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"effet" poems
My dearest Sammy, The Mix Master came Easter, Sunday And we have not had time To more than read The literature Put it together And gloat Oh So beautiful Is the Mix Master So beautiful We are very happy To have it here Bless you Sammy Madame Roux said oui Il est si gentil Et en effet He is dear little Sammy Easter morning What a spring Lovely as I have never seen anything Lovely Alice is all Smiles and murmurs in her dreams ‘Mix Master’ X Gertrude
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Sep 7, 2021
Sep 7, 2021 at 12:24 PM UTC
LETTER FROM GERTRUDE STEIN, PARIS 1940
Les portes des églises et celles des écoles sont fermées. Aucune personne décente n'est en effet dans les rues, Où l'on voit que des crimes abjects et des horribles abus. Plusieurs pare-brises sont brisés par des pierres mal lancées. La violence pleut dans les rues et dans les corridors; On ne voit ni les chiens, ni les chats en dehors. Des maigres oiseaux, sur les branches, avec dédain et stupeur, Regardent plusieurs voyous et charlatans au visage masqué. C'est triste de constater ces crimes odieux. Quelle horreur! Il y a une guerre hostile? On se demande quel parti va gagner? On peut entendre la voix venue d'un vieillard de quelques parts Qui crie faiblement: « Nous sommes tous des pauvres victimes, Des clochards, qui se suicident pour des politiciens, pour des avares. » Pas trop **** on peut voir une femme folle avec un ami intime, Tous deux en haillons. C'est une image de cauchemar qui prouve Que le pays est devenu un enfer sur la terre. A la radio, on dit Que quelques bateaux de la Marine Américaine se trouvent Dans la rade. Qu'est qu'ils font sur notre territoire? On fuit Ou on ne fuit pas? On n'en peut pas. Tout le monde est en prison. La violence neige de sang dans les rues d'un pays tropical, où la peur Règne. Les enfants n'osent pas aller jouer dans les rues, où la terreur Siffle comme des serpents, comme les mitraillettes des démons. Aucune guerre n'est civile et celle d'un même peuple est aussi violente Et diabolique. Mon Dieu, les choses vont très mal dans les rues avoisinantes. La violence pleut et tout le monde pleure. Les sinistrés sont partout aux abois. On attend l'arrivée des bons anges qui viendront peut-être dans quelques mois. Copyright © Juin 2019, Hébert Logerie, Tous droits réservés. Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poésie. Tuesday, June 18, 2019
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Sep 11, 2025
Sep 11, 2025 at 1:12 AM UTC
La Violence Pleut Dans Les Rues
Les portes des églises et celles des écoles sont fermées. Aucune personne décente n'est en effet dans les rues, Où l'on voit que des crimes abjects et des horribles abus. Plusieurs pare-brises sont brisés par des pierres mal lancées. La violence pleut dans les rues et dans les corridors; On ne voit ni les chiens, ni les chats en dehors. Des maigres oiseaux, sur les branches, avec dédain et stupeur, Regardent plusieurs voyous et charlatans au visage masqué. C'est triste de constater ces crimes odieux. Quelle horreur! Il y a une guerre hostile? On se demande quel parti va gagner? On peut entendre la voix venue d'un vieillard de quelques parts Qui crie faiblement: « Nous sommes tous des pauvres victimes, Des clochards, qui se suicident pour des politiciens, pour des avares. » Pas trop **** on peut voir une femme folle avec un ami intime, Tous deux en haillons. C'est une image de cauchemar qui prouve Que le pays est devenu un enfer sur la terre. A la radio, on dit Que quelques bateaux de la Marine Américaine se trouvent Dans la rade. Qu'est qu'ils font sur notre territoire? On fuit Ou on ne fuit pas? On n'en peut pas. Tout le monde est en prison. La violence neige de sang dans les rues d'un pays tropical, où la peur Règne. Les enfants n'osent pas aller jouer dans les rues, où la terreur Siffle comme des serpents, comme les mitraillettes des démons. Aucune guerre n'est civile et celle d'un même peuple est aussi violente Et diabolique. Mon Dieu, les choses vont très mal dans les rues avoisinantes. La violence pleut et tout le monde pleure. Les sinistrés sont partout aux abois. On attend l'arrivée des bons anges qui viendront peut-être dans quelques mois. Copyright © Juin 2019, Hébert Logerie, Tous droits réservés. Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poésie. Tuesday, June 18, 2019
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I. Tu n'es certes pas, ma très-chère, Ce que Veuillot nomme un tendron. Le jeu, l'amour, la bonne chère, Bouillonnent en toi, vieux chaudron ! Tu n'es plus fraîche, ma très-chère, Ma vieille infante ! Et cependant Tes caravanes insensées T'ont donné ce lustre abondant Des choses qui sont très-usées, Mais qui séduisent cependant. Je ne trouve pas monotone La verdure de tes quarante ans ; Je préfère tes fruits, Automne, Aux fleurs banales du Printemps ! Non ! tu n'es jamais monotone ! Ta carcasse à des agréments Et des grâces particulières ; Je trouve d'étranges piments Dans le creux de tes deux salières ; Ta carcasse à des agréments ! Nargue des amants ridicules Du melon et du giraumont ! Je préfère tes clavicules À celles du roi Salomon, Et je plains ces gens ridicules ! Tes cheveux, comme un casque bleu, Ombragent ton front de guerrière, Qui ne pense et rougit que peu, Et puis se sauvent par derrière, Comme les crins d'un casque bleu. Tes yeux qui semblent de la boue, Où scintille quelque fanal, Ravivés au fard de ta joue, Lancent un éclair infernal ! Tes yeux sont noirs comme la boue ! Par sa luxure et son dédain Ta lèvre amère nous provoque ; Cette lèvre, c'est un Eden Qui nous attire et qui nous choque. Quelle luxure ! et quel dédain ! Ta jambe musculeuse et sèche Sait gravir au haut des volcans, Et malgré la neige et la dèche Danser les plus fougueux cancans. Ta jambe est musculeuse et sèche ; Ta peau brûlante et sans douceur, Comme celle des vieux gendarmes, Ne connaît pas plus la sueur Que ton oeil ne connaît les larmes. (Et pourtant elle a sa douceur !) II. Sotte, tu t'en vas droit au Diable ! Volontiers j'irais avec toi, Si cette vitesse effroyable Ne me causait pas quelque émoi. Va-t'en donc, toute seule, au Diable ! Mon rein, mon poumon, mon jarret Ne me laissent plus rendre hommage À ce Seigneur, comme il faudrait. « Hélas ! c'est vraiment bien dommage ! » Disent mon rein et mon jarret. Oh ! très-sincèrement je souffre De ne pas aller aux sabbats, Pour voir, quand il pète du soufre, Comment tu lui baises son cas ! Oh ! très-sincèrement je souffre ! Je suis diablement affligé De ne pas être ta torchère, Et de te demander congé, Flambeau d'enfer ! Juge, ma chère, Combien je dois être affligé, Puisque depuis longtemps je t'aime, Étant très-logique ! En effet, Voulant du Mal chercher la crème Et n'aimer qu'un monstre parfait, Vraiment oui ! vieux monstre, je t'aime !
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Le monstre
I. Tu n'es certes pas, ma très-chère, Ce que Veuillot nomme un tendron. Le jeu, l'amour, la bonne chère, Bouillonnent en toi, vieux chaudron ! Tu n'es plus fraîche, ma très-chère, Ma vieille infante ! Et cependant Tes caravanes insensées T'ont donné ce lustre abondant Des choses qui sont très-usées, Mais qui séduisent cependant. Je ne trouve pas monotone La verdure de tes quarante ans ; Je préfère tes fruits, Automne, Aux fleurs banales du Printemps ! Non ! tu n'es jamais monotone ! Ta carcasse à des agréments Et des grâces particulières ; Je trouve d'étranges piments Dans le creux de tes deux salières ; Ta carcasse à des agréments ! Nargue des amants ridicules Du melon et du giraumont ! Je préfère tes clavicules À celles du roi Salomon, Et je plains ces gens ridicules ! Tes cheveux, comme un casque bleu, Ombragent ton front de guerrière, Qui ne pense et rougit que peu, Et puis se sauvent par derrière, Comme les crins d'un casque bleu. Tes yeux qui semblent de la boue, Où scintille quelque fanal, Ravivés au fard de ta joue, Lancent un éclair infernal ! Tes yeux sont noirs comme la boue ! Par sa luxure et son dédain Ta lèvre amère nous provoque ; Cette lèvre, c'est un Eden Qui nous attire et qui nous choque. Quelle luxure ! et quel dédain ! Ta jambe musculeuse et sèche Sait gravir au haut des volcans, Et malgré la neige et la dèche Danser les plus fougueux cancans. Ta jambe est musculeuse et sèche ; Ta peau brûlante et sans douceur, Comme celle des vieux gendarmes, Ne connaît pas plus la sueur Que ton oeil ne connaît les larmes. (Et pourtant elle a sa douceur !) II. Sotte, tu t'en vas droit au Diable ! Volontiers j'irais avec toi, Si cette vitesse effroyable Ne me causait pas quelque émoi. Va-t'en donc, toute seule, au Diable ! Mon rein, mon poumon, mon jarret Ne me laissent plus rendre hommage À ce Seigneur, comme il faudrait. « Hélas ! c'est vraiment bien dommage ! » Disent mon rein et mon jarret. Oh ! très-sincèrement je souffre De ne pas aller aux sabbats, Pour voir, quand il pète du soufre, Comment tu lui baises son cas ! Oh ! très-sincèrement je souffre ! Je suis diablement affligé De ne pas être ta torchère, Et de te demander congé, Flambeau d'enfer ! Juge, ma chère, Combien je dois être affligé, Puisque depuis longtemps je t'aime, Étant très-logique ! En effet, Voulant du Mal chercher la crème Et n'aimer qu'un monstre parfait, Vraiment oui ! vieux monstre, je t'aime !
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(À Brunette, le chien de Sophie.) Objet si cher à ma Sophie, Toi que nourrit sa belle main, Toi qui passes toute ta vie Entre ses genoux et son sein ; Que ton sort, heureuse Brunette, Hélas ! est différent du mien ! En amant elle traite un chien, En chien, c'est l'amant qu'elle traite. Et pourtant, cette préférence Qui peut te l'obtenir sur moi ? Ai-je moins de persévérance, Moins de fidélité que toi ? De mes fers **** que je m'échappe, Enchaîné sans aucuns liens, Toujours battu, toujours je viens Baiser cette main qui me frappe. Le pur sentiment qui m'enflamme Vaut ton instinct, s'il ne vaut mieux ; Et le feu qui brûle en mon âme Vaut le feu qui brille en tes yeux : Mais près de ma beauté suprême Je suis trop coupable en effet, Quand je hais tout ce qu'elle hait, De n'aimer pas tout ce qu'elle aime. Dans le dépit qui me transporte, Souvent je ne connais plus rien. Le grelot que Brunette porte Serait mieux à mon cou qu'au sien. Soins, constance, pleurs, sacrifice, Je vous crois perdus sans retour : Je n'espère plus de l'amour ; Mais j'espère encor du caprice. Écrit en 1792.
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À brunette
La nuit. La pluie. Un ciel blafard que déchiquette De flèches et de tours à jour la silhouette D'une ville gothique éteinte au lointain gris. La plaine. Un gibet plein de pendus rabougris Secoués par le bec avide des corneilles Et dansant dans l'air noir des gigues nonpareilles, Tandis, que leurs pieds sont la pâture des loups. Quelques buissons d'épine épars, et quelques houx Dressant l'horreur de leur feuillage à droite, à gauche, Sur le fuligineux fouillis d'un fond d'ébauche. Et puis, autour de trois livides prisonniers Qui vont pieds nus, un gros de hauts pertuisaniers En marche, et leurs fers droits, comme des fers de herse, Luisent à contresens des lances de l'averse.
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Effet de nuit
Je n'ai pas pour maîtresse une lionne illustre : La gueuse, de mon âme, emprunte tout son lustre ; Invisible aux regards de l'univers moqueur, Sa beauté ne fleurit que dans mon triste coeur. Pour avoir des souliers elle a vendu son âme. Mais le bon Dieu rirait si, près de cette infâme, Je tranchais du Tartufe et singeais la hauteur, Moi qui vends ma pensée et qui veux être auteur. Vice beaucoup plus grave, elle porte perruque. Tous ses beaux cheveux noirs ont fui sa blanche nuque ; Ce qui n'empêche pas les baisers amoureux. De pleuvoir sur son front plus pelé qu'un lépreux. Elle louche, et l'effet de ce regard étrange Qu'ombragent des cils noirs plus longs que ceux d'un ange, Est tel que tous les yeux pour qui l'on s'est **** Ne valent pas pour moi son oeil juif et cerné. Elle n'a que vingt ans ; - la gorge déjà basse Pend de chaque côté comme une calebasse, Et pourtant, me traînant chaque nuit sur son corps, Ainsi qu'un nouveau-né, je la tette et la mords, Et bien qu'elle n'ait pas souvent même une obole Pour se frotter la chair et pour s'oindre l'épaule, Je la lèche en silence avec plus de ferveur Que Madeleine en feu les deux pieds du Sauveur. La pauvre créature, au plaisir essoufflée, A de rauques hoquets la poitrine gonflée, Et je devine au bruit de son souffle brutal Qu'elle a souvent mordu le pain de l'hôpital. Ses grands yeux inquiets, durant la nuit cruelle, Croient voir deux autres yeux au fond de la ruelle, Car, ayant trop ouvert son coeur à tous venants, Elle a peur sans lumière et croit aux revenants. Ce qui fait que de suif elle use plus de livres Qu'un vieux savant couché jour et nuit sur ses livres, Et redoute bien moins la faim et ses tourments Que l'apparition de ses défunts amants. Si vous la rencontrez, bizarrement parée, Se faufilant, au coin d'une rue égarée, Et la tête et l'oeil bas comme un pigeon blessé, Traînant dans les ruisseaux un talon déchaussé, Messieurs, ne crachez pas de jurons ni d'ordure Au visage fardé de cette pauvre impure Que déesse Famine a par un soir d'hiver, Contrainte à relever ses jupons en plein air. Cette bohème-là, c'est mon tout, ma richesse, Ma perle, mon bijou, ma reine, ma duchesse, Celle qui m'a bercé sur son giron vainqueur, Et qui dans ses deux mains a réchauffé mon coeur.
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Je n'ai pas pour maîtresse une lionne illustre
Je n'ai pas pour maîtresse une lionne illustre : La gueuse, de mon âme, emprunte tout son lustre ; Invisible aux regards de l'univers moqueur, Sa beauté ne fleurit que dans mon triste coeur. Pour avoir des souliers elle a vendu son âme. Mais le bon Dieu rirait si, près de cette infâme, Je tranchais du Tartufe et singeais la hauteur, Moi qui vends ma pensée et qui veux être auteur. Vice beaucoup plus grave, elle porte perruque. Tous ses beaux cheveux noirs ont fui sa blanche nuque ; Ce qui n'empêche pas les baisers amoureux. De pleuvoir sur son front plus pelé qu'un lépreux. Elle louche, et l'effet de ce regard étrange Qu'ombragent des cils noirs plus longs que ceux d'un ange, Est tel que tous les yeux pour qui l'on s'est **** Ne valent pas pour moi son oeil juif et cerné. Elle n'a que vingt ans ; - la gorge déjà basse Pend de chaque côté comme une calebasse, Et pourtant, me traînant chaque nuit sur son corps, Ainsi qu'un nouveau-né, je la tette et la mords, Et bien qu'elle n'ait pas souvent même une obole Pour se frotter la chair et pour s'oindre l'épaule, Je la lèche en silence avec plus de ferveur Que Madeleine en feu les deux pieds du Sauveur. La pauvre créature, au plaisir essoufflée, A de rauques hoquets la poitrine gonflée, Et je devine au bruit de son souffle brutal Qu'elle a souvent mordu le pain de l'hôpital. Ses grands yeux inquiets, durant la nuit cruelle, Croient voir deux autres yeux au fond de la ruelle, Car, ayant trop ouvert son coeur à tous venants, Elle a peur sans lumière et croit aux revenants. Ce qui fait que de suif elle use plus de livres Qu'un vieux savant couché jour et nuit sur ses livres, Et redoute bien moins la faim et ses tourments Que l'apparition de ses défunts amants. Si vous la rencontrez, bizarrement parée, Se faufilant, au coin d'une rue égarée, Et la tête et l'oeil bas comme un pigeon blessé, Traînant dans les ruisseaux un talon déchaussé, Messieurs, ne crachez pas de jurons ni d'ordure Au visage fardé de cette pauvre impure Que déesse Famine a par un soir d'hiver, Contrainte à relever ses jupons en plein air. Cette bohème-là, c'est mon tout, ma richesse, Ma perle, mon bijou, ma reine, ma duchesse, Celle qui m'a bercé sur son giron vainqueur, Et qui dans ses deux mains a réchauffé mon coeur.
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De l'embarquement à la traversée sur le cargo «Le Girolata»   Le plus dur, quand vous allez en Corse, n'est pas la traversée qui relève d'un enchantement, c'est le cérémonial de l'embarquement qui nécessite patience et comme ce coup de dernier collier avant d'être saisi par un univers de liberté et de vacances, En effet, dès que vous avez franchi le seuil de votre première jeunesse, ou le confort, apanage des êtres fatigués par les coups du sort de la vie, compte bien moins que les découvertes, des amis et des femmes; heureuse période des êtres ou un sac a dos, un fauteuil de pont et surtout un ami et plus **** une amoureuse suffisent a votre ardent goût de vivre que la mer exhale et les étendues marines lavent du fatras des soucis aussi intempestifs que vains. La traversée rompt avec la monotonie de la quotidienneté suscitant ses magies propres et vous désamarrant des chaînes de l'habitude Il y a dans cette traversée comme une forme de croisière bien plus libre et moins convenue. La traversée est reine de la mer alors que l'embarquement se rattache encore aux obligations des terres, a ses empiètements constants sur vos libertés. Il faut donc franchir et laisser dernière soi, l'embarquement comme un vêtement désormais inutile pour être admis a jouir de cette  autre dimension qui n'est plus terrienne mais exclusivement marine ou océanique. C'est un autre tempo que celui de la mer ou des océans se substituant a l'ordre contraignant des terres et de leurs frontières. Dès que vous atteignez les ponts votre esprit est en état d'éveil et de réceptivité. accru de cet appel du large qui s'ouvre sur les infinis virtualités et libertés des horizons non clos. Paul Arrighi
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Jul 29, 2016
Jul 29, 2016 at 5:38 AM UTC
De l'embarquement à la traversée sur le cargo «Le Girolata»
De l'embarquement à la traversée sur le cargo «Le Girolata»   Le plus dur, quand vous allez en Corse, n'est pas la traversée qui relève d'un enchantement, c'est le cérémonial de l'embarquement qui nécessite patience et comme ce coup de dernier collier avant d'être saisi par un univers de liberté et de vacances, En effet, dès que vous avez franchi le seuil de votre première jeunesse, ou le confort, apanage des êtres fatigués par les coups du sort de la vie, compte bien moins que les découvertes, des amis et des femmes; heureuse période des êtres ou un sac a dos, un fauteuil de pont et surtout un ami et plus **** une amoureuse suffisent a votre ardent goût de vivre que la mer exhale et les étendues marines lavent du fatras des soucis aussi intempestifs que vains. La traversée rompt avec la monotonie de la quotidienneté suscitant ses magies propres et vous désamarrant des chaînes de l'habitude Il y a dans cette traversée comme une forme de croisière bien plus libre et moins convenue. La traversée est reine de la mer alors que l'embarquement se rattache encore aux obligations des terres, a ses empiètements constants sur vos libertés. Il faut donc franchir et laisser dernière soi, l'embarquement comme un vêtement désormais inutile pour être admis a jouir de cette  autre dimension qui n'est plus terrienne mais exclusivement marine ou océanique. C'est un autre tempo que celui de la mer ou des océans se substituant a l'ordre contraignant des terres et de leurs frontières. Dès que vous atteignez les ponts votre esprit est en état d'éveil et de réceptivité. accru de cet appel du large qui s'ouvre sur les infinis virtualités et libertés des horizons non clos. Paul Arrighi
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Muse aux pieds nus, Pour l 'amour de l 'art Tu acceptes que j'ajuste Ta pointure. Tu chausses du trente-sept et non pas du trente-huit Et je m'exécute Que ma volonté soit faite Ce que Muse veut Dieu le veut Tu t'étends sur le lit de Procuste A même la terre à même le ciel Et tu sens mon parfum brigand Qui te martèle et qui t'allonge Puis qui te rogne Et qui t'attache aux barreaux Capiteux de mon poème. "Et si tu mettais trente-sept et demi Il suffirait d'une demi-semelle ! " As-tu suggéré L'air de rien. J'y ai pensé ! Qu'importe en effet trente-sept ou trente-huit ! Mais en poésie tout est aussi mathématique Sinus cosinus tangente et logarithme cube racine carrée carré Or trente-sept, même s'il est nombre premier cubain et non brésilien n'est multiple de rien et surtout pas de huit. Et trente-huit, s 'il n 'est ni premier ni parfait , Est de la race des nombres composés brésiliens puisque trente-huit vaut vingt-deux en base 18 .
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 1:40 PM UTC
Ce que Muse veut
L'amour est infatigable ! Il est ardent comme un diable, Comme un ange il est aimable. L'amant est impitoyable, Il est méchant comme un diable, Comme un ange, redoutable. Il va rôdant comme un loup Autour du cœur de beaucoup Et s'élance tout à coup Poussant un sombre hou-hou ! Soudain le voilà roucou- Lant ramier gonflant son cou. Puis que de métamorphoses ! Lèvres rouges, joues roses, Moues gaies, ris moroses, Et, pour finir, moulte chose Blanche et noire, effet et cause ; Le lys droit, la rose éclose...
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L'amour est infatigable
Le Père Labat était grand amateur de pastis Qu 'il coupait de son rhum guêpes Bien agricole à 55 degrés Comme décollage Avant d'ingurgiter coup sur coup Un ou deux diablotins de Marie-Galante Rôtis à point au boucan Dans les hauts du volcan De Dame Soufrière. Le Père Labat pour compléter  aimait sa purée d'avocat et banane jaune bien écrasée à la fourchette. Or il advint qu'un jour à Pâques le Révérend Père Plus vorace qu'à son habitude, comme illuminé, Engloutit douze diablotines afin de rompre le jeûne du Carème. Vous imaginez  l 'indigestion que dut subir le saint homme. Cette overdose charnelle se manifesta par une érection phénoménale Qui prit possession du quidam qui entra en transe perpétuelle. Il y avait là fort heureusement un docteur feuilles qui habitait dans les parages Un maître quimboiseur Fort connaisseur en herbes et onguents Qui lui fit prescrire une bonne soupe de gombo bien pimentée pour lui éclaircir la bile. Mais cela ne fit aucun effet. L'homme apparemment était dévôt de Priape. L'urgence était urgentissime. Il s'agissait d'un cas de vie ou de mort. Il y avait sur une  goélette qui arrivait de la métropole Un médicament miracle du nom de képone. Un médicament miracle qui allait résoudre tous les problèmes Le bois bandé ecclésiastique qui avait comme effet Non pas de produire d'intenses érections mais d'avoir des bananes fruits et légumes de haute tenue. C'était un nouveau médicament du nom français de chlordécone Non remboursé par la Sécurité Sociale du Roi et du bon Colbert Mais qui avait été testé sur d'autres cas terminaux comme celui du prélat. Le saint homme dut suivre un régime de quarante jours et quarante nuits Qui consistait à gober à longueur de journée des bananes jaunes Trempées dans du jus de canne arrosé de moitié de chlordécone. On ne sait par quel miracle mais le Père Labat fut sauvé et rentra illico au pays de ses ancêtres se consacrer à l'étude et à la méditation. Mais jusqu 'à aujourd'hui encore les terres de la Soufrière et d'ailleurs  sont contaminées. Les bananes antillaises hantent de leur Chlordécone invisible et inodore les prostates cancéreuses de ces messieurs !
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Sep 15, 2019
Sep 15, 2019 at 12:57 PM UTC
Père Labat et bois bandé ecclésiastique
Le Père Labat était grand amateur de pastis Qu 'il coupait de son rhum guêpes Bien agricole à 55 degrés Comme décollage Avant d'ingurgiter coup sur coup Un ou deux diablotins de Marie-Galante Rôtis à point au boucan Dans les hauts du volcan De Dame Soufrière. Le Père Labat pour compléter  aimait sa purée d'avocat et banane jaune bien écrasée à la fourchette. Or il advint qu'un jour à Pâques le Révérend Père Plus vorace qu'à son habitude, comme illuminé, Engloutit douze diablotines afin de rompre le jeûne du Carème. Vous imaginez  l 'indigestion que dut subir le saint homme. Cette overdose charnelle se manifesta par une érection phénoménale Qui prit possession du quidam qui entra en transe perpétuelle. Il y avait là fort heureusement un docteur feuilles qui habitait dans les parages Un maître quimboiseur Fort connaisseur en herbes et onguents Qui lui fit prescrire une bonne soupe de gombo bien pimentée pour lui éclaircir la bile. Mais cela ne fit aucun effet. L'homme apparemment était dévôt de Priape. L'urgence était urgentissime. Il s'agissait d'un cas de vie ou de mort. Il y avait sur une  goélette qui arrivait de la métropole Un médicament miracle du nom de képone. Un médicament miracle qui allait résoudre tous les problèmes Le bois bandé ecclésiastique qui avait comme effet Non pas de produire d'intenses érections mais d'avoir des bananes fruits et légumes de haute tenue. C'était un nouveau médicament du nom français de chlordécone Non remboursé par la Sécurité Sociale du Roi et du bon Colbert Mais qui avait été testé sur d'autres cas terminaux comme celui du prélat. Le saint homme dut suivre un régime de quarante jours et quarante nuits Qui consistait à gober à longueur de journée des bananes jaunes Trempées dans du jus de canne arrosé de moitié de chlordécone. On ne sait par quel miracle mais le Père Labat fut sauvé et rentra illico au pays de ses ancêtres se consacrer à l'étude et à la méditation. Mais jusqu 'à aujourd'hui encore les terres de la Soufrière et d'ailleurs  sont contaminées. Les bananes antillaises hantent de leur Chlordécone invisible et inodore les prostates cancéreuses de ces messieurs !
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Vous n'avez réclamé ni gloire ni les larmes Ni l'orgue ni la prière aux agonisants Onze ans déjà que cela passe vite onze ans Vous vous étiez servis simplement de vos armes La mort n'éblouit pas les yeux des Partisans Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants L'affiche qui semblait une tache de sang Parce qu'à prononcer vos noms sont difficiles Y cherchait un effet de peur sur les passants Nul ne semblait vous voir Français de préférence Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant Mais à l'heure du couvre-feu des doigts errants Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE Et les mornes matins en étaient différents Tout avait la couleur uniforme du givre À la fin février pour vos derniers moments Et c'est alors que l'un de vous dit calmement Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses Adieu la vie adieu la lumière et le vent Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses Quand tout sera fini plus **** en Erivan Un grand soleil d'hiver éclaire la colline Que la nature est belle et que le coeur me fend La justice viendra sur nos pas triomphants Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline Et je te dis de vivre et d'avoir un enfant Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent Vingt et trois qui donnaient le coeur avant le temps Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir Vingt et trois qui criaient la France en s'abattant.
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L'affiche rouge
Vous n'avez réclamé ni gloire ni les larmes Ni l'orgue ni la prière aux agonisants Onze ans déjà que cela passe vite onze ans Vous vous étiez servis simplement de vos armes La mort n'éblouit pas les yeux des Partisans Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants L'affiche qui semblait une tache de sang Parce qu'à prononcer vos noms sont difficiles Y cherchait un effet de peur sur les passants Nul ne semblait vous voir Français de préférence Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant Mais à l'heure du couvre-feu des doigts errants Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE Et les mornes matins en étaient différents Tout avait la couleur uniforme du givre À la fin février pour vos derniers moments Et c'est alors que l'un de vous dit calmement Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses Adieu la vie adieu la lumière et le vent Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses Quand tout sera fini plus **** en Erivan Un grand soleil d'hiver éclaire la colline Que la nature est belle et que le coeur me fend La justice viendra sur nos pas triomphants Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline Et je te dis de vivre et d'avoir un enfant Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent Vingt et trois qui donnaient le coeur avant le temps Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir Vingt et trois qui criaient la France en s'abattant.
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Voyager seul est triste, et j'ai passé la nuit Dans une étrange hôtellerie. À la plus vieille chambre un enfant m'a conduit, De galerie en galerie. Je me suis étendu sur un grand lit carré Flanqué de lions héraldiques ; Un rideau blanc tombait à longs plis, bigarré Du reflet des vitraux gothiques. J'étais là, recevant, muet et sans bouger, Les philtres que la lune envoie, Quand j'ouïs un murmure, un froissement léger, Comme fait l'ongle sur la soie ; Puis comme un battement de fléaux sourds et prompts Dans des granges très éloignées ; Puis on eût dit, plus près, le han des bûcherons Tour à tour lançant leurs cognées ; Puis un long roulement, un vaste branle-bas, Pareil au bruit d'un char de tôle Attelé d'un dragon toujours fumant et las, Qui souffle à chaque effort d'épaule ; Puis soudain serpenta dans l'infini du soir Un sifflement lugubre, intense, Comme le cri perçant d'une âme au désespoir En fuite par le vide immense. Or, c'était un convoi que j'entendais courir À toute vapeur dans la plaine. Il passa, laissant **** derrière lui mourir Son fracas et sa rouge haleine. Le passage du monstre un moment ébranla Les carreaux étroits des fenêtres, Fit geindre un clavecin poudreux qui dormait là Et frémir des portraits d'ancêtres ; Sur la tapisserie Actéon tressaillit, Diane contracta les lèvres ; Un plâtras détaché du haut du mur faillit Briser l'horloge de vieux sèvres. Ce fut tout. Le silence aux voûtes du plafond Replia lentement son aile, Et la nuit, arrachée à son rêve profond, Se redrapa plus solennelle. Mais mon cœur remué ne se put assoupir : J'écoutais toujours dans l'espace Cette course effrénée et ce strident soupir, Image d'un siècle qui passe.
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Effet de nuit
Voyager seul est triste, et j'ai passé la nuit Dans une étrange hôtellerie. À la plus vieille chambre un enfant m'a conduit, De galerie en galerie. Je me suis étendu sur un grand lit carré Flanqué de lions héraldiques ; Un rideau blanc tombait à longs plis, bigarré Du reflet des vitraux gothiques. J'étais là, recevant, muet et sans bouger, Les philtres que la lune envoie, Quand j'ouïs un murmure, un froissement léger, Comme fait l'ongle sur la soie ; Puis comme un battement de fléaux sourds et prompts Dans des granges très éloignées ; Puis on eût dit, plus près, le han des bûcherons Tour à tour lançant leurs cognées ; Puis un long roulement, un vaste branle-bas, Pareil au bruit d'un char de tôle Attelé d'un dragon toujours fumant et las, Qui souffle à chaque effort d'épaule ; Puis soudain serpenta dans l'infini du soir Un sifflement lugubre, intense, Comme le cri perçant d'une âme au désespoir En fuite par le vide immense. Or, c'était un convoi que j'entendais courir À toute vapeur dans la plaine. Il passa, laissant **** derrière lui mourir Son fracas et sa rouge haleine. Le passage du monstre un moment ébranla Les carreaux étroits des fenêtres, Fit geindre un clavecin poudreux qui dormait là Et frémir des portraits d'ancêtres ; Sur la tapisserie Actéon tressaillit, Diane contracta les lèvres ; Un plâtras détaché du haut du mur faillit Briser l'horloge de vieux sèvres. Ce fut tout. Le silence aux voûtes du plafond Replia lentement son aile, Et la nuit, arrachée à son rêve profond, Se redrapa plus solennelle. Mais mon cœur remué ne se put assoupir : J'écoutais toujours dans l'espace Cette course effrénée et ce strident soupir, Image d'un siècle qui passe.
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Fable I, Livre III. Toi qui, peintre et rival de Flore, Comme elle à la nature empruntes les couleurs Dont se parent toutes les fleurs Que sous tes doigts on voit éclore, Que je porte envie à ton art ! Tout est rose pour toi. Plus tes tableaux fidèles Se rapprochent de tes modèles, Et plus on t'applaudit ; et moi, si par hasard J'ose crayonner quelque page, D'un tout contraire accueil je suis souvent payé. Et je plais d'autant moins au modèle effrayé Que j'ai mieux tracé son image. À ses yeux qu'ai-je offert en effet ? maint défaut, Maint travers. Cher ami, dans le siècle où nous sommes Tout est vice ou sottise ; et, pour charmer, il faut Peindre les fleurs et non les hommes. La fleur du chardon se carrait Au milieu des piquants dont sa tige est armée ; Et sans plus de façons, d'elle-même charmée, À la rose se préférait. « Je suis plus qu'elle encore et sévère et pudique, Car on la vit parfois s'humaniser un peu. Quant à moi, qu'on approche, et l'on verra beau jeu ! Ma devise est, enfin : Qui s'y frotte s'y pique. « - Et pourquoi s'y frotterait-on ? » Dit un jeune berger qui cherchait aventure : « Pour jouir d'une rose on brave une blessure ; Mais se fait-on piquer pour cueillir un chardon ? »
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Le chardon et la rose
Bien des gens ont mis leurs sentiments en mots pour soulager leur cœur trop lourd. Il me semble alors utile de le faire maintenant parce que traîner mon corps est un supplice. Je te sens m’éviter, sachant très bien ce qui s’est passé, mais refusant de prendre ta part de responsabilité. Nous étions deux. Tu m’as dit que c’était compliqué. J’ai tout accepté en étant sous l’effet de l’étincelle du moment que tu m’avais offert. Tu exprimais tes remords tout en continuant ce que nous avions commencé. Tout est flou à présent. Un instant tu était l’ami qui pouvait me faire sourire même lorsque le ciel me tombait sur la tête et en une fraction de seconde, tu balayais cette relation du revers de la main. « Je n’aurais pas dû faire ça » tu m’as dit. Et pourtant tu l’as fait. Je ne crois pas à l’effet de l’alcool. Étais-je simplement le fruit d’une impulsion ou juste une autre de plus? J’ai mal. Je t’ai donné l’occasion de m’expliquer et tu t’entêtes à éviter de me répondre clairement. Je ne peux plus manger. Tout me tente et me dégoûte à la fois. Je ne regrette pas que tu aies été le premier. C’était à la limite romantique. Cependant, je ne peux l’oublier, la scène repasse sans cesse. Je ne peux pas nier que je rêve d’un autre moment comme celui-là avec toi. Je n’aurais pas pu imaginer un first kiss plus parfait. Oui, il m’a surpris, mais je pense qu’il le fallait. Tu es tellement attentionné, tu ne sais pas la valeur que tu as. Tu as su me transmettre ta confiance et ta joie. Tu as rendu mes 18 ans inoubliables. Passer mes mains dans tes cheveux, danser avec incohérence au gré d’une musique qui faisait vibrer de l’intérieur et t’embrasser avec un peu trop de vigueur. Je ne pourrai jamais te dire à quel point tu es une personne hors du commun. J’ai presque honte de mes sentiments parce que je sais que pour toi, l’amitié est le seul fil qui nous relie. Il faut que ça sorte pour que j’aille mieux. Je me trouve si extravagante d’en faire toute une histoire pour de frivoles embrassades de bar, mais il y a de quoi se poser des questions. Je ne sais pas si tu aura le courage de tout lire. Dans mon fort intérieur je sens que j’éprouve quelque chose pour toi. C’est indéniable. J’ai passé des heures à scruter à la loupe ce que j’en pensais. Sans l’ombre d’un doute, ce n’est pas l’amitié qui me fait vivre. P.S. La fille qui rentra un jour au bar pour en ressortir comme une femme.
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Apr 28, 2019
Apr 28, 2019 at 11:35 PM UTC
L’âge adulte
Bien des gens ont mis leurs sentiments en mots pour soulager leur cœur trop lourd. Il me semble alors utile de le faire maintenant parce que traîner mon corps est un supplice. Je te sens m’éviter, sachant très bien ce qui s’est passé, mais refusant de prendre ta part de responsabilité. Nous étions deux. Tu m’as dit que c’était compliqué. J’ai tout accepté en étant sous l’effet de l’étincelle du moment que tu m’avais offert. Tu exprimais tes remords tout en continuant ce que nous avions commencé. Tout est flou à présent. Un instant tu était l’ami qui pouvait me faire sourire même lorsque le ciel me tombait sur la tête et en une fraction de seconde, tu balayais cette relation du revers de la main. « Je n’aurais pas dû faire ça » tu m’as dit. Et pourtant tu l’as fait. Je ne crois pas à l’effet de l’alcool. Étais-je simplement le fruit d’une impulsion ou juste une autre de plus? J’ai mal. Je t’ai donné l’occasion de m’expliquer et tu t’entêtes à éviter de me répondre clairement. Je ne peux plus manger. Tout me tente et me dégoûte à la fois. Je ne regrette pas que tu aies été le premier. C’était à la limite romantique. Cependant, je ne peux l’oublier, la scène repasse sans cesse. Je ne peux pas nier que je rêve d’un autre moment comme celui-là avec toi. Je n’aurais pas pu imaginer un first kiss plus parfait. Oui, il m’a surpris, mais je pense qu’il le fallait. Tu es tellement attentionné, tu ne sais pas la valeur que tu as. Tu as su me transmettre ta confiance et ta joie. Tu as rendu mes 18 ans inoubliables. Passer mes mains dans tes cheveux, danser avec incohérence au gré d’une musique qui faisait vibrer de l’intérieur et t’embrasser avec un peu trop de vigueur. Je ne pourrai jamais te dire à quel point tu es une personne hors du commun. J’ai presque honte de mes sentiments parce que je sais que pour toi, l’amitié est le seul fil qui nous relie. Il faut que ça sorte pour que j’aille mieux. Je me trouve si extravagante d’en faire toute une histoire pour de frivoles embrassades de bar, mais il y a de quoi se poser des questions. Je ne sais pas si tu aura le courage de tout lire. Dans mon fort intérieur je sens que j’éprouve quelque chose pour toi. C’est indéniable. J’ai passé des heures à scruter à la loupe ce que j’en pensais. Sans l’ombre d’un doute, ce n’est pas l’amitié qui me fait vivre. P.S. La fille qui rentra un jour au bar pour en ressortir comme une femme.
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Fable VI, Livre V. Quelques brochets jetés dans nos étangs N'y sont pas tout-à-fait nuisibles. Craints des poissons de tous les rangs, Mais au fretin lui seul terribles, S'ils vivent des petits, ils font vivre les grands. Des avortons, sans cesse, engloutissant la tourbe, Ils accroissent d'autant la part des gros mangeurs ; Et de plus à ces bons nageurs Ne laissent pas le temps de croupir dans la bourbe. Il faut dire la vérité : La critique est utile, et sa sévérité Dont notre apologue est l'emblème, Peut avoir au Parnasse un salutaire effet ; Mais encor, pour cela, faut-il que le brochet Ne soit pas du fretin lui-même.
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Les brochets
Entends comme brame Près des acacias En avril la rame Viride du pois ! Dans sa vapeur nette, Vers Phoebé ! tu vois S'agiter la tête De saints d'autrefois... **** des claires meules Des caps, des beaux toits, Ces chers Anciens veulent Ce philtre sournois... Or ni fériale Ni astrale ! n'est La brume qu'exhale Ce nocturne effet. Néanmoins ils restent, - Sicile, Allemagne, Dans ce brouillard triste Et blêmi, justement !
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Entends comme brame
Quid est amor? the monk read on but I looked at his greying tonsured head how the sun made it shine. Dio e uomo the Italian monk said un po 'meno degli angeli and what is man that God should care for him? Gareth said in his neat Italian. Sunlight on the orange brickwork of the abbey in the afternoon and I helping to pick apples in the abbey orchard doing as shown by Dom Charles. Dieu a tant aimé le monde the French monk said to me as I helped him in the side chapel to arrange things for the Mass qu'il a donné son fils. La peine pour le péché est en effet nécessaire mais ce ne devrait pas être une préoccupation sans fin Gareth said quoting St Bernard. She lay there on her bed spread like an opening flower and I she said to plough her field. The French monk quoted Plato les hommes sages parlent parce qu'ils ont quelque chose à dire les fous parce qu'ils doivent dire quelque chose. What is love? she said kissing me all over in her bed the answer rattled like a pea in a pod around my head.
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Jun 13, 2017
Jun 13, 2017 at 7:23 AM UTC
QUID EST AMOR.
Je veux te raconter, ô molle enchanteresse ! Les diverses beautés qui parent ta jeunesse ; Je veux te peindre ta beauté, Où l'enfance s'allie à la maturité. Quand tu vas balayant l'air de ta jupe large, Tu fais l'effet d'un beau vaisseau qui prend le large, Chargé de toile, et va roulant Suivant un rythme doux, et paresseux, et lent. Sur ton cou large et rond, sur tes épaules grasses, Ta tête se pavane avec d'étranges grâces ; D'un air placide et triomphant Tu passes ton chemin, majestueuse enfant. Je veux te raconter, ô molle enchanteresse ! Les diverses beautés qui parent ta jeunesse ; Je veux te peindre ta beauté, Où l'enfance s'allie à la maturité. Ta gorge qui s'avance et qui pousse la moire, Ta gorge triomphante est une belle armoire Dont les panneaux bombés et clairs Comme les boucliers accrochent des éclairs, Boucliers provoquants, armés de pointes roses ! Armoire à doux secrets, pleine de bonnes choses, De vins, de parfums, de liqueurs Qui feraient délirer les cerveaux et les coeurs ! Quand tu vas balayant l'air de ta jupe large, Tu fais l'effet d'un beau vaisseau qui prend le large, Chargé de toile, et va roulant Suivant un rythme doux, et paresseux, et lent. Tes nobles jambes, sous les volants qu'elles chassent, Tourmentent les désirs obscurs et les agacent, Comme deux sorcières qui font Tourner un philtre noir dans un vase profond. Tes bras, qui se joueraient des précoces hercules, Sont des boas luisants les solides émules, Faits pour serrer obstinément, Comme pour l'imprimer dans ton coeur, ton amant. Sur ton cou large et rond, sur tes épaules grasses, Ta tête se pavane avec d'étranges grâces ; D'un air placide et triomphant Tu passes ton chemin, majestueuse enfant.
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Le beau navire
Je veux te raconter, ô molle enchanteresse ! Les diverses beautés qui parent ta jeunesse ; Je veux te peindre ta beauté, Où l'enfance s'allie à la maturité. Quand tu vas balayant l'air de ta jupe large, Tu fais l'effet d'un beau vaisseau qui prend le large, Chargé de toile, et va roulant Suivant un rythme doux, et paresseux, et lent. Sur ton cou large et rond, sur tes épaules grasses, Ta tête se pavane avec d'étranges grâces ; D'un air placide et triomphant Tu passes ton chemin, majestueuse enfant. Je veux te raconter, ô molle enchanteresse ! Les diverses beautés qui parent ta jeunesse ; Je veux te peindre ta beauté, Où l'enfance s'allie à la maturité. Ta gorge qui s'avance et qui pousse la moire, Ta gorge triomphante est une belle armoire Dont les panneaux bombés et clairs Comme les boucliers accrochent des éclairs, Boucliers provoquants, armés de pointes roses ! Armoire à doux secrets, pleine de bonnes choses, De vins, de parfums, de liqueurs Qui feraient délirer les cerveaux et les coeurs ! Quand tu vas balayant l'air de ta jupe large, Tu fais l'effet d'un beau vaisseau qui prend le large, Chargé de toile, et va roulant Suivant un rythme doux, et paresseux, et lent. Tes nobles jambes, sous les volants qu'elles chassent, Tourmentent les désirs obscurs et les agacent, Comme deux sorcières qui font Tourner un philtre noir dans un vase profond. Tes bras, qui se joueraient des précoces hercules, Sont des boas luisants les solides émules, Faits pour serrer obstinément, Comme pour l'imprimer dans ton coeur, ton amant. Sur ton cou large et rond, sur tes épaules grasses, Ta tête se pavane avec d'étranges grâces ; D'un air placide et triomphant Tu passes ton chemin, majestueuse enfant.
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Moi qui ne suis qu'un brin d'hysope dans la main Du Seigneur tout-puissant qui m'octroya la grâce, Je puis, si mon dessein est pur devant Sa face, Purifier autrui passant sur mon chemin. Je puis, si ma prière est de celles qu'allège L'Humilité du poids d'un désir languissant, Comme un païen peut baptiser en cas pressant, Laver mon prochain, le blanchir plus que la neige. Prenez pitié de moi, Seigneur, suivant l'effet Miséricordieux de Vos mansuétudes, Veuillez bander mon coeur, coeur aux épreuves rudes, Que le zèle pour Votre maison soulevait. Faites-moi prospérer dans mes voeux charitables Et pour cela, suivant le rite respecté, Gloire à la Trinité durant l'éternité, Gloire à Dieu dans les cieux les plus inabordables, Gloire au Père, fauteur et gouverneur de tout, Au Fils, créateur et sauveur, juge et partie, Au Saint-Esprit, de Qui la lumière est sortie, Par Quel ainsi qu'une eau lustrale mon sang bout, Moi qui ne suis qu'un brin d'hysope dans la main.
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Asperges me
Je n’ai pas ses yeux d’un bleu profond, Ceux dans lesquels tu t’y noies. Tu devrais voir ton regard d’adoration, Pourquoi tu ne peux l’avoir pour moi? Ni même les courbes délicieuses de son corps, Celles sur lesquelles tu y découvres le monde. Tu devrais sentir l’effet de tes mains carnivores, Quand sauras-tu que je veux aussi ses secondes? Non plus le caprice de son indifférence, Celui pour lequel tu t’acharnes à vaincre. Tu devrais écouter ton incohérence, Où il faut que j’aille pour jeter mon ancre? Tu peux m’avoir toute entière, Des yeux bruns où tu t’y blottirais, Un corps dévoué pour te plaire, Et un amour qui ne s’éteindrait jamais...
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May 18, 2019
May 18, 2019 at 12:32 PM UTC
I'm not her
Ange divin, qui mes plaies embaume, Le truchement et le héraut des dieux, De quelle porte es-tu coulé des cieux, Pour soulager les peines de mon âme ? Toi, quand la nuit par le penser m'enflamme, Ayant pitié de mon mal soucieux, Ore en mes bras, ore devant mes yeux, Tu fais nager l'idole de ma Dame. Demeure, Songe, arrête encore un peu ! Trompeur, attends que je me sois repu De ce beau sein dont l'appétit me ronge, Et de ces flancs qui me font trépasser : Sinon d'effet, souffre au moins que par songe Toute une nuit je les puisse embrasser.
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Ange divin, qui mes plaies embaume
Ton rire éclaire mon vieux cœur Comme une lanterne une cave Où mûrirait tel cru vainqueur : Aï, Beaune, Sauterne, Grave. Ton rire éclaire mon vieux cœur. Ta voix claironne dans mon âme : Tel un signal d'aller au feu... ... De tes yeux en effet tout flamme On y va, sacré nom de Dieu ! Ta voix claironne dans mon âme. Ta manière, ton meneo, Ton chic, ton galbe, ton que sais-je, Me disent : « Viens ça » Prodeo. (Ô ces souvenirs de collège ! ) Ta manière ! ton meneo ! Ta gorge, tes hanches, ton geste, Et le reste, odeur et fraîcheur Et chaleur m'insinuent : reste ! Si j'y reste, en ton lit mangeur ! Ta gorge, tes hanches ! ton geste !
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Ton rire éclaire mon vieux cœur
Malheur, malheur à qui dans cette mer profonde Du coeur de l'homme jette imprudemment la sonde ! Car le plomb bien souvent, au lieu du sable d'or, De coquilles de nacre aux beaux reflets de moire, N'apporte sur le pont que boue infecte et noire. - Oh ! si je pouvais vivre une autre vie encor ! Certes, je n'irais pas fouiller dans chaque chose Comme j'ai fait. - Qu'importe après tout que la cause Soit triste, si l'effet qu'elle produit est doux ? - Jouissons, faisons-nous un bonheur de surface ; Un beau masque vaut mieux qu'une vilaine face. - Pourquoi l'arracher, pauvres fous ?
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Albertus (LXXII)
On n'offense que Dieu qui seul pardonne. Mais On centriste son frère, on l'afflige, on le blesse. On fait gronder sa haine ou pleurer sa faiblesse, Et c'est un crime affreux qui va troubler la paix Des simples, et donner au monde sa pâture, Scandale, cœurs perdus, gros mots et rire épais. Le plus souvent par un effet de la nature Des choses, ce péché trouve son châtiment Même ici-bas, féroce et long communément. Mais l'Amour tout-puissant donne à la créature Le sens de son malheur qui mène au repentir Par une route lente et haute, mais très sûre. Alors un grand désir, un seul, vient investir - Le pénitent, après les premières alarmes. Et c'est d'humilier son front devant les larmes De naguère, sans rien qui pourrait amollir Le coup droit pour l'orgueil, et de rendre les armes Comme un soldat vaincu, - triste de bonne fol. Ô ma sœur, qui m'avez puni, pardonnez-moi !
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On n'offense que Dieu qui seul pardonne
Elle passa, je crois qu'elle m'avait souri. C'était une grisette ou bien une houri. Je ne sais si l'effet fut moral ou physique, Mais son pas en marchant faisait une musique. Quoi ! Ton pavé bruyant et fangeux, ô Paris, A de ces visions ineffables ! Je pris Ses yeux fixés sur moi pour deux étoiles bleues. Fraîche et joyeuse enfant ! Moineaux et hochequeues Ont moins de gaîté folle et de vivacité. Elle avait une robe en taffetas d'été, De petits brodequins couleur de scarabée, L'air d'une ombre qui passe avant la nuit tombée, Je ne sais quoi de fier qui permettait l'espoir. Pendant que je songeais, croyant encor la voir Même après qu'elle était enfuie et disparue, Et que debout, pensif au milieu de la rue, Contemplant, ébloui, cet être gracieux, J'avais l'œil dans l'espace et l'âme dans les cieux, Une vieille, moitié chatte et moitié harpie, Au menton hérissé d'une barbe en charpie, Vêtue affreusement d'un sinistre haillon, Effroyable, et parlant comme avec un bâillon, Me dit tout bas : - Monsieur veut-il de cette fille ? Ô pauvre colibri que vend une chenille !
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Elle passa, je crois qu'elle m'avait souri