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"volontairement" poems
lâche, lâche mes poignets qui sont terriblement lourds je l'ai laissé découvrir ce champ & il a mis son cœur dans son cul il s'est endormi sur la plage & les vagues grises approchent comme un enfant au berceau ou plutôt, un vieil homme crevé dans son tombeau? laisse, laisse les heures fondent enchaînées, l'une après l'autre les temps que son corps ne laisse aucun empreint, qu'il soit pris par la mer, j'aurais bu l'ensemble des océanes, volontairement, les mains attachées mais l'eau salée brûle mes lèvres autant que ma parole morde recule, recule, c'est le moment je l'abandonne sur les rochiers pour aller coucher avec le soleil l'aube, je reviendrai manger, engloutir ses côtes pétrifiés, enterrer ses os sous les châteaux de sable qui peignent et tapissent l'horizon de ce festin cannibale
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Apr 2, 2013
Apr 2, 2013 at 4:29 PM UTC
la sirène
Masques de visages crispés Pour embellir la réalité Le monde entier est berné La carapace commence à se fissurer Renfermés dans leur coin Regardant de **** En simple témoin   Tout ce dont ils ont besoin La faille s'agrandit La volonté faiblit Mais personne ne lit La détresse d'une âme noircie Les yeux volontairement fermés Ignorant la triste vérité Un mode de vie arriéré Pour une société d'acteurs nés.
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Feb 4, 2018
Feb 4, 2018 at 8:16 PM UTC
Why
Sachant toute la peine dont je suis cruellement frappée, je ne peux me résoudre à souffrir sous les coups d’un autre. Il paraît impensable de laisser volontairement entrer un second voleur dans mes entrailles. Je ressens encore les vils cicatrices qui m’ont été si sauvagement assénées. Mon corps, marqué au fer rouge, implore d’être à nouveau convoité. Un malfrat s’est emparé de ma lueur incandescente. Un maigre feu vacille désormais aux moindres tressaillements. C’est au gré des pleurs que meure le dernier éclat de mes jours heureux. Je n’ai eu de cesse que d’aimer, sans porter une réelle attention aux frasques enfantines. Aveuglement, c’est de cette manière que j’ai perdu pied. Le sol s’est dérobé et aucun rafiot ne fut assez vaillant pour contenir ma dérive. C'est en me débattant contre l'indomptable férocité de l’immensité que je tente de survivre à présent. Seule, poussant de grands gestes dans l’espoir d'agripper la vie. Et pourtant, je ne réussi qu'à empoigner une corde rompue, pitoyablement arrachée à sa jumelle de toujours. Je la voyais comme une onéreuse parure, aujourd’hui c’est une chaîne massive et je coule avec elle. Aucun hurlement ne parvient à rompre ce silence au milieu du tumulte.
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May 6, 2021
May 6, 2021 at 9:42 PM UTC
First, too short, love