"cheval" poems
Anthropogenic climate change
Nuclear fallout Chernobyl
Raptors flourish
And wolves
Dwell
Sleeping.
Catfish swimming
In a cooling eye
Grown old and untouchable
By mans wills.
Rusty ships
Wetlands
Roam free.
Storks in their nests
1875
The cheval de prjevalski
Dye without mercy
The fallout from time
A call to restore
A broken land.
The wolves cry
The wolves cry
Apr 24, 2014
Apr 24, 2014 at 8:38 PM UTC
Madrid, princesse des Espagnes,
Il court par tes mille campagnes
Bien des yeux bleus, bien des yeux noirs.
La blanche ville aux sérénades,
Il passe par tes promenades
Bien des petits pieds tous les soirs.
Madrid, quand tes taureaux bondissent,
Bien des mains blanches applaudissent,
Bien des écharpes sont en jeux.
Par tes belles nuits étoilées,
Bien des senoras long voilées
Descendent tes escaliers bleus.
Madrid, Madrid, moi, je me raille
De tes dames à fine taille
Qui chaussent l'escarpin étroit ;
Car j'en sais une par le monde
Que jamais ni brune ni blonde
N'ont valu le bout de son doigt !
J'en sais une, et certes la duègne
Qui la surveille et qui la peigne
N'ouvre sa fenêtre qu'à moi ;
Certes, qui veut qu'on le redresse,
N'a qu'à l'approcher à la messe,
Fût-ce l'archevêque ou le roi.
Car c'est ma princesse andalouse !
Mon amoureuse ! ma jalouse !
Ma belle veuve au long réseau !
C'est un vrai démon ! c'est un ange !
Elle est jaune, comme une orange,
Elle est vive comme un oiseau !
Oh ! quand sur ma bouche idolâtre
Elle se pâme, la folâtre,
Il faut voir, dans nos grands combats,
Ce corps si souple et si fragile,
Ainsi qu'une couleuvre agile,
Fuir et glisser entre mes bras !
Or si d'aventure on s'enquête
Qui m'a valu telle conquête,
C'est l'allure de mon cheval,
Un compliment sur sa mantille,
Puis des bonbons à la vanille
Par un beau soir de carnaval.
2.2k
Jeter ma gourme
Voilà ce que je voudrais faire
Et surtout la jeter avec toi
Et commettre ainsi mes premières frasques
Ou plutôt les secondes
Car j'ai oublié les premières.
Jeter sa gourme
Ce n'est pas se gourmer
Ce n'est pas un duel
C'est faire exploser sa pureté séminale
Et vouloir semer sa semence
Aux quatre vents
Mais moi ma semence telle une pivoine sauvage
Vole légère et virginale pour se blottir en toi
Te pénétrer, te fertiliser, ma méduse pélagique, à l'ombrelle bleue et rose,
Jusqu'aux derniers interstices
Accepte ma gourme, translucide et molle
Je ne la jette pas
Je te l'offre, cette efflorescence,
Je te la destine
Je te l'adresse dans tes eaux.
Je suis dans ma seconde jeunesse
Et je te prie de croire que cette gourme
Est un précipité pimenté de cheval, d'hippocampe et d'hippopotame
Même si elle n 'a rien d'un mastodonte.
Et non seulement je veux qu'elle te fertilise
Mais je veux que tu la goûtes
Et la savoure comme un bon bourgogne
Ou beaujolais nouveau
Je veux que tu t'en badigeonnes
Le corps et l'âme
Je veux que tu t'en maquilles
Les lèvres et les paupières
Et que ce fluide soit ta crème de beauté permanente.
Je veux que dans chaque café du petit matin
Une deux ou trois gouttelettes de cette gourme vienne sucrer ta journée
Et l'égayer de délicieuses bandaisons intimes
Et invisibles mais réelles
Lèche, prends, c'est de la tendresse liquide
De la chaleur liquide
De l'amour liquide
C'est ma cyprine à moi
Et comme je suis bavard et volubile
Je m'en sers pour t'écrire
En hiéroglyphes dont seule toi peut lire
Les encres sympathiques
Et je te dis :
Ma gourme t'aime maintenant
Ma douce, torride et brûlante Pelagia noctulica.
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 4:11 AM UTC
Two shades of blue, Two shades of blue
The endless Sky, a canvas painted with molten sapphire
He frittered those diamonds with no trace of frugality
The never-ending cerulean Ocean, big as your heart's desire
She undulated life, corals and sea shells, with a trace of salinity
Two shades of blue, Two shades of blue.
Two shades of blue, Two shades of blue
She is his diurnal curtain, as he opens his eye from his sleep
He is her coiffeur, as he colors her entwined hair in a shade of serenity
She is his narcissistic cheval glass, reassuring him every moment
That his swaying eyes and his murky silver mane are intact.
He is her tepid blanket, gifting her his warmth and millions of lives.
She is his lullaby, swinging him to sleep, wobbling him into a trance.
Two shades of blue, two shades of blue.
Two shades of blue, Two shades of blue
He is her, and she is him
He collects her brimming elation and gifts it to the world
She takes his sorrow, swallows his tears, until he returns to normalcy
Two shades of blue, two shades of blue
A pair of hues that will always remain estranged,
Arising to vehement debates on his excessive height versus her unfathomable depth.
They aren't parallel lines which never touch each other,
They are converging lines that will always strive to meet,
Stretching each other with all its might,
Illimitable and endless they may be, but without each other
They will remain infinite fractions forever
Two shades of blue, two shades of blue.
Nov 22, 2014
Nov 22, 2014 at 12:32 PM UTC
Sous la canicule du Sahel
Et sur les terres arides
Les deux chevaliers
Forts comme Charlemagne
Et patients comme le Christ
Avançaient à cheval
Lequel caracolaient infatigablement
Pour couvrir le monde
De la saine tunique « nouvelle »
Mais l’ange noir voulu
Que leur besogne s’éteigne
Et que les yeux des leurs
Se couvrent de brouillard
Mais la fin d’une vie
Ne met point un terme
A l’action du défunt
Un arbre qui se fane
Laisse les grains qui poussent
Et le perpétuent
Ghislaine et Claude
Et leur action pour le bien du monde
Qu’AQMI voulut qu’elle soit fade
N’est que tatouage à la Radio du monde
Nov 9, 2013
Nov 9, 2013 at 7:53 AM UTC
Je veux donner l'idée d'un divertissement innocent. Il y a si peu d'amusements qui ne soient pas coupables !
Quand vous sortirez le matin avec l'intention décidée de flâner sur les grandes routes, remplissez vos poches de petites inventions à un sol, - telles que le polichinelle plat mû par un seul fil, les forgerons qui battent l'enclume, le cavalier et son cheval dont la queue est un sifflet, - et le long des cabarets, au pied des arbres, faites-en hommage aux enfants inconnus et pauvres que vous rencontrerez. Vous verrez leurs yeux s'agrandir démesurément. D'abord ils n'oseront pas prendre ; ils douteront de leur bonheur. Puis leurs mains agripperont vivement le cadeau, et ils s'enfuiront comme font les chats qui vont manger **** de vous le morceau que vous leur avez donné, ayant appris à se défier de l'homme.
Sur une route, derrière la grille d'un vaste jardin, au bout duquel apparaissait la blancheur d'un joli château frappé par le soleil, se tenait un enfant beau et frais, habillé de ces vêtements de campagne si pleins de coquetterie.
Le luxe, l'insouciance et le spectacle habituel de la richesse, rendent ces enfants-là si jolis, qu'on les croirait faits d'une autre pâte que les enfants de la médiocrité ou de la pauvreté.
À côté de lui, gisait sur l'herbe un joujou splendide, aussi frais que son maître, verni, doré, vêtu d'une robe pourpre, et couvert de plumets et de verroteries. Mais l'enfant ne s'occupait pas de son joujou préféré, et voici ce qu'il regardait :
De l'autre côté de la grille, sur la route, entre les chardons et les orties, il y avait un autre enfant, sale, chétif, fuligineux, un de ces marmots-parias dont un œil impartial découvrirait la beauté, si, comme l'œil du connaisseur devine une peinture idéale sous un vernis de carrossier, il le nettoyait de la répugnante patine de la misère.
À travers ces barreaux symboliques séparant deux mondes, la grande route et le château, l'enfant pauvre montrait à l'enfant riche son propre joujou, que celui-ci examinait avidement comme un objet rare et inconnu. Or, ce joujou, que le petit souillon agaçait, agitait et secouait dans une boîte grillée, c'était un rat vivant ! Les parents, par économie sans doute, avaient tiré le joujou de la vie elle-même.
Et les deux enfants se riaient l'un à l'autre fraternellement, avec des dents d'une égale blancheur.
1.4k
A hole for the whole;
Clarion lacuna.
The cheval glass so immaculate, coeval.
You will find yourself when you sever the sound.
But even some trees reach for the ground.
Inadequate, a voluntarily tethered thrall.
Catatonic canvas;
Goblin shark lockjaw.
Dec 1, 2012
Dec 1, 2012 at 5:18 PM UTC
Au gibet noir, manchot aimable,
Dansent, dansent les paladins,
Les maigres paladins du diable,
Les squelettes de Saladins.
Messire Belzébuth tire par la cravate
Ses petits pantins noirs grimaçant sur le ciel,
Et, leur claquant au front un revers de savate,
Les fait danser, danser aux sons d'un vieux Noël !
Et les pantins choqués enlacent leurs bras grêles
Comme des orgues noirs, les poitrines à jour
Que serraient autrefois les gentes damoiselles
Se heurtent longuement dans un hideux amour.
Hurrah ! les gais danseurs, qui n'avez plus de panse !
On peut cabrioler, les tréteaux sont si longs !
Hop ! qu'on ne sache plus si c'est bataille ou danse !
Belzébuth enragé racle ses violons !
Ô durs talons, jamais on n'use sa sandale !
Presque tous ont quitté la chemise de peau ;
Le reste est peu gênant et se voit sans scandale.
Sur les crânes, la neige applique un blanc chapeau :
Le corbeau fait panache à ces têtes fêlées,
Un morceau de chair tremble à leur maigre menton :
On dirait, tournoyant dans les sombres mêlées,
Des preux, raides, heurtant armures de carton.
Hurrah ! la bise siffle au grand bal des squelettes !
Le gibet noir mugit comme un orgue de fer !
Les loups vont répondant des forêts violettes :
A l'horizon, le ciel est d'un rouge d'enfer...
Holà, secouez-moi ces capitans funèbres
Qui défilent, sournois, de leurs gros doigts cassés
Un chapelet d'amour sur leurs pâles vertèbres :
Ce n'est pas un moustier ici, les trépassés !
Oh ! voilà qu'au milieu de la danse macabre
Bondit dans le ciel rouge un grand squelette fou
Emporté par l'élan, comme un cheval se cabre :
Et, se sentant encor la corde raide au cou,
Crispe ses petits doigts sur son fémur qui craque
Avec des cris pareils à des ricanements,
Et, comme un baladin rentre dans la baraque,
Rebondit dans le bal au chant des ossements.
Au gibet noir, manchot aimable,
Dansent, dansent les paladins,
Les maigres paladins du diable,
Les squelettes de Saladins.
1.3k
Oafie lingers before his mirror
Pointing at the slinger Dillinger,
In his black suit,
********* his loot,
He won't go in there.
Then Oafie puts an old coat on,
Posing before his cheval,
Sharing jokes with Robert Duvall,
Who lights a smoke for Lauren Bacall,
Who say his coat fits well.
I know this seems humorous,
But Oafie isn't left too much;
His acuity is out of touch.
But he played guitar like a harp,
Which sadly isn't that far off.
For now the famous visit often.
He shuffled stepts to classic Sinatra,
With Fred Astaire and Ginger Rogers.
I'll visit Oafie one last time,
And slip a mirror in his coffin.
Jul 19, 2014
Jul 19, 2014 at 10:59 AM UTC
Danses-elle, en reverie
You are the spastic source of the ocean life form
Moving between your cage of ribs
To juxtapose the gray, the human decay, and the
Preoccupation of what can, who should,
What you might and come what may –
Waking up with a stranger in bed to have
Wine in the morning, starve the dismay
Evenings of making coffee and sense,
Making away with the day
La fille, danse
Pacific sway
Pas de cheval, mais actuellement
Il est le pas d’homme naturel
There are a lot of things ugly about a place
Where we chase until fall out, fall away
Into acting offstage, and we can’t get away, no no
Dance on, girl
Dans la rue des esprits anciens
And we’ll dance and we’ll dance
Feb 27, 2012
Feb 27, 2012 at 9:06 AM UTC
I'm your dark reflection
Hear the people singing
Fighters, lovers
Lonely women on they'r own in the cool spring time air
Look me in the eye
In this mirror will you see me
Deteriorating?
Come miss, let's go outside and go for a walk
Golden sunshine, starry night time
Afternoon rush hour, it is crunch time
I am doubtful next to my boyfriend
Walk me to The Grand Canyon
Where my secrets can fill it's spaces
Salads with dressings of kings
Licorice candy, water of plenty
Sleep in my bed he said to the sightseer
Calling her attention to his desires
I'm leaving now
You are to forceful
My body is temple
It's not yours it is mine
Give me your goose
Your golden egg laying goose
I'm down on my luck
And need a karat or two
Walking the highway
All by myself
I am in transit
There are no pit stops
Look in the mirror
Lady of fortune
I am what you see
But not what you are
Apr 13, 2014
Apr 13, 2014 at 12:53 AM UTC
If the music of the spheres is noise
And randomness is all.
Our Spiral is a roulette wheel-
By chance is where we fall.
Carre, Cheval, Column bet,
En Plein, Voisins du zero.
Gather round and place your bets
if Pascale is your hero.
A lovely maid may bring us drinks
As we wager round the table.
Spin the Wheel again, Mon Cher,
My weakness, you enable.
The orphans may be in the chips-
Or I may drown in wine.
Step up darlings, place your bets:
Random or Design?
Apr 27, 2013
Apr 27, 2013 at 2:39 PM UTC
Adieu, Suzon, ma rose blonde,
Qui m'as aimé pendant huit jours ;
Les plus courts plaisirs de ce monde
Souvent font les meilleurs amours.
Sais-je, au moment où je te quitte,
Où m'entraîne mon astre errant ?
Je m'en vais pourtant, ma petite,
Bien **** bien vite,
Toujours courant.
Je pars, et sur ma lèvre ardente
Brûle encor ton dernier baiser.
Entre mes bras, chère imprudente,
Ton beau front vient de reposer.
Sens-tu mon coeur, comme il palpite ?
Le tien, comme il battait gaiement !
Je m'en vais pourtant, ma petite,
Bien **** bien vite,
Toujours t'aimant.
Paf ! c'est mon cheval qu'on apprête.
Enfant, que ne puis-je en chemin
Emporter ta mauvaise tête,
Qui m'a tout embaumé la main !
Tu souris, petite hypocrite,
Comme la nymphe, en t'enfuyant.
Je m'en vais pourtant, ma petite,
Bien **** bien vite,
Tout en riant.
Que de tristesse, et que de charmes,
Tendre enfant, dans tes doux adieux !
Tout m'enivre, jusqu'à tes larmes,
Lorsque ton coeur est dans tes yeux.
A vivre ton regard m'invite ;
Il me consolerait mourant.
Je m'en vais pourtant, ma petite,
Bien **** bien vite,
Tout en pleurant.
Que notre amour, si tu m'oublies,
Suzon, dure encore un moment ;
Comme un bouquet de fleurs pâlies,
Cache-le dans ton sein charmant !
Adieu ; le bonheur reste au gîte,
Le souvenir part avec moi :
Je l'emporterai, ma petite,
Bien **** bien vite,
Toujours à toi.
1.1k
Élégie au Mont « La Sposata»
Comme un cheval fougueux
Tu chevauches les pierres
De ta montagne de granit.
Tu domines le «Liamone».
Et portes jusqu’à l’horizon
Cette grandeur altière
Qui est ton sceau de chevalier.
La mariée ingrate
Ayant laissé sa mère, sans un regard
Fut transformée ici
En monture de pierre.
Mais par sa révolte, toujours indomptée
Elle continue d’harnacher, la nuit,
des chimères de feu et son rêve de fuite.
Oh, montagnes sacrées
Témoins de tant d’effrois
Et de tant d’invasions,
D’où les conques soufflaient
Leurs cris stridents de guerre
Pour porter **** l’alarme
Quand l’aigle voyait les chèvres dévaler
Oh, montagnes sacrées
Qui virent tant d’étés
Enflammer l’horizon
Et calciner les pins
Ou l’eau glacée des sources
N’apaise pas les soifs de pureté
Et ou les merles et les geais
Tiennent commun concert
Paul Arrighi , écrit en Corse au mois d'août
Mar 19, 2014
Mar 19, 2014 at 3:23 PM UTC
Peering at the luminous cheval glass stands a wide eyed girl.
Porcelain powder conceals
the freckles that she hides.
Flushing cheeks with rose before she enters the side—
Of the stage on which she plays every day.
Lips of scarlet
Lashes black as night
Face framed with golden locks curled tight.
As the curtain rolls back
The crowds will applaud
not because of her image.
For Vanity is flawed.
Kindness in her crystal eyes
Comfort in her smile
Words of encouragement ring throughout the aisle
When the curtain closes
Spectators disperse
It's evident
Her lines are not rehearsed.
Clean face
Frizzy hair
The cheval glass reflects
kindness
poise
elegance
Gleaming from her left chest.
Dec 27, 2014
Dec 27, 2014 at 10:22 PM UTC
Le navire est venu à cheval, à une heure inexacte
Notre frère-matelot, du Panthéon des Poètes, était à son bord
Jean Pierre Basilic Dantor Frankétienne D’argent
Qui écrivait, à la hâte, le dernier acte
Se trouvait par hasard, miraculeusement sur le port
Il est monté, il est parti sans parler, sans argent
Sans ses chefs d’œuvre, sans une petite maison
C’est la vie, on part à toute saison.
Kalfou te kindeng miwo, miba ye.
Franckétienne n’est pas disparu
Il est quelque part, à Ravine-Sèche, dans les rues
Son inspiration est dans ‘l’émission le Point’
Nous n’avons pas d’autres choix que de prendre soin
De sa mémoire, de son invention et de son imagination
Franckétienne était un génie Haïtien, poète, dramaturge, spiraliste
Ministre de la culture, faiseur de mots, chanteur, peintre et artiste
Son nom était une longue phrase
Et ses paroles faisaient rire jusqu'à l’extase.
Kalfou te kindeng miwo, miba ye.
De son vivant, il n’avait pas obtenu sa petite maison
C’était un génie légendaire qui a défié l’imagination
La dictature, l’ordinaire, l’inordinaire et l’abstraction
En devenant un mapou, un baobab. Dirait Wendell
Quel potomitan! Quelle cathédrale! Quelle citadelle!
Pour paraphraser le fils du directeur de Mac Donald
« S’il arrive que tu tombes, apprends vite à chevaucher
Ta chute, que ta chute devienne un cheval, ton cheval
Pour continuer le voyage », la randonnée.
Kalfou te kindeng miwo, miba ye.
« Chaque minute compte après cinquante ans »
Disait Franckétienne, puisqu’on peut partir
A n’importe quelle heure, à n’importe quel instant
‘Galaxie plomb gaillé’, pas trop **** du nadir
Une trace invisible sur la tète à la Valentino ou à la Tino Rossi
Frankétienne s’en est allé, l’artiste est parti
Il demeure plus que jamais un Être nouveau
Le géant, l’écrivain, le comédien, le créateur des mots
Est habillé en bretelle comme un gros blanc nègre
Pas comme un monstre de Dr. Frankenstein. Comme une pègre
Le navire est venu à cheval, c’est la mort
Qui nous menace comme si nous avions tort
Nous pleurons maintenant comme la mère
Pour cet octogénaire avancé, pour ce prince de lumière.
Kalfou te kindeng miwo, miba ye.
P.S. Un Hommage à Franckétienne et famille, à Wendell Théodore
Et compagnie, à Radio Métropole et à tous les Haïtiens conséquents.
J’offre mes sincères condoléances à tous. Sit ei terra levis!
Copyright © Février 2025, Hébert Logerie, Tous droits réservés
Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poésie.
Feb 24, 2025
Feb 24, 2025 at 7:38 AM UTC
Ce spectre singulier n'a pour toute toilette,
Grotesquement campé sur son front de squelette,
Qu'un diadème affreux sentant le carnaval.
Sans éperons, sans fouet, il essouffle un cheval,
Fantôme comme lui, rosse apocalyptique
Qui bave des naseaux comme un épileptique.
Au travers de l'espace ils s'enfoncent tous deux,
Et foulent l'infini d'un sabot hasardeux.
Le cavalier promène un sabre qui flamboie
Sur les foules sans nom que sa monture broie,
Et parcourt, comme un prince inspectant sa maison,
Le cimetière immense et froid, sans horizon,
Où gisent, aux lueurs d'un soleil blanc et terne,
Les peuples de l'histoire ancienne et moderne.
755
Souvent Bounaberdi, sultan des francs d'Europe,
Que comme un noir manteau le semoun enveloppe,
Monte, géant lui-même, au front d'un mont géant,
D'où son regard, errant sur le sable et sur l'onde,
Embrasse d'un coup d'œil les deux moitiés du monde
Gisantes à ses pieds dans l'abîme béant.
Il est seul et debout sur ce sublime faîte.
À sa droite couché, le désert qui le fête
D'un nuage de poudre importune ses yeux ;
À sa gauche la mer, dont jadis il fut l'hôte,
Elève jusqu'à lui sa voix profonde et haute,
Comme aux pieds de son maître aboie un chien joyeux.
Et le vieil empereur, que tout à tour réveille
Ce nuage à ses yeux, ce bruit à son oreille,
Rêve, et, comme à l'amante on voit songer l'amant,
Croit que c'est une armée, invisible et sans nombre,
Qui fait cette poussière et ce bruit pour son ombre,
Et sous l'horizon gris passe éternellement !
Prière.
Oh ! quand tu reviendras rêver sur la montagne,
Bounaberdi ! regarde un peu dans la campagne
Ma tente qui blanchit dans les sables grondants ;
Car je suis libre et pauvre, un arabe du Caire,
Et quand j'ai dit : Allah ! mon bon cheval de guerre
Vole, et sous sa paupière a deux charbons ardents !
Novembre 1828.
779
Jeanne-Marie a des mains fortes,
Mains sombres que l'été tanna,
Mains pâles comme des mains mortes.
- Sont-ce des mains de Juana ?
Ont-elles pris les crèmes brunes
Sur les mares des voluptés ?
Ont-elles trempé dans des lunes
Aux étangs de sérénités ?
Ont-elles bu des cieux barbares,
Calmes sur les genoux charmants ?
Ont-elles roulé des cigares
Ou trafiqué des diamants ?
Sur les pieds ardents des Madones
Ont-elles fané des fleurs d'or ?
C'est le sang noir des belladones
Qui dans leur paume éclate et dort.
Mains chasseresses des diptères
Dont bombinent les bleuisons
Aurorales, vers les nectaires ?
Mains décanteuses de poisons ?
Oh ! quel Rêve les a saisies
Dans les pandiculations ?
Un rêve inouï des Asies,
Des Khenghavars ou des Sions ?
- Ces mains n'ont pas vendu d'oranges,
Ni bruni sur les pieds des dieux :
Ces mains n'ont pas lavé les langes
Des lourds petits enfants sans yeux.
Ce ne sont pas mains de cousine
Ni d'ouvrières aux gros fronts
Que brûle, aux bois puant l'usine,
Un soleil ivre de goudrons.
Ce sont des ployeuses d'échines,
Des mains qui ne font jamais mal,
Plus fatales que des machines,
Plus fortes que tout un cheval !
Remuant comme des fournaises,
Et secouant tous ses frissons,
Leur chair chante des Marseillaises
Et jamais les Eleisons !
Ça serrerait vos cous, ô femmes
Mauvaises, ça broierait vos mains,
Femmes nobles, vos mains infâmes
Pleines de blancs et de carmins.
L'éclat de ces mains amoureuses
Tourne le crâne des brebis !
Dans leurs phalanges savoureuses
Le grand soleil met un rubis !
Une tache de populace
Les brunit comme un sein d'hier ;
Le dos de ces Mains est la place
Qu'en baisa tout Révolté fier !
Elles ont pâli, merveilleuses,
Au grand soleil d'amour chargé,
Sur le bronze des mitrailleuses
A travers Paris insurgé !
Ah ! quelquefois, ô Mains sacrées,
A vos poings, Mains où tremblent nos
Lèvres jamais désenivrées,
Crie une chaîne aux clairs anneaux !
Et c'est un soubresaut étrange
Dans nos êtres, quand, quelquefois,
On veut vous déhâler, Mains d'ange,
En vous faisant saigner les doigts !
817
Ah ! Si j'étais le cher petit enfant
Qu'on aime bien, mais qui pleure souvent,
*** comme un charme,
Sans une larme,
J'écouterais chanter l'heure et le vent...
(Je dis cela pour le petit enfant).
Si je logeais dans ce mouvant berceau,
Pour mériter qu'on m'apporte un cerceau,
Je serais sage
Comme une image,
Et je ferais moins de bruit qu'un oiseau...
(Je dis cela pour l'enfant du berceau).
Ah ! Si j'étais le blanc nourrisson,
Pour qui je fais cette belle chanson,
Tranquille à l'ombre,
Comme au bois sombre,
Je rêverais que j'entends le pinson...
(Je dis cela pour le blanc nourrisson).
Ah ! si j'étais l'ami des blancs poussins
Dormant entre eux, doux et vivants coussins
Sans que je pleure,
J'irais sur l'heure
Faire chorus avec ces petits saints...
(Je dis cela pour l'ami des poussins).
Si le cheval demandait à nous voir,
Riant d'aller nager à l'abreuvoir,
Fermant le gîte,
Je crierais vite :
« Demain l'enfant pourra vous recevoir !... »
(Je dis cela pour l'enfant qu'il vient voir).
Si j'entendais les loups hurler dehors
Bien défendu par les grands et les forts,
Fier comme un homme
Qui fait un somme,
Je répondrais : « Passez, Messieurs, je dors !... »
(Je dis cela pour les loups du dehors).
On n'entendit plus rien dans la maison,
Ni le rouet, ni l'égale chanson ;
La mère ardente,
Fine et prudente,
Fit l'endormie auprès de la cloison,
Et suspendit tout bruit dans la maison.
749
Il y a bien huit milliards d'années lumière
Huit cents millions de lustres
Huit cents mille siècles
Huit cents quatre-vingt-huit ans
Huit mois
Huit jours
Huit heures
Huit minutes
Et huit secondes
Nous étions le même corps
La même lune mathusalémique
En orbite autour de Saturne
Puis le grand horloger des Dioscures
Dans son grand égarement
Nous a déclarés péchés capitaux,
Luxure et gourmandise,
Et nous a séparés. Tu te souviens ?
Désormais tu es Epiméthée, Titan qui réfléchit après coup
Et moi Janus, bifrons ou quadrifrons, dieu des portes et des entrées
Aux visages qui se dévisagent
Et nous continuons sur la même orbite
En fer à cheval
Toi intérieure, moi extérieure
Et inversement
Tous les quatre ans
Jusqu'à la fin des temps.
Si l'on en croit Newton
"Deux corps s'attirent en raison directe de leur masse
Et en raison inverse du carré de leur distance "
Je suis comme toi couvert de cratères
Castor, Idas, Lynceus et Phoibe
Et chaque seconde me rapproche
De tes merveilleuses boursouflures
Pollux et Hilairea.
Ad libitum nous échangeons nos orbites jumelles
Et poursuivons notre ballet gravitationnel
Entre cosinus et sinus,
Constante et tangente,
Exponentielle et dérive,
En attendant la mutuelle collision,
La chevauchée céleste de nos hypoténuses
Sans jamais perdre de vue la donnée mathématique :
La primitive de x au carré
Vaut un tiers de x au cube
A une constante près.
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 5:52 AM UTC
Mon père, fils de lièvre de métal et de coq de bois,
Est né sous l 'obédience du porc d'eau,.
Ma mère, fille de lièvre d'eau et et de chien de métal,
Sous celle de la chèvre de métal.
Je naquis sous le dragon d'eau un jeudi,
Chaotique et sauvage, à quatorze heures vingt-cinq
A la longitude soixante et un virgule sept ouest,
Quatre mille et six cent quarante neuf ans après le roi Jaune
Puer aeternus, dragon noir, tout feu tout flamme
Dominante intuition et adjuvant pensée !
Compatibilité optimale : serpent et rat !
Le sang qui court dans mes veines
C'est la Rivière Noire, le fleuve Amour
Je suis frère cosmique du Dragon Jaune,
Du Dragon Perle et du Grand dragon.
Et Dragon d'Eau je conçus avec un cheval de bois
Une chèvre de terre.
Vint ensuite un serpent d'eau
Qui engendra un lièvre de feu
suivi d'un serpent de terre.
Puis ce fut le tour d'un buffle de métal
Dont j'héritai d'un buffle de feu
Suivi d'un lièvre de terre.
Ma chère et tendre est un serpent d'eau.
Et si je remonte plus **** encore
Si je me replonge dans ma généalogie zoologique et élémentaire
Mes arrière-grands-pères paternels étaient chien d'eau et serpent de feu
Mes arrière-grands-pères maternels étaient lièvre de terre et cheval de métal
Mes arrière-grands-mères paternelles étaient rat de bois et cheval de terre
Mes arrière-grands-mères maternelles étaient lièvre de terre et cheval d'eau.
Je vous épargne les arrière-arrière
Et les trois fois arrière
De cette généalogie astrologique
Mais ne trouvez-vous pas étrange
Que je sois le seul dragon d'eau de cette lignée
Et que par exemple aucun tigre d'eau ni de papier ni de rhum n'y figure ?
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:19 PM UTC
Un bœuf, un baudet, un cheval,
Se disputaient la préséance.
Un baudet ! direz-vous, tant d'orgueil lui sied mal.
A qui l'orgueil sied-il ? et qui de nous ne pense
Valoir ceux que le rang, les talents, la naissance,
Elèvent au-dessus de nous ?
Le bœuf, d'un ton modeste et doux,
Alléguait ses nombreux services,
Sa force, sa docilité ;
Le coursier, sa valeur, ses nobles exercices ;
Et l'âne son utilité.
Prenons, dit le cheval, les hommes pour arbitres :
En voici venir trois ; exposons-leur nos titres.
Si deux sont d'un avis, le procès est jugé.
Les trois hommes venus, notre bœuf est chargé
D'être le rapporteur ; il explique l'affaire,
Et demande le jugement.
Un des juges choisis, maquignon bas-normand,
Crie aussitôt : La chose est claire,
Le cheval a gagné. Non pas, mon cher confrère,
Dit le second jugeur ; c'était un gros meunier ;
L'âne doit marcher le premier :
Tout autre avis serait d'une injustice extrême.
Oh ! que nenni, dit le troisième,
Fermier de sa paroisse et riche laboureur,
Au bœuf appartient cet honneur.
Quoi ! reprend le coursier, écumant de colère,
Votre avis n'est dicté que par votre intérêt ?
Eh mais ! dit le Normand, par quoi donc, s'il vous plaît ?
N'est-ce pas le code ordinaire ?
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Au rendez-vous des assassins
Le sang et la peinture fraîche
Odeur du froid
On tue au dessert
Les bougies n'agiront pas assez
Nous aurons évidemment besoin de nos petits
outils
Le chef se masque
Velours des abstractions
Monsieur va sans doute au bal de l'Opéra
Tous les crimes se passent à La Muette
Et cœtera
Ils ne voient que l'argent à gagner Opossum
Ma bande réunit les plus grands noms de France
Bouquets de fleurs Abus de confiance
J'entraîne Paris dans mon déshonneur Course
Coup de Bourse
La perspective réjouit le cœur des complices
Machine infernale au sein d'un coquelicot
Ils ne s'enrichiront plus longtemps C'est à leur
tour
Étoile en journal des carreaux cassés
Je connais les points faibles des vilebrequins
mes camarades
On arrive à ses fins par la délation sans yeux
Le poison Bière mousseuse
Ou la trahison.
Celui-ci Pâture du cheval de bois
Je le livre à la police
Les autres se frottent les mains
Vous ne perdez rien pour attendre
Il y aura des sinistres sur mer cette nuit
Des attentats Des préoccupations
Sur les descentes de lit la mort coule en lacs
rouges
Encore deux amis avant d'arriver à mon frère
Il me regarde en souriant et je lui montre aussi
les dents
Lequel étranglera l'autre
La main dans la main
Tirerons-nous au sort le nom de la victime
L'agression nœud coulant
Celui qui parlait trépasse
Le meurtrier se relève et dit
Suicide
Fin du monde
Enroulement des drapeaux coquillages
Le flot ne rend pas ses vaisseaux
Secrets de goudron Torches
Fruit percé de trous Sifflet de plomb
Je rends le massacre inutile et renie
le passé vert et blanc pour le plaisir
Je mets au concours l'anarchie
dans toutes les librairies et gares.
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as Alice poured her tears into an ocean
I pour myself into him
I surround myself in his arms
for he is a ghost, a specter, absent of the living
whispering in my head
but the blisters on my feet from dancing with him in my dreams are far too real
raw.
to the boy who is taller than trees and brighter than the streetlight that shines through this distorted glass
making this modern glitch in my room
unearthly, unreal, ethereal, untouchable
a virus of humanity, running in real time
I put my juice boxes into briefcases and hope he notices
the hemlines get shorter
the nights get longer
he passes me in the hallway and I watch him go
I sit 130 feet in the air
a carnival, a ferris wheel
pas de cheval
my mind trapezes to him
I grow weary of jumping through hoops
Is he afraid of heights?
am I afraid of falling?
Mar 23, 2016
Mar 23, 2016 at 11:45 PM UTC