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"continuer" poems
A Odessa je suis morte un matin d’octobre Si je devais revivre je voudrais être psychopathe et brûler des maisons Non, surtout pas ça C’est effroyable de savoir écrire, même juste un peu.                                                                               …/… Marcher Errer Déambuler Fermer les yeux Ne plus penser Mourir demain Il faudrait que je meure demain Mais vraiment, je veux dire Me pendre au cerisier M'étouffer avec le noyau d'une cerise N'importe quoi Trouver un truc Mais mourir demain Pour justifier ma raison d’être Simplement poser mon stylo Sur cette jolie place ensoleillée je vous ai regardé Vous lisiez les yeux fermés ALORS CHUT ! Pour justifier ma raison d’écrire Simplement m’envoler Ne plus avoir à me justifier Etre juste un peu plus simple Partir Continuer l’errance à Odessa Devenir transparente La peau sur les os Rêver Pourquoi elle Pourquoi moi Dans le fond Je ne suis pas bien différente de vous Je n'avais rien à écrire Je n'ai rien à te dire De ma vie tu ne sais rien Et si je dois mourir demain Tu découvriras alors peut-être Je dis bien peut-être Et si tu lis ces lignes demain Tu comprendras alors peut-être Je dis bien peut-être A Odessa cet après-midi Je n'ai fait que vous regarder Peut-être aurais-je dû m'y poser Je travaille pour survivre Je vis pour écrire J’écris comme je respire Le souffle coupé Je tombe. Puisque je dois mourir demain Juste fermer les yeux M’éclater la tête contre le radiateur A Odessa cet après-midi Je n'ai fait que vous regarder Un jeu dangereux qui se joue uniquement à la première personne. A Odessa cet après-midi Nous avions rendez-vous Tu n'aurais jamais dû venir, maman.
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Mar 25, 2012
Mar 25, 2012 at 9:54 AM UTC
Odessa- "LAISSE LA PORTE FERMEE EN ENTRANT", extrait.
A Odessa je suis morte un matin d’octobre Si je devais revivre je voudrais être psychopathe et brûler des maisons Non, surtout pas ça C’est effroyable de savoir écrire, même juste un peu.                                                                               …/… Marcher Errer Déambuler Fermer les yeux Ne plus penser Mourir demain Il faudrait que je meure demain Mais vraiment, je veux dire Me pendre au cerisier M'étouffer avec le noyau d'une cerise N'importe quoi Trouver un truc Mais mourir demain Pour justifier ma raison d’être Simplement poser mon stylo Sur cette jolie place ensoleillée je vous ai regardé Vous lisiez les yeux fermés ALORS CHUT ! Pour justifier ma raison d’écrire Simplement m’envoler Ne plus avoir à me justifier Etre juste un peu plus simple Partir Continuer l’errance à Odessa Devenir transparente La peau sur les os Rêver Pourquoi elle Pourquoi moi Dans le fond Je ne suis pas bien différente de vous Je n'avais rien à écrire Je n'ai rien à te dire De ma vie tu ne sais rien Et si je dois mourir demain Tu découvriras alors peut-être Je dis bien peut-être Et si tu lis ces lignes demain Tu comprendras alors peut-être Je dis bien peut-être A Odessa cet après-midi Je n'ai fait que vous regarder Peut-être aurais-je dû m'y poser Je travaille pour survivre Je vis pour écrire J’écris comme je respire Le souffle coupé Je tombe. Puisque je dois mourir demain Juste fermer les yeux M’éclater la tête contre le radiateur A Odessa cet après-midi Je n'ai fait que vous regarder Un jeu dangereux qui se joue uniquement à la première personne. A Odessa cet après-midi Nous avions rendez-vous Tu n'aurais jamais dû venir, maman.
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Son visage se reflète dans mes yeux tristes, que pleurent toutes les nuits pour son amour. Il sait bien que je vis ma vie pour lui, et sans lui je ne sais pas comme respirer. Je veux écouter les mots d’amour, les mots qu’il ne parle plus. Les mots qu'existent seulement dans mes rêves. C’est l’heure de continuer ma vie, je sais, mais il a trahi mon cœur. Je dois accepter ça et aller. Le seul moyen de mettre fin à cet amour pour lui, c'est de finir ma vie. Ce soir, dans le noir, avec mes souffrances et mes peines, à Paris, la ville de l'amour et des lumières, Je dis. Je te dis, à tous je dis, Adieu. copyright © 2009 by T.L. Dalid
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Feb 10, 2010
Feb 10, 2010 at 4:23 AM UTC
Paris
Non, tout ne se passe pas pour une raison. C’est nous qui décidons de nos actions, C’est nous qui décidons de les faire. Quelquefois on se fait mal à cause de l’action d’un autre. Oui, ce n’est pas toujours notre faute, Et la plupart du temps, il n’y a rien que l’on pouvait faire pour l’arrêter. Vos actions peuvent faire mal aux autres, Et les faire souffrir. Il ne faut pas rester déprimé si ça arrive. Vous n’êtes pas seul! Oui c’est très dur et ça peut faire très peur. Il faut qu’on réussisse à accepter ce qui s’est passé, Pour réussir à continuer. On se dit toujours que tout se passe pour une raison, Quand on a très mal et qu’on veut se sentir mieux, Mais pour moi c’est pire! Car ça veut dire que tout ce qui nous arrive devait nous arriver? Non ce n’est pas possible, ce n’était pas prévu sur notre chemin. Par contre ce sont nos actions qui déterminent où on va ensuite, Et bien sûr on va apprendre pleins de choses sur notre route. Nous, nous avons le contrôle même si on pense que nous l’avons perdu, On dirige notre vie. Fais le et n’aie pas peur. Je ne peux pas changer le passé, Mais moi, je décide où je veux aller maintenant, Vous pouvez aussi. By Coco 07
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Jan 27, 2019
Jan 27, 2019 at 5:49 PM UTC
Tous ce passe pour une raison
Le navire est venu à cheval, à une heure inexacte Notre frère-matelot, du Panthéon  des Poètes, était à son bord Jean Pierre Basilic Dantor Frankétienne D’argent Qui écrivait, à la hâte, le dernier acte Se trouvait par hasard, miraculeusement sur le port Il est monté, il est parti sans parler, sans argent Sans ses chefs d’œuvre, sans une petite maison C’est la vie, on part à toute saison. Kalfou te kindeng miwo, miba ye. Franckétienne n’est pas disparu Il est quelque part, à Ravine-Sèche,  dans les rues Son inspiration est dans ‘l’émission le Point’ Nous n’avons pas d’autres choix que de prendre soin De sa mémoire, de son invention et de son imagination Franckétienne était un génie Haïtien, poète, dramaturge, spiraliste Ministre de la culture, faiseur de mots, chanteur, peintre et artiste Son nom était une longue phrase Et ses paroles faisaient rire jusqu'à l’extase. Kalfou te kindeng miwo, miba ye. De son vivant, il n’avait pas obtenu sa petite maison C’était un génie légendaire qui a défié l’imagination La dictature, l’ordinaire, l’inordinaire et l’abstraction En devenant un mapou, un baobab. Dirait Wendell Quel potomitan! Quelle cathédrale! Quelle citadelle! Pour paraphraser le fils du directeur de Mac Donald « S’il arrive que tu tombes, apprends vite à chevaucher Ta chute, que ta chute devienne un cheval, ton cheval Pour continuer le voyage », la randonnée. Kalfou te kindeng miwo, miba ye. « Chaque minute compte après cinquante ans » Disait Franckétienne, puisqu’on peut partir A n’importe quelle heure, à n’importe quel instant ‘Galaxie plomb gaillé’, pas trop **** du nadir Une trace invisible sur la tète à la Valentino ou à la Tino Rossi Frankétienne s’en est allé, l’artiste est parti Il demeure plus que jamais un Être nouveau Le géant, l’écrivain, le comédien, le créateur des mots Est habillé en bretelle comme un gros blanc nègre Pas comme un monstre de Dr. Frankenstein. Comme une pègre Le navire est venu à cheval, c’est la mort Qui nous menace comme si nous avions tort Nous pleurons maintenant comme la mère Pour cet octogénaire avancé, pour ce prince de lumière. Kalfou te kindeng miwo, miba ye. P.S. Un Hommage à Franckétienne et famille, à Wendell Théodore Et compagnie,  à Radio Métropole et à tous  les Haïtiens conséquents. J’offre mes sincères condoléances à tous. Sit ei terra levis! Copyright © Février 2025, Hébert Logerie, Tous droits réservés Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poésie.
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Feb 24, 2025
Feb 24, 2025 at 7:38 AM UTC
Le Navire Est Venu À Cheval, Ou Hommage Au Fameux Poète Frankétienne
Le navire est venu à cheval, à une heure inexacte Notre frère-matelot, du Panthéon  des Poètes, était à son bord Jean Pierre Basilic Dantor Frankétienne D’argent Qui écrivait, à la hâte, le dernier acte Se trouvait par hasard, miraculeusement sur le port Il est monté, il est parti sans parler, sans argent Sans ses chefs d’œuvre, sans une petite maison C’est la vie, on part à toute saison. Kalfou te kindeng miwo, miba ye. Franckétienne n’est pas disparu Il est quelque part, à Ravine-Sèche,  dans les rues Son inspiration est dans ‘l’émission le Point’ Nous n’avons pas d’autres choix que de prendre soin De sa mémoire, de son invention et de son imagination Franckétienne était un génie Haïtien, poète, dramaturge, spiraliste Ministre de la culture, faiseur de mots, chanteur, peintre et artiste Son nom était une longue phrase Et ses paroles faisaient rire jusqu'à l’extase. Kalfou te kindeng miwo, miba ye. De son vivant, il n’avait pas obtenu sa petite maison C’était un génie légendaire qui a défié l’imagination La dictature, l’ordinaire, l’inordinaire et l’abstraction En devenant un mapou, un baobab. Dirait Wendell Quel potomitan! Quelle cathédrale! Quelle citadelle! Pour paraphraser le fils du directeur de Mac Donald « S’il arrive que tu tombes, apprends vite à chevaucher Ta chute, que ta chute devienne un cheval, ton cheval Pour continuer le voyage », la randonnée. Kalfou te kindeng miwo, miba ye. « Chaque minute compte après cinquante ans » Disait Franckétienne, puisqu’on peut partir A n’importe quelle heure, à n’importe quel instant ‘Galaxie plomb gaillé’, pas trop **** du nadir Une trace invisible sur la tète à la Valentino ou à la Tino Rossi Frankétienne s’en est allé, l’artiste est parti Il demeure plus que jamais un Être nouveau Le géant, l’écrivain, le comédien, le créateur des mots Est habillé en bretelle comme un gros blanc nègre Pas comme un monstre de Dr. Frankenstein. Comme une pègre Le navire est venu à cheval, c’est la mort Qui nous menace comme si nous avions tort Nous pleurons maintenant comme la mère Pour cet octogénaire avancé, pour ce prince de lumière. Kalfou te kindeng miwo, miba ye. P.S. Un Hommage à Franckétienne et famille, à Wendell Théodore Et compagnie,  à Radio Métropole et à tous  les Haïtiens conséquents. J’offre mes sincères condoléances à tous. Sit ei terra levis! Copyright © Février 2025, Hébert Logerie, Tous droits réservés Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poésie.
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Chuchoter à moi sous les étoiles. Je n'attendrai pas Je vais continuer. Je vais continuer. Ne soit pas en détresse. Venez ici. Dépêchez-toi, mon chéri. Nous avons beaucoup à faire.
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Nov 24, 2014
Nov 24, 2014 at 5:56 AM UTC
Je n'attendrai pas
Que je hais cet art de pédant, Cette logique captieuse, Qui d'une chose claire en fait une douteuse, D'un principe erroné tire subtilement Une conséquence trompeuse, Et raisonne en déraisonnant ! Les grecs ont inventé cette belle manière. Ils ont fait plus de mal qu'ils ne croyaient en faire. Que Dieu leur donne paix ! Il s'agit d'un renard, Grand argumentateur, célèbre babillard, Et qui montrait la rhétorique. Il tenait école publique, Avait des écoliers qui payaient en poulets. Un d'eux qu'on destinait à plaider au palais Devait payer son maître à la première cause Qu'il gagnerait : ainsi la chose Avait été réglée et d'une et d'autre part. Son cours étant fini, mon écolier renard Intente un procès à son maître, Disant qu'il ne doit rien. Devant le léopard Tous les deux s'en vont comparaître. Monseigneur, disait l'écolier, Si je gagne, c'est clair, je ne dois rien payer ; Si je perds, nulle est sa créance : Car il convient que l'échéance N'en devait arriver qu'après Le gain de mon premier procès ; Or, ce procès perdu, je suis quitte, je pense : Mon dilemme est certain. Nenni, Répondait aussitôt le maître : Si vous perdez, payez, la loi l'ordonne ainsi ; Si vous gagnez, sans plus remettre, Payez, car vous avez signé Promesse de payer au premier plaid gagné : Vous y voilà. Je crois l'argument sans réponse. Chacun attend alors que le juge prononce, Et l'auditoire s'étonnait Qu'il n'y jetât pas son bonnet. Le léopard rêveur prit enfin la parole : Hors de cour, leur dit-il ; défense à l'écolier De continuer son métier, Au maître de tenir école.
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Le procès des deux renards
Que je hais cet art de pédant, Cette logique captieuse, Qui d'une chose claire en fait une douteuse, D'un principe erroné tire subtilement Une conséquence trompeuse, Et raisonne en déraisonnant ! Les grecs ont inventé cette belle manière. Ils ont fait plus de mal qu'ils ne croyaient en faire. Que Dieu leur donne paix ! Il s'agit d'un renard, Grand argumentateur, célèbre babillard, Et qui montrait la rhétorique. Il tenait école publique, Avait des écoliers qui payaient en poulets. Un d'eux qu'on destinait à plaider au palais Devait payer son maître à la première cause Qu'il gagnerait : ainsi la chose Avait été réglée et d'une et d'autre part. Son cours étant fini, mon écolier renard Intente un procès à son maître, Disant qu'il ne doit rien. Devant le léopard Tous les deux s'en vont comparaître. Monseigneur, disait l'écolier, Si je gagne, c'est clair, je ne dois rien payer ; Si je perds, nulle est sa créance : Car il convient que l'échéance N'en devait arriver qu'après Le gain de mon premier procès ; Or, ce procès perdu, je suis quitte, je pense : Mon dilemme est certain. Nenni, Répondait aussitôt le maître : Si vous perdez, payez, la loi l'ordonne ainsi ; Si vous gagnez, sans plus remettre, Payez, car vous avez signé Promesse de payer au premier plaid gagné : Vous y voilà. Je crois l'argument sans réponse. Chacun attend alors que le juge prononce, Et l'auditoire s'étonnait Qu'il n'y jetât pas son bonnet. Le léopard rêveur prit enfin la parole : Hors de cour, leur dit-il ; défense à l'écolier De continuer son métier, Au maître de tenir école.
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Tu es mon meilleur ami Je suis très désolée Mais je ne sais pas pourquoi tu aime moi Peut être tu es soif pour quelque chose nouvelle Peut être il est vrai, ton sentiments Ton mots Je m'en fiche du passé Je sais que tu t'en fiche l'un ou l'autre Mais je suis malade avec mes décisions Pourquoi je suis le criminel Pourquoi je suis coupable Je ne devrais pas existe Tu es très spectaculaire, génial, magnifique Mais je ne peux pas continuer avec toi Avec nous Avec la planète La terre n'est plus ma maison Je n'appartiens pas ici Je suis désolée Très très très désolée Mais il doit être fini Au revoir mon meilleur ami Mi amour Mon amour pour toujours Au revoir lune brilliant Et toute ta beauté Je aller me manquer ton façade Je reviendrai Pas bientôt Mais éventuellement Quand tu ne m'aimes pas plus Et je peux être libre de moi Mais rappelles toi Je t'aime toujours D'une autre façon En amitiée, Ton copine
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Apr 19, 2018
Apr 19, 2018 at 9:22 AM UTC
Si Longtemps
Qui suis-je, à part une poussière sur ta vie? Je ne suis rien qu'un grain de sable Sur l'étendue de ton océan je N'ais rien de plus que le regret de mon insignifiance je Suis invisible pour les yeux et ton cœur Ne peux pas voir ce que tu refuses de lui montrer Aussi noir que des poumons noircis par la haine tu M'ignores chaque jour un peu plus Chaque jour un peu mieux je M'efface de ton champs de vision Car je n'y ai jamais eu ma place Des années à te servir d'ombre Je te suivais avec perfection mais tu ne voyais que Mes fautes Je n'ai pas le courage de continuer à vivre dans ton univers Je me rétracte vers la lumière éblouissante de la vie que j'ai manquée Jusqu'alors persuadée de ta perfection je réalise Que tu ne faisais que cacher ma vue avec tes mains Soufflant au creux de mon oreille ce que je désirais entendre Afin de noyer mes doutes dans ma confiance tu N'es qu'une poussière sur ma vie et je te chasse D'un abile coup de poignet tu disparais Je me tourne vers l'océan et Mon souffle… Se Coupe.
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Sep 17, 2014
Sep 17, 2014 at 1:52 PM UTC
Qui suis-je?
À M. l'abbé Delille. Ô toi, dont la touchante et sublime harmonie Charme toujours l'oreille en attachant le cœur, Digne rival, souvent vainqueur, Du chantre fameux d'Ausonie, Delille, ne crains rien, sur mes légers pipeaux Je ne viens point ici célébrer tes travaux, Ni dans de faibles vers parler de poésie. Je sais que l'immortalité Qui t'est déjà promise au temple de mémoire T'est moins chère que ta gaîté ; Je sais que, méritant tes succès sans y croire, Content par caractère et non par vanité, Tu te fais pardonner ta gloire À force d'amabilité : C'est ton secret, aussi je finis ce prologue. Mais du moins lis mon apologue ; Et si quelque envieux, quelque esprit de travers, Outrageant un jour tes beaux vers, Te donne assez d'humeur pour t'empêcher d'écrire, Je te demande alors de vouloir le relire. Dans une belle nuit du charmant mois de mai, Un berger contemplait, du haut d'une colline, La lune promenant sa lumière argentine Au milieu d'un ciel pur d'étoiles parsemé ; Le tilleul odorant, le lilas, l'aubépine, Au gré du doux zéphyr balançant leurs rameaux, Et les ruisseaux dans les prairies Brisant sur des rives fleuries Le cristal de leurs claires eaux. Un rossignol, dans le bocage, Mêlait ses doux accents à ce calme enchanteur ; L'écho les répétait, et notre heureux pasteur, Transporté de plaisir, écoutait son ramage. Mais tout-à-coup l'oiseau finit ses tendres sons. En vain le berger le supplie De continuer ses chansons. Non, dit le rossignol, c'en est fait pour la vie ; Je ne troublerai plus ces paisibles forêts. N'entends-tu pas dans ce marais Mille grenouilles coassantes Qui par des cris affreux insultent à mes chants ? Je cède, et reconnais que mes faibles accents Ne peuvent l'emporter sur leurs voix glapissantes. Ami, dit le berger, tu vas combler leurs vœux ; Te taire est le moyen qu'on les écoute mieux : Je ne les entends plus aussitôt que tu chantes.
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Le berger et le rossignol
À M. l'abbé Delille. Ô toi, dont la touchante et sublime harmonie Charme toujours l'oreille en attachant le cœur, Digne rival, souvent vainqueur, Du chantre fameux d'Ausonie, Delille, ne crains rien, sur mes légers pipeaux Je ne viens point ici célébrer tes travaux, Ni dans de faibles vers parler de poésie. Je sais que l'immortalité Qui t'est déjà promise au temple de mémoire T'est moins chère que ta gaîté ; Je sais que, méritant tes succès sans y croire, Content par caractère et non par vanité, Tu te fais pardonner ta gloire À force d'amabilité : C'est ton secret, aussi je finis ce prologue. Mais du moins lis mon apologue ; Et si quelque envieux, quelque esprit de travers, Outrageant un jour tes beaux vers, Te donne assez d'humeur pour t'empêcher d'écrire, Je te demande alors de vouloir le relire. Dans une belle nuit du charmant mois de mai, Un berger contemplait, du haut d'une colline, La lune promenant sa lumière argentine Au milieu d'un ciel pur d'étoiles parsemé ; Le tilleul odorant, le lilas, l'aubépine, Au gré du doux zéphyr balançant leurs rameaux, Et les ruisseaux dans les prairies Brisant sur des rives fleuries Le cristal de leurs claires eaux. Un rossignol, dans le bocage, Mêlait ses doux accents à ce calme enchanteur ; L'écho les répétait, et notre heureux pasteur, Transporté de plaisir, écoutait son ramage. Mais tout-à-coup l'oiseau finit ses tendres sons. En vain le berger le supplie De continuer ses chansons. Non, dit le rossignol, c'en est fait pour la vie ; Je ne troublerai plus ces paisibles forêts. N'entends-tu pas dans ce marais Mille grenouilles coassantes Qui par des cris affreux insultent à mes chants ? Je cède, et reconnais que mes faibles accents Ne peuvent l'emporter sur leurs voix glapissantes. Ami, dit le berger, tu vas combler leurs vœux ; Te taire est le moyen qu'on les écoute mieux : Je ne les entends plus aussitôt que tu chantes.
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Nous sommes bien faits l'un pour l'autre ; Pourtant quand tu me rencontreras Menant mes derniers embarras D'homme grave et de bon apôtre, Ruine encore de chrétien, Philosophe déjà païen, Lourd de doctrine et de scrupule, (Le tout un peu décomposé) Mais au fond très bien disposé Pour la popine et la crapule, En un mot, sot entre les sots De cette sorte de puceaux, T'eus quelque mal à la conquête, - Et par ce mot que j'ai voulu J'entends ton triomphe absolu, - Sinon de mon cœur, de ma tête ; Je ne parle pas de mon corps Vaincu dès les primes abords. Mais comme nous sympathisâmes Dès nos esprits mis en rapport Et dès lors quel parfait accord Entre ces luronnes, nos deux âmes, Ces luronnes et nos lurons D'esprits tout carrés et tout ronds ! Toi simple encor, que compliquée, Et moi naïf aux cents replis, Notre expérience des lits Et noire ignorance marquée En fait de sentiment subtil, Tout ce nous rendait que gentil L'un à l'autre ! en dépit, par crises, De colères bien vite au trot, D'humeurs noires, roses bientôt, Et, mon Dieu, d'un tas de sottises Qu'on réparait, pour t'apaiser Madame et Monsieur, d'un baiser ! C'est de persévérer, petite ! C'est, chère, de continuer, Quittes à parfois nous tuer Pour nous ressusciter ensuite, C'est de rester à deux, vraiment, Bon cœur et mauvais garnement.
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Nous sommes bien faits
C'est ta fête, je vais te célébrer, Te contempler et te lorgner. Je vais admirer ta couleur et ta peau, Du matin jusqu'à la tombée des rideaux. Je vais inhaler ta beauté, Et me nourrir de ton arome. Je vais larmoyer ma fidélité, En t'offrant mon cœur et mes pommes. Quand la ville sera parfumée Après l'angélus, je saisirai mon flambeau Pour continuer à t'encenser Jusqu'à minuit où l'air restera pur et beau. Tu seras naturellement fanée alors; Je te voilerai de baisers d'amour et d'or. Comblé et lassé, je te classerai dans mon portefeuille, Parmi les plus jolies et distinguées feuilles. C'est ta fête, tu es mon corps aujourd'hui. Ecoute l'écho mélodieux des trompettes angéliques; Le monde entier chantonne les plus mémorables cantiques De l'heure sous les étoiles pétillantes de la nuit. Copyright© February,2012, Hebert Logerie, All Rights Reserved
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Feb 10, 2025
Feb 10, 2025 at 11:43 AM UTC
Fleur De La Saint-Valentin
_je t'aime tellement et je veux être avec toi pour tonjours. Je pourrais continuer encore et encore et vous dire ce que je ressens, mais ce poème serait trop long à lire du début à la fin. sachez simplement que je vous aime plus que tout et que j'aimerais qu'il y ait suffisamment de mots dans l'univers pour vous un dire plus._
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Nov 6, 2018
Nov 6, 2018 at 12:54 PM UTC
the way i feel
under this grey suburban sky, it is not my habit to complain although lately you seem empty yet every day I dedicate myself to you and you do not look at me you frame of fire, scar of wind! maybe I'm too old and too resentful or it irritates me the fact that I have to keep looking at you looking for a meaning in my eyes just leave me or let me go as you wish as I know ....... sotto questo grigio cielo suburbano, non è mia abitudine lamentarmi ma ultimamente sembri vuoto eppure ogni giorno mi dedico a te e tu non mi guardi tu cornice di fuoco, cicatrice del vento! forse sono troppo vecchio e pieno di risentimento oppure mi irrita il fatto di dover continuare a guardarti cercando un significato nei miei occhi lasciami o lasciami andare come tu desideri come io so ............... bajo este cielo gris, no es mi costumbre quejarme. aunque últimamente pareces vacío sin embargo, todos los días yo me dedico a ti y tu no me miras marco de fuego, cicatriz de viento! tal vez you sea demasiado viejo y ya muy resentido o me irrita el hecho de que tengo que seguir mirándote buscando un significado en mis ojos solo déjame o déjame ir como tu desees como yo se .......... sous ce ciel gris de banlieue, je n'ai pas l'habitude de me plaindre mais récemment tu sembles vide bien que chaque jour je me dédie à vous et tu ne me regarde pas vous encadrez de feu, cicatrice du vent! peut-être que je suis trop vieux et trop rancunier ou que m'irrite le fait que je dois continuer à vous regarder a la recherche d'un sens dans mes yeux laisse-moi ou laisse-moi partir comme tu veux comme je sais
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Nov 11, 2018
Nov 11, 2018 at 5:39 PM UTC
of my desires
under this grey suburban sky, it is not my habit to complain although lately you seem empty yet every day I dedicate myself to you and you do not look at me you frame of fire, scar of wind! maybe I'm too old and too resentful or it irritates me the fact that I have to keep looking at you looking for a meaning in my eyes just leave me or let me go as you wish as I know ....... sotto questo grigio cielo suburbano, non è mia abitudine lamentarmi ma ultimamente sembri vuoto eppure ogni giorno mi dedico a te e tu non mi guardi tu cornice di fuoco, cicatrice del vento! forse sono troppo vecchio e pieno di risentimento oppure mi irrita il fatto di dover continuare a guardarti cercando un significato nei miei occhi lasciami o lasciami andare come tu desideri come io so ............... bajo este cielo gris, no es mi costumbre quejarme. aunque últimamente pareces vacío sin embargo, todos los días yo me dedico a ti y tu no me miras marco de fuego, cicatriz de viento! tal vez you sea demasiado viejo y ya muy resentido o me irrita el hecho de que tengo que seguir mirándote buscando un significado en mis ojos solo déjame o déjame ir como tu desees como yo se .......... sous ce ciel gris de banlieue, je n'ai pas l'habitude de me plaindre mais récemment tu sembles vide bien que chaque jour je me dédie à vous et tu ne me regarde pas vous encadrez de feu, cicatrice du vent! peut-être que je suis trop vieux et trop rancunier ou que m'irrite le fait que je dois continuer à vous regarder a la recherche d'un sens dans mes yeux laisse-moi ou laisse-moi partir comme tu veux comme je sais
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Tu m'as frappé, c'est ridicule, Je l'ai battue et c'est affreux : Je m'en repens et tu m'en veux. C'est bien, c'est selon la formule. Je n'avais qu'à me tenir coi Sous l'aimable averse des gifles De ta main experte en mornifles, Sans même demander pourquoi. Et toi, ton droit, ton devoir même, Au risque de t'exténuer, Il serait de continuer De façon extrême et suprême... Seulement, ô ne m'en veux plus, Encore que ce fût un crime De t'avoir faite ma victime... Dis, plus de refus absolus, Bats-moi, petite, comme plâtre, Mais ensuite viens me baiser, Pas ? quel besoin d'éterniser Une querelle trop folâtre. Pour se brouiller plus d'un instant, Le temps de nous faire une moue Qu'éteint un bécot sur la joue, Puis sur la bouche en attendant Mieux encor, n'est-ce pas, gamine ? Promets-le-moi sans biaiser. C'est convenu ? Oui ? Puis-je oser ? Allons, plus de ta grise mine !
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Tu m'as frappé, c'est ridicule