"voies" poems
La Rivière de Cassis roule ignorée
En des vaux étranges :
La voix de cent corbeaux l'accompagne, vraie
Et bonne voix d'anges :
Avec les grands mouvements des sapinaies
Quand plusieurs vents plongent.
Tout roule avec des mystères révoltants
De campagnes d'anciens temps ;
De donjons visités, de parcs importants :
C'est en ces bords qu'on entend
Les passions mortes des chevaliers errants :
Mais que salubre est le vent !
Que le piéton regarde à ces claires-voies :
Il ira plus courageux.
Soldats des forêts que le Seigneur envoie,
Chers corbeaux délicieux !
Faites fuir d'ici le paysan matois
Qui trinqué d'un moignon vieux.
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La nature est pleine d'amour,
Jeanne, autour de nos humbles joies ;
Et les fleurs semblent tour à tour
Se dresser pour que tu les voies.
Vive Angélique ! à bas Orgon !
L'hiver, qu'insultent nos huées,
Recule, et son profil bougon
Va s'effaçant dans les nuées.
La sérénité de nos coeurs,
Où chantent les bonheurs sans nombre,
Complète, en ces doux mois vainqueurs,
L'évanouissement de l'ombre.
Juin couvre de fleurs les sommets,
Et dit partout les mêmes choses ;
Mais est-ce qu'on se plaint jamais
De la prolixité des roses ?
L'hirondelle, sur ton front pur,
Vient si près de tes yeux fidèles
Qu'on pourrait compter dans l'azur
Toutes les plumes de ses ailes.
Ta grâce est un rayon charmant ;
Ta jeunesse, enfantine encore,
Éclaire le bleu firmament,
Et renvoie au ciel de l'aurore.
De sa ressemblance avec toi
Le lys pur sourit dans sa gloire ;
Ton âme est une urne de foi
Où la colombe voudrait boire.
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"Ô Dieu, ai-je pris ta grâce pour acquise ?
Ai-je oublié la voie étroite que je dois traverser ?
Ai-je oublié que tu es saint et que tu ne vis que dans la sainteté ?
Il est vrai que tu aimes le pécheur, mais j'ai déjà été rachetée.
Tu m'as conduite à la vérité.
Et maintenant, qu'est-ce que je fais ? Deviens-je pire que les Galates ?
Suis-je en train d'oublier le sacrifice de la croix et la persévérance que tu nous exhorte à pratiquer ?
Deviens-je une paresseuse éternelle,
qui ne pense qu'au plaisir, somnolente dans ma chair ?
Père, pardonne-moi,
pardonne-moi, car j'ai laissé tomber toutes les voies que tu m'as apprises,
en laissant le laxisme et la paresse m'envahir.
Je ne comprends pas que je ne suis pas indispensable.
Je ne voudrais pas être mise de côté.
J'aimerais vraiment que tu m'utilises,
que je revienne à ma consécration,
à mon alliance et à mon amour premier.
Je te prie de ne point détourner ta face de moi.
Aide moi père
Sep 24, 2024
Sep 24, 2024 at 2:45 AM UTC