"devient" poems
1.You're simply amazing that it becomes impossible to use complex words to truly portray your beauty since no amount of words in the world could ever define you.
2.Wewe ni ajabu tu kwamba inakuwa vigumu kutumia maneno tata kwa kweli kuonyesha uzuri wako tangu hakuna kiasi cha maneno katika dunia inaweza milele kufafanua wewe
3.Jy is net amazing dat dit onmoontlik komplekse woorde te gebruik om jou skoonheid werklik uitbeeld aangesien daar geen bedrag van woorde in die wêreld ooit kon jy definieer.
4. Vous êtes tout simplement incroyable qu'il devient impossible d'utiliser mots complexes à véritablement représenter votre beauté puisque aucune quantité de mots dans le monde ne pourrait jamais définir vous.
5. È semplicemente incredibile che rende impossibile utilizzare complesse parole per davvero rappresentare la tua bellezza poiché non quantità di parole nel mondo potrà mai definire .
6. es simplemente increíble que resulta imposible utilizar palabras complejas para verdaderamente retratar su belleza ya que ninguna cantidad de palabras en el mundo nunca te podría definir.
7. Είστε απλά καταπληκτική ώστε να καθίσταται αδύνατη η χρήση σύνθετων λέξεων με πραγματικά απεικονιστεί ομορφιάς σας δεδομένου ότι κανένα ποσό των λέξεων στον κόσμο θα μπορούσε να καθορίσει ποτέ σας.
So if words couldn't possibly be enough then perhaps if I write it in another language it would be enough, but unfortunately it isn't. Words no matter how I put them out its simply not enough.
You're Adored greatly,
You're simply Amazing.
And I thought you deserve to know.
Feb 3, 2015
Feb 3, 2015 at 8:54 AM UTC
Pale and swift the moorings lie:
Roosting on the masts were nye.
Peculiar was the indigo
in the water's moonlit glow.
The ship was ailing through the night
casting wayward, staggered light.
And oceanic tides were bound
to throw the ship into the sound.
But though the water pulled and fought
the Phantom ship could not be caught;
The cargo stayed and sat to mull
well within the sturdy hull.
It was a most peculiar eve,
though the average won't perceive.
The queer and devient, however,
noticed that the sky forever
loomed with great intensity
with clouds as far as eyes could see.
What secrets held this murky water?
Burning mysteries, growing hotter?
I was there, I hope you know
I have a ship, my own, and so:
remembering that eve's deception,
I take my boat in that direction.
Standing now to face the sea,
deciding where and whom to be.
For pale and swift the moorings lie;
Roosting on the masts are nye.
Distinctive be that indigo
in the water's moonlit glow.
Yet ** My schooner dipp and quaff
And with that, I must be off.
Nov 6, 2012
Nov 6, 2012 at 7:17 PM UTC
Pourquoi ça m’a arriver?
Pourquoi j’ai reçu cette Miracle?
Pourquoi pas les autres?
Pourquoi pas quelqu’un d’autre?
Pourquoi moi?
Il y’a des gens beaucoup plus important que moi:
Des enfants,
Des mères,
Des pères,
Je ne suis personne.
Ça devrait être quelqu’un d’autre:
Le petit garçon qui cri pour ça mère chaque nuit,
L’homme qui devient juste être père,
Le Grand-père qui a tout ça famille entouré de lui,
Pourquoi moi et pas eux?
Je ne le comprend pas!
Je ne peux pas exprimer comment je suis heureux,
Mais au même temps triste pour les autres.
Je veux reconstruire ma vie.
Chaque jours est important,
Alors je ne veux pas les gaspiller.
Je vais les utiliser pour faire du bien.
Je ne sais pas comment encore,
Mais maintenant c’est ma seul objective de vie.
Je ne veux pas que ça soit pour rien.
By
Coco 07
Jan 31, 2019
Jan 31, 2019 at 1:43 PM UTC
Je vais lui envoyer tous les miens amour 'de onciale, en les faisant flotter dans une bouteille sur la rivière, tous les jours ça me fait peur elle va disparaitre, parce que quotidiennement pour son cœur de la mine groweth plus grand, et tout mon coeur devient plus gros, la mienne âme soupire pour elle de plus, je ne l'ai jamais senti ce sentiment, que pour le mien vie passée mi amour '... Alors, quand la bouteille atteint aux rivage, et quand elle picketh il, je prayeth pour obtenir une bouteille de retour, dans laquelle son amour doth remplir jusqu'à .... et si elle ne reçoivent pas l'amour mienne bouteille remplie, je flottais en descendant le fleuve, je seras floateth mineself bas cette rivière, même si je dois essayer de noyer pour la reine mienne .... et si cette bouteille don 't vient à terre, le corps au moins mine, elle saura que, si tous ces poèmes ne montre pas, pour moi tis amour pour elle était réel
( french dialect)
( English translated)
I'll send her all mine amour' uncial's, by floating them in a bottle down the river, daily it scares me she's gonna dissapear, because daily for her mine heart groweth bigger, and whilst mine heart gets bigger, mine soul longeth for her more, I've never felt this feeling, only for mine past life mi amour'... So when the bottle reacheth the shore, and when she picketh it up, I prayeth to get a bottle back, wherein her love doth fill it up....and if she don't get mine love filled bottle, I floated down the stream, I shalt floateth mineself down that river, even if I have to drown trying for mine queen ....and if that bottle don't cometh to shore, at least mine body will, than she'll know, if all these poems didn't show, for tis mine love for her was real....
©Brandon nagley
©Lonesome poet's poetry....
Jul 8, 2015
Jul 8, 2015 at 2:54 PM UTC
Hourra, Hourra; élégie à notre automne chéri
Cher automne, tu es vraiment notre saison chérie,
tu portes la couleur dorée des pêches et des prunes,
avec quelques reflets des raisins de Moissac,
alors que les feuillages roux te font un tapis d’or.
Pendant que dame châtaigne crépite dans les feux.
Tu es la saison chère des amours romantiques,
et des êtres esseulés, chauffant leurs cœurs
à tes lumières tamisées, à tes tons délicats
et à tes vêtures de velours et de soie.
Automne, tu es Femme splendide qui le sait et en joue ;
de celles que dont l’on n’oublie jamais leurs chevelures rousses.
Cher automne, tu flamboies, partout où l’on te trouve,
des châtaigniers de Corse, aux eaux de la Volga.
Ta couleur préférée est le roux mordoré
avec quelques nuances de soleil flamboyant,
sans jamais oublier le marron des châtaignes.
Automne, tu es par excellence la saison d’intellectualité,
où poètes et penseurs trouvent l’inspiration,
propice à leurs créations et suscitant leurs rêves.
Tu nous tends le miroir de nos contemplations
rendant l’esprit aux vraies priorités, qui sont spirituelles.
Ton ciel devient tapisserie avant que le soir tombe,
tant soleil, nuages et lune jouent un ballet de feu.
Il reste en toi assez du bouillonnement de l’été
et des excès grandioses de la saison brûleuse,
peu à peu refroidie, par Eole qui pointe,
aux jours qui rétrécissent comme des larmes
Mais ce n’est qu’en fin d’automne que tes atours déclinent,
avec quelques journées d’une telle beauté,
que notre cœur se serre à devoir te laisser,
peu à peu t’engourdir dans ce linceul d’hiver,
d’où le printemps demain t’éveillera encor,
rêvant déjà de la venue de nouveaux beaux automnes.
Paul Arrighi
Oct 2, 2016
Oct 2, 2016 at 12:38 PM UTC
Il est 1h27 du matin à Dakar
Debout sur le balcon; un désir d'aventurier de l'inconnu m'envahit, de celle qui s'échappe du temps et de la terre mère qui l'étouffe ensevelie sous son noyau.
Le vent me caressant le visage, je l'entend m'inviter à l'hymne de ma liberté. Le bruit des avions m'emportent dans un monde d'aisance et d'émancipation, l'échos des Zikrs me tirent vers ma raison profonde et ma familiarité.
Je ferme les yeux en proie à la nostalgie. Essayant de me souvenir des beaux moments de ma vie; le vent me berce dans l'abstrait où mon âme se jette dans l'aura poétique de la magie des rêves.
Le marchand des rêves m'emporte sur une plage éclairée par la claire de lune et un feu de camp; jouissant d'un ciel dégagé et très étoilé.
La brise me mets à nu devant ses caresses ardentes et m'enivre de son odeur. Je me laisse flotter sur ses ondes.
Le sable en velours réchauffant mes pieds au rythme d'un Samba; riant de toute mon âme et transpirant au rythme de la danse. Nos âmes se transforment en une unité d'énergie donnant naissance à un cycle d'existence de désirs.
Je me confie à mon instinct comme pour consoler mon amour.
A l'horizon, la morosité morbide condamnée dans le concret. Aimant ardemment et follement cet abstrait merveilleux qui me berce.
Qui berce cet amour non réclamé, et cette liberté condamnée. Qui depuis longtemps poussent leur barque fragile à bout de force.
Aussi romantique que la poésie, je danse amoureusement et passionnément avec l'inconnu de mes pensées. Et dans cette passion insensée, de l'infini sublime rêve que cherche l'esprit, la réalité envahit l'abstrait et en fait un asile.
Un asile qui éveille mon cœur à chaque moment d'inattention ou de solitude. Un asile qui m'ouvre ses portes à ses extases fantaisistes quand l'ivresse de la réalité devient lourde et étouffante.
Feb 17, 2021
Feb 17, 2021 at 9:52 AM UTC
Tu es comme le printemps,
Comme le vent qui souffle
Par terre, qui me frappe
À cœur, qui me soulève
Et me jete au ciel,
Où les nuages me caressent le visage
Et me disent des mots
D'amour et gentillesse,
De force et de jeunesse.
Tu es comme le printemps,
Comme les arbres qui grossissent
Pour que je puisse les admirer,
Pour que je puisse les toucher,
Et sentir la soie de ses
P'tits cheveux qui restent
Dans l'air timide mais éclatant,
En attendant le couche de soleil
Qui s'avance à l'horizon.
Tu es comme le printemps,
Comme les fleurs bleues et rouges
Qui balancent comme des
Spectateurs qui écoutent au musique,
Qui descendent d'espace et embrasse
La terre, et tu es comme le soleil
Qui brille sur les champs,
Qui réchauffe ma poitrine
Et me caresse les lèvres.
Tu es comme le printemps,
Comme l'air frais en descendant
Le soleil, comme l'orange du ciel
Qui se couvre le monde,
Comme l'odeur souple des pommes
Qui accrochent des branches,
Comme le tranquillité de ne rien se passer.
Tu es comme le printemps,
Comme la nuit qui s'approche
Les villes et les campagnes,
Comme les étoiles qui
Me font penser, espérer
Que je peux t'aimer,
Ou te comprendre,
Même si le printemps devient l'hiver.
/
You're like the spring,
Like the wind that blows
Across the earth,
That knocks on my heart,
That lifts me up
And shoots me to heaven,
Where the clouds caress my face
And tell me words
Of love and kindness,
Of strength and youth.
You are like the spring,
Like the trees that grow
So that I can admire them,
So that I can touch them,
And feel the silk of their
Little hairs that sit
In the timid yet lively air,
Waiting for the sunset
That advances on the horizon.
You are like the spring,
Like the blue and red flowers
That sway like audience members
Listening to music,
Who descend from space and kiss the soil,
And you are like the sun
That shines on the fields,
That heats my chest and kisses my lips.
You are like the spring,
Like the cool air that comes
When the sun goes down,
Like the orange of the sky that covers the world,
Like the supple scent of apples
That hang from branches,
Like the peace of nothing happening.
You are like the spring,
Like the night that approaches
The cities and country-sides,
Like the stars that make me think,
Even hope that I can love you,
Or understand you,
Even if the spring becomes winter.
Sep 6, 2015
Sep 6, 2015 at 2:54 PM UTC
À Madame L. sur son album.
Amitié, doux repos de l'âme,
Crépuscule charmant des cœurs,
Pourquoi dans les yeux d'une femme
As-tu de plus tendres langueurs ?
Ta nature est pourtant la même !
Dans le cœur dont elle a fait don
Ce n'est plus la femme qu'on aime,
Et l'amour a perdu son nom.
Mais comme en une pure glace
Le crayon se colore mieux,
Le sentiment qui le remplace
Est plus visible en deux beaux yeux.
Dans un timbre argentin de femme
Il a de plus tendres accents :
La chaste volupté de l'âme
Devient presque un plaisir des sens.
De l'homme la mâle tendresse
Est le soutien d'un bras nerveux,
Mais la vôtre est une caresse
Qui frissonne dans les cheveux.
Oh ! laissez-moi, vous que j'adore
Des noms les plus doux tour à tour,
O femmes, me tromper encore
Aux ressemblances de l'amour !
Douce ou grave, tendre ou sévère,
L'amitié fut mon premier bien :
Quelque soit la main qui me serre,
C'est un cœur qui répond au mien.
Non, jamais ma main ne repousse
Ce symbole d'un sentiment ;
Mais lorsque la main est plus douce,
Je la serre plus tendrement.
993
The leaves drift down around the man-
made contours curbside. As they
ride the current, bellies up, skimming the
surface
like a school of dead fish,
dully
lulling in the orbit of the gutter;
Disturbed by a porcelain drifter,
she stutters under a dim street light,
her feet unfold to the
b a r c o d e symmetry. A
silhouette of ethereal beauty
when she turns to face he,
et devient
librement
May 10, 2010
May 10, 2010 at 8:41 AM UTC
Bercé
Par le fil du temps
Qui s’évade
S’est envolé
L’amour d’antan,
Sans faire de vague.
Rien à dire
Tout reste beau.
Silencieusement,
L’image de l’avenir
Sans dire mot
Se dessine impunément.
Tout reste à gagner
Dans l’engagement
De la passion affective
L’artiste obsédé
Crée inlassablement
Et récidive.
Rien n’est important
Mais tout compte
Les cycles longs et courts
D’amours virevoltants
Deviennent des contes
De Fées, pour toujours.
Les pages blanches
Attendent
La prochaine aventure
C’est l’avenir qui tranche,
La plume devient friande
D’un titre de couverture.
Apr 26, 2015
Apr 26, 2015 at 10:11 AM UTC
Moments douillets
Dans l’ombre
De leurs cœurs
Bientôt Juillet,
Dans la pénombre
Tout devient fleurs.
Alors resplendissent
Les joies sans peur
Et les regards coquins
Calmes, ils se glissent
Dans le bonheur,
Jusqu’au matin.
Assouvis
Par les aveux,
Par la passion,
Le fil de leurs vies
Peu à peu,
Change de direction
La loi du cœur
S’éloigne de la jungle
Des hommes
Qui créent la peur ;
Ils jettent l’épingle
Dans le foin uniforme.
Perdus dans la botte
Du mystère
Qu’éclaire la lune
Ils invoquent,
Débonnaires
Leur amour fortune.
Apr 26, 2015
Apr 26, 2015 at 10:55 AM UTC
Hummmm.
Mon Immortelle, mes aïeux !
Comme tu es appétissante !
Je n'en crois pas mes yeux !
J'ai agrandi ta photo jusqu'à ce qu'elle crève l 'écran.
J 'aurais pu t'embrasser si je l 'avais voulu,
Tellement tu étais proche, magnifiée !
Mais je me suis retenu
et j 'ai décidé de détourner le regard de ta chair et de me concentrer sur les accessoires
car le risque d'atteindre une illumination visuelle à distance aurait été grand
si j 'avais seulement pris le temps de m'attarder
Une demi-seconde sur le lac de tes yeux profonds
et la moue sur tes lèvres couleur aubergine
Je me suis donc consacré exclusivement à l 'examen minutieux,
Détail après détail,
de tes accessoires, de tes épices.
Oh ne m'en veux pas
Si ce n 'était pas toi, la déesse, que je regardais défiler
Sur l 'écran à vitesse lente chevauchant une tigresse blanche
Mais tes accessoires
Et tes accessoires en disent long sur ton essentiel !
Ce sont des accessoires magiques, physiques, magnétiques, chimiques
Un simple verre de vin de letchi devient entre tes doigts du divin jus de jade
Tes boucles d'oreille et ton collier d'argent assorti d'une fleur blanche odorante majestueuse!
Jasmin ? Frangipanier ? Rose ? Orchidée ? Lotus ? Dis moi !
Tes bagues dorées au majeur et à l 'annulaire, main droite comme main gauche, deux par main
Des fleurs, encore des boutons de fleurs !
De veuvage ? De mariage ? De fiançailles ?
Tes deux bracelets d'argent au poignet gauche
Sans oublier ta robe bleue imprimée à fleurs
Et tes mocassins bleus assortis.
Et ton pantalon blanc bien évidemment !
Laissons de côté ce sublime rouge à lèvres couleur aubergine !
Bref j 'ai passé en ***** tout ce qui t'enlumine et t'illumine
Sans être toi tout en étant toi.
Comme ton sac en bandoulière et ce verre de vin de letchi ou de jade que tu presses entre tes doigts.
Tes accessoires sont la voie royale vers ton essentiel !
Et je sais désormais que tu es fleur caméléon,
Je sais les couleurs de ta quintessence :
Tigresse de jade blanc aux oreilles et au cou
Dorée au bout des doigts
et marron et blanche sur fond bleu,
Toute de lianes et feuilles et clochettes
Toute fleurs de safran, gingembre, curcuma
Piment, tamarin et cannelle
Des épaules aux cuisses !
Me voilà bien avancé, n 'est-ce pas, ma fleur,
Dragon de jade, sur ton chemin de Compostelle ! ?
Aug 27, 2019
Aug 27, 2019 at 5:18 AM UTC
Des lumières tamisées
Sur vos lèvres irisées
Des couleurs de ses phalanges
Ailées comme deux beaux anges
Vous et votre éternité
Ombres de la noire nuitée
Vous savourez la caresse
De son rythme. Votre détresse
Devient détente divine
Par vos rires on le devine…
Là, la douceur infinie
Tout commence, tout fini
Par ce que ce corps vous fait
Dans ce soir noir si parfait
Lentement, si tendrement
Par ses doigtés, doucement
Connaissant votre plaisir
Et comment y parvenir
Vous lui rendez, soprano
L'extatique mélodie,
Ainsi l'on aurait bien dit,
Que vous êtes son piano…
26 Août 2015
Lyon, France
Nov 28, 2015
Nov 28, 2015 at 8:12 AM UTC
Ouf,
L’étoile
S'est envolée
Sans un souffle
La voile
A tournée
Le décor
Du Ciel
Inondé de lune
Invite nos corps
À l’essentiel,
La douceur est à la une.
Je me rappelle
Des nuits
Solitaires
Défilant à la pelle
Suggérant l'ennui,
Débonnaire.
L’instant devient pur
Le silence ronronne
De joies éphémères,
Vive le futur
Que l’Amour fanfaronne
Été comme hiver.
Apr 26, 2015
Apr 26, 2015 at 11:01 AM UTC
Au-delà des sommets, au-delà des nuages,
Au-delà du ciel bleu plane un jeune oisillon.
De l’espèce des beautés, bavardes et sous pression
Par la grande pluie du temps venue noyer son âge.
Volatile à la houppe, élancé, fort et vif.
Le regard fier et sûr, non il n’est pas craintif.
Son plumage exotique, sa robe noire et grise
Ondulent avec le vent, sinuent avec la brise.
Vivant rien qu’aujourd’hui, la panse bien remplie.
Ne regarde que l’instant, se répète-t-il sans cesse.
Savoure le jour présent, ne pense pas aux caresses
Dont on me couvrirait, pour ça j’ai toute la vie.
Mais n’ayant point agi, et n’ayant point donné,
Oiseau de paradis, devient réalité.
Memento Mori car, on ne peut y échapper,
Le plus beau des oiseaux, se fera dévorer.
Sep 16, 2018
Sep 16, 2018 at 8:14 AM UTC
Fable I, Livre V.
« On suivait Paul hier, on le fuit aujourd'hui.
Me direz-vous, monsieur, à quelle circonstance
Il faut imputer l'inconstance
Que le public montre envers lui ? »
Après un moment de silence,
Monsieur l'abbé répond : « Mets d'abord, mets, mon fils,
« Ce bocal sur notre fenêtre.
« Est-il découvert ? - Non. - Découvre-le. - Mon maître,
Il est plein de sirop. - Fais ce que je te dis.
« - Vous en aurez regret. - Peut-être.
« Tu riras si je m'en repens.
« - Ne voyez-vous donc pas quel essaim nous arrive ?
« Voilà déjà plus d'un convive,
« Qui se régale à nos dépens.
« - Il faut que tout le monde vive, »
Répond le sage en souriant.
« Le sucre est un mets très friand ;
« Mais n'est-il fait que pour nos bouches ?
« Et la terre est-elle, entre nous,
« Chiche à ce point d'un mets si doux,
« Qu'on n'en puisse laisser aux mouches ?
« Il nous en reste assez pour toi.
« - Il est vrai. - Quant à Paul, quant à cette injustice
« Dont tu veux savoir le pourquoi,
« Nous en reparlerons ; pour l'instant laisse-moi :
« L'objet vaut qu'on y réfléchisse. »
Cependant autour du bocal
Bourdonne l'essaim parasite,
Et, comme à qui mieux mieux, chacun s'y précipite :
Si vaste qu'elle soit, la panse de cristal
Pour tant de commensaux bientôt est trop petite.
Ce spectacle amusa l'écolier jusqu'au soir.
N'ayant alors plus rien à voir,
Il reprit son propos. « - Un peu de patience.
« Est-ce en un jour, mon fils, que l'on peut tout savoir
« Demain peut-être, grâce à notre expérience,
« En dirai-je un peu plus. » De crainte d'accident,
L'enfant veut recouvrir le vase en attendant.
Mais notre précepteur autrement en décide.
Il avait ses raisons. Le sirop cependant,
De doux qu'il fut, devient acide.
Plus matinal que le soleil,
Notre écolier à son réveil
De courir au bocal. Mais quelle est sa surprise !
Il ne retrouve, au lieu de ce peuple goulu,
Q'une mouche confite, et qui, comme à la glu,
Dans le sucre se trouvait prise.
« D'où provient tout ce changement ?
« - Du motif qui, dans ce moment,
**** du malheureux Paul écarte tous les hommes.
« Les mouches, les amis dans le temps où nous sommes
« Se ressemblent plus qu'on ne croit.
« Cet essaim qui croît ou décroît,
« Suivant que la liqueur est plus douce ou plus aigre,
« T'apprend ce qu'entre humains parfois nous éprouvons,
« Suivant que le sort verse au vase où nous buvons,
« Ou du sirop, ou du vinaigre. »
808
On en veut trop aux courtisans ;
On va criant partout qu'à l'état inutiles
Pour leur seul intérêt ils se montrent habiles :
Ce sont discours de médisants.
J'ai lu, je ne sais où, qu'autrefois en Syrie
Ce fut un courtisan qui sauva sa patrie.
Voici comment : dans le pays
La peste avait été portée,
Et ne devait cesser que quand le dieu Protée
Dirait là-dessus son avis.
Ce dieu, comme l'on sait, n'est pas facile à vivre :
Pour le faire parler il faut longtemps le suivre,
Près de son antre l'épier,
Le surprendre, et puis le lier,
Malgré la figure effrayante
Qu'il prend et quitte à volonté.
Certain vieux courtisan, par le roi député,
Devant le dieu marin tout-à-coup se présente.
Celui-ci, surpris, irrité,
Se change en noir serpent ; sa gueule empoisonnée
Lance et retire un dard messager du trépas,
Tandis que, dans sa marche oblique et détournée,
Il glisse sur lui-même et d'un pli fait un pas.
Le courtisan sourit : je connais cette allure,
Dit-il, et mieux que toi je sais mordre et ramper.
Il court alors pour l'attraper :
Mais le dieu change de figure ;
Il devient tour-à-tour loup, singe, lynx, renard.
Tu veux me vaincre dans mon art,
Disait le courtisan : mais, depuis mon enfance,
Plus que ces animaux avide, adroit, rusé,
Chacun de ces tours-là pour moi se trouve usé.
Changer d'habit, de mœurs, même de conscience ;
Je ne vois rien là que d'aisé.
Lors il saisit le dieu, le lie,
Arrache son oracle, et retourne vainqueur.
Ce trait nous prouve, ami lecteur,
Combien un courtisan peut servir la patrie.
737
Vous a-t-on parlé déjà
D’un temple sans nom -
Sans mémoire et sans nom?
Il fût oublié et pourtant
Quelques-un croient encore
Que le temple existe bel et bien;
Qu’il se trouve juste ici,
Entre le jour et la nuit,
Entre le soleil et la pluie,
Entre le silence et le bruit;
Et que lorsqu’on s’y rend,
Lorsque l’on ouvre,
Lorsque l’on entre,
On y entre toujours;
Et que l’on vienne de ****
Que l’on vienne d’ailleurs,
Que l’on prenne son temps,
On y est toujours à l’heure;
Et quand enfin l'on s’y trouve,
Quand enfin l'on y est,
Entre et parmis ses infinis murs,
On n’en sort jamais;
Si l'on ose y discuter,
Que l'on ne prononce qu’un mot,
Celui-ci devient discours,
Interminable fardeau;
Et l'en son sein une seule pensée
Bien que plutôt éphémère,
Se transforme en grand brasier,
En immense calvaire;
Et que si l'on regarde,
L'on peut voir très bien
Que ce que l'on observe
N’est à peu près rien;
Et si l'on prête oreille, que l'on écoute,
Qu’un seul son enfin résonne,
Ce bruit sourd que l'on espionne
N'est nul autre que l'écho du doute;
Et quand finalement l'on oublie,
Qu'à tout jamais l'on s’y perd,
Lorsqu'enfin l'on s'y abandonne,
Se trace béante le contour d'une sortie;
Et que cela exige de souffrir,
De s'y faire saint, s'y faire martyre,
Qu’il nous faille le supplice d'y périr,
Finira-t-on au moins par en finir;
Et lorsqu'un jour l'on en sort,
Lorsque que le voudra enfin notre sort,
Ce n'est qu'alors, seulement qu'alors
Que sauront coexister vie et mort.
Et ce jour-là, cette nuit-là, dira-t-on,
Que l'existence fût un temple -
Un temple sans nom.
Dec 16, 2019
Dec 16, 2019 at 5:45 AM UTC
Quand le souffle divin qui flotte sur le monde
S'arrête sur mon âme ouverte au moindre vent,
Et la fait tout à coup frissonner comme une onde
Où le cygne s'abat dans un cercle mouvant !
Quand mon regard se plonge au rayonnant abîme,
Où luisent ces trésors du riche firmament,
Ces perles de la nuit que son souffle ranime,
Des sentiers du Seigneur innombrable ornement !
Quand d'un ciel de printemps l'aurore qui ruisselle
Se brise et rejaillit en gerbes de chaleur,
Que chaque atome d'air roule son étincelle,
Et que tout sous mes pas devient lumière ou fleur !
Quand tout chante ou gazouille, ou roucoule ou bourdonne,
Que d'immortalité tout semble se nourrir,
Et que l'homme, ébloui de cet air qui rayonne,
Croit qu'un jour si vivant ne pourra plus mourir !
Quand je roule en mon sein mille pensers sublimes,
Et que mon faible esprit, ne pouvant les porter,
S'arrête en frissonnant sur les derniers abîmes,
Et, faute d'un appui, va s'y précipiter !
Quand, dans le ciel d'amour où mon âme est ravie,
Je presse sur mon coeur un fantôme adoré,
Et que je cherche en vain des paroles de vie
Pour l'embraser du feu dont je suis dévoré !
Quand je sens qu'un soupir de mon âme oppressée
Pourrait créer un monde en son brûlant essor,
Que ma vie userait le temps, que ma pensée
En remplissant le ciel déborderait encor !
Jéhova ! Jéhova ! ton nom seul me soulage !
Il est le seul écho qui réponde à mon coeur !
Ou plutôt ces élans, ces transports, sans langage,
Sont eux-mêmes un écho de ta propre grandeur !
Tu ne dors pas souvent dans mon sein, nom sublime !
Tu ne dors pas souvent sur mes lèvres de feu :
Mais chaque impression t'y trouve et t'y ranime,
Et le cri de mon âme est toujours toi, mon Dieu !
741
À Madame ***.
La rose humide et vierge encore,
Que l'aube embellit de ses pleurs,
N'est pas plus fraîche que les fleurs
Que votre pinceau fait éclore.
On vante la voix et les chants
De la plaintive Philomèle :
Vos airs ne sont pas moins touchants,
Et vous chantez aussi bien qu'elle.
Par vous est réhabilité
Cet art accusé d'imposture :
Mensonge plein de vérité,
Par vous il devient la nature.
Mais de ce triomphe entre nous
Ne tirez pas trop d'avantage :
La nature a fait mieux que vous,
Bonneuil ; vous êtes son ouvrage.
Écrit en 1790.
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La vie est un bateau
Qui ne doit pas couler
Mais qui ne peut voler
Flottant sur l’eau
Sur une jolie toile
Il avance tranquillement
Grâce à la voile
Et au vent changeant
Mais parfois ça devient rugueux
Et l’équilibre devient instable
Et les vagues sont grandes
Et le bateau ne peut pas supporter la tempête
Il s’enfonce profondément,
Plus profond, encore plus
Et au fond
Le bateau est oublié
Mais pourquoi ? Pourquoi le bateau a-t-il été oublié ?
Parce qu’il n’y avait personne qui l’attendait.
Il a erré dans le monde
À la recherche de quelqu’un qui l’accepterait
Personne ne l’a vu pour qui il était
Mais c’est ainsi que la vie est parfois
Et ainsi, à jamais le bateau doit reposer
Sur le fond de l’océan.
Jan 2, 2019
Jan 2, 2019 at 6:19 PM UTC
La plus délicate des roses
Est, à coup sûr, la rose-thé.
Son bouton aux feuilles mi-closes
De carmin à peine est teinté.
On dirait une rose blanche
Qu'aurait fait rougir de pudeur,
En la lutinant sur la branche,
Un papillon trop plein d'ardeur.
Son tissu rose et diaphane
De la chair a le velouté ;
Auprès, tout incarnat se fane
Ou prend de la vulgarité.
Comme un teint aristocratique
Noircit les fronts bruns de soleil,
De ses soeurs elle rend rustique
Le coloris chaud et vermeil.
Mais, si votre main qui s'en joue,
A quelque bal, pour son parfum,
La rapproche de votre joue,
Son frais éclat devient commun.
Il n'est pas de rose assez tendre
Sur la palette du printemps,
Madame, pour oser prétendre
Lutter contre vos dix-sept ans.
La peau vaut mieux que le pétale,
Et le sang pur d'un noble coeur
Qui sur la jeunesse s'étale,
De tous les roses est vainqueur !
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