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"joyeuse" poems
Mon aux deux tiers divine, Toute laine et marjolaine De douceur et délicatesse, Courrais-tu, bufflesse, les steppes Avec ton ombre d'argile A la recherche du plant de jouvence Semé aux Treize Cyclones Qui hantent les îles-fleurs du bout du monde ? A chaque cyclone aux ailes brisées Qu'offrirais-tu, Gilgamesh, mon ombre immortelle Dans le nigredo causal et a-causal où se fond l 'abîme ? ? Au Cyclone-gel, la baguette et le cerceau ? Au Cyclone-mauvais, le taureau céleste ? Au Cyclone-tempête, la Forêt de Cèdres ? Au Cyclone-rafales, le corps de la Joyeuse ? Au Cyclone-tourbillons, les hommes-scorpions ? Au Cyclone-du Nord, les cyprès ? Au Cyclone-poussières, les gazelles ? Au Cyclone-du Sud, les Enfers ? Au Cyclone-de l'Est, le Déluge ? Au Cyclone-de l 'Ouest, la nuit d'étoiles ? Au Cyclone-tornade, le sourire des hyènes ? Au Cyclone-mortifère, le feu éphémère ? Au Cyclone-souffleur, le feu éternel ?
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Aug 23, 2019
Aug 23, 2019 at 2:44 AM UTC
Mon ombre immortelle
Je suis jeune, ou c’est ce qu'ils me disent, Jeunes et capable, sauvage et libre; Mes os ne craquent pas sous le vent. Je suis folle, c'est ce qu'ils disent, Folle de croire vos mots cassés, Mais vous étiez jeune une fois aussi. Je suis seule et ils ne manquent jamais d'avis, Seule, oui, mais jamais trop seule. La tasse était à moitié pleine quand nous nous sommes rencontrés. Je suis ce que je me dis: joyeuse aujourd'hui, envieuse demain, et en ce moment, juste une fille coincée entre deux.
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Oct 29, 2010
Oct 29, 2010 at 3:11 PM UTC
Je suis...
Ma Mamie. Mamie a toujours été là pour nous, Que ce soit pour faire des confitures ou bien des bisous. Julia et moi sautons de joie à chaque fois qu'on la voit, On ne compte jamais les heures pour arriver chez toi. Tu m'as appris à tricoter et me grondait quand j'étais dissipée, Mais chaque matin, sans faute, tu me faisais des pâtes au lait. Grâce à toi nous avons toujours des bons petits plats, Qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il neige ou qu'il fasse froid. Tu râles parfois parce que je suis difficile, Et que je refuse d'avaler un champignon, Cela dit je ne me fais pas de bile, Je sais bien que tes repas seront toujours bons. Je ne me considère pas une petite fille parfaite, Puisque je suis souvent au bout du monde, Mais j'espère que tu ne me feras jamais la tête, Car rien pour moi ne compte plus au monde, Que de te savoir heureuse, joyeuse et en bonne santé. Bien qu'aujourd'hui, je parte pour l'Université, Je veux que tu saches que je ne t'ai pas oubliée. Tu es toujours bien au chaud dans mon cœur, Une place spéciale qui fait tout mon bonheur. Tu accompagnes tous mes voyages, En pensée et souvent même en image. Je me revois toute petite m'endormir dans tes bras, Alors je ne suis plus seule, je sais que tu es là. Je t'écris ce petit poème, Pour que jamais tu n'oublies à quel point je t'aime. **** des yeux, **** du cœur" ne s'applique pas, Nous sommes une famille unie et ça, ca ne s'invente pas. Cette place dans mon cœur n'appartient à personne d'autre que toi, N'aie pas peur de la perdre, elle sera toujours là.
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Sep 20, 2014
Sep 20, 2014 at 6:10 AM UTC
Mamie
Ma Mamie. Mamie a toujours été là pour nous, Que ce soit pour faire des confitures ou bien des bisous. Julia et moi sautons de joie à chaque fois qu'on la voit, On ne compte jamais les heures pour arriver chez toi. Tu m'as appris à tricoter et me grondait quand j'étais dissipée, Mais chaque matin, sans faute, tu me faisais des pâtes au lait. Grâce à toi nous avons toujours des bons petits plats, Qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il neige ou qu'il fasse froid. Tu râles parfois parce que je suis difficile, Et que je refuse d'avaler un champignon, Cela dit je ne me fais pas de bile, Je sais bien que tes repas seront toujours bons. Je ne me considère pas une petite fille parfaite, Puisque je suis souvent au bout du monde, Mais j'espère que tu ne me feras jamais la tête, Car rien pour moi ne compte plus au monde, Que de te savoir heureuse, joyeuse et en bonne santé. Bien qu'aujourd'hui, je parte pour l'Université, Je veux que tu saches que je ne t'ai pas oubliée. Tu es toujours bien au chaud dans mon cœur, Une place spéciale qui fait tout mon bonheur. Tu accompagnes tous mes voyages, En pensée et souvent même en image. Je me revois toute petite m'endormir dans tes bras, Alors je ne suis plus seule, je sais que tu es là. Je t'écris ce petit poème, Pour que jamais tu n'oublies à quel point je t'aime. **** des yeux, **** du cœur" ne s'applique pas, Nous sommes une famille unie et ça, ca ne s'invente pas. Cette place dans mon cœur n'appartient à personne d'autre que toi, N'aie pas peur de la perdre, elle sera toujours là.
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Comme des prairies où poussent mille milliers de fleurs Brille ton sourire, Corinne, ma joyeuse maîtresse, Emblème de la beauté, blason de la jeunesse Lis, rose et lumière qui fait chanter mon cœur.
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Feb 15, 2011
Feb 15, 2011 at 3:08 AM UTC
CHANT JOYEUX
Toulouse en Hiver Quand le roux de l’automne s'estompe ou s'étiole, Que la Garonne charrie un flot de boues terreuses, Que les arbres sans feuille ressemblent à des sculptures de fer, L’hiver a déjà pris possession de la ville. Mais sitôt venu le solstice d’hiver, L'assombrissement de la lumière des jours S’estompe en partie grâce aux feux de la ville. Toulouse apparaît alors ruisselante de lumières. Ensuite viennent les premières journées de froidure ; Tempérées par la bruine et quelques retours de soleil, Sans quoi la cité ne serait pas aussi joyeuse Et le chaland se ferait rare et casanier. Les rues de l'hiver sont plus emplies de gens pressés, Qu’en d’autres saisons, particulièrement dans les bus, Où les mères s'efforcent de faire place aux poussettes, Parmi les acheteurs surchargés de cadeaux. Mais la neige reste rare à Toulouse et accueillie comme une fête Par les bambins ravis et les adultes retrouvant leurs jeunesses Quel dommage que son empire soit si éphémère. et se transforme vite en débâcle boueuse. Il nous manque alors le vin chaud des cités Pyrénéennes, Et de grands brasiers auprès desquels se réchauffer. Mais pointent déjà, avril et mai, où l’hiver se traîne, Où les jours rallongent et le besoin de soleil se fait intense. Nous ne sommes plus **** du printemps qui est renaissance Des plantes, et du besoin de flâner et de « tchatcher» Du Peuple de Toulouse qui rêve déjà des robes légères de l’été, Et de leurs promesses charmantes et enivrantes. Déjà percent les bourgeons et les premières fleurs, Et cette fin d’hiver prend une vêture pimpante, Les rues et les places se remplissent à nouveau du spectacle de la ville. Il ne reste plus qu’à tordre le coup aux fâcheux «saints de glace». Paul Arrighi
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Jan 13, 2017
Jan 13, 2017 at 9:41 AM UTC
Toulouse en Hiver ( Toulouse on Winter )
Toulouse en Hiver Quand le roux de l’automne s'estompe ou s'étiole, Que la Garonne charrie un flot de boues terreuses, Que les arbres sans feuille ressemblent à des sculptures de fer, L’hiver a déjà pris possession de la ville. Mais sitôt venu le solstice d’hiver, L'assombrissement de la lumière des jours S’estompe en partie grâce aux feux de la ville. Toulouse apparaît alors ruisselante de lumières. Ensuite viennent les premières journées de froidure ; Tempérées par la bruine et quelques retours de soleil, Sans quoi la cité ne serait pas aussi joyeuse Et le chaland se ferait rare et casanier. Les rues de l'hiver sont plus emplies de gens pressés, Qu’en d’autres saisons, particulièrement dans les bus, Où les mères s'efforcent de faire place aux poussettes, Parmi les acheteurs surchargés de cadeaux. Mais la neige reste rare à Toulouse et accueillie comme une fête Par les bambins ravis et les adultes retrouvant leurs jeunesses Quel dommage que son empire soit si éphémère. et se transforme vite en débâcle boueuse. Il nous manque alors le vin chaud des cités Pyrénéennes, Et de grands brasiers auprès desquels se réchauffer. Mais pointent déjà, avril et mai, où l’hiver se traîne, Où les jours rallongent et le besoin de soleil se fait intense. Nous ne sommes plus **** du printemps qui est renaissance Des plantes, et du besoin de flâner et de « tchatcher» Du Peuple de Toulouse qui rêve déjà des robes légères de l’été, Et de leurs promesses charmantes et enivrantes. Déjà percent les bourgeons et les premières fleurs, Et cette fin d’hiver prend une vêture pimpante, Les rues et les places se remplissent à nouveau du spectacle de la ville. Il ne reste plus qu’à tordre le coup aux fâcheux «saints de glace». Paul Arrighi
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Aphrodite, Xochiquetzal, Vénus, Ishtar, Astarté ! Oxum, Inanna, Erzulie Freda Mes muses en Kâlî polycéphale réunies, Venez vous ébattre et débattre avec moi ! Et vêtez le masque des savantes hétaïres, Des nagaravadhu, des femmes matadore Des tayu, des ahuianime, des harots Et autres courtisanes de lumière, Rhétoriciennes scandaleuses d'antan, Pour m'initier à l'Intime quintessence Des mystères de vos fils Kama, Eros, Cupidon. J'ai choisi pour vous, les Immortelles, La tenue mortelle des Métèques : Entre Shamhat, la Joyeuse sumérienne Amrapali , Vasantasena, Basaui, Kulika, les tantriques Shinano, Sakura et Bunsui Diotime, prêtresse Mantinéote Aspasie, la belle Milésienne, Omphale, la Lydienne qui domina Hercule, Lasthénéia, Nicarété, les grandes maquerelles, Phryné, de son vrai nom Mnésarétè, la demoiselle, La pudibonde muse de Praxitèle, Puis encore Thargélia, qui devint reine Impéria qui vécut en beauté pendant vingt-six ans et douze jours Veronica, Lamia, Nééra, Laïs qui vous dédia son miroir, Toutes érudites catins de haute volée, Porte-paroles d'Eros, Indomptables et puissantes concubines D'amour et d'intelligence, Je ne peux décider Avec qui convoler au Banquet des Sophistes ? Certaines m'enflamment la chair D'autres l'esprit et l 'âme Et pour toutes cependant sans exception Je bande d'égale vigueur. "Amour, ont assuré ces maîtresses Au disciple fervent que je suis, N 'est ni divin ni humain Ni beau ni laid Ni bon ni méchant Amour est un démon, un sorcier Un magicien, un entremetteur... Si j 'en crois ces rhétoriciennes, Honorer l 'Amour C'est désirer le Beau, assouvir L 'impérissable désir d'immortalité. On aime car on engendre On aime car on féconde On aime car on se reproduit Pour les siècles des siècles. Et c'est Ilithyie qui nous accouche et nous délivre de la mortalité par la conception et l'enfantement. Le Beau est éternel Ce n'est pas un Beau physique Mais métaphysique Qu 'il nous faut reproduire Par des joutes sensuelles Pour tendre vers l 'immortalité. Fécondez-moi donc et en honorant la courtisane, La Métèque, qui vibre sous chacun de vos masques J 'honore l 'Amour à travers vous, Mes Etrangères, Peu importe si mon amour est socratique, Aristotélicien, platonique ou épicurien Pour peu que j 'accouche de mes pensées lubriques. Et si je meurs en couches Qu'on me célèbre à travers tous vos panthéons Comme le plus valeureux des guerriers !
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:17 AM UTC
Mes Etrangères
Aphrodite, Xochiquetzal, Vénus, Ishtar, Astarté ! Oxum, Inanna, Erzulie Freda Mes muses en Kâlî polycéphale réunies, Venez vous ébattre et débattre avec moi ! Et vêtez le masque des savantes hétaïres, Des nagaravadhu, des femmes matadore Des tayu, des ahuianime, des harots Et autres courtisanes de lumière, Rhétoriciennes scandaleuses d'antan, Pour m'initier à l'Intime quintessence Des mystères de vos fils Kama, Eros, Cupidon. J'ai choisi pour vous, les Immortelles, La tenue mortelle des Métèques : Entre Shamhat, la Joyeuse sumérienne Amrapali , Vasantasena, Basaui, Kulika, les tantriques Shinano, Sakura et Bunsui Diotime, prêtresse Mantinéote Aspasie, la belle Milésienne, Omphale, la Lydienne qui domina Hercule, Lasthénéia, Nicarété, les grandes maquerelles, Phryné, de son vrai nom Mnésarétè, la demoiselle, La pudibonde muse de Praxitèle, Puis encore Thargélia, qui devint reine Impéria qui vécut en beauté pendant vingt-six ans et douze jours Veronica, Lamia, Nééra, Laïs qui vous dédia son miroir, Toutes érudites catins de haute volée, Porte-paroles d'Eros, Indomptables et puissantes concubines D'amour et d'intelligence, Je ne peux décider Avec qui convoler au Banquet des Sophistes ? Certaines m'enflamment la chair D'autres l'esprit et l 'âme Et pour toutes cependant sans exception Je bande d'égale vigueur. "Amour, ont assuré ces maîtresses Au disciple fervent que je suis, N 'est ni divin ni humain Ni beau ni laid Ni bon ni méchant Amour est un démon, un sorcier Un magicien, un entremetteur... Si j 'en crois ces rhétoriciennes, Honorer l 'Amour C'est désirer le Beau, assouvir L 'impérissable désir d'immortalité. On aime car on engendre On aime car on féconde On aime car on se reproduit Pour les siècles des siècles. Et c'est Ilithyie qui nous accouche et nous délivre de la mortalité par la conception et l'enfantement. Le Beau est éternel Ce n'est pas un Beau physique Mais métaphysique Qu 'il nous faut reproduire Par des joutes sensuelles Pour tendre vers l 'immortalité. Fécondez-moi donc et en honorant la courtisane, La Métèque, qui vibre sous chacun de vos masques J 'honore l 'Amour à travers vous, Mes Etrangères, Peu importe si mon amour est socratique, Aristotélicien, platonique ou épicurien Pour peu que j 'accouche de mes pensées lubriques. Et si je meurs en couches Qu'on me célèbre à travers tous vos panthéons Comme le plus valeureux des guerriers !
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J'ouvre les yeux, Je pleure de BONHEUR, Moi, qui vient de sortir... Du ventre de ma mère, petite que je suis, GRAND sont mes yeux, Ouvert pour admirer, Ma mère qui sourirait En voyageant vers l'inconnu, Je découvre ma famille, Toute JOYEUSE, de voir du monde, Je fais mon premier pas dans... ma... vie, avec un SOURIRE
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Mar 18, 2015
Mar 18, 2015 at 10:08 PM UTC
Bonheur
Au cimetière des innocents Je pensais profondément je marchais si lentement et je ne faisais jamais attention j'ai trouver la mort joyeuse, souriante et moqueuse avec son hache ravageuse si terrifiante si dangereuse Je l'ai vu mais j'ai pu rien faire, je me suis dis vaut mieux se taire, j'avais peur que sous un des ses tombes elle m'enterre Mais un jour j'ai osé lui parler, la confronter en espérant changer la douloureuse réalité Mais hélas elle m'a tué, car personne n'a osé m'aider ni me défendre ni simplement m'encourager Et aujourd'hui je suis sous la terre absorbante ce poison amer priante pour un futur plus beau et plus clair © Sùkeey
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Jun 30, 2011
Jun 30, 2011 at 7:43 AM UTC
Au cimetière des innocents
It's February 14, at 5 in the afternoon And I'm sick. Sick to my stomach; lagoons of acid loom in the foreground. Sick in my legs; jello laced with electric jolts trying to break free. Sick up in my head; my pulse pounds so loud everything else is gone. It's just that relentless, frantic drum. ThumpthumpTHUMPthumpthump. The overwhelming desire to curl up in a shaking ball, to squeeze the illness all away, is nearly impossible to ignore. It takes the strength of a old world deity to remain intact. To hold the phone. To keep my voice from shaking. As I talk to you. As I soothe your pain. As I fix your problems. Those problems that are my own, in a perverse mime cry. Yet I can't say a word about my demons to you. Why? Because my demons have your name printed on their grey brows. And that simply wouldn't do, now would it? It's February 14, at 5 in the afternoon And I'm sick. Sick to my stomach; lagoons of acid loom in the foreground. Sick in my legs; jello laced with electric jolts trying to break free. Sick up in my head; my pulse pounds so loud everything else is gone. It's just that relentless, frantic drum. ThumpthumpTHUMPthumpthump. But I do my best not to show it. And you believe my farce. I guess now thats all thats left to say is; Happy Valentines day, dear.
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Feb 3, 2012
Feb 3, 2012 at 6:45 PM UTC
Joyeuse Saint-Valentin
Ta tête, ton geste, ton air Sont beaux comme un beau paysage ; Le rire joue en ton visage Comme un vent frais dans un ciel clair. Le passant chagrin que tu frôles Est ébloui par la santé Qui jaillit comme une clarté De tes bras et de tes épaules. Les retentissantes couleurs Dont tu parsèmes tes toilettes Jettent dans l'esprit des poètes L'image d'un ballet de fleurs. Ces robes folles sont l'emblème De ton esprit bariolé ; Folle dont je suis affolé, Je te hais autant que je t'aime ! Quelquefois dans un beau jardin Où je traînais mon atonie, J'ai senti, comme une ironie, Le soleil déchirer mon sein ; Et le printemps et la verdure Ont tant humilié mon coeur, Que j'ai puni sur une fleur L'insolence de la Nature. Ainsi je voudrais, une nuit, Quand l'heure des voluptés sonne, Vers les trésors de ta personne, Comme un lâche, ramper sans bruit, Pour châtier ta chair joyeuse, Pour meurtrir ton sein pardonné, Et faire à ton flanc étonné Une blessure large et creuse, Et, vertigineuse douceur ! A travers ces lèvres nouvelles, Plus éclatantes et plus belles, T'infuser mon venin, ma soeur !
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À celle qui est trop gaie
Avril est de retour. La première des roses, De ses lèvres mi-closes, Rit au premier beau jour ; La terre bienheureuse S'ouvre et s'épanouit ; Tout aime, tout jouit. Hélas ! J'ai dans le cœur une tristesse affreuse. Les buveurs en gaîté, Dans leurs chansons vermeilles, Célèbrent sous les treilles Le vin et la beauté ; La musique joyeuse, Avec leur rire clair S'éparpille dans l'air. Hélas ! J'ai dans le cœur une tristesse affreuse. En déshabillés blancs, Les jeunes demoiselles S'en vont sous les tonnelles Au bras de leurs galants ; La lune langoureuse Argente leurs baisers Longuement appuyés. Hélas ! J'ai dans le cœur une tristesse affreuse. Moi, je n'aime plus rien, Ni l'homme, ni la femme, Ni mon corps, ni mon âme, Pas même mon vieux chien. Allez dire qu'on creuse, Sous le pâle gazon, Une fosse sans nom. Hélas ! J'ai dans le cœur une tristesse affreuse.
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Tristesse
Quinze longs jours encore et plus de six semaines Déjà ! Certes, parmi les angoisses humaines La plus dolente angoisse est celle d'être **** On s'écrit, on se dit que l'on s'aime ; on a soin D'évoquer chaque jour la voix, les yeux, le geste De l'être en qui l'on mit son bonheur, et l'on reste Des heures à causer tout seul avec l'absent. Mais tout ce que l'on pense et tout ce que l'on sent Et tout ce dont on parle avec l'absent, persiste À demeurer blafard et fidèlement triste. Oh ! l'absence ! le moins clément de tous les maux ! Se consoler avec des phrases et des mots, Puiser dans l'infini morose des pensées De quoi vous rafraîchir, espérances lassées, Et n'en rien remonter que de fade et d'amer ! Puis voici, pénétrant et froid comme le fer, Plus rapide que les oiseaux et que les balles Et que le vent du sud en mer et ses rafales Et portant sur sa pointe aiguë un fin poison, Voici venir, pareil aux flèches, le soupçon Décoché par le Doute impur et lamentable. Est-ce bien vrai ? tandis qu'accoudé sur ma table Je lis sa lettre avec des larmes dans les yeux, Sa lettre, où s'étale un aveu délicieux, N'est-elle pas alors distraite en d'autres choses ? Qui sait ? Pendant qu'ici pour moi lents et moroses Coulent les jours, ainsi qu'un fleuve au bord flétri, Peut-être que sa lèvre innocente a souri ? Peut-être qu'elle est très joyeuse et qu'elle oublie ? Et je relis sa lettre avec mélancolie.
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Quinze longs jours encore et plus de six semaines
Joyeuse fête de la Saint-Valentin, chers amis C’est le jour où il faut prendre soin les uns des autres Et où il faut se donner la main L’amitié compte, l’amour compte La famille compte, le savoir vivre compte Les fleurs comptent aussi, frères et sœurs Ne soyez pas trop en colère Parce que le ciel n’est pas bleu Profitons de la rosée du matin Ne soyez pas trop tristes Profitons du temps froid et ensoleillé Il y a de la neige ici et là, mais au coin de la rue C’est le printemps avec de l’air frais et un bouquet de fleurs L’amitié compte, l’amour compte Il y a des étincelles de feu d’amour dans l’air Profitons de la saison de l’amour, de la paix et des soins C’est le moment de marcher joyeusement main dans la main Ensemble nous nous promènerons, ensemble nous nous lèverons. P.S. Traduction de « Joyous St. Valentine’s Day » par Hébert Logerie. Ce poème est dédié à tous les amoureux du monde. Copyright © Janvier 2025, Hébert Logerie, Tous droits réservés. Hébert Logerie est l’auteur de plusieurs recueils de poèmes.
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Jan 26, 2025
Jan 26, 2025 at 11:38 PM UTC
Joyeuse Fête De La Saint-Valentin Chers Amis
Mords-moi, ma Muse Pince ton Musc Crie ta rage Cours **** de moi Griffe-moi Pleure, grogne, hurle Débats-toi Je suis là pour ça Je suis là pour toi Pour que tu puisses vivre ton monde A ta guise Pour que tu puisses danser comme une veuve joyeuse Et rire aux éclats quand ça te chante Je suis ton ombre thérapeutique Ton ombre thérapeutique Ton ombre thérapeutique Gribouille sur mon corps Tes rêves indescriptibles Tes cauchemars imperceptibles Prends la craie ou l'encre de Chine Dessine-moi Pierrot et Colombine Et barbouille-moi de Pinot blanc Ou barbouille-toi de Pinot noir Ou barbouille-nous de Cabernet Sauvignon Qui coulent comme des fleuves où flottent D'étranges gargouilles mélancoliques. Je suis ton ombre thérapeutique Tu fais rugir l'animal féroce et sauvage Qui sommeille au fond de moi Tu fais le musc monter en moi Et il faut que je me domine Quand le musc entre en rut Au fond de la Muse. Quand tu commences ton cirque Quand ta tête tourne tourne tourne Sous les pieds des otaries géantes C'est moi qui bois du vin clairet Du sylvaner ou du gewurtstraminer Quand tu fais l 'éléphant et que tu barris A la vue d'un sucre ou d'un café nu Je me ressers un verre de prosecco italien Et je me rince la gorge avec un dé d'eau de vie de mirabelle Quand tu me lacères de ton fouet Pour dompter les tigres de Bengale Qui jonglent à travers les lacs de tes yeux Je vide une bonne bouteille de Bologne Et je suce la cuillère de sirop de batterie Mélangé au citron vert Quand ton regard se fige Et qu'immobile comme une chatte tu restes à l'arrêt Je me transforme en pelote de laine Et je me balance sous tes yeux comme un pendule A droite à gauche A droite à gauche Et je sais que tu attends que le coucou sorte à l'heure Du fond de sa cage au fond de l'horloge Et qu'il plonge dans tes eaux Car je suis ton ombre thérapeutique Ton ombre thérapeutique Ton ombre thérapeutique
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 6:23 AM UTC
Ombres thérapeutiques
Mords-moi, ma Muse Pince ton Musc Crie ta rage Cours **** de moi Griffe-moi Pleure, grogne, hurle Débats-toi Je suis là pour ça Je suis là pour toi Pour que tu puisses vivre ton monde A ta guise Pour que tu puisses danser comme une veuve joyeuse Et rire aux éclats quand ça te chante Je suis ton ombre thérapeutique Ton ombre thérapeutique Ton ombre thérapeutique Gribouille sur mon corps Tes rêves indescriptibles Tes cauchemars imperceptibles Prends la craie ou l'encre de Chine Dessine-moi Pierrot et Colombine Et barbouille-moi de Pinot blanc Ou barbouille-toi de Pinot noir Ou barbouille-nous de Cabernet Sauvignon Qui coulent comme des fleuves où flottent D'étranges gargouilles mélancoliques. Je suis ton ombre thérapeutique Tu fais rugir l'animal féroce et sauvage Qui sommeille au fond de moi Tu fais le musc monter en moi Et il faut que je me domine Quand le musc entre en rut Au fond de la Muse. Quand tu commences ton cirque Quand ta tête tourne tourne tourne Sous les pieds des otaries géantes C'est moi qui bois du vin clairet Du sylvaner ou du gewurtstraminer Quand tu fais l 'éléphant et que tu barris A la vue d'un sucre ou d'un café nu Je me ressers un verre de prosecco italien Et je me rince la gorge avec un dé d'eau de vie de mirabelle Quand tu me lacères de ton fouet Pour dompter les tigres de Bengale Qui jonglent à travers les lacs de tes yeux Je vide une bonne bouteille de Bologne Et je suce la cuillère de sirop de batterie Mélangé au citron vert Quand ton regard se fige Et qu'immobile comme une chatte tu restes à l'arrêt Je me transforme en pelote de laine Et je me balance sous tes yeux comme un pendule A droite à gauche A droite à gauche Et je sais que tu attends que le coucou sorte à l'heure Du fond de sa cage au fond de l'horloge Et qu'il plonge dans tes eaux Car je suis ton ombre thérapeutique Ton ombre thérapeutique Ton ombre thérapeutique
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Vous avez, compagnon dont le cœur est poète, Passé dans quelque bourg tout paré, tout vermeil, Quand le ciel et la terre ont un bel air de fête, Un dimanche éclairé par un joyeux soleil ; Quand le clocher s'agite et qu'il chante à tue-tête, Et tient dès le matin le village en éveil, Quand tous pour entonner l'office qui s'apprête, S'en vont, jeunes et vieux, en pimpant appareil ; Lors, s'élevant au fond de votre âme mondaine, Des tons d'orgue mourant et de cloche lointaine Vous ont-ils pas tiré malgré vous un soupir ? Cette dévotion des champs, joyeuse et franche, Ne vous a-t-elle pas, triste et doux souvenir, Rappelé qu'autrefois vous aimiez le dimanche ? Écrit en 1840.
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À M. Antony Bruno
Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ; ce sont Ceux dont un dessein ferme emplit l'âme et le front, Ceux qui d'un haut. destin gravissent l'âpre cime, Ceux qui marchent pensifs, épris d'un but sublime, Ayant devant les yeux sans cesse, nuit et jour, Ou quelque saint labeur ou quelque grand amour. C'est le prophète saint prosterné devant l'arche, C'est le travailleur, pâtre, ouvrier, patriarche, Ceux dont le cœur est bon, ceux dont les jours sont pleins. Ceux-là vivent, Seigneur ! les autres, je les plains. Car de son vague ennui le néant les enivre, Car le plus lourd fardeau, c'est d'exister sans vivre. Inutiles, épars, ils traînent ici-bas Le sombre accablement d'être en ne pensant pas. Ils s'appellent vulgus, plebs, la tourbe, la foule. Ils sont ce qui murmure, applaudit, siffle, coule, Bat des mains, foule aux pieds, bâille, dit oui, dit non, N'a jamais de figure et n'a jamais de nom ; Troupeau qui va, revient, juge, absout, délibère, Détruit, prêt à Marat comme prêt à Tibère, Foule triste, joyeuse, habits dorés, bras nus, Pêle-mêle, et poussée aux gouffres inconnus. Ils sont les passants froids sans but, sans nœud, sans âge ; Le bas du genre humain qui s'écroule en nuage ; Ceux qu'on ne connaît pas, ceux qu'on ne compte pas, Ceux qui perdent les mots, les volontés, les pas. L'ombre obscure autour d'eux se prolonge et recule Ils n'ont du plein midi qu'un lointain crépuscule, Car, jetant au hasard les cris, les voix, le bruit, Ils errent près du bord sinistre de la nuit. Quoi ! ne point aimer ! suivre une morne carrière Sans un songe en avant, sans un deuil en arrière, Quoi ! marcher devant soi sans savoir où l'on va, Rire de Jupiter sans croire à Jéhovah, Regarder sans respect l'astre, la fleur, la femme, Toujours vouloir le corps, ne jamais chercher l'âme, Pour de vains résultats faire de vains efforts, N'attendre rien d'en haut ! ciel ! oublier les morts ! Oh non, je ne suis point de ceux-là ! grands, prospères, Fiers, puissants, ou cachés dans d'immondes repaires, Je les fuis, et je crains leurs sentiers détestés Et j'aimerais mieux être, ô fourmis des cités, Tourbe, foule, hommes faux, cœurs morts, races déchues, Un arbre dans les bois qu'une âme en vos cohues ! Paris, le 31 décembre 1848 à minuit.
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Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent
Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ; ce sont Ceux dont un dessein ferme emplit l'âme et le front, Ceux qui d'un haut. destin gravissent l'âpre cime, Ceux qui marchent pensifs, épris d'un but sublime, Ayant devant les yeux sans cesse, nuit et jour, Ou quelque saint labeur ou quelque grand amour. C'est le prophète saint prosterné devant l'arche, C'est le travailleur, pâtre, ouvrier, patriarche, Ceux dont le cœur est bon, ceux dont les jours sont pleins. Ceux-là vivent, Seigneur ! les autres, je les plains. Car de son vague ennui le néant les enivre, Car le plus lourd fardeau, c'est d'exister sans vivre. Inutiles, épars, ils traînent ici-bas Le sombre accablement d'être en ne pensant pas. Ils s'appellent vulgus, plebs, la tourbe, la foule. Ils sont ce qui murmure, applaudit, siffle, coule, Bat des mains, foule aux pieds, bâille, dit oui, dit non, N'a jamais de figure et n'a jamais de nom ; Troupeau qui va, revient, juge, absout, délibère, Détruit, prêt à Marat comme prêt à Tibère, Foule triste, joyeuse, habits dorés, bras nus, Pêle-mêle, et poussée aux gouffres inconnus. Ils sont les passants froids sans but, sans nœud, sans âge ; Le bas du genre humain qui s'écroule en nuage ; Ceux qu'on ne connaît pas, ceux qu'on ne compte pas, Ceux qui perdent les mots, les volontés, les pas. L'ombre obscure autour d'eux se prolonge et recule Ils n'ont du plein midi qu'un lointain crépuscule, Car, jetant au hasard les cris, les voix, le bruit, Ils errent près du bord sinistre de la nuit. Quoi ! ne point aimer ! suivre une morne carrière Sans un songe en avant, sans un deuil en arrière, Quoi ! marcher devant soi sans savoir où l'on va, Rire de Jupiter sans croire à Jéhovah, Regarder sans respect l'astre, la fleur, la femme, Toujours vouloir le corps, ne jamais chercher l'âme, Pour de vains résultats faire de vains efforts, N'attendre rien d'en haut ! ciel ! oublier les morts ! Oh non, je ne suis point de ceux-là ! grands, prospères, Fiers, puissants, ou cachés dans d'immondes repaires, Je les fuis, et je crains leurs sentiers détestés Et j'aimerais mieux être, ô fourmis des cités, Tourbe, foule, hommes faux, cœurs morts, races déchues, Un arbre dans les bois qu'une âme en vos cohues ! Paris, le 31 décembre 1848 à minuit.
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Une fois, une seule, aimable et douce femme, A mon bras votre bras poli S'appuya (sur le fond ténébreux de mon âme Ce souvenir n'est point pâli) ; Il était **** ; ainsi qu'une médaille neuve La pleine lune s'étalait, Et la solennité de la nuit, comme un fleuve, Sur Paris dormant ruisselait. Et le long des maisons, sous les portes cochères, Des chats passaient furtivement, L'oreille au guet, ou bien, comme des ombres chères, Nous accompagnaient lentement. Tout à coup, au milieu de l'intimité libre Éclose à la pâle clarté, De vous, riche et sonore instrument où ne vibre Que la radieuse gaieté, De vous, claire et joyeuse ainsi qu'une fanfare Dans le matin étincelant, Une note plaintive, une note bizarre S'échappa, tout en chancelant Comme une enfant chétive, horrible, sombre, immonde, Dont sa famille rougirait, Et qu'elle aurait longtemps, pour la cacher au monde, Dans un caveau mise au secret. Pauvre ange, elle chantait, votre note criarde : " Que rien ici-bas n'est certain, Et que toujours, avec quelque soin qu'il se farde, Se trahit l'égoïsme humain ; Que c'est un dur métier que d'être belle femme, Et que c'est le travail banal De la danseuse folle et froide qui se pâme Dans un sourire machinal ; Que bâtir sur les coeurs est une chose sotte ; Que tout craque, amour et beauté, Jusqu'à ce que l'Oubli les jette dans sa hotte Pour les rendre à l'Éternité ! " J'ai souvent évoqué cette lune enchantée, Ce silence et cette langueur, Et cette confidence horrible chuchotée Au confessionnal du coeur.
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Confession
Une fois, une seule, aimable et douce femme, A mon bras votre bras poli S'appuya (sur le fond ténébreux de mon âme Ce souvenir n'est point pâli) ; Il était **** ; ainsi qu'une médaille neuve La pleine lune s'étalait, Et la solennité de la nuit, comme un fleuve, Sur Paris dormant ruisselait. Et le long des maisons, sous les portes cochères, Des chats passaient furtivement, L'oreille au guet, ou bien, comme des ombres chères, Nous accompagnaient lentement. Tout à coup, au milieu de l'intimité libre Éclose à la pâle clarté, De vous, riche et sonore instrument où ne vibre Que la radieuse gaieté, De vous, claire et joyeuse ainsi qu'une fanfare Dans le matin étincelant, Une note plaintive, une note bizarre S'échappa, tout en chancelant Comme une enfant chétive, horrible, sombre, immonde, Dont sa famille rougirait, Et qu'elle aurait longtemps, pour la cacher au monde, Dans un caveau mise au secret. Pauvre ange, elle chantait, votre note criarde : " Que rien ici-bas n'est certain, Et que toujours, avec quelque soin qu'il se farde, Se trahit l'égoïsme humain ; Que c'est un dur métier que d'être belle femme, Et que c'est le travail banal De la danseuse folle et froide qui se pâme Dans un sourire machinal ; Que bâtir sur les coeurs est une chose sotte ; Que tout craque, amour et beauté, Jusqu'à ce que l'Oubli les jette dans sa hotte Pour les rendre à l'Éternité ! " J'ai souvent évoqué cette lune enchantée, Ce silence et cette langueur, Et cette confidence horrible chuchotée Au confessionnal du coeur.
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Elle passa, je crois qu'elle m'avait souri. C'était une grisette ou bien une houri. Je ne sais si l'effet fut moral ou physique, Mais son pas en marchant faisait une musique. Quoi ! Ton pavé bruyant et fangeux, ô Paris, A de ces visions ineffables ! Je pris Ses yeux fixés sur moi pour deux étoiles bleues. Fraîche et joyeuse enfant ! Moineaux et hochequeues Ont moins de gaîté folle et de vivacité. Elle avait une robe en taffetas d'été, De petits brodequins couleur de scarabée, L'air d'une ombre qui passe avant la nuit tombée, Je ne sais quoi de fier qui permettait l'espoir. Pendant que je songeais, croyant encor la voir Même après qu'elle était enfuie et disparue, Et que debout, pensif au milieu de la rue, Contemplant, ébloui, cet être gracieux, J'avais l'œil dans l'espace et l'âme dans les cieux, Une vieille, moitié chatte et moitié harpie, Au menton hérissé d'une barbe en charpie, Vêtue affreusement d'un sinistre haillon, Effroyable, et parlant comme avec un bâillon, Me dit tout bas : - Monsieur veut-il de cette fille ? Ô pauvre colibri que vend une chenille !
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Elle passa, je crois qu'elle m'avait souri
Douze longs ans ont lui depuis les jours si courts Où le même devoir nous tenait côte à côte ! Hélas ! les passions dont mon cœur s'est fait l'hôte Furieux ont troublé ma paix de ces bons jours ; Et j'ai couru bien **** de nos calmes séjours Au pourchas du Bonheur, ne trouvant que la Faute ; Le vaste monde autour de ma fuite trop haute Fondait en vains aspects, ronflait en vains discours... - L'Orgueil, fol hippogriffe, a replié ses ailes ; Un cœur nouveau fleurit au feu des humbles zèles Dans mon sein visité par la foudre de Dieu. Mais l'antique amitié, simple, joyeuse, exacte, Pendant tout mon désastre, à toute heure, en tout lieu, - J'en suis fier, mon Valade, - entre nous tint ce pacte.
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À Léon Valade
L'autel bas s'orne de hautes mauves, La chasuble blanche est toute en fleurs, A travers les pâles vitraux jaunes Le soleil se répand comme un fleuve ; On chante au graduel : Fi-li-a ! D'une voix si lentement joyeuse Qu'il faudrait croire que c'est l'extase D'à-jamais voir la Reine des cieux ; Le sermon du tremblotant vicaire Est gentil plus que par un dimanche, Qui dit que pour s'élever dans l'air Faut être humble et de foi cordiale ; Il ajoute, le cher vieux bonhomme, Que la gloire ultime est réservée Sur tous ceux qui vivent dans la pompe, Aux pauvres d'esprit et de monnaie ; On sort de l'église, après les vêpres, Pour la procession si touchante Qui a nom : du Vœu de Louis Treize C'est le cas de prier pour la France.
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L'autel bas s'orne de hautes mauves
Sur les lagunes. Tra la, tra la, la, la, la laire ! Qui ne connaît pas ce motif ? A nos mamans il a su plaire, Tendre et *** moqueur et plaintif : L'air du Carnaval de Venise, Sur les canaux jadis chanté Et qu'un soupir de folle brise Dans le ballet a transporté ! Il me semble, quand on le joue, Voir glisser dans son bleu sillon Une gondole avec sa proue Faite en manche de violon. Sur une gamme chromatique, Le sein de perles ruisselant, La Vénus de l'Adriatique Sort de l'eau son corps rose et blanc. Les dômes sur l'azur des ondes, Suivant la phrase au pur contour, S'enflent comme des gorges rondes Que soulève un soupir d'amour. L'esquif aborde et me dépose, Jetant son amarre au pilier, Devant une façade rose, Sur le marbre d'un escalier. Avec ses palais, ses gondoles, Ses mascarades sur la mer, Ses doux chagrins, ses gaités folles, Tout Venise vit dans cet air. Une frêle corde qui vibre Refait sur un pizzicato, Comme autrefois joyeuse et libre, La ville de Canaletto !
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Sur le Carnaval de Venise II
Allô lo la vie? Tu m’entends ? Ça capte très mal Si tu m’entends, peux tu me dire pourquoi tu es si triste ? Je ne te reproche rien, mais tu ne fais jamais aucun effort... Pourquoi compliqué autant les choses ? J’étais si heureuse, amoureuse, il me disait qu’il m’aimait et c’était tout ce qui pouvais me rendre joyeuse... Allô  la vie? Tu es en ligne? Dis moi, pourquoi cet accident ? Je ne me rappelle pas pourquoi, dis moi Qu’ai je fais de mal pour mériter ça? Mon corps sans vie Étendu sur le sol Les urgences arrivent Ils essayent de me réanimer en vain.. Allô ? ...ALLÔ?! ...je dois raccrocher, la mort m’appelle
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May 20, 2018
May 20, 2018 at 5:32 PM UTC
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