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"joli" poems
her soft skin shadows under lace life traveling through telephone wires their songs echo from worlds away after toast and jam she ascends into the rain i sit and wait for an answer i watch she makes small oceans on the bathroom tile the soft rose towel a cape wet curls hang loosely beneath her chin and a drop of water above raw lips eyes like a geode
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Sep 15, 2012
Sep 15, 2012 at 11:13 AM UTC
joli papillon
Je n’y arriverai pas alors autant tout faire …/… Je t’emmerde ? …/… Je veux combattre des chattes puantes et dégoulinantes en me défonçant la cervelle sous la rame d’un métro Les poubelles ce soir débordaient de litres de sperme dégorgés pendant le week-end Vous aviez dans le passé un bien joli cul Mais je ne suce pas monsieur Je rêve simplement …/… Je n’ai plus qu’à me faire kidnapper Il ne me reste plus rien d’autre …/… Ceci est mon testament …/… Tu m’aimes ? Parce que moi je n’aime que moi …/… Je ne suis que veines nécrosées, désabusées, vaine écrivaine immortelle, ivre de mots ensanglantés, qui mange des glaces dans la nuit noire en se faisant vomir de folie …/… Elle s’est réveillée un matin Elle avait rêvé toute la nuit, elle se sentait plutôt bien Elle ouvrit les yeux et se rendit compte que tout autour d’elle lui était devenu étranger Tout son monde, le meilleur comme le pire, avait disparu Elle n’était plus que vide dans un corps qui ne bougeait plus.
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Jul 20, 2012
Jul 20, 2012 at 6:57 AM UTC
010209- Journal
The Marquis de Sade was dead keen on ****** And thought anyone who wasn't needed a lobotomy; He ******* all his friends both from the back and the front So on his gravestone they wrote, "Here lies a right ****
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Apr 3, 2015
Apr 3, 2015 at 12:03 PM UTC
Le Marquis de Sade - Un Joli Clerihew Pour Tous
Smoothly, she slinks onto the window sill, silky body settling before tall pane of glass; Outside, the city’s down and out Outside, the city’s golden light and darkest dark. She curls, long tail around slick body and stares out for the one who stares back. Tonight, It’s an empty window opposite, A single frame of oh, what her life could be. She’s never seen more doesn’t yearn to, Just for her amore her golden tabby love. Ah, there he is, a pounce atop window sill; he stares at her who stares back his joli chat noir (pretty black cat). But it’s all too soon when she’s wrapped in arms too smooth and a voice, lacking feline’s purr slurs, “Ah, puppy love, Rosette. It’s all  just puppy love.”
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Aug 5, 2019
Aug 5, 2019 at 2:49 PM UTC
A Cat's Romance.
Il avait de très beaux yeux Il était haut Il avait un joli sourire Il s’est assis sur une chaise dans la classe vide. Il a été prés de moi Nous avons parlé un peu Il m’a dit quelque chose Il était si mignon Que je n’ai pas prêté attention. Je n’ai pas su son prénom Il ne m’a pas regardé de la même manière que je l’ai vu Il est parti Je voulais le revoir J‘ai pensé à lui tous les jours Je l'ai revu un jour J‘étais très heureuse Il est resté la même personne Il avait les mêmes yeux Mais ils ne m’ont pas regardé.
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Mar 8, 2015
Mar 8, 2015 at 12:45 AM UTC
Sa présence a été ma folie
Au temps Au temps où l'on va toujours plus vite, pour en gagner Autant de temps à perdre devant la télé Quand les pieds d'argile ont des chaussures en croco Au temps de la guerre des égos À celui passé à l'usine, qui roule sa bosse Quand c'est tout ce qu'on apprends à nos gosses Fais de l'argent, entres dans le moule À l'heure où notre joli navire coule Quand les recherches les plus subventionnées sont militaires Quand l'homme avance un pas en avant, deux pas en arrière Quand on a plus que jamais tous du sang sur nos doigts Là où on trouve moins d'eau que de soda À l'heure des strings et des braguettes Quand la pucelle à honte de l'être Quand on fait l'amour à des images, à du kevlar À l'heure où l'art fait sa pute, et au street art Aux endettés que le temps presse Aux laodicéens qui pensent boire de l'eau fraiche Au temps passé en emmenant nos valeurs Au temps modernes, au temps perdu, au temps qui fait peur Au temps qui veut m'arracher ce que j'ai de plus précieux Ma sauvagerie, ma liberté, comme la prunelle de mes yeux Au temps, à ses aiguilles qu'on ne peut casser, Qui passent sur nous comme on laboure un champ Plient et tâchent une peau tant de fois griffée, Puis laissent à nos yeux que le blanc Au temps qui nous abimes, qui passe et nous emporte l'un après l'autre Au temps des idoles et des rois, au temps des apôtres Au temps qui passe et estompe nos mirages Qui file tout le temps, qui jauni nos images Qui nous vieilli, nous flétris, nous habitue Qui nous ternis, nous aigris, puis qui nous tue. Au temps qui ne s'est pas passé comme prévu Aux tremblotants, au temps qui nous fait perdre la vue Aux palpitants qui s'arrêtent Aux pétillants qui naissent À ceux qui ont tant passé à contre courant, au monuments Qui résistent contre le vent, qui malgré tout et pour autant Au temps.
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Jul 6, 2014
Jul 6, 2014 at 2:13 PM UTC
Au temps
Au temps Au temps où l'on va toujours plus vite, pour en gagner Autant de temps à perdre devant la télé Quand les pieds d'argile ont des chaussures en croco Au temps de la guerre des égos À celui passé à l'usine, qui roule sa bosse Quand c'est tout ce qu'on apprends à nos gosses Fais de l'argent, entres dans le moule À l'heure où notre joli navire coule Quand les recherches les plus subventionnées sont militaires Quand l'homme avance un pas en avant, deux pas en arrière Quand on a plus que jamais tous du sang sur nos doigts Là où on trouve moins d'eau que de soda À l'heure des strings et des braguettes Quand la pucelle à honte de l'être Quand on fait l'amour à des images, à du kevlar À l'heure où l'art fait sa pute, et au street art Aux endettés que le temps presse Aux laodicéens qui pensent boire de l'eau fraiche Au temps passé en emmenant nos valeurs Au temps modernes, au temps perdu, au temps qui fait peur Au temps qui veut m'arracher ce que j'ai de plus précieux Ma sauvagerie, ma liberté, comme la prunelle de mes yeux Au temps, à ses aiguilles qu'on ne peut casser, Qui passent sur nous comme on laboure un champ Plient et tâchent une peau tant de fois griffée, Puis laissent à nos yeux que le blanc Au temps qui nous abimes, qui passe et nous emporte l'un après l'autre Au temps des idoles et des rois, au temps des apôtres Au temps qui passe et estompe nos mirages Qui file tout le temps, qui jauni nos images Qui nous vieilli, nous flétris, nous habitue Qui nous ternis, nous aigris, puis qui nous tue. Au temps qui ne s'est pas passé comme prévu Aux tremblotants, au temps qui nous fait perdre la vue Aux palpitants qui s'arrêtent Aux pétillants qui naissent À ceux qui ont tant passé à contre courant, au monuments Qui résistent contre le vent, qui malgré tout et pour autant Au temps.
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C'est vrai, je suis épileptique, Je peux tomber trois fois par jour D'une fenêtre, d'un portique, Et d'une cloche de l'Amour. Mais... quel est cet air de reproche ? Ça ne fait que trois ? J'ai péché Et d'un joli quartier de roche, Où j'étais doucement niché. Je tombe, tombe, tombe, tombe, Ça fait bien quatre cette fois, Si j'étais un mort dans sa tombe, J'en tomberais... sur tous les toits. C'est du moins ce que j'entends dire, Et qu'un petit bruit, dans un coin, A jadis tenté d'introduire En ton délicieux Bourgoin. La chose, hélas ! n'est pas nouvelle, Et tous, des facteurs aux abbés, Ont des potins dans leur cervelle ; Les bras ne m'en sont pas tombés. Ils sont là, non **** de ma bouche, Je vous le dis sans embarras ; Je souffre un peu si l'on y touche, Surtout avec des doigts trop gras. Ça n'a pas troublé ma pensée.
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Cru
Je veux donner l'idée d'un divertissement innocent. Il y a si peu d'amusements qui ne soient pas coupables ! Quand vous sortirez le matin avec l'intention décidée de flâner sur les grandes routes, remplissez vos poches de petites inventions à un sol, - telles que le polichinelle plat mû par un seul fil, les forgerons qui battent l'enclume, le cavalier et son cheval dont la queue est un sifflet, - et le long des cabarets, au pied des arbres, faites-en hommage aux enfants inconnus et pauvres que vous rencontrerez. Vous verrez leurs yeux s'agrandir démesurément. D'abord ils n'oseront pas prendre ; ils douteront de leur bonheur. Puis leurs mains agripperont vivement le cadeau, et ils s'enfuiront comme font les chats qui vont manger **** de vous le morceau que vous leur avez donné, ayant appris à se défier de l'homme. Sur une route, derrière la grille d'un vaste jardin, au bout duquel apparaissait la blancheur d'un joli château frappé par le soleil, se tenait un enfant beau et frais, habillé de ces vêtements de campagne si pleins de coquetterie. Le luxe, l'insouciance et le spectacle habituel de la richesse, rendent ces enfants-là si jolis, qu'on les croirait faits d'une autre pâte que les enfants de la médiocrité ou de la pauvreté. À côté de lui, gisait sur l'herbe un joujou splendide, aussi frais que son maître, verni, doré, vêtu d'une robe pourpre, et couvert de plumets et de verroteries. Mais l'enfant ne s'occupait pas de son joujou préféré, et voici ce qu'il regardait : De l'autre côté de la grille, sur la route, entre les chardons et les orties, il y avait un autre enfant, sale, chétif, fuligineux, un de ces marmots-parias dont un œil impartial découvrirait la beauté, si, comme l'œil du connaisseur devine une peinture idéale sous un vernis de carrossier, il le nettoyait de la répugnante patine de la misère. À travers ces barreaux symboliques séparant deux mondes, la grande route et le château, l'enfant pauvre montrait à l'enfant riche son propre joujou, que celui-ci examinait avidement comme un objet rare et inconnu. Or, ce joujou, que le petit souillon agaçait, agitait et secouait dans une boîte grillée, c'était un rat vivant ! Les parents, par économie sans doute, avaient tiré le joujou de la vie elle-même. Et les deux enfants se riaient l'un à l'autre fraternellement, avec des dents d'une égale blancheur.
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Le joujou du pauvre
Je veux donner l'idée d'un divertissement innocent. Il y a si peu d'amusements qui ne soient pas coupables ! Quand vous sortirez le matin avec l'intention décidée de flâner sur les grandes routes, remplissez vos poches de petites inventions à un sol, - telles que le polichinelle plat mû par un seul fil, les forgerons qui battent l'enclume, le cavalier et son cheval dont la queue est un sifflet, - et le long des cabarets, au pied des arbres, faites-en hommage aux enfants inconnus et pauvres que vous rencontrerez. Vous verrez leurs yeux s'agrandir démesurément. D'abord ils n'oseront pas prendre ; ils douteront de leur bonheur. Puis leurs mains agripperont vivement le cadeau, et ils s'enfuiront comme font les chats qui vont manger **** de vous le morceau que vous leur avez donné, ayant appris à se défier de l'homme. Sur une route, derrière la grille d'un vaste jardin, au bout duquel apparaissait la blancheur d'un joli château frappé par le soleil, se tenait un enfant beau et frais, habillé de ces vêtements de campagne si pleins de coquetterie. Le luxe, l'insouciance et le spectacle habituel de la richesse, rendent ces enfants-là si jolis, qu'on les croirait faits d'une autre pâte que les enfants de la médiocrité ou de la pauvreté. À côté de lui, gisait sur l'herbe un joujou splendide, aussi frais que son maître, verni, doré, vêtu d'une robe pourpre, et couvert de plumets et de verroteries. Mais l'enfant ne s'occupait pas de son joujou préféré, et voici ce qu'il regardait : De l'autre côté de la grille, sur la route, entre les chardons et les orties, il y avait un autre enfant, sale, chétif, fuligineux, un de ces marmots-parias dont un œil impartial découvrirait la beauté, si, comme l'œil du connaisseur devine une peinture idéale sous un vernis de carrossier, il le nettoyait de la répugnante patine de la misère. À travers ces barreaux symboliques séparant deux mondes, la grande route et le château, l'enfant pauvre montrait à l'enfant riche son propre joujou, que celui-ci examinait avidement comme un objet rare et inconnu. Or, ce joujou, que le petit souillon agaçait, agitait et secouait dans une boîte grillée, c'était un rat vivant ! Les parents, par économie sans doute, avaient tiré le joujou de la vie elle-même. Et les deux enfants se riaient l'un à l'autre fraternellement, avec des dents d'une égale blancheur.
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Puisque Vous vîntes en ce monde, Sur la Normandie au sol fier, Dans une ville gaie et blonde, Entre les pommiers et la mer ; Puisqu'il est certain que vous, Femme, Vous pouvez tout, grâce à l'Amour, Vous de qui le regard m'enflamme Comme une Flèche de son Jour ; Puisqu'il est clair que dans ta tête Ton jugement est ferme et sûr, Et tel qu'en août, aux champs en fête, L'Épi de blé, lorsqu'il est mûr ; Puisqu'on voit en France les hommes Céder à leurs femmes le pas, Et que les Croqueuses de pommes Leur font mettre à tous chapeau bas ; Puisqu'enfin ce n'est pas en rêve Qu'on Te trouve en tout et toujours Parfaite entre les Filles d'Ève Au joli pays des amours ; J'ai pu calquer votre devise Sur la mienne, on jugera bien Si l'on peut penser sans sottise Que tous deux nous ne sommes rien ; Donc ma devise est la servante De la vôtre que sans ****** J'écris sur la page suivante : C'est toute une Épopée à part. MOI FRANÇAISE xx-xxBEAUCOUP PUIS LE PLUS PÈSE NUL NE SUIS.
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La devise
Le sourire d'une femme au printemps est plus joli Que le reflet dansant des tulipes jaunes de l'étang Comme a dit l'autre: son visage est enjolivé et poli Avec du sirop de miel. Elle a vraiment un sourire charmant. Oh! Printemps, la plus belle des quatre saisons Cela fait grand plaisir de la voir coiffée en jaune Couleur de l'espoir, jolie couleur de la moisson Les pétales pétillent dans l'air et les cloches chantonnent. Non, ce n'est pas un rêve, elle est vraiment magnifique Elle est vêtue d'un sourire qui inspire et qui fait soupirer Les hommes qui aiment tout ce qui est beau et classique. Cette femme a les mains entrelacées sur sa cuisse droite Comme un mannequin qu'on applaudit sur la piste réservée Pour les plus belles femmes de l'histoire de notre planète. P.S. Translation of 'The Radiant Smile Of A Woman' in French. Copyright © May 2018, Hébert Logerie, Tous droits réservés Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs livres de poésie.
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Nov 29, 2024
Nov 29, 2024 at 10:24 PM UTC
Le Sourire Radieux D'Une Femme
«Joli val de Luchon» Joli Luchon aux ardoises effilées, dans ta vallée aux eaux si réputées, tes allées d’Etigny bordées par les tilleuls et les eaux de La Pique ou les truites se rient des pêcheurs du dimanche Joli Luchon au val bien encaissé, tes Thermes sulfureuses aux eaux réparatrices, ont fait de ton séjour un lieu propre à guérir dans un cadre rieur, aimant de nos plaisirs. Joli Luchon aux allées d'Etigny, Toujours les promeneurs vinrent sous tes tilleuls, se reposer un peu et montrer leurs atours parfois avec l'appui de Cupidon ces fiers estivants par l'air revivifié passaient leurs nuits dans des lits de velours avec de jolies dames, amusées et séduites. Joli Luchon au val bien encaissé, entouré de pins verts surplombé par les neiges de Superbagnères quand les froidures viennent enneiger tes sommets, ton air vivifiant appelle un vin chaud. Paul Arrighi
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Dec 13, 2014
Dec 13, 2014 at 1:06 PM UTC
«Joli val de Luchon» ( a charming town in the Pyreneas)
Je danse au milieu des miracles Mille soleils peints sur le sol Mille amis Mille yeux ou monocles M'illuminent de leurs regards Pleurs du pétrole sur la route Sang perdu depuis les hangars Je saute ainsi d'un jour à l'autre Rond polychrome et plus joli Qu'un paillasson de tir ou l'âtre Quand la flamme est couleur du vent Vie ô paisible automobile Et le joyeux péril de courir au devant Je brûlerai du feu des phares.
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Parti-pris
Fable II, Livre V. Je suis un peu badaud, je n'en disconviens pas. Tout m'amuse ; depuis ces batteurs d'entrechats, Depuis ces brillants automates, Dont Gardel fait mouvoir et les pieds et les bras, Jusqu'à ceux dont un fil règle et soutient les pas, Jusqu'aux Vestris à quatre pattes, Qui la queue en trompette, et le museau crotté, En jupe, en frac, en froc, en toque, en mitre, en casque, La plume sur l'oreille, ou la brette au côté, Modestes toutefois sous l'habit qui les masque, Moins fiers que nous de leurs surnoms, Quêtent si gaîment les suffrages Des musards de tous les cantons Et des enfants de tous les âges. L'argent leur vient aussi. Peut-on payer trop bien L'art, le bel art de Terpsichore ? Art unique ! art utile au singe, à l'homme, au chien. Comme il vous fait valoir un sot, une pécore ! C'est le clinquant qui les décore, Et fait quelque chose de rien. La critique, en dépit de mon goût et du vôtre, Traite pourtant, lecteur, cet art tout comme un autre. Quels succès sous sa dent ne sont pas expiés ? Qui n'en est pas victime en est le tributaire. Le grand Vestris, le grand Voltaire, Par sa morsure estropiés, Prouvent qu'il faut qu'on se résigne Et qu'enfin le génie à cette dent maligne Est soumis de la tète aux pieds. De cette vérité, que je ne crois pas neuve, Quelques roquets tantôt m'offraient encor la preuve. Tandis qu'au son du flageolet, Au bruit du tambourin, sautillant en cadence, Ces pauvres martyrs de la danse Formaient sous ma fenêtre un fort joli ballet, Un mâtin, cette fois ce n'était pas un homme, Un mâtin, qui debout n'a jamais fait un pas, Campé sur son derrière, aboyait, Dieu sait comme, Après ceux qui savaient ce qu'il ne savait pas, Après ceux, et c'est là le plaisant de l'affaire, Après ceux qui faisaient ce qu'il ne peut pas faire. Quoique mauvais danseur, en mes propos divers, Pour la danse, en tout temps, j'ai montré force estime. En douter serait un vrai crime ; J'en atteste ces petits vers. Mais que sert mon exemple à ce vaste univers ? Je n'en crois donc pas moins le sens de cette fable Au commun des mortels tout-à-fait applicable. Chiens et gens qui dansez, retenez bien ceci : L'ignorant est jaloux et l'impuissant aussi.
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Les chiens qui dansent
Fable II, Livre V. Je suis un peu badaud, je n'en disconviens pas. Tout m'amuse ; depuis ces batteurs d'entrechats, Depuis ces brillants automates, Dont Gardel fait mouvoir et les pieds et les bras, Jusqu'à ceux dont un fil règle et soutient les pas, Jusqu'aux Vestris à quatre pattes, Qui la queue en trompette, et le museau crotté, En jupe, en frac, en froc, en toque, en mitre, en casque, La plume sur l'oreille, ou la brette au côté, Modestes toutefois sous l'habit qui les masque, Moins fiers que nous de leurs surnoms, Quêtent si gaîment les suffrages Des musards de tous les cantons Et des enfants de tous les âges. L'argent leur vient aussi. Peut-on payer trop bien L'art, le bel art de Terpsichore ? Art unique ! art utile au singe, à l'homme, au chien. Comme il vous fait valoir un sot, une pécore ! C'est le clinquant qui les décore, Et fait quelque chose de rien. La critique, en dépit de mon goût et du vôtre, Traite pourtant, lecteur, cet art tout comme un autre. Quels succès sous sa dent ne sont pas expiés ? Qui n'en est pas victime en est le tributaire. Le grand Vestris, le grand Voltaire, Par sa morsure estropiés, Prouvent qu'il faut qu'on se résigne Et qu'enfin le génie à cette dent maligne Est soumis de la tète aux pieds. De cette vérité, que je ne crois pas neuve, Quelques roquets tantôt m'offraient encor la preuve. Tandis qu'au son du flageolet, Au bruit du tambourin, sautillant en cadence, Ces pauvres martyrs de la danse Formaient sous ma fenêtre un fort joli ballet, Un mâtin, cette fois ce n'était pas un homme, Un mâtin, qui debout n'a jamais fait un pas, Campé sur son derrière, aboyait, Dieu sait comme, Après ceux qui savaient ce qu'il ne savait pas, Après ceux, et c'est là le plaisant de l'affaire, Après ceux qui faisaient ce qu'il ne peut pas faire. Quoique mauvais danseur, en mes propos divers, Pour la danse, en tout temps, j'ai montré force estime. En douter serait un vrai crime ; J'en atteste ces petits vers. Mais que sert mon exemple à ce vaste univers ? Je n'en crois donc pas moins le sens de cette fable Au commun des mortels tout-à-fait applicable. Chiens et gens qui dansez, retenez bien ceci : L'ignorant est jaloux et l'impuissant aussi.
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Le pré est vénéneux mais joli en automne Les vaches y paissant Lentement s'empoisonnent Les colchiques couleur de cerne et de lilas Y fleurit tes yeux sont comme cette fleur-là Violâtres comme leur cerne et comme cet automne Et ma vie pour tes yeux lentement s'empoisonne Les enfants de l'école viennent avec fracas Vêtus de hoquetons et jouant de l'harmonica Ils cueillent les colchiques qui sont comme des mères Filles de leurs filles et sont couleur de tes paupières Qui battent comme les fleurs battent au vent dément Le gardien du troupeau chante tout doucement Tandis que lentes et meuglant les vaches abandonnent Pour toujours ce grand pré mal fleuri par l'automne.
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Les Colchiques
Si vous croyez haha Que c'est marrant, mignon D'être jeune et vif, detrompez-vous detrompez-vous Si vous pensez que la jeunesse c'est le printemps vert et joli Fleurs et petales, cuicui et gouttes de pluie Non non, détrompez vous C'est l'orage et le tonnerre Oui la jeunesse c'est chiant Mais alors vraiment tres chiant! Si vous trouvez ca marrant D'etre sans cesse enfoui dans la brume Sans savoir, sans comprendre Sans direction, sans but, sans chemin Si vous trouvez ca marrant D'avoir un cerveau de foudre La jeunesse, c'est pour vous! Et puis etre adulte, C'est pas mieux, non non! L'automne, feuilles d'espoirs qui tombent Et qui craquellent sous le poids de regrets Le mensonge qu'on donne aux gamins Qu'etre adulte, c'est trop bien Des mensonges, des mensonges! Detrompez-vous detrompez-vous Les factures, les impots, le boulot, la famille Le vin, les clopes, le stress et l'ennui Et la vieillesse, C'est pas mieux! Le os recouverts de glace Qui crépitent et craquellent a chaque mouvement Qui grincent comme un plancher épuisé Les bras pendant comme des branches mortes Le scalp chauve, et lisse comme un étang glacé Non la vieillesse, C'est pas mieux Les lèvres qui bavent, les mains qui tremblent Les pensées qui se pâment, les souvenirs qui clinquent ensemble Le cerveau qui chancelle et s'écroule Tout comme le corps qui chancelle Et s'écroule
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Mar 24, 2013
Mar 24, 2013 at 11:54 AM UTC
French Poem
C'est le printemps viens-t'en Pâquette Te promener au bois joli Les poules dans la cour caquètent L'aube au ciel fait de roses plis L'amour chemine à ta conquête Mars et Vénus sont revenus Ils s'embrassent à bouches folles Devant des sites ingénus Où sous les roses qui feuillolent De beaux dieux roses dansent nus Viens ma tendresse est la régente De la floraison qui paraît La nature est belle et touchante Pan sifflote dans la forêt Les grenouilles humides chantent.
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Aubade chantée à Lætare un an passé
Quelqu'une des voix Toujours angélique - Il s'agit de moi, - Vertement s'explique : Ces mille questions Qui se ramifient N'amènent, au fond, Qu'ivresse et folie ; Reconnais ce tour Si *** si facile : Ce n'est qu'onde, flore, Et c'est ta famille ! Puis elle chante. Ô Si *** si facile, Et visible à l'oeil nu... - Je chante avec elle, - Reconnais ce tour Si *** si facile, Ce n'est qu'onde, flore, Et c'est ta famille !... etc... Et puis une voix - Est-elle angélique ! - Il s'agit de moi, Vertement s'explique ; Et chante à l'instant En soeur des haleines : D'un ton Allemand, Mais ardente et pleine : Le monde est vicieux ; Si cela t'étonne ! Vis et laisse au feu L'obscure infortune. Ô ! joli château ! Que ta vie est claire ! De quel Age es-tu, Nature princière De notre grand frère ! etc... Je chante aussi, moi : Multiples soeurs ! voix Pas du tout publiques ! Environnez-moi De gloire pudique... etc...
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Âge d'or
Aux branches claires des tilleuls Meurt un maladif hallali. Mais des chansons spirituelles Voltigent parmi les groseilles. Que notre sang rie en nos veines, Voici s'enchevêtrer les vignes. Le ciel est joli comme un ange. L'azur et l'onde communient. Je sors. Si un rayon me blesse Je succomberai sur la mousse. Qu'on patiente et qu'on s'ennuie C'est trop simple. Fi de mes peines. Je veux que l'été dramatique Me lie à son char de fortunes Que par toi beaucoup, ô Nature, - Ah moins seul et moins nul ! - je meure. Au lieu que les Bergers, c'est drôle, Meurent à peu près par le monde. Je veux bien que les saisons m'usent. A toi, Nature, je me rends ; Et ma faim et toute ma soif. Et, s'il te plaît, nourris, abreuve. Rien de rien ne m'illusionne ; C'est rire aux parents, qu'au soleil, Mais moi je ne veux rire à rien ; Et libre soit cette infortune.
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Bannières de mai
- Elle était fort déshabillée Et de grands arbres indiscrets Aux vitres jetaient leur feuillée Malinement, tout près, tout près. Assise sur ma grande chaise, Mi-nue, elle joignait les mains. Sur le plancher frissonnaient d'aise Ses petits pieds si fins, si fins. - Je regardai, couleur de cire, Un petit rayon buissonnier Papillonner dans son sourire Et sur son sein, - mouche au rosier. - Je baisai ses fines chevilles. Elle eut un doux rire brutal Qui s'égrenait en claires trilles, Un joli rire de cristal. Les petits pieds sous la chemise Se sauvèrent : "Veux-tu finir !" - La première audace permise, Le rire feignait de punir ! - Pauvrets palpitants sous ma lèvre, Je baisai doucement ses yeux : - Elle jeta sa tête mièvre En arrière : "Oh ! c'est encor mieux !... Monsieur, j'ai deux mots à te dire..." - Je lui jetai le reste au sein Dans un baiser, qui la fit rire D'un bon rire qui voulait bien... - Elle était fort déshabillée Et de grands arbres indiscrets Aux vitres jetaient leur feuillée Malinement, tout près, tout près.
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Première soirée
Je te regarde à travers le glory hole de ton texte Et comme je suis voyant extra-lucide Je te lis comme si je t'avais moi-même écrite Mot par mot Lettre par lettre Signe par signe Tu m'avoues tous tes fantasmes inavouables Les mille fantasmes inavouables Qui te traversent la chair. Je suis le majordome intime de ton confessional Et tu me confesses tout tout tout Tout tout Tout et son contraire Agenouillée sur l'autel de la cuisine Pour pouvoir communier, excitée comme une puce vierge, À ma soupe aux poissons, À mes pieds de porc à la mode de Caen Et à ma caille aux raisins Tu me confesses ton désir de mariage à ma sainte Trinité Ce piment mortel Et tu réclames la fraise consacrée Le vin de messe bio sans sulphites Et tu m'implores d'être le témoin De tes énièmes noces en quatre jours Pour le meilleur et pour le pire Le vingt-six du joli mois des plaisirs. Tu me demandes conseil pour les préparatifs : La robe de mariée, les dragées, les deux cents invités Le traiteur, l'orchestre, la jarretière Tu passes tout en ***** Du faire-part Jusqu'à la petite lune de miel Jusqu'à ce que la petite rigor mortis nous sépare. Et moi je te suggère de me prendre Comme réalisateur pour épicer le film En panoramique de tes fantasmes. Libre à toi d'en être la script-girl, La monteuse, la scénariste ou projectionniste En plus d'être l'actrice principale, Je me réserverai tout juste une apparition en cameo Te servant en morceau de bravoure, En longs travellings avant et arrière À fleuret moucheté, ton fantasme inavouable.
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Nov 5, 2019
Nov 5, 2019 at 4:43 AM UTC
Tes fantasmes inavouables
Je te regarde à travers le glory hole de ton texte Et comme je suis voyant extra-lucide Je te lis comme si je t'avais moi-même écrite Mot par mot Lettre par lettre Signe par signe Tu m'avoues tous tes fantasmes inavouables Les mille fantasmes inavouables Qui te traversent la chair. Je suis le majordome intime de ton confessional Et tu me confesses tout tout tout Tout tout Tout et son contraire Agenouillée sur l'autel de la cuisine Pour pouvoir communier, excitée comme une puce vierge, À ma soupe aux poissons, À mes pieds de porc à la mode de Caen Et à ma caille aux raisins Tu me confesses ton désir de mariage à ma sainte Trinité Ce piment mortel Et tu réclames la fraise consacrée Le vin de messe bio sans sulphites Et tu m'implores d'être le témoin De tes énièmes noces en quatre jours Pour le meilleur et pour le pire Le vingt-six du joli mois des plaisirs. Tu me demandes conseil pour les préparatifs : La robe de mariée, les dragées, les deux cents invités Le traiteur, l'orchestre, la jarretière Tu passes tout en ***** Du faire-part Jusqu'à la petite lune de miel Jusqu'à ce que la petite rigor mortis nous sépare. Et moi je te suggère de me prendre Comme réalisateur pour épicer le film En panoramique de tes fantasmes. Libre à toi d'en être la script-girl, La monteuse, la scénariste ou projectionniste En plus d'être l'actrice principale, Je me réserverai tout juste une apparition en cameo Te servant en morceau de bravoure, En longs travellings avant et arrière À fleuret moucheté, ton fantasme inavouable.
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En été dans ta chambre claire, Vers le temps des premiers aveux, (Ce jeu-là paraissait Te plaire) On ouvrait parfois Baudelaire, Avec ton épingle à cheveux, Comme un croyant ouvre sa Bible, En s'imaginant que le Ciel, Dans un verset doux ou terrible, Va parler à son coeur sensible, Quelque peu superficiel ; D'avance on désignait la page À droite ou bien à gauche, et puis, Par un chiffre le vers, ce mage Qui devrait être ton image, Ou me dire ce que je suis. Nous prenions du goût à la chose. Donc on tirait chacun pour soi Un vers, au hasard, noir ou rose, Dans ce beau Poète morose. Nous commencions, d'abord à Toi, Attention ! Dans ta ruelle Tu mettrais l'univers entier. Vous riez ! bon pour Vous, cruelle ! Car ce vers Vous flatte de l'aile, Et c'est un compliment altier ! Un compliment comme en sait faire Un homme sagace en amour, Et qui fleure en sa grâce fière, Sous le style de La Bruyère, Son joli poète de Cour ; Un compliment qui sent sa fraise, Son talon rouge, et qui, vainqueur, Allumant ses pudeurs de braise, Eût faire rire Sainte Thérèse, Chatouillée... au fond de son coeur. Qu'il est bon ! oui !... mais moi... je gronde ! Y songez-Vous, avec ce vers, Quelle figure fais-je au monde, Dans cette ruelle profonde, Au milieu de cet Univers ! Ah ! fi !... Pardonnez-moi... Madame... Oui, je m'oublie !... oui, je sais bien... Toute jalousie est infâme... C'est un peu de vertige à l'âme, Ça va se passer... ce n'est rien... Ah ! tant mieux ! je vous vois sourire. Continuons ce jeu si doux ; Mais avant, je dois Vous le dire, Afin d'éviter un mal pire, Si jamais je deviens jaloux, Rejetez-moi, moi G, moi N, Moi, vilain monstre rabougri, Rejetez-moi dans ma Géhenne ; Le jaloux n'est plus, dans sa haine, Rien... qu'un billet d'amour... aigri.
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Jaloux
En été dans ta chambre claire, Vers le temps des premiers aveux, (Ce jeu-là paraissait Te plaire) On ouvrait parfois Baudelaire, Avec ton épingle à cheveux, Comme un croyant ouvre sa Bible, En s'imaginant que le Ciel, Dans un verset doux ou terrible, Va parler à son coeur sensible, Quelque peu superficiel ; D'avance on désignait la page À droite ou bien à gauche, et puis, Par un chiffre le vers, ce mage Qui devrait être ton image, Ou me dire ce que je suis. Nous prenions du goût à la chose. Donc on tirait chacun pour soi Un vers, au hasard, noir ou rose, Dans ce beau Poète morose. Nous commencions, d'abord à Toi, Attention ! Dans ta ruelle Tu mettrais l'univers entier. Vous riez ! bon pour Vous, cruelle ! Car ce vers Vous flatte de l'aile, Et c'est un compliment altier ! Un compliment comme en sait faire Un homme sagace en amour, Et qui fleure en sa grâce fière, Sous le style de La Bruyère, Son joli poète de Cour ; Un compliment qui sent sa fraise, Son talon rouge, et qui, vainqueur, Allumant ses pudeurs de braise, Eût faire rire Sainte Thérèse, Chatouillée... au fond de son coeur. Qu'il est bon ! oui !... mais moi... je gronde ! Y songez-Vous, avec ce vers, Quelle figure fais-je au monde, Dans cette ruelle profonde, Au milieu de cet Univers ! Ah ! fi !... Pardonnez-moi... Madame... Oui, je m'oublie !... oui, je sais bien... Toute jalousie est infâme... C'est un peu de vertige à l'âme, Ça va se passer... ce n'est rien... Ah ! tant mieux ! je vous vois sourire. Continuons ce jeu si doux ; Mais avant, je dois Vous le dire, Afin d'éviter un mal pire, Si jamais je deviens jaloux, Rejetez-moi, moi G, moi N, Moi, vilain monstre rabougri, Rejetez-moi dans ma Géhenne ; Le jaloux n'est plus, dans sa haine, Rien... qu'un billet d'amour... aigri.
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Fable XVII, Livre IV. Une ourse avait mis bas ; ourses du voisinage D'accourir pour voir le poupon. « Est-ce une fille? Est-ce un garçon ? Est-il bien gros ? Est-il bien sage ? Sans que ce soit un damoiseau, Puisqu'il est le fils de son père, Comme un ange il doit être beau, Pour peu qu'il ressemble à sa mère. » « - Gomme un diable il est laid, commère, » Devait répondre la maman, Si sur ce point, une fois l'an, Maman pouvait être sincère. La nôtre à tous les yeux cachait son nourrisson ; Masse informe, ébauche grossière, Ours, qui d'ours n'avait que le nom ; D'un ours c'était bien la matière, Mais il manquait la façon. C'est à la lui donner que la dame s'applique. Au fond d'un antre obscur, **** du monde et du bruit. C'est à lécher sans cesse et relécher son fruit Qu'elle met son étude unique. Ses efforts n'ont pas été vains : Ainsi qu'on voit la molle argile, Sous les doigts d'un artiste habile, Prendre un buste, un visage, et des pieds et des mains ; Grâce aux soins qui le débarbouillent, Du petit monstre, en peu de jours, Les traits tour à tour se débrouillent, Et c'est, s'il n'a changé, le plus joli des ours. Sa mère, je le crois, ne lisait point Horace ; Mais nous qui le lisons, nous autres beaux esprits, Pourquoi moins qu'elle user de ses sages avis ? Cent fois sur le métier remettez vos écrits, A dit le maître du Parnasse. Vains préceptes! nos vers sont à peine ébauchés, Que de les mettre au jour rien ne peut nous distraire, Aussi sur le théâtre, aussi chez le libraire, Mes amis, que d'ours mal léchés !
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Les ours mal léchés
Fable XVII, Livre IV. Une ourse avait mis bas ; ourses du voisinage D'accourir pour voir le poupon. « Est-ce une fille? Est-ce un garçon ? Est-il bien gros ? Est-il bien sage ? Sans que ce soit un damoiseau, Puisqu'il est le fils de son père, Comme un ange il doit être beau, Pour peu qu'il ressemble à sa mère. » « - Gomme un diable il est laid, commère, » Devait répondre la maman, Si sur ce point, une fois l'an, Maman pouvait être sincère. La nôtre à tous les yeux cachait son nourrisson ; Masse informe, ébauche grossière, Ours, qui d'ours n'avait que le nom ; D'un ours c'était bien la matière, Mais il manquait la façon. C'est à la lui donner que la dame s'applique. Au fond d'un antre obscur, **** du monde et du bruit. C'est à lécher sans cesse et relécher son fruit Qu'elle met son étude unique. Ses efforts n'ont pas été vains : Ainsi qu'on voit la molle argile, Sous les doigts d'un artiste habile, Prendre un buste, un visage, et des pieds et des mains ; Grâce aux soins qui le débarbouillent, Du petit monstre, en peu de jours, Les traits tour à tour se débrouillent, Et c'est, s'il n'a changé, le plus joli des ours. Sa mère, je le crois, ne lisait point Horace ; Mais nous qui le lisons, nous autres beaux esprits, Pourquoi moins qu'elle user de ses sages avis ? Cent fois sur le métier remettez vos écrits, A dit le maître du Parnasse. Vains préceptes! nos vers sont à peine ébauchés, Que de les mettre au jour rien ne peut nous distraire, Aussi sur le théâtre, aussi chez le libraire, Mes amis, que d'ours mal léchés !
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La petite vieille ratatinée se sentit toute réjouie en voyant ce joli enfant à qui chacun faisait fête, à qui tout le monde voulait plaire ; ce joli être, si fragile comme elle, la petite vieille, et, comme elle aussi, sans dents et sans cheveux. Et elle s'approcha de lui, voulant lui faire des risettes et des mines agréables. Mais l'enfant épouvanté se débattait sous les caresses de la bonne femme décrépite, et remplissait la maison de ses glapissements. Alors la bonne vieille se retira dans sa solitude éternelle, et elle pleurait dans un coin, se disant : - « Ah ! pour nous, malheureuses vieilles femelles, l'âge est passé de plaire, même aux innocents ; et nous faisons horreur aux petits enfants que nous voulons aimer ! »
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Le désespoir de la vieille
Et maintenant, aux Fesses ! Je veux que tu confesses, Muse, ces miens trésors Pour quels - et tu t'y fies - Je donnerais cent vies Et, riche, tous mes ors Avec un tas d'encors. Mais avant la cantate Que mes âme et prostate Et mon sang en arrêt Vont dire à la louange De son cher Cul que l'ange, O déchu ! saluerait, Puis il l'adorerait, Posons de lentes lèvres Sur les délices mièvres Du dessous des genoux, Souple papier de Chine, Fins tendons, ligne fine Des veines sans nul pouls Sensible, il est si doux ! Et maintenant, aux Fesses ! Déesses de déesses, Chair de chair, beau de beau. Seul beau qui nous pénètre Avec les seins, peut-être. D'émoi toujours nouveau, Pulpe dive, alme peau ! Elles sont presques ovales, Presque rondes. Opales, Ambres, roses (très peu) S'y fondent, s'y confondent En blanc mat que répondent Les noirs, roses par jeu, De la raie au milieu. Déesses de déesses ! Du repos en liesses, De la calme gaîté, De malines fossettes Ainsi que des risettes, Quelque perversité Dans que de majesté... ! Et quand l'heure est sonnée D'unir ma destinée A Son Destin fêté, Je puis aller sans crainte Et bien tenter l'étreinte Devers l'autre côté : Leur concours m'est prêté. Je me dresse et je presse Et l'une et l'autre fesse Dans mes heureuses mains. Toute leur ardeur donne, Leur vigueur est la bonne Pour aider aux hymens Des soirs aux lendemains... Ce sont les reins ensuite, Amples, nerveux qu'invite L'amour aux seuls élans Qu'il faille dans ce monde, C'est le dos gras et monde, Satin tiède, éclairs blancs. Ondulements troublants. Et c'est enfin la nuque Qu'il faudrait être eunuque Pour n'avoir de frissons, La nuque damnatrice, Folle dominatrice Aux frisons polissons Que nous reconnaissons. Ô nuque proxénète, Vaguement déshonnête Et chaste vaguement, Frisons, joli symbole Des voiles de l'Idole De ce temple charmant, Frisons chers doublement !
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Et maintenant aux Fesses !
Et maintenant, aux Fesses ! Je veux que tu confesses, Muse, ces miens trésors Pour quels - et tu t'y fies - Je donnerais cent vies Et, riche, tous mes ors Avec un tas d'encors. Mais avant la cantate Que mes âme et prostate Et mon sang en arrêt Vont dire à la louange De son cher Cul que l'ange, O déchu ! saluerait, Puis il l'adorerait, Posons de lentes lèvres Sur les délices mièvres Du dessous des genoux, Souple papier de Chine, Fins tendons, ligne fine Des veines sans nul pouls Sensible, il est si doux ! Et maintenant, aux Fesses ! Déesses de déesses, Chair de chair, beau de beau. Seul beau qui nous pénètre Avec les seins, peut-être. D'émoi toujours nouveau, Pulpe dive, alme peau ! Elles sont presques ovales, Presque rondes. Opales, Ambres, roses (très peu) S'y fondent, s'y confondent En blanc mat que répondent Les noirs, roses par jeu, De la raie au milieu. Déesses de déesses ! Du repos en liesses, De la calme gaîté, De malines fossettes Ainsi que des risettes, Quelque perversité Dans que de majesté... ! Et quand l'heure est sonnée D'unir ma destinée A Son Destin fêté, Je puis aller sans crainte Et bien tenter l'étreinte Devers l'autre côté : Leur concours m'est prêté. Je me dresse et je presse Et l'une et l'autre fesse Dans mes heureuses mains. Toute leur ardeur donne, Leur vigueur est la bonne Pour aider aux hymens Des soirs aux lendemains... Ce sont les reins ensuite, Amples, nerveux qu'invite L'amour aux seuls élans Qu'il faille dans ce monde, C'est le dos gras et monde, Satin tiède, éclairs blancs. Ondulements troublants. Et c'est enfin la nuque Qu'il faudrait être eunuque Pour n'avoir de frissons, La nuque damnatrice, Folle dominatrice Aux frisons polissons Que nous reconnaissons. Ô nuque proxénète, Vaguement déshonnête Et chaste vaguement, Frisons, joli symbole Des voiles de l'Idole De ce temple charmant, Frisons chers doublement !
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