Hello Poetry
Submit your work and get some sparkles! Create free account
"amoureuse" poems
Je suis exatlé de voir dans ce ciel de nuit, Auquel je dois cette plaisante fortune. En compagnie d’étoiles clignotantes, Subjugué par ce spectacle, j’admire ma Lune. Lave-moi dans ton eau argentée, translucide. Sois près de moi lors de mes blanches nuits. Veille sur moi tel un garde sans faille. Enveloppe-moi de murmures, un calme répit. Ô comme tu guides les flots ardents de mon âme! Baisse les yeux, les eaux abordent ma plage… Érode le fardeau qui étouffe mes écueils brûlants, Des sables noyés, oppressé, tendres otages. Peu de nuits à présent… Épris alors que tu t’en vas. Des brins épais et sombres de cheveux en cascades, Dissimulent ton visage d’une manière séduisante. Il n’en reste qu’un croissant, qui s’efface dans le noir. Les nuits s’écoulent… Maintenant la lune se délite M’en laissant qu’une moitié; la nuit le veut ainsi. Reste encore, plus longtemps; ne pars pas si tôt, Je ne me sens pas prêt à être anéanti. Je lève la tête sans dire un mot, alors que les nuits passent. J’ai vu mon amour lunaire se dissoudre dans l’espace. My coeur, aussi, déchiré bout par bout… Enfin, elle était partie; partie, sans laisser de trace. Depuis, chaque nuit abonde de vide et de souffrance. Je supplie les étoiles d’apaiser le vide en moi… Mais ils se contenteraient de briller, indifférents… Même suite à tous mes appels, mes émois. Desormais je suis incertain sur le nombre de passages. Les nuits n’amenèrent que l’assaut des étoiles moqueuses. Cependant je joue des promesses celestes, Pour le retour de ma folle quête amoureuse. Je sais que c’est frivole de penser que je suis le seul… C’est vrai, ils languissent; ma souffrance est la leur. Mais c’est moi qui désire le plus ton fameux regard, Car nos coeurs ont chanté dans toutes les couleurs. Ma détresse à son zénith, emplis, presque brisé, Lorsque soudain j’entends une belle chanson, lointaine. Une chanson pareille à celle que l’on prononçât, Encore garnie d’argent translucide, je soupire avec peine…, “Te voilà....”
0
Nov 23, 2014
Nov 23, 2014 at 7:16 PM UTC
Lettre de ton Astronome
Je suis exatlé de voir dans ce ciel de nuit, Auquel je dois cette plaisante fortune. En compagnie d’étoiles clignotantes, Subjugué par ce spectacle, j’admire ma Lune. Lave-moi dans ton eau argentée, translucide. Sois près de moi lors de mes blanches nuits. Veille sur moi tel un garde sans faille. Enveloppe-moi de murmures, un calme répit. Ô comme tu guides les flots ardents de mon âme! Baisse les yeux, les eaux abordent ma plage… Érode le fardeau qui étouffe mes écueils brûlants, Des sables noyés, oppressé, tendres otages. Peu de nuits à présent… Épris alors que tu t’en vas. Des brins épais et sombres de cheveux en cascades, Dissimulent ton visage d’une manière séduisante. Il n’en reste qu’un croissant, qui s’efface dans le noir. Les nuits s’écoulent… Maintenant la lune se délite M’en laissant qu’une moitié; la nuit le veut ainsi. Reste encore, plus longtemps; ne pars pas si tôt, Je ne me sens pas prêt à être anéanti. Je lève la tête sans dire un mot, alors que les nuits passent. J’ai vu mon amour lunaire se dissoudre dans l’espace. My coeur, aussi, déchiré bout par bout… Enfin, elle était partie; partie, sans laisser de trace. Depuis, chaque nuit abonde de vide et de souffrance. Je supplie les étoiles d’apaiser le vide en moi… Mais ils se contenteraient de briller, indifférents… Même suite à tous mes appels, mes émois. Desormais je suis incertain sur le nombre de passages. Les nuits n’amenèrent que l’assaut des étoiles moqueuses. Cependant je joue des promesses celestes, Pour le retour de ma folle quête amoureuse. Je sais que c’est frivole de penser que je suis le seul… C’est vrai, ils languissent; ma souffrance est la leur. Mais c’est moi qui désire le plus ton fameux regard, Car nos coeurs ont chanté dans toutes les couleurs. Ma détresse à son zénith, emplis, presque brisé, Lorsque soudain j’entends une belle chanson, lointaine. Une chanson pareille à celle que l’on prononçât, Encore garnie d’argent translucide, je soupire avec peine…, “Te voilà....”
Continue reading...
41
Adieu, belle Cassandre, et vous, belle Marie, Pour qui je fus trois ans en servage à Bourgueil, L'une vit, l'autre est morte, et ores, de son œil Le Ciel se réjouit, dont la terre est marrie. Sur mon premier Avril, d'une amoureuse envie J'adorais vos beautés, mais votre fier orgueil Ne s'amollit jamais pour larmes ni pour deuil, Tant d'une gauche main la Parque ourdit ma vie. Maintenant en Automne, encore malheureux, Je vis comme au Printemps, de nature amoureux, Afin que tout mon âge aille au gré de la peine. Et or que je deusse être affranchi du harnois, Mon Colonel m'envoie, à grand coups de carquois, Rassiéger Ilion pour conquérir Hélène.
0
2.2k
Adieu, belle Cassandre, et vous, belle Marie
Madrid, princesse des Espagnes, Il court par tes mille campagnes Bien des yeux bleus, bien des yeux noirs. La blanche ville aux sérénades, Il passe par tes promenades Bien des petits pieds tous les soirs. Madrid, quand tes taureaux bondissent, Bien des mains blanches applaudissent, Bien des écharpes sont en jeux. Par tes belles nuits étoilées, Bien des senoras long voilées Descendent tes escaliers bleus. Madrid, Madrid, moi, je me raille De tes dames à fine taille Qui chaussent l'escarpin étroit ; Car j'en sais une par le monde Que jamais ni brune ni blonde N'ont valu le bout de son doigt ! J'en sais une, et certes la duègne Qui la surveille et qui la peigne N'ouvre sa fenêtre qu'à moi ; Certes, qui veut qu'on le redresse, N'a qu'à l'approcher à la messe, Fût-ce l'archevêque ou le roi. Car c'est ma princesse andalouse ! Mon amoureuse ! ma jalouse ! Ma belle veuve au long réseau ! C'est un vrai démon ! c'est un ange ! Elle est jaune, comme une orange, Elle est vive comme un oiseau ! Oh ! quand sur ma bouche idolâtre Elle se pâme, la folâtre, Il faut voir, dans nos grands combats, Ce corps si souple et si fragile, Ainsi qu'une couleuvre agile, Fuir et glisser entre mes bras ! Or si d'aventure on s'enquête Qui m'a valu telle conquête, C'est l'allure de mon cheval, Un compliment sur sa mantille, Puis des bonbons à la vanille Par un beau soir de carnaval.
0
2.2k
Madrid
La belle lune qui dort dans la nuit, Sa couleur de lumiere , elle est si jolie... La belle lune qui j'ai vu ce soir, Un trainen chaque gare. Douce comme toi, Elle est indécise, sa joie. Le café qui tu as pris, L'espérance pas encore finie. La belle lune froide dans l'hiver, Je t'offre une quimére. La belle lune si claire, si amoureuse, Je t'aime lune farceuse. Victor Marques
0
Dec 14, 2009
Dec 14, 2009 at 8:32 AM UTC
La belle lune
Hold my hand dear Benjamin don't let Professor Edwards catch me in a dreamscape challenging me off guard as we sit in math class hands clasped together for when you knowingly squeeze my hand tighter scribbling with your right hand the answer which is required to be erased so as not caught out but today as I look out onto drifting clouded skies I see the changes and I lose myself in shapes and smoke forging out homes, characters stories into my past, present and what could be in the future nothing is taken from me, distracted in an instant I'm Vivian Ward racing around Hollywood with my best friend Kit De Luca who eats cold pizza for breakfast and crawls the streets with me hop scotching across the Hollywood Walk of Fame, five star terrazzo and brass stars, names of Hollywood greats blonde, brunette elegance Manolo's, mink coats, jewelled necklines of emerald stones we'd both dreamt as kids Los Angeles; the City of Angels we are the winged, we are the free inhabiting the land of opportunity the ladies of the night, grappling onto souls of kids, shared flat with bunk beds and a closet filled with 80's short tight spandex leg warmers, faux gold earrings bright coloured lingerie, leather bomber jackets, tutus... oh and those perms and scrunchies fake eye lashes, an 80's kid high as hell being courted by an older wealthier man living fast, dying young, a fugitive of the land broken The silence I succumbed to bruised by a cacophony of bells ringing "never change Lou lou!" he winked and smiled packing his rucksack leaving for the day. © Sia Jane “She was the amoureuse of all the novels, the heroine of all the plays, the vague “she” of all the poetry books.” Gustave Flaubert, “Madame Bovary”
0
Jan 17, 2014
Jan 17, 2014 at 12:00 PM UTC
City dreamer
Hold my hand dear Benjamin don't let Professor Edwards catch me in a dreamscape challenging me off guard as we sit in math class hands clasped together for when you knowingly squeeze my hand tighter scribbling with your right hand the answer which is required to be erased so as not caught out but today as I look out onto drifting clouded skies I see the changes and I lose myself in shapes and smoke forging out homes, characters stories into my past, present and what could be in the future nothing is taken from me, distracted in an instant I'm Vivian Ward racing around Hollywood with my best friend Kit De Luca who eats cold pizza for breakfast and crawls the streets with me hop scotching across the Hollywood Walk of Fame, five star terrazzo and brass stars, names of Hollywood greats blonde, brunette elegance Manolo's, mink coats, jewelled necklines of emerald stones we'd both dreamt as kids Los Angeles; the City of Angels we are the winged, we are the free inhabiting the land of opportunity the ladies of the night, grappling onto souls of kids, shared flat with bunk beds and a closet filled with 80's short tight spandex leg warmers, faux gold earrings bright coloured lingerie, leather bomber jackets, tutus... oh and those perms and scrunchies fake eye lashes, an 80's kid high as hell being courted by an older wealthier man living fast, dying young, a fugitive of the land broken The silence I succumbed to bruised by a cacophony of bells ringing "never change Lou lou!" he winked and smiled packing his rucksack leaving for the day. © Sia Jane “She was the amoureuse of all the novels, the heroine of all the plays, the vague “she” of all the poetry books.” Gustave Flaubert, “Madame Bovary”
Continue reading...
54
« Notre amour était mon seul arme                                      Aujourd’hui  j’ai que des larmes Notre confiance  était le seul accord                     Maintenant le doute tue votre propre âme J’ai compris votre jalousie mais                             N’oublies pas que je suis une femme Une femme amoureuse de toi ,fidèle                         Et surtout confiante à toi et à moi-même Oublies les paroles ,et les critiques des autres          Laisses nous vivre une histoire pleine de charme Pardonnes moi de tous ce que j’ai fait                                  Stp pardonnes votre futur dame  » Elle m’ a dit; J’ai répondu:   « personne ne mérite tes larmes              Et celui qui les mérite ne fera surement pas pleurer Sois sur que je te souhaite que de bonheur              le bonhur… que t'  attends...                                           avec quelqu'un que  tu admires   Tu as choisi de jouer  tes cartes au profondeur                  Et mon jeu était toujours à la hauteur Tu as détruit ton propre  amour   Tu m’as perdu pour toujours                                 pour m’oublier    ,  Tu as besoin du temps                                 mêmes les anges ont besoins du temps de repos cherche quelqu’un qui fait rire ton cœur moi je ne peux  t’assurer que de malheur                                            la vie m’a donné une deuxième chance                                               je vais rattraper mes fautes d’enfance   tu étais la grande faute de ma vie tu es la personne que  …………j’ ai pas envie.   » Abdelkadir BELHADJ
0
Mar 25, 2015
Mar 25, 2015 at 4:45 PM UTC
Séparation
« Notre amour était mon seul arme                                      Aujourd’hui  j’ai que des larmes Notre confiance  était le seul accord                     Maintenant le doute tue votre propre âme J’ai compris votre jalousie mais                             N’oublies pas que je suis une femme Une femme amoureuse de toi ,fidèle                         Et surtout confiante à toi et à moi-même Oublies les paroles ,et les critiques des autres          Laisses nous vivre une histoire pleine de charme Pardonnes moi de tous ce que j’ai fait                                  Stp pardonnes votre futur dame  » Elle m’ a dit; J’ai répondu:   « personne ne mérite tes larmes              Et celui qui les mérite ne fera surement pas pleurer Sois sur que je te souhaite que de bonheur              le bonhur… que t'  attends...                                           avec quelqu'un que  tu admires   Tu as choisi de jouer  tes cartes au profondeur                  Et mon jeu était toujours à la hauteur Tu as détruit ton propre  amour   Tu m’as perdu pour toujours                                 pour m’oublier    ,  Tu as besoin du temps                                 mêmes les anges ont besoins du temps de repos cherche quelqu’un qui fait rire ton cœur moi je ne peux  t’assurer que de malheur                                            la vie m’a donné une deuxième chance                                               je vais rattraper mes fautes d’enfance   tu étais la grande faute de ma vie tu es la personne que  …………j’ ai pas envie.   » Abdelkadir BELHADJ
Continue reading...
32
Je ne songeais pas à Rose ; Rose au bois vint avec moi ; Nous parlions de quelque chose, Mais je ne sais plus de quoi. J'étais froid comme les marbres ; Je marchais à pas distraits ; Je parlais des fleurs, des arbres Son oeil semblait dire : " Après ? " La rosée offrait ses perles, Le taillis ses parasols ; J'allais ; j'écoutais les merles, Et Rose les rossignols. Moi, seize ans, et l'air morose ; Elle, vingt ; ses yeux brillaient. Les rossignols chantaient Rose Et les merles me sifflaient. Rose, droite sur ses hanches, Leva son beau bras tremblant Pour prendre une mûre aux branches Je ne vis pas son bras blanc. Une eau courait, fraîche et creuse, Sur les mousses de velours ; Et la nature amoureuse Dormait dans les grands bois sourds. Rose défit sa chaussure, Et mit, d'un air ingénu, Son petit pied dans l'eau pure Je ne vis pas son pied nu. Je ne savais que lui dire ; Je la suivais dans le bois, La voyant parfois sourire Et soupirer quelquefois. Je ne vis qu'elle était belle Qu'en sortant des grands bois sourds. " Soit ; n'y pensons plus ! " dit-elle. Depuis, j'y pense toujours. Paris, juin 1831.
0
1.4k
Vieille chanson du jeune temps
Petit à petit, je rentre dans mon cercueil en fer. Essoufflée, à bout de larmes, épuisée par l'attente, ce souhait impossible de le voir en courant pour me retrouver, je chavire en rêvant de son sourire. A bout de larmes, étourdie par cette peine aiguillée, je bégaie, sûre que mes mots ne servent plus à rien. Je rentre dans mon cercueil, tout en disposant du barbelé autour. Et je ne regrette que cette brillance dans mon coeur, son sourire, qui est venu sans que je ne l'attende me rendre amoureuse à jamais. ~~~~~~~ ON THE EDGE OF TEARS Little by little, I go back into my iron box. Breathless, on the edge of tears, torned by the waiting, this impossible wish to see him running to meet me, I sink dreaming of his smile. On the edge of tears, dizzy by this stinging pain, I stutter, certain that my words are no longer meaningful. I go back into my iron box, barbwiring all around. And all I will miss is that glow in my heart, his smile, that came unexpectedly making me fall forever in love.
0
Jun 22, 2014
Jun 22, 2014 at 8:52 PM UTC
A bout de larmes/On the edge of tears
même pas une heure plutôt je me disais que j'avais envie d'écrire quelque choses, mais que l'inspiration me venais d'habitude sous la forme d'un mal, ce qui ne m'arrivait pas ces derniers temps.. il faut faire attention a ce que l'on souhaite.. je confirme! donc comme a chaque fois que je me trouve en manque d'inspiration tu viens de m'administrer une belle gifle "émotionnelle" comme d'habitude pour me remettre a mes mots. je dois admettre que cette fois ci tu m'as surprise! je me suis habituer a tes conneries depuis un long temps maintenant et rien de ce que tu fessais dernièrement m'as déranger ou étonner parce que je sais que tu n'es qu'un enfant qui ne peut se retenir de faire ses bêtises mesquines, alors j'ai développer une sorte d'immunité et d'indifférence contre toi. mais cette fois si même si ta bêtise n'était pas aussi grave que les autre, ça m'a vraiment choquée! peut être que c'est parce que je commençais enfin a refaire confiance en toi, peut être c'est parce que je croyais que tu avait grandis ou peut être parce que je commence a tomber encore plus amoureuse de toi mais dans tout les cas ça m'as carrément niquer l'esprit et maintenant ce n'es même pas de la haine que je ressens pour toi c'est rien parce que c'est ce que tu mérite et ce que tu vaux.. un rien :)
0
Aug 21, 2014
Aug 21, 2014 at 5:43 AM UTC
va te faire foutre
C'est la nuit ; la nuit noire, assoupie et profonde. L'ombre immense élargit ses ailes sur le monde. Dans vos joyeux palais gardés par le canon, Dans vos lits de velours, de damas, de linon, Sous vos chauds couvre-pieds de martres zibelines Sous le nuage blanc des molles mousselines, - Derrière vos rideaux qui cachent sous leurs plis Toutes les voluptés avec tous les oublis, Aux sons d'une fanfare amoureuse et lointaine, Tandis qu'une veilleuse, en tremblant, ose à peine Eclairer le plafond de pourpre et de lampas, Vous, duc de Saint-Arnaud, vous, comte de Maupas, Vous, sénateurs, préfets, généraux, juges, princes, Toi, César, qu'à genoux adorent tes provinces, Toi qui rêvas l'empire et le réalisas, Dormez, maîtres... - Voici le jour. Debout, forçats ! Jersey, le 28 octobre 1852.
0
1k
C'est la nuit ; la nuit noire
Vous demandez si l'amour rend heureuse ; Il le promet, croyez-le, fût-ce un jour. Ah ! pour un jour d'existence amoureuse, Qui ne mourrait ? la vie est dans l'amour. Quand je vivais tendre et craintive amante, Avec ses feux je peignais ses douleurs : Sur son portrait j'ai versé tant de pleurs, Que cette image en paraît moins charmante. Si le sourire, éclair inattendu, Brille parfois au milieu de mes larmes, C'était l'amour ; c'était lui, mais sans armes ; C'était le ciel... qu'avec lui j'ai perdu. Sans lui, le coeur est un foyer sans flamme ; Il brûle tout, ce doux empoisonneur. J'ai dit bien vrai comme il déchire une âme : Demandez-donc s'il donne le bonheur ! Vous le saurez : oui, quoi qu'il en puisse être, De gré, de force, amour sera le maître ; Et, dans sa fièvre alors lente à guérir, Vous souffrirez, ou vous ferez souffrir. Dès qu'on l'a vu, son absence est affreuse ; Dès qu'il revient, on tremble nuit et jour ; Souvent enfin la mort est dans l'amour ; Et cependant... oui, l'amour rend heureuse !
0
967
L'amour
Pour retenir un amant en servage, II faut aimer et non dissimuler, De même flamme amoureuse brûler, Et que le cœur soit pareil au langage : Toujours un rire, toujours un bon visage, Toujours s'écrire et s'entre-consoler : Ou qui ne peut écrire ni parler, A tout le moins s'entrevoir par message. II faut avoir de l'ami le portrait, Cent fois le jour en rebaiser le trait : Que d'un plaisir deux âmes soient guidées, Deux corps en un rejoints en leur moitié. Voilà les points qui gardent l'amitié, Et non pas vous qui n'aimez qu'en idées.
0
885
Pour retenir un amant
De l'embarquement à la traversée sur le cargo «Le Girolata»   Le plus dur, quand vous allez en Corse, n'est pas la traversée qui relève d'un enchantement, c'est le cérémonial de l'embarquement qui nécessite patience et comme ce coup de dernier collier avant d'être saisi par un univers de liberté et de vacances, En effet, dès que vous avez franchi le seuil de votre première jeunesse, ou le confort, apanage des êtres fatigués par les coups du sort de la vie, compte bien moins que les découvertes, des amis et des femmes; heureuse période des êtres ou un sac a dos, un fauteuil de pont et surtout un ami et plus **** une amoureuse suffisent a votre ardent goût de vivre que la mer exhale et les étendues marines lavent du fatras des soucis aussi intempestifs que vains. La traversée rompt avec la monotonie de la quotidienneté suscitant ses magies propres et vous désamarrant des chaînes de l'habitude Il y a dans cette traversée comme une forme de croisière bien plus libre et moins convenue. La traversée est reine de la mer alors que l'embarquement se rattache encore aux obligations des terres, a ses empiètements constants sur vos libertés. Il faut donc franchir et laisser dernière soi, l'embarquement comme un vêtement désormais inutile pour être admis a jouir de cette  autre dimension qui n'est plus terrienne mais exclusivement marine ou océanique. C'est un autre tempo que celui de la mer ou des océans se substituant a l'ordre contraignant des terres et de leurs frontières. Dès que vous atteignez les ponts votre esprit est en état d'éveil et de réceptivité. accru de cet appel du large qui s'ouvre sur les infinis virtualités et libertés des horizons non clos. Paul Arrighi
0
Jul 29, 2016
Jul 29, 2016 at 5:38 AM UTC
De l'embarquement à la traversée sur le cargo «Le Girolata»
De l'embarquement à la traversée sur le cargo «Le Girolata»   Le plus dur, quand vous allez en Corse, n'est pas la traversée qui relève d'un enchantement, c'est le cérémonial de l'embarquement qui nécessite patience et comme ce coup de dernier collier avant d'être saisi par un univers de liberté et de vacances, En effet, dès que vous avez franchi le seuil de votre première jeunesse, ou le confort, apanage des êtres fatigués par les coups du sort de la vie, compte bien moins que les découvertes, des amis et des femmes; heureuse période des êtres ou un sac a dos, un fauteuil de pont et surtout un ami et plus **** une amoureuse suffisent a votre ardent goût de vivre que la mer exhale et les étendues marines lavent du fatras des soucis aussi intempestifs que vains. La traversée rompt avec la monotonie de la quotidienneté suscitant ses magies propres et vous désamarrant des chaînes de l'habitude Il y a dans cette traversée comme une forme de croisière bien plus libre et moins convenue. La traversée est reine de la mer alors que l'embarquement se rattache encore aux obligations des terres, a ses empiètements constants sur vos libertés. Il faut donc franchir et laisser dernière soi, l'embarquement comme un vêtement désormais inutile pour être admis a jouir de cette  autre dimension qui n'est plus terrienne mais exclusivement marine ou océanique. C'est un autre tempo que celui de la mer ou des océans se substituant a l'ordre contraignant des terres et de leurs frontières. Dès que vous atteignez les ponts votre esprit est en état d'éveil et de réceptivité. accru de cet appel du large qui s'ouvre sur les infinis virtualités et libertés des horizons non clos. Paul Arrighi
Continue reading...
10
J'ai l'âme, pour un lit, de regrets si touchée, Que nul homme jamais ne fera que j'approche De la chambre amoureuse, encore moins de la couche Où je vis ma maîtresse, au mois de Mai couchée. Un somme languissant la tenait mi-penchée Dessus le coude droit, fermant sa belle bouche Et ses yeux, dans lesquels l'archer Amour se couche, Ayant toujours la flèche à la corde encochée : Sa tête, en ce beau mois, sans plus, était couverte D'un riche escofion (1) ouvré de soie verte, Où les Grâces venaient à l'envie se nicher ; Puis, en ses beaux cheveux, choisissaient leur demeure. J'en ai tel souvenir que je voudrais qu'à l'heure Mon cœur pour n'y penser plus devenu rocher. 1. Escofion est une coiffe de femme.
0
821
J'ai l'âme de regrets touchée
En vain le jour succède au jour, Ils glissent sans laisser de trace ; Dans mon âme rien ne t'efface, Ô dernier songe de l'amour ! Je vois mes rapides années S'accumuler derrière moi, Comme le chêne autour de soi Voit tomber ses feuilles fanées. Mon front est blanchi par le temps ; Mon sang refroidi coule à peine, Semblable à cette onde qu'enchaîne Le souffle glacé des autans. Mais ta jeune et brillante image, Que le regret vient embellir, Dans mon sein ne saurait vieillir Comme l'âme, elle n'a point d'âge. Non, tu n'as pas quitté mes yeux ; Et quand mon regard solitaire Cessa de te voir sur la terre, Soudain je te vis dans les cieux. Là, tu m'apparais telle encore Que tu fus à ce dernier jour, Quand vers ton céleste séjour Tu t'envolas avec l'aurore. Ta pure et touchante beauté Dans les cieux même t'a suivie ; Tes yeux, où s'éteignait la vie, Rayonnent d'immortalité ! Du zéphyr l'amoureuse haleine Soulève encor tes longs cheveux ; Sur ton sein leurs flots onduleux Retombent en tresses d'ébène, L'ombre de ce voile incertain Adoucit encor ton image, Comme l'aube qui se dégage Des derniers voiles du matin. Du soleil la céleste flamme Avec les jours revient et fuit ; Mais mon amour n'a pas de nuit, Et tu luis toujours sur mon âme. C'est toi que j'entends, que je vois, Dans le désert, dans le nuage ; L'onde réfléchit ton image ; Le zéphyr m'apporte ta voix. Tandis que la terre sommeille, Si j'entends le vent soupirer, Je crois t'entendre murmurer Des mots sacrés à mon oreille. Si j'admire ces feux épars Qui des nuits parsèment le voile, Je crois te voir dans chaque étoile Qui plaît le plus à mes regards. Et si le souffle du zéphyr M'enivre du parfum des fleurs. Dans ses plus suaves odeurs C'est ton souffle que je respire. C'est ta main qui sèche mes pleurs, Quand je vais, triste et solitaire, Répandre en secret ma prière Près des autels consolateurs. Quand je dors, tu veilles dans l'ombre ; Tes ailes reposent sur moi ; Tous mes songes viennent de toi, Doux comme le regard d'une ombre. Pendant mon sommeil, si ta main De mes jours déliait la trame, Céleste moitié de mon âme, J'irais m'éveiller dans ton sein ! Comme deux rayons de l'aurore, Comme deux soupirs confondus, Nos deux âmes ne forment plus Qu'une âme, et je soupire encore !
0
865
Souvenir
En vain le jour succède au jour, Ils glissent sans laisser de trace ; Dans mon âme rien ne t'efface, Ô dernier songe de l'amour ! Je vois mes rapides années S'accumuler derrière moi, Comme le chêne autour de soi Voit tomber ses feuilles fanées. Mon front est blanchi par le temps ; Mon sang refroidi coule à peine, Semblable à cette onde qu'enchaîne Le souffle glacé des autans. Mais ta jeune et brillante image, Que le regret vient embellir, Dans mon sein ne saurait vieillir Comme l'âme, elle n'a point d'âge. Non, tu n'as pas quitté mes yeux ; Et quand mon regard solitaire Cessa de te voir sur la terre, Soudain je te vis dans les cieux. Là, tu m'apparais telle encore Que tu fus à ce dernier jour, Quand vers ton céleste séjour Tu t'envolas avec l'aurore. Ta pure et touchante beauté Dans les cieux même t'a suivie ; Tes yeux, où s'éteignait la vie, Rayonnent d'immortalité ! Du zéphyr l'amoureuse haleine Soulève encor tes longs cheveux ; Sur ton sein leurs flots onduleux Retombent en tresses d'ébène, L'ombre de ce voile incertain Adoucit encor ton image, Comme l'aube qui se dégage Des derniers voiles du matin. Du soleil la céleste flamme Avec les jours revient et fuit ; Mais mon amour n'a pas de nuit, Et tu luis toujours sur mon âme. C'est toi que j'entends, que je vois, Dans le désert, dans le nuage ; L'onde réfléchit ton image ; Le zéphyr m'apporte ta voix. Tandis que la terre sommeille, Si j'entends le vent soupirer, Je crois t'entendre murmurer Des mots sacrés à mon oreille. Si j'admire ces feux épars Qui des nuits parsèment le voile, Je crois te voir dans chaque étoile Qui plaît le plus à mes regards. Et si le souffle du zéphyr M'enivre du parfum des fleurs. Dans ses plus suaves odeurs C'est ton souffle que je respire. C'est ta main qui sèche mes pleurs, Quand je vais, triste et solitaire, Répandre en secret ma prière Près des autels consolateurs. Quand je dors, tu veilles dans l'ombre ; Tes ailes reposent sur moi ; Tous mes songes viennent de toi, Doux comme le regard d'une ombre. Pendant mon sommeil, si ta main De mes jours déliait la trame, Céleste moitié de mon âme, J'irais m'éveiller dans ton sein ! Comme deux rayons de l'aurore, Comme deux soupirs confondus, Nos deux âmes ne forment plus Qu'une âme, et je soupire encore !
Continue reading...
72
*Excusez moi mademoiselle, J'espionnais votre compte d'instagram et j'ai regardé toutes vos images, Parce que votre apparence peut mettre des modèles hors entreprise si vous décidez de poursuivre la mode, J'ai une théorie sur vos origines et j'aimerais partager cela avec vous, Vos parents doivent être profondément amoureux quand ils vous ont donné naissance parce que c'est la seule explication que je puisse imaginer, Vous êtes ridiculement belles, êtes-vous sûr d'être une femme et pas une déesse? Haha. Je suis sûr que vous avez entendu de meilleurs compliments, mais ma chérie est sincère, Je peux voir que vous êtes une femme amoureuse d'elle-même et que les gens vous envient pour cette réalisation, Peut-être que certaines personnes pensent que vous êtes détestabile, mais je pense que vous êtes admirable, Je me demande ce que les gars doivent faire pour passer du temps autour de vous parce que le chocolat noir, les roses bleues et les conversations douces ne sont pas assez bonnes pour une femme comme vous. Vous mettez-vous une robe rouge la nuit et dansez-vous au clair de lune? Parce que vous avez l'air charmant tous les matins entre-temps, le reste d'entre nous est encore désordonné, Je n'ai jamais essayé de cocaïne, mais je suis plutôt sûr que vous avez le goût de vous, C'était censé être un compliment, alors j'espère que tu peux sourire, Je suis athée mais Dieu vous bénit coiffeur parce que j'adore vraiment votre coiffure. Lorsque vous mettez votre rouge à lèvres, vous avez l'air si beau que cela fait la grande faucheuse pour vous éviter tous les jours. Je sais que nous ne nous connaissons pas et c'est tout à fait ma faute, Peut-être la peur du rejet m'a-t-elle pris dans la tête et maintenant ça me rend timide comme une petite souris, J'admet! Je suis passionnément curieux de vous et il me tue doucement ne vous connait pas, Bien que vous sachiez quelle opportunité amusante pourrait être? Pour moi de prendre une centaine de photos de vous, car c'est ce que font les photographes, Et cela me donne beaucoup de chances de vous admirer, Je sais que ce poème stupide n'a pas de rime, mais même si, j'espère que je vous ai fait rire pendant un moment et que tout ira bien.* Stef Devid Alexandru ©
0
Apr 16, 2017
Apr 16, 2017 at 7:38 AM UTC
irrésistible (french)
*Excusez moi mademoiselle, J'espionnais votre compte d'instagram et j'ai regardé toutes vos images, Parce que votre apparence peut mettre des modèles hors entreprise si vous décidez de poursuivre la mode, J'ai une théorie sur vos origines et j'aimerais partager cela avec vous, Vos parents doivent être profondément amoureux quand ils vous ont donné naissance parce que c'est la seule explication que je puisse imaginer, Vous êtes ridiculement belles, êtes-vous sûr d'être une femme et pas une déesse? Haha. Je suis sûr que vous avez entendu de meilleurs compliments, mais ma chérie est sincère, Je peux voir que vous êtes une femme amoureuse d'elle-même et que les gens vous envient pour cette réalisation, Peut-être que certaines personnes pensent que vous êtes détestabile, mais je pense que vous êtes admirable, Je me demande ce que les gars doivent faire pour passer du temps autour de vous parce que le chocolat noir, les roses bleues et les conversations douces ne sont pas assez bonnes pour une femme comme vous. Vous mettez-vous une robe rouge la nuit et dansez-vous au clair de lune? Parce que vous avez l'air charmant tous les matins entre-temps, le reste d'entre nous est encore désordonné, Je n'ai jamais essayé de cocaïne, mais je suis plutôt sûr que vous avez le goût de vous, C'était censé être un compliment, alors j'espère que tu peux sourire, Je suis athée mais Dieu vous bénit coiffeur parce que j'adore vraiment votre coiffure. Lorsque vous mettez votre rouge à lèvres, vous avez l'air si beau que cela fait la grande faucheuse pour vous éviter tous les jours. Je sais que nous ne nous connaissons pas et c'est tout à fait ma faute, Peut-être la peur du rejet m'a-t-elle pris dans la tête et maintenant ça me rend timide comme une petite souris, J'admet! Je suis passionnément curieux de vous et il me tue doucement ne vous connait pas, Bien que vous sachiez quelle opportunité amusante pourrait être? Pour moi de prendre une centaine de photos de vous, car c'est ce que font les photographes, Et cela me donne beaucoup de chances de vous admirer, Je sais que ce poème stupide n'a pas de rime, mais même si, j'espère que je vous ai fait rire pendant un moment et que tout ira bien.* Stef Devid Alexandru ©
Continue reading...
23
Sonnet. Une musique amoureuse Sous les doigts d'un guitariste S'est éveillée, un peu triste, Avec la brise peureuse ; Et sous la feuillée ombreuse Où le jour mourant résiste, Tourne, se lasse, et persiste Une valse langoureuse. On sent, dans l'air qui s'effondre, Son âme en extase fondre ; - Et parmi la vapeur rose De la nuit délicieuse Monte cette blonde chose, La lune silencieuse.
0
739
Un peu de musique
sous le ciel de paris, un mur disait "Je t’aime comme un soir d’été" mais c'était en décembre et il pleuvait toute la journée malgré le temps, un feu brûlait au retour de « la butte aux cailles » dans mon vieux cœur d'âme comme celuie de Notre-Dame sur le chemin du Sacré-Cœur, vers chez lui mon feu s’est enflammé avec ses lèvres, tout éblouie pendant que Chet Baker chantait, douce mélodie j'ai peur, je tombe sûrement amoureuse trop vite et si demain, tout disparaît? un souvenir que je ne veux jamais perdre "Je t’aime comme un soir d’été," disait le mur mais moi, je t'aimerai comme une soirée d'éternité
0
Dec 24, 2024
Dec 24, 2024 at 6:14 AM UTC
une soirée parisienne
Elle s’appelait Cléopâtre, Elle était amoureuse, Son amour l’a laissée rêveuse. Son animal favori était la panthère, Marc laissait la belle prospère, Elle était alanguie sur un divan, allongée Sans jamais trop être dérangée. Belle, belle comme une libellule Elle aimait se lever au crépuscule Jolie, jolie comme un papillon de nuit Elle luisait dans un soleil, éblouie. Elle aimait aussi les chats, C’étaient des animaux dédiés à Râ, Mais un jour, la reine se fit piquer par un serpent, Et donna un dernier adieu à son amant. 27 Mai 2004 Hélette, Pays-Basque, premier poème.
0
Nov 28, 2015
Nov 28, 2015 at 6:40 AM UTC
Cléopâtre
Vous dangereuse ? mais sans doute ! Très dangereuse, c'est certain ; Comme la peur que l'on écoute, Comme le bois près de la route Vers les six heures du matin ; Comme l'éloquence imagée, Comme un titre sur parchemin, Comme le vin et la dragée, Ou comme l'arme trop chargée Qui vous éclate dans la main ; Car toute femme est dangereuse, Très dangereuse et c'est charmant, Comme la mer... que le vent creuse ; Comme la fillette de Greuze, Qui ne s'en doute aucunement ; Comme la petite Ingénue Quand la cruche... va se casser, Comme une veuve toute nue, Comme une femme dans la rue, Une femme qu'on voit passer. Oui, toute femme est dangereuse, Soit qu'elle allaite ses enfants Avec sa mamelle amoureuse, Soit qu'elle ait la cruche de Greuze À ses petits doigts triomphants ; Qu'elle soit grave ou qu'elle joue, Plus à craindre encor que le feu, Que l'aviron ou que la roue, Que le commandement : En joue ! Que le cri : Commencez le feu ! Dangereuse comme la plume, La plume au vent, et l'eau qui dort, Et l'obus... un obus qui fume ; Comme la guerre qu'elle allume, Elle peut amener la mort. Si vous êtes la plus aimée, Ne seriez-vous point ici-bas Plus dangereuse... qu'une armée Victorieuse et parfumée Des lauriers de trois cents combats ? Vous êtes la plus redoutable, Moi, c'est pour cela que je veux... C'est pour ta grâce... épouvantable Qui ferait à la Sainte Table Tous les saints se prendre aux cheveux. Oui, vous êtes la plus à craindre, Car votre lit est le plus doux, C'est pour ça que j'aime à T'étreindre, Toi qu'un Homère pourrait peindre Avec du sang jusqu'aux genoux !
0
644
Dangereuse
Vous dangereuse ? mais sans doute ! Très dangereuse, c'est certain ; Comme la peur que l'on écoute, Comme le bois près de la route Vers les six heures du matin ; Comme l'éloquence imagée, Comme un titre sur parchemin, Comme le vin et la dragée, Ou comme l'arme trop chargée Qui vous éclate dans la main ; Car toute femme est dangereuse, Très dangereuse et c'est charmant, Comme la mer... que le vent creuse ; Comme la fillette de Greuze, Qui ne s'en doute aucunement ; Comme la petite Ingénue Quand la cruche... va se casser, Comme une veuve toute nue, Comme une femme dans la rue, Une femme qu'on voit passer. Oui, toute femme est dangereuse, Soit qu'elle allaite ses enfants Avec sa mamelle amoureuse, Soit qu'elle ait la cruche de Greuze À ses petits doigts triomphants ; Qu'elle soit grave ou qu'elle joue, Plus à craindre encor que le feu, Que l'aviron ou que la roue, Que le commandement : En joue ! Que le cri : Commencez le feu ! Dangereuse comme la plume, La plume au vent, et l'eau qui dort, Et l'obus... un obus qui fume ; Comme la guerre qu'elle allume, Elle peut amener la mort. Si vous êtes la plus aimée, Ne seriez-vous point ici-bas Plus dangereuse... qu'une armée Victorieuse et parfumée Des lauriers de trois cents combats ? Vous êtes la plus redoutable, Moi, c'est pour cela que je veux... C'est pour ta grâce... épouvantable Qui ferait à la Sainte Table Tous les saints se prendre aux cheveux. Oui, vous êtes la plus à craindre, Car votre lit est le plus doux, C'est pour ça que j'aime à T'étreindre, Toi qu'un Homère pourrait peindre Avec du sang jusqu'aux genoux !
Continue reading...
50
En mon cœur n'est point escrite La rose ny autre fleur, C'est toy, blanche Marguerite, Par qui j'ay cette couleur. N'es-tu celle dont les yeux Ont surpris Par un regard gracieux Mes esprits ? Puis que ta sœur de haut pris, Ta sœur, pucelle d'élite, N'est cause de ma douleur, C'est donc par toy, Marguerite, Que j'ay pris ceste couleur. Ma couleur palle nasquit, Quand mon cœur Pour maistresse te requit ; Mais rigueur D'une amoureuse langueur Soudain paya mon mérite, Me donnant ceste pâleur Pour t'aimer trop, Marguerite, Et ta vermeille couleur. Quel charme pourroit casser Mon ennuy Et ma couleur effacer Avec luy ? De l'amour que tant je suy La jouissance subite Seule osteroit le malheur Que me donna Marguerite, Par qui j'ay cette couleur.
0
594
À Marguerite
Il ne faudrait pourtant, me disais-je à moi-même, Qu'une permission de notre seigneur Dieu, Pour qu'il vînt à passer quelque femme en ce lieu. Les bosquets sont déserts ; la chaleur est extrême ; Les vents sont à l'amour l'horizon est en feu ; Toute femme, ce soir, doit désirer qu'on l'aime. S'il venait à passer, sous ces grands marronniers, Quelque alerte beauté de l'école flamande, Une ronde fillette, échappée à Téniers, Ou quelque ange pensif de candeur allemande : Une vierge en or fin d'un livre de légende, Dans un flot de velours traînant ses petits pieds ; Elle viendrait par là, de cette sombre allée, Marchant à pas de biche avec un air boudeur, Ecoutant murmurer le vent dans la feuillée, De paresse amoureuse et de langueur voilée, Dans ses doigts inquiets tourmentant une fleur, Le printemps sur la joue, et le ciel dans le coeur. Elle s'arrêterait là-bas, sous la tonnelle. Je ne lui dirais rien, j'irais tout simplement Me mettre à deux genoux par terre devant elle, Regarder dans ses yeux l'azur du firmament, Et pour toute faveur la prier seulement De se laisser aimer d'une amour immortelle.
0
556
Une bonne fortune
C'est l'extase langoureuse, C'est la fatigue amoureuse, C'est tous les frissons des bois Parmi l'étreinte des brises, C'est, vers les ramures grises, Le choeur des petites voix. Ô le frêle et frais murmure ! Cela gazouille et susurre, Cela ressemble au cri doux Que l'herbe agitée expire... Tu dirais, sous l'eau qui vire, Le roulis sourd des cailloux. Cette âme qui se lamente En cette plainte dormante, C'est la nôtre, n'est-ce pas ? La mienne, dis, et la tienne, Dont s'exhale l'humble antienne Par ce tiède soir, tout bas ?
0
492
C'est l'extase langoureuse
La tendresse c'est une sourire qu'on ne peut jamais oublies La tendresse c'est une femme amoureuse Tenderness is a smile that can never be forgotten Tenderness is a woman in love
0
Apr 24, 2016
Apr 24, 2016 at 10:57 PM UTC
"La Tendresse"
Ce jour de Mai qui a la tête peinte, D'une gaillarde et gentille verdeur, Ne doit passer sans que ma vive ardeur Par votre grâce un peu ne soit éteinte. De votre part, si vous êtes atteinte Autant que moi d'amoureuse langueur, D'un feu pareil soulageons notre coeur, Qui aime bien ne doit point avoir crainte. Le Temps s'enfuit, cependant ce beau jour, Nous doit apprendre à demener l'Amour, Et le pigeon qui sa femelle baise. Baisez-moi donc et faisons tout ainsi Que les oiseaux sans nous donner souci : Après la mort on ne voit rien qui plaise.
0
433
Ce jour de Mai qui a la tête peinte