Hello Poetry
Submit your work and get some sparkles! Create free account
"dimanche" poems
Que ce soit dimanche ou lundi Soir ou matin minuit midi Dans l'enfer ou le paradis Les amours aux amours ressemblent C'était hier que je t'ai dit Nous dormirons ensemble C'était hier et c'est demain Je n'ai plus que toi de chemin J'ai mis mon cœur entre tes mains Avec le tien comme il va l'amble Tout ce qu'il a de temps humain Nous dormirons ensemble Mon amour ce qui fut sera Le ciel est sur nous comme un drap J'ai refermé sur toi mes bras Et tant je t'aime que j'en tremble Aussi longtemps que tu voudras Nous dormirons ensemble.
0
2k
Nous dormirons ensemble
Au bord du canal Saint-Martin (Paris Xème) Au bord du canal saint Martin, des mouettes piaillent au matin et les pigeons avec entrain, fondent sur les miettes de pain. Au bord du canal saint Martin, des promeneurs vont leur chemin, sous les marronniers immobiles, et s'arrêtent parfois «Chez Prune», Au bord du canal Saint-Martin, il y a des chats efflanqués, et des matous dodelinant, captant le regard des passants. Au bord du canal saint Martin, y' a des junkies à la dérive, et des bobos un peu frimeurs, longeant ses quais en leur verdeur. Au bord du canal saint Martin, des sans-logis errent en vain s’abandonnant au «sans souci», pour faire taire tous leurs ennuis. Au bord du canal saint Martin, l'on voit flotter quelques écluses, que les flâneurs et «songe creux», traversent et retraversent, sans fin, Au bord du canal saint Martin, il est aussi bien des canards dont plumage et mouvements, captent les regards des enfants. Au bord du canal saint Martin l'on aperçoit les «roubaisiennes», des pêcheurs du dimanche soir ' jouant à la pêche aux goujons. Au bord du canal saint Martin y a de l'espoir et des chagrins, des amoureux, mains dans les mains, des esseulés, dès le matin, Au bord du canal saint Martin, c'est tout près de l'hôtel du Nord, de la dégaine d'Arletty, qui tourne la tête aux titis. Au bord du canal saint Martin ce n’est pas soleil tous les matins, et faut parfois être malin, pour la bectance quand il fait faim. Au bord du canal. Saint Martin, paraitre sérieux semble vain tant les feuilles dorées tournoient et l’automne se fait câlin. Paul Arrighi
0
Oct 31, 2013
Oct 31, 2013 at 11:31 AM UTC
Au bord du canal Saint-Martin (Paris Xème)
Au bord du canal Saint-Martin (Paris Xème) Au bord du canal saint Martin, des mouettes piaillent au matin et les pigeons avec entrain, fondent sur les miettes de pain. Au bord du canal saint Martin, des promeneurs vont leur chemin, sous les marronniers immobiles, et s'arrêtent parfois «Chez Prune», Au bord du canal Saint-Martin, il y a des chats efflanqués, et des matous dodelinant, captant le regard des passants. Au bord du canal saint Martin, y' a des junkies à la dérive, et des bobos un peu frimeurs, longeant ses quais en leur verdeur. Au bord du canal saint Martin, des sans-logis errent en vain s’abandonnant au «sans souci», pour faire taire tous leurs ennuis. Au bord du canal saint Martin, l'on voit flotter quelques écluses, que les flâneurs et «songe creux», traversent et retraversent, sans fin, Au bord du canal saint Martin, il est aussi bien des canards dont plumage et mouvements, captent les regards des enfants. Au bord du canal saint Martin l'on aperçoit les «roubaisiennes», des pêcheurs du dimanche soir ' jouant à la pêche aux goujons. Au bord du canal saint Martin y a de l'espoir et des chagrins, des amoureux, mains dans les mains, des esseulés, dès le matin, Au bord du canal saint Martin, c'est tout près de l'hôtel du Nord, de la dégaine d'Arletty, qui tourne la tête aux titis. Au bord du canal saint Martin ce n’est pas soleil tous les matins, et faut parfois être malin, pour la bectance quand il fait faim. Au bord du canal. Saint Martin, paraitre sérieux semble vain tant les feuilles dorées tournoient et l’automne se fait câlin. Paul Arrighi
Continue reading...
51
Encore un autre soir de défonce au cimetière de Bagneux Elle a tout jeté par la fenêtre Le cerisier est en fleurs Dimanche soir qui rime avec cafard Elle a posé son doigt déjà mort sur le radiateur poussiéreux Il y a mille et une façons de se foutre en l'air Mais juste une façon de rester en vie Un simple dimanche soir de défonce au cimetière de Bagneux Le cerisier est en fleurs Je pense à toi.
0
Mar 25, 2012
Mar 25, 2012 at 2:01 PM UTC
Le cerisier
L'échelonnement des haies Moutonne à l'infini, mer Claire dans le brouillard clair Qui sent bon les jeunes baies. Des arbres et des moulins Sont légers sur le vert tendre Où vient s'ébattre et s'étendre L'agilité des poulains. Dans ce vague d'un Dimanche Voici se jouer aussi De grandes brebis aussi Douces que leur laine blanche. Tout à l'heure déferlait L'onde, roulée en volutes, De cloches comme des flûtes Dans le ciel comme du lait.
0
1.2k
L'échelonnement des haies
Viens donc ma Muse Et comme chaque dimanche matin J'ouvre grand mes ailes Viens danser avec les fauves Et prends-moi sous l'aisselle Plonge dans ma sueur matinale Tu vois, tu sens le parfum De la bête qui halète Quand tu l'allaites de tes désirs secrets. Cette bête qui dort en moi Et qui te captive Cette bête aux mille têtes et aux mille poils Qui t'épient et que tu guettes Par la fenêtre Le parfum de cerf-lynx qui te hante Une odeur oubliée qui t'obnubile Une odeur de ton enfance Comme une souffrance lancinante Qui te trouble et t'exaspère Une puanteur charnelle instinctive Presque un fleuve liquide Qui se répand comme une onde de rut Et se faufile entres tes lèvres et narines Sur les chemins pentus de l'extase. Sens-moi épanche-toi Hume-moi respire-moi Renifle-moi Essaie de deviner le nom de ce parfum : Cocaïne de Lanvin ? Fleurs du Mâle de Guerlain? Encens Sauvage de Dior ? Sang-dragon de Givenchy ? Et si c'était simplement Cyprine de Muse Que tu secrétais sous mes aisselles?
0
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 6:07 AM UTC
Aisselles
«Joli val de Luchon» Joli Luchon aux ardoises effilées, dans ta vallée aux eaux si réputées, tes allées d’Etigny bordées par les tilleuls et les eaux de La Pique ou les truites se rient des pêcheurs du dimanche Joli Luchon au val bien encaissé, tes Thermes sulfureuses aux eaux réparatrices, ont fait de ton séjour un lieu propre à guérir dans un cadre rieur, aimant de nos plaisirs. Joli Luchon aux allées d'Etigny, Toujours les promeneurs vinrent sous tes tilleuls, se reposer un peu et montrer leurs atours parfois avec l'appui de Cupidon ces fiers estivants par l'air revivifié passaient leurs nuits dans des lits de velours avec de jolies dames, amusées et séduites. Joli Luchon au val bien encaissé, entouré de pins verts surplombé par les neiges de Superbagnères quand les froidures viennent enneiger tes sommets, ton air vivifiant appelle un vin chaud. Paul Arrighi
0
Dec 13, 2014
Dec 13, 2014 at 1:06 PM UTC
«Joli val de Luchon» ( a charming town in the Pyreneas)
Sunday is a good day for making love. Worms surrender noiselessly, as blackbirds shush each other dozing dogs ignore cats curled up by the embers of yesterday’s fire napping as the mice enjoy a lie-in No bustle or hustle no papers to shuffle no breakfast and shower and dress and drive... ...just half-asleep and half-alive; floating in the hazy bay of last night’s lazy chardonnay. A day for calm – no plans, no demands – a drive, perhaps? a walk in the park? or maybe just toast and apple juice and not getting dressed all day. But for now, just turn over, snuggle up, and kiss her behind the ear. Yes. Sunday is a good day for making love
0
Jan 16, 2013
Jan 16, 2013 at 2:15 PM UTC
Dimanche a deux
Dans la rue. Il est un vieil air populaire Par tous les violons raclé, Aux abois des chiens en colère Par tous les orgues nasillé. Les tabatières à musique L'ont sur leur répertoire inscrit ; Pour les serins il est classique, Et ma grand'mère, enfant, l'apprit. Sur cet air, pistons, clarinettes, Dans les bals aux poudreux berceaux, Font sauter commis et grisettes, Et de leurs nids fuir les oiseaux. La guinguette, sous sa tonnelle De houblon et de chèvrefeuil, Fête, en braillant la ritournelle, Le *** dimanche et l'argenteuil. L'aveugle au basson qui pleurniche L'écorche en se trompant de doigts ; La sébile aux dents, son caniche Près de lui le grogne à mi-voix. Et les petites guitaristes, Maigres sous leurs minces tartans, Le glapissent de leurs voix tristes Aux tables des cafés chantants. Paganini, le fantastique, Un soir, comme avec un crochet, A ramassé le thème antique Du bout de son divin archet, Et, brodant la gaze fanée Que l'oripeau rougit encor, Fait sur la phrase dédaignée Courir ses arabesques d'or.
0
874
Sur le Carnaval de Venise I
tick tock (tick tock) at theirs today won't go away must stay and play but clock is ticking my thoughts are kicking oh god they're late but still i must wait butiwassupposedtopracticeat9:30andwhatisitnow?1:20.howmuchisthiswholethingreallyworth??
0
May 5, 2013
May 5, 2013 at 3:53 AM UTC
dimanche, le 5 mai
Le ciel est bleu clair, blanc et éthéré Pour accueillir à cœur joie le printemps Si beau, frais, coloré, et endimanché Oh! C'est un jeune et nouveau temps. Oh! Les amis, c'est la plus superbe saison Les gazons verts retournent à l'horizon Les oiseaux reprennent leurs refrains Écoutez passer les vénérables trains. Les petits enfants jouent dans les rues Maintes belles femmes se promènent presque nues Où certains se plongent dans des agréables rêves. Les arbres déjà bien remplis de douces sèves Sont en bonne et superbe forme pour la saison Chers amis, naturellement fructueuse sera la moisson. Copyright © April 2024, Hébert Logerie, Tous droits réservés Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poèmes.
0
Nov 14, 2024
Nov 14, 2024 at 12:40 PM UTC
Un Dimanche De Printemps
Tu me dis, mon Âme : "Apprends à me connaître Aime-moi Tu verras Avec moi, mon Ombre, Tu vivras des choses jamais imaginées " Alors je m'imagine, j'essaie Je me mets direct au septième ciel et je saute à la marelle Pour rejoindre ton rivage Amour. Je te vois animale et j'imagine ton règne J 'imagine tes cris de Muse Le lundi, tu es chienne, tu me miaules, tu me gazouilles et tu me bêles Le mardi, cochonne, tu me glousses, tu me glapis et tu me piaules Le mercredi, louve, tu me siffles, tu me beugles et tu me râles Le jeudi, vipère, tu m'aboies, tu me hennis et tu me grondes Le vendredi, tigresse, tu me barètes, tu me trompettes et tu me stridules, Le samedi, chatte, tu me couines, tu me roucoules et tu me brailles Et le dimanche, méduse, tu me chantes, sans bruit, dans le silence Le cantique de nos retrouvailles animales.
0
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 6:59 AM UTC
J'imagine ton règne
Vous avez, compagnon dont le cœur est poète, Passé dans quelque bourg tout paré, tout vermeil, Quand le ciel et la terre ont un bel air de fête, Un dimanche éclairé par un joyeux soleil ; Quand le clocher s'agite et qu'il chante à tue-tête, Et tient dès le matin le village en éveil, Quand tous pour entonner l'office qui s'apprête, S'en vont, jeunes et vieux, en pimpant appareil ; Lors, s'élevant au fond de votre âme mondaine, Des tons d'orgue mourant et de cloche lointaine Vous ont-ils pas tiré malgré vous un soupir ? Cette dévotion des champs, joyeuse et franche, Ne vous a-t-elle pas, triste et doux souvenir, Rappelé qu'autrefois vous aimiez le dimanche ? Écrit en 1840.
0
462
À M. Antony Bruno
Il arrive que parfois le feu comme la glace Fonde et qu'en nous des icebergs Brûlent. Il arrive que parfois des volcans sous-marins Emergent un beau dimanche Et que de leurs chapelets soudain incandescents Jaillisse entre feux d'artifice de lave et de canne métissées Du fin fond du cratère La grand-messe liquide et démentielle De la Vierge diablesse Mina Prima inter pares Toute forêt de corail noir et gorgones Ni déesse ni maîtresse Juste muse granivore aux mille tresses gourmandes Perchée dans son ashram de coco sans graine tridimensionnel Qui ne jure que par Jung, Bakounine, Anaïs Nin et autres yogi plongeurs Dans la posture du demi lotus En équilibre sur les orteils de l'âme.
0
Oct 26, 2019
Oct 26, 2019 at 9:10 AM UTC
Ni déesse, ni maîtresse : granivore
Dans la féminité brûlante et vélaire Des talons hauts des dimanches De mon ingénue libertine apicale J'essaie entre les tons montants et descendants de Carmina De circonscrire les hauts et les bas De l'empreinte palatale Qui sépare la plume de l'os. Je deviens fou phonétiquement. Mon corps exulte entre soprano et alto. Je ne comprends pas les mots Mais je saisis la différence de parfum Entre labiodentales et bilabiales Quand en mina dans le texte de Carmina Elle m'allaite de ses voyelles crues et consonnes de feu sourdes et sonores : "Ce qui fait circoncire le cheval Se trouve dans le ventre du cheval" Je convoque alors mon sélénium et mon chrome Lentement accumulé D'occlusives, de fricatives, de nasales, De continues et de vibrantes. Je convoque la phonétique nue et la phonologie brutale Et même le va et vient de la psychogénéalogie Sans oublier le fantasme de Jeanne Moreau et l'onirisme d'Angélique Kidjo Mais seuls peuvent comprendre Dans le lait caillé Les pouliches nées le dimanche Les jeunes poulains nés eux-mêmes le dimanche Et je suis né caïman un jeudi Et je m'interroge : " Ce qui fait circoncire le caïman Se trouve dans le ventre du caïman ?"
0
Oct 27, 2019
Oct 27, 2019 at 9:06 AM UTC
Carmina dans le texte
C'était en octobre, un dimanche, Je revenais de déjeuner ; Vous jouiez au lit, toute blanche, Vos cartes dans votre main... franche, Qui commence à les retourner. Vous faisiez une réussite ; Est-ce pour voir si je t'aimais ? Est-ce la grande, ou la petite ?... Vous avez dit haut, pas très vite : « Les cartes ne mentent jamais ». Au fait, pourquoi mentiraient-elles ? Elles n'ont aucune raison, Vous me faisiez des peurs mortelles, Et... fixant sur moi vos prunelles : « Une femme dans la maison. » C'était vrai de vrai, tout de même ! Je ne dis rien et me tins coi. Mais je dus paraître... un peu blême. C'était une femme que j'aime, Je ne veux pas dire pourquoi. Puis vous parlâtes de concierge, Car vous voyiez mon embarras. Ah ! je vous dois un fameux cierge ! Bien que l'autre soit encor vierge De l'enlacement de mes bras. J'aime tout autant vous le dire Et jeter ma faute au panier, Belle sorcière... de Shakespeare : La vérité, c'est ton empire, Je n'essayerai pas de nier. Il me faudrait faire un mensonge, Ce qui te déplaît tellement Que j'en frémis lorsque j'y songe... Le temps a passé son éponge Délicate sur ce moment. Ah ! si ce n'était qu'une femme ! Si ce n'était qu'une maison ! Mais j'aime avec la même flamme Et la demoiselle et la dame Sur tous les points de l'horizon. Toujours à la piste, aux écoutes, Au guet, partout, sans respirer, Je les suis, sur toutes les routes. Si je ne les désirais toutes, Je ne saurais vous adorer ! Oui, quand ainsi j'ai vu la femme Pour toutes sortes de raisons... Et je ris bien au fond de l'âme, Nous avons à Paris, Madame, Tant de femmes dans les maisons !
0
472
Les cartes
C'était en octobre, un dimanche, Je revenais de déjeuner ; Vous jouiez au lit, toute blanche, Vos cartes dans votre main... franche, Qui commence à les retourner. Vous faisiez une réussite ; Est-ce pour voir si je t'aimais ? Est-ce la grande, ou la petite ?... Vous avez dit haut, pas très vite : « Les cartes ne mentent jamais ». Au fait, pourquoi mentiraient-elles ? Elles n'ont aucune raison, Vous me faisiez des peurs mortelles, Et... fixant sur moi vos prunelles : « Une femme dans la maison. » C'était vrai de vrai, tout de même ! Je ne dis rien et me tins coi. Mais je dus paraître... un peu blême. C'était une femme que j'aime, Je ne veux pas dire pourquoi. Puis vous parlâtes de concierge, Car vous voyiez mon embarras. Ah ! je vous dois un fameux cierge ! Bien que l'autre soit encor vierge De l'enlacement de mes bras. J'aime tout autant vous le dire Et jeter ma faute au panier, Belle sorcière... de Shakespeare : La vérité, c'est ton empire, Je n'essayerai pas de nier. Il me faudrait faire un mensonge, Ce qui te déplaît tellement Que j'en frémis lorsque j'y songe... Le temps a passé son éponge Délicate sur ce moment. Ah ! si ce n'était qu'une femme ! Si ce n'était qu'une maison ! Mais j'aime avec la même flamme Et la demoiselle et la dame Sur tous les points de l'horizon. Toujours à la piste, aux écoutes, Au guet, partout, sans respirer, Je les suis, sur toutes les routes. Si je ne les désirais toutes, Je ne saurais vous adorer ! Oui, quand ainsi j'ai vu la femme Pour toutes sortes de raisons... Et je ris bien au fond de l'âme, Nous avons à Paris, Madame, Tant de femmes dans les maisons !
Continue reading...
50
Tu es foisonnement de Ganges, Ma cousine sublime, Ma princesse du sang, Mon aimante guérisseuse, Et je remonte avec toi Ta généalogie prolifique. En toi je vois l'aieule, En toi je vois le nouveau-né, Et toutes les arrière arrière générations Qui se relaient inlassablement Et têtent Dans le cours de tes eaux tribales. Tu es confluence Bouillonnement Effervescence De tous ces sangs qui se bousculent S'entrechoquent Se jalousent Se regardent en chiens de faïence Se mordent et se rebellent Se saignent et se régénèrent Dans la dérive des continents. Ta langue est ronde comme la terre Et c'est le vaisseau fidèle qui m'entraîne, aspirine et suppositoire, Entre les contreforts de ta chair ferme Dimanche après dimanche Pour faire mes dévotions tourbillonnantes À toutes les reines thaumaturges Qui t'ont précédée Et sont en marche solidaire et perpétuelle en toi.
0
Nov 17, 2019
Nov 17, 2019 at 4:31 AM UTC
Je Remonte Le Cours de tes Ganges
Écris avec tes hanches, Dimanche Et plonge ta plume dans mon encrier Écris avec tes hanches, Dimanche Et éponge mes éclaboussures de ton buvard Écris avec tes hanches, Dimanche Et déhanche sur le parchemin Tes proportions idéales de femme de Vitruve. Écris en toutes lettres majuscules La grammaire des gonadotrophines de l'hypophyse Vérifie par la preuve par neuf Le taux de testostérone des gamètes Écris, chante et danse la spermatogenèse. Écris avec tes hanches Analphabètes Écris avec tes hanches Illettrées Écris avec tes hanches diaboliques Et signe en hyéroglyphes Tout en les chevauchant Le mâle et ses râles impubères Réglés comme du papier à musique.
0
Oct 28, 2019
Oct 28, 2019 at 6:48 AM UTC
Ecris avec tes hanches, Dimanche
On voit dans les sombres écoles Des petits qui pleurent toujours ; Les autres font leurs cabrioles, Eux, ils restent au fond des cours. Leurs blouses sont très bien tirées, Leurs pantalons en bon état, Leurs chaussures toujours cirées ; Ils ont l'air sage et délicat. Les forts les appellent des filles, Et les malins des innocents : Ils sont doux, ils donnent leurs billes, Ils ne seront pas commerçants. Les plus poltrons leur font des niches, Et les gourmands sont leurs copains ; Leurs camarades les croient riches, Parce qu'ils se lavent les mains. Ils frissonnent sous l'œil du maître, Son ombre les rend malheureux. Ces enfants n'auraient pas dû naître, L'enfance est trop dure pour eux ! Oh ! La leçon qui n'est pas sue, Le devoir qui n'est pas fini ! Une réprimande reçue, Le déshonneur d'être puni ! Tout leur est terreur et martyre : Le jour, c'est la cloche, et, le soir, Quand le maître enfin se retire, C'est le désert du grand dortoir ; La lueur des lampes y tremble Sur les linceuls des lits de fer ; Le sifflet des dormeurs ressemble Au vent sur les tombes, l'hiver. Pendant que les autres sommeillent, Faits au coucher de la prison, Ils pensent au dimanche, ils veillent Pour se rappeler la maison ; Ils songent qu'ils dormaient naguères Douillettement ensevelis Dans les berceaux, et que les mères Les prenaient parfois dans leurs lits. Ô mères, coupables absentes, Qu'alors vous leur paraissez **** ! À ces créatures naissantes Il manque un indicible soin ; On leur a donné les chemises, Les couvertures qu'il leur faut : D'autres que vous les leur ont mises, Elles ne leur tiennent pas chaud. Mais, tout ingrates que vous êtes, Ils ne peuvent vous oublier, Et cachent leurs petites têtes, En sanglotant, sous l'oreiller.
0
420
Première solitude
On voit dans les sombres écoles Des petits qui pleurent toujours ; Les autres font leurs cabrioles, Eux, ils restent au fond des cours. Leurs blouses sont très bien tirées, Leurs pantalons en bon état, Leurs chaussures toujours cirées ; Ils ont l'air sage et délicat. Les forts les appellent des filles, Et les malins des innocents : Ils sont doux, ils donnent leurs billes, Ils ne seront pas commerçants. Les plus poltrons leur font des niches, Et les gourmands sont leurs copains ; Leurs camarades les croient riches, Parce qu'ils se lavent les mains. Ils frissonnent sous l'œil du maître, Son ombre les rend malheureux. Ces enfants n'auraient pas dû naître, L'enfance est trop dure pour eux ! Oh ! La leçon qui n'est pas sue, Le devoir qui n'est pas fini ! Une réprimande reçue, Le déshonneur d'être puni ! Tout leur est terreur et martyre : Le jour, c'est la cloche, et, le soir, Quand le maître enfin se retire, C'est le désert du grand dortoir ; La lueur des lampes y tremble Sur les linceuls des lits de fer ; Le sifflet des dormeurs ressemble Au vent sur les tombes, l'hiver. Pendant que les autres sommeillent, Faits au coucher de la prison, Ils pensent au dimanche, ils veillent Pour se rappeler la maison ; Ils songent qu'ils dormaient naguères Douillettement ensevelis Dans les berceaux, et que les mères Les prenaient parfois dans leurs lits. Ô mères, coupables absentes, Qu'alors vous leur paraissez **** ! À ces créatures naissantes Il manque un indicible soin ; On leur a donné les chemises, Les couvertures qu'il leur faut : D'autres que vous les leur ont mises, Elles ne leur tiennent pas chaud. Mais, tout ingrates que vous êtes, Ils ne peuvent vous oublier, Et cachent leurs petites têtes, En sanglotant, sous l'oreiller.
Continue reading...
52
« Ma belle, pourquoi tu pleures ? Ça fait des nuits que je n’ai pas vu le jour. Parle pas d’amour, je ne suis pas d’humeur. Le soir tu me dis « pour moi tu meurs », mais tu peux pas m’enlever tout le mal du cœur... » ~ Lasco, « dimanche soir »
0
May 20, 2018
May 20, 2018 at 5:39 PM UTC
Paroles
Cafe cheveux echecs bon dimanche bien les mecs pas un jour pour les miserables en plein soleil trop a l'aise The afrojazz that plays at the entrance of the synagogue that's the mood There is a complete lack of colour Behind an ancient Pillar we scheme
0
Sep 7, 2017
Sep 7, 2017 at 11:44 AM UTC
badfrenchgoodsunday
L'autel bas s'orne de hautes mauves, La chasuble blanche est toute en fleurs, A travers les pâles vitraux jaunes Le soleil se répand comme un fleuve ; On chante au graduel : Fi-li-a ! D'une voix si lentement joyeuse Qu'il faudrait croire que c'est l'extase D'à-jamais voir la Reine des cieux ; Le sermon du tremblotant vicaire Est gentil plus que par un dimanche, Qui dit que pour s'élever dans l'air Faut être humble et de foi cordiale ; Il ajoute, le cher vieux bonhomme, Que la gloire ultime est réservée Sur tous ceux qui vivent dans la pompe, Aux pauvres d'esprit et de monnaie ; On sort de l'église, après les vêpres, Pour la procession si touchante Qui a nom : du Vœu de Louis Treize C'est le cas de prier pour la France.
0
335
L'autel bas s'orne de hautes mauves
J'avais douze ans ; elle en avait bien seize. Elle était grande, et, moi, j'étais petit. Pour lui parler le soir plus à mon aise, Moi, j'attendais que sa mère sortît ; Puis je venais m'asseoir près de sa chaise Pour lui parler le soir plus à mon aise. Que de printemps passés avec leurs fleurs ! Que de feux morts, et que de tombes closes ! Se souvient-on qu'il fut jadis des coeurs ? Se souvient-on qu'il fut jadis des roses ? Elle m'aimait. Je l'aimais. Nous étions Deux purs enfants, deux parfums, deux rayons. Dieu l'avait faite ange, fée et princesse. Comme elle était bien plus grande que moi, Je lui faisais des questions sans cesse Pour le plaisir de lui dire : Pourquoi ? Et par moments elle évitait, craintive, Mon oeil rêveur qui la rendait pensive. Puis j'étalais mon savoir enfantin, Mes jeux, la balle et la toupie agile ; J'étais tout fier d'apprendre le latin ; Je lui montrais mon Phèdre et mon Virgile ; Je bravais tout; rien ne me faisait mal ; Je lui disais : Mon père est général. Quoiqu'on soit femme, il faut parfois qu'on lise Dans le latin, qu'on épelle en rêvant ; Pour lui traduire un verset, à l'église, Je me penchais sur son livre souvent. Un ange ouvrait sur nous son aile blanche, Quand nous étions à vêpres le dimanche. Elle disait de moi : C'est un enfant ! Je l'appelais mademoiselle Lise. Pour lui traduire un psaume, bien souvent, Je me penchais sur son livre à l'église ; Si bien qu'un jour, vous le vîtes, mon Dieu ! Sa joue en fleur toucha ma lèvre en feu. Jeunes amours, si vite épanouies, Vous êtes l'aube et le matin du coeur. Charmez l'enfant, extases inouïes ! Et quand le soir vient avec la douleur, Charmez encor nos âmes éblouies, Jeunes amours, si vite épanouies ! Mai 1843.
0
383
Lise
J'avais douze ans ; elle en avait bien seize. Elle était grande, et, moi, j'étais petit. Pour lui parler le soir plus à mon aise, Moi, j'attendais que sa mère sortît ; Puis je venais m'asseoir près de sa chaise Pour lui parler le soir plus à mon aise. Que de printemps passés avec leurs fleurs ! Que de feux morts, et que de tombes closes ! Se souvient-on qu'il fut jadis des coeurs ? Se souvient-on qu'il fut jadis des roses ? Elle m'aimait. Je l'aimais. Nous étions Deux purs enfants, deux parfums, deux rayons. Dieu l'avait faite ange, fée et princesse. Comme elle était bien plus grande que moi, Je lui faisais des questions sans cesse Pour le plaisir de lui dire : Pourquoi ? Et par moments elle évitait, craintive, Mon oeil rêveur qui la rendait pensive. Puis j'étalais mon savoir enfantin, Mes jeux, la balle et la toupie agile ; J'étais tout fier d'apprendre le latin ; Je lui montrais mon Phèdre et mon Virgile ; Je bravais tout; rien ne me faisait mal ; Je lui disais : Mon père est général. Quoiqu'on soit femme, il faut parfois qu'on lise Dans le latin, qu'on épelle en rêvant ; Pour lui traduire un verset, à l'église, Je me penchais sur son livre souvent. Un ange ouvrait sur nous son aile blanche, Quand nous étions à vêpres le dimanche. Elle disait de moi : C'est un enfant ! Je l'appelais mademoiselle Lise. Pour lui traduire un psaume, bien souvent, Je me penchais sur son livre à l'église ; Si bien qu'un jour, vous le vîtes, mon Dieu ! Sa joue en fleur toucha ma lèvre en feu. Jeunes amours, si vite épanouies, Vous êtes l'aube et le matin du coeur. Charmez l'enfant, extases inouïes ! Et quand le soir vient avec la douleur, Charmez encor nos âmes éblouies, Jeunes amours, si vite épanouies ! Mai 1843.
Continue reading...
43
Imagine tout oublier La première fois que j’ai vu ton visage En pleine tempête de janvier Des déjà-vus ou des mirages Nos bouches gavées de sucreries Confinés au silence confessionnel Mon "je t'aime" n'était pas une plaisanterie Espérons que la spontanéité charnelle Ne nous décime avant la pandémie Et qu'à jamais sonnent nos rires en écho Avec le roulement de nos planches Au sein de cette ville fantôme Nos corps ne se reposent le dimanche Nos corps ne se reposent le dimanche
0
Apr 15, 2020
Apr 15, 2020 at 11:24 PM UTC
Pandémie