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"feux" poems
Fougères en Corse Petits, elles nous faisaient peur par leurs frémissements, sous la caresse du vent et par leur tournoiement, de vert sombre et de senteurs acres de rivière. Elles nous paraissaient animées d'une vie mystérieuse, de landes, de lutins et d'enfants disparus ou dérobés, Ces fougères nous les nommions : «Fizères». Elles étaient pour nous source d'effroi et de maléfices, Jamais nous n'aurions consentis à nous perdre dans l’ondulements de leurs vagues vertes, sous peine d'être aspirées par un magnétisme maléfique, et devenir prisonniers de leurs immensités feuillues. En automne, leurs couleurs se transformaient en dorées et en feux, comme une chevelure rousse déployée ou la robe du renard roux, si vif. Et quand le vent souffle, leurs feuilles font grand bruissement, comme les tuyaux d'orgue d'une nature en remuement. Alors les elfes et les esprits des défunts Semblent s'en donner à cœur joie au-dessus la rivière «Catena», Et même les châtaigniers massifs semblent comme entraînés par le vent dans cette sarabande moins réglée que celle d'Haendel. Paul Arrighi
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Jan 11, 2016
Jan 11, 2016 at 2:39 PM UTC
Fougères en Corse ( Ferns in Corsica)
Le Baiser de ton rêve Est celui de l'Amour ! Le jour, le jour se lève, Clairons, voici le jour ! Le Baiser de mon rêve Est celui de l'Amour ! Enfin, le jour se lève ! Clairons, voici le jour ! La caresse royale Est celle de l'Amour. Battez la générale, Battez, battez, tambour ! Car l'Amour est horrible Au gouffre de son jour ! Pour le tir à la cible Battez, battez, tambour. Sa caresse est féline Comme le point du jour : Pour gravir la colline Battez, battez, tambour ! Sa caresse est câline Comme le flot du jour : Pour gravir la colline, Battez, battez, tambour. Sa caresse est énorme Comme l'éclat du jour : Pour les rangs que l'on forme, Battez, battez, tambour ! Sa caresse vous touche Comme l'onde et le feu ; Pour tirer la cartouche, Battez, battez un peu. Son Baiser vous enlace Comme l'onde et le feu : Pour charger la culasse, Battez, battez un peu. Sa Caresse se joue Comme l'onde et le feu : Tambour, pour mettre en joue, Battez, battez un peu. Sa caresse est terrible Comme l'onde et le feu : Pour le cœur trop sensible Battez, battez un peu. Sa caresse est horrible, Comme l'onde et le feu : Pour ajuster la cible, Restez, battez un peu. Cette Caresse efface Tout, sacré nom de Dieu ! Pour viser bien en face, Battez, battez un peu. Son approche vous glace Comme ses feux passés : Pour viser bien en face Cessez. Car l'Amour est plus belle Que son plus bel amour : Battez pour la gamelle, Battez, battez tambour, Toute horriblement belle Au milieu de sa cour : Sonnez la boute-selle, Trompettes de l'Amour ! L'arme la plus habile Est celle de l'Amour : Pour ma belle, à la ville, Battez, battez tambour ! Car elle est moins cruelle Que la clarté du jour : Sonnez la boute-selle, Trompettes de l'Amour ! L'amour est plus docile Que son plus tendre amour : Pour ma belle, à la ville, Battez, battez tambour. Elle est plus difficile À plier que le jour : Pour la mauvaise ville, Battez, battez tambour. Nul n'est plus difficile À payer de retour : Pour la guerre civile, Battez, battez tambour. Le Baiser le plus large Est celui de l'Amour : Pour l'amour et la charge, Battez, battez tambour. Le Baiser le plus tendre Est celui de l'Amour, Battez pour vous défendre, Battez, battez tambour. Le Baiser le plus chaste Est celui de l'Amour : Amis, la terre est vaste, En avant, le tambour. Le Baiser le plus grave Est celui de l'Amour : Battez, pour l'homme brave, Battez, battez tambour. Le Baiser qui se fâche Est celui de l'Amour : Battez pour l'homme lâche, Battez, battez tambour. Le Baiser le plus mâle Est celui de l'Amour : Pour le visage pâle Battez, battez tambour. La Caresse en colère Est celle de l'Amour : Car l'Amour, c'est la guerre, Battez, battez tambour. Le Baiser qu'on redoute Est celui de l'Amour : Pour écarter le doute, Battez, battez tambour. L'art de jouir ensemble Est celui de l'Amour : Or, mourir lui ressemble : Battez, battez tambour. L'art de mourir ensemble Est celui de l'Amour : Battez fort pour qui tremble, Battez, battez tambour. Le Baiser le plus calme Est celui de l'Amour : Car la paix, c'est sa palme, Battez, battez tambour. La souffrance, la pire, Est d'être sans l'Amour : Battez, pour qu'elle expire, Battez, battez tambour. Le Baiser qui délivre Est celui de l'Amour : Battez pour qui veut vivre, Battez, battez tambour. La Caresse éternelle Est celle de l'Amour : Battez, la mort est belle, Battez, battez tambour. La guerre est la plus large Des portes de l'Amour : Pour l'assaut et la charge, Battez, battez tambour. La porte la plus sainte Est celle de la mort : Pour étouffer la plainte Battez, battez plus fort. L'atteinte la moins grave Est celle de la mort : L'amour est au plus brave, La Victoire... au plus fort !
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Le baiser (IV)
Le Baiser de ton rêve Est celui de l'Amour ! Le jour, le jour se lève, Clairons, voici le jour ! Le Baiser de mon rêve Est celui de l'Amour ! Enfin, le jour se lève ! Clairons, voici le jour ! La caresse royale Est celle de l'Amour. Battez la générale, Battez, battez, tambour ! Car l'Amour est horrible Au gouffre de son jour ! Pour le tir à la cible Battez, battez, tambour. Sa caresse est féline Comme le point du jour : Pour gravir la colline Battez, battez, tambour ! Sa caresse est câline Comme le flot du jour : Pour gravir la colline, Battez, battez, tambour. Sa caresse est énorme Comme l'éclat du jour : Pour les rangs que l'on forme, Battez, battez, tambour ! Sa caresse vous touche Comme l'onde et le feu ; Pour tirer la cartouche, Battez, battez un peu. Son Baiser vous enlace Comme l'onde et le feu : Pour charger la culasse, Battez, battez un peu. Sa Caresse se joue Comme l'onde et le feu : Tambour, pour mettre en joue, Battez, battez un peu. Sa caresse est terrible Comme l'onde et le feu : Pour le cœur trop sensible Battez, battez un peu. Sa caresse est horrible, Comme l'onde et le feu : Pour ajuster la cible, Restez, battez un peu. Cette Caresse efface Tout, sacré nom de Dieu ! Pour viser bien en face, Battez, battez un peu. Son approche vous glace Comme ses feux passés : Pour viser bien en face Cessez. Car l'Amour est plus belle Que son plus bel amour : Battez pour la gamelle, Battez, battez tambour, Toute horriblement belle Au milieu de sa cour : Sonnez la boute-selle, Trompettes de l'Amour ! L'arme la plus habile Est celle de l'Amour : Pour ma belle, à la ville, Battez, battez tambour ! Car elle est moins cruelle Que la clarté du jour : Sonnez la boute-selle, Trompettes de l'Amour ! L'amour est plus docile Que son plus tendre amour : Pour ma belle, à la ville, Battez, battez tambour. Elle est plus difficile À plier que le jour : Pour la mauvaise ville, Battez, battez tambour. Nul n'est plus difficile À payer de retour : Pour la guerre civile, Battez, battez tambour. Le Baiser le plus large Est celui de l'Amour : Pour l'amour et la charge, Battez, battez tambour. Le Baiser le plus tendre Est celui de l'Amour, Battez pour vous défendre, Battez, battez tambour. Le Baiser le plus chaste Est celui de l'Amour : Amis, la terre est vaste, En avant, le tambour. Le Baiser le plus grave Est celui de l'Amour : Battez, pour l'homme brave, Battez, battez tambour. Le Baiser qui se fâche Est celui de l'Amour : Battez pour l'homme lâche, Battez, battez tambour. Le Baiser le plus mâle Est celui de l'Amour : Pour le visage pâle Battez, battez tambour. La Caresse en colère Est celle de l'Amour : Car l'Amour, c'est la guerre, Battez, battez tambour. Le Baiser qu'on redoute Est celui de l'Amour : Pour écarter le doute, Battez, battez tambour. L'art de jouir ensemble Est celui de l'Amour : Or, mourir lui ressemble : Battez, battez tambour. L'art de mourir ensemble Est celui de l'Amour : Battez fort pour qui tremble, Battez, battez tambour. Le Baiser le plus calme Est celui de l'Amour : Car la paix, c'est sa palme, Battez, battez tambour. La souffrance, la pire, Est d'être sans l'Amour : Battez, pour qu'elle expire, Battez, battez tambour. Le Baiser qui délivre Est celui de l'Amour : Battez pour qui veut vivre, Battez, battez tambour. La Caresse éternelle Est celle de l'Amour : Battez, la mort est belle, Battez, battez tambour. La guerre est la plus large Des portes de l'Amour : Pour l'assaut et la charge, Battez, battez tambour. La porte la plus sainte Est celle de la mort : Pour étouffer la plainte Battez, battez plus fort. L'atteinte la moins grave Est celle de la mort : L'amour est au plus brave, La Victoire... au plus fort !
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Sonnet. Quand, les deux yeux fermés, en un soir chaud d'automne, Je respire l'odeur de ton sein chaleureux, Je vois se dérouler des rivages heureux Qu'éblouissent les feux d'un soleil monotone ; Une île paresseuse où la nature donne Des arbres singuliers et des fruits savoureux ; Des hommes dont le corps est mince et vigoureux, Et des femmes dont l'oeil par sa franchise étonne. Guidé par ton odeur vers de charmants climats, Je vois un port rempli de voiles et de mâts Encor tout fatigués par la vague marine, Pendant que le parfum des verts tamariniers, Qui circule dans l'air et m'enfle la narine, Se mêle dans mon âme au chant des mariniers.
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Parfum exotique
dans une ville de ténèbres peut-il y avoir de mille feux de susciter l'espoir ne pas peur ----- in a city of darkness may there be a thousand lights to spark hope not fear
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Nov 14, 2015
Nov 14, 2015 at 6:34 AM UTC
Paris
Mon Père, ce grand Chêne, Je le croyais indéracinable, en ses terres, Comme ce chêne Corse, sur la roche, poussé. Il nous semblait si grand, il paraissait si fort, Si longtemps résistant aux grands vents de la vie, Sous les châtaigneraies et parmi les bruyères, Il marchait, puis rêvait. Parfois, il m'amenait, dans son refuge, y faisait provision de «corned-beef» et de lait en boite "gloria", et aussi de «bastelles», et ces repas hâtifs me semblaient un festin. Mais plus que tout, je goûtais si belle liberté. Disparues les contraintes. D'un pas de montagnard, il nous menait, souvent, En ces lieux de granit, qui semblaient son domaine. Il me mit dans les mains, sa fine carabine, dont j'aimais le canon à l’acier effilé ; mais avant que je presse, le geai était parti. Il ne me gronda pas. Le soir, si peu dormeurs, avec Régis, mon frère, dans la chambre aux obus, des tués de quatorze, dont un panier d'osier exhalait tant les truites, Nous le savions dormir dans la chambre à côté, nous ne cherchions pas trop, sommeil prompt à venir. Je lisais de vieux livre. Et puis nous descendions, furtifs vers la rivière, encaissé dans les roches le «Fiume grosso» grondait. Mon père nous racontait qu'il y avait dormi avec quelques amis, à la flambée des feux. Et le bruit lancinant était une musique qui malgré le soleil nous tenait éveillé. Magie des eaux profondes. Quand un jour de détresse, je perdis «Nils le prince» ressentant mon chagrin, il me facilita L’achat d'un jeune chien, je l'ai encore au cœur, ce cadeau si exquis, qui fut baume sur plaie Merci de m'avoir fait, ce présent plein d'amour. La tendresse d'un père. Il vécut si longtemps, que je ne prêtais guère, attention au torrent qui se faisait ruisseau, aux blancs cheveux venus, au dos un peu voûté, tant les fils ont besoin de croire invincible Le père qui fut grand à l’aube de leurs vies. Besoin de protection. Un père est une force qui paraît infinie pour le jeune enfant qui en a tant besoin peut être imaginaire, qui soutient et le guide. Alors devenu homme, il découvre un soir que le chêne vacille, s'appuie sur une canne. Il est désormais seul. Paul d'Aubin – Toulouse, «Poésie élégiaque», En l'honneur de son père André Dominique, dit, Candria », décédé le 29 novembre 2010.»
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Oct 31, 2013
Oct 31, 2013 at 2:41 PM UTC
Mon Père, ce grand Chêne,
Mon Père, ce grand Chêne, Je le croyais indéracinable, en ses terres, Comme ce chêne Corse, sur la roche, poussé. Il nous semblait si grand, il paraissait si fort, Si longtemps résistant aux grands vents de la vie, Sous les châtaigneraies et parmi les bruyères, Il marchait, puis rêvait. Parfois, il m'amenait, dans son refuge, y faisait provision de «corned-beef» et de lait en boite "gloria", et aussi de «bastelles», et ces repas hâtifs me semblaient un festin. Mais plus que tout, je goûtais si belle liberté. Disparues les contraintes. D'un pas de montagnard, il nous menait, souvent, En ces lieux de granit, qui semblaient son domaine. Il me mit dans les mains, sa fine carabine, dont j'aimais le canon à l’acier effilé ; mais avant que je presse, le geai était parti. Il ne me gronda pas. Le soir, si peu dormeurs, avec Régis, mon frère, dans la chambre aux obus, des tués de quatorze, dont un panier d'osier exhalait tant les truites, Nous le savions dormir dans la chambre à côté, nous ne cherchions pas trop, sommeil prompt à venir. Je lisais de vieux livre. Et puis nous descendions, furtifs vers la rivière, encaissé dans les roches le «Fiume grosso» grondait. Mon père nous racontait qu'il y avait dormi avec quelques amis, à la flambée des feux. Et le bruit lancinant était une musique qui malgré le soleil nous tenait éveillé. Magie des eaux profondes. Quand un jour de détresse, je perdis «Nils le prince» ressentant mon chagrin, il me facilita L’achat d'un jeune chien, je l'ai encore au cœur, ce cadeau si exquis, qui fut baume sur plaie Merci de m'avoir fait, ce présent plein d'amour. La tendresse d'un père. Il vécut si longtemps, que je ne prêtais guère, attention au torrent qui se faisait ruisseau, aux blancs cheveux venus, au dos un peu voûté, tant les fils ont besoin de croire invincible Le père qui fut grand à l’aube de leurs vies. Besoin de protection. Un père est une force qui paraît infinie pour le jeune enfant qui en a tant besoin peut être imaginaire, qui soutient et le guide. Alors devenu homme, il découvre un soir que le chêne vacille, s'appuie sur une canne. Il est désormais seul. Paul d'Aubin – Toulouse, «Poésie élégiaque», En l'honneur de son père André Dominique, dit, Candria », décédé le 29 novembre 2010.»
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C'était au beau milieu de notre tragédie Et pendant un long jour assise à son miroir Elle peignait ses cheveux d'or Je croyais voir Ses patientes mains calmer un incendie C'était au beau milieu de notre tragédie Et pendant un long jour assise à son miroir Elle peignait ses cheveux d'or et j'aurais dit C'était au beau milieu de notre tragédie Qu'elle jouait un air de harpe sans y croire Pendant tout ce long jour assise à son miroir Elle peignait ses cheveux d'or et j'aurais dit Qu'elle martyrisait à plaisir sa mémoire Pendant tout ce long jour assise à son miroir À ranimer les fleurs sans fin de l'incendie Sans dire ce qu'une autre à sa place aurait dit Elle martyrisait à plaisir sa mémoire C'était au beau milieu de notre tragédie Le monde ressemblait à ce miroir maudit Le peigne partageait les feux de cette moire Et ces feux éclairaient des coins de ma mémoire C'était un beau milieu de notre tragédie Comme dans la semaine est assis le jeudi Et pendant un long jour assise à sa mémoire Elle voyait au **** mourir dans son miroir Un à un les acteurs de notre tragédie Et qui sont les meilleurs de ce monde maudit Et vous savez leurs noms sans que je les aie dits Et ce que signifient les flammes des longs soirs Et ses cheveux dorés quand elle vient s'asseoir Et peigner sans rien dire un reflet d'incendie.
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Elsa au miroir
Il se dressait dans la verdure, Telle une hampe pour les cieux. C'était un séquoia géant Venu des prairies d’Amérique Et des forêts Algonquines. Il avait voyagé en cale, Soigné comme un voyageur, Argenté, durant toute la traversée. Il fut planté mais aussi fêté En l’an mille huit cent quatre-vingt Dans le parc du futur Casino, Puis soigné par des jardiniers Amoureux de leur métier. En ces années s’affermissait enfin La République, certes bien trop conservatrice, Elle l’est d’ailleurs bien restée. C’était quand même la République Même à Luchon qui étincelait encore Des feux et des ors de la fête impériale Qui lui avait amenés Tant de touristes au gousset rembourré Et quand s’affermissait cette République En cette «belle époque» des fortunés Et d'exploitation éhontée De tant d’autres laissés bien seuls Par la naissance et sans instruction. Mes aïeux Pyrénéens Le virent planter et même pousser Car en ces temps, encore, Les sages et les doux prenaient plaisir À observer et contempler Les belles Dames en leur vêture Et les arbres pousser peu à peu, Jusqu’un jour à feindre de dépasser La cime des ardoises Pyrénéennes. Ce fut un Séquoia somptueux Dès qu’il atteint ses vingt ans En cette année dix-neuf cent Alors que la compagnie du Midi Faisait construire, non **** de lui Le bel hôtel palace qui fut fini En 1916, j’en ais la gorge serrée Car la bas, tant de maçons Ne le virent jamais construit Et n’eurent pas le bonheur D’admirer le grand Séquoia pousser Car leur jeunesse fut  ravie Là-bas en Argonne ou à Verdun Où tant de jeunes hommes mourraient Dans les tranchées de leur  dernier souffle. Paul Arrighi
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Jun 2, 2016
Jun 2, 2016 at 1:16 PM UTC
Le Séquoia du parc du casino de Luchon
Il se dressait dans la verdure, Telle une hampe pour les cieux. C'était un séquoia géant Venu des prairies d’Amérique Et des forêts Algonquines. Il avait voyagé en cale, Soigné comme un voyageur, Argenté, durant toute la traversée. Il fut planté mais aussi fêté En l’an mille huit cent quatre-vingt Dans le parc du futur Casino, Puis soigné par des jardiniers Amoureux de leur métier. En ces années s’affermissait enfin La République, certes bien trop conservatrice, Elle l’est d’ailleurs bien restée. C’était quand même la République Même à Luchon qui étincelait encore Des feux et des ors de la fête impériale Qui lui avait amenés Tant de touristes au gousset rembourré Et quand s’affermissait cette République En cette «belle époque» des fortunés Et d'exploitation éhontée De tant d’autres laissés bien seuls Par la naissance et sans instruction. Mes aïeux Pyrénéens Le virent planter et même pousser Car en ces temps, encore, Les sages et les doux prenaient plaisir À observer et contempler Les belles Dames en leur vêture Et les arbres pousser peu à peu, Jusqu’un jour à feindre de dépasser La cime des ardoises Pyrénéennes. Ce fut un Séquoia somptueux Dès qu’il atteint ses vingt ans En cette année dix-neuf cent Alors que la compagnie du Midi Faisait construire, non **** de lui Le bel hôtel palace qui fut fini En 1916, j’en ais la gorge serrée Car la bas, tant de maçons Ne le virent jamais construit Et n’eurent pas le bonheur D’admirer le grand Séquoia pousser Car leur jeunesse fut  ravie Là-bas en Argonne ou à Verdun Où tant de jeunes hommes mourraient Dans les tranchées de leur  dernier souffle. Paul Arrighi
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Le Géranium d'Alger (dédié à mon ami Abder). C'était un plant de géranium, sans racine apparente qui avait poussé à Alger, sous le soleil si vif de la terre d'Afrique. L’ami Abder, me l'avait apporté, comme un présent choisi d'orange ou de soleil Il venait de «La bas», que nous feignons d'oublier Mais ou tant de souvenirs nous relient, par-delà l'amertume Tant de haine et de préjugés. Même si des plaies restent à vif maigres les porteurs de braises et les vaine vengeances entretenant les feux. au lieu de les éteindre et de jeter leurs forces pour rapprocher nos Peuples préserver notre même mer. Notre Méditerranée lustrale qui borde nos deux rives et de rechercher ensemble l'eau qui étanchera les soifs de demain, quels que soient nos Dieux ou nos idéaux. Je craignais pour ce géranium aux radicelles menues, qu'il succombe au vent d'autan et à ce printemps si pluvieux mais l'hôte d'Alger était de bonne souche accrochée à la vie et soucieux d'embellir «Tolosa la belle», qui brille et resplendit sur ces terrasses solaires de «la Comtale» nous faisant oublier que nous vivons en ville et goûter ce bonheur. emplissant mes yeux d'une multiplicité de plantes Méditerranéennes; bien sûr, irisées pas les fluides solaires arrosées par tant de couchers de soleil et les levers de lune. Ce géranium à trois têtes courbées par ces vents si fréquents, côtoie la menthe, le fenouil et la sauge et scelle une amitié profonde de natifs des rives de notre même Méditerranée. Paul Arrighi
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May 18, 2016
May 18, 2016 at 6:25 PM UTC
Le Géranium d'Alger
Le Géranium d'Alger (dédié à mon ami Abder). C'était un plant de géranium, sans racine apparente qui avait poussé à Alger, sous le soleil si vif de la terre d'Afrique. L’ami Abder, me l'avait apporté, comme un présent choisi d'orange ou de soleil Il venait de «La bas», que nous feignons d'oublier Mais ou tant de souvenirs nous relient, par-delà l'amertume Tant de haine et de préjugés. Même si des plaies restent à vif maigres les porteurs de braises et les vaine vengeances entretenant les feux. au lieu de les éteindre et de jeter leurs forces pour rapprocher nos Peuples préserver notre même mer. Notre Méditerranée lustrale qui borde nos deux rives et de rechercher ensemble l'eau qui étanchera les soifs de demain, quels que soient nos Dieux ou nos idéaux. Je craignais pour ce géranium aux radicelles menues, qu'il succombe au vent d'autan et à ce printemps si pluvieux mais l'hôte d'Alger était de bonne souche accrochée à la vie et soucieux d'embellir «Tolosa la belle», qui brille et resplendit sur ces terrasses solaires de «la Comtale» nous faisant oublier que nous vivons en ville et goûter ce bonheur. emplissant mes yeux d'une multiplicité de plantes Méditerranéennes; bien sûr, irisées pas les fluides solaires arrosées par tant de couchers de soleil et les levers de lune. Ce géranium à trois têtes courbées par ces vents si fréquents, côtoie la menthe, le fenouil et la sauge et scelle une amitié profonde de natifs des rives de notre même Méditerranée. Paul Arrighi
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Sur tes riches tapis, sur ton divan qui laisse Au milieu des parfums respirer la mollesse, En ce voluptueux séjour, Où **** de tous les yeux, **** des bruits de la terre, Les voiles enlacés semblent, pour un mystère, Eteindre les rayons du jour, Ne t'enorgueillis pas, courtisane rieuse, Si, pour toutes tes soeurs ma bouche sérieuse Te sourit aussi doucement, Si, pour toi seule ici, moins glacée et moins lente, Ma main sur ton sein nu s'égare, si brûlante Qu'on me prendrait pour un amant. Ce n'est point que mon coeur soumis à ton empire, Au charme décevant que ton regard inspire Incapable de résister, A cet appât trompeur se soit laissé surprendre Et ressente un amour que tu ne peux comprendre, Mon pauvre enfant ! ni mériter. Non : ces rires, ces pleurs, ces baisers, ces morsures, Ce cou, ces bras meurtris d'amoureuses blessures, Ces transports, cet oeil enflammé ; Ce n'est point un aveu, ce n'est point un hommage Au moins : c'est que tes traits me rappellent l'image D'une autre femme que j'aimai. Elle avait ton parler, elle avait ton sourire, Cet air doux et rêveur qui ne peut se décrire. Et semble implorer un soutien ; Et de l'illusion comprends-tu la puissance ? On dirait que son oeil, tout voilé d'innocence, Lançait des feux comme le tien. Allons : regarde-moi de ce regard si tendre, Parle-moi, touche-moi, qu'il me semble l'entendre Et la sentir à mes côtés. Prolonge mon erreur : que cette voix touchante Me rende des accents si connus et me chante Tous les airs q'elle m'a chantés ! Hâtons-nous, hâtons-nous ! Insensé qui d'un songe Quand le jour a chassé le rapide mensonge, Espère encor le ressaisir ! Qu'à mes baisers de feu ta bouche s'abandonne, Viens, que chacun de nous trompe l'autre et lui donne Toi le bonheur, moi le plaisir !
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La ressemblance
Sur tes riches tapis, sur ton divan qui laisse Au milieu des parfums respirer la mollesse, En ce voluptueux séjour, Où **** de tous les yeux, **** des bruits de la terre, Les voiles enlacés semblent, pour un mystère, Eteindre les rayons du jour, Ne t'enorgueillis pas, courtisane rieuse, Si, pour toutes tes soeurs ma bouche sérieuse Te sourit aussi doucement, Si, pour toi seule ici, moins glacée et moins lente, Ma main sur ton sein nu s'égare, si brûlante Qu'on me prendrait pour un amant. Ce n'est point que mon coeur soumis à ton empire, Au charme décevant que ton regard inspire Incapable de résister, A cet appât trompeur se soit laissé surprendre Et ressente un amour que tu ne peux comprendre, Mon pauvre enfant ! ni mériter. Non : ces rires, ces pleurs, ces baisers, ces morsures, Ce cou, ces bras meurtris d'amoureuses blessures, Ces transports, cet oeil enflammé ; Ce n'est point un aveu, ce n'est point un hommage Au moins : c'est que tes traits me rappellent l'image D'une autre femme que j'aimai. Elle avait ton parler, elle avait ton sourire, Cet air doux et rêveur qui ne peut se décrire. Et semble implorer un soutien ; Et de l'illusion comprends-tu la puissance ? On dirait que son oeil, tout voilé d'innocence, Lançait des feux comme le tien. Allons : regarde-moi de ce regard si tendre, Parle-moi, touche-moi, qu'il me semble l'entendre Et la sentir à mes côtés. Prolonge mon erreur : que cette voix touchante Me rende des accents si connus et me chante Tous les airs q'elle m'a chantés ! Hâtons-nous, hâtons-nous ! Insensé qui d'un songe Quand le jour a chassé le rapide mensonge, Espère encor le ressaisir ! Qu'à mes baisers de feu ta bouche s'abandonne, Viens, que chacun de nous trompe l'autre et lui donne Toi le bonheur, moi le plaisir !
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Hourra, Hourra; élégie à notre automne chéri Cher automne, tu es vraiment notre saison chérie, tu portes la couleur dorée des pêches et des prunes, avec quelques reflets des raisins de Moissac, alors que les feuillages roux te font un tapis d’or. Pendant que dame châtaigne crépite dans les feux. Tu es la saison chère des amours romantiques, et des êtres esseulés, chauffant leurs cœurs à tes lumières tamisées, à tes tons délicats et à tes vêtures de velours et de soie. Automne, tu es Femme splendide qui le sait et en joue ; de celles que dont l’on n’oublie jamais leurs chevelures rousses. Cher automne, tu flamboies, partout où l’on te trouve, des châtaigniers de Corse, aux eaux de la Volga. Ta couleur préférée est le roux mordoré avec quelques nuances de soleil flamboyant, sans jamais oublier le marron des châtaignes. Automne, tu es par excellence la saison d’intellectualité, où poètes et penseurs trouvent l’inspiration, propice à leurs créations et suscitant leurs rêves. Tu nous tends le miroir de nos contemplations rendant l’esprit aux vraies priorités, qui sont spirituelles. Ton ciel devient tapisserie avant que le soir tombe, tant soleil, nuages et lune jouent un ballet de feu. Il reste en toi assez du bouillonnement de l’été et des excès grandioses de la saison brûleuse, peu à peu refroidie, par Eole qui pointe, aux jours qui rétrécissent comme des larmes Mais ce n’est qu’en fin d’automne que tes atours déclinent, avec quelques journées d’une telle beauté, que notre cœur se serre à devoir te laisser, peu à peu t’engourdir dans ce linceul d’hiver, d’où le printemps demain t’éveillera encor, rêvant déjà de la venue de nouveaux beaux automnes. Paul Arrighi
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Oct 2, 2016
Oct 2, 2016 at 12:38 PM UTC
Hourra, Hourra; élégie à notre automne chéri ( Hurrah , Hurrah, to our beloved Automn)
Hourra, Hourra; élégie à notre automne chéri Cher automne, tu es vraiment notre saison chérie, tu portes la couleur dorée des pêches et des prunes, avec quelques reflets des raisins de Moissac, alors que les feuillages roux te font un tapis d’or. Pendant que dame châtaigne crépite dans les feux. Tu es la saison chère des amours romantiques, et des êtres esseulés, chauffant leurs cœurs à tes lumières tamisées, à tes tons délicats et à tes vêtures de velours et de soie. Automne, tu es Femme splendide qui le sait et en joue ; de celles que dont l’on n’oublie jamais leurs chevelures rousses. Cher automne, tu flamboies, partout où l’on te trouve, des châtaigniers de Corse, aux eaux de la Volga. Ta couleur préférée est le roux mordoré avec quelques nuances de soleil flamboyant, sans jamais oublier le marron des châtaignes. Automne, tu es par excellence la saison d’intellectualité, où poètes et penseurs trouvent l’inspiration, propice à leurs créations et suscitant leurs rêves. Tu nous tends le miroir de nos contemplations rendant l’esprit aux vraies priorités, qui sont spirituelles. Ton ciel devient tapisserie avant que le soir tombe, tant soleil, nuages et lune jouent un ballet de feu. Il reste en toi assez du bouillonnement de l’été et des excès grandioses de la saison brûleuse, peu à peu refroidie, par Eole qui pointe, aux jours qui rétrécissent comme des larmes Mais ce n’est qu’en fin d’automne que tes atours déclinent, avec quelques journées d’une telle beauté, que notre cœur se serre à devoir te laisser, peu à peu t’engourdir dans ce linceul d’hiver, d’où le printemps demain t’éveillera encor, rêvant déjà de la venue de nouveaux beaux automnes. Paul Arrighi
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Toulouse en Hiver Quand le roux de l’automne s'estompe ou s'étiole, Que la Garonne charrie un flot de boues terreuses, Que les arbres sans feuille ressemblent à des sculptures de fer, L’hiver a déjà pris possession de la ville. Mais sitôt venu le solstice d’hiver, L'assombrissement de la lumière des jours S’estompe en partie grâce aux feux de la ville. Toulouse apparaît alors ruisselante de lumières. Ensuite viennent les premières journées de froidure ; Tempérées par la bruine et quelques retours de soleil, Sans quoi la cité ne serait pas aussi joyeuse Et le chaland se ferait rare et casanier. Les rues de l'hiver sont plus emplies de gens pressés, Qu’en d’autres saisons, particulièrement dans les bus, Où les mères s'efforcent de faire place aux poussettes, Parmi les acheteurs surchargés de cadeaux. Mais la neige reste rare à Toulouse et accueillie comme une fête Par les bambins ravis et les adultes retrouvant leurs jeunesses Quel dommage que son empire soit si éphémère. et se transforme vite en débâcle boueuse. Il nous manque alors le vin chaud des cités Pyrénéennes, Et de grands brasiers auprès desquels se réchauffer. Mais pointent déjà, avril et mai, où l’hiver se traîne, Où les jours rallongent et le besoin de soleil se fait intense. Nous ne sommes plus **** du printemps qui est renaissance Des plantes, et du besoin de flâner et de « tchatcher» Du Peuple de Toulouse qui rêve déjà des robes légères de l’été, Et de leurs promesses charmantes et enivrantes. Déjà percent les bourgeons et les premières fleurs, Et cette fin d’hiver prend une vêture pimpante, Les rues et les places se remplissent à nouveau du spectacle de la ville. Il ne reste plus qu’à tordre le coup aux fâcheux «saints de glace». Paul Arrighi
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Jan 13, 2017
Jan 13, 2017 at 9:41 AM UTC
Toulouse en Hiver ( Toulouse on Winter )
Toulouse en Hiver Quand le roux de l’automne s'estompe ou s'étiole, Que la Garonne charrie un flot de boues terreuses, Que les arbres sans feuille ressemblent à des sculptures de fer, L’hiver a déjà pris possession de la ville. Mais sitôt venu le solstice d’hiver, L'assombrissement de la lumière des jours S’estompe en partie grâce aux feux de la ville. Toulouse apparaît alors ruisselante de lumières. Ensuite viennent les premières journées de froidure ; Tempérées par la bruine et quelques retours de soleil, Sans quoi la cité ne serait pas aussi joyeuse Et le chaland se ferait rare et casanier. Les rues de l'hiver sont plus emplies de gens pressés, Qu’en d’autres saisons, particulièrement dans les bus, Où les mères s'efforcent de faire place aux poussettes, Parmi les acheteurs surchargés de cadeaux. Mais la neige reste rare à Toulouse et accueillie comme une fête Par les bambins ravis et les adultes retrouvant leurs jeunesses Quel dommage que son empire soit si éphémère. et se transforme vite en débâcle boueuse. Il nous manque alors le vin chaud des cités Pyrénéennes, Et de grands brasiers auprès desquels se réchauffer. Mais pointent déjà, avril et mai, où l’hiver se traîne, Où les jours rallongent et le besoin de soleil se fait intense. Nous ne sommes plus **** du printemps qui est renaissance Des plantes, et du besoin de flâner et de « tchatcher» Du Peuple de Toulouse qui rêve déjà des robes légères de l’été, Et de leurs promesses charmantes et enivrantes. Déjà percent les bourgeons et les premières fleurs, Et cette fin d’hiver prend une vêture pimpante, Les rues et les places se remplissent à nouveau du spectacle de la ville. Il ne reste plus qu’à tordre le coup aux fâcheux «saints de glace». Paul Arrighi
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Marshy night, feux follets glow, foo fighters on reeds. Birds flocking from the fens, nerve-wracked, prized possessions left behind, their collective nevermind, divining rods to show them away.
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Feb 27, 2015
Feb 27, 2015 at 3:12 PM UTC
Feux Follets
Qu'est-ce pour nous, mon coeur, que les nappes de sang Et de braise, et mille meurtres, et les longs cris De rage, sanglots de tout enfer renversant Tout ordre ; et l'Aquilon encor sur les débris ; Et toute vengeance ? Rien !... - Mais si, toute encor, Nous la voulons ! Industriels, princes, sénats : Périssez ! puissance, justice, histoire : à bas ! Ça nous est dû. Le sang ! le sang ! la flamme d'or ! Tout à la guerre, à la vengeance, à la terreur, Mon esprit ! Tournons dans la morsure : Ah ! passez, Républiques de ce monde ! Des empereurs, Des régiments, des colons, des peuples, assez ! Qui remuerait les tourbillons de feu furieux, Que nous et ceux que nous nous imaginons frères ? A nous, romanesques amis : ça va nous plaire. Jamais nous ne travaillerons, ô flots de feux ! Europe, Asie, Amérique, disparaissez. Notre marche vengeresse a tout occupé, Cités et campagnes ! - Nous serons écrasés ! Les volcans sauteront ! Et l'Océan frappé... Oh ! mes amis ! - Mon coeur, c'est sûr, ils sont des frères : Noirs inconnus, si nous allions ! Allons ! allons ! Ô malheur ! je me sens frémir, la vieille terre, Sur moi de plus en plus à vous ! la terre fond, Ce n'est rien ! j'y suis ! j'y suis toujours.
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Qu'est-ce pour nous, mon coeur
Vous demandez si l'amour rend heureuse ; Il le promet, croyez-le, fût-ce un jour. Ah ! pour un jour d'existence amoureuse, Qui ne mourrait ? la vie est dans l'amour. Quand je vivais tendre et craintive amante, Avec ses feux je peignais ses douleurs : Sur son portrait j'ai versé tant de pleurs, Que cette image en paraît moins charmante. Si le sourire, éclair inattendu, Brille parfois au milieu de mes larmes, C'était l'amour ; c'était lui, mais sans armes ; C'était le ciel... qu'avec lui j'ai perdu. Sans lui, le coeur est un foyer sans flamme ; Il brûle tout, ce doux empoisonneur. J'ai dit bien vrai comme il déchire une âme : Demandez-donc s'il donne le bonheur ! Vous le saurez : oui, quoi qu'il en puisse être, De gré, de force, amour sera le maître ; Et, dans sa fièvre alors lente à guérir, Vous souffrirez, ou vous ferez souffrir. Dès qu'on l'a vu, son absence est affreuse ; Dès qu'il revient, on tremble nuit et jour ; Souvent enfin la mort est dans l'amour ; Et cependant... oui, l'amour rend heureuse !
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L'amour
Le ciel me parle des mots doux qui brillent comme des feux rouges et brûlent dans la poitrine, piquent sur les champs créés des espères et des possibilités oubliés. Peut-être que je suis perdu, sorti de la maison des conséquences, rendu malheureux par des phrases simples et lavé par les eaux de ton étreinte ; peut-être que je suis oublié, pas connu par les gens qui se crient pour l’amour ou la douleur ou contaminé par le sang bleu du jour qui reste dans l’air timide. Peut-être que j’ai peur, peur de ta regarde, peur d’être   frappé par tes yeux sympathiques et éclatants, peur d’être jugé par le bon dieu de la tristesse, embrassé par le cœur qui me fait pleurer. Peut-être que je vis avec l’incertitude de tes pensés éphémères, avec l’obligation de ne rien se faire, avec l’impression de doute sur ta bouche, avec la sourire malhonnête qui ne me respecte en plus. Peut-être que je dois vivre sans toi, car tu me rends fâché avec ton voix couché, car tu me montres ton cœur mais ne me laisse pas de le tenir, car tu me dis que tu es sincère   sans avoir assez de témoins, car tu me fais faim mais ne me laisse pas manger. Peut-être que tu n'es pas pour moi ; Peut-être que tu es vraiment pour toi.   / The sky speaks to me sweet words that shine like red fires and burn in the chest, sting on the fields created by hopes and forgotten possibilities. Maybe I’m lost, parted with the house of consequences, made unhappy by simple phrases and bathed by the waters of your embrace; maybe I’m forgotten, unknown by people who cry for love or pain or contaminated by the blue blood of the day that sits in the timid air. Maybe I’m afraid, afraid of your gaze, afraid of being struck by your lovely and gleaming eyes, afraid to be judged by the good God of sadness, afraid to be kissed by the heart that makes me weep. Maybe I’m living with the uncertainty of your fleeting thoughts, with the obligation to do nothing, with the impression of doubt on your mouth, with the dishonest smile that doesn’t respect me anymore. Maybe I have to live without you, because you enrage me with your cloaked voice, because you show me your heart but don’t let me hold it, because you tell me that you’re sincere without brandishing enough witnesses, because you make me hungry but don’t let me eat. Maybe you're not for me; Maybe you’re truly for you.
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Oct 16, 2015
Oct 16, 2015 at 12:34 AM UTC
Peut-être / Maybe
Le ciel me parle des mots doux qui brillent comme des feux rouges et brûlent dans la poitrine, piquent sur les champs créés des espères et des possibilités oubliés. Peut-être que je suis perdu, sorti de la maison des conséquences, rendu malheureux par des phrases simples et lavé par les eaux de ton étreinte ; peut-être que je suis oublié, pas connu par les gens qui se crient pour l’amour ou la douleur ou contaminé par le sang bleu du jour qui reste dans l’air timide. Peut-être que j’ai peur, peur de ta regarde, peur d’être   frappé par tes yeux sympathiques et éclatants, peur d’être jugé par le bon dieu de la tristesse, embrassé par le cœur qui me fait pleurer. Peut-être que je vis avec l’incertitude de tes pensés éphémères, avec l’obligation de ne rien se faire, avec l’impression de doute sur ta bouche, avec la sourire malhonnête qui ne me respecte en plus. Peut-être que je dois vivre sans toi, car tu me rends fâché avec ton voix couché, car tu me montres ton cœur mais ne me laisse pas de le tenir, car tu me dis que tu es sincère   sans avoir assez de témoins, car tu me fais faim mais ne me laisse pas manger. Peut-être que tu n'es pas pour moi ; Peut-être que tu es vraiment pour toi.   / The sky speaks to me sweet words that shine like red fires and burn in the chest, sting on the fields created by hopes and forgotten possibilities. Maybe I’m lost, parted with the house of consequences, made unhappy by simple phrases and bathed by the waters of your embrace; maybe I’m forgotten, unknown by people who cry for love or pain or contaminated by the blue blood of the day that sits in the timid air. Maybe I’m afraid, afraid of your gaze, afraid of being struck by your lovely and gleaming eyes, afraid to be judged by the good God of sadness, afraid to be kissed by the heart that makes me weep. Maybe I’m living with the uncertainty of your fleeting thoughts, with the obligation to do nothing, with the impression of doubt on your mouth, with the dishonest smile that doesn’t respect me anymore. Maybe I have to live without you, because you enrage me with your cloaked voice, because you show me your heart but don’t let me hold it, because you tell me that you’re sincere without brandishing enough witnesses, because you make me hungry but don’t let me eat. Maybe you're not for me; Maybe you’re truly for you.
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Tout seul au plus profond d'un bois, Dans un fouillis de ronce et d'herbe, Se dresse, oublié, mais superbe, Un grand vase du temps des rois. Beau de matière et pur de ligne, Il a pour anses deux béliers Qu'un troupeau d'amours familiers Enlace d'une souple vigne. À ses bords, autrefois tout blancs, La mousse noire append son givre ; Une lèpre aux couleurs de cuivre Étoile et dévore ses flancs. Son poids a fait pencher sa base Où gît un amas de débris, Car il a ses angles meurtris, Mais il tient bon, l'orgueilleux vase. Il songe : « Autour de moi tout dort, Que fait le monde ? Je m'ennuie, Mon cratère est plein d'eau de pluie, D'ombre, de rouille et de bois mort. « Où donc aujourd'hui se promène Le flot soyeux des courtisans ? Je n'ai pas vu figure humaine À mon pied depuis bien des ans. » Pendant qu'il regrette sa gloire, Perdu dans cet exil obscur, Un oiseau par un trou d'azur S'abat sur ses lèvres pour boire. « Holà ! Manant du ciel, dis-moi, Toi devant qui l'horizon s'ouvre, Sais-tu ce qui se passe au Louvre ? Je n'entends plus parler du roi. - Ah ! Tu prends, à l'heure où nous sommes, Dit l'autre, un bien tardif souci ! Rien n'est donc venu jusqu'ici Des branle-bas qu'on faits les hommes ? - Parfois un soubresaut brutal, Des rumeurs extraordinaires, Comme de souterrains tonnerres Font tressaillir mon piédestal. - C'est l'écho de leurs grands vacarmes : Plus une tour, plus un clocher Où l'oiseau puisse en paix nicher ; Partout l'incendie et les armes ! « J'ai naguère, à Paris, en vain Heurté du bec les vitres closes, Nulle part, même aux lèvres roses, La moindre miette de vrai pain. « Aux mansardes des tuileries Je logeais, le printemps passé, Mais les flammes m'en ont chassé, Ce n'était que feux et tueries. « Sur le front du génie ailé Qui plane où sombra la bastille, J'ai voulu poser ma famille, Mais cet asile a chancelé. « Des murs de granit qu'on restaure Nous sommes l'un et l'autre exclus, Là le temps des palais n'est plus, Et celui des nids, pas encore. »
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Le vase et l'oiseau
Tout seul au plus profond d'un bois, Dans un fouillis de ronce et d'herbe, Se dresse, oublié, mais superbe, Un grand vase du temps des rois. Beau de matière et pur de ligne, Il a pour anses deux béliers Qu'un troupeau d'amours familiers Enlace d'une souple vigne. À ses bords, autrefois tout blancs, La mousse noire append son givre ; Une lèpre aux couleurs de cuivre Étoile et dévore ses flancs. Son poids a fait pencher sa base Où gît un amas de débris, Car il a ses angles meurtris, Mais il tient bon, l'orgueilleux vase. Il songe : « Autour de moi tout dort, Que fait le monde ? Je m'ennuie, Mon cratère est plein d'eau de pluie, D'ombre, de rouille et de bois mort. « Où donc aujourd'hui se promène Le flot soyeux des courtisans ? Je n'ai pas vu figure humaine À mon pied depuis bien des ans. » Pendant qu'il regrette sa gloire, Perdu dans cet exil obscur, Un oiseau par un trou d'azur S'abat sur ses lèvres pour boire. « Holà ! Manant du ciel, dis-moi, Toi devant qui l'horizon s'ouvre, Sais-tu ce qui se passe au Louvre ? Je n'entends plus parler du roi. - Ah ! Tu prends, à l'heure où nous sommes, Dit l'autre, un bien tardif souci ! Rien n'est donc venu jusqu'ici Des branle-bas qu'on faits les hommes ? - Parfois un soubresaut brutal, Des rumeurs extraordinaires, Comme de souterrains tonnerres Font tressaillir mon piédestal. - C'est l'écho de leurs grands vacarmes : Plus une tour, plus un clocher Où l'oiseau puisse en paix nicher ; Partout l'incendie et les armes ! « J'ai naguère, à Paris, en vain Heurté du bec les vitres closes, Nulle part, même aux lèvres roses, La moindre miette de vrai pain. « Aux mansardes des tuileries Je logeais, le printemps passé, Mais les flammes m'en ont chassé, Ce n'était que feux et tueries. « Sur le front du génie ailé Qui plane où sombra la bastille, J'ai voulu poser ma famille, Mais cet asile a chancelé. « Des murs de granit qu'on restaure Nous sommes l'un et l'autre exclus, Là le temps des palais n'est plus, Et celui des nids, pas encore. »
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Voie lactée ô sœur lumineuse Des blancs ruisseaux de Chanaan Et des corps blancs des amoureuses Nageurs morts suivrons-nous d'ahan Ton cours vers d'autres nébuleuses Les démons du hasard selon Le chant du firmament nous mènent A sons perdus leurs violons Font danser notre race humaine Sur la descente à reculons Destins destins impénétrables Rois secoués par la folie Et ces grelottantes étoiles De fausses femmes dans vos lits Aux déserts que l'histoire accable Luitpold le vieux prince régent Tuteur de deux royautés folles Sanglote-t-il en y songeant Quand vacillent les lucioles Mouches dorées de la Saint-Jean Près d'un château sans châtelaine La barque aux barcarols chantants Sur un lac blanc et sous l'haleine Des vents qui tremblent au printemps Voguait cygne mourant sirène Un jour le roi dans l'eau d'argent Se noya puis la bouche ouverte Il s'en revint en surnageant Sur la rive dormir inerte Face tournée au ciel changeant Juin ton soleil ardente lyre Brûle mes doigts endoloris Triste et mélodieux délire J'erre à travers mon beau Paris Sans avoir le cœur d'y mourir Les dimanches s'y éternisent Et les orgues de Barbarie Y sanglotent dans les cours grises Les fleurs aux balcons de Paris Penchent comme la tour de Pise Soirs de Paris ivres du gin Flambant de l'électricité Les tramways feux verts sur l'échine Musiquent au long des portées De rails leur folie de machines Les cafés gonflés de fumée Crient tout l'amour de leurs tziganes De tous leurs siphons enrhumés De leurs garçons vêtus d'un pagne Vers toi toi que j'ai tant aimée Moi qui sais des lais pour les reines Les complaintes de mes années Des hymnes d'esclave aux murènes La romance du mal aimé Et des chansons pour les sirènes.
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Voie lactée (2)
Voie lactée ô sœur lumineuse Des blancs ruisseaux de Chanaan Et des corps blancs des amoureuses Nageurs morts suivrons-nous d'ahan Ton cours vers d'autres nébuleuses Les démons du hasard selon Le chant du firmament nous mènent A sons perdus leurs violons Font danser notre race humaine Sur la descente à reculons Destins destins impénétrables Rois secoués par la folie Et ces grelottantes étoiles De fausses femmes dans vos lits Aux déserts que l'histoire accable Luitpold le vieux prince régent Tuteur de deux royautés folles Sanglote-t-il en y songeant Quand vacillent les lucioles Mouches dorées de la Saint-Jean Près d'un château sans châtelaine La barque aux barcarols chantants Sur un lac blanc et sous l'haleine Des vents qui tremblent au printemps Voguait cygne mourant sirène Un jour le roi dans l'eau d'argent Se noya puis la bouche ouverte Il s'en revint en surnageant Sur la rive dormir inerte Face tournée au ciel changeant Juin ton soleil ardente lyre Brûle mes doigts endoloris Triste et mélodieux délire J'erre à travers mon beau Paris Sans avoir le cœur d'y mourir Les dimanches s'y éternisent Et les orgues de Barbarie Y sanglotent dans les cours grises Les fleurs aux balcons de Paris Penchent comme la tour de Pise Soirs de Paris ivres du gin Flambant de l'électricité Les tramways feux verts sur l'échine Musiquent au long des portées De rails leur folie de machines Les cafés gonflés de fumée Crient tout l'amour de leurs tziganes De tous leurs siphons enrhumés De leurs garçons vêtus d'un pagne Vers toi toi que j'ai tant aimée Moi qui sais des lais pour les reines Les complaintes de mes années Des hymnes d'esclave aux murènes La romance du mal aimé Et des chansons pour les sirènes.
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Les marronniers de la terrasse Vont bientôt fleurir, à Saint-Jean, La villa d'où la vue embrasse Tant de monts bleus coiffés d'argent. La feuille, hier encor pliée Dans son étroit corset d'hiver, Met sur la branche déliée Les premières touches de vert. Mais en vain le soleil excite La sève des rameaux trop lents ; La fleur retardataire hésite A faire voir ses thyrses blancs. Pourtant le pêcher est tout rose, Comme un désir de la pudeur, Et le pommier, que l'aube arrose, S'épanouit dans sa candeur. La véronique s'aventure Près des boutons d'or dans les prés, Les caresses de la nature Hâtent les germes rassurés. Il me faut retourner encore Au cercle d'enfer où je vis ; Marronniers, pressez-vous d'éclore Et d'éblouir mes yeux ravis. Vous pouvez sortir pour la fête Vos girandoles sans péril, Un ciel bleu luit sur votre faîte Et déjà mai talonne avril. Par pitié, donnez cette joie Au poète dans ses douleurs, Qu'avant de s'en aller, il voie Vos feux d'artifice de fleurs. Grands marronniers de la terrasse, Si fiers de vos splendeurs d'été, Montrez-vous à moi dans la grâce Qui précède votre beauté. Je connais vos riches livrées, Quand octobre, ouvrant son essor, Vous met des tuniques pourprées, Vous pose des couronnes d'or. Je vous ai vus, blanches ramées, Pareils aux dessins que le froid Aux vitres d'argent étamées Trace, la nuit, avec son doigt. Je sais tous vos aspects superbes, Arbres géants, vieux marronniers, Mais j'ignore vos fraîches gerbes Et vos arômes printaniers. Adieu, je pars lassé d'attendre ; Gardez vos bouquets éclatants ! Une autre fleur suave et tendre, Seule à mes yeux fait le printemps. Que mai remporte sa corbeille ! Il me suffit de cette fleur ; Toujours pour l'âme et pour l'abeille Elle a du miel pur dans le coeur. Par le ciel d'azur ou de brume Par la chaude ou froide saison, Elle sourit, charme et parfume, Violette de la maison !
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La fleur qui fait le printemps
Les marronniers de la terrasse Vont bientôt fleurir, à Saint-Jean, La villa d'où la vue embrasse Tant de monts bleus coiffés d'argent. La feuille, hier encor pliée Dans son étroit corset d'hiver, Met sur la branche déliée Les premières touches de vert. Mais en vain le soleil excite La sève des rameaux trop lents ; La fleur retardataire hésite A faire voir ses thyrses blancs. Pourtant le pêcher est tout rose, Comme un désir de la pudeur, Et le pommier, que l'aube arrose, S'épanouit dans sa candeur. La véronique s'aventure Près des boutons d'or dans les prés, Les caresses de la nature Hâtent les germes rassurés. Il me faut retourner encore Au cercle d'enfer où je vis ; Marronniers, pressez-vous d'éclore Et d'éblouir mes yeux ravis. Vous pouvez sortir pour la fête Vos girandoles sans péril, Un ciel bleu luit sur votre faîte Et déjà mai talonne avril. Par pitié, donnez cette joie Au poète dans ses douleurs, Qu'avant de s'en aller, il voie Vos feux d'artifice de fleurs. Grands marronniers de la terrasse, Si fiers de vos splendeurs d'été, Montrez-vous à moi dans la grâce Qui précède votre beauté. Je connais vos riches livrées, Quand octobre, ouvrant son essor, Vous met des tuniques pourprées, Vous pose des couronnes d'or. Je vous ai vus, blanches ramées, Pareils aux dessins que le froid Aux vitres d'argent étamées Trace, la nuit, avec son doigt. Je sais tous vos aspects superbes, Arbres géants, vieux marronniers, Mais j'ignore vos fraîches gerbes Et vos arômes printaniers. Adieu, je pars lassé d'attendre ; Gardez vos bouquets éclatants ! Une autre fleur suave et tendre, Seule à mes yeux fait le printemps. Que mai remporte sa corbeille ! Il me suffit de cette fleur ; Toujours pour l'âme et pour l'abeille Elle a du miel pur dans le coeur. Par le ciel d'azur ou de brume Par la chaude ou froide saison, Elle sourit, charme et parfume, Violette de la maison !
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En vain le jour succède au jour, Ils glissent sans laisser de trace ; Dans mon âme rien ne t'efface, Ô dernier songe de l'amour ! Je vois mes rapides années S'accumuler derrière moi, Comme le chêne autour de soi Voit tomber ses feuilles fanées. Mon front est blanchi par le temps ; Mon sang refroidi coule à peine, Semblable à cette onde qu'enchaîne Le souffle glacé des autans. Mais ta jeune et brillante image, Que le regret vient embellir, Dans mon sein ne saurait vieillir Comme l'âme, elle n'a point d'âge. Non, tu n'as pas quitté mes yeux ; Et quand mon regard solitaire Cessa de te voir sur la terre, Soudain je te vis dans les cieux. Là, tu m'apparais telle encore Que tu fus à ce dernier jour, Quand vers ton céleste séjour Tu t'envolas avec l'aurore. Ta pure et touchante beauté Dans les cieux même t'a suivie ; Tes yeux, où s'éteignait la vie, Rayonnent d'immortalité ! Du zéphyr l'amoureuse haleine Soulève encor tes longs cheveux ; Sur ton sein leurs flots onduleux Retombent en tresses d'ébène, L'ombre de ce voile incertain Adoucit encor ton image, Comme l'aube qui se dégage Des derniers voiles du matin. Du soleil la céleste flamme Avec les jours revient et fuit ; Mais mon amour n'a pas de nuit, Et tu luis toujours sur mon âme. C'est toi que j'entends, que je vois, Dans le désert, dans le nuage ; L'onde réfléchit ton image ; Le zéphyr m'apporte ta voix. Tandis que la terre sommeille, Si j'entends le vent soupirer, Je crois t'entendre murmurer Des mots sacrés à mon oreille. Si j'admire ces feux épars Qui des nuits parsèment le voile, Je crois te voir dans chaque étoile Qui plaît le plus à mes regards. Et si le souffle du zéphyr M'enivre du parfum des fleurs. Dans ses plus suaves odeurs C'est ton souffle que je respire. C'est ta main qui sèche mes pleurs, Quand je vais, triste et solitaire, Répandre en secret ma prière Près des autels consolateurs. Quand je dors, tu veilles dans l'ombre ; Tes ailes reposent sur moi ; Tous mes songes viennent de toi, Doux comme le regard d'une ombre. Pendant mon sommeil, si ta main De mes jours déliait la trame, Céleste moitié de mon âme, J'irais m'éveiller dans ton sein ! Comme deux rayons de l'aurore, Comme deux soupirs confondus, Nos deux âmes ne forment plus Qu'une âme, et je soupire encore !
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Souvenir
En vain le jour succède au jour, Ils glissent sans laisser de trace ; Dans mon âme rien ne t'efface, Ô dernier songe de l'amour ! Je vois mes rapides années S'accumuler derrière moi, Comme le chêne autour de soi Voit tomber ses feuilles fanées. Mon front est blanchi par le temps ; Mon sang refroidi coule à peine, Semblable à cette onde qu'enchaîne Le souffle glacé des autans. Mais ta jeune et brillante image, Que le regret vient embellir, Dans mon sein ne saurait vieillir Comme l'âme, elle n'a point d'âge. Non, tu n'as pas quitté mes yeux ; Et quand mon regard solitaire Cessa de te voir sur la terre, Soudain je te vis dans les cieux. Là, tu m'apparais telle encore Que tu fus à ce dernier jour, Quand vers ton céleste séjour Tu t'envolas avec l'aurore. Ta pure et touchante beauté Dans les cieux même t'a suivie ; Tes yeux, où s'éteignait la vie, Rayonnent d'immortalité ! Du zéphyr l'amoureuse haleine Soulève encor tes longs cheveux ; Sur ton sein leurs flots onduleux Retombent en tresses d'ébène, L'ombre de ce voile incertain Adoucit encor ton image, Comme l'aube qui se dégage Des derniers voiles du matin. Du soleil la céleste flamme Avec les jours revient et fuit ; Mais mon amour n'a pas de nuit, Et tu luis toujours sur mon âme. C'est toi que j'entends, que je vois, Dans le désert, dans le nuage ; L'onde réfléchit ton image ; Le zéphyr m'apporte ta voix. Tandis que la terre sommeille, Si j'entends le vent soupirer, Je crois t'entendre murmurer Des mots sacrés à mon oreille. Si j'admire ces feux épars Qui des nuits parsèment le voile, Je crois te voir dans chaque étoile Qui plaît le plus à mes regards. Et si le souffle du zéphyr M'enivre du parfum des fleurs. Dans ses plus suaves odeurs C'est ton souffle que je respire. C'est ta main qui sèche mes pleurs, Quand je vais, triste et solitaire, Répandre en secret ma prière Près des autels consolateurs. Quand je dors, tu veilles dans l'ombre ; Tes ailes reposent sur moi ; Tous mes songes viennent de toi, Doux comme le regard d'une ombre. Pendant mon sommeil, si ta main De mes jours déliait la trame, Céleste moitié de mon âme, J'irais m'éveiller dans ton sein ! Comme deux rayons de l'aurore, Comme deux soupirs confondus, Nos deux âmes ne forment plus Qu'une âme, et je soupire encore !
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Reprends de ce bouquet les trompeuses couleurs, Ces lettres qui font mon supplice, Ce portrait qui fut ton complice ; Il te ressemble, il rit, tout baigné de mes pleurs. Je te rends ce trésor funeste, Ce froid témoin de mon affreux ennui. Ton souvenir brûlant, que je déteste, Sera bientôt froid comme lui. Oh ! Reprends tout. Si ma main tremble encore, C'est que j'ai cru te voir sous ces traits que j'abhorre. Oui, j'ai cru rencontrer le regard d'un trompeur ; Ce fantôme a troublé mon courage timide. Ciel ! On peut donc mourir à l'aspect d'un perfide, Si son ombre fait tant de peur ! Comme ces feux errants dont le reflet égare, La flamme de ses yeux a passé devant moi ; Je rougis d'oublier qu'enfin tout nous sépare ; Mais je n'en rougis que pour toi. Que mes froids sentiments s'expriment avec peine ! Amour... que je te hais de m'apprendre la haine ! Eloigne-toi, reprends ces trompeuses couleurs, Ces lettres, qui font mon supplice, Ce portrait, qui fut ton complice ; Il te ressemble, il rit, tout baigné de mes pleurs ! Cache au moins ma colère au cruel qui t'envoie, Dis que j'ai tout brisé, sans larmes, sans efforts ; En lui peignant mes douloureux transports, Tu lui donnerais trop de joie. Reprends aussi, reprends les écrits dangereux, Où, cachant sous des fleurs son premier artifice, Il voulut essayer sa cruauté novice Sur un coeur simple et malheureux. Quand tu voudras encore égarer l'innocence, Quand tu voudras voir brûler et languir, Quand tu voudras faire aimer et mourir, N'emprunte pas d'autre éloquence. L'art de séduire est là, comme il est dans son coeur ! Va ! Tu n'as plus besoin d'étude. Sois léger par penchant, ingrat par habitude, Donne la fièvre, amour, et garde ta froideur. Ne change rien aux aveux pleins de charmes Dont la magie entraîne au désespoir : Tu peux de chaque mot calculer le pouvoir, Et choisir ceux encore imprégnés de mes larmes... Il n'ose me répondre, il s'envole... il est **** Puisse-t-il d'un ingrat éterniser l'absence ! Il faudrait par fierté sourire en sa présence : J'aime mieux souffrir sans témoin. Il ne reviendra plus, il sait que je l'abhorre ; Je l'ai dit à l'amour, qui déjà s'est enfui. S'il osait revenir, je le dirais encore : Mais on approche, on parle... hélas ! Ce n'est pas lui !
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À l'amour
Reprends de ce bouquet les trompeuses couleurs, Ces lettres qui font mon supplice, Ce portrait qui fut ton complice ; Il te ressemble, il rit, tout baigné de mes pleurs. Je te rends ce trésor funeste, Ce froid témoin de mon affreux ennui. Ton souvenir brûlant, que je déteste, Sera bientôt froid comme lui. Oh ! Reprends tout. Si ma main tremble encore, C'est que j'ai cru te voir sous ces traits que j'abhorre. Oui, j'ai cru rencontrer le regard d'un trompeur ; Ce fantôme a troublé mon courage timide. Ciel ! On peut donc mourir à l'aspect d'un perfide, Si son ombre fait tant de peur ! Comme ces feux errants dont le reflet égare, La flamme de ses yeux a passé devant moi ; Je rougis d'oublier qu'enfin tout nous sépare ; Mais je n'en rougis que pour toi. Que mes froids sentiments s'expriment avec peine ! Amour... que je te hais de m'apprendre la haine ! Eloigne-toi, reprends ces trompeuses couleurs, Ces lettres, qui font mon supplice, Ce portrait, qui fut ton complice ; Il te ressemble, il rit, tout baigné de mes pleurs ! Cache au moins ma colère au cruel qui t'envoie, Dis que j'ai tout brisé, sans larmes, sans efforts ; En lui peignant mes douloureux transports, Tu lui donnerais trop de joie. Reprends aussi, reprends les écrits dangereux, Où, cachant sous des fleurs son premier artifice, Il voulut essayer sa cruauté novice Sur un coeur simple et malheureux. Quand tu voudras encore égarer l'innocence, Quand tu voudras voir brûler et languir, Quand tu voudras faire aimer et mourir, N'emprunte pas d'autre éloquence. L'art de séduire est là, comme il est dans son coeur ! Va ! Tu n'as plus besoin d'étude. Sois léger par penchant, ingrat par habitude, Donne la fièvre, amour, et garde ta froideur. Ne change rien aux aveux pleins de charmes Dont la magie entraîne au désespoir : Tu peux de chaque mot calculer le pouvoir, Et choisir ceux encore imprégnés de mes larmes... Il n'ose me répondre, il s'envole... il est **** Puisse-t-il d'un ingrat éterniser l'absence ! Il faudrait par fierté sourire en sa présence : J'aime mieux souffrir sans témoin. Il ne reviendra plus, il sait que je l'abhorre ; Je l'ai dit à l'amour, qui déjà s'est enfui. S'il osait revenir, je le dirais encore : Mais on approche, on parle... hélas ! Ce n'est pas lui !
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Ma muse est une mère poulpe italienne Ascendant méduse kabyle Ses tentacules sont des bras de mer interminables Pour prétendre être l'objet du désir De cette dame au coeur en éternelle couvaison Pour prétendre dérober le coeur De cette diva enrobée de charmes Il faut être juste un homme vrai et honnête Une personne simple et honnête Un maxim'homme  de collection Localisé  à vingt kilomètres grand maximum. Un énergumène  simple et honnête Spécimen rare du règne mâle, Un bibelot de chair, d'os et de sang, Un prototype de papier bien mâché Qui pratique la randonnée, La cuisine et partage sa passion Foetale pour le règne animal. Bref un phénomène tout simple, Tendre et goûteux et iodé dans l'idéal Qu'elle cuisinerait à feux doux avec ses airelles, Un vrai de vrai, Un authentique, Un certifié, cachet de la poste faisant foi, Un preux sanglier caméléon  de pré salé Sans peur et sans reproche, Telle est  la recherche de ma muse Kabytalienne.
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Sep 4, 2019
Sep 4, 2019 at 2:17 AM UTC
Maxim'homme de collection
Dans la Haute-Rue à Cologne Elle allait et venait le soir Offerte à tous en tout mignonne Puis buvait lasse des trottoirs Très **** dans les brasseries borgnes Elle se mettait sur la paille Pour un maquereau roux et rose C'était un juif il sentait l'ail Et l'avait venant de Formose Tirée d'un bordel de Changaï Je connais gens de toutes sortes Ils n'égalent pas leurs destins Indécis comme feuilles mortes Leurs yeux sont des feux mal éteints Leurs cœurs bougent comme leurs portes.
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Marizibill
I. À qui donc le grand ciel sombre Jette-t-il ses astres d'or ? Pluie éclatante de l'ombre, Ils tombent...? - Encor ! encor ! Encor ! - lueurs éloignées, Feux purs, pâles orients, Ils scintillent... - ô poignées De diamant effrayants ! C'est de la splendeur qui rôde, Ce sont des points univers, La foudre dans l'émeraude ! Des bleuets dans des éclairs ! Réalités et chimères Traversant nos soirs d'été ! Escarboucles éphémères De l'obscure éternité ! De quelle main sortent-elles ? Cieux, à qui donc jette-t-on Ces tourbillons d'étincelles ? Est-ce à l'âme de Platon ? Est-ce à l'esprit de Virgile ? Est-ce aux monts ? est-ce au flot vert ? Est-ce à l'immense évangile Que Jésus-Christ tient ouvert ? Est-ce à la tiare énorme De quelque Moïse enfant Dont l'âme a déjà la forme Du firmament triomphant ? Ces feux-là vont-ils aux prières ? À qui l'Inconnu profond Ajoute-t-il ces lumières, Vagues flammes de son front ? Est-ce, dans l'azur superbe, Aux religions que Dieu, Pour accentuer son verbe, Jette ces langues de feu ? Est-ce au-dessus de la Bible Que flamboie, éclate et luit L'éparpillement terrible Du sombre écrin de la nuit ? Nos questions en vain pressent Le ciel, fatal ou béni. Qui peut dire à qui s'adressent Ces envois de l'infini ? Qu'est-ce que c'est que ces chutes D'éclairs au ciel arrachés ? Mystère ! Sont-ce des luttes ? Sont-ce des hymens ? Cherchez. Sont-ce les anges du soufre ? Voyons-nous quelque essaim bleu D'argyraspides du gouffre Fuir sur des chevaux de feu ? Est-ce le Dieu des désastres, Le Sabaoth irrité, Qui lapide avec des astres Quelque soleil révolté ?
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Les étoiles filantes
I. À qui donc le grand ciel sombre Jette-t-il ses astres d'or ? Pluie éclatante de l'ombre, Ils tombent...? - Encor ! encor ! Encor ! - lueurs éloignées, Feux purs, pâles orients, Ils scintillent... - ô poignées De diamant effrayants ! C'est de la splendeur qui rôde, Ce sont des points univers, La foudre dans l'émeraude ! Des bleuets dans des éclairs ! Réalités et chimères Traversant nos soirs d'été ! Escarboucles éphémères De l'obscure éternité ! De quelle main sortent-elles ? Cieux, à qui donc jette-t-on Ces tourbillons d'étincelles ? Est-ce à l'âme de Platon ? Est-ce à l'esprit de Virgile ? Est-ce aux monts ? est-ce au flot vert ? Est-ce à l'immense évangile Que Jésus-Christ tient ouvert ? Est-ce à la tiare énorme De quelque Moïse enfant Dont l'âme a déjà la forme Du firmament triomphant ? Ces feux-là vont-ils aux prières ? À qui l'Inconnu profond Ajoute-t-il ces lumières, Vagues flammes de son front ? Est-ce, dans l'azur superbe, Aux religions que Dieu, Pour accentuer son verbe, Jette ces langues de feu ? Est-ce au-dessus de la Bible Que flamboie, éclate et luit L'éparpillement terrible Du sombre écrin de la nuit ? Nos questions en vain pressent Le ciel, fatal ou béni. Qui peut dire à qui s'adressent Ces envois de l'infini ? Qu'est-ce que c'est que ces chutes D'éclairs au ciel arrachés ? Mystère ! Sont-ce des luttes ? Sont-ce des hymens ? Cherchez. Sont-ce les anges du soufre ? Voyons-nous quelque essaim bleu D'argyraspides du gouffre Fuir sur des chevaux de feu ? Est-ce le Dieu des désastres, Le Sabaoth irrité, Qui lapide avec des astres Quelque soleil révolté ?
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Feu, feux, d'innombrables incendies Feu de haine que personne n'admire Feu qui blesse, mutile et tue des victimes innocentes Feu qui brûle, incinère et détruit de nombreux bâtiments Feu qui est mal utilisé Feu qui est diffusé Les pays avec plus de puissance de feu gouvernent Un gangster avec un feu lourd est utilisé comme un ignorant Comme un instrument ou un outil mortel pour intimider Pour tuer, assassiner et éliminer des ennemis potentiels Feux de haine, feux de l'enfer qui tuent des familles Feu, feux, incendies incontrôlables sur l’océan Feu, feux naturels en Californie Feu, feux mortels à Gaza Plus de feu, plus de puissance, plus de puissance de feu Plus de puissance, plus de feu et plus de puissance en feu Feu dans la cuisine pour cuisiner des plats gastronomiques Des dîners délicieux, à l'heure du cocktail chic C'est mon genre de feu, c'est du bon feu Feu, feux et cessez-le-feu ! Tout le monde abhorre la guerre Parce que la guerre est la haine, la guerre est l'enfer La guerre n'est rien d'autre qu'un feu maléfique La guerre n'est pas un jeu. La guerre n'est pas naturelle La guerre est un désastre. La guerre est un enfer créé par l'homme La guerre est un gaspillage de vies et de ressources humaines Plus d'eau pour éteindre tous les incendies et toutes les sources Le monde a besoin d'un bon feu pour protéger l'environnement Le monde veut la paix sur tout le continent Dieu a créé un monde, un peuple et une race Et l'homme a inventé la division et de nombreuses races dans cet espace L'homme a créé le népotisme, l'argent, la haine, l'envie, la discrimination Le terrorisme, la couleur, la cupidité, la trahison, la souffrance et la corruption Feu, feux! Nous avons besoin de pluie, de plus d'eau pour éteindre le feu Nous avons besoin d'amour pour anéantir la haine et de plus d'amour pour sacquer Les dirigeants maléfiques qui détruisent Notre Monde, Notre Univers Nous voulons la paix et un bon feu pour Notre Monde, pour Notre Univers. P.S. Traduction de : « Fire, Fires, Ceasefire » par Hébert Logerie. Copyright © Janvier 2025, Hébert Logerie, Tous droits réservés Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poésie.
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Jan 17, 2025
Jan 17, 2025 at 12:17 AM UTC
Feu, Feux, Cessez-le-feu
Feu, feux, d'innombrables incendies Feu de haine que personne n'admire Feu qui blesse, mutile et tue des victimes innocentes Feu qui brûle, incinère et détruit de nombreux bâtiments Feu qui est mal utilisé Feu qui est diffusé Les pays avec plus de puissance de feu gouvernent Un gangster avec un feu lourd est utilisé comme un ignorant Comme un instrument ou un outil mortel pour intimider Pour tuer, assassiner et éliminer des ennemis potentiels Feux de haine, feux de l'enfer qui tuent des familles Feu, feux, incendies incontrôlables sur l’océan Feu, feux naturels en Californie Feu, feux mortels à Gaza Plus de feu, plus de puissance, plus de puissance de feu Plus de puissance, plus de feu et plus de puissance en feu Feu dans la cuisine pour cuisiner des plats gastronomiques Des dîners délicieux, à l'heure du cocktail chic C'est mon genre de feu, c'est du bon feu Feu, feux et cessez-le-feu ! Tout le monde abhorre la guerre Parce que la guerre est la haine, la guerre est l'enfer La guerre n'est rien d'autre qu'un feu maléfique La guerre n'est pas un jeu. La guerre n'est pas naturelle La guerre est un désastre. La guerre est un enfer créé par l'homme La guerre est un gaspillage de vies et de ressources humaines Plus d'eau pour éteindre tous les incendies et toutes les sources Le monde a besoin d'un bon feu pour protéger l'environnement Le monde veut la paix sur tout le continent Dieu a créé un monde, un peuple et une race Et l'homme a inventé la division et de nombreuses races dans cet espace L'homme a créé le népotisme, l'argent, la haine, l'envie, la discrimination Le terrorisme, la couleur, la cupidité, la trahison, la souffrance et la corruption Feu, feux! Nous avons besoin de pluie, de plus d'eau pour éteindre le feu Nous avons besoin d'amour pour anéantir la haine et de plus d'amour pour sacquer Les dirigeants maléfiques qui détruisent Notre Monde, Notre Univers Nous voulons la paix et un bon feu pour Notre Monde, pour Notre Univers. P.S. Traduction de : « Fire, Fires, Ceasefire » par Hébert Logerie. Copyright © Janvier 2025, Hébert Logerie, Tous droits réservés Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poésie.
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