Hello Poetry
Submit your work and get some sparkles! Create free account
"fermes" poems
Le Poirier de la  "Casalonga" Il était long comme l'espoir, Lové sur le mur de granit Qu’il entourait de ses grands bras. Il semblait un serpent narquois, Et n'était certes pas très beau, Mais, bien le meilleur des poiriers. Quand venaient les jours de Juillet Les poires commençaient à tomber, D’abord, bien vertes de couleur ; Puis, aux premières journées d'août, Les tendres et jaunes à croquer Comme de grandes plaines de blé. L'on pouvait entendre tomber Ses poires avec un bruit mat, Qui pleuvaient drues, même la nuit Et tapissaient le sol herbeux. C'était la saison des gâteaux, Des confitures et des compotes. Les abeilles venaient butiner Les poires qui jonchaient le sol Et voletaient autour des mains Des gourmets venant soupeser Les plus fermes et les moins brisées. Qui tombaient parfois de bien haut. Cher Poirier, vaillant ouvrier, Aux branches tant ployées de fruits Que tu en paraissais voûté, Tu nous donnais sans rechigner Tant de poires, au parfum vanille Bien plus que nous pouvions manger. Paul Arrighi ( Corse /Corsica)
0
Aug 11, 2016
Aug 11, 2016 at 8:20 AM UTC
Le Poirier de la "Casalonga"
*parts of you truly believe that your frail structure possesses the gift of flight.* *and for the rest of your days, you will doubt what your eyes see,* *every so often believing that you indeed tried to fly out the 4th story window and failed.* *and everything subsequent is a mere, sublime transfer of energy, consciousness and je ne sais quoi into two disembodied hemispheres in a vat.* *your earth-eyes, desired, ground into meal. spilt, with some smeared upon lover’s forehead, ash wednesday, thursday, friday i’m in love.* *as the Redon painting that left you shivering, silent and naked once more as in birth. yeux fermes, eyes closed yet they will stare into yours eternally.* when you were young, you wanted to be a cartographer because nothing unto you had been discovered, and you knew no wrong. and you were as you are now, without inhibition, without the slightest regard for morality, decolletage or social construct. this was when you were a native, without years, without knowledge but endowed with divinity’s slightest, piercing eye.
0
Apr 27, 2011
Apr 27, 2011 at 6:01 AM UTC
monnikenstraat, closed eyes
Si tous les astres, ô nature, Trompant la main qui les conduit, S'entre-choquaient par aventure Pour se dissoudre dans la nuit ; Ou comme une flotte qui sombre, Si ces foyers, grands et petits, Lentement dévorés par l'ombre, Y disparaissaient engloutis, Tu pourrais repeupler l'abîme, Et rallumer un firmament Plus somptueux et plus sublime, Avec la terre seulement ! Car il te suffirait, pour rendre À l'infini tous ses flambeaux, D'y secouer l'humaine cendre Qui sommeille au fond des tombeaux, La cendre des cœurs innombrables, Enfouis, mais brûlants toujours, Où demeurent inaltérables Dans la mort d'immortels amours. Sous la terre, dont les entrailles Absorbent les cœurs trépassés, En six mille ans de funérailles Quels trésors de flamme amassés ! Combien dans l'ombre sépulcrale Dorment d'invisibles rayons ! Quelle semence sidérale Dans la poudre des passions ! Ah ! Que sous la voûte infinie Périssent les anciens soleils, Avec les éclairs du génie Tu feras des midis pareils ; Tu feras des nuits populeuses, Des nuits pleines de diamants, En leur donnant pour nébuleuses Tous les rêves des cœurs aimants ; Les étoiles plus solitaires, Éparses dans le sombre azur, Tu les feras des cœurs austères Où veille un feu profond et sûr ; Et tu feras la blanche voie Qui nous semble un ruisseau lacté, De la pure et sereine joie Des cœurs morts avant leur été ; Tu feras jaillir tout entière L'antique étoile de Vénus D'un atome de la poussière Des cœurs qu'elle embrasa le plus ; Et les fermes cœurs, pour l'attaque Et la résistance doués, Reformeront le zodiaque Où les titans furent cloués ! Pour moi-même enfin, grain de sable Dans la multitude des morts, Si ce que j'ai d'impérissable Doit scintiller au ciel d'alors, Qu'un astre généreux renaisse De mes cendres à leur réveil ! Rallume au feu de ma jeunesse Le plus clair, le plus chaud soleil ! Rendant sa flamme primitive À Sirius, des nuits vainqueur, Fais-en la pourpre encor plus vive Avec tout le sang de mon cœur !
0
564
Sursum corda
Si tous les astres, ô nature, Trompant la main qui les conduit, S'entre-choquaient par aventure Pour se dissoudre dans la nuit ; Ou comme une flotte qui sombre, Si ces foyers, grands et petits, Lentement dévorés par l'ombre, Y disparaissaient engloutis, Tu pourrais repeupler l'abîme, Et rallumer un firmament Plus somptueux et plus sublime, Avec la terre seulement ! Car il te suffirait, pour rendre À l'infini tous ses flambeaux, D'y secouer l'humaine cendre Qui sommeille au fond des tombeaux, La cendre des cœurs innombrables, Enfouis, mais brûlants toujours, Où demeurent inaltérables Dans la mort d'immortels amours. Sous la terre, dont les entrailles Absorbent les cœurs trépassés, En six mille ans de funérailles Quels trésors de flamme amassés ! Combien dans l'ombre sépulcrale Dorment d'invisibles rayons ! Quelle semence sidérale Dans la poudre des passions ! Ah ! Que sous la voûte infinie Périssent les anciens soleils, Avec les éclairs du génie Tu feras des midis pareils ; Tu feras des nuits populeuses, Des nuits pleines de diamants, En leur donnant pour nébuleuses Tous les rêves des cœurs aimants ; Les étoiles plus solitaires, Éparses dans le sombre azur, Tu les feras des cœurs austères Où veille un feu profond et sûr ; Et tu feras la blanche voie Qui nous semble un ruisseau lacté, De la pure et sereine joie Des cœurs morts avant leur été ; Tu feras jaillir tout entière L'antique étoile de Vénus D'un atome de la poussière Des cœurs qu'elle embrasa le plus ; Et les fermes cœurs, pour l'attaque Et la résistance doués, Reformeront le zodiaque Où les titans furent cloués ! Pour moi-même enfin, grain de sable Dans la multitude des morts, Si ce que j'ai d'impérissable Doit scintiller au ciel d'alors, Qu'un astre généreux renaisse De mes cendres à leur réveil ! Rallume au feu de ma jeunesse Le plus clair, le plus chaud soleil ! Rendant sa flamme primitive À Sirius, des nuits vainqueur, Fais-en la pourpre encor plus vive Avec tout le sang de mon cœur !
Continue reading...
64
Parmi les marbres qu'on renomme Sous le ciel d'Athène ou de Rome, Je prends le plus pur, le plus blanc, Je le taille et puis je l'étale Dans ta pose d'Horizontale Soulevée... un peu... sur le flanc... Voici la tête qui se dresse, Qu'une ample chevelure presse, Le cou blanc, dont le pur contour Rappelle à l'œil qui le contemple Une colonne, au front d'un temple, Le plus beau temple de l'Amour ! Voici la gorge féminine, Le bout des seins sur la poitrine Délicatement accusé, Les épaules, le dos, le ventre Où le nombril se renfle et rentre Comme un tourbillon apaisé. Voici le bras plein qui s'allonge ; Voici, comme on les voit en songe, Les deux petites mains d'Éros, Le bassin immense, les hanches, Et les adorablement blanches Et fermes fesses de Paros. Voici le mont au fond des cuisses Les plus fortes pour que tu puisses Porter les neuf mois de l'enfant ; Et voici tes jambes parfaites... Et, pour les sonnets des poètes, Voici votre pied triomphant. Pas plus grande que Cléopâtre Pour qui deux peuples vont se battre, Voici la Femme dont le corps Fait sur les gestes et les signes Courir la musique des lignes En de magnifiques accords. Je m'élance comme un barbare, J'abats la tête, le pied rare, Les mains... et puis... au bout d'un an... Lorsque sa gloire est colossale, Je la dispose en une salle, La plus riche du Vatican.
0
488
La statue
Tout là-haut, tout là-haut, **** de la route sûre, Des fermes, des vallons, par delà les coteaux, Par delà les forêts, les tapis de verdure, **** des derniers gazons foulés par les troupeaux, On rencontre un lac sombre encaissé dans l'abîme Que forment quelques pics désolés et neigeux ; L'eau, nuit et jour, y dort dans un repos sublime, Et n'interrompt jamais son silence orageux. Dans ce morne désert, à l'oreille incertaine Arrivent par moments des bruits faibles et longs, Et des échos plus morts que la cloche lointaine D'une vache qui paît aux penchants des vallons. Sur ces monts où le vent efface tout vestige, Ces glaciers pailletés qu'allume le soleil, Sur ces rochers altiers où guette le vertige, Dans ce lac où le soir mire son teint vermeil, Sous mes pieds, sur ma tête et partout, le silence, Le silence qui fait qu'on voudrait se sauver, Le silence éternel et la montagne immense, Car l'air est immobile et tout semble rêver. On dirait que le ciel, en cette solitude, Se contemple dans l'onde, et que ces monts, là-bas, Écoutent, recueillis, dans leur grave attitude, Un mystère divin que l'homme n'entend pas. Et lorsque par hasard une nuée errante Assombrit dans son vol le lac silencieux, On croirait voir la robe ou l'ombre transparente D'un esprit qui voyage et passe dans les cieux.
0
468
Incompatibilité
Sonnet. Atlas porte le monde, et, les poings sur les reins, Suant, le front plissé, le sang à la narine ; Il pleure, et dans le creux de sa grande poitrine Appuie en gémissant sa barbe aux rudes crins. « Debout ! forgez des socs, des leviers et des freins ! Crie Atlas aux mortels que le travail chagrine ; Les bêtes, les forêts, les champs et l'eau marine, Subjugués, vous feront rivaux des dieux sereins ; « C'est moi qu'ils ont chargé de la plus lourde tâche. Aurez-vous à ce point l'âme inféconde et lâche De rester fainéants quand je peine pour vous ? « Dressez une montagne ou quelque énorme ville, Pour égaler les dieux et rendre moins stérile Le labeur éternel de mes fermes genoux. »
0
318
L'axe du monde
Cuisses grosses mais fuselées. Tendres et fermes par dessous, Dessus d'un dur qui serait doux, Musculeuses et potelées, Cuisses si bonnes tant baisées Devers leur naissance et par là, Blanches plus que rose-thé, la Meilleure part de mes pensées, Genoux, petites têtes d'anges Bouffis dans leur juste maigreur, Mollets bondis qui font fureur En des bas clairs craignant les fanges. Pieds dressés pour te hausser jusque A ma taille pour t'embrasser, Moi, t'enlever et te placer Sur le lit, pieds très beaux que busque La cheville de mol ivoire Et que parfume leur fraîcheur ; Doigts délicats, frêle rougeur Doucement fauve au talon, voire Assez forte peau pour la marche, Mais quoi ! faut-il pas au cher corps Base solide et soutiens forts, Au cher corps qui garde mon Arche, L'arche de crainte et de blandices Où j'entre, tous torts révolus, Comme on monterait au ciel. Pieds Divins, genoux fins, bonnes cuisses !
0
324
Cuisses grosses mais fuselées