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"folle" poems
Je suis exatlé de voir dans ce ciel de nuit, Auquel je dois cette plaisante fortune. En compagnie d’étoiles clignotantes, Subjugué par ce spectacle, j’admire ma Lune. Lave-moi dans ton eau argentée, translucide. Sois près de moi lors de mes blanches nuits. Veille sur moi tel un garde sans faille. Enveloppe-moi de murmures, un calme répit. Ô comme tu guides les flots ardents de mon âme! Baisse les yeux, les eaux abordent ma plage… Érode le fardeau qui étouffe mes écueils brûlants, Des sables noyés, oppressé, tendres otages. Peu de nuits à présent… Épris alors que tu t’en vas. Des brins épais et sombres de cheveux en cascades, Dissimulent ton visage d’une manière séduisante. Il n’en reste qu’un croissant, qui s’efface dans le noir. Les nuits s’écoulent… Maintenant la lune se délite M’en laissant qu’une moitié; la nuit le veut ainsi. Reste encore, plus longtemps; ne pars pas si tôt, Je ne me sens pas prêt à être anéanti. Je lève la tête sans dire un mot, alors que les nuits passent. J’ai vu mon amour lunaire se dissoudre dans l’espace. My coeur, aussi, déchiré bout par bout… Enfin, elle était partie; partie, sans laisser de trace. Depuis, chaque nuit abonde de vide et de souffrance. Je supplie les étoiles d’apaiser le vide en moi… Mais ils se contenteraient de briller, indifférents… Même suite à tous mes appels, mes émois. Desormais je suis incertain sur le nombre de passages. Les nuits n’amenèrent que l’assaut des étoiles moqueuses. Cependant je joue des promesses celestes, Pour le retour de ma folle quête amoureuse. Je sais que c’est frivole de penser que je suis le seul… C’est vrai, ils languissent; ma souffrance est la leur. Mais c’est moi qui désire le plus ton fameux regard, Car nos coeurs ont chanté dans toutes les couleurs. Ma détresse à son zénith, emplis, presque brisé, Lorsque soudain j’entends une belle chanson, lointaine. Une chanson pareille à celle que l’on prononçât, Encore garnie d’argent translucide, je soupire avec peine…, “Te voilà....”
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Nov 23, 2014
Nov 23, 2014 at 7:16 PM UTC
Lettre de ton Astronome
Je suis exatlé de voir dans ce ciel de nuit, Auquel je dois cette plaisante fortune. En compagnie d’étoiles clignotantes, Subjugué par ce spectacle, j’admire ma Lune. Lave-moi dans ton eau argentée, translucide. Sois près de moi lors de mes blanches nuits. Veille sur moi tel un garde sans faille. Enveloppe-moi de murmures, un calme répit. Ô comme tu guides les flots ardents de mon âme! Baisse les yeux, les eaux abordent ma plage… Érode le fardeau qui étouffe mes écueils brûlants, Des sables noyés, oppressé, tendres otages. Peu de nuits à présent… Épris alors que tu t’en vas. Des brins épais et sombres de cheveux en cascades, Dissimulent ton visage d’une manière séduisante. Il n’en reste qu’un croissant, qui s’efface dans le noir. Les nuits s’écoulent… Maintenant la lune se délite M’en laissant qu’une moitié; la nuit le veut ainsi. Reste encore, plus longtemps; ne pars pas si tôt, Je ne me sens pas prêt à être anéanti. Je lève la tête sans dire un mot, alors que les nuits passent. J’ai vu mon amour lunaire se dissoudre dans l’espace. My coeur, aussi, déchiré bout par bout… Enfin, elle était partie; partie, sans laisser de trace. Depuis, chaque nuit abonde de vide et de souffrance. Je supplie les étoiles d’apaiser le vide en moi… Mais ils se contenteraient de briller, indifférents… Même suite à tous mes appels, mes émois. Desormais je suis incertain sur le nombre de passages. Les nuits n’amenèrent que l’assaut des étoiles moqueuses. Cependant je joue des promesses celestes, Pour le retour de ma folle quête amoureuse. Je sais que c’est frivole de penser que je suis le seul… C’est vrai, ils languissent; ma souffrance est la leur. Mais c’est moi qui désire le plus ton fameux regard, Car nos coeurs ont chanté dans toutes les couleurs. Ma détresse à son zénith, emplis, presque brisé, Lorsque soudain j’entends une belle chanson, lointaine. Une chanson pareille à celle que l’on prononçât, Encore garnie d’argent translucide, je soupire avec peine…, “Te voilà....”
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Les portes des églises et celles des écoles sont fermées. Aucune personne décente n'est en effet dans les rues, Où l'on voit que des crimes abjects et des horribles abus. Plusieurs pare-brises sont brisés par des pierres mal lancées. La violence pleut dans les rues et dans les corridors; On ne voit ni les chiens, ni les chats en dehors. Des maigres oiseaux, sur les branches, avec dédain et stupeur, Regardent plusieurs voyous et charlatans au visage masqué. C'est triste de constater ces crimes odieux. Quelle horreur! Il y a une guerre hostile? On se demande quel parti va gagner? On peut entendre la voix venue d'un vieillard de quelques parts Qui crie faiblement: « Nous sommes tous des pauvres victimes, Des clochards, qui se suicident pour des politiciens, pour des avares. » Pas trop **** on peut voir une femme folle avec un ami intime, Tous deux en haillons. C'est une image de cauchemar qui prouve Que le pays est devenu un enfer sur la terre. A la radio, on dit Que quelques bateaux de la Marine Américaine se trouvent Dans la rade. Qu'est qu'ils font sur notre territoire? On fuit Ou on ne fuit pas? On n'en peut pas. Tout le monde est en prison. La violence neige de sang dans les rues d'un pays tropical, où la peur Règne. Les enfants n'osent pas aller jouer dans les rues, où la terreur Siffle comme des serpents, comme les mitraillettes des démons. Aucune guerre n'est civile et celle d'un même peuple est aussi violente Et diabolique. Mon Dieu, les choses vont très mal dans les rues avoisinantes. La violence pleut et tout le monde pleure. Les sinistrés sont partout aux abois. On attend l'arrivée des bons anges qui viendront peut-être dans quelques mois. Copyright © Juin 2019, Hébert Logerie, Tous droits réservés. Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poésie. Tuesday, June 18, 2019
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Sep 11, 2025
Sep 11, 2025 at 1:12 AM UTC
La Violence Pleut Dans Les Rues
Les portes des églises et celles des écoles sont fermées. Aucune personne décente n'est en effet dans les rues, Où l'on voit que des crimes abjects et des horribles abus. Plusieurs pare-brises sont brisés par des pierres mal lancées. La violence pleut dans les rues et dans les corridors; On ne voit ni les chiens, ni les chats en dehors. Des maigres oiseaux, sur les branches, avec dédain et stupeur, Regardent plusieurs voyous et charlatans au visage masqué. C'est triste de constater ces crimes odieux. Quelle horreur! Il y a une guerre hostile? On se demande quel parti va gagner? On peut entendre la voix venue d'un vieillard de quelques parts Qui crie faiblement: « Nous sommes tous des pauvres victimes, Des clochards, qui se suicident pour des politiciens, pour des avares. » Pas trop **** on peut voir une femme folle avec un ami intime, Tous deux en haillons. C'est une image de cauchemar qui prouve Que le pays est devenu un enfer sur la terre. A la radio, on dit Que quelques bateaux de la Marine Américaine se trouvent Dans la rade. Qu'est qu'ils font sur notre territoire? On fuit Ou on ne fuit pas? On n'en peut pas. Tout le monde est en prison. La violence neige de sang dans les rues d'un pays tropical, où la peur Règne. Les enfants n'osent pas aller jouer dans les rues, où la terreur Siffle comme des serpents, comme les mitraillettes des démons. Aucune guerre n'est civile et celle d'un même peuple est aussi violente Et diabolique. Mon Dieu, les choses vont très mal dans les rues avoisinantes. La violence pleut et tout le monde pleure. Les sinistrés sont partout aux abois. On attend l'arrivée des bons anges qui viendront peut-être dans quelques mois. Copyright © Juin 2019, Hébert Logerie, Tous droits réservés. Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poésie. Tuesday, June 18, 2019
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el feroz coito interrumpido, por esa mirada, de mujer gato, de leona de fuego. tu cuerpo gritaba por el placer, escondido de tu propio deseo. clamas por un toque lascivo, buscas  que te azote tenderly. y luego te ame en silencio. la feroz torsión de tu cuerpo, rozando el mio. la mustia y quieta llama, se volvió fogata, en tus entrañas, de mujer felina. ruges por  mi mordida, luego te dejas estar, mirando silente. que aquella bestia deseada, te folle en la oscuridad, como niña buena, que desea peligro. y el roce equinoccial se vuelve placentero, como si el dolor y la perdida, fuernan la exquisita concecuencia, de ser lo que eres, una leona, una diosa que muerde el polvo, entre la perdida y lo exquisito en tu caída, y en tu humanización estando perdida hallaste el centro, tu leona, rugiendo, amada bestia. perdida entre los estertores, de tus entrañas, en fuego, y entre ese fuego la hallaste   tu leona,tu leoparda     hermosa salvaje,   serena. davide montesquieu
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Oct 29, 2015
Oct 29, 2015 at 12:13 AM UTC
La leona
Je ne sais plus quel jour nous sommes J'ai peur du temps qui passe, qu'il s'en aille et me laisse, toute seule et toute bleue, la corde au cou, pendue au cerisier, du gravier plein la bouche Ce n'est pas moi la folle mais bien toi et juste toi Écoute mon cri Compare-le à ton silence, à tes mensonges C’est bon, tellement bon, d’écrire sur ta musique J’ai peur de perdre la tête JE VAIS PERDRE LA TETE Il y a Kerouac, ses mots, tes mots et encore Kerouac Il y a l’espoir, aussi L’espoir sur ta musique J’écris à en perdre la tête JE VAIS PERDRE LA TETE Mais cela ne m’appartient plus, tu ne m’appartiens plus et je voudrais tant m’endormir dans tes bras sur mon sofa rouge M’endormir avec toi, m’endormir dans tes bras et juste, s’il te plaît, que ton prochain appel soit celui qui m’avertira de ta mort. Personne ne peut comprendre Qu’il ne comprend rien Je ne me sens pas très bien ce soir J’écris, mais je n’ai pas la tête suffisamment hors de mon corps Je n’attends plus rien Ne m’attends plus à rien Je voudrais que ça s’arrête Çà va s’arrêter Je ne savais pas Je n’avais pas compris Je vais me faire cuire du riz Je voudrais disparaître maintenant Fais-moi disparaître Car tout à jamais t’appartiendra Y compris mon cadavre dans le fossé. Ce n'est pas moi la folle mais toi et juste toi Désolée d'avoir dû te couper la tête. Maintenant que le trou s'est refermé Que le vide s'est rempli Je me tais pour toujours. Je ne me sens vraiment pas bien J’écris sans exister, à me tapoter le thymus dans un vide noirâtre et purulent Mais ça va aller Bien sûr que ça va aller Je suis bien plus forte que le néant. Laisse- moi disparaître.
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Mar 23, 2012
Mar 23, 2012 at 11:04 AM UTC
070211- Journal
Je ne sais plus quel jour nous sommes J'ai peur du temps qui passe, qu'il s'en aille et me laisse, toute seule et toute bleue, la corde au cou, pendue au cerisier, du gravier plein la bouche Ce n'est pas moi la folle mais bien toi et juste toi Écoute mon cri Compare-le à ton silence, à tes mensonges C’est bon, tellement bon, d’écrire sur ta musique J’ai peur de perdre la tête JE VAIS PERDRE LA TETE Il y a Kerouac, ses mots, tes mots et encore Kerouac Il y a l’espoir, aussi L’espoir sur ta musique J’écris à en perdre la tête JE VAIS PERDRE LA TETE Mais cela ne m’appartient plus, tu ne m’appartiens plus et je voudrais tant m’endormir dans tes bras sur mon sofa rouge M’endormir avec toi, m’endormir dans tes bras et juste, s’il te plaît, que ton prochain appel soit celui qui m’avertira de ta mort. Personne ne peut comprendre Qu’il ne comprend rien Je ne me sens pas très bien ce soir J’écris, mais je n’ai pas la tête suffisamment hors de mon corps Je n’attends plus rien Ne m’attends plus à rien Je voudrais que ça s’arrête Çà va s’arrêter Je ne savais pas Je n’avais pas compris Je vais me faire cuire du riz Je voudrais disparaître maintenant Fais-moi disparaître Car tout à jamais t’appartiendra Y compris mon cadavre dans le fossé. Ce n'est pas moi la folle mais toi et juste toi Désolée d'avoir dû te couper la tête. Maintenant que le trou s'est refermé Que le vide s'est rempli Je me tais pour toujours. Je ne me sens vraiment pas bien J’écris sans exister, à me tapoter le thymus dans un vide noirâtre et purulent Mais ça va aller Bien sûr que ça va aller Je suis bien plus forte que le néant. Laisse- moi disparaître.
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Sono folle di te, amore che vieni a rintracciare nei miei trascorsi questi giocattoli rotti delle mie parole. Ti faccio dono di tutto se vuoi, tanto io sono solo una fanciulla piena di poesia e coperta di lacrime salate, io voglio solo addormentarmi sulla ripa del cielo stellato e diventare un dolce vento.
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Alla tua salute, Amore mio!
Je suis jeune, ou c’est ce qu'ils me disent, Jeunes et capable, sauvage et libre; Mes os ne craquent pas sous le vent. Je suis folle, c'est ce qu'ils disent, Folle de croire vos mots cassés, Mais vous étiez jeune une fois aussi. Je suis seule et ils ne manquent jamais d'avis, Seule, oui, mais jamais trop seule. La tasse était à moitié pleine quand nous nous sommes rencontrés. Je suis ce que je me dis: joyeuse aujourd'hui, envieuse demain, et en ce moment, juste une fille coincée entre deux.
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Oct 29, 2010
Oct 29, 2010 at 3:11 PM UTC
Je suis...
Je ne vois pas le papier blanc, Oú es-tu mon semblant? Connaissance faible dúne réalité humaine, Une séparation qui me fais trop de peine. Je ne pense pas de la même façon, Oú sont les moments qui s'envolléront, Morfologie inadaptée á notre comportment, Bien sûr qu'on vit autrement. Je n'écoute pas le bruit de la pluie,~ Oú es-tu mon amie, ma chérie? Souffrance si folle et si forte, Tu as fermeé ta porte. Victor Marques
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Dec 12, 2009
Dec 12, 2009 at 12:10 PM UTC
Une séparation qui me fais trop de peine
Dans le ciel, Dans la nuit, il y a une seule étoile. Elle brûle de haine, elle brûle de peine; elle veut tué la reine. La reine qui a volé de moi, mon vie, mon âme, mon cœur; la reine qui a, détruit moi, avec ces yeux affreux. Il y a deux ans dans le passé, que nous étions ensemble. Mais jamais j’oublierai la peine, quand j'ai vu vous deux ensemble. Avec le cœur brisé, mes mains tremblés, je me suis rendu folle. Mais dans la fin, je me souviens, que je suis un étoile. L'étoile qui brille, ca me suffis, je brulera tous mon haine. Je pleur pour mon ami qui manque, ces yeux pour voir son cœur, je me flotte dans l'ocean, de son encre, noir comme son cœur.
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Jun 14, 2012
Jun 14, 2012 at 7:03 PM UTC
L'Étoile Qui Brûle De Haine
j'ai envie de toi d'une façon que tu ne pourra jamais comprendre, comme tu n'as jamais su me comprendre moi je t'aime d'une force tel celle que je n'ai pas pu accumuler pour te quitter. tu me manque d'une intensité semblable a celle dont mon coeur bat a chaque fois que pose les yeux sur toi. je veux t'oublier autant que j'ai besoin de toi. c'est juste difficile de t'aimer, difficile.. difficile! j'ai enfin trouver les mots parfaits pour expliquer notre relation: difficile, compliquer et presque impossible, mais pourtant rien ni personne peut me rendre plus heureuse ..ou malheureuse. toi et moi on n'est tellement differents, on voit rarement les choses du même perspective, et chaqu'un veux des choses differentes et a d'autres plans que l'autre, ça m'irrite des fois mais c'est aussi une des choses que j'adore chez toi, après tout n'est ce pas que deux opposés s'attirent? mais il y a autant de choses que j'aime chez toi que de choses qui me rendent folle, ces choses ce n'est que dernièrement que j'ai commencer a les remarquer, comme ton insensibilité, ton egoïsme, ta malhonnêteté, et ton inconsideration envers moi, enfaite touts ces défauts tu ne les as qu'avec moi, tellement que des fois je penses que tu fais certaines choses juste pour me faire mal et si c'est réelement le cas je voudrais te félicité car encore une fois tu as réussis ta quête et eu ce que tu voulais. je me demande tout le temps pourquoi j'insiste a restée a tes côtés et enduré ta crualité envers moi mais je ne trouve jamais de répense apart "parce que je l'aime" mais est-ce suffisant? j'y peux rien, je n'arrive pas a t'oublier, je me suis trop attachée a toi, tu ne peux juste pas imaginé a quel point je t'adore, c'est juste inexpressif ..et j'admets aussi que je ne VEUX pas te laisser partir.. mais ce n'est pas de ma faute, tu a trop bien su comment me pièger et te jouer de moi pour me rendre carrément et complétement acro a toi, et maintenant je suis coincé dans ce piége, ce trou noir qu'est l'amour irréciproque
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Aug 11, 2014
Aug 11, 2014 at 6:11 PM UTC
piégée
j'ai envie de toi d'une façon que tu ne pourra jamais comprendre, comme tu n'as jamais su me comprendre moi je t'aime d'une force tel celle que je n'ai pas pu accumuler pour te quitter. tu me manque d'une intensité semblable a celle dont mon coeur bat a chaque fois que pose les yeux sur toi. je veux t'oublier autant que j'ai besoin de toi. c'est juste difficile de t'aimer, difficile.. difficile! j'ai enfin trouver les mots parfaits pour expliquer notre relation: difficile, compliquer et presque impossible, mais pourtant rien ni personne peut me rendre plus heureuse ..ou malheureuse. toi et moi on n'est tellement differents, on voit rarement les choses du même perspective, et chaqu'un veux des choses differentes et a d'autres plans que l'autre, ça m'irrite des fois mais c'est aussi une des choses que j'adore chez toi, après tout n'est ce pas que deux opposés s'attirent? mais il y a autant de choses que j'aime chez toi que de choses qui me rendent folle, ces choses ce n'est que dernièrement que j'ai commencer a les remarquer, comme ton insensibilité, ton egoïsme, ta malhonnêteté, et ton inconsideration envers moi, enfaite touts ces défauts tu ne les as qu'avec moi, tellement que des fois je penses que tu fais certaines choses juste pour me faire mal et si c'est réelement le cas je voudrais te félicité car encore une fois tu as réussis ta quête et eu ce que tu voulais. je me demande tout le temps pourquoi j'insiste a restée a tes côtés et enduré ta crualité envers moi mais je ne trouve jamais de répense apart "parce que je l'aime" mais est-ce suffisant? j'y peux rien, je n'arrive pas a t'oublier, je me suis trop attachée a toi, tu ne peux juste pas imaginé a quel point je t'adore, c'est juste inexpressif ..et j'admets aussi que je ne VEUX pas te laisser partir.. mais ce n'est pas de ma faute, tu a trop bien su comment me pièger et te jouer de moi pour me rendre carrément et complétement acro a toi, et maintenant je suis coincé dans ce piége, ce trou noir qu'est l'amour irréciproque
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La sensation s'apparente à une simple présence Incongrue et abstraite, tant sa distance De ces souvenirs qui exigent le poids des vivants Comme promesse qu'ensemble nous traverserons le temps Et tend à cette conviction presque vide de sens Que les acteurs éternels de la tendre enfance Puissent ainsi, pas à pas, suivre nos traces dans l'ombre Pour que ce peuple d'éther ne s'ajourne que dans la tombe Et que tombe cette folle histoire insensée, peu à peu Que le temps calcinera de son souffle de feu Ranimant en nous la flamme de ces instants d'ivresse Pour que reste derrière nous ces souvenirs délestés Et mieux vaut de son gré engendrer la cadence Que de subir dans la l'angoisse les désirs de délivrance Délaissant patiemment toute envie de se réjouir Pour que s'endorme dans la cendre ces trop lourds souvenirs Et quand viendra finalement la sensation de dissonance, Que la lourdeur de l'homme aspirant la transcendance S'exténue et s'allège dans l'accord des déceptions Pour qu'enfin vive souverain ce pays d'ombres et d'illusions. Et que sombre dérisoirement chaque pensée, peu à peu, Que le temps effacera d'un seul geste d'adieux Renvoyant au néant l'âme de ces habitants célestes Pour que ne gise sur la toile qu'une confuse fresque.
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Mar 28, 2021
Mar 28, 2021 at 5:50 PM UTC
Pays d'illusions (2012) [FR]
- Qu'es-tu, passant ? Le bois est sombre, Les corbeaux volent en grand nombre, Il va pleuvoir. - Je suis celui qui va dans l'ombre, Le Chasseur Noir ! Les feuilles des bois, du vent remuées, Sifflent... on dirait Qu'un sabbat nocturne emplit de huées Toute la forêt ; Dans une clairière au sein des nuées La lune apparaît. - Chasse le daim, chasse la biche, Cours dans les bois, cours dans la friche, Voici le soir. Chasse le czar, chasse l'Autriche, Ô Chasseur Noir ! Les feuilles des bois - Souffle en ton cor, boucle ta guêtre, Chasse les cerfs qui viennent paître Près du manoir. Chasse le roi, chasse le prêtre, Ô Chasseur Noir ! Les feuilles des bois - Il tonne, il pleut, c'est le déluge. Le renard fuit, pas de refuge Et pas d'espoir ! Chasse l'espion, chasse le juge, Ô Chasseur Noir ! Les feuilles des bois - Tous les démons de saint-Antoine Bondissent dans la folle avoine Sans t'émouvoir ; Chasse l'abbé, chasse le moine, Ô Chasseur Noir ! Les feuilles des bois - Chasse les ours ! ta meute jappe. Que pas un sanglier n'échappe ! Fais ton devoir ! Chasse César, chasse le pape, Ô Chasseur Noir ! Les feuilles des bois - Le loup de ton sentier s'écarte. Que ta meute à sa suite parte ! Cours ! fais-le choir ! Chasse le brigand Bonaparte, Ô Chasseur Noir ! Les feuilles des bois, du vent remuées, Tombent... on dirait Que le sabbat sombre aux rauques huées À fui la forêt ; Le clair chant du coq perce les nuées ; Ciel ! l'aube apparaît ! Tout reprend sa forme première. Tu redeviens la France altière Si belle à voir, L'ange blanc vêtu de lumière, Ô Chasseur Noir ! Les feuilles des bois, du vent remuées, Tombent... on dirait Que le sabbat sombre aux rauques huées À fui la forêt ; Le clair chant du coq perce les nuées, Ciel ! l'aube apparaît ! Jersey, le 22 octobre 1852.
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Le chasseur noir
- Qu'es-tu, passant ? Le bois est sombre, Les corbeaux volent en grand nombre, Il va pleuvoir. - Je suis celui qui va dans l'ombre, Le Chasseur Noir ! Les feuilles des bois, du vent remuées, Sifflent... on dirait Qu'un sabbat nocturne emplit de huées Toute la forêt ; Dans une clairière au sein des nuées La lune apparaît. - Chasse le daim, chasse la biche, Cours dans les bois, cours dans la friche, Voici le soir. Chasse le czar, chasse l'Autriche, Ô Chasseur Noir ! Les feuilles des bois - Souffle en ton cor, boucle ta guêtre, Chasse les cerfs qui viennent paître Près du manoir. Chasse le roi, chasse le prêtre, Ô Chasseur Noir ! Les feuilles des bois - Il tonne, il pleut, c'est le déluge. Le renard fuit, pas de refuge Et pas d'espoir ! Chasse l'espion, chasse le juge, Ô Chasseur Noir ! Les feuilles des bois - Tous les démons de saint-Antoine Bondissent dans la folle avoine Sans t'émouvoir ; Chasse l'abbé, chasse le moine, Ô Chasseur Noir ! Les feuilles des bois - Chasse les ours ! ta meute jappe. Que pas un sanglier n'échappe ! Fais ton devoir ! Chasse César, chasse le pape, Ô Chasseur Noir ! Les feuilles des bois - Le loup de ton sentier s'écarte. Que ta meute à sa suite parte ! Cours ! fais-le choir ! Chasse le brigand Bonaparte, Ô Chasseur Noir ! Les feuilles des bois, du vent remuées, Tombent... on dirait Que le sabbat sombre aux rauques huées À fui la forêt ; Le clair chant du coq perce les nuées ; Ciel ! l'aube apparaît ! Tout reprend sa forme première. Tu redeviens la France altière Si belle à voir, L'ange blanc vêtu de lumière, Ô Chasseur Noir ! Les feuilles des bois, du vent remuées, Tombent... on dirait Que le sabbat sombre aux rauques huées À fui la forêt ; Le clair chant du coq perce les nuées, Ciel ! l'aube apparaît ! Jersey, le 22 octobre 1852.
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Dans Venise la rouge, Pas un bateau qui bouge ; Pas un pêcheur dans l'eau, Pas un falot. Seul, assis à la grève, Le grand lion soulève, Sur l'horizon serein, Son pied d'airain. Autour de lui, par groupes, Navires et chaloupes, Pareils à des hérons Couchés en ronds, Dorment sur l'eau qui fume, Et croisent dans la brume, En légers tourbillons, Leurs pavillons. La lune qui s'efface Couvre son front qui passe D'un nuage étoilé Demi-voilé. Ainsi, la dame abbesse De Sainte-Croix rabaisse Sa cape aux larges plis Sur son surplis. Et les palais antiques, Et les graves portiques, Et les blancs escaliers. Des chevaliers, Et les ponts, et les rues, Et les mornes statues, Et le golfe mouvant Qui tremble au vent, Tout se tait, fors les gardes Aux longues hallebardes, Qui veillent aux créneaux Des arsenaux. - Ah ! maintenant plus d'une Attend, au clair de lune, Quelque jeune muguet, L'oreille au guet. Pour le bal qu'on prépare, Plus d'une qui se pare, Met devant son miroir Le masque noir. Sur sa couche embaumée, La Vanina pâmée Presse encor son amant, En s'endormant ; Et Narcisa, la folle, Au fond de sa gondole, S'oublie en un festin Jusqu'au matin. Et qui, dans l'Italie, N'a son grain de folie ? Qui ne garde aux amours Ses plus beaux jours ? Laissons la vieille horloge, Au palais du vieux doge, Lui compter de ses nuits Les longs ennuis. Comptons plutôt, ma belle, Sur ta bouche rebelle Tant de baisers donnés... Ou pardonnés. Comptons plutôt tes charmes, Comptons les douces larmes, Qu'à nos yeux a coûté La volupté !
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Venise
Dans Venise la rouge, Pas un bateau qui bouge ; Pas un pêcheur dans l'eau, Pas un falot. Seul, assis à la grève, Le grand lion soulève, Sur l'horizon serein, Son pied d'airain. Autour de lui, par groupes, Navires et chaloupes, Pareils à des hérons Couchés en ronds, Dorment sur l'eau qui fume, Et croisent dans la brume, En légers tourbillons, Leurs pavillons. La lune qui s'efface Couvre son front qui passe D'un nuage étoilé Demi-voilé. Ainsi, la dame abbesse De Sainte-Croix rabaisse Sa cape aux larges plis Sur son surplis. Et les palais antiques, Et les graves portiques, Et les blancs escaliers. Des chevaliers, Et les ponts, et les rues, Et les mornes statues, Et le golfe mouvant Qui tremble au vent, Tout se tait, fors les gardes Aux longues hallebardes, Qui veillent aux créneaux Des arsenaux. - Ah ! maintenant plus d'une Attend, au clair de lune, Quelque jeune muguet, L'oreille au guet. Pour le bal qu'on prépare, Plus d'une qui se pare, Met devant son miroir Le masque noir. Sur sa couche embaumée, La Vanina pâmée Presse encor son amant, En s'endormant ; Et Narcisa, la folle, Au fond de sa gondole, S'oublie en un festin Jusqu'au matin. Et qui, dans l'Italie, N'a son grain de folie ? Qui ne garde aux amours Ses plus beaux jours ? Laissons la vieille horloge, Au palais du vieux doge, Lui compter de ses nuits Les longs ennuis. Comptons plutôt, ma belle, Sur ta bouche rebelle Tant de baisers donnés... Ou pardonnés. Comptons plutôt tes charmes, Comptons les douces larmes, Qu'à nos yeux a coûté La volupté !
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Dalla tua adolescenza fatta di lunghi brividi ai capelli e d'usignoli infitti alle tue palme, sgorgava la vertigine di un giglio esalante profumo di domanda. Ah, l'immane fatica d'innestare il tuo fiore prodigioso oltre i tiepidi climi delle folle a vertici di gelo! Avorio concretato fra le mani d'estremi crocifissi, ronzio di spine ad ogni polpastrello delle morbide dita, e dopo rose, rose di stupore, placide nevicate d'innocenza, variare d'onde al largo dei tuoi occhi, fissità di pupilla, vedovi cigni solitari al corso dei tuoi fiumi d'amore.
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S. Teresa del Bambino Gesù
Ayant poussé la porte étroite qui chancelle, Je me suis promené dans le petit jardin Qu'éclairait doucement le soleil du matin, Pailletant chaque fleur d'une humide étincelle. Rien n'a changé. J'ai tout revu : l'humble tonnelle De vigne folle avec les chaises de rotin... Le jet d'eau fait toujours son murmure argentin Et le vieux tremble sa plainte sempiternelle. Les roses comme avant palpitent ; comme avant, Les grands lys orgueilleux se balancent au vent, Chaque alouette qui va et vient m'est connue. Même j'ai retrouvé debout la Velléda, Dont le plâtre s'écaille au bout de l'avenue, Grêle, parmi l'odeur fade du réséda.
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Après trois ans
MI alzo con le palpebre infuocate. La fanciullezza smorta nella barba cresciuta nel sonno, nella carne smagrita, si fissa con la luce fusa nei miei occhi riarsi. Finisco così nel buio incendio di una giovinezza frastornata dall'eternità; così mi brucio, è inutile - pensando - essere altrimenti, imporre limiti al disordine: mi trascina sempre più frusto, con un viso secco nella sua infanzia, verso un quieto e folle ordine, il peso del mio giorno perso in mute ore di gaiezza, in muti istanti di terrore...
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MI alzo con le palpebre infuocate
Lungo il tempo infinito della Grecia quando concesso era il paradiso alle fanciulle in tèpidi giardini e le vestali avevano corolle sempre accese nel grembo, tu vivevi di già poi che veduta t'ho nel sonno e vagante, sconcertata urgevi già alle porte dell'amore senza averne risposta. Ira conclusa musica folle inetta alle fatiche della Grecia gaudente e pur ben salda dentro la luce enorme che ti tiene. Sempre, Violetta, il tempo ti oscurava dentro quella mordente nostalgia di cose pure, nate dal pensiero purificate al vivo nel dolore... E sempre sola, come una puledra di sceltissima razza, pascolando riluttante le biade degli umani ardi d'amore come un giglio chiuso.
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Sogno
Io! Maestro dell'essere, mente a scacchi, pronta a muovere la prossima pedina con apatia e ordine. Ordine. Non implorerò, mai, di avere un nuovo paio di occhi che non vedano in bianco e nero, magari solo meno ingenui, idioti. Ormai non mi vedo più nello specchio: spalle, alzate. Schiena, inarcata. Capo chino. Pietoso. Indegno! ** già tutto quello che mi serve: mani di pietra e velluto, una fronte, rugosa, che parla, risate tra il folle, e il nobile. Nobile. /// Me! Master of being, chess mind, ready to move the next pawn with apathy and order. Order. I will, never, beg to have a new pair of eyes that do not see in black and white, maybe just less naive, idiotic. I no longer see myself in the mirror: shoulders, raised. Back, arched. Head bowed. Pitiful. Unworthy! I already have everything I need: hands of stone and velvet, a forehead, wrinkled, that speaks, laughter between the madman, and the noble. Noble.
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Apr 17, 2025
Apr 17, 2025 at 3:57 PM UTC
Onore al Caduto
Da te, posso vedere il sole I segreti dell'amore nascosto Dormono sotto le palpebre Perciò raccogliono le folle Durante la nottata Mi segue il tuo spirito Sebbene l'amore non è un diritto La tua voce sempre è ascoltata Detto questo non vedo occhi tuoi Apri gli occhi per chiunque puoi Perché mi manchi molto Purtroppo sei sepolto.
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Jul 27, 2017
Jul 27, 2017 at 12:24 PM UTC
Vorrei Vedere il Sole di Nuovo
Avez-vous vu, dans Barcelone, Une Andalouse au sein bruni ? Pâle comme un beau soir d'automne ! C'est ma maîtresse, ma lionne ! La marquesa d'Amaëgui ! J'ai fait bien des chansons pour elle, Je me suis battu bien souvent. Bien souvent j'ai fait sentinelle, Pour voir le coin de sa prunelle, Quand son rideau tremblait au vent. Elle est à moi, moi seul au monde. Ses grands sourcils noirs sont à moi, Son corps souple et sa jambe ronde, Sa chevelure qui l'inonde, Plus longue qu'un manteau de roi ! C'est à moi son beau col qui penche Quand elle dort dans son boudoir, Et sa basquina sur sa hanche, Son bras dans sa mitaine blanche, Son pied dans son brodequin noir ! Vrai Dieu ! Lorsque son oeil pétille Sous la frange de ses réseaux, Rien que pour toucher sa mantille, De par tous les saints de Castille, On se ferait rompre les os. Qu'elle est superbe en son désordre, Quand elle tombe, les seins nus, Qu'on la voit, béante, se tordre Dans un baiser de rage, et mordre En criant des mots inconnus ! Et qu'elle est folle dans sa joie, Lorsqu'elle chante le matin, Lorsqu'en tirant son bas de soie, Elle fait, sur son flanc qui ploie, Craquer son corset de satin ! Allons, mon page, en embuscades ! Allons ! la belle nuit d'été ! Je veux ce soir des sérénades A faire damner les alcades De Tolose au Guadalété.
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L'andalouse
Tandis que je parlais le langage des vers Elle s'est doucement tendrement endormie Comme une maison d'ombre au creux de notre vie Une lampe baissée au coeur des myrtes verts Sa joue a retrouvé le printemps du repos Ô corps sans poids pose dans un songe de toile Ciel formé de ses yeux à l'heure des étoiles Un jeune sang l'habite au couvert de sa peau La voila qui reprend le versant de ses fables Dieu sait obéissant à quels lointains signaux Et c'est toujours le bal la neige les traîneaux Elle a rejoint la nuit dans ses bras adorables Je vois sa main bouger Sa bouche Et je me dis Qu'elle reste pareille aux marches du silence Qui m'échappe pourtant de toute son enfance Dans ce pays secret à mes pas interdit Je te supplie amour au nom de nous ensemble De ma suppliciante et folle jalousie Ne t'en va pas trop **** sur la pente choisie Je suis auprès de toi comme un saule qui tremble J'ai peur éperdument du sommeil de tes yeux Je me ronge le coeur de ce coeur que j'écoute Amour arrête-toi dans ton rêve et ta route Rends-moi ta conscience et mon mal merveilleux.
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Elsa
Vous surtout que je plains si vous n'êtes chéries, Vous surtout qui souffrez, je vous prends pour mes soeurs : C'est à vous qu'elles vont, mes lentes rêveries, Et de mes pleurs chantés les amères douceurs. Prisonnière en ce livre une âme est contenue. Ouvrez, lisez : comptez les jours que j'ai soufferts. Pleureuses de ce monde où je passe inconnue, Rêvez sur cette cendre et trempez-y vos fers. Chantez ! Un chant de femme attendrit la souffrance. Aimez ! Plus que l'amour la haine fait souffrir. Donnez ! La charité relève l'espérance : Tant que l'on peut donner on ne veut pas mourir ! Si vous n'avez le temps d'écrire aussi vos larmes, Laissez-les de vos yeux descendre sur ces vers. Absoudre, c'est prier ; prier, ce sont nos armes. Absolvez de mon sort les feuillets entr'ouverts ! Pour livrer sa pensée au vent de la parole, S'il faut avoir perdu quelque peu sa raison, Qui donne son secret est plus tendre que folle : Méprise-t-on l'oiseau qui répand sa chanson ?
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À celles qui pleurent
Élégie VII. Cher ange, vous êtes belle A faire rêver d'amour, Pour une seule étincelle De votre vive prunelle, Le poète tout un jour. Air naïf de jeune fille, Front uni, veines d'azur, Douce haleine-de vanille, Bouche rosée où scintille Sur l'ivoire un rire pur ; Pied svelte et cambré, main blanche, Soyeuses boucles de jais, Col de cygne qui se penche, Flexible comme la branche Qu'au soir caresse un vent frais ; Vous avez, sur ma parole, Tout ce qu'il faut pour charmer ; Mais votre âme est si frivole, Mais votre tête est si folle Que l'on n'ose vous aimer.
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Cher ange, vous êtes belle
Ta tête, ton geste, ton air Sont beaux comme un beau paysage ; Le rire joue en ton visage Comme un vent frais dans un ciel clair. Le passant chagrin que tu frôles Est ébloui par la santé Qui jaillit comme une clarté De tes bras et de tes épaules. Les retentissantes couleurs Dont tu parsèmes tes toilettes Jettent dans l'esprit des poètes L'image d'un ballet de fleurs. Ces robes folles sont l'emblème De ton esprit bariolé ; Folle dont je suis affolé, Je te hais autant que je t'aime ! Quelquefois dans un beau jardin Où je traînais mon atonie, J'ai senti, comme une ironie, Le soleil déchirer mon sein ; Et le printemps et la verdure Ont tant humilié mon coeur, Que j'ai puni sur une fleur L'insolence de la Nature. Ainsi je voudrais, une nuit, Quand l'heure des voluptés sonne, Vers les trésors de ta personne, Comme un lâche, ramper sans bruit, Pour châtier ta chair joyeuse, Pour meurtrir ton sein pardonné, Et faire à ton flanc étonné Une blessure large et creuse, Et, vertigineuse douceur ! A travers ces lèvres nouvelles, Plus éclatantes et plus belles, T'infuser mon venin, ma soeur !
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À celle qui est trop gaie
Hier, la nuit d'été, qui nous prêtait ses voiles, Etait digne de toi, tant elle avait d'étoiles ! Tant son calme était frais ! tant son souffle était doux ! Tant elle éteignait bien ses rumeurs apaisées ! Tant elle répandait d'amoureuses rosées Sur les fleurs et sur nous ! Moi, j'étais devant toi, plein de joie et de flamme, Car tu me regardais avec toute ton âme ! J'admirais la beauté dont ton front se revêt. Et sans même qu'un mot révélât ta pensée, La tendre rêverie en ton cœur commencée Dans mon cœur s'achevait ! Et je bénissais Dieu, dont la grâce infinie Sur la nuit et sur toi jeta tant d'harmonie, Qui, pour me rendre calme et pour me rendre heureux, Vous fit, la nuit et toi, si belles et si pures, Si pleines de rayons, de parfums, de murmures, Si douces toutes deux ! Oh oui, bénissons Dieu dans notre foi profonde ! C'est lui qui fit ton âme et qui créa le monde ! Lui qui charme mon cœur ! lui qui ravit mes yeux ! C'est lui que je retrouve au fond de tout mystère ! C'est lui qui fait briller ton regard sur la terre Comme l'étoile aux cieux ! C'est Dieu qui mit l'amour au bout de toute chose, L'amour en qui tout vit, l'amour sur qui tout pose ! C'est Dieu qui fait la nuit plus belle que le jour. C'est Dieu qui sur ton corps, ma jeune souveraine, A versé la beauté, comme une coupe pleine, Et dans mon cœur l'amour ! Laisse-toi donc aimer ! - Oh ! l'amour, c'est la vie. C'est tout ce qu'on regrette et tout ce qu'on envie Quand on voit sa jeunesse au couchant décliner. Sans lui rien n'est complet, sans lui rien ne rayonne. La beauté c'est le front, l'amour c'est la couronne : Laisse-toi couronner ! Ce qui remplit une âme, hélas ! tu peux m'en croire, Ce n'est pas un peu d'or, ni même un peu de gloire, Poussière que l'orgueil rapporte des combats, Ni l'ambition folle, occupée aux chimères, Qui ronge tristement les écorces amères Des choses d'ici-bas ; Non, il lui faut, vois-tu, l'hymen de deux pensées, Les soupirs étouffés, les mains longtemps pressées, Le baiser, parfum pur, enivrante liqueur, Et tout ce qu'un regard dans un regard peut lire, Et toutes les chansons de cette douce lyre Qu'on appelle le cœur ! Il n'est rien sous le ciel qui n'ait sa loi secrète, Son lieu cher et choisi, son abri, sa retraite, Où mille instincts profonds nous fixent nuit et jour ; Le pêcheur a la barque où l'espoir l'accompagne, Les cygnes ont le lac, les aigles la montagne, Les âmes ont l'amour ! Le 21 mai 1833.
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Hier, la nuit d'été
Hier, la nuit d'été, qui nous prêtait ses voiles, Etait digne de toi, tant elle avait d'étoiles ! Tant son calme était frais ! tant son souffle était doux ! Tant elle éteignait bien ses rumeurs apaisées ! Tant elle répandait d'amoureuses rosées Sur les fleurs et sur nous ! Moi, j'étais devant toi, plein de joie et de flamme, Car tu me regardais avec toute ton âme ! J'admirais la beauté dont ton front se revêt. Et sans même qu'un mot révélât ta pensée, La tendre rêverie en ton cœur commencée Dans mon cœur s'achevait ! Et je bénissais Dieu, dont la grâce infinie Sur la nuit et sur toi jeta tant d'harmonie, Qui, pour me rendre calme et pour me rendre heureux, Vous fit, la nuit et toi, si belles et si pures, Si pleines de rayons, de parfums, de murmures, Si douces toutes deux ! Oh oui, bénissons Dieu dans notre foi profonde ! C'est lui qui fit ton âme et qui créa le monde ! Lui qui charme mon cœur ! lui qui ravit mes yeux ! C'est lui que je retrouve au fond de tout mystère ! C'est lui qui fait briller ton regard sur la terre Comme l'étoile aux cieux ! C'est Dieu qui mit l'amour au bout de toute chose, L'amour en qui tout vit, l'amour sur qui tout pose ! C'est Dieu qui fait la nuit plus belle que le jour. C'est Dieu qui sur ton corps, ma jeune souveraine, A versé la beauté, comme une coupe pleine, Et dans mon cœur l'amour ! Laisse-toi donc aimer ! - Oh ! l'amour, c'est la vie. C'est tout ce qu'on regrette et tout ce qu'on envie Quand on voit sa jeunesse au couchant décliner. Sans lui rien n'est complet, sans lui rien ne rayonne. La beauté c'est le front, l'amour c'est la couronne : Laisse-toi couronner ! Ce qui remplit une âme, hélas ! tu peux m'en croire, Ce n'est pas un peu d'or, ni même un peu de gloire, Poussière que l'orgueil rapporte des combats, Ni l'ambition folle, occupée aux chimères, Qui ronge tristement les écorces amères Des choses d'ici-bas ; Non, il lui faut, vois-tu, l'hymen de deux pensées, Les soupirs étouffés, les mains longtemps pressées, Le baiser, parfum pur, enivrante liqueur, Et tout ce qu'un regard dans un regard peut lire, Et toutes les chansons de cette douce lyre Qu'on appelle le cœur ! Il n'est rien sous le ciel qui n'ait sa loi secrète, Son lieu cher et choisi, son abri, sa retraite, Où mille instincts profonds nous fixent nuit et jour ; Le pêcheur a la barque où l'espoir l'accompagne, Les cygnes ont le lac, les aigles la montagne, Les âmes ont l'amour ! Le 21 mai 1833.
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Que je sois un fou, qu'on le dise, Je trouve ça tout naturel, Ayant eu ma part de bêtise Et commis plus d'une sottise, Depuis que je suis... temporel. Je suis un fou, quel avantage, Madame ! un fou, songez-y bien, Peut crier... se tromper d'étage, Vous proposer... le mariage, On ne lui dira jamais rien, C'est un fou ; mais lui peut tout dire, Lâcher parfois un terme vil, Dans ce cas le mieux c'est d'en rire, Se fâcher serait du délire, À quoi cela servirait-il ? C'est un fou. Si c'est un bonhomme Laissant les gens à leurs métiers, Peu contrariant, calme... en somme, Distinguant un nez d'une pomme, On lui pardonne volontiers. Donc, je suis fou, je le révèle. Nous l'avons, Madame, en dormant, Comme dit l'autre, échappé belle ; J'aime mieux être un sans cervelle Que d'être un sage, assurément. Songez donc ! si j'étais un sage, Je fuirais les joyeux dîners ; Je n'oserais voir ton corsage ; J'aurais un triste et long visage Et des lunettes sur le nez ; Mais, je ne suis qu'un fou, je danse, Je tambourine avec mes doigts Sur la vitre de l'existence. Qu'on excuse mon insistance, C'est un fou qu'il faut que je sois ! C'est trop fort, me dit tout le monde, Qu'est-ce que vous nous chantez là ? Pourquoi donc, partout à la ronde, À la brune comme à la blonde, Parler de la sorte ? - Ah ! voilà ! Je vais même plus **** personne Ne pourra jamais me guérir, Ni la sagesse qui sermonne, Ni le bon Dieu, ni la Sorbonne, Et c'est fou que je veux mourir. C'est fou que je mourrai du reste, Mais oui, Madame, j'en suis sûr, Et d'abord... de ton moindre geste, Fou... de ton passage céleste Qui laisse un parfum de fruit mûr, De ton allure alerte et franche, Oui, fou d'amour, oui, fou d'amour, Fou de ton sacré... coup de hanche, Qui vous fiche au cœur la peur... blanche, Mieux... qu'un roulement de tambour ; Fou de ton petit pied qui vole Et que je suivrais n'importe où, Je veux dire... au Ciel ;... ma parole ! J'admire qu'on ne soit pas folle, Je plains celui qui n'est pas fou.
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Fou
Que je sois un fou, qu'on le dise, Je trouve ça tout naturel, Ayant eu ma part de bêtise Et commis plus d'une sottise, Depuis que je suis... temporel. Je suis un fou, quel avantage, Madame ! un fou, songez-y bien, Peut crier... se tromper d'étage, Vous proposer... le mariage, On ne lui dira jamais rien, C'est un fou ; mais lui peut tout dire, Lâcher parfois un terme vil, Dans ce cas le mieux c'est d'en rire, Se fâcher serait du délire, À quoi cela servirait-il ? C'est un fou. Si c'est un bonhomme Laissant les gens à leurs métiers, Peu contrariant, calme... en somme, Distinguant un nez d'une pomme, On lui pardonne volontiers. Donc, je suis fou, je le révèle. Nous l'avons, Madame, en dormant, Comme dit l'autre, échappé belle ; J'aime mieux être un sans cervelle Que d'être un sage, assurément. Songez donc ! si j'étais un sage, Je fuirais les joyeux dîners ; Je n'oserais voir ton corsage ; J'aurais un triste et long visage Et des lunettes sur le nez ; Mais, je ne suis qu'un fou, je danse, Je tambourine avec mes doigts Sur la vitre de l'existence. Qu'on excuse mon insistance, C'est un fou qu'il faut que je sois ! C'est trop fort, me dit tout le monde, Qu'est-ce que vous nous chantez là ? Pourquoi donc, partout à la ronde, À la brune comme à la blonde, Parler de la sorte ? - Ah ! voilà ! Je vais même plus **** personne Ne pourra jamais me guérir, Ni la sagesse qui sermonne, Ni le bon Dieu, ni la Sorbonne, Et c'est fou que je veux mourir. C'est fou que je mourrai du reste, Mais oui, Madame, j'en suis sûr, Et d'abord... de ton moindre geste, Fou... de ton passage céleste Qui laisse un parfum de fruit mûr, De ton allure alerte et franche, Oui, fou d'amour, oui, fou d'amour, Fou de ton sacré... coup de hanche, Qui vous fiche au cœur la peur... blanche, Mieux... qu'un roulement de tambour ; Fou de ton petit pied qui vole Et que je suivrais n'importe où, Je veux dire... au Ciel ;... ma parole ! J'admire qu'on ne soit pas folle, Je plains celui qui n'est pas fou.
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