'Utile, implacable et serein, Enfants, emmaillota dans ses langes d'airain ! Et vous, femmes, hélas ! pâles comme des cierges, Que ronge et que nourrit la débauche, et vous, vierges, Du vice maternel traînant l'hérédité Et toutes les hideurs de la fécondité ! Nous avons, il est vrai, nations corrompues, Aux peuples anciens des beautés inconnues : Des visages rongés par les chancres du coeur, Et comme qui dirait des beautés de langueur ; Mais ces inventions de nos muses tardives N'empêcheront jamais les races maladives De rendre à la jeunesse un hommage profonde, - A la sainte jeunesse, à l'air simple, au doux front, A l'oeil limpide et clair ainsi qu'une eau courante, Et qui va répandant sur tout, insouciante Comme l'azur du ciel, les oiseaux et les fleurs, Ses parfums, ses chansons et ses douces chaleurs !
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J'aime le souvenir de ces époques nues
J'aime le souvenir de ces époques nues, Dont Phoebus se plaisait à dorer les statues. Alors l'homme et la femme en leur agilité Jouissaient sans mensonge et sans anxiété, Et, le ciel amoureux leur caressant l'échine, Exerçaient la santé de leur noble machine. Cybèle alors, fertile en produits généreux, Ne trouvait point ses fils un poids trop onéreux, Mais, louve au coeur gonflé de tendresses communes, Abreuvait l'univers à ses tétines brunes. L'homme, élégant, robuste et fort, avait le droit D'être fier des beautés qui le nommaient leur roi ; Fruits purs de tout outrage et vierges de gerçures, Dont la chair lisse et ferme appelait les morsures ! Le Poète aujourd'hui, quand il veut concevoir Ces natives grandeurs, aux lieux où se font voir La nudité de l'homme et celle de la femme, Sent un froid ténébreux envelopper son âme Devant ce noir tableau plein d'épouvantement. Ô monstruosités pleurant leur vêtement ! Ô ridicules troncs ! torses dignes des masques ! Ô pauvres corps tordus, maigres, ventrus ou flasques, Que le dieu de l'Utile, implacable et serein, Enfants, emmaillota dans ses langes d'airain ! Et vous, femmes, hélas ! pâles comme des cierges, Que ronge et que nourrit la débauche, et vous, vierges, Du vice maternel traînant l'hérédité Et toutes les hideurs de la fécondité ! Nous avons, il est vrai, nations corrompues, Aux peuples anciens des beautés inconnues : Des visages rongés par les chancres du coeur, Et comme qui dirait des beautés de langueur ; Mais ces inventions de nos muses tardives N'empêcheront jamais les races maladives De rendre à la jeunesse un hommage profonde, - A la sainte jeunesse, à l'air simple, au doux front, A l'oeil limpide et clair ainsi qu'une eau courante, Et qui va répandant sur tout, insouciante Comme l'azur du ciel, les oiseaux et les fleurs, Ses parfums, ses chansons et ses douces chaleurs !
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They say it like they know it, And you've always kept quiet, But you've got poetry, Right down to the louve, It's now just a hall, In your mind's eye, To see, And not like what is there, The picture in your word blackens, But it won't let you speak it, You gave up on being perfect, A long time ago, Flowers in a tomb, Keep watch by Egypt, Yet you still feel their shadow, Though their spirits are gone, If they were real, They'd leave memories too, But love only lasts so long, By a dream like you, Although your spirits are still here, And mysteries remain unknown, You're only seeing your words, While the earth sees your hope.
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Sep 4, 2015
Sep 4, 2015 at 2:03 PM UTC
Hope.
Si j'étais la feuille que roule L'aile tournoyante du vent, Qui flotte sur l'eau qui s'écoule, Et qu'on suit de l'oeil en rêvant ; Je me livrerais, fraîche encore, De la branche me détachant, Au zéphyr qui souffle à l'aurore, Au ruisseau qui vient du couchant. Plus **** que le fleuve, qui gronde, Plus **** que les vastes forêts, Plus **** que la gorge profonde, Je fuirais, je courrais, j'irais ! Plus **** que l'antre de la louve, Plus **** que le bois des ramiers, Plus **** que la plaine où l'on trouve Une fontaine et trois palmiers ; Par delà ces rocs qui répandent L'orage en torrent dans les blés, Par delà ce lac morne, où pendent Tant de buissons échevelés ; Plus **** que les terres arides Du chef maure au large ataghan, Dont le front pâle a plus de rides Que la mer un jour d'ouragan. Je franchirais comme la flèche L'étang d'Arta, mouvant miroir, Et le mont dont la cime empêche Corinthe et Mykos de se voir. Comme par un charme attirée, Je m'arrêterais au matin Sur Mykos, la ville carrée, La ville aux coupoles d'étain. J'irais chez la fille du prêtre, Chez la blanche fille à l'oeil noir, Qui le jour chante à sa fenêtre, Et joue à sa porte le soir. Enfin, pauvre feuille envolée, Je viendrais, au gré de mes voeux, Me poser sur son front, mêlée Aux boucles de ses blonds cheveux ; Comme une perruche au pied leste Dans le blé jaune, ou bien encor Comme, dans un jardin céleste, Un fruit vert sur un arbre d'or. Et là, sur sa tête qui penche, Je serais, fût-ce peu d'instants, Plus fière que l'aigrette blanche Au front étoilé des sultans.
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Voeu
Si j'étais la feuille que roule L'aile tournoyante du vent, Qui flotte sur l'eau qui s'écoule, Et qu'on suit de l'oeil en rêvant ; Je me livrerais, fraîche encore, De la branche me détachant, Au zéphyr qui souffle à l'aurore, Au ruisseau qui vient du couchant. Plus **** que le fleuve, qui gronde, Plus **** que les vastes forêts, Plus **** que la gorge profonde, Je fuirais, je courrais, j'irais ! Plus **** que l'antre de la louve, Plus **** que le bois des ramiers, Plus **** que la plaine où l'on trouve Une fontaine et trois palmiers ; Par delà ces rocs qui répandent L'orage en torrent dans les blés, Par delà ce lac morne, où pendent Tant de buissons échevelés ; Plus **** que les terres arides Du chef maure au large ataghan, Dont le front pâle a plus de rides Que la mer un jour d'ouragan. Je franchirais comme la flèche L'étang d'Arta, mouvant miroir, Et le mont dont la cime empêche Corinthe et Mykos de se voir. Comme par un charme attirée, Je m'arrêterais au matin Sur Mykos, la ville carrée, La ville aux coupoles d'étain. J'irais chez la fille du prêtre, Chez la blanche fille à l'oeil noir, Qui le jour chante à sa fenêtre, Et joue à sa porte le soir. Enfin, pauvre feuille envolée, Je viendrais, au gré de mes voeux, Me poser sur son front, mêlée Aux boucles de ses blonds cheveux ; Comme une perruche au pied leste Dans le blé jaune, ou bien encor Comme, dans un jardin céleste, Un fruit vert sur un arbre d'or. Et là, sur sa tête qui penche, Je serais, fût-ce peu d'instants, Plus fière que l'aigrette blanche Au front étoilé des sultans.
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Tu me dis, mon Âme : "Apprends à me connaître Aime-moi Tu verras Avec moi, mon Ombre, Tu vivras des choses jamais imaginées " Alors je m'imagine, j'essaie Je me mets direct au septième ciel et je saute à la marelle Pour rejoindre ton rivage Amour. Je te vois animale et j'imagine ton règne J 'imagine tes cris de Muse Le lundi, tu es chienne, tu me miaules, tu me gazouilles et tu me bêles Le mardi, cochonne, tu me glousses, tu me glapis et tu me piaules Le mercredi, louve, tu me siffles, tu me beugles et tu me râles Le jeudi, vipère, tu m'aboies, tu me hennis et tu me grondes Le vendredi, tigresse, tu me barètes, tu me trompettes et tu me stridules, Le samedi, chatte, tu me couines, tu me roucoules et tu me brailles Et le dimanche, méduse, tu me chantes, sans bruit, dans le silence Le cantique de nos retrouvailles animales.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 6:59 AM UTC
J'imagine ton règne
Il en est encore une au monde, Je la rencontre quelquefois, Je dois vous dire qu'elle est blonde Et qu'elle habite au fond des bois. N'était que Vous, Vous êtes brune Et que Vous habitez Paris, Vous vous ressemblez... sous la lune, Et quand le temps est un peu gris. Or, dernièrement, sur ma route J'ai vu ma fée aux yeux subtils : « Que faites-vous ? - Je vous écoute. - Et les amours, comment vont-ils ? - Ah ! ne m'en parlez pas, Madame, C'est toujours là que l'on a mal ; Si ce n'est au corps... c'est à l'âme. L'amour, au diable l'animal ! - Méchant ! voulez-vous bien vous taire, Vous n'iriez pas en Paradis ; Si son nom n'est pas un mystère, Dites-le moi » - Je le lui dis. - « Que fait-elle ? - Elle... attend sa fête. - C'est dire qu'elle ne fait rien. Comment est-elle ! - Elle est parfaite. - Et vous l'aimez ? - Je le crois bien. - Vous l'adorez ! - J'en perds la tête. - Vous la suivriez n'importe où ; Ah ! mon ami... quel grand poète Vous faites... oui, vous êtes fou. Mais si votre femme est sans tache, Sans le moindre... petit défaut, Inutile qu'on vous le cache, Ce n'est pas celle qu'il vous faut. Il faut partir... battre les routes, Et vous verrez à l'horizon Luire enfin la femme entre toutes Que vous destine... la Raison. Voulez-vous que je vous la peigne Comme on se peint dans les miroirs ? Ses cheveux mordus par le peigne Ont des fils blancs dans leurs fils noirs ; Elle n'a... qu'une faim de louve, Et du cœur... si vous en avez ; C'est une femme qui se trouve Un peu comme vous vous trouvez. Elle n'est ni laide ni bête, Avec... comment dire... un travers... Un petit coup... quoi ! sur la tête, Et capable d'aimer les vers ; Ni très mauvaise ni très bonne, Tâchant de vivre... comme il sied, Et... dans un coin de sa personne Elle a... mettons... un cor au pied ! - Ah !... quelle horreur !... jamais, Madame ! - Je vous dis, clair comme le jour : Ce qu'il faut avoir dans la femme N'est pas la femme, c'est l'amour. Pour avoir l'amour, imbécile ! On ne prend pas trente partis, La chanson le dit, c'est facile : Il faut des époux assortis. L'amour n'est pas fils de Bohême ; Il a parfaitement sa loi : Si tu n'es digne que je t'aime Je me fiche pas mal de toi. Bonsoir ». Ainsi parla ma fée Qui parle... presque avec ta voix ; Puis je la vis, d'aube coiffée, Reprendre le chemin des bois. Son conseil est bon ; qu'il se perde, Saint Antoine, on peut vous prier ; Mais partir !... au **** et puis, merde ! Je ne veux pas me marier.
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La fée
Il en est encore une au monde, Je la rencontre quelquefois, Je dois vous dire qu'elle est blonde Et qu'elle habite au fond des bois. N'était que Vous, Vous êtes brune Et que Vous habitez Paris, Vous vous ressemblez... sous la lune, Et quand le temps est un peu gris. Or, dernièrement, sur ma route J'ai vu ma fée aux yeux subtils : « Que faites-vous ? - Je vous écoute. - Et les amours, comment vont-ils ? - Ah ! ne m'en parlez pas, Madame, C'est toujours là que l'on a mal ; Si ce n'est au corps... c'est à l'âme. L'amour, au diable l'animal ! - Méchant ! voulez-vous bien vous taire, Vous n'iriez pas en Paradis ; Si son nom n'est pas un mystère, Dites-le moi » - Je le lui dis. - « Que fait-elle ? - Elle... attend sa fête. - C'est dire qu'elle ne fait rien. Comment est-elle ! - Elle est parfaite. - Et vous l'aimez ? - Je le crois bien. - Vous l'adorez ! - J'en perds la tête. - Vous la suivriez n'importe où ; Ah ! mon ami... quel grand poète Vous faites... oui, vous êtes fou. Mais si votre femme est sans tache, Sans le moindre... petit défaut, Inutile qu'on vous le cache, Ce n'est pas celle qu'il vous faut. Il faut partir... battre les routes, Et vous verrez à l'horizon Luire enfin la femme entre toutes Que vous destine... la Raison. Voulez-vous que je vous la peigne Comme on se peint dans les miroirs ? Ses cheveux mordus par le peigne Ont des fils blancs dans leurs fils noirs ; Elle n'a... qu'une faim de louve, Et du cœur... si vous en avez ; C'est une femme qui se trouve Un peu comme vous vous trouvez. Elle n'est ni laide ni bête, Avec... comment dire... un travers... Un petit coup... quoi ! sur la tête, Et capable d'aimer les vers ; Ni très mauvaise ni très bonne, Tâchant de vivre... comme il sied, Et... dans un coin de sa personne Elle a... mettons... un cor au pied ! - Ah !... quelle horreur !... jamais, Madame ! - Je vous dis, clair comme le jour : Ce qu'il faut avoir dans la femme N'est pas la femme, c'est l'amour. Pour avoir l'amour, imbécile ! On ne prend pas trente partis, La chanson le dit, c'est facile : Il faut des époux assortis. L'amour n'est pas fils de Bohême ; Il a parfaitement sa loi : Si tu n'es digne que je t'aime Je me fiche pas mal de toi. Bonsoir ». Ainsi parla ma fée Qui parle... presque avec ta voix ; Puis je la vis, d'aube coiffée, Reprendre le chemin des bois. Son conseil est bon ; qu'il se perde, Saint Antoine, on peut vous prier ; Mais partir !... au **** et puis, merde ! Je ne veux pas me marier.
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Furieuse, les yeux caves et les seins roides, Sappho, que la langueur de son désir irrite, Comme une louve court le long des grèves froides, Elle songe à Phaon, oublieuse du Rite, Et, voyant à ce point ses larmes dédaignées, Arrache ses cheveux immenses par poignées ; Puis elle évoque, en des remords sans accalmies, Ces temps où rayonnait, pure, la jeune gloire De ses amours chantés en vers que la mémoire De l'âme va redire aux vierges endormies : Et voilà qu'elle abat ses paupières blêmies Et saute dans la mer où l'appelle la Moire, - Tandis qu'au ciel éclate, incendiant l'eau noire, La pâle Séléné qui venge les Amies.
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Sappho