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"jeux" poems
Green glass but it's French which makes it verre vert. The French should like that. They appreciate their jeux de mots. Not a statue of a man but it could be. Not a piece of art at all except I have made it so by saying it is one. Its qualities are visual and tactile at once the material heavy (over a kilo) not so much transparent as translucent the colour from under the sea the surface curved smooth glossy the shape functional admirably suited for its purpose its name embossed on the back (or the front?) giving a clue. L' ÉLECTRO VERRE redundant insulator from an overhead power cable found object (objet trouvé) from the garden of friends in the Alpes-Maritimes. This souvenir potential paperweight ornament sculpture is more than all of these. Souvenir after all is French for memory.
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Sep 22, 2016
Sep 22, 2016 at 12:21 PM UTC
Found Object *
soft words and their way of making people sing lull me like a sweet tune in this chimney, in this place in my head, slurring over and over until lines would draw up triangles of sleepy infant "jeux",   circles of faded fantasies would come to life and pray,   plus rectangles and cornucopias filled with fun and livelier days. clouds of droopy golden light drip over our heads as we both lay in soft blankets made out of my personal handmade Heaven's embrace lush silk pillows under our overweight, over-bearing, strongly fastened necks   'cause they hold Atlas' weight and the answers for today. the cycle ends for another shortened day... the air seems rich with the smell of freshly-made pancakes. little troll walking down the stairs with a new spring in her step. lean into the chocolatey sweetness of a mother's oven-like haze, close your eyes and wonder if you'll ever feel the same.
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Jan 21, 2019
Jan 21, 2019 at 1:28 PM UTC
warmth in psychology
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Jan 8, 2015
Jan 8, 2015 at 7:32 AM UTC
Barcelone vs Elche match à la Coupe 8/1/2015 HD
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Madrid, princesse des Espagnes, Il court par tes mille campagnes Bien des yeux bleus, bien des yeux noirs. La blanche ville aux sérénades, Il passe par tes promenades Bien des petits pieds tous les soirs. Madrid, quand tes taureaux bondissent, Bien des mains blanches applaudissent, Bien des écharpes sont en jeux. Par tes belles nuits étoilées, Bien des senoras long voilées Descendent tes escaliers bleus. Madrid, Madrid, moi, je me raille De tes dames à fine taille Qui chaussent l'escarpin étroit ; Car j'en sais une par le monde Que jamais ni brune ni blonde N'ont valu le bout de son doigt ! J'en sais une, et certes la duègne Qui la surveille et qui la peigne N'ouvre sa fenêtre qu'à moi ; Certes, qui veut qu'on le redresse, N'a qu'à l'approcher à la messe, Fût-ce l'archevêque ou le roi. Car c'est ma princesse andalouse ! Mon amoureuse ! ma jalouse ! Ma belle veuve au long réseau ! C'est un vrai démon ! c'est un ange ! Elle est jaune, comme une orange, Elle est vive comme un oiseau ! Oh ! quand sur ma bouche idolâtre Elle se pâme, la folâtre, Il faut voir, dans nos grands combats, Ce corps si souple et si fragile, Ainsi qu'une couleuvre agile, Fuir et glisser entre mes bras ! Or si d'aventure on s'enquête Qui m'a valu telle conquête, C'est l'allure de mon cheval, Un compliment sur sa mantille, Puis des bonbons à la vanille Par un beau soir de carnaval.
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Madrid
J'ai toujours menti pour dire la vérité. Je joue aux jeux pour que les autres puissent gagner. Tout est si important      que ça m'est égal. Si je pense assez      j'oublierai tout. Je suis le Roi des Ombres      important seulement pour les êtres qui existent en silence et poussière. Je me change en pierre si je me tiens tranquille      à me trouver dans un jardin d'une telle beauté      avec les couleurs qui ont une sonorité jamais vue. Je sens les émotions à travers le temps      celles qu'aucun humain ne peut sentir. Je tombe à travers la sécurité confortable et rouge-noire      dans la clarté des vastes profondeurs du bleu foncé. Mon corps s'est fait parfait pendant que je succombe      et mon esprit se réveille. La musique du violon se condense en amour sous mes yeux      l'accord profond et sonore déchire le poison de mon esprit. Je ressens les montées bleues claires de la vie dans mes veines quand je suis seul. Je m'assieds avec les montagnes jusqu'à ce que nous nous unissions. Mes yeux ne pourront jamais devenir impurs      mon âme est sans tache. Il y a la curiosité silencieuse dans la Vie      l'amour dans ses yeux est si manifeste      son sourire si tendre      si silencieuse. Ici sera où je pose la tête      c'est la réalité que je choisis.
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Jul 5, 2010
Jul 5, 2010 at 4:31 PM UTC
Le Son du Sommeil
Couchers de Soleil sur la Comtale ou un vaisseau sur la ville Il est en Toulouse, le soir comme un vaste vaisseau fantôme Jetant sa proue sur le canal et filant droit sur le cap Saint-Sernin, c'est la Comtale en son écrin. Comme une enchanteresse de couleurs, mêlée d'ocre du soir et d'orange soleil peignant les voiles de ce vaisseau. La luminosité en terrasse en fait un bel observatoire de la palette des nuages, des jeux infinis du soleil et des sourires de la lune qui scintillent sur Saint Sernin, font resplendir les grands grues de l'ancienne Toulouse, réveillée de son sommeil. Quand le vent d'autan souffle fort, comme un orchestre laissé seul sans partition et sans baguette, «La Comtale» frémit sous le choc et ce noble vaisseau de pierres voit ses terrasses dévastées, par les outils de jardinage et les plantes taillées menues. Mais chère et haute nef, «La Comtale», tu n’es jamais toi-même que lorsque le soleil luit et fait rougeoyer les briques ocres, transforme tes terrasses en jardins étagées à l’ombre des stores tirés des plantes aromatiques et des cactées qui parfument de menthe, de poivre et de miel nos thés glacés et limonades sirotées avec joie. Paul d’Aubin (Paul Arrighi), Toulouse (02 avril 2014)
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Apr 2, 2014
Apr 2, 2014 at 3:08 PM UTC
Couchers de Soleil sur la Comtale ou un vaisseau sur la ville
Les nèfles de Kabylie Il est des souvenirs d’enfance qui dominent longtemps l’esprit et ont des goûts de saveurs douces telles les madeleines de Proust. Pour moi qui suis né à Bougie Ce sont les nèfles de Kabylie. C’était en mai soit en juin que ces fruits blonds arrivaient sur la table de formica dans des couffins tressés de paille, comme le signe d’un printemps qui bientôt deviendrait fournaise mais vibrionnant de Soleil. Il fallait enlever la peau et en séparer les noyaux qui me faisaient penser à des billes Mais leur chair était succulente avec des zestes de vanille. et de bonbons acidulés. J’avais huit ans, c’était la guerre ! Mais quand les nèfles arrivaient, j’oubliais les soucis des «grands» pour goûter à la chair des nèfles, jouer aux billes avec leurs noyaux. C’est ainsi que parmi les drames, le regard de l’enfance est lointain. Car la mort leur reste chimère. bien moins réelle que les jeux et les fruits dorés, bref privilège de l’enfance. Paul d’Aubin (Paul Arrighi) Toulouse- février 2014.
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Feb 22, 2014
Feb 22, 2014 at 4:59 PM UTC
Les nèfles de Kabylie ( The war and the boy )
For Cathy and Marc, The orchid wakes up to the rising Sun And the aster shines on her his purest lights She asks, with her blinding smile “Say, am I the prettiest among flowers?” And she opens up to him with her light veil Whose diamond-like reflections are seen on this nuptial cloth On her wet petals, the dew still falls down Their hearts are linked, fusional like gold… The Sun’s enflamed sight desires her Singing a sweet lullaby to her ears His honey-like chant reaches her Empowered, she intensely charms him… And the beloved dear feels a burning stream Burning her like a radiating ray The Earth witnesses in a new gleam of a morning Two creatures of passion, in the wind, kissing… To please them, a party is organized To their wedding, everyone must be around them They made sure to look sharp taking part Happy witnesses, so in Love they can depart! To you, listeners of this ode to life Did you get the meaning of my rime? The Flower incarnates the beautiful bride And the Sun, her groom, his pride! Translated on August 24 2015 1st place, Arthur Rimbaud prize, “Jeux Floraux du Béarn” (French poetry contest), 2009
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Nov 28, 2015
Nov 28, 2015 at 12:03 PM UTC
The Flower, Love and her Sun
Eh quoi ! prier déjà.... tu bégayes encore ; De la vie, ici-bas, tu n'as vu que l'aurore ; Pour loi, le beau printemps n'est venu que deux fois ; À peine connaît-on le doux son de ta voix. Et cependant, docile aux leçons d'une mère, Tu bégayes déjà quelques mots de prière ! Oh ! laisse la prière au cœur des malheureux, Et toi, petit enfant, va reprendre tes jeux ! Pourvu qu'à ton réveil, s'échappant de sa cage, L'oiseau qui te connaît commence son ramage, Qu'il reste près de toi ; que d'un bouquet nouveau, Ta mère, en souriant, vienne orner ton berceau ; Pourvu que vers le soir, sa voix mélodieuse T'endorme doucement, ou que, silencieuse, Elle ébranle ta couche, et d'un léger effort, En longs balancements t'endorme mieux encor : C'est là tout le bonheur de ta paisible enfance. Et comment prierais-tu ? tu n'as pas d'espérance ! À ton âge charmant, l'existence est un jour, Où le rire et les pleurs s'effacent tour à tour. Plus **** petit enfant, poursuivant ton voyage, Ton cœur s'agitera du trouble du jeune âge ; Tu sentiras alors les charmes enivrants De nos illusions, rêves purs et charmants. Un doux espoir, ainsi qu'une ombre fugitive, Apparaîtra soudain à ton âme naïve, Te faisant pressentir l'amour et le bonheur... Alors, il sera temps de prier le Seigneur ! À genoux devant lui, plein de foi, d'espérance, On dit tout sans parler ; - Dieu comprend le silence. Ô mon Dieu ! que l'on aime à vous prier longtemps, Lorsqu'on veut être heureux et que l'on a seize ans ! Car, hélas ! jeune enfant, pendant le long voyage, Nous n'avons pas toujours un beau ciel sans nuage ; Le limpide ruisseau qui s'en va murmurant, Se change bien souvent en horrible torrent, Et l'aquilon, soufflant sur la barque légère, Vient la briser, le soir, aux écueils de la terre. Va jouer, bel enfant !... il te faudra plus **** Souffrir ainsi que nous : ta vie aura sa part ! Tu verras fuir l'espoir qui venait de paraître ; Un jour, on t'aimera..., l'on t'oubliera peut-être !... Ah ! qu'ai-je dit, enfant ? -Suspends, suspends tes jeux Joins tes petites mains, et regarde les cieux.
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L'enfant qui priait
Eh quoi ! prier déjà.... tu bégayes encore ; De la vie, ici-bas, tu n'as vu que l'aurore ; Pour loi, le beau printemps n'est venu que deux fois ; À peine connaît-on le doux son de ta voix. Et cependant, docile aux leçons d'une mère, Tu bégayes déjà quelques mots de prière ! Oh ! laisse la prière au cœur des malheureux, Et toi, petit enfant, va reprendre tes jeux ! Pourvu qu'à ton réveil, s'échappant de sa cage, L'oiseau qui te connaît commence son ramage, Qu'il reste près de toi ; que d'un bouquet nouveau, Ta mère, en souriant, vienne orner ton berceau ; Pourvu que vers le soir, sa voix mélodieuse T'endorme doucement, ou que, silencieuse, Elle ébranle ta couche, et d'un léger effort, En longs balancements t'endorme mieux encor : C'est là tout le bonheur de ta paisible enfance. Et comment prierais-tu ? tu n'as pas d'espérance ! À ton âge charmant, l'existence est un jour, Où le rire et les pleurs s'effacent tour à tour. Plus **** petit enfant, poursuivant ton voyage, Ton cœur s'agitera du trouble du jeune âge ; Tu sentiras alors les charmes enivrants De nos illusions, rêves purs et charmants. Un doux espoir, ainsi qu'une ombre fugitive, Apparaîtra soudain à ton âme naïve, Te faisant pressentir l'amour et le bonheur... Alors, il sera temps de prier le Seigneur ! À genoux devant lui, plein de foi, d'espérance, On dit tout sans parler ; - Dieu comprend le silence. Ô mon Dieu ! que l'on aime à vous prier longtemps, Lorsqu'on veut être heureux et que l'on a seize ans ! Car, hélas ! jeune enfant, pendant le long voyage, Nous n'avons pas toujours un beau ciel sans nuage ; Le limpide ruisseau qui s'en va murmurant, Se change bien souvent en horrible torrent, Et l'aquilon, soufflant sur la barque légère, Vient la briser, le soir, aux écueils de la terre. Va jouer, bel enfant !... il te faudra plus **** Souffrir ainsi que nous : ta vie aura sa part ! Tu verras fuir l'espoir qui venait de paraître ; Un jour, on t'aimera..., l'on t'oubliera peut-être !... Ah ! qu'ai-je dit, enfant ? -Suspends, suspends tes jeux Joins tes petites mains, et regarde les cieux.
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Vous que le printemps opéra Miracles ponctuez ma stance Mon esprit épris du départ Dans un rayon soudain se perd Perpétué par la cadence La Seine au soleil d'avril danse Comme Cécile au premier bal Ou plutôt roule des pépites Vers les ponts de pierre ou les cribles Charme sûr La ville est le val Les quais gais comme en carnaval Vont au devant de la lumière Elle visite les palais Surgis selon ses jeux ou lois Moi je l'honore à ma manière La seule école buissonnière Et non Silène m'enseigna Cette ivresse couleur de lèvres Et les roses du jour aux vitres Comme des filles d'Opéra.
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Pour demain
Les mansardes de Luchon C'était un peu comme la proue du vaisseau amiral, et ses petits fanaux clignant de l'œil, la nuit, luisant sur la maison comme des lumignons Et son toit bleu d’ardoises en était embelli et mieux, nous étions hauts, aussi hauts que la vie. Ces «Mansardes» nous y dormions durant les saisons des curistes, y montant doucement, respectant les consignes, de traiter dignement les précieux locataires. Pour Régis et pour moi, c'étaient douces manies que nous nous gardions, de contrarier en vain. Dans la chambrette blanche austère ou je dormais les livres me tombaient des yeux bien après la lumière et j'écoutais aussi, les pas sur les trottoirs des passants noctambules qui passaient en riant et je scrutais aussi les fenêtres d'en face. Grand-Mère ronflait parfois dans la chambre à côté Avec son poudrier et son eau de Cologne exhalant des senteurs de rose et de vanille. Dans la chambre à côte était Régis, mon frère Qui me passait parfois la B.D, «Blé le roc». Oh, comme je les aimais, ces modestes mansardes, Nous étions jeunes alors, et tout était diamant : Filles des locataires aux cheveux dénoués ou bien nos jeux guerriers et nos arcs et nos lances et ces folles lectures menées jusqu'au petit matin. Paul Arrighi
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Dec 16, 2015
Dec 16, 2015 at 4:26 PM UTC
Les mansardes de Luchon ( the attics of Luchon in Pyreneas )
Oh pluie, la pluie s'il vous plaît restez. Ma petite Cita a jeux à jouer. Saut d'obstacles Éclaboussures Danse Sauter By Cabré Oh la pluie, la pluie avec votre battement rythmique. À la première goutte que nous hop à nos pieds. Saut d'obstacles Éclaboussures Danse Sauter By Cabré
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May 14, 2013
May 14, 2013 at 3:04 PM UTC
Petite Cita
Fable IV, Livre II. Dans l'Olympe on s'ennuie. - Y pensez-vous, grands Dieux ! - Oui, Messieurs ; oui, j'y pense, et je veux le redire : Dans l'Olympe on s'ennuie, ainsi qu'en d'autres lieux Qui souffrent peu le mot pour rire. Dieux d'en-haut, Dieux d'en-bas, vous jetez quelquefois Des regards envieux sur la fange où nous sommes. Il est beau d'être dieux, il est bon d'être rois ; Mais il est doux parfois d'être hommes. Jupiter le pensait ainsi ; Un soir, libre de tout souci, Voulant se divertir sans user son tonnerre, Or ça, dit-il aux Dieux, amusons-nous ici Comme on s'amuse sur la terre. Momus, un jeu bien *** ! - Bien *** ! dit l'égrillard, Qui des jeux dans sa tête a tout le répertoire ; Jouons un jeu d'enfants ; si vous voulez m'en croire, Nous ferons un Colin-Maillard. En quatre mois, il fait connaître Le jeu terrestre à la céleste cour ; Comment on prend, comment on est pris tour à tour. Junon prête un mouchoir : c'est au plus jeune à l'être ; Le plus jeune c'était l'Amour, L'enfant, qui déjà n'y voit goutte, Un bandeau de plus sur les yeux, Va d'un côté, de l'autre ; et les éclats joyeux De l'Olympe étonné font retentir la voûte. Les Dieux, qui riaient fort, comptaient rire encor plus, Quand notre espiègle eut mis la main sur la Justice. Cet autre aveugle au jeu n'entendra pas malice ; Elle est là pour longtemps disait surtout Momus. Il se trompait. Elle entre en lice, Et, dès le premier pas, elle attrapa Plutus. Celui-là devait-il s'attendre À jamais sortir d'embarras ? Il est quelque peu lourd Venus, tu m'apprendras Comment il a fait pour te prendre.
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Les dieux jouant au colin-maillard
Fable IV, Livre II. Dans l'Olympe on s'ennuie. - Y pensez-vous, grands Dieux ! - Oui, Messieurs ; oui, j'y pense, et je veux le redire : Dans l'Olympe on s'ennuie, ainsi qu'en d'autres lieux Qui souffrent peu le mot pour rire. Dieux d'en-haut, Dieux d'en-bas, vous jetez quelquefois Des regards envieux sur la fange où nous sommes. Il est beau d'être dieux, il est bon d'être rois ; Mais il est doux parfois d'être hommes. Jupiter le pensait ainsi ; Un soir, libre de tout souci, Voulant se divertir sans user son tonnerre, Or ça, dit-il aux Dieux, amusons-nous ici Comme on s'amuse sur la terre. Momus, un jeu bien *** ! - Bien *** ! dit l'égrillard, Qui des jeux dans sa tête a tout le répertoire ; Jouons un jeu d'enfants ; si vous voulez m'en croire, Nous ferons un Colin-Maillard. En quatre mois, il fait connaître Le jeu terrestre à la céleste cour ; Comment on prend, comment on est pris tour à tour. Junon prête un mouchoir : c'est au plus jeune à l'être ; Le plus jeune c'était l'Amour, L'enfant, qui déjà n'y voit goutte, Un bandeau de plus sur les yeux, Va d'un côté, de l'autre ; et les éclats joyeux De l'Olympe étonné font retentir la voûte. Les Dieux, qui riaient fort, comptaient rire encor plus, Quand notre espiègle eut mis la main sur la Justice. Cet autre aveugle au jeu n'entendra pas malice ; Elle est là pour longtemps disait surtout Momus. Il se trompait. Elle entre en lice, Et, dès le premier pas, elle attrapa Plutus. Celui-là devait-il s'attendre À jamais sortir d'embarras ? Il est quelque peu lourd Venus, tu m'apprendras Comment il a fait pour te prendre.
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i am that child the apple of a man's eyes i misbehave sometimes i am that child the one that will never grow up the one that will always be wild i am that child the lover of your youth nights the lover beneath the sheets i am that child i love with eyes blind the one that loves with ears closed stubborn mourning lover the one the lover the child the one that begs to love her one more time
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Jan 11, 2015
Jan 11, 2015 at 7:26 PM UTC
Jeux des enfants
L'amour est à réinventer, on le sait. ‒Rimbaud Pauvres amants se croient pour toujours et à jamais. Se mêlent dans l’extase; s’embrassent; Claire de lune, Beethoven et bougies. S’enfichent de l’avenir. Ombres pourpres et vagues mélodies font tomber des larmes de tristesse, de bonheur, d’absurdes épanouissements qui vont hiberner jusqu’au printemps nouveau. Mêmes marins incessants – travaux mutuels, divertissements corporels, nuls rapports d’esprit sauf les jeux éternels qui se jouent. *© Lewis Bosworth,     Aix-en-Provence,     1963*
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Mar 30, 2017
Mar 30, 2017 at 9:56 PM UTC
Les Amants
"L'image qui a choqué le monde" Un enfant encore Un enfant cette fois-ci encore vivant On a l'habitude Des images des enfants Veut dire l'innocence Veut dire le futur Mais c'est un enfant Indifférent à son présence Indifférent à ses blessures Il regarde son sang Comme si ceci n'est pas son sang Mais comme l'image du sang. "L'image qui a choqué le monde" Mais c'est un mensonge Une image verbale du mensonge Aucune image ne peut plus choquer le monde Les jeux de cadrage Au service de propagande ont tuées Déjà impitoyablement tout innocence Et que comme beaucoup plus gravement L'homme est tout perdu Dans ses images de monde Et le monde des images. Tout qui nous reste à réaliser que Les enfants ne sont pas des images Qu'ils ne font pas du spectacle pour nos écrans. 08.2016 İstanbul
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May 17, 2017
May 17, 2017 at 2:37 PM UTC
Les enfants ne sont pas des images
The swing The spinning top The doll Wooden horses Battledore and shuttlecock Trumpet and drum Soap bubbles **** in the corner Blind man's buff Leap-frog Little husband, little wife The ball Please let me return To my childhood ways And the happy games We played
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Sep 15, 2020
Sep 15, 2020 at 8:06 AM UTC
Jeux d'enfants (Children's Games)
Ces passions qu'eux seuls nomment encore amours Sont des amours aussi, tendres et furieuses, Avec des particularités curieuses Que n'ont pas les amours certes de tous les jours. Même plus qu'elles et mieux qu'elles héroïques, Elles se parent de splendeurs d'âme et de sang Telles qu'au prix d'elles les amours dans le rang Ne sont que Ris et Jeux ou besoins érotiques, Que vains proverbes, que riens d'enfants trop gâtés, - « Ah ! les pauvres amours banales, animales, Normales ! Gros goûts lourds ou frugales fringales, Sans compter la sottise et des fécondités ! » - Peuvent dire ceux-là que sacre le haut Rite, Ayant conquis la plénitude du plaisir, Et l'insatiabilité de leur désir Bénissant la fidélité de leur mérite. La plénitude ! Ils l'ont superlativement : Baisers repus, gorgés, mains privilégiées Dans la richesse des caresses repayées, Et ce divin final anéantissement ! Comme ce sont les forts et les forts, l'habitude De la force les rend invaincus au déduit. Plantureux, savoureux, débordant, le déduit ! Je le crois bien qu'ils ont la pleine plénitude ! Et pour combler leurs vœux, chacun d'eux tour à tour Fait l'action suprême, a la parfaite extase, - Tantôt la coupe ou la bouche et tantôt le vase - Pâmé comme la nuit, fervent comme le jour. Leurs beaux ébats sont grands et gais. Pas de ces crises : Vapeurs, nerfs. Non, des jeux courageux, puis d'heureux Bras las autour du cou, pour de moins langoureux Qu'étroits sommeils à deux, tout coupés de reprises. Dormez, les amoureux ! Tandis qu'autour de vous Le monde inattentif aux choses délicates, Bruit ou gît en somnolences scélérates, Sans même, il est si bête ! être de vous jaloux. Et ces réveils francs, clairs, riants, vers l'aventure De fiers damnés d'un plus magnifique sabbat ? Et salut, témoins purs de l'âme en ce combat Pour l'affranchissement de la lourde nature !
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Ces passions qu'eux seuls nomment encore amours
Ces passions qu'eux seuls nomment encore amours Sont des amours aussi, tendres et furieuses, Avec des particularités curieuses Que n'ont pas les amours certes de tous les jours. Même plus qu'elles et mieux qu'elles héroïques, Elles se parent de splendeurs d'âme et de sang Telles qu'au prix d'elles les amours dans le rang Ne sont que Ris et Jeux ou besoins érotiques, Que vains proverbes, que riens d'enfants trop gâtés, - « Ah ! les pauvres amours banales, animales, Normales ! Gros goûts lourds ou frugales fringales, Sans compter la sottise et des fécondités ! » - Peuvent dire ceux-là que sacre le haut Rite, Ayant conquis la plénitude du plaisir, Et l'insatiabilité de leur désir Bénissant la fidélité de leur mérite. La plénitude ! Ils l'ont superlativement : Baisers repus, gorgés, mains privilégiées Dans la richesse des caresses repayées, Et ce divin final anéantissement ! Comme ce sont les forts et les forts, l'habitude De la force les rend invaincus au déduit. Plantureux, savoureux, débordant, le déduit ! Je le crois bien qu'ils ont la pleine plénitude ! Et pour combler leurs vœux, chacun d'eux tour à tour Fait l'action suprême, a la parfaite extase, - Tantôt la coupe ou la bouche et tantôt le vase - Pâmé comme la nuit, fervent comme le jour. Leurs beaux ébats sont grands et gais. Pas de ces crises : Vapeurs, nerfs. Non, des jeux courageux, puis d'heureux Bras las autour du cou, pour de moins langoureux Qu'étroits sommeils à deux, tout coupés de reprises. Dormez, les amoureux ! Tandis qu'autour de vous Le monde inattentif aux choses délicates, Bruit ou gît en somnolences scélérates, Sans même, il est si bête ! être de vous jaloux. Et ces réveils francs, clairs, riants, vers l'aventure De fiers damnés d'un plus magnifique sabbat ? Et salut, témoins purs de l'âme en ce combat Pour l'affranchissement de la lourde nature !
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Nos chemins se sont croisé et décroisé A distance Nous étions pèlerins de jeux antédiluviens. Nous nous sommes envoûté de mots Et de rêves d'ombres et de chair Et seuls nos mots peuvent désensorceler Nos sangs et nos dieux archaïques. Nos mots sont des onguents, des potions magiques Des philtres et des pommades Dotés de pouvoirs incomparables. Ce sont des déictiques et embrayeurs Ils accomplissent par la seule force du Verbe. Instantanément. Nos mots sont des poudres miracles dont nous baptisons nos envies Et ils sécrètent leurs propres antidotes. Il ne nous restait plus qu'à les mettre en scène, Titiller nos mamelons lubriques, Mordiller le creux de nos nuques et aisselles, En dansant la danse des dugongs ou des pangolins Mais chacun a sa propre lecture Son propre phrasé Et le déhanchement des Muses Dugongs N'est en rien celui du Poète Pangolin. Rendez-vous posthume, donc. Aujourd'hui j'attendais ma muse Sans trop me faire d'illusions Comme chaque matin de mes jours Je lui ai préparé son café et ses billets doux Mais ma muse boude depuis quatre jours et quart Ma source d'eaux charnelles s'est desséchée Ma muse n'est plus ma muse Pas même un filet de muse chez le poissonnier ou le boucher Ma muse ne fait plus mumuse Ma muse tarie ne frissonne plus Ne viendra pas jouer mon ombre Ne jouira plus de mes délires d'orphie. C’est un fait accompli, mûri, implacable Et je me rends aux évidences. Mais l'oiseau est têtu et bande encore de joie Sur l'élan magistral qu'elle lui a impulsé : Je mordille, je griffe, je câline, Je bois, je lèche, je grignote, La distance qui nous lie désormais Lentement comme une corde raide Un pacte d'amour courtois Inébranlable, Irremplaçable .
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:28 AM UTC
Constat
Nos chemins se sont croisé et décroisé A distance Nous étions pèlerins de jeux antédiluviens. Nous nous sommes envoûté de mots Et de rêves d'ombres et de chair Et seuls nos mots peuvent désensorceler Nos sangs et nos dieux archaïques. Nos mots sont des onguents, des potions magiques Des philtres et des pommades Dotés de pouvoirs incomparables. Ce sont des déictiques et embrayeurs Ils accomplissent par la seule force du Verbe. Instantanément. Nos mots sont des poudres miracles dont nous baptisons nos envies Et ils sécrètent leurs propres antidotes. Il ne nous restait plus qu'à les mettre en scène, Titiller nos mamelons lubriques, Mordiller le creux de nos nuques et aisselles, En dansant la danse des dugongs ou des pangolins Mais chacun a sa propre lecture Son propre phrasé Et le déhanchement des Muses Dugongs N'est en rien celui du Poète Pangolin. Rendez-vous posthume, donc. Aujourd'hui j'attendais ma muse Sans trop me faire d'illusions Comme chaque matin de mes jours Je lui ai préparé son café et ses billets doux Mais ma muse boude depuis quatre jours et quart Ma source d'eaux charnelles s'est desséchée Ma muse n'est plus ma muse Pas même un filet de muse chez le poissonnier ou le boucher Ma muse ne fait plus mumuse Ma muse tarie ne frissonne plus Ne viendra pas jouer mon ombre Ne jouira plus de mes délires d'orphie. C’est un fait accompli, mûri, implacable Et je me rends aux évidences. Mais l'oiseau est têtu et bande encore de joie Sur l'élan magistral qu'elle lui a impulsé : Je mordille, je griffe, je câline, Je bois, je lèche, je grignote, La distance qui nous lie désormais Lentement comme une corde raide Un pacte d'amour courtois Inébranlable, Irremplaçable .
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it's a **** arena, isn't it? the contenders sense it, too you spectate while I battle this out onto bad intellect swings the blade tracing scandalous imageries into corrupt teeth isn't it a devil's game, one we cannot win? -c.j.
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Mar 14, 2016
Mar 14, 2016 at 1:46 AM UTC
jeux de la faim
Un bon mari, sa femme et deux jolis enfants Coulaient en paix leurs jours dans le simple ermitage Où, paisibles comme eux, vécurent leurs parents. Ces époux, partageant les doux soins du ménage, Cultivaient leur jardin, recueillaient leurs moissons ; Et le soir, dans l'été, soupant sous le feuillage, Dans l'hiver, devant leurs tisons, Ils prêchaient à leurs fils la vertu, la sagesse, Leur parlaient du bonheur qu'ils procurent toujours. Le père par un conte égayait ses discours, La mère par une caresse. L'aîné de ces enfants, né grave, studieux, Lisait et méditait sans cesse ; Le cadet, vif, léger, mais plein de gentillesse, Sautait, riait toujours, ne se plaisait qu'aux jeux. Un soir, selon l'usage, à côté de leur père, Assis près d'une table où s'appuyait la mère, L'aîné lisait Rollin ; le cadet, peu soigneux D'apprendre les hauts faits des Romains ou des Parthes, Employait tout son art, toutes ses facultés, A joindre, à soutenir par les quatre côtés Un fragile château de cartes. Il n'en respirait pas d'attention, de peur. Tout à coup voici le lecteur Qui s'interrompt. " Papa, dit-il, daigne m'instruire Pourquoi certains guerriers sont nommés conquérants, Et d'autres fondateurs d'empire ; Ces deux noms sont-ils différents ? " Le père méditait une réponse sage, Lorsque son fils cadet, transporté de plaisir, Après tant de travail, d'avoir pu parvenir A placer son second étage, S'écrie : " Il est fini ! " Son frère, murmurant, Se fâche, et d'un seul coup détruit son long ouvrage ; Et voilà le cadet pleurant. " Mon fils, répond alors le père, Le fondateur c'est votre frère, Et vous êtes le conquérant. "
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Le château de cartes
Un bon mari, sa femme et deux jolis enfants Coulaient en paix leurs jours dans le simple ermitage Où, paisibles comme eux, vécurent leurs parents. Ces époux, partageant les doux soins du ménage, Cultivaient leur jardin, recueillaient leurs moissons ; Et le soir, dans l'été, soupant sous le feuillage, Dans l'hiver, devant leurs tisons, Ils prêchaient à leurs fils la vertu, la sagesse, Leur parlaient du bonheur qu'ils procurent toujours. Le père par un conte égayait ses discours, La mère par une caresse. L'aîné de ces enfants, né grave, studieux, Lisait et méditait sans cesse ; Le cadet, vif, léger, mais plein de gentillesse, Sautait, riait toujours, ne se plaisait qu'aux jeux. Un soir, selon l'usage, à côté de leur père, Assis près d'une table où s'appuyait la mère, L'aîné lisait Rollin ; le cadet, peu soigneux D'apprendre les hauts faits des Romains ou des Parthes, Employait tout son art, toutes ses facultés, A joindre, à soutenir par les quatre côtés Un fragile château de cartes. Il n'en respirait pas d'attention, de peur. Tout à coup voici le lecteur Qui s'interrompt. " Papa, dit-il, daigne m'instruire Pourquoi certains guerriers sont nommés conquérants, Et d'autres fondateurs d'empire ; Ces deux noms sont-ils différents ? " Le père méditait une réponse sage, Lorsque son fils cadet, transporté de plaisir, Après tant de travail, d'avoir pu parvenir A placer son second étage, S'écrie : " Il est fini ! " Son frère, murmurant, Se fâche, et d'un seul coup détruit son long ouvrage ; Et voilà le cadet pleurant. " Mon fils, répond alors le père, Le fondateur c'est votre frère, Et vous êtes le conquérant. "
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Mes yeux rendus à la lumière, Mais fatigués de tant de pleurs, S'offensent des vives couleurs, Et baissent leur faible paupière. Les voix n'ont plus leurs doux accents, Rien ne m'émeut, rien ne m'alarme : Ah ! si je n'ai plus une larme, C'est donc le bonheur que je sens ? Croyons-le. Puisque tout m'éclaire, C'est le bonheur qui m'est rendu : Puisque rien ne sait plus me plaire, C'est le bandeau que j'ai perdu. Je regarde à présent la vie Comme un lieu que j'avais quitté ; Mais une erreur longtemps suivie Change jusqu'à la vérité. Vers sa belle image envolée Mon cœur ne retournera plus : Pour ramener l'onde écoulée, Tous les efforts sont superflus. Mais pourquoi, lorsque le jour tombe, Semble-t-il isoler mon sort, Comme s'il passait sur la tombe De tous ceux qui m'aiment encor ? Ah ! c'est que mon âme est changée ; C'est que je suis faible au malheur ; C'est que j'ai bravé la douleur, Et que la douleur s'est vengée. C'est que des jeux le tendre essaim, Déserte au cri de la souffrance ; Que tout est froid sans l'espérance, Et qu'elle est morte dans mon sein. Et pour celui qui fit ma peine, Que ma voix ne sait plus nommer, Dieu ! qu'il a mérité ma haine ! Que je voudrais ne plus l'aimer !
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L'accablement
Le poète ne se reconnaît Ni dieu ni maître ni loi Seul lui importe l'abandon aux sirènes des muses La seule Justice qui vaille à ses oreilles. Pour ne pas paraphraser Césaire Et avant lui Perse Et bien d'autres encore laminaires Il y a autant de muses que de volcans Certaines meurent  de petite mort D'autres demeurent de mort certaine à petit feu consommé Remplacez volcans par muses Accordez  les adjectifs et les pronoms Ce qui vaut pour les volcans Vaut pour les muses aux dorsales Bossales comme abyssales. Dixit Césaire : " Il y a des volcans qui se meurent il y a des volcans qui demeurent il y a des volcans qui ne sont là que pour le vent il y a des volcans fous il y a des volcans ivres à la dérive il y a des volcans qui vivent en meutes et patrouillent il y a des volcans dont la gueule émerge de temps en temps véritables chiens de la mer il y a des volcans qui se voilent la face toujours dans les nuages il y a des volcans vautrés comme des rhinocéros fatigués dont on peut palper la poche galactique il y a des volcans pieux qui élèvent des monuments à la gloire des peuples disparus il y a des volcans vigilants des volcans qui aboient montant la garde au seuil du Kraal des peuples endormis il y a des volcans fantasques qui apparaissent et disparaissent (ce sont jeux lémuriens) il ne faut pas oublier ceux qui ne sont pas les moindres les volcans qu’aucune dorsale n’a jamais repérés et dont de nuit les rancunes se construisent il y a des volcans dont l’embouchure est à la mesure exacte de l’antique déchirure." « Dorsale bossale » in Moi, laminaire..
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Nov 27, 2019
Nov 27, 2019 at 10:06 AM UTC
Pour ne pas paraphraser Césaire
Le poète ne se reconnaît Ni dieu ni maître ni loi Seul lui importe l'abandon aux sirènes des muses La seule Justice qui vaille à ses oreilles. Pour ne pas paraphraser Césaire Et avant lui Perse Et bien d'autres encore laminaires Il y a autant de muses que de volcans Certaines meurent  de petite mort D'autres demeurent de mort certaine à petit feu consommé Remplacez volcans par muses Accordez  les adjectifs et les pronoms Ce qui vaut pour les volcans Vaut pour les muses aux dorsales Bossales comme abyssales. Dixit Césaire : " Il y a des volcans qui se meurent il y a des volcans qui demeurent il y a des volcans qui ne sont là que pour le vent il y a des volcans fous il y a des volcans ivres à la dérive il y a des volcans qui vivent en meutes et patrouillent il y a des volcans dont la gueule émerge de temps en temps véritables chiens de la mer il y a des volcans qui se voilent la face toujours dans les nuages il y a des volcans vautrés comme des rhinocéros fatigués dont on peut palper la poche galactique il y a des volcans pieux qui élèvent des monuments à la gloire des peuples disparus il y a des volcans vigilants des volcans qui aboient montant la garde au seuil du Kraal des peuples endormis il y a des volcans fantasques qui apparaissent et disparaissent (ce sont jeux lémuriens) il ne faut pas oublier ceux qui ne sont pas les moindres les volcans qu’aucune dorsale n’a jamais repérés et dont de nuit les rancunes se construisent il y a des volcans dont l’embouchure est à la mesure exacte de l’antique déchirure." « Dorsale bossale » in Moi, laminaire..
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C'est une femme belle et de riche encolure, Qui laisse dans son vin traîner sa chevelure. Les griffes de l'amour, les poisons du tripot, Tout glisse et tout s'émousse au granit de sa peau. Elle rit à la mort et nargue la Débauche, Ces monstres dont la main, qui toujours gratte et fauche, Dans ses jeux destructeurs a pourtant respecté De ce corps ferme et droit la rude majesté. Elle marche en déesse et repose en sultane ; Elle a dans le plaisir la foi mahométane, Et dans ses bras ouverts, que remplissent ses seins, Elle appelle des yeux la race des humains. Elle croit, elle sait, cette vierge inféconde Et pourtant nécessaire à la marche du monde, Que la beauté du corps est un sublime don Qui de toute infamie arrache le pardon. Elle ignore l'Enfer comme le Purgatoire, Et quand l'heure viendra d'entrer dans la Nuit noire, Elle regardera la face de la Mort, Ainsi qu'un nouveau-né, - sans haine et sans remord.
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Allégorie
A bottle, in the sea, has fallen Message of mystery Creased weary paper Washed by the swell, swollen Wandering along the water Wrenched by the waves, misery Whilst an impetuous wind Cradles the vial with its washed out blue cap The bottle reaches its destination The translucent sand welcomes it with a slap Washed ashore It would be hard to read what it once clearly bore… On the beach, a blond maiden bothers to pick up, sunbathing The drenched draft with its strewed words And as she starts reading Gone is her grinning. Letters speak to her in a death rattle Her father blacked out during the battle Forever. On the creased weary paper the writer Traced: ‘’Don’t worry, I love you, my darling’’ Her tears now erasing completely so much strength and energy Gathered to retrace the story … Of the blond-haired maid Only a piece of paper remains, it is said. By the tumultuous tide Hope reached the other side… Translated on May,9, 2014 1st place, Jacques Prévert Jeux Floraux du Béarn (French poetry contest), 2008
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Nov 28, 2015
Nov 28, 2015 at 9:06 AM UTC
Message from the Ocean