"vivrais" poems
Va dire, Amour, ce qui cause ma peine,
A mon seigneur, que je m'en vais mourir,
Et, par pitié, venant me secourir,
Qu'il m'eût rendu la Mort moins inhumaine.
A deux genoux je demande merci.
Par grâce, Amour, va-t'en vers sa demeure.
Dis-lui comment je prie et pleure ici,
Tant et si bien qu'il faudra que je meure
Tout enflammée, et ne sachant point l'heure
Où finira mon adoré souci.
La Mort m'attend, et s'il ne me relève
De ce tombeau prêt à me recevoir,
J'y vais dormir, emportant mon doux rêve ;
Hélas ! Amour, fais-lui mon mal savoir.
Depuis le jour où, le voyant vainqueur,
D'être amoureuse, Amour, tu m'as forcée,
Fût-ce un instant, je n'ai pas eu le coeur
De lui montrer ma craintive pensée,
Dont je me sens à tel point oppressée,
Mourant ainsi, que la Mort me fait peur.
Qui sait pourtant, sur mon pâle visage,
Si ma douleur lui déplairait à voir ?
De l'avouer je n'ai pas le courage.
Hélas ! Amour, fais-lui mon mal savoir.
Puis donc, Amour, que tu n'as pas voulu
A ma tristesse accorder cette joie
Que dans mon coeur mon doux seigneur ait lu,
Ni vu les pleurs où mon chagrin se noie,
Dis-lui du moins, et tâche qu'il le croie,
Que je vivrais, si je ne l'avais vu.
Dis-lui qu'un jour, une Sicilienne
Le vit combattre et faire son devoir.
Dans son pays, dis-lui qu'il s'en souvienne,
Et que j'en meurs, faisant mon mal savoir.
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If I could live forever,
I would slide my feet into every pair of shoes
I would see the world from every view
I would live in every town, hear every sound
And I would disavow failure because
I would have all the time to try, try again
Si je pouvais vivre pour toujours,
Je glisserais les pieds dans chaque chaussure,
Je verrais le monde à tous les points de vue, j'entendrais tous les sons
Je vivrais dans chaque ville et j'oublierais l'échec parce que
je pourrais essayer, essayer encore.
Dec 28, 2016
Dec 28, 2016 at 6:02 PM UTC
Il a demandé l'heure ; oh ! le triste présage !
Autrefois j'étais seule attentive à ce soin.
Qui peut avant le soir l'appeler au village ?
Hélas ! pour me répondre, il est déjà si **** !
Je l'ai suivi des yeux pour rencontrer sa vue,
Et sans me regarder il a doublé ses pas.
Il n'a donc pas senti ma douleur imprévue ?
Je le devinais mieux quand il souffrait tout bas !
Eh bien, je ne veux pas lui dire que je l'aime ;
Je ne l'aimerai plus, j'en aurai le pouvoir ;
Je l'ai déjà ; déjà je ne suis plus la même...
Ah ! pour le lui prouver, que je voudrais le voir !
Non, qu'il ne vienne pas ! il prévient mon envie.
Bonsoir... pourquoi mes pleurs tombent-ils sur ma main ?
Il m'a repris son cœur, je lui reprends ma vie...
Mais, si je le pensais, vivrais-je encor demain !
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