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"haendel" poems
Fougères en Corse Petits, elles nous faisaient peur par leurs frémissements, sous la caresse du vent et par leur tournoiement, de vert sombre et de senteurs acres de rivière. Elles nous paraissaient animées d'une vie mystérieuse, de landes, de lutins et d'enfants disparus ou dérobés, Ces fougères nous les nommions : «Fizères». Elles étaient pour nous source d'effroi et de maléfices, Jamais nous n'aurions consentis à nous perdre dans l’ondulements de leurs vagues vertes, sous peine d'être aspirées par un magnétisme maléfique, et devenir prisonniers de leurs immensités feuillues. En automne, leurs couleurs se transformaient en dorées et en feux, comme une chevelure rousse déployée ou la robe du renard roux, si vif. Et quand le vent souffle, leurs feuilles font grand bruissement, comme les tuyaux d'orgue d'une nature en remuement. Alors les elfes et les esprits des défunts Semblent s'en donner à cœur joie au-dessus la rivière «Catena», Et même les châtaigniers massifs semblent comme entraînés par le vent dans cette sarabande moins réglée que celle d'Haendel. Paul Arrighi
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Jan 11, 2016
Jan 11, 2016 at 2:39 PM UTC
Fougères en Corse ( Ferns in Corsica)
I. Le nez rouge, la face blême, Sur un pupitre de glaçons, L'Hiver exécute son thème Dans le quatuor des saisons. Il chante d'une voix peu sûre Des airs vieillots et chevrotants ; Son pied glacé bat la mesure Et la semelle en même temps ; Et comme Haendel, dont la perruque Perdait sa farine en tremblant, Il fait envoler de sa nuque La neige qui la poudre à blanc. II. Dans le bassin des Tuileries, Le cygne s'est pris en nageant, Et les arbres, comme aux féeries, Sont en filigrane d'argent. Les vases ont des fleurs de givre, Sous la charmille aux blancs réseaux ; Et sur la neige on voit se suivre Les pas étoilés des oiseaux. Au piédestal où, court-vêtue, Vénus coudoyait Phocion, L'Hiver a posé pour statue La Frileuse de Clodion. III. Les femmes passent sous les arbres En martre, hermine et menu-vair, Et les déesses, frileux marbres, Ont pris aussi l'habit d'hiver. La Vénus Anadyomène Est en pelisse à capuchon ; Flore, que la brise malmène, Plonge ses mains dans son manchon. Et pour la saison, les bergères De Coysevox et de Coustou, Trouvant leurs écharpes légères, Ont des boas autour du cou. IV. Sur la mode Parisienne Le Nord pose ses manteaux lourds, Comme sur une Athénienne Un Scythe étendrait sa peau d'ours. Partout se mélange aux parures Dont Palmyre habille l'Hiver, Le faste russe des fourrures Que parfume le vétyver. Et le Plaisir rit dans l'alcôve Quand, au milieu des Amours nus, Des poils roux d'une bête fauve Sort le torse blanc de Vénus. V. Sous le voile qui vous protège, Défiant les regards jaloux, Si vous sortez par cette neige, Redoutez vos pieds andalous ; La neige saisit comme un moule L'empreinte de ce pied mignon Qui, sur le tapis blanc qu'il foule, Signe, à chaque pas, votre nom. Ainsi guidé, l'époux morose Peut parvenir au nid caché Où, de froid la joue encor rose, A l'Amour s'enlace Psyché.
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Fantaisies d'hiver
I. Le nez rouge, la face blême, Sur un pupitre de glaçons, L'Hiver exécute son thème Dans le quatuor des saisons. Il chante d'une voix peu sûre Des airs vieillots et chevrotants ; Son pied glacé bat la mesure Et la semelle en même temps ; Et comme Haendel, dont la perruque Perdait sa farine en tremblant, Il fait envoler de sa nuque La neige qui la poudre à blanc. II. Dans le bassin des Tuileries, Le cygne s'est pris en nageant, Et les arbres, comme aux féeries, Sont en filigrane d'argent. Les vases ont des fleurs de givre, Sous la charmille aux blancs réseaux ; Et sur la neige on voit se suivre Les pas étoilés des oiseaux. Au piédestal où, court-vêtue, Vénus coudoyait Phocion, L'Hiver a posé pour statue La Frileuse de Clodion. III. Les femmes passent sous les arbres En martre, hermine et menu-vair, Et les déesses, frileux marbres, Ont pris aussi l'habit d'hiver. La Vénus Anadyomène Est en pelisse à capuchon ; Flore, que la brise malmène, Plonge ses mains dans son manchon. Et pour la saison, les bergères De Coysevox et de Coustou, Trouvant leurs écharpes légères, Ont des boas autour du cou. IV. Sur la mode Parisienne Le Nord pose ses manteaux lourds, Comme sur une Athénienne Un Scythe étendrait sa peau d'ours. Partout se mélange aux parures Dont Palmyre habille l'Hiver, Le faste russe des fourrures Que parfume le vétyver. Et le Plaisir rit dans l'alcôve Quand, au milieu des Amours nus, Des poils roux d'une bête fauve Sort le torse blanc de Vénus. V. Sous le voile qui vous protège, Défiant les regards jaloux, Si vous sortez par cette neige, Redoutez vos pieds andalous ; La neige saisit comme un moule L'empreinte de ce pied mignon Qui, sur le tapis blanc qu'il foule, Signe, à chaque pas, votre nom. Ainsi guidé, l'époux morose Peut parvenir au nid caché Où, de froid la joue encor rose, A l'Amour s'enlace Psyché.
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Cantaba. Cantaba. Y nadie oía los sónes que cantaba. Metido por la noche los hilos teje de su cántiga: hilos de bronce que son los hilos ásperos de su tedio; hilos de sangre de su corazón, hilos de laboriosa araña -hilos de seda- que es el ensueño que se arrebuja bajo su melena flava. Metido por la noche que le rodea con mallas de silencio, -muelles sillones de velludo-, mallas caniciosas como manos queridas sobre la sien afiebrada: Cantaba. Cantaba. Y nadie oía los sónes que cantaba. Su voz es como el eco de inauditas músicas, ni en los sueños sospechadas. ¿Tañer de amorosas guzlas moriscas? ¿De sacabuches y de flautas pastorales, y de violas de amor? O el jadear ciclópeo del órgano que tientan los dedos o las zarpas de Bach y Haendel y de Franck? ¿O el prodigio insólito que logra de la nada el milagro de la sinfonía donde no se funden y todas las voces cantan? Su voz es como el eco de inauditas músicas ni en los sueños sospechadas: o de músicas mútilas urdidas en la propia fábrica loca, de su cabeza: porque se mata lo que se ama, decía -mordicante- el Réprobo: música supliciada! Cantaba. Cantaba. Y nadie oía los sónes que cantaba. Ni la selva, ni la noche le oía, ni tú, ni nadie, ni nada! ¿Le oía el hosco cerco de la selva cerrada, cerrada como los oídos y los caletres de la gente tonta y chata? Le oyera la selva, le oyera si a gritos cantara -tal el viento y al modo de la tormenta: pero canta muy paso: si -a veces- su canción es callada, muda, como los ojos abiertos, húmedos... que no dicen palabra. ¿Le oyera la noche, de tibias estrellas colmadas las sienes, de tibias estrellas estigmatizada? ¿Vestida de ***** suntuoso le oyera la noche trágica cuando el vocerío del trueno y el zig-zaguear de los relámpagos? ¿Le oyera la noche tácita cuando con paso desfalleciente cruza sus sendas la luna alunada? ¿Le oyeras tú, la mujer ilusoria de ojos sombríos y boca macerada? Ni la noche, ni la selva le oía, ni tú, ni nadie, ni nada! Cantaba. El mismo no se oía la canción que cantaba.
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Sonatina en la bemol
Cantaba. Cantaba. Y nadie oía los sónes que cantaba. Metido por la noche los hilos teje de su cántiga: hilos de bronce que son los hilos ásperos de su tedio; hilos de sangre de su corazón, hilos de laboriosa araña -hilos de seda- que es el ensueño que se arrebuja bajo su melena flava. Metido por la noche que le rodea con mallas de silencio, -muelles sillones de velludo-, mallas caniciosas como manos queridas sobre la sien afiebrada: Cantaba. Cantaba. Y nadie oía los sónes que cantaba. Su voz es como el eco de inauditas músicas, ni en los sueños sospechadas. ¿Tañer de amorosas guzlas moriscas? ¿De sacabuches y de flautas pastorales, y de violas de amor? O el jadear ciclópeo del órgano que tientan los dedos o las zarpas de Bach y Haendel y de Franck? ¿O el prodigio insólito que logra de la nada el milagro de la sinfonía donde no se funden y todas las voces cantan? Su voz es como el eco de inauditas músicas ni en los sueños sospechadas: o de músicas mútilas urdidas en la propia fábrica loca, de su cabeza: porque se mata lo que se ama, decía -mordicante- el Réprobo: música supliciada! Cantaba. Cantaba. Y nadie oía los sónes que cantaba. Ni la selva, ni la noche le oía, ni tú, ni nadie, ni nada! ¿Le oía el hosco cerco de la selva cerrada, cerrada como los oídos y los caletres de la gente tonta y chata? Le oyera la selva, le oyera si a gritos cantara -tal el viento y al modo de la tormenta: pero canta muy paso: si -a veces- su canción es callada, muda, como los ojos abiertos, húmedos... que no dicen palabra. ¿Le oyera la noche, de tibias estrellas colmadas las sienes, de tibias estrellas estigmatizada? ¿Vestida de ***** suntuoso le oyera la noche trágica cuando el vocerío del trueno y el zig-zaguear de los relámpagos? ¿Le oyera la noche tácita cuando con paso desfalleciente cruza sus sendas la luna alunada? ¿Le oyeras tú, la mujer ilusoria de ojos sombríos y boca macerada? Ni la noche, ni la selva le oía, ni tú, ni nadie, ni nada! Cantaba. El mismo no se oía la canción que cantaba.
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A cove no one knows, quite out of the way I lie on my back, among poppies that sway The waves lick the cliff, the wind whispers kind I wonder what is there, left for me to find Jumping Jack Flash, a dance in the rain D.B. , my hero, jumps out of a plane The heavens come crashing, the world goes insane With Doobies in London, and Zappa in Spain Baby crow on my shoulder, drinking beer from a keg Dreifuss the feline is missing a leg Jasmine the feisty, Simba the Zen Don’t worry my Budman, we’ll hook up again Minuet me so tender, Sarabande me so sweet With  Bach on the rocks, yet Haendel just neat Vasarely my vision, Jack London my soul Let it all come together, in a crescenduous feat
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Apr 29, 2017
Apr 29, 2017 at 5:48 AM UTC
Irreplaceable Moments