"jeux" poems
Green glass
but it's French
which makes it
verre vert.
The French should like that.
They appreciate
their jeux de mots.
Not a statue
of a man
but it could be.
Not a piece of art at all
except
I have made it so
by saying it is one.
Its qualities
are visual
and tactile at once
the material heavy
(over a kilo)
not so much transparent
as translucent
the colour
from under the sea
the surface curved
smooth
glossy
the shape functional
admirably suited for its purpose
its name
embossed on the back
(or the front?)
giving a clue.
L' ÉLECTRO VERRE
redundant insulator
from an overhead power cable
found object
(objet trouvé)
from the garden
of friends
in the Alpes-Maritimes.
This souvenir
potential paperweight
ornament
sculpture
is more than all of these.
Souvenir after all
is French for memory.
Sep 22, 2016
Sep 22, 2016 at 12:21 PM UTC
soft words and their way of making people sing
lull me like a sweet tune in this chimney, in this place
in my head, slurring over and over until lines would draw up triangles of sleepy infant "jeux",
circles of faded fantasies would come to life and pray,
plus rectangles and cornucopias filled with fun and livelier days.
clouds of droopy golden light drip over our heads as we both lay
in soft blankets made out of my personal handmade Heaven's embrace
lush silk pillows under our overweight, over-bearing, strongly fastened necks
'cause they hold Atlas' weight and the answers for today.
the cycle ends for another shortened day...
the air seems rich with the smell of freshly-made pancakes.
little troll walking down the stairs with a new spring in her step.
lean into the chocolatey sweetness of a mother's oven-like haze,
close your eyes and wonder
if you'll ever feel the same.
Jan 21, 2019
Jan 21, 2019 at 1:28 PM UTC
Regarder Barcelone vs Elche diffusion en direct sur le 01/08/2015
Il ya 14 heures - Barcelone et Elche match à la Coupe du 08.01.2015 la montre du roi directement en ligne, Barcelone vs Elche dans la Coupe du Roi espagnol 08/01/2015 Afficher directement ...
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Regarder Barcelone vs Barcelone Elche Elche VS diffusion en direct
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Regarder en direct de Barcelone vs chi Aujourd'hui 08/01/2015
11 heures - avant regardé une émission en direct en ligne aujourd'hui Watch Live de diffusion en direct tous les matchs aujourd'hui 01/08/2015 ligne, jeux de table en ligne aujourd'hui direct live sans couper ...
Date et le calendrier de Barcelone et Elche match à la Coupe du Roi
Date de Barcelone et Elche match jeudi 01/08/2015, la onzième heure ... nous élever les liens regarder Barcelone vs Elche diffusion en direct de haute qualité et sans aucune coupe ...
Regarder Barcelone vs Elche diffusion en direct jeudi 01/08/2015
Il ya 3 jours - Barcelone et Elche direct Barca commencent sa carrière en Coupe du Roi dans le KO au premier tour 16 prix final lorsque la date et le calendrier de Barcelone et Elche interview diffusée ...
Vivez Barcelone vs Elche le mercredi 08/01/2015
Jan 8, 2015
Jan 8, 2015 at 7:32 AM UTC
Madrid, princesse des Espagnes,
Il court par tes mille campagnes
Bien des yeux bleus, bien des yeux noirs.
La blanche ville aux sérénades,
Il passe par tes promenades
Bien des petits pieds tous les soirs.
Madrid, quand tes taureaux bondissent,
Bien des mains blanches applaudissent,
Bien des écharpes sont en jeux.
Par tes belles nuits étoilées,
Bien des senoras long voilées
Descendent tes escaliers bleus.
Madrid, Madrid, moi, je me raille
De tes dames à fine taille
Qui chaussent l'escarpin étroit ;
Car j'en sais une par le monde
Que jamais ni brune ni blonde
N'ont valu le bout de son doigt !
J'en sais une, et certes la duègne
Qui la surveille et qui la peigne
N'ouvre sa fenêtre qu'à moi ;
Certes, qui veut qu'on le redresse,
N'a qu'à l'approcher à la messe,
Fût-ce l'archevêque ou le roi.
Car c'est ma princesse andalouse !
Mon amoureuse ! ma jalouse !
Ma belle veuve au long réseau !
C'est un vrai démon ! c'est un ange !
Elle est jaune, comme une orange,
Elle est vive comme un oiseau !
Oh ! quand sur ma bouche idolâtre
Elle se pâme, la folâtre,
Il faut voir, dans nos grands combats,
Ce corps si souple et si fragile,
Ainsi qu'une couleuvre agile,
Fuir et glisser entre mes bras !
Or si d'aventure on s'enquête
Qui m'a valu telle conquête,
C'est l'allure de mon cheval,
Un compliment sur sa mantille,
Puis des bonbons à la vanille
Par un beau soir de carnaval.
2.2k
J'ai toujours menti pour dire la vérité.
Je joue aux jeux pour que les autres puissent gagner.
Tout est si important
que ça m'est égal.
Si je pense assez
j'oublierai tout.
Je suis le Roi des Ombres
important seulement pour les êtres qui existent en silence et poussière.
Je me change en pierre si je me tiens tranquille
à me trouver dans un jardin d'une telle beauté
avec les couleurs qui ont une sonorité jamais vue.
Je sens les émotions à travers le temps
celles qu'aucun humain ne peut sentir.
Je tombe à travers la sécurité confortable et rouge-noire
dans la clarté des vastes profondeurs du bleu foncé.
Mon corps s'est fait parfait pendant que je succombe
et mon esprit se réveille.
La musique du violon se condense en amour sous mes yeux
l'accord profond et sonore déchire le poison de mon esprit.
Je ressens les montées bleues claires de la vie dans mes veines quand je suis seul.
Je m'assieds avec les montagnes jusqu'à ce que nous nous unissions.
Mes yeux ne pourront jamais devenir impurs
mon âme est sans tache.
Il y a la curiosité silencieuse dans la Vie
l'amour dans ses yeux est si manifeste
son sourire si tendre
si silencieuse.
Ici sera où je pose la tête
c'est la réalité que je choisis.
Jul 5, 2010
Jul 5, 2010 at 4:31 PM UTC
Couchers de Soleil sur la Comtale
ou un vaisseau sur la ville
Il est en Toulouse, le soir
comme un vaste vaisseau fantôme
Jetant sa proue sur le canal
et filant droit sur le cap Saint-Sernin,
c'est la Comtale en son écrin.
Comme une enchanteresse de couleurs,
mêlée d'ocre du soir et d'orange soleil
peignant les voiles de ce vaisseau.
La luminosité en terrasse
en fait un bel observatoire
de la palette des nuages,
des jeux infinis du soleil
et des sourires de la lune
qui scintillent sur Saint Sernin,
font resplendir les grands grues
de l'ancienne Toulouse, réveillée de son sommeil.
Quand le vent d'autan souffle fort,
comme un orchestre laissé seul
sans partition et sans baguette,
«La Comtale» frémit sous le choc
et ce noble vaisseau de pierres
voit ses terrasses dévastées,
par les outils de jardinage
et les plantes taillées menues.
Mais chère et haute nef, «La Comtale»,
tu n’es jamais toi-même que lorsque le soleil luit
et fait rougeoyer les briques ocres,
transforme tes terrasses en jardins étagées
à l’ombre des stores tirés
des plantes aromatiques et des cactées
qui parfument de menthe, de poivre et de miel
nos thés glacés et limonades sirotées avec joie.
Paul d’Aubin (Paul Arrighi), Toulouse
(02 avril 2014)
Apr 2, 2014
Apr 2, 2014 at 3:08 PM UTC
Les nèfles de Kabylie
Il est des souvenirs d’enfance qui dominent longtemps l’esprit et ont des goûts de saveurs douces telles les madeleines de Proust.
Pour moi qui suis né à Bougie Ce sont les nèfles de Kabylie.
C’était en mai soit en juin que ces fruits blonds arrivaient sur la table de formica dans des couffins tressés de paille,
comme le signe d’un printemps qui bientôt deviendrait fournaise mais vibrionnant de Soleil.
Il fallait enlever la peau et en séparer les noyaux qui me faisaient penser à des billes Mais leur chair était succulente avec des zestes de vanille. et de bonbons acidulés.
J’avais huit ans, c’était la guerre !
Mais quand les nèfles arrivaient, j’oubliais les soucis des «grands» pour goûter à la chair des nèfles, jouer aux billes avec leurs noyaux.
C’est ainsi que parmi les drames, le regard de l’enfance est lointain.
Car la mort leur reste chimère. bien moins réelle que les jeux et les fruits dorés, bref privilège de l’enfance.
Paul d’Aubin (Paul Arrighi)
Toulouse- février 2014.
Feb 22, 2014
Feb 22, 2014 at 4:59 PM UTC
For Cathy and Marc,
The orchid wakes up to the rising Sun
And the aster shines on her his purest lights
She asks, with her blinding smile
“Say, am I the prettiest among flowers?”
And she opens up to him with her light veil
Whose diamond-like reflections are seen on this nuptial cloth
On her wet petals, the dew still falls down
Their hearts are linked, fusional like gold…
The Sun’s enflamed sight desires her
Singing a sweet lullaby to her ears
His honey-like chant reaches her
Empowered, she intensely charms him…
And the beloved dear feels a burning stream
Burning her like a radiating ray
The Earth witnesses in a new gleam of a morning
Two creatures of passion, in the wind, kissing…
To please them, a party is organized
To their wedding, everyone must be around them
They made sure to look sharp taking part
Happy witnesses, so in Love they can depart!
To you, listeners of this ode to life
Did you get the meaning of my rime?
The Flower incarnates the beautiful bride
And the Sun, her groom, his pride!
Translated on August 24 2015
1st place, Arthur Rimbaud prize, “Jeux Floraux du Béarn” (French poetry contest), 2009
Nov 28, 2015
Nov 28, 2015 at 12:03 PM UTC
Eh quoi ! prier déjà.... tu bégayes encore ;
De la vie, ici-bas, tu n'as vu que l'aurore ;
Pour loi, le beau printemps n'est venu que deux fois ;
À peine connaît-on le doux son de ta voix.
Et cependant, docile aux leçons d'une mère,
Tu bégayes déjà quelques mots de prière !
Oh ! laisse la prière au cœur des malheureux,
Et toi, petit enfant, va reprendre tes jeux !
Pourvu qu'à ton réveil, s'échappant de sa cage,
L'oiseau qui te connaît commence son ramage,
Qu'il reste près de toi ; que d'un bouquet nouveau,
Ta mère, en souriant, vienne orner ton berceau ;
Pourvu que vers le soir, sa voix mélodieuse
T'endorme doucement, ou que, silencieuse,
Elle ébranle ta couche, et d'un léger effort,
En longs balancements t'endorme mieux encor :
C'est là tout le bonheur de ta paisible enfance.
Et comment prierais-tu ? tu n'as pas d'espérance !
À ton âge charmant, l'existence est un jour,
Où le rire et les pleurs s'effacent tour à tour.
Plus **** petit enfant, poursuivant ton voyage,
Ton cœur s'agitera du trouble du jeune âge ;
Tu sentiras alors les charmes enivrants
De nos illusions, rêves purs et charmants.
Un doux espoir, ainsi qu'une ombre fugitive,
Apparaîtra soudain à ton âme naïve,
Te faisant pressentir l'amour et le bonheur...
Alors, il sera temps de prier le Seigneur !
À genoux devant lui, plein de foi, d'espérance,
On dit tout sans parler ; - Dieu comprend le silence.
Ô mon Dieu ! que l'on aime à vous prier longtemps,
Lorsqu'on veut être heureux et que l'on a seize ans !
Car, hélas ! jeune enfant, pendant le long voyage,
Nous n'avons pas toujours un beau ciel sans nuage ;
Le limpide ruisseau qui s'en va murmurant,
Se change bien souvent en horrible torrent,
Et l'aquilon, soufflant sur la barque légère,
Vient la briser, le soir, aux écueils de la terre.
Va jouer, bel enfant !... il te faudra plus ****
Souffrir ainsi que nous : ta vie aura sa part !
Tu verras fuir l'espoir qui venait de paraître ;
Un jour, on t'aimera..., l'on t'oubliera peut-être !...
Ah ! qu'ai-je dit, enfant ? -Suspends, suspends tes jeux
Joins tes petites mains, et regarde les cieux.
1k
Vous que le printemps opéra
Miracles ponctuez ma stance
Mon esprit épris du départ
Dans un rayon soudain se perd
Perpétué par la cadence
La Seine au soleil d'avril danse
Comme Cécile au premier bal
Ou plutôt roule des pépites
Vers les ponts de pierre ou les cribles
Charme sûr La ville est le val
Les quais gais comme en carnaval
Vont au devant de la lumière
Elle visite les palais
Surgis selon ses jeux ou lois
Moi je l'honore à ma manière
La seule école buissonnière
Et non Silène m'enseigna
Cette ivresse couleur de lèvres
Et les roses du jour aux vitres
Comme des filles d'Opéra.
969
Les mansardes de Luchon
C'était un peu comme la proue du vaisseau amiral,
et ses petits fanaux clignant de l'œil, la nuit,
luisant sur la maison comme des lumignons
Et son toit bleu d’ardoises en était embelli
et mieux, nous étions hauts, aussi hauts que la vie.
Ces «Mansardes» nous y dormions durant les saisons des curistes,
y montant doucement, respectant les consignes,
de traiter dignement les précieux locataires.
Pour Régis et pour moi, c'étaient douces manies
que nous nous gardions, de contrarier en vain.
Dans la chambrette blanche austère ou je dormais
les livres me tombaient des yeux bien après la lumière
et j'écoutais aussi, les pas sur les trottoirs
des passants noctambules qui passaient en riant
et je scrutais aussi les fenêtres d'en face.
Grand-Mère ronflait parfois dans la chambre à côté
Avec son poudrier et son eau de Cologne
exhalant des senteurs de rose et de vanille.
Dans la chambre à côte était Régis, mon frère
Qui me passait parfois la B.D, «Blé le roc».
Oh, comme je les aimais, ces modestes mansardes,
Nous étions jeunes alors, et tout était diamant :
Filles des locataires aux cheveux dénoués
ou bien nos jeux guerriers et nos arcs et nos lances
et ces folles lectures menées jusqu'au petit matin.
Paul Arrighi
Dec 16, 2015
Dec 16, 2015 at 4:26 PM UTC
Oh pluie, la pluie s'il vous plaît restez.
Ma petite Cita a jeux à jouer.
Saut d'obstacles
Éclaboussures
Danse
Sauter
By
Cabré
Oh la pluie, la pluie avec votre battement rythmique.
À la première goutte que nous hop à nos pieds.
Saut d'obstacles
Éclaboussures
Danse
Sauter
By
Cabré
May 14, 2013
May 14, 2013 at 3:04 PM UTC
Fable IV, Livre II.
Dans l'Olympe on s'ennuie. - Y pensez-vous, grands Dieux !
- Oui, Messieurs ; oui, j'y pense, et je veux le redire :
Dans l'Olympe on s'ennuie, ainsi qu'en d'autres lieux
Qui souffrent peu le mot pour rire.
Dieux d'en-haut, Dieux d'en-bas, vous jetez quelquefois
Des regards envieux sur la fange où nous sommes.
Il est beau d'être dieux, il est bon d'être rois ;
Mais il est doux parfois d'être hommes.
Jupiter le pensait ainsi ;
Un soir, libre de tout souci,
Voulant se divertir sans user son tonnerre,
Or ça, dit-il aux Dieux, amusons-nous ici
Comme on s'amuse sur la terre.
Momus, un jeu bien *** ! - Bien *** ! dit l'égrillard,
Qui des jeux dans sa tête a tout le répertoire ;
Jouons un jeu d'enfants ; si vous voulez m'en croire,
Nous ferons un Colin-Maillard.
En quatre mois, il fait connaître
Le jeu terrestre à la céleste cour ;
Comment on prend, comment on est pris tour à tour.
Junon prête un mouchoir : c'est au plus jeune à l'être ;
Le plus jeune c'était l'Amour,
L'enfant, qui déjà n'y voit goutte,
Un bandeau de plus sur les yeux,
Va d'un côté, de l'autre ; et les éclats joyeux
De l'Olympe étonné font retentir la voûte.
Les Dieux, qui riaient fort, comptaient rire encor plus,
Quand notre espiègle eut mis la main sur la Justice.
Cet autre aveugle au jeu n'entendra pas malice ;
Elle est là pour longtemps disait surtout Momus.
Il se trompait. Elle entre en lice,
Et, dès le premier pas, elle attrapa Plutus.
Celui-là devait-il s'attendre
À jamais sortir d'embarras ?
Il est quelque peu lourd Venus, tu m'apprendras
Comment il a fait pour te prendre.
815
i am that child
the apple of a man's eyes
i misbehave sometimes
i am that child
the one that will never grow up
the one that will always be wild
i am that child
the lover of your youth nights
the lover beneath the sheets
i am that child
i love with eyes blind
the one that loves with ears closed
stubborn mourning lover
the one the lover the child
the one that begs to love her one more time
Jan 11, 2015
Jan 11, 2015 at 7:26 PM UTC
L'amour est à réinventer, on le sait.
‒Rimbaud
Pauvres amants
se croient pour toujours
et à jamais.
Se mêlent dans l’extase;
s’embrassent;
Claire de lune,
Beethoven et bougies.
S’enfichent de l’avenir.
Ombres pourpres
et vagues mélodies
font tomber des larmes
de tristesse, de bonheur,
d’absurdes épanouissements
qui vont hiberner
jusqu’au printemps nouveau.
Mêmes marins incessants –
travaux mutuels,
divertissements corporels,
nuls rapports d’esprit
sauf les jeux éternels
qui se jouent.
*© Lewis Bosworth,
Aix-en-Provence,
1963*
Mar 30, 2017
Mar 30, 2017 at 9:56 PM UTC
"L'image qui a choqué le monde"
Un enfant encore
Un enfant cette fois-ci encore vivant
On a l'habitude
Des images des enfants
Veut dire l'innocence
Veut dire le futur
Mais c'est un enfant
Indifférent à son présence
Indifférent à ses blessures
Il regarde son sang
Comme si ceci n'est pas son sang
Mais comme l'image du sang.
"L'image qui a choqué le monde"
Mais c'est un mensonge
Une image verbale du mensonge
Aucune image ne peut plus choquer le monde
Les jeux de cadrage
Au service de propagande ont tuées
Déjà impitoyablement tout innocence
Et que comme beaucoup plus gravement
L'homme est tout perdu
Dans ses images de monde
Et le monde des images.
Tout qui nous reste à réaliser que
Les enfants ne sont pas des images
Qu'ils ne font pas du spectacle pour nos écrans.
08.2016 İstanbul
May 17, 2017
May 17, 2017 at 2:37 PM UTC
The swing
The spinning top
The doll
Wooden horses
Battledore and shuttlecock
Trumpet and drum
Soap bubbles
**** in the corner
Blind man's buff
Leap-frog
Little husband, little wife
The ball
Please let me return
To my childhood ways
And the happy games
We played
Sep 15, 2020
Sep 15, 2020 at 8:06 AM UTC
Ces passions qu'eux seuls nomment encore amours
Sont des amours aussi, tendres et furieuses,
Avec des particularités curieuses
Que n'ont pas les amours certes de tous les jours.
Même plus qu'elles et mieux qu'elles héroïques,
Elles se parent de splendeurs d'âme et de sang
Telles qu'au prix d'elles les amours dans le rang
Ne sont que Ris et Jeux ou besoins érotiques,
Que vains proverbes, que riens d'enfants trop gâtés,
- « Ah ! les pauvres amours banales, animales,
Normales ! Gros goûts lourds ou frugales fringales,
Sans compter la sottise et des fécondités ! »
- Peuvent dire ceux-là que sacre le haut Rite,
Ayant conquis la plénitude du plaisir,
Et l'insatiabilité de leur désir
Bénissant la fidélité de leur mérite.
La plénitude ! Ils l'ont superlativement :
Baisers repus, gorgés, mains privilégiées
Dans la richesse des caresses repayées,
Et ce divin final anéantissement !
Comme ce sont les forts et les forts, l'habitude
De la force les rend invaincus au déduit.
Plantureux, savoureux, débordant, le déduit !
Je le crois bien qu'ils ont la pleine plénitude !
Et pour combler leurs vœux, chacun d'eux tour à tour
Fait l'action suprême, a la parfaite extase,
- Tantôt la coupe ou la bouche et tantôt le vase -
Pâmé comme la nuit, fervent comme le jour.
Leurs beaux ébats sont grands et gais. Pas de ces crises :
Vapeurs, nerfs. Non, des jeux courageux, puis d'heureux
Bras las autour du cou, pour de moins langoureux
Qu'étroits sommeils à deux, tout coupés de reprises.
Dormez, les amoureux ! Tandis qu'autour de vous
Le monde inattentif aux choses délicates,
Bruit ou gît en somnolences scélérates,
Sans même, il est si bête ! être de vous jaloux.
Et ces réveils francs, clairs, riants, vers l'aventure
De fiers damnés d'un plus magnifique sabbat ?
Et salut, témoins purs de l'âme en ce combat
Pour l'affranchissement de la lourde nature !
663
Nos chemins se sont croisé et décroisé
A distance
Nous étions pèlerins de jeux antédiluviens.
Nous nous sommes envoûté de mots
Et de rêves d'ombres et de chair
Et seuls nos mots peuvent désensorceler
Nos sangs et nos dieux archaïques.
Nos mots sont des onguents, des potions magiques
Des philtres et des pommades
Dotés de pouvoirs incomparables.
Ce sont des déictiques et embrayeurs
Ils accomplissent par la seule force du Verbe.
Instantanément.
Nos mots sont des poudres miracles dont nous baptisons nos envies
Et ils sécrètent leurs propres antidotes.
Il ne nous restait plus qu'à les mettre en scène,
Titiller nos mamelons lubriques,
Mordiller le creux de nos nuques et aisselles,
En dansant la danse des dugongs ou des pangolins
Mais chacun a sa propre lecture
Son propre phrasé
Et le déhanchement des Muses Dugongs
N'est en rien celui du Poète Pangolin.
Rendez-vous posthume, donc.
Aujourd'hui j'attendais ma muse
Sans trop me faire d'illusions
Comme chaque matin de mes jours
Je lui ai préparé son café et ses billets doux
Mais ma muse boude depuis quatre jours et quart
Ma source d'eaux charnelles s'est desséchée
Ma muse n'est plus ma muse
Pas même un filet de muse chez le poissonnier ou le boucher
Ma muse ne fait plus mumuse
Ma muse tarie ne frissonne plus
Ne viendra pas jouer mon ombre
Ne jouira plus de mes délires d'orphie.
C’est un fait accompli, mûri, implacable
Et je me rends aux évidences.
Mais l'oiseau est têtu et bande encore de joie
Sur l'élan magistral qu'elle lui a impulsé :
Je mordille, je griffe, je câline,
Je bois, je lèche, je grignote,
La distance qui nous lie désormais
Lentement comme une corde raide
Un pacte d'amour courtois
Inébranlable,
Irremplaçable .
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:28 AM UTC
it's a **** arena, isn't it?
the contenders sense it, too
you spectate while I battle
this out
onto bad intellect swings
the blade
tracing scandalous imageries
into corrupt teeth
isn't it a devil's game,
one we cannot win?
-c.j.
Mar 14, 2016
Mar 14, 2016 at 1:46 AM UTC
Un bon mari, sa femme et deux jolis enfants
Coulaient en paix leurs jours dans le simple ermitage
Où, paisibles comme eux, vécurent leurs parents.
Ces époux, partageant les doux soins du ménage,
Cultivaient leur jardin, recueillaient leurs moissons ;
Et le soir, dans l'été, soupant sous le feuillage,
Dans l'hiver, devant leurs tisons,
Ils prêchaient à leurs fils la vertu, la sagesse,
Leur parlaient du bonheur qu'ils procurent toujours.
Le père par un conte égayait ses discours,
La mère par une caresse.
L'aîné de ces enfants, né grave, studieux,
Lisait et méditait sans cesse ;
Le cadet, vif, léger, mais plein de gentillesse,
Sautait, riait toujours, ne se plaisait qu'aux jeux.
Un soir, selon l'usage, à côté de leur père,
Assis près d'une table où s'appuyait la mère,
L'aîné lisait Rollin ; le cadet, peu soigneux
D'apprendre les hauts faits des Romains ou des Parthes,
Employait tout son art, toutes ses facultés,
A joindre, à soutenir par les quatre côtés
Un fragile château de cartes.
Il n'en respirait pas d'attention, de peur.
Tout à coup voici le lecteur
Qui s'interrompt. " Papa, dit-il, daigne m'instruire
Pourquoi certains guerriers sont nommés conquérants,
Et d'autres fondateurs d'empire ;
Ces deux noms sont-ils différents ? "
Le père méditait une réponse sage,
Lorsque son fils cadet, transporté de plaisir,
Après tant de travail, d'avoir pu parvenir
A placer son second étage,
S'écrie : " Il est fini ! " Son frère, murmurant,
Se fâche, et d'un seul coup détruit son long ouvrage ;
Et voilà le cadet pleurant.
" Mon fils, répond alors le père,
Le fondateur c'est votre frère,
Et vous êtes le conquérant. "
455
Mes yeux rendus à la lumière,
Mais fatigués de tant de pleurs,
S'offensent des vives couleurs,
Et baissent leur faible paupière.
Les voix n'ont plus leurs doux accents,
Rien ne m'émeut, rien ne m'alarme :
Ah ! si je n'ai plus une larme,
C'est donc le bonheur que je sens ?
Croyons-le. Puisque tout m'éclaire,
C'est le bonheur qui m'est rendu :
Puisque rien ne sait plus me plaire,
C'est le bandeau que j'ai perdu.
Je regarde à présent la vie
Comme un lieu que j'avais quitté ;
Mais une erreur longtemps suivie
Change jusqu'à la vérité.
Vers sa belle image envolée
Mon cœur ne retournera plus :
Pour ramener l'onde écoulée,
Tous les efforts sont superflus.
Mais pourquoi, lorsque le jour tombe,
Semble-t-il isoler mon sort,
Comme s'il passait sur la tombe
De tous ceux qui m'aiment encor ?
Ah ! c'est que mon âme est changée ;
C'est que je suis faible au malheur ;
C'est que j'ai bravé la douleur,
Et que la douleur s'est vengée.
C'est que des jeux le tendre essaim,
Déserte au cri de la souffrance ;
Que tout est froid sans l'espérance,
Et qu'elle est morte dans mon sein.
Et pour celui qui fit ma peine,
Que ma voix ne sait plus nommer,
Dieu ! qu'il a mérité ma haine !
Que je voudrais ne plus l'aimer !
427
Le poète ne se reconnaît
Ni dieu ni maître ni loi
Seul lui importe l'abandon aux sirènes des muses
La seule Justice qui vaille à ses oreilles.
Pour ne pas paraphraser Césaire
Et avant lui Perse
Et bien d'autres encore laminaires
Il y a autant de muses que de volcans
Certaines meurent de petite mort
D'autres demeurent de mort certaine à petit feu consommé
Remplacez volcans par muses
Accordez les adjectifs et les pronoms
Ce qui vaut pour les volcans
Vaut pour les muses aux dorsales Bossales comme abyssales.
Dixit Césaire :
" Il y a des volcans qui se meurent
il y a des volcans qui demeurent
il y a des volcans qui ne sont là que pour le vent
il y a des volcans fous
il y a des volcans ivres à la dérive
il y a des volcans qui vivent en meutes et patrouillent
il y a des volcans dont la gueule émerge de temps en temps
véritables chiens de la mer
il y a des volcans qui se voilent la face
toujours dans les nuages
il y a des volcans vautrés comme des rhinocéros fatigués
dont on peut palper la poche galactique
il y a des volcans pieux qui élèvent des monuments
à la gloire des peuples disparus
il y a des volcans vigilants
des volcans qui aboient
montant la garde au seuil du Kraal des peuples endormis
il y a des volcans fantasques qui apparaissent
et disparaissent
(ce sont jeux lémuriens)
il ne faut pas oublier ceux qui ne sont pas les moindres
les volcans qu’aucune dorsale n’a jamais repérés
et dont de nuit les rancunes se construisent
il y a des volcans dont l’embouchure est à la mesure
exacte de l’antique déchirure."
« Dorsale bossale » in Moi, laminaire..
Nov 27, 2019
Nov 27, 2019 at 10:06 AM UTC
C'est une femme belle et de riche encolure,
Qui laisse dans son vin traîner sa chevelure.
Les griffes de l'amour, les poisons du tripot,
Tout glisse et tout s'émousse au granit de sa peau.
Elle rit à la mort et nargue la Débauche,
Ces monstres dont la main, qui toujours gratte et fauche,
Dans ses jeux destructeurs a pourtant respecté
De ce corps ferme et droit la rude majesté.
Elle marche en déesse et repose en sultane ;
Elle a dans le plaisir la foi mahométane,
Et dans ses bras ouverts, que remplissent ses seins,
Elle appelle des yeux la race des humains.
Elle croit, elle sait, cette vierge inféconde
Et pourtant nécessaire à la marche du monde,
Que la beauté du corps est un sublime don
Qui de toute infamie arrache le pardon.
Elle ignore l'Enfer comme le Purgatoire,
Et quand l'heure viendra d'entrer dans la Nuit noire,
Elle regardera la face de la Mort,
Ainsi qu'un nouveau-né, - sans haine et sans remord.
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A bottle, in the sea, has fallen
Message of mystery
Creased weary paper
Washed by the swell, swollen
Wandering along the water
Wrenched by the waves, misery
Whilst an impetuous wind
Cradles the vial with its washed out blue cap
The bottle reaches its destination
The translucent sand welcomes it with a slap
Washed ashore
It would be hard to read what it once clearly bore…
On the beach, a blond maiden bothers to pick up, sunbathing
The drenched draft with its strewed words
And as she starts reading
Gone is her grinning.
Letters speak to her in a death rattle
Her father blacked out during the battle
Forever. On the creased weary paper the writer
Traced: ‘’Don’t worry, I love you, my darling’’
Her tears now erasing completely so much strength and energy
Gathered to retrace the story …
Of the blond-haired maid
Only a piece of paper remains, it is said.
By the tumultuous tide
Hope reached the other side…
Translated on May,9, 2014
1st place, Jacques Prévert Jeux Floraux du Béarn (French poetry contest), 2008
Nov 28, 2015
Nov 28, 2015 at 9:06 AM UTC