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Je ferme les yeux – le vent devient une plume d’encre, un griffon qui se pose sur les crêtes, et les montagnes, ces vieilles dames de pierre, ouvrent leurs lèvres en écho de nos pas d’autrefois. J’entends encore le craquement des racines, comme un vieux piano qui se réveille sous la neige, les aiguilles des sapins se transforment en filaments d’argent, et je me perds dans le parfum des pins, cette odeur qui était autrefois mon « chez‑moi ». Mon cœur s’est fait lierre, s’enroule autour des cols, mais chaque boucle est une invitation à redevenir légère, à reprendre le sentier qui s’enroule comme un serpent d’écume, vers le sommet où le ciel s’est fait miroir d’eau. Je vois le soleil, non plus simple disque, mais un œil d’or qui cligne, éclaboussant les rochers de gouttes de mémoire. Les nuages, ces bateaux de coton, voguent à l’envers, portant les rires que nous laissons derrière les pierres, comme des coquillages que l’on ramasse dans l’air. Je veux retrouver ce frisson d’être à la fois racine et nuage, de sentir la terre vibrer sous mes chaussures, et que la gravité devienne une promesse, non un poids. Alors, je gravite, je me laisse tirer vers le haut, par la corde invisible d’un désir qui se tord, une spirale d’espoir qui s’élève, vers les crêtes où le temps s’étire comme un fil d’horizon. Mais je repars, sans sac, seulement avec le souffle d’une vieille chanson que les Pyrénées fredonnent, et le goût salé d’un lac qui reflète mes rêves, prête à marcher de nouveau, à redéfinir l’« au‑delà » par le simple fait de poser un pied sur la montagne. Toujours est-il que je prévois de revenir parce que les sommets sont des poèmes que l’on n’a jamais fini d’écrire.
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Apr 7
Apr 7, 2026 at 7:34 PM UTC
Coveted Mountains - French version
Je ferme les yeux – le vent devient une plume d’encre, un griffon qui se pose sur les crêtes, et les montagnes, ces vieilles dames de pierre, ouvrent leurs lèvres en écho de nos pas d’autrefois. J’entends encore le craquement des racines, comme un vieux piano qui se réveille sous la neige, les aiguilles des sapins se transforment en filaments d’argent, et je me perds dans le parfum des pins, cette odeur qui était autrefois mon « chez‑moi ». Mon cœur s’est fait lierre, s’enroule autour des cols, mais chaque boucle est une invitation à redevenir légère, à reprendre le sentier qui s’enroule comme un serpent d’écume, vers le sommet où le ciel s’est fait miroir d’eau. Je vois le soleil, non plus simple disque, mais un œil d’or qui cligne, éclaboussant les rochers de gouttes de mémoire. Les nuages, ces bateaux de coton, voguent à l’envers, portant les rires que nous laissons derrière les pierres, comme des coquillages que l’on ramasse dans l’air. Je veux retrouver ce frisson d’être à la fois racine et nuage, de sentir la terre vibrer sous mes chaussures, et que la gravité devienne une promesse, non un poids. Alors, je gravite, je me laisse tirer vers le haut, par la corde invisible d’un désir qui se tord, une spirale d’espoir qui s’élève, vers les crêtes où le temps s’étire comme un fil d’horizon. Mais je repars, sans sac, seulement avec le souffle d’une vieille chanson que les Pyrénées fredonnent, et le goût salé d’un lac qui reflète mes rêves, prête à marcher de nouveau, à redéfinir l’« au‑delà » par le simple fait de poser un pied sur la montagne. Toujours est-il que je prévois de revenir parce que les sommets sont des poèmes que l’on n’a jamais fini d’écrire.
LucieVallon
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Apr 7
Apr 7, 2026 at 7:34 PM UTC
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