"dort" poems
Life
It isn't a privilege
Or some dort of miracle.
It is a test.
A test to see what you've done
Who you are
And what you deserve.
Whether it's pain, joy
O neither.
Do you deserve to live among the shadows?
Where the sun never shines but the clouds never darken -
A world filled with emptiness.
You are neither hero nor villan,
Friend nor foe;
You deserve nothing.
Or have you killed?
Wronged the Gods in one way or another?
You deserve more than death
To be filled with hunger, food and water always out of reach.
To be live among fire, pain always present.
You deserve endless torture.
However
If somehow you managed to live your life right
Defending family
Friends
With everything you've got.
You will continue to live on
Forever.
Your name and story passed down
Forever.
People will whisper your name for strength
For help.
You will wander the fields of Elysium
Surrounded by endless beauty
Blue lake,
Green hills.
You deseve more than can ever be given
Jan 31, 2011
Jan 31, 2011 at 2:36 PM UTC
Sonnet pour mon épagneul anglais Nils
De son smoking de noir vêtu,
mêmes quand il court dans les rues,
à un artiste de gala
il semble emprunter le pas
Ton ventre est blanc comme une hermine.
Sur ton museau blanc, une truffe
Son dos de noir tout habillé.
Sur le front, il se fait doré.
De « prince », il s’attire le nom
Tant sa démarche est altiere ;
mais de « Nils », il a le surnom,
Car autant qu’un jar, il est fier.
Assis, il paraît méditer,
Sur le monde sa vanité.
De ses yeux noirs il vous regarde,
Comme un reproche qui s’attarde.
Quand il court, parmi les genêts,
Il fend l’air comme un destrier ;
Et le panache de sa queue
En flottant, vous ravit les yeux.
Mon épagneul est très dormeur,
Et aux sofas, il fait honneur.
Mais lorsque se lève le jour,
A se promener, il accourt.
Quand il dort, il est écureuil,
mais jamais, il ne ferme l’œil.
Un léger murmure l’éveille
Tant aérien est son sommeil.
Il semble emprunter le pas
Lorsqu’un aboiement le réveille
De sa voix, il donne l’éveil.
Et les chats, les chiens maraudeurs,
Il met en fuite avec bonheur.
Lorsque dans mes bras, il vient,
Son pelage se fait câlin.
Et la douceur de sa vêture
Lui fait une jolie voilure.
Sur ma table, sa tête repose
Lorsque je taquine la prose,
Comme pour dire ; même par-là,
je veux que tu restes avec moi.
Sous ma caresse, il se blottit,
comme le ferait un petit.
De ma tristesse, il vient à bout,
tant le regard qu’il pose est doux.
Paul d’Aubin (Paul Arrighi), Toulouse.
***
Poème à ma chienne Laika dite «Caquine»
Tu as un gros museau,
Cocker chocolatine,
Des yeux entre amandes et noisettes
Teintés d’une humeur suppliante.
Ta fourrure est quelque peu rêche
Mais prend l’éclat de la noisette
et le reflet du renard roux.
La caresse se fait satin.
Ma fille Célia t’appelle : «Caquine»
Pour des raisons que je ne peux
Au lecteur dévoiler ici,
Mais toute ta place tu tiens.
A ta maitresses adorée
Tu dresses ton gros museau
Et te blottis pour la garder
En menaçant ceux qui approchent.
Tu es peureuse comme un lézard,
Et sait ramper devant Célia.
Mais ton museau, sur mes genoux
Au petit déjeuner veille et guette.
Quand je te sors, tu tires en laisse
Jusqu’à m’en laisser essoufflé,
Après avoir d’énervement
Dans ta gueule, mes chaussons saisis.
Sur les sentiers de senteur,
Ton flair à humer se déploie.
Tu es, ma chienne, compagnie.
De mes longues après-midi.
Paul d’Aubin (Paul Arrighi), Toulouse.
Oct 1, 2013
Oct 1, 2013 at 3:58 PM UTC
Ich denke dein,
wenn mir der Sonne schimmer
Vom Meere strahlt;
Ich denke dein,
wenn sich des Mondes Flimmer
In Quellen malt.
Ich sehe dich,
wenn auf dem fernen Wege
Der Staub sich hebt,
In tiefer Nacht,
wenn auf dem schmalen Stege
Der Wandrer bebt.
Ich höre dich,
wenn dort mit dumpfem Rauschen
Die Welle steigt.
Im stillen Haine geh' ich oft zu lauschen,
Wenn alles schweigt.
Ich bin bei dir,
du seist auch noch so ferne,
Du bist mir nah!
Die Sonne sinkt,
bald leuchten mir die Sterne.
O wärst du da!
― Johann Wolfgang von Goethe
*English Translation:
I Think of You
I think of you,
when I see the sun’s shimmer
Gleaming from the sea.
I think of you,
when the moon’s glimmer
Is reflected in the springs.
I see you,
when on the distant road
The dust rises,
In deep night,
when on the narrow bridge
The traveler trembles.
I hear you,
when with a dull roar
The wave surges.
In the quiet grove I often go to listen
When all is silent.
I am with you,
however far away you may be,
You are next to me!
The sun is setting,
soon the stars will shine upon me.
― Johann Wolfgang von Goethe
Sep 4, 2018
Sep 4, 2018 at 4:24 PM UTC
Le nom du court métrage c'est Miction Première.
Le personnage: un homme nu. On ne voit de lui que ses deux membres du bas et son membre viril
Les décors : une chambre de jeune femme bourrée de livres sur l'art et les oiseaux
Un matelas queen size sur un lit en bois verni couvert d'un drap rose et deux oreillers roses
Au mur un tableau
On entend le bruit des pales d'un ventilateur.
Près de la fenêtre un fauteuil en velours rouge. La lumière de la nuit filtre par les persiennes.
Une armoire occupe tout le pan du mur à côté de la porte de la chambre. Cette armoire possède un grand miroir.
A la droite du lit il y a une table de nuit ou se trouve un portable branché sur son chargeur.
Juste à côté de la chambre c'est la salle de bains close par une porte
Dans cette salle de bains il y a une ****** italienne, un évier, une cuvette d'aisance, un bidet. Les murs sont en faïence bleue.
Le script: Il est entre trois heures et trois heures et demie du matin
Un homme se réveille et saisit son portable. Cette lumière éclaire la pièce et donne l"heure
L'homme qui était allongé sur le côté est désormais allongé sur le dos.
On ne voit de lui que son sexe qui frétille dans un demi-sommeil au-dessus d'une forêt de poils blancs
Sa peau est aussi noire que la nuit est bleue.
Il dort nu, se lève.
Et se dirige vers les toilettes en tâtonnant
Il allume la lumière qui inonde la pièce.
Et se présente au-dessus de la cuvette
Où il satisfait un besoin naturel.
Il pisse en un long jet de 45 secondes
Colorant l'eau transparente de la cuvette
D'un jaune mordoré
On entend clairement le bruit d'un ruisseau ou d'une source qui se déverse
Puis la chasse est actionnée
Et on voit le sexe qui palpite pendant que ses eaux disparaissent dans la fosse septique
Tandis que perle la dernière goutte d'urine.
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 6:01 AM UTC
La belle lune qui dort dans la nuit,
Sa couleur de lumiere , elle est si jolie...
La belle lune qui j'ai vu ce soir,
Un trainen chaque gare.
Douce comme toi,
Elle est indécise, sa joie.
Le café qui tu as pris,
L'espérance pas encore finie.
La belle lune froide dans l'hiver,
Je t'offre une quimére.
La belle lune si claire, si amoureuse,
Je t'aime lune farceuse.
Victor Marques
Dec 14, 2009
Dec 14, 2009 at 8:32 AM UTC
Jaques le fumeur aimait les rouler étroits
Et toujours en fumait deux a la fois
J'aime fumer disait il
Quelle excuse futile!
Le tabac et ce qu'il y ajoutait l'esclavagèrent
Depuis qu'il n'utilisait plus son briquet que pour les concerts
L'esclave jamais ne dort
Car même la nuit il en roulait encore
Dans sa chambre, à coté de la fenêtre
O marchand de sable, plongez moi dans le bien-être
repetait il quand il n'en pouvait plus
mais ce soir la quelque chose de nouveau l'avait déplu
la constatation d'un changement l'avait dégoûté
L'eau de la bouteille avait noircit et maintenant sentait
la bouteille qu'il prenait pour cendrier car il n'en avait pas un
Fixe sur la bouteille il était terrifie de ce que lui réservait son destin
Il tendit la main vers la bouteille pour alléger sa cigarette
Hélas il y fit tomber sa possession la plus précieuse
Il devait affronter son dégoût et chercher entre les cigarettes
sinon son existence ne serait plus jamais délicieuse
il coupa la bouteille en deux
il chercha, chercha et chercha encore
main dans le goudron
mains sur le nez
Maintenant Jacques pleure
Aucune trace de son espoir
hier, aujourd'hui et demain pour lui ont la même couleur
il mourut 60 ans avant ses dernières mémoires
car quand il ne pouvait plus espérer
il cessa de vivre
Sep 28, 2013
Sep 28, 2013 at 9:11 AM UTC
.
.
.
not
a word
passes between you
and I, dear city, when
you open my eyes then
veil them again. You like
to surprise me and I like
being led. Surround me
with noise and lights: I
really don't mind being
blinded with beauty. As
I silently step into your
sad-skyscraper skeleton,
you let me know that all
these different humans
-the ones you birth, mind
you - tire you terribly.
Sometimes, you even
wish you could pop a
sleeping pill, or maybe
two or three (the secret
being that you'd swallow
the whole bottle if no one
was looking). Don't even
try to feign perfection. I
caught you sleeping that
one time: it was so
beautiful I
almost
cried
.
.
.
Apr 12, 2015
Apr 12, 2015 at 8:42 PM UTC
Sah ein Mädchen ein Röslein stehen
Blühte dort in lichten Höhen
Sprach sie ihren Liebsten an
ob er es ihr steigen kann
Sie will es und so ist es fein
So war es und so wird es immer sein
Sie will es und so ist es Brauch
Was sie will bekommt sie auch
Tiefe Brunnen muss man graben
wenn man klares Wasser will
Rosenrot oh Rosenrot
Tiefe Wasser sind nicht still
Der Jüngling steigt den Berg mit Qual
Die Aussicht ist ihm sehr egal
Hat das Röslein nur im Sinn
Bringt es seiner Liebsten hin
Sie will es und so ist es fein
So war es und so wird es immer sein
Sie will es und so ist es Brauch
Was sie will bekommt sie auch
Tiefe Brunnen muss man graben
wenn man klares Wasser will
Rosenrot oh Rosenrot
Tiefe Wasser sind nicht still
An seinen Stiefeln bricht ein Stein
Will nicht mehr am Felsen sein
Und ein Schrei tut jedem kund
Beide fallen in den Grund
Sie will es und so ist es fein
So war es und so wird es immer sein
Sie will es und so ist es Brauch
Was sie will bekommt sie auch
Tiefe Brunnen muss man graben
wenn man klares Wasser will
Rosenrot oh Rosenrot
Tiefe Wasser sind nicht still
--
Sep 13, 2013
Sep 13, 2013 at 1:06 PM UTC
Tout est pris d'un frisson subit.
L'hiver s'enfuit et se dérobe.
L'année ôte son vieil habit ;
La terre met sa belle robe.
Tout est nouveau, tout est debout ;
L'adolescence est dans les plaines ;
La beauté du diable, partout,
Rayonne et se mire aux fontaines.
L'arbre est coquet ; parmi les fleurs
C'est à qui sera la plus belle ;
Toutes étalent leurs couleurs,
Et les plus laides ont du zèle.
Le bouquet jaillit du rocher ;
L'air baise les feuilles légères ;
Juin rit de voir s'endimancher
Le petit peuple des fougères.
C'est une fête en vérité,
Fête où vient le chardon, ce rustre ;
Dans le grand palais de l'été
Les astres allument le lustre.
On fait les foins. Bientôt les blés.
Le faucheur dort sous la cépée ;
Et tous les souffles sont mêlés
D'une senteur d'herbe coupée.
Oui chante là ? Le rossignol.
Les chrysalides sont parties.
Le ver de terre a pris son vol
Et jeté le froc aux orties ;
L'aragne sur l'eau fait des ronds ;
Ô ciel bleu ! l'ombre est sous la treille ;
Le jonc tremble, et les moucherons
Viennent vous parler à l'oreille ;
On voit rôder l'abeille à jeun,
La guêpe court, le frelon guette ;
A tous ces buveurs de parfum
Le printemps ouvre sa guinguette.
Le bourdon, aux excès enclin,
Entre en chiffonnant sa chemise ;
Un oeillet est un verre plein,
Un lys est une nappe mise.
La mouche boit le vermillon
Et l'or dans les fleurs demi-closes,
Et l'ivrogne est le papillon,
Et les cabarets sont les roses.
De joie et d'extase on s'emplit,
L'ivresse, c'est la délivrance ;
Sur aucune fleur on ne lit :
Société de tempérance.
Le faste providentiel
Partout brille, éclate et s'épanche,
Et l'unique livre, le ciel,
Est par l'aube doré sur tranche.
Enfants, dans vos yeux éclatants
Je crois voir l'empyrée éclore ;
Vous riez comme le printemps
Et vous pleurez comme l'aurore.
1.5k
Okay, wenn ich mich recht erinnere, hast du gesagt:
"Wenn ich nach drei Monaten immer noch keine Gefühle für sie hab',
wird sie wohl nicht die Richtige sein."
Wenn ich mich recht erinnere, hattest du es verneint:
"Es gibt tausend Unterschiede, die uns teiln'."
Hast du dich blind gestellt
oder konntest du nicht aufpassen?
Sie hat dich längst in ihr Herz geschlossen...
1.) ... und die Tür zugeknallt
Wie ihr lachend auf dem Rasen spielt
dein Lächeln ist eine Kurve, die alles wieder gerade biegt
2.) ... und den Riegel vorgeschoben
Wie ihr euch wissend gegenübersitzt
und wir zwei plötzlich wieder Fremde sind
3.) ... und den Schlüssel dreimal umgedreht
(ich bin cool damit)
Okay, du hältst mich weder für clever,
noch bin ich aus zuckersüßem Kaugummi,
aber wenn Anfassen so simpel sein soll
und Berühren eine Kunst;
um was wollen wir dann wetten, dass sie schwach wird,
wenn du deine Hände benutzt?
Also bleiben deine in den ihren,
so lange du sie dort lässt
4.) ...und Martin:
Der Deckel muss nichtmal genau passen,
wenn er all die Hitze hält
Sep 7, 2018
Sep 7, 2018 at 9:17 AM UTC
Andere alle sehen die Aussicht
In der Natur, aus dem Fernster
Aber meine Aussicht bist du
Ich brauche kein Blatt
Vogelstimmen oder einen See
Ich brauche deine Augen,
Deine Worte und
Ich brauche deine Liebe
Deine Liebe ist wie eine Brücke
Ich bin da
Du bist dort
Wir kommen zusammen, wenn wir unsere Arme öffnen
Aber da gibt es andere
Mar 11, 2019
Mar 11, 2019 at 11:30 AM UTC
Viens donc ma Muse
Et comme chaque dimanche matin
J'ouvre grand mes ailes
Viens danser avec les fauves
Et prends-moi sous l'aisselle
Plonge dans ma sueur matinale
Tu vois, tu sens le parfum
De la bête qui halète
Quand tu l'allaites de tes désirs secrets.
Cette bête qui dort en moi
Et qui te captive
Cette bête aux mille têtes et aux mille poils
Qui t'épient et que tu guettes
Par la fenêtre
Le parfum de cerf-lynx qui te hante
Une odeur oubliée qui t'obnubile
Une odeur de ton enfance
Comme une souffrance lancinante
Qui te trouble et t'exaspère
Une puanteur charnelle instinctive
Presque un fleuve liquide
Qui se répand comme une onde de rut
Et se faufile entres tes lèvres et narines
Sur les chemins pentus de l'extase.
Sens-moi épanche-toi
Hume-moi respire-moi
Renifle-moi
Essaie de deviner le nom de ce parfum :
Cocaïne de Lanvin ?
Fleurs du Mâle de Guerlain?
Encens Sauvage de Dior ?
Sang-dragon de Givenchy ?
Et si c'était simplement Cyprine de Muse
Que tu secrétais sous mes aisselles?
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 6:07 AM UTC
Tandis que l'étoile inodore
Que l'été mêle aux blonds épis
Emaille de son bleu lapis
Les sillons que la moisson dore,
Avant que, de fleurs dépeuplés,
Les champs aient subi les faucilles,
Allez, allez, ô jeunes filles,
Cueillir des bleuets dans les blés !
Entre les villes andalouses,
Il n'en est pas qui sous le ciel
S'étende mieux que Peñafiel
Sur les gerbes et les pelouses,
Pas qui dans ses murs crénelés
Lève de plus fières bastilles...
Allez, allez, ô jeunes filles,
Cueillir des bleuets dans les blés !
Il n'est pas de cité chrétienne,
Pas de monastère à beffroi,
Chez le Saint-Père et chez le Roi,
Où, vers la Saint-Ambroise, il vienne
Plus de bons pèlerins hâlés,
Portant bourdon, gourde et coquilles...
Allez, allez, ô jeunes filles,
Cueillir des bleuets dans les blés !
Dans nul pays, les jeunes femmes,
Les soirs, lorsque l'on danse en rond,
N'ont plus de roses sur le front,
Et n'ont dans le cœur plus de flammes ;
Jamais plus vifs et plus voilés
Regards n'ont lui sous les mantilles...
Allez, allez, ô jeunes filles,
Cueillir des bleuets dans les blés !
La perle de l'Andalousie,
Alice, était de Peñafiel,
Alice qu'en faisant son miel
Pour fleur une abeille eût choisie.
Ces jours, hélas ! sont envolés !
On la citait dans les familles...
Allez, allez, ô jeunes filles,
Cueillir des bleuets dans les blés !
Un étranger vint dans la ville,
Jeune, et parlant avec dédain.
Etait-ce un maure grenadin ?
Un de Murcie ou de Séville ?
Venait-il des bords désolés
Où Tunis a ses escadrilles ?...
Allez, allez, ô jeunes filles,
Cueillir des bleuets dans les blés !
On ne savait. - La pauvre Alice
En fut aimée, et puis l'aima.
Le doux vallon du Xarama
De leur doux péché fut complice.
Le soir, sous les cieux étoilés,
Tous deux erraient par les charmilles...
Allez, allez, ô jeunes filles,
Cueillir des bleuets dans les blés !
La ville était lointaine et sombre ;
Et la lune, douce aux amours,
Se levant derrière les tours
Et les clochers perdus dans l'ombre,
Des édifices dentelés
Découpait en noir les aiguilles...
Allez, allez, ô jeunes filles,
Cueillir des bleuets dans les blés !
Cependant, d'Alice jalouses,
En rêvant au bel étranger,
Sous l'arbre à soie et l'oranger
Dansaient les brunes andalouses ;
Les cors, aux guitares mêlés,
Animaient les joyeux quadrilles...
Allez, allez, ô jeunes filles,
Cueillir des bleuets dans les blés !
L'oiseau dort dans le lit de mousse
Que déjà menace l'autour ;
Ainsi dormait dans son amour
Alice confiante et douce.
Le jeune homme aux cheveux bouclés,
C'était don Juan, roi des Castilles...
Allez, allez, ô jeunes filles,
Cueillir des bleuets dans les blés !
Or c'est péril qu'aimer un prince.
Un jour, sur un noir palefroi
On la jeta de par le roi ;
On l'arracha de la province ;
Un cloître sur ses jours troublés
De par le roi ferma ses grilles...
Allez, allez, ô jeunes filles,
Cueillir des bleuets dans les blés !
Le 13 avril 1828.
1.3k
Sonnet.
C'est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.
Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.
Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.
Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.
1.1k
c’est incroyable qu'une ville
ne dort jamais, tout se que
je crois faire c'est rêver.
rough translation:
it's incredible that in a city
that never sleeps, all i seem
to do is dream.
May 3, 2014
May 3, 2014 at 8:11 PM UTC
Elle sourit au soleil
elle chante avec les oiseaux
elle danse dans le matin
et elle dort la nuit
la fleur donne de l'amour dans le monde
La fleur donne de l'amour dans moi
translation
It smiles to the sun
It sings with the birds
It dances in the morning
and it sleeps at night
the flower gives love to the world
the flower gives love to me
Jan 13, 2011
Jan 13, 2011 at 4:58 PM UTC
Bien **** quand il se sent l'estomac écoeuré,
Le frère Milotus, un oeil à la lucarne
D'où le soleil, clair comme un chaudron récuré,
Lui darde une migraine et fait son regard darne,
Déplace dans les draps son ventre de curé.
Il se démène sous sa couverture grise
Et descend, ses genoux à son ventre tremblant,
Effaré comme un vieux qui mangerait sa prise,
Car il lui faut, le poing à l'anse d'un *** blanc,
À ses reins largement retrousser sa chemise !
Or il s'est accroupi, frileux, les doigts de pied
Repliés, grelottant au clair soleil qui plaque
Des jaunes de brioche aux vitres de papier ;
Et le nez du bonhomme où s'allume la laque
Renifle aux rayons, tel qu'un charnel polypier
Le bonhomme mijote au feu, bras tordus, lippe
Au ventre : il sent glisser ses cuisses dans le feu,
Et ses chausses roussir, et s'éteindre sa pipe ;
Quelque chose comme un oiseau remue un peu
À son ventre serein comme un monceau de tripe !
Autour dort un fouillis de meubles abrutis
Dans des haillons de crasse et sur de sales ventres ;
Des escabeaux, crapauds étranges, sont blottis
Aux coins noirs : des buffets ont des gueules de chantres
Qu'entrouvre un sommeil plein d'horribles appétits.
L'écoeurante chaleur gorge la chambre étroite ;
Le cerveau du bonhomme est bourré de chiffons.
Il écoute les poils pousser dans sa peau moite,
Et parfois, en hoquets fort gravement bouffons
S'échappe, secouant son escabeau qui boite...
Et le soir aux rayons de lune, qui lui font
Aux contours du cul des bavures de lumière,
Une ombre avec détails s'accroupit, sur un fond
De neige rose ainsi qu'une rose trémière...
Fantasque, un nez poursuit Vénus au ciel profond.
985
Il est plus d'un silence, il est plus d'une nuit,
Car chaque solitude a son propre mystère :
Les bois ont donc aussi leur façon de se taire
Et d'être obscurs aux yeux que le rêve y conduit.
On sent dans leur silence errer l'âme du bruit,
Et dans leur nuit filtrer des sables de lumière.
Leur mystère est vivant : chaque homme à sa manière
Selon ses souvenirs l'éprouve et le traduit.
La nuit des bois fait naître une aube de pensées ;
Et, favorable au vol des strophes cadencées,
Leur silence est ailé comme un oiseau qui dort.
Et le cœur dans les bois se donne sans effort :
Leur nuit rend plus profonds les regards qu'on y lance,
Et les aveux d'amour se font de leur silence.
918
enlève ta peau & viens avec moi à la lune.
réveillons tout ce qui dort dans nos squelettes,
montre-moi ce qui te regarde dans le miroir,
& puis raconte-moi qu’ils te chuchotent,
as-tu peur du noir comme moi?
te caches-tu dans l’ombre comme moi?
sais-tu qu’un jour, on sortira d’ici?
english translation
take off your skin & come with me to the moon
we'll wake up all that sleeps in our skeletons
show me what looks back at you in the mirror
& then, tell me what they whisper to you
are you afraid of the dark like me?
do you hide in the shadows(the shade) like me?
do you know that, one day, we'll get out of here?
Mar 21, 2013
Mar 21, 2013 at 6:05 AM UTC
Avez-vous vu, dans Barcelone,
Une Andalouse au sein bruni ?
Pâle comme un beau soir d'automne !
C'est ma maîtresse, ma lionne !
La marquesa d'Amaëgui !
J'ai fait bien des chansons pour elle,
Je me suis battu bien souvent.
Bien souvent j'ai fait sentinelle,
Pour voir le coin de sa prunelle,
Quand son rideau tremblait au vent.
Elle est à moi, moi seul au monde.
Ses grands sourcils noirs sont à moi,
Son corps souple et sa jambe ronde,
Sa chevelure qui l'inonde,
Plus longue qu'un manteau de roi !
C'est à moi son beau col qui penche
Quand elle dort dans son boudoir,
Et sa basquina sur sa hanche,
Son bras dans sa mitaine blanche,
Son pied dans son brodequin noir !
Vrai Dieu ! Lorsque son oeil pétille
Sous la frange de ses réseaux,
Rien que pour toucher sa mantille,
De par tous les saints de Castille,
On se ferait rompre les os.
Qu'elle est superbe en son désordre,
Quand elle tombe, les seins nus,
Qu'on la voit, béante, se tordre
Dans un baiser de rage, et mordre
En criant des mots inconnus !
Et qu'elle est folle dans sa joie,
Lorsqu'elle chante le matin,
Lorsqu'en tirant son bas de soie,
Elle fait, sur son flanc qui ploie,
Craquer son corset de satin !
Allons, mon page, en embuscades !
Allons ! la belle nuit d'été !
Je veux ce soir des sérénades
A faire damner les alcades
De Tolose au Guadalété.
899
L'espoir luit comme un brin de paille dans l'étable.
Que crains-tu de la guêpe ivre de son vol fou ?
Vois, le soleil toujours poudroie à quelque trou.
Que ne t'endormais-tu, le coude sur la table ?
Pauvre âme pâle, au moins cette eau du puits glacé,
Bois-la. Puis dors après. Allons, tu vois, je reste,
Et je dorloterai les rêves de ta sieste,
Et tu chantonneras comme un enfant bercé.
Midi sonne. De grâce, éloignez-vous, madame.
Il dort. C'est étonnant comme les pas de femme
Résonnent au cerveau des pauvres malheureux.
Midi sonne. J'ai fait arroser dans la chambre.
Va, dors ! L'espoir luit comme un caillou dans un creux.
Ah ! quand refleuriront les roses de septembre !
836
Tout seul au plus profond d'un bois,
Dans un fouillis de ronce et d'herbe,
Se dresse, oublié, mais superbe,
Un grand vase du temps des rois.
Beau de matière et pur de ligne,
Il a pour anses deux béliers
Qu'un troupeau d'amours familiers
Enlace d'une souple vigne.
À ses bords, autrefois tout blancs,
La mousse noire append son givre ;
Une lèpre aux couleurs de cuivre
Étoile et dévore ses flancs.
Son poids a fait pencher sa base
Où gît un amas de débris,
Car il a ses angles meurtris,
Mais il tient bon, l'orgueilleux vase.
Il songe : « Autour de moi tout dort,
Que fait le monde ? Je m'ennuie,
Mon cratère est plein d'eau de pluie,
D'ombre, de rouille et de bois mort.
« Où donc aujourd'hui se promène
Le flot soyeux des courtisans ?
Je n'ai pas vu figure humaine
À mon pied depuis bien des ans. »
Pendant qu'il regrette sa gloire,
Perdu dans cet exil obscur,
Un oiseau par un trou d'azur
S'abat sur ses lèvres pour boire.
« Holà ! Manant du ciel, dis-moi,
Toi devant qui l'horizon s'ouvre,
Sais-tu ce qui se passe au Louvre ?
Je n'entends plus parler du roi.
- Ah ! Tu prends, à l'heure où nous sommes,
Dit l'autre, un bien tardif souci !
Rien n'est donc venu jusqu'ici
Des branle-bas qu'on faits les hommes ?
- Parfois un soubresaut brutal,
Des rumeurs extraordinaires,
Comme de souterrains tonnerres
Font tressaillir mon piédestal.
- C'est l'écho de leurs grands vacarmes :
Plus une tour, plus un clocher
Où l'oiseau puisse en paix nicher ;
Partout l'incendie et les armes !
« J'ai naguère, à Paris, en vain
Heurté du bec les vitres closes,
Nulle part, même aux lèvres roses,
La moindre miette de vrai pain.
« Aux mansardes des tuileries
Je logeais, le printemps passé,
Mais les flammes m'en ont chassé,
Ce n'était que feux et tueries.
« Sur le front du génie ailé
Qui plane où sombra la bastille,
J'ai voulu poser ma famille,
Mais cet asile a chancelé.
« Des murs de granit qu'on restaure
Nous sommes l'un et l'autre exclus,
Là le temps des palais n'est plus,
Et celui des nids, pas encore. »
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Le jeune homme dont l'oeil est brillant, la peau brune,
Le beau corps de vingt ans qui devrait aller nu,
Et qu'eût, le front cerclé de cuivre, sous la lune
Adoré, dans la Perse, un Génie inconnu,
Impétueux avec des douceurs virginales
Et noires, fier de ses premiers entêtements,
Pareil aux jeunes mers, pleurs de nuits estivales,
Qui se retournent sur des lits de diamants ;
Le jeune homme, devant les laideurs de ce monde,
Tressaille dans son coeur largement irrité,
Et plein de la blessure éternelle et profonde,
Se prend à désirer sa soeur de charité.
Mais, ô Femme, monceau d'entrailles, pitié douce,
Tu n'es jamais la Soeur de charité, jamais,
Ni regard noir, ni ventre où dort une ombre rousse,
Ni doigts légers, ni seins splendidement formés.
Aveugle irréveillée aux immenses prunelles,
Tout notre embrassement n'est qu'une question :
C'est toi qui pends à nous, porteuse de mamelles,
Nous te berçons, charmante et grave Passion.
Tes haines, tes torpeurs fixes, tes défaillances,
Et les brutalités souffertes autrefois,
Tu nous rends tout, ô Nuit pourtant sans malveillances,
Comme un excès de sang épanché tous les mois.
- Quand la femme, portée un instant, l'épouvante,
Amour, appel de vie et chanson d'action,
Viennent la Muse verte et la Justice ardente
Le déchirer de leur auguste obsession.
Ah ! sans cesse altéré des splendeurs et des calmes,
Délaissé des deux Soeurs implacables, geignant
Avec tendresse après la science aux bras almes,
Il porte à la nature en fleur son front saignant.
Mais la noire alchimie et les saintes études
Répugnent au blessé, sombre savant d'orgueil ;
Il sent marcher sur lui d'atroces solitudes.
Alors, et toujours beau, sans dégoût du cercueil,
Qu'il croie aux vastes fins, Rêves ou Promenades
Immenses, à travers les nuits de Vérité,
Et t'appelle en son âme et ses membres malades,
Ô Mort mystérieuse, ô soeur de charité.
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Dans la feuillée, écrin vert taché d'or,
Dans la feuillée incertaine et fleurie
De fleurs splendides où le baiser dort,
Vif et crevant l'exquise broderie,
Un faune effaré montre ses deux yeux
Et mord les fleurs rouges de ses dents blanches.
Brunie et sanglante ainsi qu'un vin vieux,
Sa lèvre éclate en rires sous les branches.
Et quand il a fui - tel qu'un écureuil -
Son rire tremble encore à chaque feuille,
Et l'on voit épeuré par un bouvreuil
Le Baiser d'or du Bois, qui se recueille.
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