#francais
De tes mains impures, tu me fis prisonnière
D’un souvenir dont je brigue à me délivrer
D’un souvenir qui persévère à me hanter
M’enfonçant dans de douces affres routinières.
Je n’étais qu’enfant, tu n’étais qu’adolescent,
Je demeure enfant, tu es devenu adulte,
Tu ne peux point savoir tout ce qui en résulte,
De ces supplices atroces et oppressants.
Neuf ans plus **** j’aspire à seulement grandir
Neuf ans plus **** je n’aspire qu’à resplendir :
Ne suis-je qu’une désastreuse victimiste ?
Je t’espère couvert de remords assassins ;
Bien que j'admets mes espoirs innocents et vains,
Je préfère embrasser ma torture optimiste.
Nov 21, 2025
Nov 21, 2025 at 11:59 AM UTC
Dans cette innocente chambre, je m’éteignis,
Tel la plus pure lueur. Ses doigts m’atteignis,
Firent leur accablante et perverse descente,
Détruisant ma fierté bientôt évanescente.
Nous n’étions pas seuls, mais que pouvaient-ils bien faire ?
De mon vain corps, ils ne pouvaient pas le défaire,
Leur esprit aussi peu aiguisé que le mien,
L’information n’a pas dû faire son chemin.
Les autres, ceux d’en bas, auraient bien pu comprendre,
Mais je l’aurais dû aussi, et sans me méprendre :
Exercice bien dur, pour l’enfant que j’étais.
N’ayant fort changée, personne ne s’inquiétait,
Néanmoins, comment seulement leur en vouloir ?
Personne n’a déchiffré l’abus de pouvoir.
Nov 21, 2025
Nov 21, 2025 at 2:33 PM UTC
Seule, devant mon ordinateur, je me fige :
Le distant son de ce reportage m'afflige,
Sa douce voix brisante me fait perdre pieds
Tentant de me lever, je suis comme estropié.
Me hâtant dans les escaliers, mes yeux emplis,
Je dévale les marches, mon corps affaibli
Se dérobe sous mon âme fragilisante,
Les durs souvenirs la rendant vite cassante.
La pluie battante sur ma frêle et pâle peau,
Flambe comme brûlante flamme sans repos.
Mes larmes coulent davantage que l'orage.
Je m'abandonne aux secousses des lourds sanglots,
Mon flasque corps s'écrase au sol, tombant de rage :
Rage qui restera longtemps à huit clos.
Nov 24, 2025
Nov 24, 2025 at 12:54 PM UTC
Dès la porte fermée, dès que la solitude
Se cramponne à mes épaules par habitude,
Je chois sous l'ardeur de mes tourments perpétuels,
S'épanchant par de silencieux pleurs habituels.
N'ayant que mes glaçants murs à qui me confier.
N'ayant que des vides mots pour me justifier,
N'ayant que mon étroite chambre pour faiblir,
Flaccide, je me sens puissamment dépérir.
Le flot de brûlantes larmes n'en finit plus,
Mes pauvres douleurs se libèrent en surplus,
Après une sévère journées à les taire.
Préparant tout un ridicule argumentaire
Si quelqu'un me surprend les orbites gonflés :
J'étouffe bien mon mal-être dissimulé.
Nov 26, 2025
Nov 26, 2025 at 12:05 PM UTC
En fait, je ne lui dirais pas tout ça
Je ne lui parlerais ni de tes yeux,
Ni de ta voix, ni même de ton sourire
Je ne lui décrirais pas la chaleur du creux de tes bras,
Ni la douceur, ni la saveur de ton cou.
Je ne lui parlerais pas des tourbillons que je ressens quand je te vois.
Ni même du vide quand je ne te vois pas.
C’est à toi que je devrais dire tout ça…
Mais je ne trouve pas les bons mots.
Je lui dirais simplement c’est comme ça.
Nov 12, 2025
Nov 12, 2025 at 2:28 PM UTC
Au milieu du silence
Une brise
Quelques feuilles rougies
Frémissent
Glissent
Fragiles
Un souffle léger
Sur ma peau
Un frisson
Un battement de cœur
A peine perceptible
Ton cœur
Sur mon cœur
Si près
Ta voix
Douce
Un murmure
Un clignement
Ton regard
Immense
Perdu
Dans ton odeur
Dans un rêve
Dans la nuit
Dans ma nuit
Seul
Nov 11, 2025
Nov 11, 2025 at 2:18 PM UTC
Depuis longtemps
Trop longtemps
Un cœur retient
Ensevelis
Ses sentiments
Ses tourments
Qu’aucun mot
Ne reflète vraiment
Nov 11, 2025
Nov 11, 2025 at 2:13 PM UTC
Longtemps
La page est restée blanche
Dans le cœur
Trop de douleur
D’incertitude
Cette fichue incertitude
Qui pèse
Et m’empêche
De coucher
Ce que je vis au fond de moi
Nov 11, 2025
Nov 11, 2025 at 11:49 AM UTC
Le veau peut renverser le seau
L'eau aussi peut continuer de se verser…
Ceux qui font claquer ses dents
Ceux qui rient dans leur barbe,
soit vous êtes des fermiers corrompus
soit la ferme qui vise le profit.
Dites-moi s'il existe un antidote
pour fixer l'eau
pour fixer le seau
et aussi pour fixer le veau
Ceux qui se fâchent
Ceux qui glorifient la colère,
Dites-moi quel est cet antidote
parce que la vache est lasse…
Lasse d’avoir tourné son derrière
lasse de l’avoir abandonné à son triste sort.
Nov 8, 2025
Nov 8, 2025 at 5:20 AM UTC
Tu y restes jusqu'au moment
où elle arrive.
Là, le monde,
tu les suis.
Tu donnes la qualité d'atteindre des coffres
ceux de l'état
à la locomotive
tu lui cèdes et elle te déploie
sans but.
Tu sais pourtant —
suivre le courant,
c'est quitter ta voie.
Nov 2, 2025
Nov 2, 2025 at 4:39 AM UTC
Ce qui le concernait était figé,
ce qui l'envahissait — futile.
Devant le poêle
lorsque ses pensées s'écoulaient dans la tête de l'homme,
là, rien n'avait de poids.
Sinon l'image réelle —
devant le poêle,
seul,
muet comme une tombe.
Nov 2, 2025
Nov 2, 2025 at 4:38 AM UTC
Des malices,
des luttes,
des massacres...
Pour une vie si courte,
pour un homme si temporaire —
c'est juste excessif.
D'ailleurs on va crever
même si
tu as le cœur gros
ou pas.
Bon voyage!
Oct 24, 2025
Oct 24, 2025 at 3:49 PM UTC
On frappe à la porte.
Cependant, on la laisse ouverte
à de nouveaux jours
au futur.
Tôt ou **** j'ai compris,
on va comprendre
et ils comprendront que l'on va souper ensemble la nuit.
Ce sera la raison
pour laquelle
on va passer une assiette creuse pour manger un peu de lentilles.
Oct 24, 2025
Oct 24, 2025 at 3:44 PM UTC
Je me fonds en Elle
que même lorsque les grillons cessent de chanter
je me retrouve toujours allongé
avec mes myriades de pensées
à la contempler,
La nuit.
Et Vénus se marie avec mes yeux,
reflète verte dans mes pupilles
Elle me dit de m’endormir mais,
j’en suis incapable
Voilà des années que je la regarde sans jamais
pouvoir la sentir
Et pourtant, elle mourra avec moi,
Aug 29, 2025
Aug 29, 2025 at 10:45 AM UTC
Au coin de cet organe,
Y caressant ses cordes sensibles,
Ma Muse Toscane
Joue de sa lyre irrésistible.
Un son, pour chaque mot
D'amour qui deviennent
Inspiration ; et le tempo
S'adoucit, d'aussi **** que je m'en souvienne !
Car il n'y a que le cerveau
Qui s'imagine que l'italienne
Devrait m'offrir sa peau de porcelaine.
Mon pauvre cerveau,
Cet espèce d'organe maso,
Me pense libertino !
Apr 21, 2025
Apr 21, 2025 at 3:35 PM UTC
les enfants jouent dans le jardin
c’est dur, je ne comprends pas
tes vies sont différentes de mien
je me sens comme un méchant
comme un adulte, mais en même temps non
c’est trop pour moi, je suis occupé
je ne suis pas bien, je ne peux pas t’adorer
les enfants jouent dans le parc
je guéris avec mes arts
avec des cartes de tarot
je suis empereur, un magicien
j’ai connu les règles
mais je les ai cassés
c’est dans au passé
tu ne me comprends pas
je suis un nouveau moi, je suis un roi
tu ne pourrais jamais me comprendre
depuis le début
j’ai vu, je t’ai vu
mais tu ne pourrais jamais me voir
May 6, 2022
May 6, 2022 at 11:13 PM UTC
C'était le jour de l'amour,
Mais c'est le jour de la guerre,
Il faut qu’on transforme,
Nos larmes en l'armes.
Feb 7, 2021
Feb 7, 2021 at 7:19 AM UTC
Lueurs ou sombres
Un verre casser,
J’en vaux et pas en drôle,
Partir du lit noir celui qui
S’adresse à s’envahir et être un délire
Fil de violon travaille à l’aise:
Donnez-moi un coup de la lune pour m’en écraser et m’en crever,
J’en ai marre marcher parfait comme la porcelaine
Dec 20, 2020
Dec 20, 2020 at 12:44 PM UTC
Rancune,
Renflement d'un cauchemar vampirique
Je me ronge les ongles, puis
Je ferme les yeux
Que vois-je?
L'art
Le virevoltant vert,
Mousse et fougère
Puis le sang,
Une éclaboussure de mort et d'entrailles de poisson
Nourris-moi aux vers
Laisse mes yeux aux corbeaux
Pissenlit maléfique
Une odeur impassible,
Dans une nature grandiose
Quoiqu'incompréhensible
J'inspire la poussière,
Épine d'une plante pacifique, inondée
Au bout du rocher là
À l'horizon
Rejoins les étoiles
La noirceur d'un épilogue,
Continuation de mille contes
Sans transpiration d'une réelle émotion
Remue les orteils de ta jeunesse,
Et réinvente l'univers
Être à l'abandon,
Isolement et sacrilège d'une fréquence,
À pain garni de sucré
J'imagine une confiance
Enfuis-toi,
Enfuis-toi **** de moi
Avant que je te défigure,
Avant que je te coupe,
Avant que je cherche à l'infini
Pour l'affection d'une malheureuse
Dec 12, 2020
Dec 12, 2020 at 4:27 PM UTC
Promène-moi au long du fleuve
Inonde-moi à la rive
La reliure du livre,
Mainte fois épanoui comme
L'envergure d'une danseuse,
Déchirée par la pluie
Interpelle mon nom
Sur tes lèvres noyés,
et que je ne manque le chaos qui
m'attendait d'ailleurs, hier soir
Hommage d'un papillon,
Choyé par la lueur clignotante,
Un mensonge, une trahison atroce
Que quiconque n'essaie de dévorer ma démise
Je ne suis que vent, tempête, ouragan
Une bête ensorcelée,
Éternelle à la douleur
Puisse que tenace de jeunesse,
Et crise de nulle part,
Nous entrelace les mains dans la terre
Faites que je me retrouve six pieds sous la mer
Perdre sa langue,
Que sois chose plus pire
Que perdre sa voix,
Et ne plus pouvoir dormir
Toute qu'une brume
Triomphant l'aube, et
La chair de mon sang
Aussi fatal que le sifflement,
Le sifflement du vent
Dec 12, 2020
Dec 12, 2020 at 3:33 PM UTC