#mort
La mort est le passage de l’état naturel à un autre
C'est le moment où le corps est plongé dans un sommeil
Dont le réveil est impossible. Ce n’est pas comme le soleil
Qui fait des ‘va et vient’ ou comme les Évangiles des Apôtres.
Le grand Poète Sénégalais, Birago Diop dirait que les morts sont dans nos plaines
Sous l’ombre des palmiers, des mapous et des baobabs. Leur sang coule dans nos veines
Les morts sont dans l’espace qui nous entoure, dans l’air que nous tous respirons
Dans les doux courants des ruisseaux et dans les traînées de fumée des avions.
Nous, qui sommes encore vivants - réveillons-nous, et séchons nos pleurs
Nos morts sont ici-bas, là, présents, on peut sentir leur présence
Nos morts rêvent. Laissez-les dormir dans leur dernière demeure
Nos ancêtres sont là presents pour la vie et pour notre défense.
Nos morts sont dans la salle, dans les rues. Ils sont heureux. Ils sont ubiquiteux
Pendant que nous pleurons, ils nous observent les yeux clos, mais avec tristesse
La mort est le passage d’un état à un autre. C’est avec langueur, avec paresse
Que nous devons traverser, voire franchir ce layon labyrinthique et scabreux.
P.S. Ce poème est dédié à Mr. Alphonse Romenus Aubourg et famille,
A mon regretté Père Mr. Gustave Logerie et famille, à nos Ancêtres, au grand Poète
Sénégalais Birago Diop et à Nous Tous. ‘Traduction de « Death As A One-Way Passage”.
Requiescat In Pace! Rest In Peace! Paix À Son Âme !
Copyright © Mai 2026 Hébert Logerie. Tous droits réservés.
Hébert Logerie est l'auteur de plusieurs recueils de poésie.
May 13
May 13, 2026 at 12:03 AM UTC
Des malices,
des luttes,
des massacres...
Pour une vie si courte,
pour un homme si temporaire —
c'est juste excessif.
D'ailleurs on va crever
même si
tu as le cœur gros
ou pas.
Bon voyage!
Oct 24, 2025
Oct 24, 2025 at 3:49 PM UTC
Les phalanges allongées sur les clavicules,
Les carpes installées sur les mortes cellules
D'une douzaine de côtes ;
La chaire verdâtre pendante à l'hôte.
Morceau de tissu rayé,
Flottant dans l'air cadaverine,
Sous le ciel d'étoiles dorées, tissées,
Perdu entre les fumées des supérieurs machines !
On fait même danser les fœtus !
Entre cris stridents et gémissements,
On entend à peine les vivants !
On tourne, on se balance, quand la vie annonce son terminus !
La funeste musique s'arrête
Le trentième d'un mois d'avril,
Mais c'est de plus bel qu'elle surpasse sa défaite,
Au son d'un futile projectile...
Petit et ridicule,
À peine le portrait de la supérieur race,
Si peu ressemblant à un Hercule :
Plus d'un million de jetèrent sur lui pour la chasse !
Un gros trou au milieu du crâne ;
Quelle sensation cela fait-il d'être l'âne
D'une histoire historique
Qui a renversé la politique ?
Mais Dieux s'amuse de ce que tu as fait
Au milieu des biens judaïques ;
Judas, il se fait,
Et créér des centaines d'horreurs chez les soviétiques...
Apr 3, 2025
Apr 3, 2025 at 12:38 PM UTC
En garde, grim reaper, Thou art
No match for me; the shade from thine
Wings will not cover my sun; I will not
Succumb to the swath of thy honed scythe;
Thy bony fingers shall not clasp my heart
And rip it from my breast, crushing ribs
And tearing skin to flakes and ***** I will
Not be an addition to thy pendants in
Thy closet; my life is mine and no one
Else’s; I did not choose to come to this
World and now thou sayest that I am no
Master upon my demise either; abyssward
From whence thou crawlest every time I
Charge thee to betake and lurk there in
Fear every time I stride by lest thy Perdition
Desirest thou to find; corrugate and shrink
And be no more thou foul fiend and dwelt
In the most far and unattainable nooks of
Visible universe and beyond and further
To be a stain no more upon the surface of
Elysium; and dare not to come back for
Swear I on the graves of all befallen that
No more shall crumble and resident the soil
To be a feast for worms and maggots;
No more shall deadmen walk; no more
Shall nooses be tighten and edges sharpen; No more shall battlecries of
Chief-tans resonant through the air
By the reverberations amplifying only
More and corrupting everything that it touches;
No more I say nor evermore nor e’en
A hundred nor a thousand years hereafter
Shalt thou straddle thy stallion and ride
With thy kin leaving nothing ye-after but
Decadence and misery and gloom; no
More shall I be the slave to thy sway; no more
Shall thou reapest the spikes of the field
Of Mankind; so hence I banish thee and
Willing to vow to defy every siege thou
Mayest plot; for to defend those of
A-kin to me is my holy duty that I
Determine to accomplish despite all
Thy charges; so ready to prepare
Thyself, Angel of Death, and come
And get what thou deservest from
The hand that wields the flaming sword,
For thy own death shall the very last be
Dec 3, 2019
Dec 3, 2019 at 10:01 AM UTC
Ce n'est pas parce que
Ce sont des mots doux
Que
Les mots sont confits et éternels.
Les mots peuvent aussi bien être
Fumés,
Salés
Sans sel,
Cochons,
Tabous,
Amers ou aigres-doux.
Il y a des mots qui fondent dans la bouche
Comme des bonbons acidulés
Et d'autres qu'il faut mâcher
Consciencieusement
Pendant des heures
Pour qu'ils rendent leur jus de jade pressé.
D'autres qu'on congèle
Qu'on conserve dans l 'alcool
Ou le formol.
Il y a des mots qu'on préserve
Dans des réserves indigènes
Et d'autres qu'on fume à froid
Au bois de hêtre :
Tous meurent un jour ou l'autre
Sans crier gare
Dans un quart de soupir
De la même mort douce.
Il y a même les mots sans sel,
Fades,
Sans saumure,
Qui sont des nébuleuses
Des nids à étoiles
Qui piquent
Comme le piment et les fourmis rouges
Et qui vous embaument de mer lente
Aux alentours de la onzième heure.
Ceux-là comme les autres
Sont voués à disparaître de mort douce.
Cette petite mort en pente douce.
Et ils y vont en bégayant leur mot de passe
A travers les chemins de traverse
Dans le parc sous-marin de nos mémoires
Jusqu'à ce qu'ils trouvent leur place réservée
Au cimetière des mots morts
De leur belle mort
De leur bonne mort
De leur petite mort.
Certains d'envie
Certains de crise cardiaque
Certains de soif
Certains de noyade
Certains de peur
Certains d'avoir trop vécu
Certains de faim
Certains de honte
Certains de n'avoir pas assez vécu
Certains de rire.
Aug 29, 2019
Aug 29, 2019 at 5:56 AM UTC
Regarde les squelettes qui dansent dans la cour
Et l'odeur de violette qui va chassant le jour.
Hier encore la fête, les nombreux petits-fours,
Le sel des cacahuètes et le son des tambours.
Aujourd'hui qu'elle est **** la joie de Mariette :
Quelques restes de pain sur la table - des miettes -
Et des grains de raisins que grignotent les guêpes,
Quand le rouge du vin nous fait perdre la tête.
Ils cliquettent les rires et grelottent les os ;
Il chuinte le sabir des cages dans ce zoo :
Mariette et Amir sont partis tout là-haut
Sans même prévenir : j'en ai froid dans le dos.
Regarde les squelettes qui dansent dans la cour
Et l'odeur de violette qui va chassant le jour.
Amir était poète, Mariette un amour.
Qui sait que la mort guette quand on a de l'humour ?
Hier, à la rivière, nous lancions des pierres,
Les canettes de bières et les traits de lumières
Éclairaient nos visages et plissaient nos regards :
Qui sait que les présages ressembl'nt aux nénuphars ?
Mariette portait ses jolies perles jaunes
Et son rire de Corte. Amir était un faune
Dont la longue crinière nous mettaient en chaleur.
Qu'ils étaient beaux et fiers : quand j'y pense je pleure
Regarde les squelettes qui dansent dans la cour
Et l'odeur de violette qui va chassant le jour.
C'est une étrange valse, une valse à trois temps,
Celle du temps qui passe et te chasse, entêtant.
Hier, ce jour, demain : étourdissant manège
Aux chevaux de bois dur où je pleurais enfant.
Osselets de mes mains, et mes pieds dans la neige :
Quelle est cette blessure où s'épuise mon sang ?
Mariette pleurait et riait à la fois,
Qu'Amir aux yeux dorés nous raconte l'émoi
De leur premier baiser sous un bel amandier.
Leurs visages apaisés nous ont incendiés.
Regarde les squelettes qui dansent dans la cour
Et l'odeur de violette qui va chassant le jour...
Nov 12, 2017
Nov 12, 2017 at 3:09 AM UTC
Un couloir de carrelage
Windows 95
Lumière turquoise
Mouette virtuelle
Soudain un glitch
Statue de marbre
Triste seul
Salle d'ordinateur
Il s'étrangle dans ses files
Si bien qu'il na jamais vu ses amis
Lunette de cristal
Serveur de ferraille
Larme du corps
Il y m'est tous ses efforts
Incompris lâche et tourmenté
Religion planqué
Tous à genoux devant lui
Hacker des PC inactif
Et modérateur soumis
Solitude parcourue de références
Incompris par les autres.
Et admirer par les uns
Des yeux triste et pétillant le suivent
Pendouillent de droit à gauche
Le long de son câble Internet...
May 14, 2017
May 14, 2017 at 7:45 AM UTC