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"furtif" poems
Lorsque brusquement et soudainement le jour Devenait la nuit la plus obscure, compatriotes et amis On ne savait pas si on devait courir en se disant bonjour Adieu ou au revoir. La terre tremblait jusqu'à l'infini Sans halte, comme des trains nocturnes venant de plusieurs Directions. L'heure était vitale. On cherchait la lueur D'un espoir pour s'échapper de l'embrouillamini surnaturel Où des milliers de vies ont été disparues. Les biens matériels Ne sont pas importants, on se voit partir tel qu'on est Venu. On doit reconnaitre que l'argent est futile et la paix Est la chose la plus précieuse qu'on nécessite. Le passé C'est là que réside un bonheur furtif, éphémère et volatil C'est comme la fin d'un monde. Oh! Chaque être est utile. La faille a ouvert sa grande gueule pour engloutir: bébés Adultes, chiens, chats, maisons, édifices et routes en entier C'est l'apocalypse, c'est la fin pour des milliers de citoyens Qui ont disparu comme de la fumée dans les nuages ensorcelés Les trains étaient invisibles mais les gens montaient, les mains En l'air, dans des véhicules sans portes et ni pneus. Les pieds Lourds pesaient dix fois plus qu'un éléphant. On partait vers des Destinations inconnues. Les cris abasourdis et muets étaient Partout. La Terre tremblait. Elle a tremblé comme si elle voulait S'engloutir dans la mer où le flux et le reflux s'atterrissaient À la jupe du rideau où la fumée et la nébulosité se rencontraient Heureux sont ceux qui ont été sauvés et qui vivent en paix Le séisme est un avatar infernal qui apporte peines et regrets Haiti, notre pays a perdu des gens charmants, des petits enfants chéris A cause de l'égoïsme des dirigeants safres imbibés dans l'hypocrisie On ne cesse de dire à haute voix: pauvre Haiti. On ne cesse de pleurer En se demandant quand les larmes cesseront de sombrer et d'exsuder. Copyright© 10 Janvier 2021, Hébert Logerie, Tous Droits Réservés Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poèmes.
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Jan 10, 2025
Jan 10, 2025 at 10:29 PM UTC
Le Séisme Infernal D'un Après-Midi Extraordinaire
Lorsque brusquement et soudainement le jour Devenait la nuit la plus obscure, compatriotes et amis On ne savait pas si on devait courir en se disant bonjour Adieu ou au revoir. La terre tremblait jusqu'à l'infini Sans halte, comme des trains nocturnes venant de plusieurs Directions. L'heure était vitale. On cherchait la lueur D'un espoir pour s'échapper de l'embrouillamini surnaturel Où des milliers de vies ont été disparues. Les biens matériels Ne sont pas importants, on se voit partir tel qu'on est Venu. On doit reconnaitre que l'argent est futile et la paix Est la chose la plus précieuse qu'on nécessite. Le passé C'est là que réside un bonheur furtif, éphémère et volatil C'est comme la fin d'un monde. Oh! Chaque être est utile. La faille a ouvert sa grande gueule pour engloutir: bébés Adultes, chiens, chats, maisons, édifices et routes en entier C'est l'apocalypse, c'est la fin pour des milliers de citoyens Qui ont disparu comme de la fumée dans les nuages ensorcelés Les trains étaient invisibles mais les gens montaient, les mains En l'air, dans des véhicules sans portes et ni pneus. Les pieds Lourds pesaient dix fois plus qu'un éléphant. On partait vers des Destinations inconnues. Les cris abasourdis et muets étaient Partout. La Terre tremblait. Elle a tremblé comme si elle voulait S'engloutir dans la mer où le flux et le reflux s'atterrissaient À la jupe du rideau où la fumée et la nébulosité se rencontraient Heureux sont ceux qui ont été sauvés et qui vivent en paix Le séisme est un avatar infernal qui apporte peines et regrets Haiti, notre pays a perdu des gens charmants, des petits enfants chéris A cause de l'égoïsme des dirigeants safres imbibés dans l'hypocrisie On ne cesse de dire à haute voix: pauvre Haiti. On ne cesse de pleurer En se demandant quand les larmes cesseront de sombrer et d'exsuder. Copyright© 10 Janvier 2021, Hébert Logerie, Tous Droits Réservés Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poèmes.
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Ce qui la peut guérir, cette enfant le repousse. « Oui, je l'aime, et j'en souffre, et ma douleur m'est douce, Dit-elle, et j'en veux bien mourir. Sa voix me donne au cœur une vive secousse, Mais j'en tressaille avec plaisir. « Son pas est différent du pas des autres hommes, Et si j'entends ce bruit près des lieux où nous sommes, Ma mère, je rougis d'émoi ; Quand tu parles de lui, quand surtout tu le nommes, Je baisse les yeux malgré moi. « S'il connaissait le peu qui me rendrait heureuse, S'il daignait embellir la tombe qu'il me creuse D'une fleur de son amitié ! Mais il croit que son âme est assez généreuse En m'honorant de sa pitié. » Et sa mère, qui voit sa langueur maladive, Sa paupière où sans cesse un pleur furtif arrive, Lui dit tout bas en la priant : « Viens, quel plaisir veux-tu ? Veux-tu que je te suive Sous un nouveau ciel plus riant ? - Mon plaisir et mon ciel, mère, c'est ma pensée. Son image en mon cœur doucement caressée, Voilà mon plaisir aujourd'hui ! » Et la mère murmure : « insensée, insensée, Tu ne seras jamais à lui. » Ah ! si jamais des pleurs dont je fusse la cause Tombaient de tes yeux bleus sur ta poitrine rose, Jeune fille au naïf tourment ; Si ta main qui se donne et sur ton cœur se pose Pour moi sentait un battement ; Si dans ton âme pure où Dieu seul et ta mère Gravent leurs noms bénis ; si dans ce sanctuaire Mon image aussi pénétrait, Et si tu restais là rêveuse et solitaire Pour en évoquer chaque trait ; Si je tenais si bien ta pensée asservie Qu'un beau voyage au **** ne te fit point envie, Qu'un autre ciel ne te plût pas, Et que l'air et le sol n'eussent pour toi de vie Que par ma voix et par mes pas, Je te saurais aimer, toi dont l'âme ressemble À la fleur qui dans l'ombre et se replie et tremble Et meurt sans le baiser du jour ; Ô Viens, te dirais-je, viens, soyons heureux ensemble, Je t'adore pour ton amour. »
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Fleur sans soleil
Ce qui la peut guérir, cette enfant le repousse. « Oui, je l'aime, et j'en souffre, et ma douleur m'est douce, Dit-elle, et j'en veux bien mourir. Sa voix me donne au cœur une vive secousse, Mais j'en tressaille avec plaisir. « Son pas est différent du pas des autres hommes, Et si j'entends ce bruit près des lieux où nous sommes, Ma mère, je rougis d'émoi ; Quand tu parles de lui, quand surtout tu le nommes, Je baisse les yeux malgré moi. « S'il connaissait le peu qui me rendrait heureuse, S'il daignait embellir la tombe qu'il me creuse D'une fleur de son amitié ! Mais il croit que son âme est assez généreuse En m'honorant de sa pitié. » Et sa mère, qui voit sa langueur maladive, Sa paupière où sans cesse un pleur furtif arrive, Lui dit tout bas en la priant : « Viens, quel plaisir veux-tu ? Veux-tu que je te suive Sous un nouveau ciel plus riant ? - Mon plaisir et mon ciel, mère, c'est ma pensée. Son image en mon cœur doucement caressée, Voilà mon plaisir aujourd'hui ! » Et la mère murmure : « insensée, insensée, Tu ne seras jamais à lui. » Ah ! si jamais des pleurs dont je fusse la cause Tombaient de tes yeux bleus sur ta poitrine rose, Jeune fille au naïf tourment ; Si ta main qui se donne et sur ton cœur se pose Pour moi sentait un battement ; Si dans ton âme pure où Dieu seul et ta mère Gravent leurs noms bénis ; si dans ce sanctuaire Mon image aussi pénétrait, Et si tu restais là rêveuse et solitaire Pour en évoquer chaque trait ; Si je tenais si bien ta pensée asservie Qu'un beau voyage au **** ne te fit point envie, Qu'un autre ciel ne te plût pas, Et que l'air et le sol n'eussent pour toi de vie Que par ma voix et par mes pas, Je te saurais aimer, toi dont l'âme ressemble À la fleur qui dans l'ombre et se replie et tremble Et meurt sans le baiser du jour ; Ô Viens, te dirais-je, viens, soyons heureux ensemble, Je t'adore pour ton amour. »
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Tandis qu'à leurs oeuvres perverses Les hommes courent haletants, Mars qui rit, malgré les averses, Prépare en secret le printemps. Pour les petites pâquerettes, Sournoisement lorsque tout dort, Il repasse des collerettes Et cisèle des boutons d'or. Dans le verger et dans la vigne, Il s'en va, furtif perruquier, Avec une houppe de cygne, Poudrer à frimas l'amandier. La nature au lit se repose ; Lui descend au jardin désert, Et lace les boutons de rose Dans leur corset de velours vert. Tout en composant des solfèges, Qu'aux merles il siffle à mi-voix, Il sème aux prés les perce-neiges Et les violettes aux bois. Sur le cresson de la fontaine Où le cerf boit, l'oreille au guet, De sa main cachée il égrène Les grelots d'argent du muguet. Sous l'herbe, pour que tu la cueilles, Il met la fraise au teint vermeil, Et te tresse un chapeau de feuilles Pour te garantir du soleil. Puis, lorsque sa besogne est faite, Et que son règne va finir, Au seuil d'avril tournant la tête, Il dit : " Printemps, tu peux venir ! "
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Premier sourire du printemps