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"dansant" poems
"I LOVE LOVE!" She shouted, speaking to herself in third person. It was then that she seemed to float away A balloon on Macy's Day. *It seemed I was the only one orbiting earth, watching those performances of daily life applauding for a well-flipped omelet a superbly fitted glove a full tank of gas at $4.00.* I couldn't believe my luck Terrestrially, there were husks sipping coffee and rasping and rustling at each other desiccated. Privately, she was buying real estate on the moon I LOVE LOVE! she shouted Dancing like an egg on a spray of water a declassified military satellite who through some dumb luck had escaped the pull of gravity and won Marveling at the moon rock on her finger, even a stubbed toe just seemed like the ideal opportunity for extorting kisses. And it glinted in the light. Everything was fine. *Down on earth it seemed all the wine drinkers were toasting to us cheering as we terra formed the moon.* ***We couldn't believe our luck as we rolled back our stone.***
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Apr 27, 2014
Apr 27, 2014 at 10:07 PM UTC
"Comme un oeuf dansant sur un jet d'eau."
Tu voudrais que j'improvise Les chemins qui mènent au septième ciel Pour notre prochain congrès Que je vienne les mains vides Sans notes ni croquis Pour te couronner reine et courtisane. Mais demanderais-tu au peintre de venir à toi Sans son pinceau, ses fusains, ses tubes d'aquarelle et son papier canson Ou au photographe sans son posemètre, son trépied et ses filtres, son appareil photo et ses objectifs Et un auteur de théâtre pourrait-il officier sans donner des indications? Des orientations, des pistes pour que les acteurs puissent mieux jouer leurs personnages Eh bien moi je voudrais écrire de concert avec toi les didascalies de notre lune de miel. Pense au Cantique des Cantiques Pense à Salomon, à son épouse et aux jeunes filles , Penses-y bien, ma sans rivale, Ma muse venue au monde sept fois Et dont aucune galante n 'arrive aux chevilles Comment veux-tu qu'on se retrouve dans la mare aux nénuphars Deux canards mandarins batifolant Sans didascalies... Tu connais les soixante-quatre manières du kama Tu sais la différence entre baratement et percement Et tu veux goûter le chalumeau du miel Lors du congrès de la corneille Alors tandis que tu me provoques du regard et du geste En dansant comme une bayadère accomplie Souviens toi des didascalies. Je suis ton vert-galant, ton esclave, ton cornac Ton renifleur, ton cunnilingue, ton Sigisté Si tu veux tu seras ma nymphe, mon myrte, ma lanterne, ma crête, Ma landie, ma douceur, mon amour de Vénus Mon gaude mihi, mon impudique Organisons nos langues et nos boutons Nos protubérances. Pour qu'aucune partie ne soit honteuse Pour que toutes soient honnêtes Il faut des chapitres et des actes Dans lesquels les morsures, les égratignures, les baisers Les succions et les caresses s'emboîtent dans un naturel Si joliment organisé que chaque posture génère Une improvisation et que chaque improvisation génère une nouvelle posture. Alternons les phases pudiques et impudiques Sans tabou éperonnons-nous Empalons-nous dans les postures de singe ou d'éléphant Peu importe si la mentule précède le tentigo Ou le contraire Peu importe qui est dessus ou dessous Qui lèche et qui est léché, qui est mordillé, qui est marqué, Qui est baisé et pénétré Si c'est simultanément ou séparément Nous appartenons nous aussi au règne animal Et que la verge soit masculine ou féminine C 'est toujours l'aiguillon de la volupté qui guidera nos didascalies.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 5:56 AM UTC
Didascalies de notre premier congrès
Tu voudrais que j'improvise Les chemins qui mènent au septième ciel Pour notre prochain congrès Que je vienne les mains vides Sans notes ni croquis Pour te couronner reine et courtisane. Mais demanderais-tu au peintre de venir à toi Sans son pinceau, ses fusains, ses tubes d'aquarelle et son papier canson Ou au photographe sans son posemètre, son trépied et ses filtres, son appareil photo et ses objectifs Et un auteur de théâtre pourrait-il officier sans donner des indications? Des orientations, des pistes pour que les acteurs puissent mieux jouer leurs personnages Eh bien moi je voudrais écrire de concert avec toi les didascalies de notre lune de miel. Pense au Cantique des Cantiques Pense à Salomon, à son épouse et aux jeunes filles , Penses-y bien, ma sans rivale, Ma muse venue au monde sept fois Et dont aucune galante n 'arrive aux chevilles Comment veux-tu qu'on se retrouve dans la mare aux nénuphars Deux canards mandarins batifolant Sans didascalies... Tu connais les soixante-quatre manières du kama Tu sais la différence entre baratement et percement Et tu veux goûter le chalumeau du miel Lors du congrès de la corneille Alors tandis que tu me provoques du regard et du geste En dansant comme une bayadère accomplie Souviens toi des didascalies. Je suis ton vert-galant, ton esclave, ton cornac Ton renifleur, ton cunnilingue, ton Sigisté Si tu veux tu seras ma nymphe, mon myrte, ma lanterne, ma crête, Ma landie, ma douceur, mon amour de Vénus Mon gaude mihi, mon impudique Organisons nos langues et nos boutons Nos protubérances. Pour qu'aucune partie ne soit honteuse Pour que toutes soient honnêtes Il faut des chapitres et des actes Dans lesquels les morsures, les égratignures, les baisers Les succions et les caresses s'emboîtent dans un naturel Si joliment organisé que chaque posture génère Une improvisation et que chaque improvisation génère une nouvelle posture. Alternons les phases pudiques et impudiques Sans tabou éperonnons-nous Empalons-nous dans les postures de singe ou d'éléphant Peu importe si la mentule précède le tentigo Ou le contraire Peu importe qui est dessus ou dessous Qui lèche et qui est léché, qui est mordillé, qui est marqué, Qui est baisé et pénétré Si c'est simultanément ou séparément Nous appartenons nous aussi au règne animal Et que la verge soit masculine ou féminine C 'est toujours l'aiguillon de la volupté qui guidera nos didascalies.
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J'observe depuis mon télescope Au-delà des nuages Ta photo qui sautille Et je suis les courbes, les points et les lignes Et je trace des figures imaginaires Les constellations Et soudain tu apparais Endimanchée Pénitente Ultra Violette Souriante Entre deux ciels Tu me fais signe Et m'invites à danser Et je te suis comme ton ombre Je retiens mon souffle Je plonge dans le mandala De ton champ de Cinabre Je viens à tes côtés Je m'ancre à tes eaux Je suis ton lama, ton gourou Et toi tu es ma parèdre, ma  bouddha Ma dakini souveraine et je te déshabille en dansant Et je déboutonne une après l 'autre Les étoiles couleur aubergine Qui composent ta constellation. C 'est une constellation disparue Que seul moi puis voir. Il m'arrive à l 'oeil nu de t'apercevoir Au détour d'un rêve comme en cet instant précis Et la musique résonne si forte dans l 'espace Je vois tes lèvres bouger mais je n 'entends rien Mais soudain tes yeux hurlent et tu me clignes ton nom en morse : dash dot dash dot dash dash dash dash dot dash dash dash dash dash dash dot C, une longue, une brève, une longue, une brève O, trois longues Y, une longue, une brève, deux longues O, trois longues T, une longue E, une brève.
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Aug 31, 2019
Aug 31, 2019 at 12:54 AM UTC
Dans ton champ de Cinabre
Le sourire d'une femme au printemps est plus joli Que le reflet dansant des tulipes jaunes de l'étang Comme a dit l'autre: son visage est enjolivé et poli Avec du sirop de miel. Elle a vraiment un sourire charmant. Oh! Printemps, la plus belle des quatre saisons Cela fait grand plaisir de la voir coiffée en jaune Couleur de l'espoir, jolie couleur de la moisson Les pétales pétillent dans l'air et les cloches chantonnent. Non, ce n'est pas un rêve, elle est vraiment magnifique Elle est vêtue d'un sourire qui inspire et qui fait soupirer Les hommes qui aiment tout ce qui est beau et classique. Cette femme a les mains entrelacées sur sa cuisse droite Comme un mannequin qu'on applaudit sur la piste réservée Pour les plus belles femmes de l'histoire de notre planète. P.S. Translation of 'The Radiant Smile Of A Woman' in French. Copyright © May 2018, Hébert Logerie, Tous droits réservés Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs livres de poésie.
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Nov 29, 2024
Nov 29, 2024 at 10:24 PM UTC
Le Sourire Radieux D'Une Femme
La nuit. La pluie. Un ciel blafard que déchiquette De flèches et de tours à jour la silhouette D'une ville gothique éteinte au lointain gris. La plaine. Un gibet plein de pendus rabougris Secoués par le bec avide des corneilles Et dansant dans l'air noir des gigues nonpareilles, Tandis, que leurs pieds sont la pâture des loups. Quelques buissons d'épine épars, et quelques houx Dressant l'horreur de leur feuillage à droite, à gauche, Sur le fuligineux fouillis d'un fond d'ébauche. Et puis, autour de trois livides prisonniers Qui vont pieds nus, un gros de hauts pertuisaniers En marche, et leurs fers droits, comme des fers de herse, Luisent à contresens des lances de l'averse.
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Effet de nuit
Pendant les jours les plus froids de l’hiver fou Pensez à un printemps divin et rêvez d'un été doux Pendant les heures les plus dures de la nuit hibernale Pensez aux fleurs inouïes et rêvez d'un agréable soleil. La saison arrive, persiste, puis s'enfuit, à l’aide de ses ailes La vie traverse des événements cycloïdaux comme les abeilles Comme les rayons d’une lune dansant autour de la Mère Nature Afin de l'enchanter, de l’enchérir et de l'embrasser très dure. Au milieu du profond hiver, pensez à un printemps sensationnel Et rêvez à des jours d'été lumineux, éclatants et exceptionnels Ne vous sentez jamais sans espoir et pessimistes à propos de rien. Des meilleures journées et des nuits glorieuses font du bien Restez positifs, actifs, accueillants et résilients tant que votre tête Est présente. Pensez et rêvez aux rayons de soleil et de fêtes. P.S. Traduction de: ‘Thinking Of A Divine’ par Hébert Logerie. Copyright © Janvier 2025, Hébert Logerie, Tous droits réservés Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poésie.
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Jan 22, 2025
Jan 22, 2025 at 12:43 PM UTC
Pensez À Un Printemps Divin
Dancing Desire/Désire dansant_ Chest to chest I gently rest My heart On the beat Of your heartbeat Peau contre peau Mon coeur, doucement Se repose contre Le rythme De ton coeur My secrets shine Enchanted music Along the symphonic Mild and melodic Lines of your lips Mes secrets brillent Musique magique Le long des symphoniques Douces et mélodiques Lignes de tes lèvres The handsomeness Of your proud eyes Pierces the skies Of my pleasures Tender treasures La délicatesse De tes yeux fiers Perce les ciels De mes plaisirs Trésors de tendresses Passionately And endlessly In this blissful Embrace I trace Your soft face Passionnément Et éternellement Dans ce paysage Je trace les traits De ton doux visage The dance goes on Over and over Oh my lover As we hold on To each other On danse encore Encore et encore Oh mon amour En se tenant L’un contre l’autre The night draws near So do her sands We touch this time With our hands Realm of the rhyme La nuit est proche Ses sables approchent Nous touchons de nos doigts Le temps, royaume De la rime My secrets shine Enchanted music Along the symphonic Mild and melodic Lines of your lips Mes secrets brillent Musique magique Le long des symphoniques Douces et mélodiques Lignes de tes lèvres The stars cannot The dust will not Or so it seems Destroy our dreams Lost in the streams Les étoiles ne vont pas La poussière ne va pas Il semblerait du moins Détruire nos lendemains Perdus dans les courants In the motion Of this passion In your fusion You feel the heat Hold to the beat En mouvement De cette passion Dans ta fusion Suis le rythme De cette heure Let the peaceful Night wrap its shade So we can fade Away graceful Within our bodies. Laisse la calme nuit Nous voiler Gracieusement nous laisser Disparaitre au **** dans l’or De nos corps. February, 23 2015 23 Février 2015 University of California, Riverside Université de Californie, Riverside
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Nov 28, 2015
Nov 28, 2015 at 6:43 AM UTC
To Aaron,À Aaron,
Dancing Desire/Désire dansant_ Chest to chest I gently rest My heart On the beat Of your heartbeat Peau contre peau Mon coeur, doucement Se repose contre Le rythme De ton coeur My secrets shine Enchanted music Along the symphonic Mild and melodic Lines of your lips Mes secrets brillent Musique magique Le long des symphoniques Douces et mélodiques Lignes de tes lèvres The handsomeness Of your proud eyes Pierces the skies Of my pleasures Tender treasures La délicatesse De tes yeux fiers Perce les ciels De mes plaisirs Trésors de tendresses Passionately And endlessly In this blissful Embrace I trace Your soft face Passionnément Et éternellement Dans ce paysage Je trace les traits De ton doux visage The dance goes on Over and over Oh my lover As we hold on To each other On danse encore Encore et encore Oh mon amour En se tenant L’un contre l’autre The night draws near So do her sands We touch this time With our hands Realm of the rhyme La nuit est proche Ses sables approchent Nous touchons de nos doigts Le temps, royaume De la rime My secrets shine Enchanted music Along the symphonic Mild and melodic Lines of your lips Mes secrets brillent Musique magique Le long des symphoniques Douces et mélodiques Lignes de tes lèvres The stars cannot The dust will not Or so it seems Destroy our dreams Lost in the streams Les étoiles ne vont pas La poussière ne va pas Il semblerait du moins Détruire nos lendemains Perdus dans les courants In the motion Of this passion In your fusion You feel the heat Hold to the beat En mouvement De cette passion Dans ta fusion Suis le rythme De cette heure Let the peaceful Night wrap its shade So we can fade Away graceful Within our bodies. Laisse la calme nuit Nous voiler Gracieusement nous laisser Disparaitre au **** dans l’or De nos corps. February, 23 2015 23 Février 2015 University of California, Riverside Université de Californie, Riverside
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Nos chemins se sont croisé et décroisé A distance Nous étions pèlerins de jeux antédiluviens. Nous nous sommes envoûté de mots Et de rêves d'ombres et de chair Et seuls nos mots peuvent désensorceler Nos sangs et nos dieux archaïques. Nos mots sont des onguents, des potions magiques Des philtres et des pommades Dotés de pouvoirs incomparables. Ce sont des déictiques et embrayeurs Ils accomplissent par la seule force du Verbe. Instantanément. Nos mots sont des poudres miracles dont nous baptisons nos envies Et ils sécrètent leurs propres antidotes. Il ne nous restait plus qu'à les mettre en scène, Titiller nos mamelons lubriques, Mordiller le creux de nos nuques et aisselles, En dansant la danse des dugongs ou des pangolins Mais chacun a sa propre lecture Son propre phrasé Et le déhanchement des Muses Dugongs N'est en rien celui du Poète Pangolin. Rendez-vous posthume, donc. Aujourd'hui j'attendais ma muse Sans trop me faire d'illusions Comme chaque matin de mes jours Je lui ai préparé son café et ses billets doux Mais ma muse boude depuis quatre jours et quart Ma source d'eaux charnelles s'est desséchée Ma muse n'est plus ma muse Pas même un filet de muse chez le poissonnier ou le boucher Ma muse ne fait plus mumuse Ma muse tarie ne frissonne plus Ne viendra pas jouer mon ombre Ne jouira plus de mes délires d'orphie. C’est un fait accompli, mûri, implacable Et je me rends aux évidences. Mais l'oiseau est têtu et bande encore de joie Sur l'élan magistral qu'elle lui a impulsé : Je mordille, je griffe, je câline, Je bois, je lèche, je grignote, La distance qui nous lie désormais Lentement comme une corde raide Un pacte d'amour courtois Inébranlable, Irremplaçable .
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:28 AM UTC
Constat
Nos chemins se sont croisé et décroisé A distance Nous étions pèlerins de jeux antédiluviens. Nous nous sommes envoûté de mots Et de rêves d'ombres et de chair Et seuls nos mots peuvent désensorceler Nos sangs et nos dieux archaïques. Nos mots sont des onguents, des potions magiques Des philtres et des pommades Dotés de pouvoirs incomparables. Ce sont des déictiques et embrayeurs Ils accomplissent par la seule force du Verbe. Instantanément. Nos mots sont des poudres miracles dont nous baptisons nos envies Et ils sécrètent leurs propres antidotes. Il ne nous restait plus qu'à les mettre en scène, Titiller nos mamelons lubriques, Mordiller le creux de nos nuques et aisselles, En dansant la danse des dugongs ou des pangolins Mais chacun a sa propre lecture Son propre phrasé Et le déhanchement des Muses Dugongs N'est en rien celui du Poète Pangolin. Rendez-vous posthume, donc. Aujourd'hui j'attendais ma muse Sans trop me faire d'illusions Comme chaque matin de mes jours Je lui ai préparé son café et ses billets doux Mais ma muse boude depuis quatre jours et quart Ma source d'eaux charnelles s'est desséchée Ma muse n'est plus ma muse Pas même un filet de muse chez le poissonnier ou le boucher Ma muse ne fait plus mumuse Ma muse tarie ne frissonne plus Ne viendra pas jouer mon ombre Ne jouira plus de mes délires d'orphie. C’est un fait accompli, mûri, implacable Et je me rends aux évidences. Mais l'oiseau est têtu et bande encore de joie Sur l'élan magistral qu'elle lui a impulsé : Je mordille, je griffe, je câline, Je bois, je lèche, je grignote, La distance qui nous lie désormais Lentement comme une corde raide Un pacte d'amour courtois Inébranlable, Irremplaçable .
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Au coin de ma lucarne, j’aperçois la verdure, Les couleurs naturelles, et le gris des voitures. J’entrevois toute la faune dansant main dans la main Sans poser de question sur le jour qu’est demain. Les oiseaux et leurs chants raviveront en moi Des souvenirs et des vues de ce qu’était autrefois. Les arbres et leurs mouvements me feront me souvenir Des longs moments passés à pleurer et à rire. Les sons sourds et les bruits qui surviennent tout le soir, Les crissements et les coups qui sévissent dans le noir, N’empêcheront pas mon âme d’échapper à leurs voix. Mais quoi que disent leurs bouches, et quoi que pointent leurs doigts, Je resterai heureux, et j’affronterai les ombres, Je resterai debout, à regarder les arbres.
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Sep 16, 2018
Sep 16, 2018 at 8:22 AM UTC
Souffle
Ouate sacrée de fromager sauvage Déraciné, fossilisé, Les racines en l 'air Hors du sol, suspendues A des chaînes Elle survit pourtant Envers et contre tout. Dans ses contreforts Des offrandes déposées Et chaque fois qu 'elle s 'effiloche Chaque fois qu 'elle se désintègre Une autre prend comme par magie la relève Et perpétue son kapok centenaire. Ne lui demandez pas la couleur de son coton Demandez-lui la couleur du rhum épicé Pour soulager ses chaînes. Regarder des racines sèches ne fait pas repousser l 'arbre Regarder des cabosses au sol ne fait pas renaître le gui. Chevauchez les ouates farouches De mapou rouge Hantez de votre parade nuptiale Les fétiches qui hurlent dans la canopée En dansant le branle des paradisiers De ma Première Dame, De ma Grande Brigitte.
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Aug 25, 2019
Aug 25, 2019 at 5:37 AM UTC
En dansant le branle des paradisiers
Oui, mon vers croit pouvoir, sans se mésallier, Prendre à la prose un peu de son air familier. André, c'est vrai, je ris quelquefois sur la lyre. Voici pourquoi, tout jeune encor, tâchant de lire Dans le livre effrayant des forêts et des eaux, J'habitais un parc sombre où jasaient des oiseaux, Où des pleurs souriaient dans l'oeil bleu des pervenches ; Un jour que je songeais seul au milieu des branches, Unbouvreuil qui faisait le feuilleton du bois M'a dit : Il faut marcher à terre quelquefois. La nature est un peu moqueuse autour des hommes ; O poète, tes chants, ou ce qu'ainsi tu nommes, Lui ressembleraient mieux si tu les dégonflais. Les bois ont des soupirs, mais ils ont des sifflets. L'azur luit, quand parfois la gaîté le déchire ; L'Olympe reste grand en éclatant de rire ; Ne crois pas que l'esprit du poëte descend Lorsque entre deux grands vers un mot passe en dansant. Ce n'est pas un pleureur que le vent en démence ; Le flot profond n'est pas un chanteur de romance ; Et la nature, au fond des siècles et des nuits, Accouplant Rabelais à Dante plein d'ennuis, Et l'Ugolin sinistre au Grandgousier difforme, Près de l'immense deuil montre le rire énorme. Les Roches, juillet 1830.
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À André Chénier
Pardonne mon rêve Au nom de tous les saints d'huile et de sang Qui tachent le ciel de ta robe de satin Que les plaisirs avaient choisi pour asile ! Treize fois treize lunes, ma muse, mon assyrienne Ma très grande dame, ma princesse Armide Treize fois treize lunes Après que nous nous sommes rêvé Entre vapeurs de rhum, masques et confettis Dansant passacailles, rondeaux Et mambos de ce carnaval antique. Treize fois treize lunes, mon Armide Que nous nous débattons Dans les eaux d'Urdar du souvenir De ce mercredi des Cendres où Nous nous flairions de nos lunettes magiques : Dans une lente pantomime. à costume. Nous portions tous deux la lumière: Moi, Ophioch du fin fond de l 'Ethiopie posant mes accords de guitare et piégeant des vers nus et sincères pour qu'ils cousent ta grâce Toi ma muse, en costume de Calin du fin fond des Carpates Eiris, Colombine jouant de l 'aiguille de tes rires et tissant ton filet. C'était il y a déjà cent soixante-neuf lunes Et autant de soleils ! Et le carnaval bat encore la chamade !
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:07 PM UTC
Souvenirs de l'image de ton rêve
I. Je vis la nuit et rêve le jour Et parfois je te parle quand mes idées deviennent floues Les effluves de vin dansent et Les étoiles n’entendent parler que de toi. Obstinée, dans ma lancée, Je leur chante ton sourire. Ô D.eu, combien de fois les ais-je entendues me dire de partir ? Mes souvenir se reflètent sur la Seine dormante Impressionnante mais bienveillante Il m’est même arrivée de l’entendre me répondre Alors que mon esprit voguait sur les hauteurs Lune, quand tu n’es pas là les étoiles chantent II. Lassées de m’entendre chanter, Les étoiles sont parties Elles m’ont laissées avec toi, Ton souvenir dansant autour de moi, Pendant que j’essaie de trouver mon chemin Mais je me retourne Vers des routes brûlantes Mais tu me détournes Inconsciemment
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Sep 10, 2019
Sep 10, 2019 at 6:52 PM UTC
Reflet immaculé
Dans la foule, Olivier, ne viens plus me surprendre ; Sois là, mais sans parler, tâche de me l'apprendre : Ta voix a des accents qui me font tressaillir ! Ne montre pas l'amour que je ne puis te rendre, D'autres yeux que les tiens me regardent rougir. Se chercher, s'entrevoir, n'est-ce pas tout se dire ? Ne me demande plus, par un triste sourire, Le bouquet qu'en dansant je garde malgré moi : Il pèse sur mon coeur quand mon coeur le désire, Et l'on voit dans mes yeux qu'il fut cueilli pour toi. Lorsque je m'enfuirai, tiens-toi sur mon passage ; Notre heure pour demain, les fleurs de mon corsage, Je te donnerai tout avant la fin du jour : Mais puisqu'on n'aime pas lorsque l'on est bien sage, Prends garde à mon secret, car j'ai beaucoup d'amour !
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Le secret
La très-chère était nue, et, connaissant mon coeur, Elle n'avait gardé que ses bijoux sonores, Dont le riche attirail lui donnait l'air vainqueur Qu'ont dans leurs jours heureux les esclaves des Maures. Quand il jette en dansant son bruit vif et moqueur, Ce monde rayonnant de métal et de pierre Me ravit en extase, et j'aime à la fureur Les choses où le son se mêle à la lumière. Elle était donc couchée et se laissait aimer, Et du haut du divan elle souriait d'aise A mon amour profond et doux comme la mer, Qui vers elle montait comme vers sa falaise. Les yeux fixés sur moi, comme un tigre dompté, D'un air vague et rêveur elle essayait des poses, Et la candeur unie à la lubricité Donnait un charme neuf à ses métamorphoses ; Et son bras et sa jambe, et sa cuisse et ses reins, Polis comme de l'huile, onduleux comme un cygne, Passaient devant mes yeux clairvoyants et sereins ; Et son ventre et ses seins, ces grappes de ma vigne, S'avançaient, plus câlins que les Anges du mal, Pour troubler le repos où mon âme était mise, Et pour la déranger du rocher de cristal Où, calme et solitaire, elle s'était assise. Je croyais voir unis par un nouveau dessin Les hanches de l'Antiope au buste d'un imberbe, Tant sa taille faisait ressortir son bassin. Sur ce teint fauve et brun, le fard était superbe ! Et la lampe s'étant résignée à mourir, Comme le foyer seul illuminait la chambre, Chaque fois qu'il poussait un flamboyant soupir, Il inondait de sang cette peau couleur d'ambre !
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Les bijoux
La très-chère était nue, et, connaissant mon coeur, Elle n'avait gardé que ses bijoux sonores, Dont le riche attirail lui donnait l'air vainqueur Qu'ont dans leurs jours heureux les esclaves des Maures. Quand il jette en dansant son bruit vif et moqueur, Ce monde rayonnant de métal et de pierre Me ravit en extase, et j'aime à la fureur Les choses où le son se mêle à la lumière. Elle était donc couchée et se laissait aimer, Et du haut du divan elle souriait d'aise A mon amour profond et doux comme la mer, Qui vers elle montait comme vers sa falaise. Les yeux fixés sur moi, comme un tigre dompté, D'un air vague et rêveur elle essayait des poses, Et la candeur unie à la lubricité Donnait un charme neuf à ses métamorphoses ; Et son bras et sa jambe, et sa cuisse et ses reins, Polis comme de l'huile, onduleux comme un cygne, Passaient devant mes yeux clairvoyants et sereins ; Et son ventre et ses seins, ces grappes de ma vigne, S'avançaient, plus câlins que les Anges du mal, Pour troubler le repos où mon âme était mise, Et pour la déranger du rocher de cristal Où, calme et solitaire, elle s'était assise. Je croyais voir unis par un nouveau dessin Les hanches de l'Antiope au buste d'un imberbe, Tant sa taille faisait ressortir son bassin. Sur ce teint fauve et brun, le fard était superbe ! Et la lampe s'étant résignée à mourir, Comme le foyer seul illuminait la chambre, Chaque fois qu'il poussait un flamboyant soupir, Il inondait de sang cette peau couleur d'ambre !
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Les turcs ont passé là. Tout est ruine et deuil. Chio, l'île des vins, n'est plus qu'un sombre écueil, Chio, qu'ombrageaient les charmilles, Chio, qui dans les flots reflétait ses grands bois, Ses coteaux, ses palais, et le soir quelquefois Un chœur dansant de jeunes filles. Tout est désert. Mais non ; seul près des murs noircis, Un enfant aux yeux bleus, un enfant grec, assis, Courbait sa tête humiliée ; Il avait pour asile, il avait pour appui Une blanche aubépine, une fleur, comme lui Dans le grand ravage oubliée. Ah ! pauvre enfant, pieds nus sur les rocs anguleux ! Hélas ! pour essuyer les pleurs de tes yeux bleus Comme le ciel et comme l'onde, Pour que dans leur azur, de larmes orageux, Passe le vif éclair de la joie et des jeux, Pour relever ta tête blonde, Que veux-tu ? Bel enfant, que te faut-il donner Pour rattacher gaîment et gaîment ramener En boucles sur ta blanche épaule Ces cheveux, qui du fer n'ont pas subi l'affront, Et qui pleurent épars autour de ton beau front, Comme les feuilles sur le saule ? Qui pourrait dissiper tes chagrins nébuleux ? Est-ce d'avoir ce lys, bleu comme tes yeux bleus, Qui d'Iran borde le puits sombre ? Ou le fruit du tuba, de cet arbre si grand, Qu'un cheval au galop met, toujours en courant, Cent ans à sortir de son ombre ? Veux-tu, pour me sourire, un bel oiseau des bois, Qui chante avec un chant plus doux que le hautbois, Plus éclatant que les cymbales ? Que veux-tu ? fleur, beau fruit, ou l'oiseau merveilleux ? - Ami, dit l'enfant grec, dit l'enfant aux yeux bleus, Je veux de la poudre et des balles. Du 8 au 10 juillet 1828.
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L'enfant (Hugo)
Les turcs ont passé là. Tout est ruine et deuil. Chio, l'île des vins, n'est plus qu'un sombre écueil, Chio, qu'ombrageaient les charmilles, Chio, qui dans les flots reflétait ses grands bois, Ses coteaux, ses palais, et le soir quelquefois Un chœur dansant de jeunes filles. Tout est désert. Mais non ; seul près des murs noircis, Un enfant aux yeux bleus, un enfant grec, assis, Courbait sa tête humiliée ; Il avait pour asile, il avait pour appui Une blanche aubépine, une fleur, comme lui Dans le grand ravage oubliée. Ah ! pauvre enfant, pieds nus sur les rocs anguleux ! Hélas ! pour essuyer les pleurs de tes yeux bleus Comme le ciel et comme l'onde, Pour que dans leur azur, de larmes orageux, Passe le vif éclair de la joie et des jeux, Pour relever ta tête blonde, Que veux-tu ? Bel enfant, que te faut-il donner Pour rattacher gaîment et gaîment ramener En boucles sur ta blanche épaule Ces cheveux, qui du fer n'ont pas subi l'affront, Et qui pleurent épars autour de ton beau front, Comme les feuilles sur le saule ? Qui pourrait dissiper tes chagrins nébuleux ? Est-ce d'avoir ce lys, bleu comme tes yeux bleus, Qui d'Iran borde le puits sombre ? Ou le fruit du tuba, de cet arbre si grand, Qu'un cheval au galop met, toujours en courant, Cent ans à sortir de son ombre ? Veux-tu, pour me sourire, un bel oiseau des bois, Qui chante avec un chant plus doux que le hautbois, Plus éclatant que les cymbales ? Que veux-tu ? fleur, beau fruit, ou l'oiseau merveilleux ? - Ami, dit l'enfant grec, dit l'enfant aux yeux bleus, Je veux de la poudre et des balles. Du 8 au 10 juillet 1828.
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