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"volcan" poems
Don’t fear your fear Or even anxiety – Nagging Neurosis: Even if it makes you pour with sweat And tremble. Don’t fight your fear, Or seek to suppress it. Don’t dumb it down With tranquilisers and the like. No need to be Superman, Nor Wonder Woman. No need for Spock-like Volcan Emotional mind-control. You aint a wimp Because you are afraid. Don’t bury your fear Or shake it off. Just Listen to it! For Fear’s a Warning. It’s doing a job. A Red or Yellow Alert. Warning You About what? Through fear we survive To thrive. In bygone days it saved us From dinosaurs and sabre-toothed Tigers. What is the danger now? What are you doing wrong? How are you putting yourself At risk? What terrors lie along this path? What are your instincts whispering In your ear? Intuition tells you what? What is there to fear? Just listen And feel. Embrace your fear. Survive To thrive. Paul Butters
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Sep 18, 2013
Sep 18, 2013 at 2:23 AM UTC
Fear
Je lape les laves vertes et jaunes de ma flamme jumelle Comme si ce n'était qu'élixir végétal de chartreuse Je bois, je me désaltère Je me sers, je me ressers Je répète le cocktail sans fin Pure, on the rocks, Deux doses de verte, une dose de jaune Et vice versa Histoire de bien sentir en bouche Les cent trente saveurs sacrées De cette liqueur en transe Qui dévale du volcan réveillé qui dégorge. Ma langue plonge et pêche en apnée Dans les profondeurs de la roche mère Des cris muets en fusion qui giclent en poissons étincelants Comme des fumerolles des cratères. J 'étanche, moine liquoriste, Autant que faire se peut, La soif perpétuelle De cet élixir de vie Qu 'une fois lapé J 'avale et engloutis Malgré la canicule Malgré mes voeux d'abstinence Malgré moi.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 2:12 AM UTC
Je lape les laves
J'ai de la pluie dans les yeux Et de l'eau sur le Coeur Je n'ai pas vu la sécheresse depuis que tu es entré dans ma vie Ni le soleil caché derrière des nuages de problèmes Des torrents de colère cascades de nos paroles Et nos conversations ne sont que des explosions de lave Elles coulent du volcan de notre exaspération Et brûlent tout sur leur passage Le doux lac de notre amour s'assèche Et la mer s'agite chaque instant un peu plus Mais la terre n'a plus de contrôle Et ne tremble plus sous l'effort de l'intimidation La pluie se transforme en brume Et doucement le voile de la peine se lève Pour peindre un jour plus clément. J'ai de la pluie dans les yeux Et de l'eau sur le Coeur Mais je vois à travers les larmes un jour nouveau Une vie nouvelle Un commencement Le début d'un jour ensoleillé Ou je plisserais les yeux Enfin Pour voir un sourire sur ton visage Et te regarder le peindre sur le mien.
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Sep 20, 2014
Sep 20, 2014 at 6:13 AM UTC
Pluie
Que fuera de una flor si el insesato sueño fuera un libro, escrito en otro lenguaje, no conversado. Sabiendo que eran sueltas en un volcan sin termino, la voluntad se formo en sus sueños. Imponente sueño de la insensata a determinacion, que es el programa.
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Dec 7, 2014
Dec 7, 2014 at 9:25 PM UTC
Zunz
Le Père Labat était grand amateur de pastis Qu 'il coupait de son rhum guêpes Bien agricole à 55 degrés Comme décollage Avant d'ingurgiter coup sur coup Un ou deux diablotins de Marie-Galante Rôtis à point au boucan Dans les hauts du volcan De Dame Soufrière. Le Père Labat pour compléter  aimait sa purée d'avocat et banane jaune bien écrasée à la fourchette. Or il advint qu'un jour à Pâques le Révérend Père Plus vorace qu'à son habitude, comme illuminé, Engloutit douze diablotines afin de rompre le jeûne du Carème. Vous imaginez  l 'indigestion que dut subir le saint homme. Cette overdose charnelle se manifesta par une érection phénoménale Qui prit possession du quidam qui entra en transe perpétuelle. Il y avait là fort heureusement un docteur feuilles qui habitait dans les parages Un maître quimboiseur Fort connaisseur en herbes et onguents Qui lui fit prescrire une bonne soupe de gombo bien pimentée pour lui éclaircir la bile. Mais cela ne fit aucun effet. L'homme apparemment était dévôt de Priape. L'urgence était urgentissime. Il s'agissait d'un cas de vie ou de mort. Il y avait sur une  goélette qui arrivait de la métropole Un médicament miracle du nom de képone. Un médicament miracle qui allait résoudre tous les problèmes Le bois bandé ecclésiastique qui avait comme effet Non pas de produire d'intenses érections mais d'avoir des bananes fruits et légumes de haute tenue. C'était un nouveau médicament du nom français de chlordécone Non remboursé par la Sécurité Sociale du Roi et du bon Colbert Mais qui avait été testé sur d'autres cas terminaux comme celui du prélat. Le saint homme dut suivre un régime de quarante jours et quarante nuits Qui consistait à gober à longueur de journée des bananes jaunes Trempées dans du jus de canne arrosé de moitié de chlordécone. On ne sait par quel miracle mais le Père Labat fut sauvé et rentra illico au pays de ses ancêtres se consacrer à l'étude et à la méditation. Mais jusqu 'à aujourd'hui encore les terres de la Soufrière et d'ailleurs  sont contaminées. Les bananes antillaises hantent de leur Chlordécone invisible et inodore les prostates cancéreuses de ces messieurs !
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Sep 15, 2019
Sep 15, 2019 at 12:57 PM UTC
Père Labat et bois bandé ecclésiastique
Le Père Labat était grand amateur de pastis Qu 'il coupait de son rhum guêpes Bien agricole à 55 degrés Comme décollage Avant d'ingurgiter coup sur coup Un ou deux diablotins de Marie-Galante Rôtis à point au boucan Dans les hauts du volcan De Dame Soufrière. Le Père Labat pour compléter  aimait sa purée d'avocat et banane jaune bien écrasée à la fourchette. Or il advint qu'un jour à Pâques le Révérend Père Plus vorace qu'à son habitude, comme illuminé, Engloutit douze diablotines afin de rompre le jeûne du Carème. Vous imaginez  l 'indigestion que dut subir le saint homme. Cette overdose charnelle se manifesta par une érection phénoménale Qui prit possession du quidam qui entra en transe perpétuelle. Il y avait là fort heureusement un docteur feuilles qui habitait dans les parages Un maître quimboiseur Fort connaisseur en herbes et onguents Qui lui fit prescrire une bonne soupe de gombo bien pimentée pour lui éclaircir la bile. Mais cela ne fit aucun effet. L'homme apparemment était dévôt de Priape. L'urgence était urgentissime. Il s'agissait d'un cas de vie ou de mort. Il y avait sur une  goélette qui arrivait de la métropole Un médicament miracle du nom de képone. Un médicament miracle qui allait résoudre tous les problèmes Le bois bandé ecclésiastique qui avait comme effet Non pas de produire d'intenses érections mais d'avoir des bananes fruits et légumes de haute tenue. C'était un nouveau médicament du nom français de chlordécone Non remboursé par la Sécurité Sociale du Roi et du bon Colbert Mais qui avait été testé sur d'autres cas terminaux comme celui du prélat. Le saint homme dut suivre un régime de quarante jours et quarante nuits Qui consistait à gober à longueur de journée des bananes jaunes Trempées dans du jus de canne arrosé de moitié de chlordécone. On ne sait par quel miracle mais le Père Labat fut sauvé et rentra illico au pays de ses ancêtres se consacrer à l'étude et à la méditation. Mais jusqu 'à aujourd'hui encore les terres de la Soufrière et d'ailleurs  sont contaminées. Les bananes antillaises hantent de leur Chlordécone invisible et inodore les prostates cancéreuses de ces messieurs !
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Tu te frappais le front en lisant Lamartine, Edouard, tu pâlissais comme un joueur maudit ; Le frisson te prenait, et la foudre divine, Tombant dans ta poitrine, T'épouvantait toi-même en traversant ta nuit. Ah ! frappe-toi le coeur, c'est là qu'est le génie. C'est là qu'est la pitié, la souffrance et l'amour ; C'est là qu'est le rocher du désert de la vie, D'où les flots d'harmonie, Quand Moïse viendra, jailliront quelque jour. Peut-être à ton insu déjà bouillonnent-elles, Ces laves du volcan, dans les pleurs de tes yeux. Tu partiras bientôt avec les hirondelles, Toi qui te sens des ailes Lorsque tu vois passer un oiseau dans les cieux. Ah ! tu sauras alors ce que vaut la paresse ; Sur les rameaux voisins tu voudras revenir. Edouard, Edouard, ton front est encor sans tristesse, Ton coeur plein de jeunesse... Ah ! ne les frappe pas, ils n'auraient qu'à s'ouvrir !
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À mon ami Edouard B
Au-dessus de ta cordillère, Là où pointent tes seins et tes rêves, Là où s 'ébrouent les félins de lave Deux voyeurs aux yeux artificiels Deux volcans, L 'un éteint, l 'autre endormi, T'épient de leurs cratères et peignent de leurs pinceaux de feu bleu Chaque battement de la rivière céleste de tes cils Chaque feulement de souffre des ténèbres De tes paupières closes plongées Dans un feu d'artifices paradoxal. Plus **** encore un troisième volcan En activité, émousse en miaulant, Tel un ténor ombrageux, Ses griffes de matou en mi bémol.
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Sep 21, 2019
Sep 21, 2019 at 4:05 AM UTC
Au-dessus de ta cordillère
Amor, A chaque fois que je décalotte ta coquille Aux portes de la Chambre d' Amour Ton Aura vient à la rescousse. Elle danse, elle court. Je ne vois plus rien Je deviens aveugle Tout se trouble, tout est flou Et quand c'est flou c'est qu'il y a un loup ! La migraine me prend Me culbute, me renverse Je cherche une bouée Où m'agripper Et je me retrouve naufragé sur ton atoll Et quand je rouvre enfin les yeux Que je retrouve la lumière de ton ombre C'est ton aréole de sable d'or qui m'envahit, Pointe immergée d'un volcan sous-marin oublié, Où se dresse aux vents alizés, tel un cocotier nain, Ton mamelon, seul promontoire, phare bleu cobalt Sublimement dressé contre vents et marées. La mer se prélasse sous les hortensias de toutes nuances De bleu et vert et rouge et café Et réclame aux hippocampes et aux orphies Qui se faufilent et la chevauchent De lui servir son punch coco On the rocks.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 11:58 AM UTC
Atoll Aura
Jouissez du repos que vous donne le maître. Vous étiez autrefois des coeurs troublés peut-être, Qu'un vain songe poursuit ; L'erreur vous tourmentait, ou la haine, ou l'envie ; Vos bouches, d'où sortait la vapeur de la vie, Étaient pleines de bruit. Faces confusément l'une à l'autre apparues, Vous alliez et veniez en foule dans les rues, Ne vous arrêtant pas, Inquiets comme l'eau qui coule des fontaines, Tous, marchant au hasard, souffrant les mêmes peines, Mêlant les mêmes pas. Peut-être un feu creusait votre tête embrasée, Projets, espoirs, briser l'homme de l'Élysée, L'homme du Vatican, Verser le libre esprit à grands flots sur la terre ; Car dans ce siècle ardent toute âme est un cratère Et tout peuple un volcan. Vous aimiez, vous aviez le coeur lié de chaînes, Et le soir vous sentiez, livrés aux craintes vaines, Pleins de soucis poignants, Ainsi que l'océan sent remuer ses ondes, Se soulever en vous mille vagues profondes Sous les cieux rayonnants. Tous, qui que vous fussiez, tête ardente, esprit sage, Soit qu'en vos yeux brillât la jeunesse, ou que l'âge Vous prît et vous courbât, Que le destin pour vous fût deuil, énigme ou fête, Vous aviez dans vos coeurs l'amour, cette tempête, La douleur, ce combat. Grâce au quatre décembre, aujourd'hui, sans pensée, Vous gisez étendus dans la fosse glacée Sous les linceuls épais ; Ô morts, l'herbe sans bruit croît sur vos catacombes, Dormez dans vos cercueils ! taisez-vous dans vos tombes ! L'empire, c'est la paix. Le 10 novembre, à Jersey.
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Aux morts du 4 décembre
Jouissez du repos que vous donne le maître. Vous étiez autrefois des coeurs troublés peut-être, Qu'un vain songe poursuit ; L'erreur vous tourmentait, ou la haine, ou l'envie ; Vos bouches, d'où sortait la vapeur de la vie, Étaient pleines de bruit. Faces confusément l'une à l'autre apparues, Vous alliez et veniez en foule dans les rues, Ne vous arrêtant pas, Inquiets comme l'eau qui coule des fontaines, Tous, marchant au hasard, souffrant les mêmes peines, Mêlant les mêmes pas. Peut-être un feu creusait votre tête embrasée, Projets, espoirs, briser l'homme de l'Élysée, L'homme du Vatican, Verser le libre esprit à grands flots sur la terre ; Car dans ce siècle ardent toute âme est un cratère Et tout peuple un volcan. Vous aimiez, vous aviez le coeur lié de chaînes, Et le soir vous sentiez, livrés aux craintes vaines, Pleins de soucis poignants, Ainsi que l'océan sent remuer ses ondes, Se soulever en vous mille vagues profondes Sous les cieux rayonnants. Tous, qui que vous fussiez, tête ardente, esprit sage, Soit qu'en vos yeux brillât la jeunesse, ou que l'âge Vous prît et vous courbât, Que le destin pour vous fût deuil, énigme ou fête, Vous aviez dans vos coeurs l'amour, cette tempête, La douleur, ce combat. Grâce au quatre décembre, aujourd'hui, sans pensée, Vous gisez étendus dans la fosse glacée Sous les linceuls épais ; Ô morts, l'herbe sans bruit croît sur vos catacombes, Dormez dans vos cercueils ! taisez-vous dans vos tombes ! L'empire, c'est la paix. Le 10 novembre, à Jersey.
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La terre est au soleil ce que l'homme est à l'ange. L'un est fait de splendeur ; l'autre est pétri de fange. Toute étoile est soleil ; tout astre est paradis. Autour des globes purs sont les mondes maudits ; Et dans l'ombre, où l'esprit voit mien que la lunette, Le soleil paradis traîne l'enfer planète. L'ange habitant de l'astre est faillible ; et, séduit, Il peut devenir l'homme habitant de la nuit. Voilà ce que le vent m'a dit sur la montagne. Tout globe obscur gémit ; toute terre est un bagne Où la vie en pleurant, jusqu'au jour du réveil, Vient écrouer l'esprit qui tombe du soleil. Plus le globe est lointain, plus le bagne est terrible. La mort est là, vannant les âmes dans un crible, Qui juge, et, de la vie invisible témoin, Rapporte l'ange à l'astre ou le jette plus **** Ô globes sans rayons et presque sans aurores ! Enorme Jupiter fouetté de météores, Mars qui semble de **** la bouche d'un volcan, Ô nocturne Uranus, ô Saturne au carcan ! Châtiments inconnus ! rédemptions ! mystères ! Deuils ! ô lunes encor plus mortes que les terres ! Ils souffrent ; ils sont noirs ; et qui sait ce qu'ils font ? L'ombre entend par moments leur cri rauque et profond, Comme on entend, le soir, la plainte des cigales. Mondes spectres, tirant des chaînes inégales, Ils vont, blêmes, pareils au rêve qui s'enfuit. Rougis confusément d'un reflet dans la nuit, Implorant un messie, espérant des apôtres, Seuls, séparés, les uns en amère des autres, Tristes, échevelés par des souffles hagards, Jetant à la clarté de farouches regards, Ceux-ci, vagues, roulant dans les profondeurs mornes, Ceux-là, presque engloutis dans l'infini sans bornes, Ténébreux, frissonnants, froids, glacés, pluvieux Autour du paradis ils tournent envieux ; Et, du soleil, parmi les brumes et les ombres, On voit passer au **** toutes ces faces sombres. Novembre 1840.
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Explication
La terre est au soleil ce que l'homme est à l'ange. L'un est fait de splendeur ; l'autre est pétri de fange. Toute étoile est soleil ; tout astre est paradis. Autour des globes purs sont les mondes maudits ; Et dans l'ombre, où l'esprit voit mien que la lunette, Le soleil paradis traîne l'enfer planète. L'ange habitant de l'astre est faillible ; et, séduit, Il peut devenir l'homme habitant de la nuit. Voilà ce que le vent m'a dit sur la montagne. Tout globe obscur gémit ; toute terre est un bagne Où la vie en pleurant, jusqu'au jour du réveil, Vient écrouer l'esprit qui tombe du soleil. Plus le globe est lointain, plus le bagne est terrible. La mort est là, vannant les âmes dans un crible, Qui juge, et, de la vie invisible témoin, Rapporte l'ange à l'astre ou le jette plus **** Ô globes sans rayons et presque sans aurores ! Enorme Jupiter fouetté de météores, Mars qui semble de **** la bouche d'un volcan, Ô nocturne Uranus, ô Saturne au carcan ! Châtiments inconnus ! rédemptions ! mystères ! Deuils ! ô lunes encor plus mortes que les terres ! Ils souffrent ; ils sont noirs ; et qui sait ce qu'ils font ? L'ombre entend par moments leur cri rauque et profond, Comme on entend, le soir, la plainte des cigales. Mondes spectres, tirant des chaînes inégales, Ils vont, blêmes, pareils au rêve qui s'enfuit. Rougis confusément d'un reflet dans la nuit, Implorant un messie, espérant des apôtres, Seuls, séparés, les uns en amère des autres, Tristes, échevelés par des souffles hagards, Jetant à la clarté de farouches regards, Ceux-ci, vagues, roulant dans les profondeurs mornes, Ceux-là, presque engloutis dans l'infini sans bornes, Ténébreux, frissonnants, froids, glacés, pluvieux Autour du paradis ils tournent envieux ; Et, du soleil, parmi les brumes et les ombres, On voit passer au **** toutes ces faces sombres. Novembre 1840.
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Ce n'est pas parce que mes mots Tournent en rond dans ta bouche d'eaux Et se déhanchent en te poudrant de cendre Que ce sont de doux cadavres À moins que par cadavres Tu entendes chair exquise donnée aux vers Corps parfumé embaumé et veillé. Cette cendre est vestige de combustion De petite mort partagée Ci-git certes un arrière-goût rétroflexe Qui se précipite dans ton arrière-bouche perplexe Mais ce n'est pas celui des oraisons funèbres Ni celui de l'amer adieu C'est le goût du volcan repu qui s'apaise Le goût de la lave qui reprend son etiage Le goût des abysses qui ont vu le ciel Le goût de la sauce grand veneur Que j'ai lentement sécrétée en moi Pour que tu la lapes Dans la distance et l'allégresse Sans honte sans tabou sans regrets Jusqu'à ce que faim s'en suive Encalminée en plein *** au noir.
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Nov 7, 2019
Nov 7, 2019 at 1:37 AM UTC
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