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"fous" poems
little ladies than dead exactly dance in my head,precisely dance where danced la guerre. Mimi à la voix fragile qui chatouille Des Italiens the putain with the ivory throat Marie Louise Lallemand n’est-ce pas que je suis belle chéri? les anglais m’aiment tous,les américains aussi….”bon dos, bon cul de Paris”(Marie Vierge Priez Pour Nous) with the long lips of Lucienne which dangle the old men and hot men se promènent doucement le soir(ladies accurately dead les anglais sont gentils et les américains aussi,ils payent bien les américains dance exactly in my brain voulez vous coucher avec moi? Non? pourquoi?) ladies skilfully dead precisely dance where has danced la guerre j’m'appelle Manon,cinq rue Henri Mounier voulez-vous coucher avec moi? te ferai Mimi te ferai Minette, dead exactly dance si vous voulez chatouiller mon lézard ladies suddenly j’m'en fous des nègres (in the twilight of Paris Marie Louise with queenly legs cinq rue Henri Mounier a little love begs,Mimi with the body like une boîte à joujoux, want nice sleep? toutes les petites femmes exactes qui dansent toujours in my head dis donc,Paris ta gorge mystérieuse pourquoi se promène-t-elle,pourquoi éclate ta voix fragile couleur de pivoine?) with the long lips of Lucienne which dangle the old men and hot men precisely dance in my head ladies carefully dead
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Little Ladies
II. Oh ! vers ces vétérans quand notre esprit s'élève, Nous voyons leur front luire et resplendir leur glaive, Fertile en grands travaux. C'étaient là les anciens. Mais ce temps les efface ! France, dans ton histoire ils tiennent trop de place. France, gloire aux nouveaux ! Oui, gloire à ceux d'hier ! ils se mettent cent mille, Sabres nus, vingt contre un, sans crainte, et par la ville S'en vont, tambours battants. À mitraille ! leur feu brille, l'obusier tonne, Victoire ! ils ont tué, carrefour Tiquetonne, Un enfant de sept ans ! Ceux-ci sont des héros qui n'ont pas peur des femmes Ils tirent sans pâlir, gloire à ces grandes âmes ! Sur les passants tremblants. On voit, quand dans Paris leur troupe se promène, Aux fers de leurs chevaux de la cervelle humaine Avec des cheveux blancs ! Ils montent à l'assaut des lois ; sur la patrie Ils s'élancent ; chevaux, fantassins, batterie, Bataillon, escadron, Gorgés, payés, repus, joyeux, fous de colère, Sonnant la charge, avec Maupas pour vexillaire Et Veuillot pour clairon. Tout, le fer et le plomb, manque à nos bras farouches, Le peuple est sans fusils, le peuple est sans cartouches, Braves ! c'est le moment ! Avec quelques tribuns la loi demeure seule. Derrière vos canons chargés jusqu'à la gueule Risquez-vous hardiment ! Ô soldats de décembre ! ô soldats d'embuscades Contre votre pays ! honte à vos cavalcades Dans Paris consterné ! Vos pères, je l'ai dit, brillaient comme le phare ; Ils bravaient, en chantant une haute fanfare, La mort, spectre étonné ; Vos pères combattaient les plus fières armées, Le prussien blond, le russe aux foudres enflammées, Le catalan bruni, Vous, vous tuez des gens de bourse et de négoce. Vos pères, ces géants, avaient pris Saragosse, Vous prenez Tortoni ! Histoire, qu'en dis-tu ? les vieux dans les batailles Couraient sur les canons vomissant les mitrailles ; Ceux-ci vont, sans trembler, Foulant aux pieds vieillards sanglants, femmes mourantes Droit au crime. Ce sont deux façons différentes De ne pas reculer. Jersey, du 7 au 13 janvier 1853.
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À l'obéissance passive (II)
II. Oh ! vers ces vétérans quand notre esprit s'élève, Nous voyons leur front luire et resplendir leur glaive, Fertile en grands travaux. C'étaient là les anciens. Mais ce temps les efface ! France, dans ton histoire ils tiennent trop de place. France, gloire aux nouveaux ! Oui, gloire à ceux d'hier ! ils se mettent cent mille, Sabres nus, vingt contre un, sans crainte, et par la ville S'en vont, tambours battants. À mitraille ! leur feu brille, l'obusier tonne, Victoire ! ils ont tué, carrefour Tiquetonne, Un enfant de sept ans ! Ceux-ci sont des héros qui n'ont pas peur des femmes Ils tirent sans pâlir, gloire à ces grandes âmes ! Sur les passants tremblants. On voit, quand dans Paris leur troupe se promène, Aux fers de leurs chevaux de la cervelle humaine Avec des cheveux blancs ! Ils montent à l'assaut des lois ; sur la patrie Ils s'élancent ; chevaux, fantassins, batterie, Bataillon, escadron, Gorgés, payés, repus, joyeux, fous de colère, Sonnant la charge, avec Maupas pour vexillaire Et Veuillot pour clairon. Tout, le fer et le plomb, manque à nos bras farouches, Le peuple est sans fusils, le peuple est sans cartouches, Braves ! c'est le moment ! Avec quelques tribuns la loi demeure seule. Derrière vos canons chargés jusqu'à la gueule Risquez-vous hardiment ! Ô soldats de décembre ! ô soldats d'embuscades Contre votre pays ! honte à vos cavalcades Dans Paris consterné ! Vos pères, je l'ai dit, brillaient comme le phare ; Ils bravaient, en chantant une haute fanfare, La mort, spectre étonné ; Vos pères combattaient les plus fières armées, Le prussien blond, le russe aux foudres enflammées, Le catalan bruni, Vous, vous tuez des gens de bourse et de négoce. Vos pères, ces géants, avaient pris Saragosse, Vous prenez Tortoni ! Histoire, qu'en dis-tu ? les vieux dans les batailles Couraient sur les canons vomissant les mitrailles ; Ceux-ci vont, sans trembler, Foulant aux pieds vieillards sanglants, femmes mourantes Droit au crime. Ce sont deux façons différentes De ne pas reculer. Jersey, du 7 au 13 janvier 1853.
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Laisse-moi vagabonder dans le désert de mes pensées Et verser mes larmes nostalgiques Tu sais bien que ma vie sans toi n'est qu'une mort attardée Insignifiante, mon existence hélas, des plus dramatiques Viens, fais-moi la cour tel jadis sous d'autres cieux Récites-moi tes bon vieux vers théâtraux. Je le sais bien, tu le veux Ces mots-là, qui n'existent que dans mes rêves les plus fous Oui, ils valent tellement plus qu'un simple bijou Tu ne me laisses pas le choix, à moi d'assoupir cette flamme Et de faire mes adieux à cette presqu'existence Je ne suis hélas qu'une simple femme Mes émotions vont s'enfouir dans le silence Ame impitoyable, je languie de toi, j'en meurs Et seule désormais je resterai rembrunie A vivre de mes maintes douleurs A respirer de ton amour, autrefois infini
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Apr 5, 2014
Apr 5, 2014 at 12:17 PM UTC
Mal de toi
Je n’arrive pas à écrire ce soir J’arrive juste à boire Mais pas assez pour m’enivrer A croire que l’on veut à tout prix me sauver. M’empêcher de crever toute verte. Juste : triste Comme d’habitude Comme tous les jours Juste : conne Je ne veux pas de demain, d’aucun autre lendemain Je m’en fous que tu ne m’aimes pas Et arrête de me tutoyer foutu connard à la bite trop courte ! Je veux juste être publiée de mon vivant Et Un Enfant Aussi. Je ne suis qu’un ange qui hurle Un ange noir au cri purulent J’espère que demain le ciel sera bleu Bleu et plat.
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Jul 20, 2012
Jul 20, 2012 at 1:07 PM UTC
210711- Journal
Avec tout votre esprit, la belle indifférente, Avec tous vos grands airs de rigueur nonchalante, Qui nous font tant de mal et qui vous vont si bien, Il n'en est pas moins vrai que vous n'y pouvez rien. Il n'en est pas moins vrai que, sans qu'il y paraisse, Vous êtes mon idole et ma seule maîtresse ; Qu'on n'en aime pas moins pour devoir se cacher, Et que vous ne pouvez, Ninon, m'en empêcher. Il n'en est pas moins vrai qu'en dépit de vous-même, Quand vous dites un mot vous sentez qu'on vous aime, Que, malgré vos mépris, on n'en veut pas guérir, Et que d'amour de vous, il est doux de souffrir. Il n'en est pas moins vrai que, sitôt qu'on vous touche, Vous avez beau nous fuir, sensitive farouche, On emporte de vous des éclairs de beauté, Et que le tourment même est une volupté. Soyez bonne ou maligne, orgueilleuse ou coquette, Vous avez beau railler et mépriser l'amour, Et, comme un diamant qui change de facette, Sous mille aspects divers vous montrer tour à tour ; Il n'en est pas moins vrai que je vous remercie, Que je me trouve heureux, que je vous appartiens, Et que, si vous voulez du reste de ma vie, Le mal qui vient de vous vaut mieux que tous les biens. Je vous dirai quelqu'un qui sait que je vous aime : C'est ma Muse, Ninon ; nous avons nos secrets. Ma Muse vous ressemble, ou plutôt, c'est vous-même ; Pour que je l'aime encor elle vient sous vos traits. La nuit, je vois dans l'ombre une pâle auréole, Où flottent doucement les contours d'un beau front ; Un rêve m'apparaît qui passe et qui s'envole ; Les heureux sont les fous : les poètes le sont. J'entoure de mes bras une forme légère ; J'écoute à mon chevet murmurer une voix ; Un bel ange aux yeux noirs sourit à ma misère ; Je regarde le ciel, Ninon, et je vous vois ; Ô mon unique amour, cette douleur chérie, Ne me l'arrachez pas quand j'en devrais mourir ! Je me tais devant vous ; - quel mal fait ma folie ? Ne me plaignez jamais et laissez-moi souffrir.
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À Ninon
Avec tout votre esprit, la belle indifférente, Avec tous vos grands airs de rigueur nonchalante, Qui nous font tant de mal et qui vous vont si bien, Il n'en est pas moins vrai que vous n'y pouvez rien. Il n'en est pas moins vrai que, sans qu'il y paraisse, Vous êtes mon idole et ma seule maîtresse ; Qu'on n'en aime pas moins pour devoir se cacher, Et que vous ne pouvez, Ninon, m'en empêcher. Il n'en est pas moins vrai qu'en dépit de vous-même, Quand vous dites un mot vous sentez qu'on vous aime, Que, malgré vos mépris, on n'en veut pas guérir, Et que d'amour de vous, il est doux de souffrir. Il n'en est pas moins vrai que, sitôt qu'on vous touche, Vous avez beau nous fuir, sensitive farouche, On emporte de vous des éclairs de beauté, Et que le tourment même est une volupté. Soyez bonne ou maligne, orgueilleuse ou coquette, Vous avez beau railler et mépriser l'amour, Et, comme un diamant qui change de facette, Sous mille aspects divers vous montrer tour à tour ; Il n'en est pas moins vrai que je vous remercie, Que je me trouve heureux, que je vous appartiens, Et que, si vous voulez du reste de ma vie, Le mal qui vient de vous vaut mieux que tous les biens. Je vous dirai quelqu'un qui sait que je vous aime : C'est ma Muse, Ninon ; nous avons nos secrets. Ma Muse vous ressemble, ou plutôt, c'est vous-même ; Pour que je l'aime encor elle vient sous vos traits. La nuit, je vois dans l'ombre une pâle auréole, Où flottent doucement les contours d'un beau front ; Un rêve m'apparaît qui passe et qui s'envole ; Les heureux sont les fous : les poètes le sont. J'entoure de mes bras une forme légère ; J'écoute à mon chevet murmurer une voix ; Un bel ange aux yeux noirs sourit à ma misère ; Je regarde le ciel, Ninon, et je vous vois ; Ô mon unique amour, cette douleur chérie, Ne me l'arrachez pas quand j'en devrais mourir ! Je me tais devant vous ; - quel mal fait ma folie ? Ne me plaignez jamais et laissez-moi souffrir.
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Oh ! Non, ils ne devraient jamais parler de Porto Rico Borinquén, Porto Rico de façon aussi diabolique Porto Rico nage dans la mer des Caraïbes Avec d'autres îles comme Cuba, Haïti et la Jamaïque Puerto Rico est un magnifique archipel des Caraïbes Avec de hautes montagnes. Oh ! Oui, la belle Porto Rico A un ciel bleu et blanc parfait, des forêts tropicales de bonheur Des plages d'eau cristalline, et elle est l'une des meilleures Porto Rico ne peut jamais être « une île flottante de déchets » Elle est superbe avec beaucoup de potentiel. De nos jours Certains clowns ou comédiens fous doivent avoir beaucoup de nerfs Pour insulter une Boricua aussi douce avec un peuple plein d’amour J’irai bientôt à Porto Rico à la recherche de ma belle Sainte De mon Âme, de ma reine. Je deviendrai un artiste pour peindre Le sourire de cette île paradisiaque. Borinquén chérie, mon amour Javier Solís a raison. Tu es le pays des rêves, mon amour Personne ne peut ternir ton image. Je viendrai te rendre visite bientôt Avec de beaux rêves dans mon cœur et avec une cuillère en argent Pour que je puisse savourer ta cuisine et siroter ton cocktail tropical En plongeant très fond dans les yeux de ta fleur si **** et belle Notre Porto Rico est une île mythologique pour les rêveurs Notre Porto Rico est un archipel tropical pour les amoureux. Copyright © Novembre 2024, Hébert Logerie, Tous droits réservés. Hébert Logerie est l'auteur de nombreux recueils de poésie.
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Nov 5, 2024
Nov 5, 2024 at 10:23 PM UTC
Notre Porto Rico
Oh ! Non, ils ne devraient jamais parler de Porto Rico Borinquén, Porto Rico de façon aussi diabolique Porto Rico nage dans la mer des Caraïbes Avec d'autres îles comme Cuba, Haïti et la Jamaïque Puerto Rico est un magnifique archipel des Caraïbes Avec de hautes montagnes. Oh ! Oui, la belle Porto Rico A un ciel bleu et blanc parfait, des forêts tropicales de bonheur Des plages d'eau cristalline, et elle est l'une des meilleures Porto Rico ne peut jamais être « une île flottante de déchets » Elle est superbe avec beaucoup de potentiel. De nos jours Certains clowns ou comédiens fous doivent avoir beaucoup de nerfs Pour insulter une Boricua aussi douce avec un peuple plein d’amour J’irai bientôt à Porto Rico à la recherche de ma belle Sainte De mon Âme, de ma reine. Je deviendrai un artiste pour peindre Le sourire de cette île paradisiaque. Borinquén chérie, mon amour Javier Solís a raison. Tu es le pays des rêves, mon amour Personne ne peut ternir ton image. Je viendrai te rendre visite bientôt Avec de beaux rêves dans mon cœur et avec une cuillère en argent Pour que je puisse savourer ta cuisine et siroter ton cocktail tropical En plongeant très fond dans les yeux de ta fleur si **** et belle Notre Porto Rico est une île mythologique pour les rêveurs Notre Porto Rico est un archipel tropical pour les amoureux. Copyright © Novembre 2024, Hébert Logerie, Tous droits réservés. Hébert Logerie est l'auteur de nombreux recueils de poésie.
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Carmen est maigre - un trait de bistre Cerne son oeil de gitana ; Ses cheveux sont d'un noir sinistre ; Sa peau, le diable la tanna. Les femmes disent qu'elle est laide, Mais tous les hommes en sont fous ; Et l'archevêque de Tolède Chante la messe à ses genoux ; Car sur sa nuque d'ambre fauve Se tord un énorme chignon Qui, dénoué, fait dans l'alcôve Une mante à son corps mignon, Et, parmi sa pâleur, éclate Une bouche aux rires vainqueurs, Piment rouge, fleur écarlate, Qui prend sa pourpre au sang des coeurs. Ainsi faite, la moricaude Bat les plus altières beautés, Et de ses yeux la lueur chaude Rend la flamme aux satiétés. Elle a dans sa laideur piquante Un grain de sel de cette mer D'où jaillit nue et provocante, L'âcre Vénus du gouffre amer.
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Carmen
C'est plutôt le sabbat du second Faust que l'autre. Un rhythmique sabbat, rhythmique, extrêmement Rhythmique. - Imaginez un jardin de Lenôtre, Correct, ridicule et charmant. Des ronds-points ; au milieu, des jets d'eau ; des allées Toutes droites ; sylvains de marbre ; dieux marins De bronze ; çà et là, des Vénus étalées ; Des quinconces, des boulingrins ; Des châtaigniers ; des plants de fleurs formant la dune ; Ici, des rosiers nains qu'un goût docte effila ; Plus **** des ifs taillés en triangles. La lune D'un soir d'été sur tout cela. Minuit sonne, et réveille au fond du parc aulique Un air mélancolique, un sourd, lent et doux air De chasse : tel, doux, lent, sourd et mélancolique, L'air de chasse de Tannhauser. Des chants voilés de cors lointains où la tendresse Des sens étreint l'effroi de l'âme en des accords Harmonieusement dissonnants dans l'ivresse ; Et voici qu'à l'appel des cors S'entrelacent soudain des formes toutes blanches, Diaphanes, et que le clair de lune fait Opalines parmi l'ombre verte des branches, - Un Watteau rêvé par Raffet ! - S'entrelacent parmi l'ombre verte des arbres D'un geste alangui, plein d'un désespoir profond ; Puis, autour des massifs, des bronzes et des marbres Très lentement dansent en rond. - Ces spectres agités, sont-ce donc la pensée Du poète ivre, ou son regret, ou son remords, Ces spectres agités en tourbe cadencée, Ou bien tout simplement des morts ? Sont-ce donc ton remords, ô rêvasseur qu'invite L'horreur, ou ton regret, ou ta pensée, - hein ? - tous Ces spectres qu'un vertige irrésistible agite, Ou bien des morts qui seraient fous ? - N'importe ! ils vont toujours, les fébriles fantômes, Menant leur ronde vaste et morne et tressautant Comme dans un rayon de soleil des atomes, Et s'évaporent à l'instant Humide et blême où l'aube éteint l'un après l'autre Les cors, en sorte qu'il ne reste absolument Plus rien - absolument - qu'un jardin de Lenôtre, Correct, ridicule et charmant.
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Nuit du Walpurgis classique
C'est plutôt le sabbat du second Faust que l'autre. Un rhythmique sabbat, rhythmique, extrêmement Rhythmique. - Imaginez un jardin de Lenôtre, Correct, ridicule et charmant. Des ronds-points ; au milieu, des jets d'eau ; des allées Toutes droites ; sylvains de marbre ; dieux marins De bronze ; çà et là, des Vénus étalées ; Des quinconces, des boulingrins ; Des châtaigniers ; des plants de fleurs formant la dune ; Ici, des rosiers nains qu'un goût docte effila ; Plus **** des ifs taillés en triangles. La lune D'un soir d'été sur tout cela. Minuit sonne, et réveille au fond du parc aulique Un air mélancolique, un sourd, lent et doux air De chasse : tel, doux, lent, sourd et mélancolique, L'air de chasse de Tannhauser. Des chants voilés de cors lointains où la tendresse Des sens étreint l'effroi de l'âme en des accords Harmonieusement dissonnants dans l'ivresse ; Et voici qu'à l'appel des cors S'entrelacent soudain des formes toutes blanches, Diaphanes, et que le clair de lune fait Opalines parmi l'ombre verte des branches, - Un Watteau rêvé par Raffet ! - S'entrelacent parmi l'ombre verte des arbres D'un geste alangui, plein d'un désespoir profond ; Puis, autour des massifs, des bronzes et des marbres Très lentement dansent en rond. - Ces spectres agités, sont-ce donc la pensée Du poète ivre, ou son regret, ou son remords, Ces spectres agités en tourbe cadencée, Ou bien tout simplement des morts ? Sont-ce donc ton remords, ô rêvasseur qu'invite L'horreur, ou ton regret, ou ta pensée, - hein ? - tous Ces spectres qu'un vertige irrésistible agite, Ou bien des morts qui seraient fous ? - N'importe ! ils vont toujours, les fébriles fantômes, Menant leur ronde vaste et morne et tressautant Comme dans un rayon de soleil des atomes, Et s'évaporent à l'instant Humide et blême où l'aube éteint l'un après l'autre Les cors, en sorte qu'il ne reste absolument Plus rien - absolument - qu'un jardin de Lenôtre, Correct, ridicule et charmant.
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J'adore le mois de février, Le mois le plus court et le plus froid de la saison, Pour toute une série d’étranges raisons. Et pourtant, on a l'impression que février est le mois le plus long, Pour les événements qui se produisent au hasard, Au milieu des tempêtes  perfides et hivernales Presque tout est gelé et solide près de la nichée Des aigles américains à tête blanche, Sauf les masques de Mardi Gras sous les planches. Février est la saison de l'amour, Le mois de la Saint Valentin, Une crique paradisiaque par excellence, Où les amoureux se réfugient. Pur, immaculé, Neigeux, court, sombre et charmant ; Février est Maintenant le mois de célébration de l'histoire des Noirs, On se demande comment et pourquoi Nous obtenons le plus court. C'est une autre histoire Que nous devrions laisser aux mouettes nomades Pour déchiffrer. Pas de baigneurs sur les plages de sable, Sauf quelques oiseaux perchés sur les pauvres branches, **** des berceaux des pygargues à tête blanche. Février est un mois de contraste kaléidoscopique, Là où les chutes de neige se produisent d’une façon typique, Et où les amoureux fous rêvent de chaleur sous un paradis Plein d’espoir, d’amour, de beauté,  de glace et de pluie. Copyright © Janvier 2022, Hébert Logerie, Tous droits réservés. Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poèmes.
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Feb 4, 2025
Feb 4, 2025 at 1:00 AM UTC
Février Est Court, Froid, Neigeux Et Sauvage
Un arabe à Marseille autrefois m'a conté Qu'un pacha turc dans sa patrie Vint porter certain jour un coffret cacheté Au plus sage dervis qui fût en Arabie. Ce coffret, lui dit-il, renferme des rubis, Des diamants d'un très grand prix : C'est un présent que je veux faire À l'homme que tu jugeras Être le plus fou de la terre. Cherche bien, tu le trouveras. Muni de son coffret, notre bon solitaire S'en va courir le monde. Avait-il donc besoin D'aller **** ? L'embarras de choisir était sa grande affaire : Des fous toujours plus fous venaient de toutes parts Se présenter à ses regards. Notre pauvre dépositaire Pour l'offrir à chacun saisissait le coffret : Mais un pressentiment secret Lui conseillait de n'en rien faire, L'assurait qu'il trouverait mieux. Errant ainsi de lieux en lieux, Embarrassé de son message, Enfin, après un long voyage, Notre homme et le coffret arrivent un matin Dans la ville de Constantin. Il trouve tout le peuple en joie : Que s'est-il donc passé ? Rien, lui dit un iman ; C'est notre grand vizir que le sultan envoie, Au moyen d'un lacet de soie, Porter au prophète un firman. Le peuple rit toujours de ces sortes d'affaires ; Et, comme ce sont des misères, Notre empereur souvent lui donne ce plaisir. - Souvent ? - Oui. - C'est fort bien ; votre nouveau vizir Est-il nommé ? - Sans doute : et le voilà qui passe. Le dervis, à ces mots, court, traverse la place, Arrive, et reconnaît le pacha son ami. Bon ! Te voilà ! Dit celui-ci : Et le coffret ? - Seigneur, j'ai parcouru l'Asie ; J'ai vu des fous parfaits, mais sans oser choisir : Aujourd'hui ma course est finie ; Daignez l'accepter, grand vizir.
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Le pacha et le dervis
Un arabe à Marseille autrefois m'a conté Qu'un pacha turc dans sa patrie Vint porter certain jour un coffret cacheté Au plus sage dervis qui fût en Arabie. Ce coffret, lui dit-il, renferme des rubis, Des diamants d'un très grand prix : C'est un présent que je veux faire À l'homme que tu jugeras Être le plus fou de la terre. Cherche bien, tu le trouveras. Muni de son coffret, notre bon solitaire S'en va courir le monde. Avait-il donc besoin D'aller **** ? L'embarras de choisir était sa grande affaire : Des fous toujours plus fous venaient de toutes parts Se présenter à ses regards. Notre pauvre dépositaire Pour l'offrir à chacun saisissait le coffret : Mais un pressentiment secret Lui conseillait de n'en rien faire, L'assurait qu'il trouverait mieux. Errant ainsi de lieux en lieux, Embarrassé de son message, Enfin, après un long voyage, Notre homme et le coffret arrivent un matin Dans la ville de Constantin. Il trouve tout le peuple en joie : Que s'est-il donc passé ? Rien, lui dit un iman ; C'est notre grand vizir que le sultan envoie, Au moyen d'un lacet de soie, Porter au prophète un firman. Le peuple rit toujours de ces sortes d'affaires ; Et, comme ce sont des misères, Notre empereur souvent lui donne ce plaisir. - Souvent ? - Oui. - C'est fort bien ; votre nouveau vizir Est-il nommé ? - Sans doute : et le voilà qui passe. Le dervis, à ces mots, court, traverse la place, Arrive, et reconnaît le pacha son ami. Bon ! Te voilà ! Dit celui-ci : Et le coffret ? - Seigneur, j'ai parcouru l'Asie ; J'ai vu des fous parfaits, mais sans oser choisir : Aujourd'hui ma course est finie ; Daignez l'accepter, grand vizir.
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Pauvre peuple de nos pays Pauvre peuple de chez nous Pauvre peuple de partout Pauvre peuple d’Haïti Un peuple qui est pauvre, désorienté et fou Je ne dirai plus 'pauvre Haïti' Haïti est un pays plein de richesse Haïti, un pays plein de ressources Pour les autres Haïti est un paradis et de bonnes sources Pour les autres Haïti est un pays plein d’hypocrisie De peuples miséreux, misérables et de peines Haïti est un lieu plein de traîtres et de haine Haïti, Haïti ! Quelle ignominie ! Où ses dirigeants sont incompétents, mauvais et fous Les jeunes d’Haïti n’ont pas de chance A cause de ces faux leaders, et des laideurs avares sans sens Quelle honte pour un peuple qui souvent a tant souffert Les cimetières sont partout ainsi que les calvaires Il y a tant de misère parce que les malandrins, les filous Les hypocrites, les bandits, les fous et les crapules sont partout C’est le pays où tant d’innocents meurent par les balles, par le fer Par la haine, par l’hypocrisie, par la vengeance et par la misère Quel saint doit-on invoquer pour ce peuple sans espoir Pour nos frères et sœurs sans avenir qui meurent de désespoir ? Quel Dieu sourd et saoulé doit-on prier pour sauver ces chrétiens Qui lamentent, qui pleurent, qui crient et qui aboient comme des chiens ? Quel mot doit-on utiliser pour muscler, dynamiser ce peuple affaibli Et l’état qui existe malheureusement pour punir les victimes appauvris ? Pauvre peuple de nos pays Pauvre peuple de chez nous Pauvre peuple de partout Pauvre peuple d’Haïti Pauvre peuple des États Unis. P.S. Traduction de’ Poor People Of Our Countries’. Copyright © Avril 2025, Hébert Logerie, Tous droits réservés Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poésie.
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Apr 6, 2025
Apr 6, 2025 at 7:20 PM UTC
Pauvre Peuple De Chez Nous, De Nos Pays
Pauvre peuple de nos pays Pauvre peuple de chez nous Pauvre peuple de partout Pauvre peuple d’Haïti Un peuple qui est pauvre, désorienté et fou Je ne dirai plus 'pauvre Haïti' Haïti est un pays plein de richesse Haïti, un pays plein de ressources Pour les autres Haïti est un paradis et de bonnes sources Pour les autres Haïti est un pays plein d’hypocrisie De peuples miséreux, misérables et de peines Haïti est un lieu plein de traîtres et de haine Haïti, Haïti ! Quelle ignominie ! Où ses dirigeants sont incompétents, mauvais et fous Les jeunes d’Haïti n’ont pas de chance A cause de ces faux leaders, et des laideurs avares sans sens Quelle honte pour un peuple qui souvent a tant souffert Les cimetières sont partout ainsi que les calvaires Il y a tant de misère parce que les malandrins, les filous Les hypocrites, les bandits, les fous et les crapules sont partout C’est le pays où tant d’innocents meurent par les balles, par le fer Par la haine, par l’hypocrisie, par la vengeance et par la misère Quel saint doit-on invoquer pour ce peuple sans espoir Pour nos frères et sœurs sans avenir qui meurent de désespoir ? Quel Dieu sourd et saoulé doit-on prier pour sauver ces chrétiens Qui lamentent, qui pleurent, qui crient et qui aboient comme des chiens ? Quel mot doit-on utiliser pour muscler, dynamiser ce peuple affaibli Et l’état qui existe malheureusement pour punir les victimes appauvris ? Pauvre peuple de nos pays Pauvre peuple de chez nous Pauvre peuple de partout Pauvre peuple d’Haïti Pauvre peuple des États Unis. P.S. Traduction de’ Poor People Of Our Countries’. Copyright © Avril 2025, Hébert Logerie, Tous droits réservés Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poésie.
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Il Pleut Et on tire Ce n’est pas un jeu On se retire Tout le monde a peur Les bébés et les enfants pleurent Hommes et femmes s’écœurent Où tout le monde meurt Dans les rues infestées d’idiots et de bandits Ils sont nos ennemis Ils ne sont pas nos amis Ils tirent comme des fous Les balles tombent comme des grains de pluie Les gangsters ne sont pas doux Ils sont des terroristes Ils sont des mauvais touristes Ils sont des robots criminels Ils n’ont ni cœur, ni âme et ni esprit Ils sont des damnés éternels En destination des enfers Leurs organes sont en fer Ils ne sont pas des humains Leurs mains sont imbibées de sang Ils sont des malandrins Ils sont des scélérats de Satan. Il pleut Et on tire On se retire Au milieu De tout ce qui est mauvais Le monde n’est pas en paix C’est toute la terre en guerre Au fond du cimetière On ne fabrique pas d’armes Chez nous On n’a que des larmes Chez nous On pleure Chez nous On fabrique trop d’armes ailleurs Trop de gens meurent Tout le monde a peur Il y a trop de misère et de malheur. Copyright © Novembre 2024, Hébert Logerie, Tous droits réservés Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs livres de poésie.
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Nov 30, 2024
Nov 30, 2024 at 2:12 AM UTC
Trop De Peur Et De Malheur
Bas le masque Dulcinea del Toboso ! Bas le masque Aldonza Lorenzo ! Bas le masque Idolâtres ! Aphrodites de tout acabit Dames de mes pensées Invisibles Dulcinées Dont j 'essuie les refus Pour chacune de mes avances ! Mes feuilles, mes flammes, mes âmes ! Vénérées comme je n 'ai jamais été aimé ! Priées comme je n 'ai jamais été désiré ! Chantées comme je n 'ai jamais été embrassé ! Caressées comme jamais on ne m'a honoré ! Vos panoplies diverses et variées de Muse de chevalier errant Ont pu jadis faire illusion auprès des fous errants De triste figure et autres Rocinantes Mais don Quijote de la Mancha Est transi dans la place ! Fuyez Aphrodites vulgaires Venez à moi Aphrodites célestes Déployez en moi animus et anima L 'énergie d'Eros. Défiez-moi par vos énigmes Questionnez-moi, jouons A qui sera le moins sage A qui saura lire entre les lignes Des lèvres philosophes de l 'autre Les chemins de traverse qui mènent au bonheur Je suis Philon ! Soyez donc ma Sophie ! Je suis Salomon ! Soyez donc ma reine de Saba ! Vous êtes Désirée ? Et muse si affinités ? Adoubez-moi Napoléon, prince consort !
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 1:28 AM UTC
Et muse si affinités, adoubez-moi
La vérité, toute nue, Sortit un jour de son puits. Ses attraits par le temps étaient un peu détruits ; Jeune et vieux fuyaient à sa vue. La pauvre vérité restait là morfondue, Sans trouver un asile où pouvoir habiter. A ses yeux vient se présenter La fable, richement vêtue, Portant plumes et diamants, La plupart faux, mais très brillants. Eh ! Vous voilà ! Bon jour, dit-elle : Que faites-vous ici seule sur un chemin ? La vérité répond : vous le voyez, je gèle ; Aux passants je demande en vain De me donner une retraite, Je leur fais peur à tous : hélas ! Je le vois bien, Vieille femme n'obtient plus rien. Vous êtes pourtant ma cadette, Dit la fable, et, sans vanité, Partout je suis fort bien reçue : Mais aussi, dame vérité, Pourquoi vous montrer toute nue ? Cela n'est pas adroit : tenez, arrangeons-nous ; Qu'un même intérêt nous rassemble : Venez sous mon manteau, nous marcherons ensemble. Chez le sage, à cause de vous, Je ne serai point rebutée ; A cause de moi, chez les fous Vous ne serez point maltraitée : Servant, par ce moyen, chacun selon son goût, Grâce à votre raison, et grâce à ma folie, Vous verrez, ma soeur, que partout Nous passerons de compagnie.
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La fable et la vérité
Quelle admirable journée ! Le vaste parc se pâme sous l'œil brûlant du soleil, comme la jeunesse sous la ********** de l'Amour. L'extase universelle des choses ne s'exprime par aucun bruit ; les eaux elles-mêmes sont comme endormies. Bien différente des fêtes humaines, c'est ici une orgie silencieuse. On dirait qu'une lumière toujours croissante fait de plus en plus étinceler les objets ; que les fleurs excitées brûlent du désir de rivaliser avec l'azur du ciel par l'énergie de leurs couleurs, et que la chaleur, rendant visibles les parfums, les fait monter vers l'astre comme des fumées. Cependant, dans cette jouissance universelle, j'ai aperçu un être affligé. Aux pieds d'une colossale Vénus, un de ces fous artificiels, un de ces bouffons volontaires chargés de faire rire les rois quand le Remords ou l'Ennui les obsède, affublé d'un costume éclatant et ridicule, coiffé de cornes et de sonnettes, tout ramassé contre le piédestal, lève des yeux pleins de larmes vers l'immortelle Déesse. Et ses yeux disent : - « Je suis le dernier et le plus solitaire des humains, privé d'amour et d'amitié, et bien inférieur en cela au plus imparfait des animaux. Cependant je suis fait, moi aussi, pour comprendre et sentir l'immortelle Beauté ! Ah ! Déesse ! ayez pitié de ma tristesse et de mon délire ! » Mais l'implacable Vénus regarde au **** je ne sais quoi avec ses yeux de marbre.
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Le Fou et la Vénus
Le monde attend un nouveau Dieu. Joseph de Maistre. Je m'adresse à tout l'Univers, Après David, le roi psalmiste. Oui, Madame, en ces quelques vers, Je m'adresse à tout l'Univers. Sur les continents et les mers, Si tant est qu'un athée existe, C'est moi, dis-je, à tout l'Univers, Après David, le roi psalmiste. Je me fous bien de tous vos dieux, Ils sont jolis, s'ils vous ressemblent, Et bons à foutre dans les lieux. Je me fous bien de tous vos dieux, Je me fous même du bon vieux, L'unique, devant qui tous tremblent ; Je me fous bien de tous vos dieux, Ils sont jolis, s'ils vous ressemblent. Je ris du Dieu des bonnes gens, S'il en est encor par le monde ; Avec les gens intelligents. Je ris du Dieu des bonnes gens. Sacré Dieu ! quels airs indulgents ! Quel gros cul, quelle panse ronde ! Mais... pour les seules bonnes gens, S'il en est encor par le monde. Je me fous aussi de celui Des grands philosophes, très drôles, Qui parfois se prennent pour lui. Je me fous aussi de celui Dont l'incommensurable ennui Voudrait peser sur nos épaules. Je me fous aussi de celui Des grands philosophes, très drôles. Je plains fort, vous entendez bien, Tout homme qui dit : Dieu, sur terre, Indou, musulman ou chrétien, Je le plains, vous entendez bien ; Le déiste aussi, qui n'est rien Dans l'église ou le phalanstère. Je plains fort, vous entendez bien, Tout homme qui dit : Dieu sur terre. Je suis comme le vieux Blanqui Je dis aussi : « Ni Dieu ni maître. » Ni maîtresse... c'est riquiqui. Je suis comme le vieux Blanqui. Je me fous de n'importe qui. Je jette tout par la fenêtre, Et je me fous bien de Blanqui, Comme de son « Ni Dieu ni maître. » Je n'en ai qu'un, mais assez bon Nom de Dieu ! pour que je l'écule, Votre vrai Dieu, Dieu sans... rayon. Je n'en ai qu'un, mais assez bon : Le monde entier, ce grand capon, Vit dans la peur de sa férule. Je n'en ai qu'un mais assez bon Nom de Dieu ! pour que je l'écule. L'un ou l'autre mot m'est égal, Si mon langage est clair, Madame. Être clair c'est le principal. L'un ou l'autre mot m'est égal. Mais l'autre était grossier pas mal, Et... j'ai le respect de la femme. L'un ou l'autre mot m'est égal. Si mon langage est clair, Madame.
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Athée
Le monde attend un nouveau Dieu. Joseph de Maistre. Je m'adresse à tout l'Univers, Après David, le roi psalmiste. Oui, Madame, en ces quelques vers, Je m'adresse à tout l'Univers. Sur les continents et les mers, Si tant est qu'un athée existe, C'est moi, dis-je, à tout l'Univers, Après David, le roi psalmiste. Je me fous bien de tous vos dieux, Ils sont jolis, s'ils vous ressemblent, Et bons à foutre dans les lieux. Je me fous bien de tous vos dieux, Je me fous même du bon vieux, L'unique, devant qui tous tremblent ; Je me fous bien de tous vos dieux, Ils sont jolis, s'ils vous ressemblent. Je ris du Dieu des bonnes gens, S'il en est encor par le monde ; Avec les gens intelligents. Je ris du Dieu des bonnes gens. Sacré Dieu ! quels airs indulgents ! Quel gros cul, quelle panse ronde ! Mais... pour les seules bonnes gens, S'il en est encor par le monde. Je me fous aussi de celui Des grands philosophes, très drôles, Qui parfois se prennent pour lui. Je me fous aussi de celui Dont l'incommensurable ennui Voudrait peser sur nos épaules. Je me fous aussi de celui Des grands philosophes, très drôles. Je plains fort, vous entendez bien, Tout homme qui dit : Dieu, sur terre, Indou, musulman ou chrétien, Je le plains, vous entendez bien ; Le déiste aussi, qui n'est rien Dans l'église ou le phalanstère. Je plains fort, vous entendez bien, Tout homme qui dit : Dieu sur terre. Je suis comme le vieux Blanqui Je dis aussi : « Ni Dieu ni maître. » Ni maîtresse... c'est riquiqui. Je suis comme le vieux Blanqui. Je me fous de n'importe qui. Je jette tout par la fenêtre, Et je me fous bien de Blanqui, Comme de son « Ni Dieu ni maître. » Je n'en ai qu'un, mais assez bon Nom de Dieu ! pour que je l'écule, Votre vrai Dieu, Dieu sans... rayon. Je n'en ai qu'un, mais assez bon : Le monde entier, ce grand capon, Vit dans la peur de sa férule. Je n'en ai qu'un mais assez bon Nom de Dieu ! pour que je l'écule. L'un ou l'autre mot m'est égal, Si mon langage est clair, Madame. Être clair c'est le principal. L'un ou l'autre mot m'est égal. Mais l'autre était grossier pas mal, Et... j'ai le respect de la femme. L'un ou l'autre mot m'est égal. Si mon langage est clair, Madame.
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I will speak a thousand words unspoken. Leave a hundred paws unprint. Have dozens of nights awoken. Smell the lonesome wind. I will see the invisible, and touch the nothing. I shall be irresistible, with what you have to bring. Yours I shall become, your neck will be my future. My teeth do no harm and your words are a murmur. Regarde moi, Tu me vois! Tu me portes, ma vie, ma joie. Pourquoi tu te fous de ma vie? Dis-moi, comment je survis? Tu choisis ce que je serai! Je ne comprends pas ce que tu me vais! Regarde-moi, Tu me vois! Alors, n'ecoute pas! C'est ma vie que vous avez prise Personne n'entend mes cris Qui méconnaît mes pleurs Qui tue mes freres et soeurs? Maar het doet je niets, je hoort me niet. Je ziet het bloed niet dat je vergiet. Je hoort en spreekt en ziet en luistert. Alle leugens die je voor me verduisterd. Je doet me pijn, weet je dat. Al is het iets dat je snel vergat. Al zie je niets als je me draagt. Al weet je niets als men je vraagt. Daremonai ga watashi no gengo wo hanashimasen. Demo kono ate watashi no atama ha ten ni ikimasen. Watashi no karada ha anata no issho ni aru darou. Shin ha kowai deshou. Watashi ha anata no fuku koto ni naranai. Dakara sore koto ni kawatte shimasu kudasai. Shin ha totemo kowai! Spreche die sprache der toten. Wer hat mich leben angeboten. Von mirh zu stelen? Ist Daß nicht elend? Trage mich und mein blut. Trage mich und siehst mich gut. Dein Schwein pfeift nicht. Mein Worte sind wirklicht. Neden beni seviyorsun? Beni öldürüyorsun. Bana bir sans ver. Beni öldürüyorsan. Beni nasil sevebilirsin? For I will speak a thousand words unspoken Dis-moi, que tu me vois? Of lieg je tegen jezelf? Beni verdim sans... Aber du siehst mich nicht! Speak my language of the death. Tu ne m'aimes pas que tu me mort. Regardez-moi, qui tu t'en fous. Je suis la vison autour ta cou. _______________ Grammar checked "Mink in the neck" (Still a W.I.P.)
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Nov 17, 2019
Nov 17, 2019 at 12:19 PM UTC
Autour ta Cou
I will speak a thousand words unspoken. Leave a hundred paws unprint. Have dozens of nights awoken. Smell the lonesome wind. I will see the invisible, and touch the nothing. I shall be irresistible, with what you have to bring. Yours I shall become, your neck will be my future. My teeth do no harm and your words are a murmur. Regarde moi, Tu me vois! Tu me portes, ma vie, ma joie. Pourquoi tu te fous de ma vie? Dis-moi, comment je survis? Tu choisis ce que je serai! Je ne comprends pas ce que tu me vais! Regarde-moi, Tu me vois! Alors, n'ecoute pas! C'est ma vie que vous avez prise Personne n'entend mes cris Qui méconnaît mes pleurs Qui tue mes freres et soeurs? Maar het doet je niets, je hoort me niet. Je ziet het bloed niet dat je vergiet. Je hoort en spreekt en ziet en luistert. Alle leugens die je voor me verduisterd. Je doet me pijn, weet je dat. Al is het iets dat je snel vergat. Al zie je niets als je me draagt. Al weet je niets als men je vraagt. Daremonai ga watashi no gengo wo hanashimasen. Demo kono ate watashi no atama ha ten ni ikimasen. Watashi no karada ha anata no issho ni aru darou. Shin ha kowai deshou. Watashi ha anata no fuku koto ni naranai. Dakara sore koto ni kawatte shimasu kudasai. Shin ha totemo kowai! Spreche die sprache der toten. Wer hat mich leben angeboten. Von mirh zu stelen? Ist Daß nicht elend? Trage mich und mein blut. Trage mich und siehst mich gut. Dein Schwein pfeift nicht. Mein Worte sind wirklicht. Neden beni seviyorsun? Beni öldürüyorsun. Bana bir sans ver. Beni öldürüyorsan. Beni nasil sevebilirsin? For I will speak a thousand words unspoken Dis-moi, que tu me vois? Of lieg je tegen jezelf? Beni verdim sans... Aber du siehst mich nicht! Speak my language of the death. Tu ne m'aimes pas que tu me mort. Regardez-moi, qui tu t'en fous. Je suis la vison autour ta cou. _______________ Grammar checked "Mink in the neck" (Still a W.I.P.)
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Il y a plus de faiblesse que de raison À être humiliés de ce qui nous manque. Vauvenargues. Or, je suppose que nous sommes, Madame, dans votre salon : On parle chiffres, rentes, sommes : « Je suis le plus pauvre des hommes, J'ai dans ma bourse un seul doublon », Vous dis-je, tout-à-coup, sans cause. Cela vous fait ouvrir les yeux, Et vous me dites, un peu... rose ; « Que c'est bête, un homme qui pose Pour être pauvre et que c'est vieux ! Posez plutôt pour être riche, Ce sera tout aussi hideux ; Mais dès l'instant que l'on s'affiche, Il vaut encor mieux, ... » Je m'en fiche ! Je veux, moi, poser pour les deux, « Comment, pour les deux ? » Mais, sans doute ; Supposons qu'à travers les bois Nous ayons l'une et l'autre route. Ou bien... deux cloches... qu'on écoute... Pour toutes les deux à la fois. Oui, pour deux qui seraient comme une Au bourg de Fouilly-les-merdeux, Dans le clocher de la Commune ; Laquelle, n'étant pas commune, Serait, je dis bien, comme deux. Ou comme cent, ou comme mille... Ça dépend de la qualité. Mon doublon, lui, n'est point débile, Et les marchandes de la ville L'ont trouvé bon, en vérité. « Mais, si vous aviez la paire, est-ce Que cela... ne vous dirait rien ? » Si !... j'en ferais part... à la Presse ; À la condition expresse Que je conserverais le mien. Car, une quelconque, de paire, Serait-elle trois avec six Zéros, alignés par Ampère, Je m'en fous comme de mon père, S'il s'en fout comme de son fils. « Vous allez trop **** prenez garde ! On pourrait se moquer de vous. Vous criez plus fort que la garde. Voyez, je crois qu'on nous regarde. - Puisque je vous dis : je m'en fou ! » Et tenez ! sortons... dans la rue, Ou mieux... dans votre appartement, Vous pourriez faire, toute nue, Si vous le passiez en ***** Baisser les yeux au régiment ! Eh bien ! pour vous donner la preuve, Que je ne suis rien qu'un... doublon, Quand vous seriez pucelle ou veuve, Nous allons le f... à l'épreuve. . . . . . . . . . . . . . . . . Quand je vous dis, il est très bon.
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Toute nue
Il y a plus de faiblesse que de raison À être humiliés de ce qui nous manque. Vauvenargues. Or, je suppose que nous sommes, Madame, dans votre salon : On parle chiffres, rentes, sommes : « Je suis le plus pauvre des hommes, J'ai dans ma bourse un seul doublon », Vous dis-je, tout-à-coup, sans cause. Cela vous fait ouvrir les yeux, Et vous me dites, un peu... rose ; « Que c'est bête, un homme qui pose Pour être pauvre et que c'est vieux ! Posez plutôt pour être riche, Ce sera tout aussi hideux ; Mais dès l'instant que l'on s'affiche, Il vaut encor mieux, ... » Je m'en fiche ! Je veux, moi, poser pour les deux, « Comment, pour les deux ? » Mais, sans doute ; Supposons qu'à travers les bois Nous ayons l'une et l'autre route. Ou bien... deux cloches... qu'on écoute... Pour toutes les deux à la fois. Oui, pour deux qui seraient comme une Au bourg de Fouilly-les-merdeux, Dans le clocher de la Commune ; Laquelle, n'étant pas commune, Serait, je dis bien, comme deux. Ou comme cent, ou comme mille... Ça dépend de la qualité. Mon doublon, lui, n'est point débile, Et les marchandes de la ville L'ont trouvé bon, en vérité. « Mais, si vous aviez la paire, est-ce Que cela... ne vous dirait rien ? » Si !... j'en ferais part... à la Presse ; À la condition expresse Que je conserverais le mien. Car, une quelconque, de paire, Serait-elle trois avec six Zéros, alignés par Ampère, Je m'en fous comme de mon père, S'il s'en fout comme de son fils. « Vous allez trop **** prenez garde ! On pourrait se moquer de vous. Vous criez plus fort que la garde. Voyez, je crois qu'on nous regarde. - Puisque je vous dis : je m'en fou ! » Et tenez ! sortons... dans la rue, Ou mieux... dans votre appartement, Vous pourriez faire, toute nue, Si vous le passiez en ***** Baisser les yeux au régiment ! Eh bien ! pour vous donner la preuve, Que je ne suis rien qu'un... doublon, Quand vous seriez pucelle ou veuve, Nous allons le f... à l'épreuve. . . . . . . . . . . . . . . . . Quand je vous dis, il est très bon.
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Quid est amor? the monk read on but I looked at his greying tonsured head how the sun made it shine. Dio e uomo the Italian monk said un po 'meno degli angeli and what is man that God should care for him? Gareth said in his neat Italian. Sunlight on the orange brickwork of the abbey in the afternoon and I helping to pick apples in the abbey orchard doing as shown by Dom Charles. Dieu a tant aimé le monde the French monk said to me as I helped him in the side chapel to arrange things for the Mass qu'il a donné son fils. La peine pour le péché est en effet nécessaire mais ce ne devrait pas être une préoccupation sans fin Gareth said quoting St Bernard. She lay there on her bed spread like an opening flower and I she said to plough her field. The French monk quoted Plato les hommes sages parlent parce qu'ils ont quelque chose à dire les fous parce qu'ils doivent dire quelque chose. What is love? she said kissing me all over in her bed the answer rattled like a pea in a pod around my head.
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Jun 13, 2017
Jun 13, 2017 at 7:23 AM UTC
QUID EST AMOR.
I will speak a thousand words unspoken Leave a hundred paws unprint Have dozens of nights awoken Smell the singular wind I will see the invisible, and touch the nothing I shall be irresistable, with what you have to bring Yours I shall become, your neck is my future My teeth do no harm, your words are a murmur Regardez-moi, Tu me vois! C'est moi tu portes, ma vie, ma joy. Pourquoi ma vie tu t'en fous pas? Pourquoi tu choisis quoi je sera? Regardez-moi, Tu me vois! Alors, n'ecoute pas C'est ma vie vous avez pris Pas des personnes s'entendent mes cris Qui méconnaît mes pleurs Qui tue mes freres et soeurs? Regardez-moi, si tu t'en fous Je suis la vison autour ta cou. Maar het doet je niets, je hoort me niet Je ziet het bloed niet dat je vergiet Je hoort en spreekt en ziet en luistert Alle leugens die je voor me verduisterd Je doet me pijn, weet je dat Al is het iets dat je snel vergat Al zie je niets als je me draagt Al weet je niets als men je vraagt daremonai ga watashi no gengo wo hanashimasen demo kono ate watashi no atama ha ten ni iko to watashi no karada ha anata no issho ni aru darou. shin ha kowai deshou. Watashi ha anata no fuku koto ni naranai. Dakara sore koto ni kawatte shimasu kudasai Shin ha totemo kowai desu. Spreche die sprache der toten Wer hat mich leben angeboten Von mirh zu stelen? Ist Daß nicht elend? neden beni seviyorsun musun? beni öldürüyorsun Şans sen veriyorum sevgi giyebilirsin musun? beni öldürmüyorsan For I will speak a thousand words unspoken Look at me. you see me! Even though you lie to me I refuse to be yours! Speak the language of the dead You can't wear love to **** it.
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Oct 28, 2019
Oct 28, 2019 at 9:15 PM UTC
Mink in the Neck
I will speak a thousand words unspoken Leave a hundred paws unprint Have dozens of nights awoken Smell the singular wind I will see the invisible, and touch the nothing I shall be irresistable, with what you have to bring Yours I shall become, your neck is my future My teeth do no harm, your words are a murmur Regardez-moi, Tu me vois! C'est moi tu portes, ma vie, ma joy. Pourquoi ma vie tu t'en fous pas? Pourquoi tu choisis quoi je sera? Regardez-moi, Tu me vois! Alors, n'ecoute pas C'est ma vie vous avez pris Pas des personnes s'entendent mes cris Qui méconnaît mes pleurs Qui tue mes freres et soeurs? Regardez-moi, si tu t'en fous Je suis la vison autour ta cou. Maar het doet je niets, je hoort me niet Je ziet het bloed niet dat je vergiet Je hoort en spreekt en ziet en luistert Alle leugens die je voor me verduisterd Je doet me pijn, weet je dat Al is het iets dat je snel vergat Al zie je niets als je me draagt Al weet je niets als men je vraagt daremonai ga watashi no gengo wo hanashimasen demo kono ate watashi no atama ha ten ni iko to watashi no karada ha anata no issho ni aru darou. shin ha kowai deshou. Watashi ha anata no fuku koto ni naranai. Dakara sore koto ni kawatte shimasu kudasai Shin ha totemo kowai desu. Spreche die sprache der toten Wer hat mich leben angeboten Von mirh zu stelen? Ist Daß nicht elend? neden beni seviyorsun musun? beni öldürüyorsun Şans sen veriyorum sevgi giyebilirsin musun? beni öldürmüyorsan For I will speak a thousand words unspoken Look at me. you see me! Even though you lie to me I refuse to be yours! Speak the language of the dead You can't wear love to **** it.
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Le poète ne se reconnaît Ni dieu ni maître ni loi Seul lui importe l'abandon aux sirènes des muses La seule Justice qui vaille à ses oreilles. Pour ne pas paraphraser Césaire Et avant lui Perse Et bien d'autres encore laminaires Il y a autant de muses que de volcans Certaines meurent  de petite mort D'autres demeurent de mort certaine à petit feu consommé Remplacez volcans par muses Accordez  les adjectifs et les pronoms Ce qui vaut pour les volcans Vaut pour les muses aux dorsales Bossales comme abyssales. Dixit Césaire : " Il y a des volcans qui se meurent il y a des volcans qui demeurent il y a des volcans qui ne sont là que pour le vent il y a des volcans fous il y a des volcans ivres à la dérive il y a des volcans qui vivent en meutes et patrouillent il y a des volcans dont la gueule émerge de temps en temps véritables chiens de la mer il y a des volcans qui se voilent la face toujours dans les nuages il y a des volcans vautrés comme des rhinocéros fatigués dont on peut palper la poche galactique il y a des volcans pieux qui élèvent des monuments à la gloire des peuples disparus il y a des volcans vigilants des volcans qui aboient montant la garde au seuil du Kraal des peuples endormis il y a des volcans fantasques qui apparaissent et disparaissent (ce sont jeux lémuriens) il ne faut pas oublier ceux qui ne sont pas les moindres les volcans qu’aucune dorsale n’a jamais repérés et dont de nuit les rancunes se construisent il y a des volcans dont l’embouchure est à la mesure exacte de l’antique déchirure." « Dorsale bossale » in Moi, laminaire..
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Nov 27, 2019
Nov 27, 2019 at 10:06 AM UTC
Pour ne pas paraphraser Césaire
Le poète ne se reconnaît Ni dieu ni maître ni loi Seul lui importe l'abandon aux sirènes des muses La seule Justice qui vaille à ses oreilles. Pour ne pas paraphraser Césaire Et avant lui Perse Et bien d'autres encore laminaires Il y a autant de muses que de volcans Certaines meurent  de petite mort D'autres demeurent de mort certaine à petit feu consommé Remplacez volcans par muses Accordez  les adjectifs et les pronoms Ce qui vaut pour les volcans Vaut pour les muses aux dorsales Bossales comme abyssales. Dixit Césaire : " Il y a des volcans qui se meurent il y a des volcans qui demeurent il y a des volcans qui ne sont là que pour le vent il y a des volcans fous il y a des volcans ivres à la dérive il y a des volcans qui vivent en meutes et patrouillent il y a des volcans dont la gueule émerge de temps en temps véritables chiens de la mer il y a des volcans qui se voilent la face toujours dans les nuages il y a des volcans vautrés comme des rhinocéros fatigués dont on peut palper la poche galactique il y a des volcans pieux qui élèvent des monuments à la gloire des peuples disparus il y a des volcans vigilants des volcans qui aboient montant la garde au seuil du Kraal des peuples endormis il y a des volcans fantasques qui apparaissent et disparaissent (ce sont jeux lémuriens) il ne faut pas oublier ceux qui ne sont pas les moindres les volcans qu’aucune dorsale n’a jamais repérés et dont de nuit les rancunes se construisent il y a des volcans dont l’embouchure est à la mesure exacte de l’antique déchirure." « Dorsale bossale » in Moi, laminaire..
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41
Pour une toile fraîchement peinte Où j’ai mis mon âme et le reste aussi Sur une peinture franchement sainte Où j'ai mis fortune en pari, Et je perdus le reste ainsi Cette ville qui ne dort jamais La ville de la nuit Que l'on ne quitte jamais Celle que l'on fuit, Trottoirs où le soleil nous cuits Une nuit en la ville, Mille soleils, le Paris d’ici Où j'erre en pauvre imbécile Les secondes de ciel amincies J'en tire mon mal comme un cheval docile Le diable se cache parmis nous Est-ce que tu le crois ? Il réside chez les rois comme chez les fous Cheval de Troie Une Percée dans les étoiles, notre seul toit La ville des lumières éteintes Bidonville de lumières mortes La cité des lumières saintes Aux visages de toutes sortes Pas besoin des clés de la ville pour ouvrir ses portes La cité des vivants, Un Hadès aux yeux de tous La cité des mourants L’ombre où les maux des hommes poussent Et les pauvres de leurs malheurs toussent En ce jour aux nuages ocre Les feux sont déjà tombés, n'ayez crainte Les humeurs et les airs âcres, Déjà les ruisseaux et leurs teintes, Ont découlés des rues comme une plainte
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Apr 21, 2020
Apr 21, 2020 at 5:14 PM UTC
Le Paranoïaque du coin de rue
Regardez-moi, Tu me vois! C'est moi tu portes, ma vie, ma joie. Pourquoi ma vie tu t'en fous pas? Pourquoi tu choisis quoi je sera? Regardez-moi, moi tu vois! Alors, tu n'ecoutes pas C'est ma vie vous avez pris Pas des personnes s'entendent mes cris Qui méconnaît mes pleurs Qui tue mes freres et soeurs? Regardez-moi, si tu t'en fous Je suis la vison autour ta cou.
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Oct 27, 2019
Oct 27, 2019 at 10:13 PM UTC
Autour ta cou
Sonnet. L'hiver, nous irons dans un petit wagon rose Avec des coussins bleus. Nous serons bien. Un nid de baisers fous repose Dans chaque coin moelleux. Tu fermeras l'oeil, pour ne point voir, par la glace, Grimacer les ombres des soirs, Ces monstruosités hargneuses, populace De démons noirs et de loups noirs. Puis tu te sentiras la joue égratignée... Un petit baiser, comme une folle araignée, Te courra par le cou... Et tu me diras : "Cherche !" en inclinant la tête, - Et nous prendrons du temps à trouver cette bête - Qui voyage beaucoup...
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Rêvé pour l'hiver
C'est une laide de Boucher Sans poudre dans sa chevelure Follement blonde et d'une allure Vénuste à tous nous débaucher. Mais je la crois mienne entre tous, Cette crinière tant baisée, Cette cascatelle embrasée Qui m'allume par tous les bouts. Elle est à moi bien plus encor Comme une flamboyante enceinte Aux entours de la porte sainte, L'alme, la dive toison d'or ! Et qui pourrait dire ce corps Sinon moi, son chantre et son prêtre, Et son esclave humble et son maître Qui s'en damnerait sans remords, Son cher corps rare, harmonieux, Suave, blanc comme une rose Blanche, blanc de lait pur, et rose Comme un lys sous de pourpres cieux ? Cuisses belles, seins redressants, Le dos, les reins, le ventre, fête Pour les yeux et les mains en quête Et pour la bouche et tous les sens ? Mignonne, allons voir si ton lit A toujours sous le rideau rouge L'oreiller sorcier qui tant bouge Et les draps fous. Ô vers ton lit !
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À la princesse Roukhine