"adulte" poems
les enfants jouent dans le jardin
c’est dur, je ne comprends pas
tes vies sont différentes de mien
je me sens comme un méchant
comme un adulte, mais en même temps non
c’est trop pour moi, je suis occupé
je ne suis pas bien, je ne peux pas t’adorer
les enfants jouent dans le parc
je guéris avec mes arts
avec des cartes de tarot
je suis empereur, un magicien
j’ai connu les règles
mais je les ai cassés
c’est dans au passé
tu ne me comprends pas
je suis un nouveau moi, je suis un roi
tu ne pourrais jamais me comprendre
depuis le début
j’ai vu, je t’ai vu
mais tu ne pourrais jamais me voir
May 6, 2022
May 6, 2022 at 11:13 PM UTC
Si vous croyez haha
Que c'est marrant, mignon
D'être jeune et vif, detrompez-vous detrompez-vous
Si vous pensez que la jeunesse c'est le printemps vert et joli
Fleurs et petales, cuicui et gouttes de pluie
Non non, détrompez vous
C'est l'orage et le tonnerre
Oui la jeunesse c'est chiant
Mais alors vraiment tres chiant!
Si vous trouvez ca marrant
D'etre sans cesse enfoui dans la brume
Sans savoir, sans comprendre
Sans direction, sans but, sans chemin
Si vous trouvez ca marrant
D'avoir un cerveau de foudre
La jeunesse, c'est pour vous!
Et puis etre adulte,
C'est pas mieux, non non!
L'automne, feuilles d'espoirs qui tombent
Et qui craquellent sous le poids de regrets
Le mensonge qu'on donne aux gamins
Qu'etre adulte, c'est trop bien
Des mensonges, des mensonges!
Detrompez-vous detrompez-vous
Les factures, les impots, le boulot, la famille
Le vin, les clopes, le stress et l'ennui
Et la vieillesse,
C'est pas mieux!
Le os recouverts de glace
Qui crépitent et craquellent a chaque mouvement
Qui grincent comme un plancher épuisé
Les bras pendant comme des branches mortes
Le scalp chauve, et lisse comme un étang glacé
Non la vieillesse,
C'est pas mieux
Les lèvres qui bavent, les mains qui tremblent
Les pensées qui se pâment, les souvenirs qui clinquent ensemble
Le cerveau qui chancelle et s'écroule
Tout comme le corps qui chancelle
Et s'écroule
Mar 24, 2013
Mar 24, 2013 at 11:54 AM UTC
Bien des gens ont mis leurs sentiments en mots pour soulager leur cœur trop lourd.
Il me semble alors utile de le faire maintenant parce que traîner mon corps est un supplice.
Je te sens m’éviter, sachant très bien ce qui s’est passé, mais refusant de prendre ta part de responsabilité.
Nous étions deux.
Tu m’as dit que c’était compliqué.
J’ai tout accepté en étant sous l’effet de l’étincelle du moment que tu m’avais offert.
Tu exprimais tes remords tout en continuant ce que nous avions commencé.
Tout est flou à présent.
Un instant tu était l’ami qui pouvait me faire sourire même lorsque le ciel me tombait sur la tête et en une fraction de seconde, tu balayais cette relation du revers de la main.
« Je n’aurais pas dû faire ça » tu m’as dit.
Et pourtant tu l’as fait.
Je ne crois pas à l’effet de l’alcool.
Étais-je simplement le fruit d’une impulsion ou juste une autre de plus?
J’ai mal.
Je t’ai donné l’occasion de m’expliquer et tu t’entêtes à éviter de me répondre clairement.
Je ne peux plus manger.
Tout me tente et me dégoûte à la fois.
Je ne regrette pas que tu aies été le premier.
C’était à la limite romantique.
Cependant, je ne peux l’oublier, la scène repasse sans cesse.
Je ne peux pas nier que je rêve d’un autre moment comme celui-là avec toi.
Je n’aurais pas pu imaginer un first kiss plus parfait.
Oui, il m’a surpris, mais je pense qu’il le fallait.
Tu es tellement attentionné, tu ne sais pas la valeur que tu as.
Tu as su me transmettre ta confiance et ta joie.
Tu as rendu mes 18 ans inoubliables.
Passer mes mains dans tes cheveux, danser avec incohérence au gré d’une musique qui faisait vibrer de l’intérieur et t’embrasser avec un peu trop de vigueur.
Je ne pourrai jamais te dire à quel point tu es une personne hors du commun.
J’ai presque honte de mes sentiments parce que je sais que pour toi, l’amitié est le seul fil qui nous relie.
Il faut que ça sorte pour que j’aille mieux.
Je me trouve si extravagante d’en faire toute une histoire pour de frivoles embrassades de bar, mais il y a de quoi se poser des questions.
Je ne sais pas si tu aura le courage de tout lire.
Dans mon fort intérieur je sens que j’éprouve quelque chose pour toi. C’est indéniable.
J’ai passé des heures à scruter à la loupe ce que j’en pensais.
Sans l’ombre d’un doute, ce n’est pas l’amitié qui me fait vivre.
P.S. La fille qui rentra un jour au bar pour en ressortir comme une femme.
Apr 28, 2019
Apr 28, 2019 at 11:35 PM UTC
Que ne comprenez vous pas ?
Adolescent perturbé ou perturbateur,
Aucune différence, dites-vous ?
Oh ! Si, bien sûr qu'il y en a une !
Ah oui ? quelle est-elle ?
Voyez vous, lorsqu'un adulte vous promet certaines choses,
Vous vous attendez évidemment à ce qu'il les applique.
Mais quel désastre lorsque vos espoirs, rompus dans leur prose,
S'évaporent, et avec, votre confiance en eux, sacrée tactique !
Voyez vous lorsqu'un grand vous oblige et vous soumet,
À son autorité, ou son autoritarisme,
Qu'en sais-je ? Alors je vous le dit, je me permet,
Soyez honnête ; avec vous même surtout. Le prisme
De votre courage, s'élèvera au delà de vos attentes.
Sachez seulement que vos exactions ne sont à mes yeux qu'impertinentes.
Jun 13, 2017
Jun 13, 2017 at 2:22 PM UTC
Un vase, flanqué d'un masque,
En faïence de Courtrai,
Vieille floraison fantasque
Où j'ai mis un rosier vrai,
Sur ma fenêtre grimace,
Et, quoiqu'il soit assez laid,
Ce matin, du toit d'en face,
Un merle ami lui parlait.
Le merle, oiseau leste et braque,
Bavard jamais enrhumé,
Est pitre dans la baraque
Toute en fleurs, du mois de mai.
Il contait au *** aux roses
Un effronté boniment,
Car il faut de grosses choses
Pour faire rire un Flamand.
Sur une patte, et l'air farce,
Et comme on vide un panier,
Il jetait sa verve éparse
De son toit à mon grenier.
Gare au mauvais goût des merles !
J'omets ses propos hardis ;
Son bec semait peu de perles ;
Et moi, rêveur, je me dis :
La minute est opportune ;
Je suis à m'éprendre enclin ;
Puisque j'ai cette fortune
De rencontrer un malin,
Il faut que je le consulte
Sur ma conquête d'hier.
Et je cria : - Merle adulte,
Sais-tu pourquoi je suis fier ?
Il dit, gardant sa posture,
Semblable au diable boiteux :
- C'est pour la même aventure
Dont Gros-Guillaume est honteux.
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