"comptent" poems
20th September 2016
C'était l'odeur de l'eau de cologne, du tabac, de l'air pollué qui m'enivraient
C'était le ciel en pleine nuit et nos doigts entremêlés qui m'évadaient
Il est étrange l'univers où deux âmes solitaires
Se rencontrent, non pas pour le plaisir de la chair
Où même les grands silences deviennent succulents
Puisqu'ils sont comblés par les tendres mouvements
De ses lèvres contre les miennes
De ma langue sur la sienne
Où seuls comptent les minutes qu'il nous reste
Alors que l'on fixe le noir infini et céleste
En espérant avoir le droit privilégié d'une pause
Juste un simple arrêt bref dans le temps pour que je puisse écrire notre histoire en prose
Nov 23, 2017
Nov 23, 2017 at 7:57 PM UTC
Chanson d'automne.
Déjà plus d'une feuille sèche
Parsème les gazons jaunis ;
Soir et matin, la brise est fraîche,
Hélas ! les beaux jours sont finis !
On voit s'ouvrir les fleurs que garde
Le jardin, pour dernier trésor :
Le dahlia met sa cocarde
Et le souci sa toque d'or.
La pluie au bassin fait des bulles ;
Les hirondelles sur le toit
Tiennent des conciliabules :
Voici l'hiver, voici le froid !
Elles s'assemblent par centaines,
Se concertant pour le départ.
L'une dit : " Oh ! que dans Athènes
Il fait bon sur le vieux rempart !
" Tous les ans j'y vais et je niche
Aux métopes du Parthénon.
Mon nid bouche dans la corniche
Le trou d'un boulet de canon. "
L'autre : " J'ai ma petite chambre
A Smyrne, au plafond d'un café.
Les Hadjis comptent leurs grains d'ambre
Sur le seuil d'un rayon chauffé.
" J'entre et je sors, accoutumée
Aux blondes vapeurs des chibouchs,
Et parmi les flots de fumée,
Je rase turbans et tarbouchs. "
Celle-ci : " J'habite un triglyphe
Au fronton d'un temple, à Balbeck.
Je m'y suspends avec ma griffe
Sur mes petits au large bec. "
Celle-là : " Voici mon adresse :
Rhodes, palais des chevaliers ;
Chaque hiver, ma tente s'y dresse
Au chapiteau des noirs piliers. "
La cinquième : " Je ferai halte,
Car l'âge m'alourdit un peu,
Aux blanches terrasses de Malte,
Entre l'eau bleue et le ciel bleu. "
La sixième : " Qu'on est à l'aise
Au Caire, en haut des minarets !
J'empâte un ornement de glaise,
Et mes quartiers d'hiver sont prêts. "
" A la seconde cataracte,
Fait la dernière, j'ai mon nid ;
J'en ai noté la place exacte,
Dans le pschent d'un roi de granit. "
Toutes : " Demain combien de lieues
Auront filé sous notre essaim,
Plaines brunes, pics blancs, mers bleues
Brodant d'écume leur bassin ! "
Avec cris et battements d'ailes,
Sur la moulure aux bords étroits,
Ainsi jasent les hirondelles,
Voyant venir la rouille aux bois.
Je comprends tout ce qu'elles disent,
Car le poète est un oiseau ;
Mais, captif ses élans se brisent
Contre un invisible réseau !
Des ailes ! des ailes ! des ailes !
Comme dans le chant de Ruckert,
Pour voler, là-bas avec elles
Au soleil d'or, au printemps vert !
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Joyeuse fête de la Saint-Valentin, chers amis
C’est le jour où il faut prendre soin les uns des autres
Et où il faut se donner la main
L’amitié compte, l’amour compte
La famille compte, le savoir vivre compte
Les fleurs comptent aussi, frères et sœurs
Ne soyez pas trop en colère
Parce que le ciel n’est pas bleu
Profitons de la rosée du matin
Ne soyez pas trop tristes
Profitons du temps froid et ensoleillé
Il y a de la neige ici et là, mais au coin de la rue
C’est le printemps avec de l’air frais et un bouquet de fleurs
L’amitié compte, l’amour compte
Il y a des étincelles de feu d’amour dans l’air
Profitons de la saison de l’amour, de la paix et des soins
C’est le moment de marcher joyeusement main dans la main
Ensemble nous nous promènerons, ensemble nous nous lèverons.
P.S. Traduction de « Joyous St. Valentine’s Day » par Hébert Logerie.
Ce poème est dédié à tous les amoureux du monde.
Copyright © Janvier 2025, Hébert Logerie, Tous droits réservés.
Hébert Logerie est l’auteur de plusieurs recueils de poèmes.
Jan 26, 2025
Jan 26, 2025 at 11:38 PM UTC
Dom Thomas
sat in an armchair
and smiled
his large eyes sparkled
parlare con Dio come si
fa per me he said
I said I would try,
smell of incense
in the cloisters
after mass
as I walked to the library
to help sort books,
the tall thin monk
shaved wood slivers
off the block in a vice,
I watched his hands
grip the tool he said
le travail de Dieu est
tout bon travail,
the work of God
is all good work
I mused later
mowing the grass
behind the church
and the monks' cemetery
sun above me shining,
la luce del sole
che splende su di me
birds in the surrounding trees
making song
molehills among the graves,
molehills entre las tumbas
the Spanish monk said
looking beside me
in the cemetery
he walked off
shaking his tonsured head,
pour moi la prière
est une poussée du cœur
St Therese wrote
so I read in the book
in the common room
at the abbey,
rain on the roof
of the church
as seen from the guest's room
black and shiny
as black leather,
sans amour les actes
même les plus brillants
comptent comme rien
Thérèse de Lisieux,
acts done without love
count as nothing
I recalled Therese saying
and my deeds
seemed so then,
bell tolled for Matins
I walked down
the creaky stairs
to the door
and Dom Matthew met
and unlocked
the church door
and I gazed
at the 5.30am church
in utter silence
and listened
for God's breath in my ears
to drive away
bad thoughts and fears.
Feb 6, 2017
Feb 6, 2017 at 7:10 AM UTC
Atypical that’s what I think of myself but no one cares, their lives go on indefinitely
Because who knows what life has to offer, what is life, my teenage eyes are blinded and can't comprehend or understand such complex questions.
Caring for none than thyself. Those words are mentioned to me, every time I attempt to say or do anything for my family.
Despite all the people and a family that accompany us, we still feel unheard and unloved.
Existentialism is a cruel thing. I’m not ready, not ready for my comptent of existence.
Fear and terror are instilled in my heart, a fear of what the future has to bring.
Growth. I see my own growth and germination and I feel lost
Have I learned enough? Will I survive in this enhanced world? Has my heart grown enough?
I miss my innocence. Innocence was bliss. A wonderful and unexpected bliss. It was protection, protection from the world that I now have to face.
Joy is not something as easy to feel as it had been, joy was underestimated by me. Joy is not underrated
Keen to survive and lay my roots down. Keen to believe in goodness and love.
Lost, that's what I am, lost in a sea of people
Maltreatment is not something that is inflicted by others, it's something that one can inflict on thyself. Maltreatment is disdain that runs deeper than any blade
Nostalgia is overwhelming but it's something that I feel most of the days
Oppression clouds my thoughts and feeling, as I try to find the light that is my voice.
People pass by and can't hear or see me. I am being ignored by people who know who they are.
Quivering, my hands are still quivering from all the pain and memories.
Realizing that hope is for fools.
Shoving my feeling inside
Trying to grasp on reality
Understanding that my existence is not known.
Victory will be one of those words unheard for me.
Wilting and withering. I am slowly wilting and withering into the ground.
X-rays won’t fix me as I go down this path of disdain
Years will pass and I still can't comprehend why I am here.
Zippering up and hunkering down.
Jun 2, 2018
Jun 2, 2018 at 10:23 PM UTC