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"chantent" poems
~~~~English~~~~ Such beauty takes away my breath As the sunrays shine across the peaceful path The trees of this forest sway and nod in the dancing breeze Which caresses my cheeks Pastel clouds in the watercolor sky Makes the forest with its path beautiful And birds sing and warble in the tall treetops God alone creates this beauty The bluebells bordering the path Are kissed by sparkling dewdrops And snowdrops have long come out of Their veil of snow Lacy green leaves from the blowing trees Provide shade in the sweet summer And the breezes provide coolness on a hot day At this lovely place of beauty ~~~~French~~~~ Une telle beauté enlève mon souffle Comme les rayons du soleil brille à travers la voie pacifique Les arbres de cette forêt se balancent et hocher la tête dans la brise dansante Qui caresse mes joues Pastels nuages dans le ciel aquarelle Rend la forêt avec son chemin belle Et les oiseaux chantent et modulées dans les hautes cimes Dieu seul crée cette beauté Les jacinthes qui bordent le chemin Sont caressées par les gouttes de rosée mousseux Perce-neige viennent depuis longtemps de Leur voile de neige Dentelles feuilles vertes des arbres de soufflage Fournir de l'ombre en été douce Et les brises offrent fraîcheur par une chaude journée À ce bel endroit d'une beauté ~Hilda~
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Mar 12, 2013
Mar 12, 2013 at 10:32 PM UTC
The Path Of Sunrays
Un jardinier, dans son jardin, Avait un vieux arbre stérile ; C'était un grand poirier qui jadis fut fertile : Mais il avait vieilli, tel est notre destin. Le jardinier ingrat veut l'abattre un matin ; Le voilà qui prend sa cognée. Au premier coup l'arbre lui dit : Respecte mon grand âge, et souviens-toi du fruit Que je t'ai donné chaque année. La mort va me saisir, je n'ai plus qu'un instant, N'assassine pas un mourant Qui fut ton bienfaiteur. Je te coupe avec peine, Répond le jardinier ; mais j'ai besoin de bois. Alors, gazouillant à la fois, De rossignols une centaine S'écrie : épargne-le, nous n'avons plus que lui : Lorsque ta femme vient s'asseoir sous son ombrage, Nous la réjouissons par notre doux ramage ; Elle est seule souvent, nous charmons son ennui. Le jardinier les chasse et rit de leur requête ; Il frappe un second coup. D'abeilles un essaim Sort aussitôt du tronc, en lui disant : arrête, Ecoute-nous, homme inhumain : Si tu nous laisses cet asile, Chaque jour nous te donnerons Un miel délicieux dont tu peux à la ville Porter et vendre les rayons : Cela te touche-t-il ? J'en pleure de tendresse, Répond l'avare jardinier : Eh ! Que ne dois-je pas à ce pauvre poirier Qui m'a nourri dans sa jeunesse ? Ma femme quelquefois vient ouïr ces oiseaux ; C'en est assez pour moi : qu'ils chantent en repos. Et vous, qui daignerez augmenter mon aisance, Je veux pour vous de fleurs semer tout ce canton. Cela dit, il s'en va, sûr de sa récompense, Et laisse vivre le vieux tronc. Comptez sur la reconnaissance Quand l'intérêt vous en répond.
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Le vieux arbre et le jardinier
Un jardinier, dans son jardin, Avait un vieux arbre stérile ; C'était un grand poirier qui jadis fut fertile : Mais il avait vieilli, tel est notre destin. Le jardinier ingrat veut l'abattre un matin ; Le voilà qui prend sa cognée. Au premier coup l'arbre lui dit : Respecte mon grand âge, et souviens-toi du fruit Que je t'ai donné chaque année. La mort va me saisir, je n'ai plus qu'un instant, N'assassine pas un mourant Qui fut ton bienfaiteur. Je te coupe avec peine, Répond le jardinier ; mais j'ai besoin de bois. Alors, gazouillant à la fois, De rossignols une centaine S'écrie : épargne-le, nous n'avons plus que lui : Lorsque ta femme vient s'asseoir sous son ombrage, Nous la réjouissons par notre doux ramage ; Elle est seule souvent, nous charmons son ennui. Le jardinier les chasse et rit de leur requête ; Il frappe un second coup. D'abeilles un essaim Sort aussitôt du tronc, en lui disant : arrête, Ecoute-nous, homme inhumain : Si tu nous laisses cet asile, Chaque jour nous te donnerons Un miel délicieux dont tu peux à la ville Porter et vendre les rayons : Cela te touche-t-il ? J'en pleure de tendresse, Répond l'avare jardinier : Eh ! Que ne dois-je pas à ce pauvre poirier Qui m'a nourri dans sa jeunesse ? Ma femme quelquefois vient ouïr ces oiseaux ; C'en est assez pour moi : qu'ils chantent en repos. Et vous, qui daignerez augmenter mon aisance, Je veux pour vous de fleurs semer tout ce canton. Cela dit, il s'en va, sûr de sa récompense, Et laisse vivre le vieux tronc. Comptez sur la reconnaissance Quand l'intérêt vous en répond.
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La nature est pleine d'amour, Jeanne, autour de nos humbles joies ; Et les fleurs semblent tour à tour Se dresser pour que tu les voies. Vive Angélique ! à bas Orgon ! L'hiver, qu'insultent nos huées, Recule, et son profil bougon Va s'effaçant dans les nuées. La sérénité de nos coeurs, Où chantent les bonheurs sans nombre, Complète, en ces doux mois vainqueurs, L'évanouissement de l'ombre. Juin couvre de fleurs les sommets, Et dit partout les mêmes choses ; Mais est-ce qu'on se plaint jamais De la prolixité des roses ? L'hirondelle, sur ton front pur, Vient si près de tes yeux fidèles Qu'on pourrait compter dans l'azur Toutes les plumes de ses ailes. Ta grâce est un rayon charmant ; Ta jeunesse, enfantine encore, Éclaire le bleu firmament, Et renvoie au ciel de l'aurore. De sa ressemblance avec toi Le lys pur sourit dans sa gloire ; Ton âme est une urne de foi Où la colombe voudrait boire.
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La nature est pleine d'amour
C'est le printemps viens-t'en Pâquette Te promener au bois joli Les poules dans la cour caquètent L'aube au ciel fait de roses plis L'amour chemine à ta conquête Mars et Vénus sont revenus Ils s'embrassent à bouches folles Devant des sites ingénus Où sous les roses qui feuillolent De beaux dieux roses dansent nus Viens ma tendresse est la régente De la floraison qui paraît La nature est belle et touchante Pan sifflote dans la forêt Les grenouilles humides chantent.
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Aubade chantée à Lætare un an passé
Nuit noire mais belle de Malaga Empoisonne-moi De tes hamecons et de tes leurres Envenime-moi De tes vers luisants et polissons Qui gigotent dans le vin du clair de lune Instille-moi de tes piqûres,  de tes ourlets Des criquets qui chantent au fond de tes criques Innocule-moi Tes vaccins, tes rappels et tes antidotes Cachés au creux des terriers Des mangues et des câpres qui mûrissent Sous tes obscènes caresses. Obsède-moi De la froidure romantique de tes rhums capiteux Muselle-moi dans  la cannelle de ta souricière Bâillonne-moi de tes eaux de Styx Engloutis Capture Relâche Aspire-moi de tes yeux de khôl Je ne suis qu'étincelle Infime brindille incandescente d'amour Dans l'attente fébrile du point du jour.
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Sep 14, 2019
Sep 14, 2019 at 5:41 AM UTC
Nuit noire, empoisonne-moi
Ô pucelle plus tendre Qu'un beau bouton vermeil Que le rosier engendre Au lever du soleil, D'une part verdissant De l'autre rougissant ! Plus fort que le lierre Qui se gripe à l'entour Du chesne aimé, qu'il serre Enlassé de maint tour, Courbant ses bras épars Sus luy de toutes parts, Serrez mon col, maistresse, De vos deux bras pliez ; D'un neud qui tienne et presse Doucement me liez ; Un baiser mutuel Nous soit perpetuel. Ny le temps, ny l'envie D'autre amour desirer, Ne pourra point ma vie De vos lévres tirer ; Ainsi serrez demourrons, Et baisant nous mourrons. En mesme an et mesne heure, Et en même saison, Irons voir la demeure De la palle maison, Et les champs ordonnez Aux amants fortunez. Amour par les fleurettes Du printemps éternel Voirra nos amourettes Sous le bois maternel ; Là nous sçaurons combien Les amants ont de bien. Le long des belles plaines Et parmy les prez vers Les rives sonnent pleines De maints accords divers ; L'un joue, et l'autre au son Danse d'une chanson. Là le beau ciel décueuvre Tousjours un front benin, Sur les fleurs la couleuvre Ne ***** son venin, Et tousjours les oyseaux Chantent sur les rameaux ; Tousjours les vens y sonnent Je ne sçay quoy de doux, Et les lauriers y donnent Tousjours ombrages moux ; Tousjours les belles fleurs Y gardent leurs couleurs. Parmy le grand espace De ce verger heureux, Nous aurons tous deux place Entre les amoureux, Et comme eux sans soucy Nous aimerons aussi. Nulle amie ancienne Ne se dépitera, Quand de la place sienne Pour nous deux s'ostera, Non celles dont les yeux Prirent le cœur des dieux.
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À Cassandre
Ô pucelle plus tendre Qu'un beau bouton vermeil Que le rosier engendre Au lever du soleil, D'une part verdissant De l'autre rougissant ! Plus fort que le lierre Qui se gripe à l'entour Du chesne aimé, qu'il serre Enlassé de maint tour, Courbant ses bras épars Sus luy de toutes parts, Serrez mon col, maistresse, De vos deux bras pliez ; D'un neud qui tienne et presse Doucement me liez ; Un baiser mutuel Nous soit perpetuel. Ny le temps, ny l'envie D'autre amour desirer, Ne pourra point ma vie De vos lévres tirer ; Ainsi serrez demourrons, Et baisant nous mourrons. En mesme an et mesne heure, Et en même saison, Irons voir la demeure De la palle maison, Et les champs ordonnez Aux amants fortunez. Amour par les fleurettes Du printemps éternel Voirra nos amourettes Sous le bois maternel ; Là nous sçaurons combien Les amants ont de bien. Le long des belles plaines Et parmy les prez vers Les rives sonnent pleines De maints accords divers ; L'un joue, et l'autre au son Danse d'une chanson. Là le beau ciel décueuvre Tousjours un front benin, Sur les fleurs la couleuvre Ne ***** son venin, Et tousjours les oyseaux Chantent sur les rameaux ; Tousjours les vens y sonnent Je ne sçay quoy de doux, Et les lauriers y donnent Tousjours ombrages moux ; Tousjours les belles fleurs Y gardent leurs couleurs. Parmy le grand espace De ce verger heureux, Nous aurons tous deux place Entre les amoureux, Et comme eux sans soucy Nous aimerons aussi. Nulle amie ancienne Ne se dépitera, Quand de la place sienne Pour nous deux s'ostera, Non celles dont les yeux Prirent le cœur des dieux.
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Noirs dans la neige et dans la brume, Au grand soupirail qui s'allume, Leurs culs en rond, A genoux, cinq petits, - misère ! - Regardent le Boulanger faire Le lourd pain blond. Ils voient le fort bras blanc qui tourne La pâte grise et qui l'enfourne Dans un trou clair. Ils écoutent le bon pain cuire. Le Boulanger au gras sourire Grogne un vieil air. Ils sont blottis, pas un ne bouge, Au souffle du soupirail rouge Chaud comme un sein. Quand pour quelque médianoche, Façonné comme une brioche On sort le pain, Quand, sous les poutres enfumées, Chantent les croûtes parfumées Et les grillons, Que ce trou chaud souffle la vie, Ils ont leur âme si ravie Sous leurs haillons, Ils se ressentent si bien vivre, Les pauvres Jésus pleins de givre, Qu'ils sont là tous, Collant leurs petits museaux roses Au treillage, grognant des choses Entre les trous, Tout bêtes, faisant leurs prières Et repliés vers ces lumières Du ciel rouvert, Si fort qu'ils crèvent leur culotte Et que leur chemise tremblote Au vent d'hiver.
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Les effarés
La rosée arrondie en perles Scintille aux pointes du gazon ; Les chardonnerets et les merles Chantent à l'envi leur chanson ; Les fleurs de leurs paillettes blanches Brodent le bord vert du chemin ; Un vent léger courbe les branches Du chèvrefeuille et du jasmin ; Et la lune, vaisseau d'agate, Sur les vagues des rochers bleus S'avance comme la frégate Au dos de l'Océan houleux. Jamais la nuit de plus d'étoiles N'a semé son manteau d'azur, Ni, du doigt entr'ouvrant ses voiles, Mieux fait voir Dieu dans le ciel pur. Prends mon bras, ô ma bien-aimée, Et nous irons, à deux, jouir De la solitude embaumée, Et, couchés sur la mousse, ouïr Ce que tout bas, dans la ravine Où brillent ses moites réseaux, En babillant, l'eau qui chemine Conte à l'oreille des roseaux.
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Promenade nocturne
Avant que tu ne t'en ailles, Pâle étoile du matin, - Mille cailles Chantent, chantent dans le thym. Tourne devers le poète, Dont les yeux sont pleins d'amour ; - L'alouette Monte au ciel avec le jour. Tourne ton regard que noie L'aurore dans son azur ; - Quelle joie Parmi les champs de blé mûr ! Puis fais luire ma pensée Là-bas - bien **** oh, bien **** ! - La rosée Gaîment brille sur le foin. Dans le doux rêve où s'agite Ma mie endormie encor... - Vite, vite, Car voici le soleil d'or.
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Avant que tu ne t'en ailles
Sonnet. La Nature est un temple où de vivants piliers Laissent parfois sortir de confuses paroles ; L'homme y passe à travers des forêts de symboles Qui l'observent avec des regards familiers. Comme de longs échos qui de **** se confondent Dans une ténébreuse et profonde unité, Vaste comme la nuit et comme la clarté, Les parfums, les couleurs et les sons se répondent. Il est des parfums frais comme des chairs d'enfants, Doux comme les hautbois, verts comme les prairies, - Et d'autres, corrompus, riches et triomphants, Ayant l'expansion des choses infinies, Comme l'ambre, le musc, le benjoin et l'encens, Qui chantent les transports de l'esprit et des sens.
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Correspondances
Sonnet. Il est amer et doux, pendant les nuits d'hiver, D'écouter, près du feu qui palpite et qui fume, Les souvenirs lointains lentement s'élever Au bruit des carillons qui chantent dans la brume, Bienheureuse la cloche au gosier vigoureux Qui, malgré sa vieillesse, alerte et bien portante, Jette fidèlement son cri religieux, Ainsi qu'un vieux soldat qui veille sous la tente ! Moi, mon âme est fêlée, et lorsqu'en ses ennuis Elle veut de ses chants peupler l'air froid des nuits, Il arrive souvent que sa voix affaiblie Semble le râle épais d'un blessé qu'on oublie Au bord d'un lac de sang, sous un grand tas de morts, Et qui meurt, sans bouger, dans d'immenses efforts.
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La cloche fêlée
qu'est-ce qu'une branche ? ce n'est qu'un membre d'un membre une ligne dans le sable une réminiscence, un scintillement de ce qui fut et de ce qui aurait pu être des temps passés et d'avenirs n'ont jamais eu des oiseaux qui chantent et des feuilles qui tombent des fleurs parfumées et des baies couleur de vin c'est quelque chose qui n'est ni vivant ni mort tout comme moi parfois, pourtant une branche n'est qu'une branche
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Jul 3, 2023
Jul 3, 2023 at 12:28 AM UTC
une branche
À Mademoiselle Louise Crombach. Vous le saurez ! La vie a des abîmes Cachés au **** sous d'innombrables fleurs ; Les rossignols qui chantent à leurs cimes, Où chantent-ils dans la saison des pleurs ? Vous le saurez ! La vie a des abîmes Cachés au **** sous d'innombrables fleurs. Oui, la jeunesse est le pays des larmes. Moi, je le sais : j'en viens, je pleure encor, Le front vibrant de ses feux, de ses charmes, Le coeur brisé de son dernier accord ! Oui, la jeunesse est le pays des larmes. Moi je le sais : j'en viens, je pleure encor ! Lorsqu'on finit d'être jeune, on s'arrête : À tant de jours on veut reprendre un jour ; Ils sont partis, et l'on penche sa tête. D'un tel voyage à quand donc le retour ? Lorsqu'on finit d'être jeune, on s'arrête : À tant de jours on veut reprendre un jour. Souffrant tout bas de ses mille blessures, On croit mourir : on plie, on ne meurt pas ! De tous serpents Dieu guérit les morsures, Et le dictame est semé sous nos pas. Souffrant tout bas de ses mille blessures, On croit mourir : on plie, on ne meurt pas ! Rappelez-vous ce chant d'une glaneuse Qui s'arrêta pour serrer votre main ; Et si du sort l'étoile lumineuse Vous mûrit mieux les épis du chemin, Rappelez-vous ce chant d'une glaneuse Qui s'arrêta pour serrer votre main.
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Moi, je le sais
Sur la bruyère arrosée De rosée ; Sur le buisson d'églantier ; Sur les ombreuses futaies ; Sur les haies Croissant au bord du sentier ; Sur la modeste et petite Marguerite, Qui penche son front rêvant ; Sur le seigle, verte houle Qui déroule Le caprice ailé du vent ; Sur les prés, sur la colline Qui s'incline Vers le champ bariolé De pittoresques guirlandes ; Sur les landes ; Sur le grand orme isolé, La demoiselle se berce ; Et s'il perce Dans la brume, au bord du ciel, Un rayon d'or qui scintille, Elle brille Comme un regard d'Ariel. Traversant, près des charmilles, Les familles Des bourdonnants moucherons, Elle se mêle à leur ronde Vagabonde, Et comme eux décrit des ronds. Bientôt elle vole et joue Sur la roue Du jet d'eau qui, s'élançant Dans les airs, retombe, roule Et s'écoule En un ruisseau bruissant. Plus rapide que la brise, Elle frise, Dans son vol capricieux, L'eau transparente où se mire Et s'admire Le saule au front soucieux ; Où, s'entr'ouvrant blancs et jaunes, Près des aunes, Les deux nénuphars en fleurs, Au gré du flot qui gazouille Et les mouille, Étalent leurs deux couleurs ; Où se baigne le nuage ; Où voyage Le ciel d'été souriant ; Où le soleil plonge, tremble, Et ressemble Au beau soleil d'Orient. Et quand la grise hirondelle Auprès d'elle Passe, et ride à plis d'azur, Dans sa chasse circulaire, L'onde claire, Elle s'enfuit d'un vol sûr. Bois qui chantent, fraîches plaines D'odeurs pleines, Lacs de moire, coteaux bleus, Ciel où le nuage passe, Large espace, Monts aux rochers anguleux, Voilà l'immense domaine Où promène Ses caprices, fleur des airs, La demoiselle nacrée, Diaprée De reflets roses et verts. Dans son étroite famille, Quelle fille N'a pas vingt fois souhaité, Rêveuse, d'être comme elle Demoiselle, Demoiselle en liberté ?
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La demoiselle
Sur la bruyère arrosée De rosée ; Sur le buisson d'églantier ; Sur les ombreuses futaies ; Sur les haies Croissant au bord du sentier ; Sur la modeste et petite Marguerite, Qui penche son front rêvant ; Sur le seigle, verte houle Qui déroule Le caprice ailé du vent ; Sur les prés, sur la colline Qui s'incline Vers le champ bariolé De pittoresques guirlandes ; Sur les landes ; Sur le grand orme isolé, La demoiselle se berce ; Et s'il perce Dans la brume, au bord du ciel, Un rayon d'or qui scintille, Elle brille Comme un regard d'Ariel. Traversant, près des charmilles, Les familles Des bourdonnants moucherons, Elle se mêle à leur ronde Vagabonde, Et comme eux décrit des ronds. Bientôt elle vole et joue Sur la roue Du jet d'eau qui, s'élançant Dans les airs, retombe, roule Et s'écoule En un ruisseau bruissant. Plus rapide que la brise, Elle frise, Dans son vol capricieux, L'eau transparente où se mire Et s'admire Le saule au front soucieux ; Où, s'entr'ouvrant blancs et jaunes, Près des aunes, Les deux nénuphars en fleurs, Au gré du flot qui gazouille Et les mouille, Étalent leurs deux couleurs ; Où se baigne le nuage ; Où voyage Le ciel d'été souriant ; Où le soleil plonge, tremble, Et ressemble Au beau soleil d'Orient. Et quand la grise hirondelle Auprès d'elle Passe, et ride à plis d'azur, Dans sa chasse circulaire, L'onde claire, Elle s'enfuit d'un vol sûr. Bois qui chantent, fraîches plaines D'odeurs pleines, Lacs de moire, coteaux bleus, Ciel où le nuage passe, Large espace, Monts aux rochers anguleux, Voilà l'immense domaine Où promène Ses caprices, fleur des airs, La demoiselle nacrée, Diaprée De reflets roses et verts. Dans son étroite famille, Quelle fille N'a pas vingt fois souhaité, Rêveuse, d'être comme elle Demoiselle, Demoiselle en liberté ?
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Un nouveau Pape Un nouvel espoir Adieu au Pape François Qui a fait un travail merveilleux en tant que Grand Clergé Comme nous le savons, l'âge ne croit pas aux dynasties Nous allons, venons et partons comme un baiser Le sang neuf est nécessaire de temps en temps, aujourd’hui Et bien sûr, c'est naturel ; ce n'est pas un crime, un délit Novum papam habemus Novum spem habemus Nous avons un nouvel espoir Nous avons un nouveau Pape Un nouveau chef pour l'Église catholique La recherche est terminée, finies la recherche et la polémique Depuis quelques décennies, aucun homme ni aucune femme n'est éternel Les Papes récents ont été amicaux, humbles, sincères et universels Que ce pontife soit meilleur que le précédent (Pas de quoi rire) Qui est assis au Ciel En train de classer et de signer ses documents Où d'innombrables Anges chantent sous les tentes divines Le monde actuel est plongé dans une situation désastreuse et maligne : Mensonges, crimes, corruption, expulsions, discrimination et impunité Bon sang, c'est le moins qu'on puisse dire Cependant, le monde entier aspire : À la paix, la paix et la paix Nous voulons que tous les cauchemars cessent : L'injustice, les guerres, l’hypocrisie, le racisme, l’intolérance et la pauvreté Habemus novum spem Habemus novum papam Nous avons un nouvel espoir Nous avons un nouveau Pape Que Dieu bénisse le nouveau Pontife, la nature et l'humanité ! Copyright © 8 mai 2025, Hébert Logerie, Tous droits réservés. Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poèmes.
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May 9, 2025
May 9, 2025 at 1:29 PM UTC
Un Nouveau Pape, Un Nouvel Espoir
Un nouveau Pape Un nouvel espoir Adieu au Pape François Qui a fait un travail merveilleux en tant que Grand Clergé Comme nous le savons, l'âge ne croit pas aux dynasties Nous allons, venons et partons comme un baiser Le sang neuf est nécessaire de temps en temps, aujourd’hui Et bien sûr, c'est naturel ; ce n'est pas un crime, un délit Novum papam habemus Novum spem habemus Nous avons un nouvel espoir Nous avons un nouveau Pape Un nouveau chef pour l'Église catholique La recherche est terminée, finies la recherche et la polémique Depuis quelques décennies, aucun homme ni aucune femme n'est éternel Les Papes récents ont été amicaux, humbles, sincères et universels Que ce pontife soit meilleur que le précédent (Pas de quoi rire) Qui est assis au Ciel En train de classer et de signer ses documents Où d'innombrables Anges chantent sous les tentes divines Le monde actuel est plongé dans une situation désastreuse et maligne : Mensonges, crimes, corruption, expulsions, discrimination et impunité Bon sang, c'est le moins qu'on puisse dire Cependant, le monde entier aspire : À la paix, la paix et la paix Nous voulons que tous les cauchemars cessent : L'injustice, les guerres, l’hypocrisie, le racisme, l’intolérance et la pauvreté Habemus novum spem Habemus novum papam Nous avons un nouvel espoir Nous avons un nouveau Pape Que Dieu bénisse le nouveau Pontife, la nature et l'humanité ! Copyright © 8 mai 2025, Hébert Logerie, Tous droits réservés. Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poèmes.
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I. Je vis la nuit et rêve le jour Et parfois je te parle quand mes idées deviennent floues Les effluves de vin dansent et Les étoiles n’entendent parler que de toi. Obstinée, dans ma lancée, Je leur chante ton sourire. Ô D.eu, combien de fois les ais-je entendues me dire de partir ? Mes souvenir se reflètent sur la Seine dormante Impressionnante mais bienveillante Il m’est même arrivée de l’entendre me répondre Alors que mon esprit voguait sur les hauteurs Lune, quand tu n’es pas là les étoiles chantent II. Lassées de m’entendre chanter, Les étoiles sont parties Elles m’ont laissées avec toi, Ton souvenir dansant autour de moi, Pendant que j’essaie de trouver mon chemin Mais je me retourne Vers des routes brûlantes Mais tu me détournes Inconsciemment
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Sep 10, 2019
Sep 10, 2019 at 6:52 PM UTC
Reflet immaculé
Orchestre du Très-Haut, bardes de ses louanges, Ils chantent à l'été des notes de bonheur ; Ils parcourent les airs avec des ailes d'anges Échappés tout joyeux des jardins du Seigneur. Tant que durent les fleurs, tant que l'épi qu'on coupe Laisse tomber un grain sur les sillons jaunis, Tant que le rude hiver n'a pas gelé la coupe Où leurs pieds vont poser comme aux bords de leurs nids, Ils remplissent le ciel de musique et de joie : La jeune fille embaume et verdit leur prison, L'enfant passe la main sur leur duvet de soie, Le vieillard les nourrit au seuil de sa maison. Mais dans les mois d'hiver, quand la neige et le givre Ont remplacé la feuille et le fruit, où vont-ils ? Ont-ils cessé d'aimer ? Ont-ils cessé de vivre ? Nul ne sait le secret de leurs lointains exils. On trouve au pied de l'arbre une plume souillée, Comme une feuille morte où rampe un ver rongeur, Que la brume des nuits a jaunie et mouillée, Et qui n'a plus, hélas! ni parfum ni couleur. On voit pendre à la branche un nid rempli d'écailles, Dont le vent pluvieux balance un noir débris ; Pauvre maison en deuil et vieux pan de murailles Que les petits, hier, réjouissaient de cris. Ô mes charmants oiseaux, vous si joyeux d'éclore ! La vie est donc un piége où le bon Dieu vous prend ? Hélas ! c'est comme nous. Et nous chantons encore ! Que Dieu serait cruel, s'il n'était pas si grand !
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Les oiseaux
LE SÉNAT. Vibrez, trombone et chanterelle ! Les oiseaux chantent dans les nids. La joie est chose naturelle. Que Magnan danse la trénis Et Saint-Arnaud la pastourelle ! LES CAVES DE LILLE. Miserere ! Miserere ! LE CONSEIL D'ÉTAT. Des lampions dans les charmilles ! Des lampions dans les buissons ! Mêlez vous, sabres et mantilles ! Chantez en choeur, les beaux garçons ! Dansez en rond, les belles filles ! xxLES GRENIERS DE ROUEN. Miserere ! Miserere ! LE CORPS LÉGISLATIF. Jouissons ! l'amour nous réclame. Chacun, pour devenir meilleur, Cueille son miel, nourrit son âme, L'abeille aux lèvres de la fleur, Le sage aux lèvres de la femme ! xBRUXELLES, LONDRES,BELLE-ISLE, JERSEY. Miserere ! Miserere ! L'HÔTEL DE VILLE. L'empire se met aux croisées Rions, jouons, soupons, dînons. Des pétards aux Champs-Elysées ! A l'oncle il fallait des canons, Il faut au neveu des fusées. LES PONTONS. Miserere ! Miserere ! L'ARMÉE. Pas de scrupules ! pas de morgue ! A genoux ! un bedeau paraît. Le tambour obéit à l'orgue. Notre ardeur sort du cabaret, Et notre gloire est à la morgue. LAMBESSA. Miserere ! Miserere ! LA MAGISTRATURE. Mangeons, buvons, tout le conseille ! Heureux l'ami du raisin mûr, Qui toujours, riant sous sa treille, Trouve une grappe sur son mur Et dans sa cave une bouteille ! CAYENNE. Miserere ! Miserere ! LES ÉVÊQUES. Jupiter l'ordonne, on révère Le succès, sur le trône assis. Trinquons ! Le prêtre peu sévère Vide son âme de soucis Et de vin vieux emplit son verre ! LE CIMETIÈRE MONTMARTRE. Miserere ! Miserere ! Jersey, le 7 avril.
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Idylles
LE SÉNAT. Vibrez, trombone et chanterelle ! Les oiseaux chantent dans les nids. La joie est chose naturelle. Que Magnan danse la trénis Et Saint-Arnaud la pastourelle ! LES CAVES DE LILLE. Miserere ! Miserere ! LE CONSEIL D'ÉTAT. Des lampions dans les charmilles ! Des lampions dans les buissons ! Mêlez vous, sabres et mantilles ! Chantez en choeur, les beaux garçons ! Dansez en rond, les belles filles ! xxLES GRENIERS DE ROUEN. Miserere ! Miserere ! LE CORPS LÉGISLATIF. Jouissons ! l'amour nous réclame. Chacun, pour devenir meilleur, Cueille son miel, nourrit son âme, L'abeille aux lèvres de la fleur, Le sage aux lèvres de la femme ! xBRUXELLES, LONDRES,BELLE-ISLE, JERSEY. Miserere ! Miserere ! L'HÔTEL DE VILLE. L'empire se met aux croisées Rions, jouons, soupons, dînons. Des pétards aux Champs-Elysées ! A l'oncle il fallait des canons, Il faut au neveu des fusées. LES PONTONS. Miserere ! Miserere ! L'ARMÉE. Pas de scrupules ! pas de morgue ! A genoux ! un bedeau paraît. Le tambour obéit à l'orgue. Notre ardeur sort du cabaret, Et notre gloire est à la morgue. LAMBESSA. Miserere ! Miserere ! LA MAGISTRATURE. Mangeons, buvons, tout le conseille ! Heureux l'ami du raisin mûr, Qui toujours, riant sous sa treille, Trouve une grappe sur son mur Et dans sa cave une bouteille ! CAYENNE. Miserere ! Miserere ! LES ÉVÊQUES. Jupiter l'ordonne, on révère Le succès, sur le trône assis. Trinquons ! Le prêtre peu sévère Vide son âme de soucis Et de vin vieux emplit son verre ! LE CIMETIÈRE MONTMARTRE. Miserere ! Miserere ! Jersey, le 7 avril.
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Si je n'étais captive, J'aimerais ce pays, Et cette mer plaintive, Et ces champs de maïs, Et ces astres sans nombre, Si le long du mur sombre N'étincelait dans l'ombre Le sabre des spahis. Je ne suis point tartare Pour qu'un eunuque noir M'accorde ma guitare, Me tienne mon miroir. Bien **** de ces Sodomes, Au pays dont nous sommes, Avec les jeunes hommes On peut parler le soir. Pourtant j'aime une rive Où jamais des hivers Le souffle froid n'arrive Par les vitraux ouverts. L'été, la pluie est chaude, L'insecte vert qui rôde Luit, vivante émeraude, Sous les brins d'herbe verts. Smyrne est une princesse Avec son beau chapel ; L'heureux printemps sans cesse Répond à son appel, Et, comme un riant groupe De fleurs dans une coupe, Dans ses mers se découpe Plus d'un frais archipel. J'aime ces tours vermeilles, Ces drapeaux triomphants, Ces maisons d'or, pareilles A des jouets d'enfants ; J'aime, pour mes pensées Plus mollement bercées, Ces tentes balancées Au dos des éléphants. Dans ce palais de fées, Mon cœur, plein de concerts, Croit, aux voix étouffées Qui viennent des déserts, Entendre les génies Mêler les harmonies Des chansons infinies Qu'ils chantent dans les airs. J'aime de ces contrées Les doux parfums brûlants, Sur les vitres dorées Les feuillages tremblants, L'eau que la source épanche Sous le palmier qui penche, Et la cigogne blanche Sur les minarets blancs. J'aime en un lit de mousses Dire un air espagnol, Quand mes compagnes douces, Du pied rasant le sol, Légion vagabonde Où le sourire abonde, Font tournoyer leur ronde Sous un rond parasol. Mais surtout, quand la brise Me touche en voltigeant, La nuit, j'aime être assise, L'œil sur la mer profonde, Tandis que, pâle et blonde, La lune ouvre dans l'onde Son éventail d'argent. Le 7 juillet 1828.
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La captive
Si je n'étais captive, J'aimerais ce pays, Et cette mer plaintive, Et ces champs de maïs, Et ces astres sans nombre, Si le long du mur sombre N'étincelait dans l'ombre Le sabre des spahis. Je ne suis point tartare Pour qu'un eunuque noir M'accorde ma guitare, Me tienne mon miroir. Bien **** de ces Sodomes, Au pays dont nous sommes, Avec les jeunes hommes On peut parler le soir. Pourtant j'aime une rive Où jamais des hivers Le souffle froid n'arrive Par les vitraux ouverts. L'été, la pluie est chaude, L'insecte vert qui rôde Luit, vivante émeraude, Sous les brins d'herbe verts. Smyrne est une princesse Avec son beau chapel ; L'heureux printemps sans cesse Répond à son appel, Et, comme un riant groupe De fleurs dans une coupe, Dans ses mers se découpe Plus d'un frais archipel. J'aime ces tours vermeilles, Ces drapeaux triomphants, Ces maisons d'or, pareilles A des jouets d'enfants ; J'aime, pour mes pensées Plus mollement bercées, Ces tentes balancées Au dos des éléphants. Dans ce palais de fées, Mon cœur, plein de concerts, Croit, aux voix étouffées Qui viennent des déserts, Entendre les génies Mêler les harmonies Des chansons infinies Qu'ils chantent dans les airs. J'aime de ces contrées Les doux parfums brûlants, Sur les vitres dorées Les feuillages tremblants, L'eau que la source épanche Sous le palmier qui penche, Et la cigogne blanche Sur les minarets blancs. J'aime en un lit de mousses Dire un air espagnol, Quand mes compagnes douces, Du pied rasant le sol, Légion vagabonde Où le sourire abonde, Font tournoyer leur ronde Sous un rond parasol. Mais surtout, quand la brise Me touche en voltigeant, La nuit, j'aime être assise, L'œil sur la mer profonde, Tandis que, pâle et blonde, La lune ouvre dans l'onde Son éventail d'argent. Le 7 juillet 1828.
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« Dans les Avents », comme l'on dit Chez mes pays qui sont rustiques Et qui patoisent un petit Entre autres usages antiques, « Dans les Avents les côs chantont », Toute la nuit, grâce à la lune « Clartive » alors, et dont le front S'argente et cuivre dès la brune Jusqu'à l'aube en peu d'ombre, et ces Chante-clair, clair comme un beau rêve, Proclament jusques à l'excès Le soleil... qui plus **** se lève, Trop **** pour ceux qui sont reclus Au poulailler, - tout comme une âme Ne tendant que vers les élus, Dans le péché, prison infâme, - Et comme une âme les bons coqs, Vigilants, tels au temps de Pierre, Souffrent, mais, en dépit des chocs D'ombre, chantent, et l'âme espère.
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Avent
C'est ici la case sacrée Où cette fille très parée, Tranquille et toujours préparée, D'une main éventant ses seins, Et son coude dans les coussins, Ecoute pleurer les bassins ; C'est la chambre de Dorothée. - La brise et l'eau chantent au **** Leur chanson de sanglots heurtée Pour bercer cette enfant gâtée. Du haut en bas, avec grand soin, Sa peau délicate est frottée D'huile odorante et de benjoin. - Des fleurs se pâment dans un coin.
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Bien **** d'ici
N'est-ce pas ? en dépit des sots et des méchants Qui ne manqueront pas d'envier notre joie, Nous serons fiers parfois et toujours indulgents. N'est-ce pas ? nous irons, gais et lents, dans la voie Modeste que nous montre en souriant l'Espoir, Peu soucieux qu'on nous ignore ou qu'on nous voie. Isolés dans l'amour ainsi qu'en un bois noir, Nos deux coeurs, exhalant leur tendresse paisible, Seront deux rossignols qui chantent dans le soir. Quant au Monde, qu'il soit envers nous irascible Ou doux, que nous feront ses gestes ? Il peut bien, S'il veut, nous caresser ou nous prendre pour cible. Unis par le plus fort et le plus cher lien, Et d'ailleurs, possédant l'armure adamantine, Nous sourirons à tous et n'aurons peur de rien. Sans nous préoccuper de ce que nous destine Le Sort, nous marcherons pourtant du même pas, Et la main dans la main, avec l'âme enfantine De ceux qui s'aiment saris mélange, n'est-ce pas ?
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En dépit des sots et des méchants
Connaissez-vous dans le parc de Versailles Une Naïade, œil vert et sein gonflé ? La belle habite un château de rocaille D'ordre toscan et tout vermiculé. Sur les coraux et sur les madrépores Toute l'année elle dort dans les joncs ; Dans le bassin les grenouilles sonores Chantent en chœur et font mille plongeons. La fête vient ; la coquette Naïade S'éveille en hâte et rajuste ses nœuds, Se peigne, et met ses habits de parade Et des roseaux plus frais dans ses cheveux. Elle descend l'escalier, et sa queue En flots d'argent sur les marches la suit ; La raide étoffe à trame blanche et bleue À chaque pas derrière elle bruit.
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Rocaille
Je déteste que tu aimes sans raison Les statues sont sculptées à tes traits Les tableaux sont peints à ton portrait Pourquoi retournes-tu l'or au plomb ? Déesse grecque, je suis a genoux devant ton autel Quand les vers décrivent tes uniques manières Et les musiques chantent tes beautés particulières Pourquoi vivre comme de simples mortels ? Pourquoi m'aimer comme les infidèles aiment Puiser l’eau que les riches gaspillent Accumuler une richesse que les barbares pillent Et hériter des vengeances que les trahis sèment Pourquoi remplacer la pureté de l'eau Par le goût amer de la débauche du vin La grâce d'un pur race chevalin Par l'acharnement d'une mer contre un bateau Quand les oiseaux te font la cour Je soupçonne ton ouïe d'être sourd Quand les chiens à tes caprices font des sauts J'accuse tes yeux d'êtres aveugles au beau Simplicités des saisons Les rongeurs sont lassés de leurs noix Les chanteurs sont privés de leurs voix Violence des passions
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Apr 21, 2020
Apr 21, 2020 at 5:19 PM UTC
Amour gratuit