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"gens" poems
Pourquoi ça m’a arriver? Pourquoi j’ai reçu cette Miracle? Pourquoi pas les autres? Pourquoi pas quelqu’un d’autre? Pourquoi moi? Il y’a des gens beaucoup plus important que moi: Des enfants, Des mères, Des pères, Je ne suis personne. Ça devrait être quelqu’un d’autre: Le petit garçon qui cri pour ça mère chaque nuit, L’homme qui devient juste être père, Le Grand-père qui a tout ça famille entouré de lui, Pourquoi moi et pas eux? Je ne le comprend pas! Je ne peux pas exprimer comment je suis heureux, Mais au même temps triste pour les autres. Je veux reconstruire ma vie. Chaque jours est important, Alors je ne veux pas les gaspiller. Je vais les utiliser pour faire du bien. Je ne sais pas comment encore, Mais maintenant c’est ma seul objective de vie. Je ne veux pas que ça soit pour rien. By Coco 07
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Jan 31, 2019
Jan 31, 2019 at 1:43 PM UTC
Un miracle
Avec mes premiers droits d’auteur je m’achèterai une vieille maison à retaper Longeant une petite route déserte au milieu d’un champ immense Je ne sais pas qui retapera ma maison Je ne mentirai plus oh non jamais plus Mais j’aimerais que l’ivresse me vienne plus vite Comme ce mur blanc salement tacheté de jaune Je voudrais tout couvrir, effacer toutes les traces Ne plus penser à toi Mais te dire à quel point tu m’as troué le cœur Te tordre le cou devant un parterre de gens débiles Oui Je ne veux pas penser à la mort de mes parents Encore moins à leur folie Même si je sais, je sens qu’elle approche Je me vois bien crever toute seule comme une vieille conne frigide entourée d’une centaine de cadavres de lapins dans cette vieille maison que j’aurais achetée avec mes droits d’auteur Les gens je les déteste, ils ne se rendent pas compte du mal qu’ils peuvent faire Ne se rendent jamais compte de rien Non De rien du tout Pourtant Je sais que ces trous du cul ont mal eux aussi Je sens d’ici leur souffrance Sous leurs mensonges et leurs faux-semblant je sens leur douleur d’inexistence Mais moi vous savez Je ne sais pas pour vous Mais moi Je veux juste écrire JUSTE ECRIRE Que mes parents demeurent immortels Et aussi un peu d’amour charnel Juste Une fois De temps à autre. …/… Avec mes premiers droits d’auteur je me suis achetée une vieille maison à retaper Longeant une petite route déserte au milieu d’un champ immense Mais comme mes parents sont morts et que je suis une vieille conne frigide qui n’aimera jamais un homme autre que son père Personne n’a retapé ma maison Vieille maison qui tombe à présent en ruine Dans laquelle je m’effondre Jour après jour Minute Après Minute
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Mar 23, 2012
Mar 23, 2012 at 11:34 AM UTC
160711- Journal
Avec mes premiers droits d’auteur je m’achèterai une vieille maison à retaper Longeant une petite route déserte au milieu d’un champ immense Je ne sais pas qui retapera ma maison Je ne mentirai plus oh non jamais plus Mais j’aimerais que l’ivresse me vienne plus vite Comme ce mur blanc salement tacheté de jaune Je voudrais tout couvrir, effacer toutes les traces Ne plus penser à toi Mais te dire à quel point tu m’as troué le cœur Te tordre le cou devant un parterre de gens débiles Oui Je ne veux pas penser à la mort de mes parents Encore moins à leur folie Même si je sais, je sens qu’elle approche Je me vois bien crever toute seule comme une vieille conne frigide entourée d’une centaine de cadavres de lapins dans cette vieille maison que j’aurais achetée avec mes droits d’auteur Les gens je les déteste, ils ne se rendent pas compte du mal qu’ils peuvent faire Ne se rendent jamais compte de rien Non De rien du tout Pourtant Je sais que ces trous du cul ont mal eux aussi Je sens d’ici leur souffrance Sous leurs mensonges et leurs faux-semblant je sens leur douleur d’inexistence Mais moi vous savez Je ne sais pas pour vous Mais moi Je veux juste écrire JUSTE ECRIRE Que mes parents demeurent immortels Et aussi un peu d’amour charnel Juste Une fois De temps à autre. …/… Avec mes premiers droits d’auteur je me suis achetée une vieille maison à retaper Longeant une petite route déserte au milieu d’un champ immense Mais comme mes parents sont morts et que je suis une vieille conne frigide qui n’aimera jamais un homme autre que son père Personne n’a retapé ma maison Vieille maison qui tombe à présent en ruine Dans laquelle je m’effondre Jour après jour Minute Après Minute
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Ce que j'ai ressenti quand j'ai écouté ses chansons True sorry Sa musique t'envahit Te coupe le souffle Rien que des sentiments graves, étouffantes Il te prend par la main Et t'étrangle soudainement Il te caresse dans ta gifle Il est avec toi et t'abandonne quand tu le désires le plus Il est là Sur des vibrations sonores hors norme Ce qu'il fait t'exaspère te rend malade Il ment sans même rougir L'improbable c'est lui L'horizon , les jardins vivent dans ses imaginations mais il aime me montrer ses démons Nomade Slang Je me balade dans tes pensées Je veille sur tes routines plates Ton âme danse dans cet espace Je te voix heureux mais effrayé de ce monde et ne montrant que ta tristesse Essentielles La mer, le vent chaud les gens qui passent Tout est familier Tu revoit ta jeunesse A l'aise dans un coin Ce que tu es ne te ressemble plus
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Mar 8, 2018
Mar 8, 2018 at 2:01 PM UTC
La musique de Ibrahim Maalouf et son pouvoir de boulverser
Alors pourquoi juste maintenant? C’était une nuit sur Bagneux Nous étions mercredi soir à la station Montparnasse-Bienvenüe Je portais ces mêmes vêtements noirs et ma veste grise achetée en Italie Il ne faisait pas trop froid Je rentrais chez moi, vingt heures Mon regard croisa celui d'une jeune femme d'à peu près mon âge Jolie, mince et calme, le visage d'opale et les deux pieds bien posés au sol Avec insistance je la regardais Elle me faisait tellement penser à celle que je n’arrive pas à être Fixant le quai d'en face Le métro était censé arriver dans une minute Quand soudain La tête me tourna Je ne contrôlais plus aucun de mes mouvements Je me suis approchée du mur, m’y suis appuyée tant bien que mal juste pour ne pas tomber Et là, je ne sais pas très bien pourquoi Mais la jeune femme que je ne cessais de regarder sauta sous la rame. L’insupportable bruit L’électricité Le corps en mille morceaux Les gens qui hurlent Le métro qui s'arrête juste devant cet embrasement Pourtant moi Moi Je ne disais rien Je m'accrochais tant que je pouvais au mur J'avais si peur de glisser à mon tour Pourquoi elle Elle était si jolie, si fine et si calme Aucune rature sur son visage d'opale Rien Tandis que moi... Ce n’était qu’une autre nuit sur Bagneux.
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May 17, 2012
May 17, 2012 at 5:43 AM UTC
Die gosse- "LAISSE LA PORTE FERMEE EN ENTRANT", extrait.
Un livre à lire. Des gens rencontrés. Une femme à aimer. La vie plus belle qu'la notre… Une mort à tromper. Un chemin à courir. Un amour à livrer… Tous les sens à traduire. Toutes les lettres à brouiller. Tous les anges à connaître. Toutes les âmes à sauver. Et après – disparaître… 21-10-2010
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Dec 2, 2012
Dec 2, 2012 at 3:46 PM UTC
Tristesse
II. Oh ! vers ces vétérans quand notre esprit s'élève, Nous voyons leur front luire et resplendir leur glaive, Fertile en grands travaux. C'étaient là les anciens. Mais ce temps les efface ! France, dans ton histoire ils tiennent trop de place. France, gloire aux nouveaux ! Oui, gloire à ceux d'hier ! ils se mettent cent mille, Sabres nus, vingt contre un, sans crainte, et par la ville S'en vont, tambours battants. À mitraille ! leur feu brille, l'obusier tonne, Victoire ! ils ont tué, carrefour Tiquetonne, Un enfant de sept ans ! Ceux-ci sont des héros qui n'ont pas peur des femmes Ils tirent sans pâlir, gloire à ces grandes âmes ! Sur les passants tremblants. On voit, quand dans Paris leur troupe se promène, Aux fers de leurs chevaux de la cervelle humaine Avec des cheveux blancs ! Ils montent à l'assaut des lois ; sur la patrie Ils s'élancent ; chevaux, fantassins, batterie, Bataillon, escadron, Gorgés, payés, repus, joyeux, fous de colère, Sonnant la charge, avec Maupas pour vexillaire Et Veuillot pour clairon. Tout, le fer et le plomb, manque à nos bras farouches, Le peuple est sans fusils, le peuple est sans cartouches, Braves ! c'est le moment ! Avec quelques tribuns la loi demeure seule. Derrière vos canons chargés jusqu'à la gueule Risquez-vous hardiment ! Ô soldats de décembre ! ô soldats d'embuscades Contre votre pays ! honte à vos cavalcades Dans Paris consterné ! Vos pères, je l'ai dit, brillaient comme le phare ; Ils bravaient, en chantant une haute fanfare, La mort, spectre étonné ; Vos pères combattaient les plus fières armées, Le prussien blond, le russe aux foudres enflammées, Le catalan bruni, Vous, vous tuez des gens de bourse et de négoce. Vos pères, ces géants, avaient pris Saragosse, Vous prenez Tortoni ! Histoire, qu'en dis-tu ? les vieux dans les batailles Couraient sur les canons vomissant les mitrailles ; Ceux-ci vont, sans trembler, Foulant aux pieds vieillards sanglants, femmes mourantes Droit au crime. Ce sont deux façons différentes De ne pas reculer. Jersey, du 7 au 13 janvier 1853.
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À l'obéissance passive (II)
II. Oh ! vers ces vétérans quand notre esprit s'élève, Nous voyons leur front luire et resplendir leur glaive, Fertile en grands travaux. C'étaient là les anciens. Mais ce temps les efface ! France, dans ton histoire ils tiennent trop de place. France, gloire aux nouveaux ! Oui, gloire à ceux d'hier ! ils se mettent cent mille, Sabres nus, vingt contre un, sans crainte, et par la ville S'en vont, tambours battants. À mitraille ! leur feu brille, l'obusier tonne, Victoire ! ils ont tué, carrefour Tiquetonne, Un enfant de sept ans ! Ceux-ci sont des héros qui n'ont pas peur des femmes Ils tirent sans pâlir, gloire à ces grandes âmes ! Sur les passants tremblants. On voit, quand dans Paris leur troupe se promène, Aux fers de leurs chevaux de la cervelle humaine Avec des cheveux blancs ! Ils montent à l'assaut des lois ; sur la patrie Ils s'élancent ; chevaux, fantassins, batterie, Bataillon, escadron, Gorgés, payés, repus, joyeux, fous de colère, Sonnant la charge, avec Maupas pour vexillaire Et Veuillot pour clairon. Tout, le fer et le plomb, manque à nos bras farouches, Le peuple est sans fusils, le peuple est sans cartouches, Braves ! c'est le moment ! Avec quelques tribuns la loi demeure seule. Derrière vos canons chargés jusqu'à la gueule Risquez-vous hardiment ! Ô soldats de décembre ! ô soldats d'embuscades Contre votre pays ! honte à vos cavalcades Dans Paris consterné ! Vos pères, je l'ai dit, brillaient comme le phare ; Ils bravaient, en chantant une haute fanfare, La mort, spectre étonné ; Vos pères combattaient les plus fières armées, Le prussien blond, le russe aux foudres enflammées, Le catalan bruni, Vous, vous tuez des gens de bourse et de négoce. Vos pères, ces géants, avaient pris Saragosse, Vous prenez Tortoni ! Histoire, qu'en dis-tu ? les vieux dans les batailles Couraient sur les canons vomissant les mitrailles ; Ceux-ci vont, sans trembler, Foulant aux pieds vieillards sanglants, femmes mourantes Droit au crime. Ce sont deux façons différentes De ne pas reculer. Jersey, du 7 au 13 janvier 1853.
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Sie fragten, weshalb ich schreibe. Ich habe lange mit meinen Gedanken herumgespielt, aber meine Mutter hat mich all die Jahre liebevoll gelehrt, dass man nicht mit sinnlosen Gedanken spielen darf. Ich habe nachgedacht, bin durch Straßen gerannt, bin auf Füßen von anderen herumgetrampelt, und weitergerannt, umgedreht, und ehrlich entschuldigt. Habe an meinem Stift gekauft – vermummt von Wor- ten und habe Bruchteile von Radiergummifussel ver- streut. Habe überall gesucht, in den Strömen des Re- gens, in den alten Adern der Blätter am Straßenrand, nicht mal im Bröckeln der Asphaltrillen habe ich ent- denkt.   Es hatte mich Nächte gekostet, einen Punkt für das Fragezeichen zu finden; aber, oh Gott, ich habe den Punkt gefunden, denn der Punkt liegt in meinem Herzen, ich trage Worte in meinem Herzen – lauter als mein und dein Herz- schlag zusammen; und nun hat mein Herz Ringe unter den Augen.
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Aug 6, 2014
Aug 6, 2014 at 3:51 AM UTC
Bruchteile
Enfin ! seul ! On n'entend plus que le roulement de quelques fiacres attardés et éreintés. Pendant quelques heures, nous posséderons le silence, sinon le repos. Enfin ! la tyrannie de la face humaine a disparu, et je ne souffrirai plus que par moi-même. Enfin ! il m'est donc permis de me délasser dans un bain de ténèbres ! D'abord, un double tour à la serrure. Il me semble que ce tour de clef augmentera ma solitude et fortifiera les barricades qui me séparent actuellement du monde. Horrible vie ! Horrible ville ! Récapitulons la journée : avoir vu plusieurs hommes de lettres, dont l'un m'a demandé si l'on pouvait aller en Russie par voie de terre (il prenait sans doute la Russie pour une île) ; avoir disputé généreusement contre le directeur d'une ***** qui à chaque objection répondait : « - C'est ici le parti des honnêtes gens, » ce qui implique que tous les autres journaux sont rédigés par des coquins ; avoir salué une vingtaine de personnes, dont quinze me sont inconnues ; avoir distribué des poignées de main dans la même proportion, et cela sans avoir pris la précaution d'acheter des gants ; être monté pour tuer le temps, pendant une averse, chez une sauteuse qui m'a prié de lui dessiner un costume de Vénustre ; avoir fait ma cour à un directeur de théâtre, qui m'a dit en me congédiant : « - Vous feriez peut-être bien de vous adresser à Z... ; c'est le plus lourd, le plus sot et le plus célèbre de tous mes auteurs, avec lui vous pourriez peut-être aboutir à quelque chose. Voyez-le, et puis nous verrons ; » m'être vanté (pourquoi ?) de plusieurs vilaines actions que je n'ai jamais commises, et avoir lâchement nié quelques autres méfaits que j'ai accomplis avec joie, délit de fanfaronnade, crime de respect humain ; avoir refusé à un ami un service facile, et donné une recommandation écrite à un parfait drôle ; ouf ! est-ce bien fini ? Mécontent de tous et mécontent de moi, je voudrais bien me racheter et m'enorgueillir un peu dans le silence et la solitude de la nuit. Âmes de ceux que j'ai aimés, âmes de ceux que j'ai chantés, fortifiez-moi, soutenez-moi, éloignez de moi le mensonge et les vapeurs corruptrices du monde, et vous, Seigneur mon Dieu ! accordez-moi la grâce de produire quelques beaux vers qui me prouvent à moi-même que je ne suis pas le dernier des hommes, que je ne suis pas inférieur à ceux que je méprise !
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À une heure du matin
Enfin ! seul ! On n'entend plus que le roulement de quelques fiacres attardés et éreintés. Pendant quelques heures, nous posséderons le silence, sinon le repos. Enfin ! la tyrannie de la face humaine a disparu, et je ne souffrirai plus que par moi-même. Enfin ! il m'est donc permis de me délasser dans un bain de ténèbres ! D'abord, un double tour à la serrure. Il me semble que ce tour de clef augmentera ma solitude et fortifiera les barricades qui me séparent actuellement du monde. Horrible vie ! Horrible ville ! Récapitulons la journée : avoir vu plusieurs hommes de lettres, dont l'un m'a demandé si l'on pouvait aller en Russie par voie de terre (il prenait sans doute la Russie pour une île) ; avoir disputé généreusement contre le directeur d'une ***** qui à chaque objection répondait : « - C'est ici le parti des honnêtes gens, » ce qui implique que tous les autres journaux sont rédigés par des coquins ; avoir salué une vingtaine de personnes, dont quinze me sont inconnues ; avoir distribué des poignées de main dans la même proportion, et cela sans avoir pris la précaution d'acheter des gants ; être monté pour tuer le temps, pendant une averse, chez une sauteuse qui m'a prié de lui dessiner un costume de Vénustre ; avoir fait ma cour à un directeur de théâtre, qui m'a dit en me congédiant : « - Vous feriez peut-être bien de vous adresser à Z... ; c'est le plus lourd, le plus sot et le plus célèbre de tous mes auteurs, avec lui vous pourriez peut-être aboutir à quelque chose. Voyez-le, et puis nous verrons ; » m'être vanté (pourquoi ?) de plusieurs vilaines actions que je n'ai jamais commises, et avoir lâchement nié quelques autres méfaits que j'ai accomplis avec joie, délit de fanfaronnade, crime de respect humain ; avoir refusé à un ami un service facile, et donné une recommandation écrite à un parfait drôle ; ouf ! est-ce bien fini ? Mécontent de tous et mécontent de moi, je voudrais bien me racheter et m'enorgueillir un peu dans le silence et la solitude de la nuit. Âmes de ceux que j'ai aimés, âmes de ceux que j'ai chantés, fortifiez-moi, soutenez-moi, éloignez de moi le mensonge et les vapeurs corruptrices du monde, et vous, Seigneur mon Dieu ! accordez-moi la grâce de produire quelques beaux vers qui me prouvent à moi-même que je ne suis pas le dernier des hommes, que je ne suis pas inférieur à ceux que je méprise !
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Et nous voilà très doux à la bêtise humaine, Lui pardonnant vraiment et même un peu touchés De sa candeur extrême et des torts très légers, Dans le fond, qu'elle assume et du train qu'elle mène. Pauvres gens que les gens ! Mourir pour Célimène, Epouser Angélique ou venir de nuit chez Agnès et la briser, et tous les sots péchés, Tel est l'Amour encor plus faible que la Haine ! L'Ambition, l'orgueil, des tours dont vous tombez, Le Vin, qui vous imbibe et vous tord imbibés, L'Argent, le Jeu, le Crime, un tas de pauvres crimes ! C'est pourquoi, mon très cher Mérat, Mérat et moi, Nous étant dépouillés de tout banal émoi, Vivons dans un dandysme épris des seules Rimes !
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À Albert Mérat
Il est difficile de dire adieu Lorsqu'on veut rester Le temps passe Les souvenirs s'estompent Les gens nous quittent Les sentiments changent Mais le coeur n'oublie jamais Passer à autres choses Ne se fait pas en un jour En quoi ça peut m'aider À vous dire vrai Je vois son visage À chaque fois Que je ferme les yeux Que je me reveille en larmes Parce qu'il n'est pas là J’ai comme les idees embrouillés Les reves et les espoirs brisés Les yeux embués Les poings serrés Les jambes paralysées Le coeur brisé J’ai tente de t’oublier Un bon nombre de fois Et je n’y suis jamais arrive
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Sep 19, 2015
Sep 19, 2015 at 1:19 AM UTC
Sablier
Je veux ecriver une poème francaise Parce que francais est le langue romantique La France est le pays romantique Les francais est les gens romantiques Paris et la ville romantique Je sais que c'est une grande cliché Mais ce n'est pas Paris Je t'aime Pour moi C'est la France Je t'aime
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Sep 22, 2014
Sep 22, 2014 at 8:31 AM UTC
Je t'aime
I. Tu n'es certes pas, ma très-chère, Ce que Veuillot nomme un tendron. Le jeu, l'amour, la bonne chère, Bouillonnent en toi, vieux chaudron ! Tu n'es plus fraîche, ma très-chère, Ma vieille infante ! Et cependant Tes caravanes insensées T'ont donné ce lustre abondant Des choses qui sont très-usées, Mais qui séduisent cependant. Je ne trouve pas monotone La verdure de tes quarante ans ; Je préfère tes fruits, Automne, Aux fleurs banales du Printemps ! Non ! tu n'es jamais monotone ! Ta carcasse à des agréments Et des grâces particulières ; Je trouve d'étranges piments Dans le creux de tes deux salières ; Ta carcasse à des agréments ! Nargue des amants ridicules Du melon et du giraumont ! Je préfère tes clavicules À celles du roi Salomon, Et je plains ces gens ridicules ! Tes cheveux, comme un casque bleu, Ombragent ton front de guerrière, Qui ne pense et rougit que peu, Et puis se sauvent par derrière, Comme les crins d'un casque bleu. Tes yeux qui semblent de la boue, Où scintille quelque fanal, Ravivés au fard de ta joue, Lancent un éclair infernal ! Tes yeux sont noirs comme la boue ! Par sa luxure et son dédain Ta lèvre amère nous provoque ; Cette lèvre, c'est un Eden Qui nous attire et qui nous choque. Quelle luxure ! et quel dédain ! Ta jambe musculeuse et sèche Sait gravir au haut des volcans, Et malgré la neige et la dèche Danser les plus fougueux cancans. Ta jambe est musculeuse et sèche ; Ta peau brûlante et sans douceur, Comme celle des vieux gendarmes, Ne connaît pas plus la sueur Que ton oeil ne connaît les larmes. (Et pourtant elle a sa douceur !) II. Sotte, tu t'en vas droit au Diable ! Volontiers j'irais avec toi, Si cette vitesse effroyable Ne me causait pas quelque émoi. Va-t'en donc, toute seule, au Diable ! Mon rein, mon poumon, mon jarret Ne me laissent plus rendre hommage À ce Seigneur, comme il faudrait. « Hélas ! c'est vraiment bien dommage ! » Disent mon rein et mon jarret. Oh ! très-sincèrement je souffre De ne pas aller aux sabbats, Pour voir, quand il pète du soufre, Comment tu lui baises son cas ! Oh ! très-sincèrement je souffre ! Je suis diablement affligé De ne pas être ta torchère, Et de te demander congé, Flambeau d'enfer ! Juge, ma chère, Combien je dois être affligé, Puisque depuis longtemps je t'aime, Étant très-logique ! En effet, Voulant du Mal chercher la crème Et n'aimer qu'un monstre parfait, Vraiment oui ! vieux monstre, je t'aime !
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Le monstre
I. Tu n'es certes pas, ma très-chère, Ce que Veuillot nomme un tendron. Le jeu, l'amour, la bonne chère, Bouillonnent en toi, vieux chaudron ! Tu n'es plus fraîche, ma très-chère, Ma vieille infante ! Et cependant Tes caravanes insensées T'ont donné ce lustre abondant Des choses qui sont très-usées, Mais qui séduisent cependant. Je ne trouve pas monotone La verdure de tes quarante ans ; Je préfère tes fruits, Automne, Aux fleurs banales du Printemps ! Non ! tu n'es jamais monotone ! Ta carcasse à des agréments Et des grâces particulières ; Je trouve d'étranges piments Dans le creux de tes deux salières ; Ta carcasse à des agréments ! Nargue des amants ridicules Du melon et du giraumont ! Je préfère tes clavicules À celles du roi Salomon, Et je plains ces gens ridicules ! Tes cheveux, comme un casque bleu, Ombragent ton front de guerrière, Qui ne pense et rougit que peu, Et puis se sauvent par derrière, Comme les crins d'un casque bleu. Tes yeux qui semblent de la boue, Où scintille quelque fanal, Ravivés au fard de ta joue, Lancent un éclair infernal ! Tes yeux sont noirs comme la boue ! Par sa luxure et son dédain Ta lèvre amère nous provoque ; Cette lèvre, c'est un Eden Qui nous attire et qui nous choque. Quelle luxure ! et quel dédain ! Ta jambe musculeuse et sèche Sait gravir au haut des volcans, Et malgré la neige et la dèche Danser les plus fougueux cancans. Ta jambe est musculeuse et sèche ; Ta peau brûlante et sans douceur, Comme celle des vieux gendarmes, Ne connaît pas plus la sueur Que ton oeil ne connaît les larmes. (Et pourtant elle a sa douceur !) II. Sotte, tu t'en vas droit au Diable ! Volontiers j'irais avec toi, Si cette vitesse effroyable Ne me causait pas quelque émoi. Va-t'en donc, toute seule, au Diable ! Mon rein, mon poumon, mon jarret Ne me laissent plus rendre hommage À ce Seigneur, comme il faudrait. « Hélas ! c'est vraiment bien dommage ! » Disent mon rein et mon jarret. Oh ! très-sincèrement je souffre De ne pas aller aux sabbats, Pour voir, quand il pète du soufre, Comment tu lui baises son cas ! Oh ! très-sincèrement je souffre ! Je suis diablement affligé De ne pas être ta torchère, Et de te demander congé, Flambeau d'enfer ! Juge, ma chère, Combien je dois être affligé, Puisque depuis longtemps je t'aime, Étant très-logique ! En effet, Voulant du Mal chercher la crème Et n'aimer qu'un monstre parfait, Vraiment oui ! vieux monstre, je t'aime !
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Une poulette jeune et sans expérience, En trottant, cloquetant, grattant, Se trouva, je ne sais comment, Fort **** du poulailler, berceau de son enfance. Elle s'en aperçut qu'il était déjà **** Comme elle y retournait, voici qu'un vieux renard A ses yeux troublés se présente. La pauvre poulette tremblante Recommanda son âme à Dieu. Mais le renard, s'approchant d'elle, Lui dit : hélas ! Mademoiselle, Votre frayeur m'étonne peu ; C'est la faute de mes confrères, Gens de sac et de corde, infâmes ravisseurs, Dont les appétits sanguinaires Ont rempli la terre d'horreurs. Je ne puis les changer, mais du moins je travaille A préserver par mes conseils L'innocente et faible volaille Des attentats de mes pareils. Je ne me trouve heureux qu'en me rendant utile ; Et j'allais de ce pas jusques dans votre asile Pour avertir vos soeurs qu'il court un mauvais bruit, C'est qu'un certain renard méchant autant qu'habile Doit vous attaquer cette nuit. Je viens veiller pour vous. La crédule innocente Vers le poulailler le conduit : A peine est-il dans ce réduit, Qu'il tue, étrangle, égorge, et sa griffe sanglante Entasse les mourants sur la terre étendus, Comme fit Diomède au quartier de Rhésus. Il croqua tout, grandes, petites, Coqs, poulets et chapons ; tout périt sous ses dents. La pire espèce de méchants Est celle des vieux hypocrites.
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La jeune poule et le vieux renard
Toulouse en Hiver Quand le roux de l’automne s'estompe ou s'étiole, Que la Garonne charrie un flot de boues terreuses, Que les arbres sans feuille ressemblent à des sculptures de fer, L’hiver a déjà pris possession de la ville. Mais sitôt venu le solstice d’hiver, L'assombrissement de la lumière des jours S’estompe en partie grâce aux feux de la ville. Toulouse apparaît alors ruisselante de lumières. Ensuite viennent les premières journées de froidure ; Tempérées par la bruine et quelques retours de soleil, Sans quoi la cité ne serait pas aussi joyeuse Et le chaland se ferait rare et casanier. Les rues de l'hiver sont plus emplies de gens pressés, Qu’en d’autres saisons, particulièrement dans les bus, Où les mères s'efforcent de faire place aux poussettes, Parmi les acheteurs surchargés de cadeaux. Mais la neige reste rare à Toulouse et accueillie comme une fête Par les bambins ravis et les adultes retrouvant leurs jeunesses Quel dommage que son empire soit si éphémère. et se transforme vite en débâcle boueuse. Il nous manque alors le vin chaud des cités Pyrénéennes, Et de grands brasiers auprès desquels se réchauffer. Mais pointent déjà, avril et mai, où l’hiver se traîne, Où les jours rallongent et le besoin de soleil se fait intense. Nous ne sommes plus **** du printemps qui est renaissance Des plantes, et du besoin de flâner et de « tchatcher» Du Peuple de Toulouse qui rêve déjà des robes légères de l’été, Et de leurs promesses charmantes et enivrantes. Déjà percent les bourgeons et les premières fleurs, Et cette fin d’hiver prend une vêture pimpante, Les rues et les places se remplissent à nouveau du spectacle de la ville. Il ne reste plus qu’à tordre le coup aux fâcheux «saints de glace». Paul Arrighi
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Jan 13, 2017
Jan 13, 2017 at 9:41 AM UTC
Toulouse en Hiver ( Toulouse on Winter )
Toulouse en Hiver Quand le roux de l’automne s'estompe ou s'étiole, Que la Garonne charrie un flot de boues terreuses, Que les arbres sans feuille ressemblent à des sculptures de fer, L’hiver a déjà pris possession de la ville. Mais sitôt venu le solstice d’hiver, L'assombrissement de la lumière des jours S’estompe en partie grâce aux feux de la ville. Toulouse apparaît alors ruisselante de lumières. Ensuite viennent les premières journées de froidure ; Tempérées par la bruine et quelques retours de soleil, Sans quoi la cité ne serait pas aussi joyeuse Et le chaland se ferait rare et casanier. Les rues de l'hiver sont plus emplies de gens pressés, Qu’en d’autres saisons, particulièrement dans les bus, Où les mères s'efforcent de faire place aux poussettes, Parmi les acheteurs surchargés de cadeaux. Mais la neige reste rare à Toulouse et accueillie comme une fête Par les bambins ravis et les adultes retrouvant leurs jeunesses Quel dommage que son empire soit si éphémère. et se transforme vite en débâcle boueuse. Il nous manque alors le vin chaud des cités Pyrénéennes, Et de grands brasiers auprès desquels se réchauffer. Mais pointent déjà, avril et mai, où l’hiver se traîne, Où les jours rallongent et le besoin de soleil se fait intense. Nous ne sommes plus **** du printemps qui est renaissance Des plantes, et du besoin de flâner et de « tchatcher» Du Peuple de Toulouse qui rêve déjà des robes légères de l’été, Et de leurs promesses charmantes et enivrantes. Déjà percent les bourgeons et les premières fleurs, Et cette fin d’hiver prend une vêture pimpante, Les rues et les places se remplissent à nouveau du spectacle de la ville. Il ne reste plus qu’à tordre le coup aux fâcheux «saints de glace». Paul Arrighi
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Miroir, miroir N'arrives-tu pas à voir? Derrière ce monde ingénu Se cache des gens malotrus Miroir, miroir N'arrives-tu pas à voir? Derrière ce sourire chaleureux Se cache un océan de pleurs Miroir, miroir N'arrives-tu pas à voir? Derrière ce sourire ébloui Se cache un tristesse infinie Miroir, miroir N'arrives-tu pas à voir? Ce que tu reflètes Est la raison secrète De ma tristesse
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Nov 11, 2013
Nov 11, 2013 at 6:45 PM UTC
mirroir
Fable II, Livre V. Je suis un peu badaud, je n'en disconviens pas. Tout m'amuse ; depuis ces batteurs d'entrechats, Depuis ces brillants automates, Dont Gardel fait mouvoir et les pieds et les bras, Jusqu'à ceux dont un fil règle et soutient les pas, Jusqu'aux Vestris à quatre pattes, Qui la queue en trompette, et le museau crotté, En jupe, en frac, en froc, en toque, en mitre, en casque, La plume sur l'oreille, ou la brette au côté, Modestes toutefois sous l'habit qui les masque, Moins fiers que nous de leurs surnoms, Quêtent si gaîment les suffrages Des musards de tous les cantons Et des enfants de tous les âges. L'argent leur vient aussi. Peut-on payer trop bien L'art, le bel art de Terpsichore ? Art unique ! art utile au singe, à l'homme, au chien. Comme il vous fait valoir un sot, une pécore ! C'est le clinquant qui les décore, Et fait quelque chose de rien. La critique, en dépit de mon goût et du vôtre, Traite pourtant, lecteur, cet art tout comme un autre. Quels succès sous sa dent ne sont pas expiés ? Qui n'en est pas victime en est le tributaire. Le grand Vestris, le grand Voltaire, Par sa morsure estropiés, Prouvent qu'il faut qu'on se résigne Et qu'enfin le génie à cette dent maligne Est soumis de la tète aux pieds. De cette vérité, que je ne crois pas neuve, Quelques roquets tantôt m'offraient encor la preuve. Tandis qu'au son du flageolet, Au bruit du tambourin, sautillant en cadence, Ces pauvres martyrs de la danse Formaient sous ma fenêtre un fort joli ballet, Un mâtin, cette fois ce n'était pas un homme, Un mâtin, qui debout n'a jamais fait un pas, Campé sur son derrière, aboyait, Dieu sait comme, Après ceux qui savaient ce qu'il ne savait pas, Après ceux, et c'est là le plaisant de l'affaire, Après ceux qui faisaient ce qu'il ne peut pas faire. Quoique mauvais danseur, en mes propos divers, Pour la danse, en tout temps, j'ai montré force estime. En douter serait un vrai crime ; J'en atteste ces petits vers. Mais que sert mon exemple à ce vaste univers ? Je n'en crois donc pas moins le sens de cette fable Au commun des mortels tout-à-fait applicable. Chiens et gens qui dansez, retenez bien ceci : L'ignorant est jaloux et l'impuissant aussi.
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Les chiens qui dansent
Fable II, Livre V. Je suis un peu badaud, je n'en disconviens pas. Tout m'amuse ; depuis ces batteurs d'entrechats, Depuis ces brillants automates, Dont Gardel fait mouvoir et les pieds et les bras, Jusqu'à ceux dont un fil règle et soutient les pas, Jusqu'aux Vestris à quatre pattes, Qui la queue en trompette, et le museau crotté, En jupe, en frac, en froc, en toque, en mitre, en casque, La plume sur l'oreille, ou la brette au côté, Modestes toutefois sous l'habit qui les masque, Moins fiers que nous de leurs surnoms, Quêtent si gaîment les suffrages Des musards de tous les cantons Et des enfants de tous les âges. L'argent leur vient aussi. Peut-on payer trop bien L'art, le bel art de Terpsichore ? Art unique ! art utile au singe, à l'homme, au chien. Comme il vous fait valoir un sot, une pécore ! C'est le clinquant qui les décore, Et fait quelque chose de rien. La critique, en dépit de mon goût et du vôtre, Traite pourtant, lecteur, cet art tout comme un autre. Quels succès sous sa dent ne sont pas expiés ? Qui n'en est pas victime en est le tributaire. Le grand Vestris, le grand Voltaire, Par sa morsure estropiés, Prouvent qu'il faut qu'on se résigne Et qu'enfin le génie à cette dent maligne Est soumis de la tète aux pieds. De cette vérité, que je ne crois pas neuve, Quelques roquets tantôt m'offraient encor la preuve. Tandis qu'au son du flageolet, Au bruit du tambourin, sautillant en cadence, Ces pauvres martyrs de la danse Formaient sous ma fenêtre un fort joli ballet, Un mâtin, cette fois ce n'était pas un homme, Un mâtin, qui debout n'a jamais fait un pas, Campé sur son derrière, aboyait, Dieu sait comme, Après ceux qui savaient ce qu'il ne savait pas, Après ceux, et c'est là le plaisant de l'affaire, Après ceux qui faisaient ce qu'il ne peut pas faire. Quoique mauvais danseur, en mes propos divers, Pour la danse, en tout temps, j'ai montré force estime. En douter serait un vrai crime ; J'en atteste ces petits vers. Mais que sert mon exemple à ce vaste univers ? Je n'en crois donc pas moins le sens de cette fable Au commun des mortels tout-à-fait applicable. Chiens et gens qui dansez, retenez bien ceci : L'ignorant est jaloux et l'impuissant aussi.
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Les chiens qui aboient au-dessous de ma fênetre Me rappelle d'un autre jour Où je suis heureuse et contente-- Où je suis captivée par l'amour. Dans mes rêves et pensées, Ils font une promenade; Ils me disent, «Tu n'es pas Tout ce qui ton façade Laisserait les gens, qui nagent Dans les larmes chaudes Avec les bras flechis Et les yeux emeraudes, Savoir,» et puis ils partent Pour abandonner ses raisons De vivre, d'aimer, d'être Et ces mots dans une combinaison. Je crie, «Attends!» toujours, Et toujours, ils continuent, Et je continue à les regarder Alors que ses ombres diminuent. Les nuages volent au-dessus Des choses vivantes, fières, Et j'espère quelque jour pouvoir Trouver mes rêves comme ces craintes découvertes.
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Sep 4, 2013
Sep 4, 2013 at 8:14 PM UTC
Les Chiens
Vous connaissez ce quai nommé de la Ferraille, Où l'on vend des oiseaux, des hommes et des fleurs. A mes fables souvent c'est là que je travaille ; J'y vois des animaux, et j'observe leurs moeurs. Un jour de mardi gras j'étais à la fenêtre D'un oiseleur de mes amis, Quand sur le quai je vis paraître Un petit arlequin leste, bien fait, bien mis, Qui, la batte à la main, d'une grâce légère, Courait après un masque en habit de bergère. Le peuple applaudissait par des ris, par des cris. Tout près de moi, dans une cage, Trois oiseaux étrangers, de différent plumage, Perruche, cardinal, serin, Regardaient aussi l'arlequin. La perruche disait : " J'aime peu son visage, Mais son charmant habit n'eut jamais son égal. Il est d'un si beau vert ! - Vert ! dit le cardinal ; Vous n'y voyez donc pas, ma chère ? L'habit est rouge assurément : Voilà ce qui le rend charmant. - Oh ! pour celui-là, mon compère, Répondit le serin, vous n'avez pas raison, Car l'habit est jaune-citron ; Et c'est ce jaune-là qui fait tout son mérite. - Il est vert. - Il est jaune. - Il est rouge morbleu ! " Interrompt chacun avec feu ; Et déjà le trio s'irrite. " Amis, apaisez-vous, leur crie un bon pivert ; L'habit est jaune, rouge et vert. Cela vous surprend fort ; voici tout le mystère : Ainsi que bien des gens d'esprit et de savoir, Mais qui d'un seul côté regardent une affaire, Chacun de vous ne veut y voir Que la couleur qui sait lui plaire. "
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L'habit d'Arlequin
Lorsque brusquement et soudainement le jour Devenait la nuit la plus obscure, compatriotes et amis On ne savait pas si on devait courir en se disant bonjour Adieu ou au revoir. La terre tremblait jusqu'à l'infini Sans halte, comme des trains nocturnes venant de plusieurs Directions. L'heure était vitale. On cherchait la lueur D'un espoir pour s'échapper de l'embrouillamini surnaturel Où des milliers de vies ont été disparues. Les biens matériels Ne sont pas importants, on se voit partir tel qu'on est Venu. On doit reconnaitre que l'argent est futile et la paix Est la chose la plus précieuse qu'on nécessite. Le passé C'est là que réside un bonheur furtif, éphémère et volatil C'est comme la fin d'un monde. Oh! Chaque être est utile. La faille a ouvert sa grande gueule pour engloutir: bébés Adultes, chiens, chats, maisons, édifices et routes en entier C'est l'apocalypse, c'est la fin pour des milliers de citoyens Qui ont disparu comme de la fumée dans les nuages ensorcelés Les trains étaient invisibles mais les gens montaient, les mains En l'air, dans des véhicules sans portes et ni pneus. Les pieds Lourds pesaient dix fois plus qu'un éléphant. On partait vers des Destinations inconnues. Les cris abasourdis et muets étaient Partout. La Terre tremblait. Elle a tremblé comme si elle voulait S'engloutir dans la mer où le flux et le reflux s'atterrissaient À la jupe du rideau où la fumée et la nébulosité se rencontraient Heureux sont ceux qui ont été sauvés et qui vivent en paix Le séisme est un avatar infernal qui apporte peines et regrets Haiti, notre pays a perdu des gens charmants, des petits enfants chéris A cause de l'égoïsme des dirigeants safres imbibés dans l'hypocrisie On ne cesse de dire à haute voix: pauvre Haiti. On ne cesse de pleurer En se demandant quand les larmes cesseront de sombrer et d'exsuder. Copyright© 10 Janvier 2021, Hébert Logerie, Tous Droits Réservés Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poèmes.
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Jan 10, 2025
Jan 10, 2025 at 10:29 PM UTC
Le Séisme Infernal D'un Après-Midi Extraordinaire
Lorsque brusquement et soudainement le jour Devenait la nuit la plus obscure, compatriotes et amis On ne savait pas si on devait courir en se disant bonjour Adieu ou au revoir. La terre tremblait jusqu'à l'infini Sans halte, comme des trains nocturnes venant de plusieurs Directions. L'heure était vitale. On cherchait la lueur D'un espoir pour s'échapper de l'embrouillamini surnaturel Où des milliers de vies ont été disparues. Les biens matériels Ne sont pas importants, on se voit partir tel qu'on est Venu. On doit reconnaitre que l'argent est futile et la paix Est la chose la plus précieuse qu'on nécessite. Le passé C'est là que réside un bonheur furtif, éphémère et volatil C'est comme la fin d'un monde. Oh! Chaque être est utile. La faille a ouvert sa grande gueule pour engloutir: bébés Adultes, chiens, chats, maisons, édifices et routes en entier C'est l'apocalypse, c'est la fin pour des milliers de citoyens Qui ont disparu comme de la fumée dans les nuages ensorcelés Les trains étaient invisibles mais les gens montaient, les mains En l'air, dans des véhicules sans portes et ni pneus. Les pieds Lourds pesaient dix fois plus qu'un éléphant. On partait vers des Destinations inconnues. Les cris abasourdis et muets étaient Partout. La Terre tremblait. Elle a tremblé comme si elle voulait S'engloutir dans la mer où le flux et le reflux s'atterrissaient À la jupe du rideau où la fumée et la nébulosité se rencontraient Heureux sont ceux qui ont été sauvés et qui vivent en paix Le séisme est un avatar infernal qui apporte peines et regrets Haiti, notre pays a perdu des gens charmants, des petits enfants chéris A cause de l'égoïsme des dirigeants safres imbibés dans l'hypocrisie On ne cesse de dire à haute voix: pauvre Haiti. On ne cesse de pleurer En se demandant quand les larmes cesseront de sombrer et d'exsuder. Copyright© 10 Janvier 2021, Hébert Logerie, Tous Droits Réservés Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poèmes.
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Le Troquet le Méribel à Croix-Daurade (Chronique des années de Blues et de fièvres) C'était un bar de Croix-Daurade, Dans les années soixante-dix, Placé sur la route d'Albi, Près du Lycée Raymond-Naves Qui lui donnait sa clientèle De jeunes gens émerveillés De découvrir leur liberté **** des regards de leurs parents Ce bar était dans l’air du temps, Des banquettes de moleskine Un jukebox passant les tubes De ces «golden seventies» dont les jeunesses s’étaient saisies Pour jeter les bases d’un Monde Qui puisse leur ressembler un peu Les chansons étaient leurs bannières : Parfois «Let It Be» des Beatles, parfois «My Sweet Lord» de Georges Harrison Quelque fois, l'harmonica de Dylan Évoquant Monsieur «Tambourine Man», Et bien d'autres que j’ai oubliées. Nous buvions le plus souvent Des petits noirs sans soif ni fin, Parfois quelques bières pour les garçons Des diabolos menthe pour les filles. Nos conversations infinies, S'enflammaient d'esquisses de flirt, Et nous étions tous fascinés, par leurs regards pareil à des aimants, Leurs les longs cheveux dénoués, et leurs yeux emplis de lumière. Les filles nous semblaient belles et douces Et nous n'osions pas assez le leur dire. Mais leur présence charmante Piquaient notre fièvre de «Tchatcher» Lorsqu'il y eu la grève au lycée, Suite aux blessures infligées au normalien, Richard Deshayes Le café devint un vrai QG, Où nous préparions nos expéditions, Des militants vinrent recruter, Et nous initièrent aux querelles Qui n'avaient rien à envier A celles des Byzantins assiégés. Il y avait le bel Alfredo, Et des étudiants qui faisaient Tourner la tête aux Lycéennes . C’étaient comme l’écrivit Louis Aragon : «Des temps déraisonnables» Mais c’était une époque de fantaisie Ou le demain se conjuguait Au rythme de notre insolence Et d’une soif de vivre sans pareil. Paul Arrighi
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Dec 10, 2016
Dec 10, 2016 at 7:09 AM UTC
Le Troquet le Méribel à Croix-Daurade
Le Troquet le Méribel à Croix-Daurade (Chronique des années de Blues et de fièvres) C'était un bar de Croix-Daurade, Dans les années soixante-dix, Placé sur la route d'Albi, Près du Lycée Raymond-Naves Qui lui donnait sa clientèle De jeunes gens émerveillés De découvrir leur liberté **** des regards de leurs parents Ce bar était dans l’air du temps, Des banquettes de moleskine Un jukebox passant les tubes De ces «golden seventies» dont les jeunesses s’étaient saisies Pour jeter les bases d’un Monde Qui puisse leur ressembler un peu Les chansons étaient leurs bannières : Parfois «Let It Be» des Beatles, parfois «My Sweet Lord» de Georges Harrison Quelque fois, l'harmonica de Dylan Évoquant Monsieur «Tambourine Man», Et bien d'autres que j’ai oubliées. Nous buvions le plus souvent Des petits noirs sans soif ni fin, Parfois quelques bières pour les garçons Des diabolos menthe pour les filles. Nos conversations infinies, S'enflammaient d'esquisses de flirt, Et nous étions tous fascinés, par leurs regards pareil à des aimants, Leurs les longs cheveux dénoués, et leurs yeux emplis de lumière. Les filles nous semblaient belles et douces Et nous n'osions pas assez le leur dire. Mais leur présence charmante Piquaient notre fièvre de «Tchatcher» Lorsqu'il y eu la grève au lycée, Suite aux blessures infligées au normalien, Richard Deshayes Le café devint un vrai QG, Où nous préparions nos expéditions, Des militants vinrent recruter, Et nous initièrent aux querelles Qui n'avaient rien à envier A celles des Byzantins assiégés. Il y avait le bel Alfredo, Et des étudiants qui faisaient Tourner la tête aux Lycéennes . C’étaient comme l’écrivit Louis Aragon : «Des temps déraisonnables» Mais c’était une époque de fantaisie Ou le demain se conjuguait Au rythme de notre insolence Et d’une soif de vivre sans pareil. Paul Arrighi
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I fear that no one will remember I fear that I will be forgotten When I die who will care I have this fear and it makes me scared is my life meaningless I fear no one will care When I'm gone will my life live in memory will my personality be remembered will people even care about my history I fear no one will remember I fear that I will be forgotten ______________________________________________________________________________ Je crains que personne ne se souviendra Je crains que je vais oublié Quand je mourrai, qui prendra soin J'ai cette peur et ça me fait peur est ma vie vide de sens Je crains personne ne se souciera Quand je suis parti sera ma vie vivre dans la mémoire sera ma personnalité se rappeler les gens vont s'occuper même de mon histoire Je crains personne ne se souviendra Je crains que je vais oublié
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Jan 18, 2014
Jan 18, 2014 at 2:50 PM UTC
je crains (I fear)
Le ciel me parle des mots doux qui brillent comme des feux rouges et brûlent dans la poitrine, piquent sur les champs créés des espères et des possibilités oubliés. Peut-être que je suis perdu, sorti de la maison des conséquences, rendu malheureux par des phrases simples et lavé par les eaux de ton étreinte ; peut-être que je suis oublié, pas connu par les gens qui se crient pour l’amour ou la douleur ou contaminé par le sang bleu du jour qui reste dans l’air timide. Peut-être que j’ai peur, peur de ta regarde, peur d’être   frappé par tes yeux sympathiques et éclatants, peur d’être jugé par le bon dieu de la tristesse, embrassé par le cœur qui me fait pleurer. Peut-être que je vis avec l’incertitude de tes pensés éphémères, avec l’obligation de ne rien se faire, avec l’impression de doute sur ta bouche, avec la sourire malhonnête qui ne me respecte en plus. Peut-être que je dois vivre sans toi, car tu me rends fâché avec ton voix couché, car tu me montres ton cœur mais ne me laisse pas de le tenir, car tu me dis que tu es sincère   sans avoir assez de témoins, car tu me fais faim mais ne me laisse pas manger. Peut-être que tu n'es pas pour moi ; Peut-être que tu es vraiment pour toi.   / The sky speaks to me sweet words that shine like red fires and burn in the chest, sting on the fields created by hopes and forgotten possibilities. Maybe I’m lost, parted with the house of consequences, made unhappy by simple phrases and bathed by the waters of your embrace; maybe I’m forgotten, unknown by people who cry for love or pain or contaminated by the blue blood of the day that sits in the timid air. Maybe I’m afraid, afraid of your gaze, afraid of being struck by your lovely and gleaming eyes, afraid to be judged by the good God of sadness, afraid to be kissed by the heart that makes me weep. Maybe I’m living with the uncertainty of your fleeting thoughts, with the obligation to do nothing, with the impression of doubt on your mouth, with the dishonest smile that doesn’t respect me anymore. Maybe I have to live without you, because you enrage me with your cloaked voice, because you show me your heart but don’t let me hold it, because you tell me that you’re sincere without brandishing enough witnesses, because you make me hungry but don’t let me eat. Maybe you're not for me; Maybe you’re truly for you.
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Oct 16, 2015
Oct 16, 2015 at 12:34 AM UTC
Peut-être / Maybe
Le ciel me parle des mots doux qui brillent comme des feux rouges et brûlent dans la poitrine, piquent sur les champs créés des espères et des possibilités oubliés. Peut-être que je suis perdu, sorti de la maison des conséquences, rendu malheureux par des phrases simples et lavé par les eaux de ton étreinte ; peut-être que je suis oublié, pas connu par les gens qui se crient pour l’amour ou la douleur ou contaminé par le sang bleu du jour qui reste dans l’air timide. Peut-être que j’ai peur, peur de ta regarde, peur d’être   frappé par tes yeux sympathiques et éclatants, peur d’être jugé par le bon dieu de la tristesse, embrassé par le cœur qui me fait pleurer. Peut-être que je vis avec l’incertitude de tes pensés éphémères, avec l’obligation de ne rien se faire, avec l’impression de doute sur ta bouche, avec la sourire malhonnête qui ne me respecte en plus. Peut-être que je dois vivre sans toi, car tu me rends fâché avec ton voix couché, car tu me montres ton cœur mais ne me laisse pas de le tenir, car tu me dis que tu es sincère   sans avoir assez de témoins, car tu me fais faim mais ne me laisse pas manger. Peut-être que tu n'es pas pour moi ; Peut-être que tu es vraiment pour toi.   / The sky speaks to me sweet words that shine like red fires and burn in the chest, sting on the fields created by hopes and forgotten possibilities. Maybe I’m lost, parted with the house of consequences, made unhappy by simple phrases and bathed by the waters of your embrace; maybe I’m forgotten, unknown by people who cry for love or pain or contaminated by the blue blood of the day that sits in the timid air. Maybe I’m afraid, afraid of your gaze, afraid of being struck by your lovely and gleaming eyes, afraid to be judged by the good God of sadness, afraid to be kissed by the heart that makes me weep. Maybe I’m living with the uncertainty of your fleeting thoughts, with the obligation to do nothing, with the impression of doubt on your mouth, with the dishonest smile that doesn’t respect me anymore. Maybe I have to live without you, because you enrage me with your cloaked voice, because you show me your heart but don’t let me hold it, because you tell me that you’re sincere without brandishing enough witnesses, because you make me hungry but don’t let me eat. Maybe you're not for me; Maybe you’re truly for you.
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Heaven, O, Heaven, is the path to you through intentions or artifacts? They are hallowing the moves, the writings but not the heart's acts. Heaven you are not close in a place like this, They "follow" the man to achieve, but all they do is miss. They miss God and make out of people a bliss. Compensating for the void with the material, marching to the abyss, A "renaissance" they claim, while we here the truth reminisce. Mon coeur est confus, J'ai le cœur en aller-retour, Quand je vais trouver enfin l'essentiel? Ici, je suis secoué, c'est possible? Suis-je le seul esprit qui ne soit pas doué? ou la verite est-elle, quelque part, écroué? Repondez-moi, est la vérité dans l'oubli ou dans un carrousel? la vérité, je vais, avec mon cœur, avec vous, me renouer. It is the silence of the truth, that makes the sound of lies loud, It is the paralysis of rationality that leaves peace unfound. It is the loud not that rational that guides the crowd. It never was what they vowed. You are a "master" that is creating a disaster-piece It goes from one hand to another, the cross, Throwing it from one hand to another, with no loss. Selling angels and demons, sending to heavens and hell fires, But O, the lives are not a coin you toss. Je ne vais pas donner ma langue au chat Le salut est entre les mains des gens, cette fois. Ce n'est plus pas entre vos mains, Monsieur. Aujourd'hui, le chat ne mangera pas ma voix. la liberté est un choix. I despise myself for not being the obedient you could cherish. Shall I follow or shall I purge out the poison and perish? If I am gone, my writing will be there in the dark, garish. Actually, you are a "master" that created two disaster-pieces; A corrupt generation, and me; the one whom you, despises. I am glad I am enslaved to no one, but my "rotten" thoughts. I lost my home; my peace. Today, I cannot connect the dots. Tomorrow, you will be the first to take a sip from my tea, When I sew a better reality with my weary knots. My home; peacefulness, is given away to the kids, To the cats, to the birds and clean pots. Call me by my name, when he applauds.
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Jul 12, 2021
Jul 12, 2021 at 9:46 AM UTC
Religion They Toss
Heaven, O, Heaven, is the path to you through intentions or artifacts? They are hallowing the moves, the writings but not the heart's acts. Heaven you are not close in a place like this, They "follow" the man to achieve, but all they do is miss. They miss God and make out of people a bliss. Compensating for the void with the material, marching to the abyss, A "renaissance" they claim, while we here the truth reminisce. Mon coeur est confus, J'ai le cœur en aller-retour, Quand je vais trouver enfin l'essentiel? Ici, je suis secoué, c'est possible? Suis-je le seul esprit qui ne soit pas doué? ou la verite est-elle, quelque part, écroué? Repondez-moi, est la vérité dans l'oubli ou dans un carrousel? la vérité, je vais, avec mon cœur, avec vous, me renouer. It is the silence of the truth, that makes the sound of lies loud, It is the paralysis of rationality that leaves peace unfound. It is the loud not that rational that guides the crowd. It never was what they vowed. You are a "master" that is creating a disaster-piece It goes from one hand to another, the cross, Throwing it from one hand to another, with no loss. Selling angels and demons, sending to heavens and hell fires, But O, the lives are not a coin you toss. Je ne vais pas donner ma langue au chat Le salut est entre les mains des gens, cette fois. Ce n'est plus pas entre vos mains, Monsieur. Aujourd'hui, le chat ne mangera pas ma voix. la liberté est un choix. I despise myself for not being the obedient you could cherish. Shall I follow or shall I purge out the poison and perish? If I am gone, my writing will be there in the dark, garish. Actually, you are a "master" that created two disaster-pieces; A corrupt generation, and me; the one whom you, despises. I am glad I am enslaved to no one, but my "rotten" thoughts. I lost my home; my peace. Today, I cannot connect the dots. Tomorrow, you will be the first to take a sip from my tea, When I sew a better reality with my weary knots. My home; peacefulness, is given away to the kids, To the cats, to the birds and clean pots. Call me by my name, when he applauds.
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Fable V, Livre I. Pataud jouait avec Raton, Mais sans gronder, sans mordre ; en camarade, en frère. Les chiens sont bonnes gens ; mais les chats, nous dit-on ? Sont justement tout le contraire. Aussi, bien qu'il jurât toujours Avoir fait pate de velours, Raton, et ce n'est pas une histoire apocryphe, Dans la peau d'un ami, comme fait maint plaisant, Enfonçait, tout en s'amusant, Tantôt la dent, tantôt la griffe. Pareil jeu dut cesser bientôt. - Eh quoi, Pataud, tu fais la mine ! Ne sais-tu pas qu'il est d'un sot De se fâcher quand on badine ? Ne suis-je pas ton bon ami ? - Prends un nom qui convienne à ton humeur maligne ; Raton, ne sois rien à demi : J'aime mieux un franc ennemi, Qu'un bon ami qui m'égratigne.
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Le chien et le chat