Hello Poetry
Submit your work and get some sparkles! Create free account
Le Poirier de la  "Casalonga" Il était long comme l'espoir, Lové sur le mur de granit Qu’il entourait de ses grands bras. Il semblait un serpent narquois, Et n'était certes pas très beau, Mais, bien le meilleur des poiriers. Quand venaient les jours de Juillet Les poires commençaient à tomber, D’abord, bien vertes de couleur ; Puis, aux premières journées d'août, Les tendres et jaunes à croquer Comme de grandes plaines de blé. L'on pouvait entendre tomber Ses poires avec un bruit mat, Qui pleuvaient drues, même la nuit Et tapissaient le sol herbeux. C'était la saison des gâteaux, Des confitures et des compotes. Les abeilles venaient butiner Les poires qui jonchaient le sol Et voletaient autour des mains Des gourmets venant soupeser Les plus fermes et les moins brisées. Qui tombaient parfois de bien haut. Cher Poirier, vaillant ouvrier, Aux branches tant ployées de fruits Que tu en paraissais voûté, Tu nous donnais sans rechigner Tant de poires, au parfum vanille Bien plus que nous pouvions manger. Paul Arrighi ( Corse /Corsica)
0
Aug 11, 2016
Aug 11, 2016 at 8:20 AM UTC
Le Poirier de la "Casalonga"
Le Poirier de la  "Casalonga" Il était long comme l'espoir, Lové sur le mur de granit Qu’il entourait de ses grands bras. Il semblait un serpent narquois, Et n'était certes pas très beau, Mais, bien le meilleur des poiriers. Quand venaient les jours de Juillet Les poires commençaient à tomber, D’abord, bien vertes de couleur ; Puis, aux premières journées d'août, Les tendres et jaunes à croquer Comme de grandes plaines de blé. L'on pouvait entendre tomber Ses poires avec un bruit mat, Qui pleuvaient drues, même la nuit Et tapissaient le sol herbeux. C'était la saison des gâteaux, Des confitures et des compotes. Les abeilles venaient butiner Les poires qui jonchaient le sol Et voletaient autour des mains Des gourmets venant soupeser Les plus fermes et les moins brisées. Qui tombaient parfois de bien haut. Cher Poirier, vaillant ouvrier, Aux branches tant ployées de fruits Que tu en paraissais voûté, Tu nous donnais sans rechigner Tant de poires, au parfum vanille Bien plus que nous pouvions manger. Paul Arrighi ( Corse /Corsica)
Written by
Aug 11, 2016
Aug 11, 2016 at 8:20 AM UTC
Request permission to use this poem