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"violette" poems
JE VOIS QUE TU SALIVES. TU AS ENVIE DE MOI ? SERS-TOI DONC ! PRENDS-MOI COMME TU  VEUX ! PRENDS TOUT CE QUE TU VEUX ! ETIRE-MOI, CARESSE-MOI, BRANLE-MOI VIDE-MOI, LECHE-MOI AVALE-MOI MA SEMENCE A LE GOUT DE VIOLETTE IMMORTELLE ET SI TU VEUX METS-EN QUELQUES PERLES DANS UNE FIOLE ET METS-LA AU CREUX DE TES HANCHES POUR TE DEPANNER AU BESOIN SI UNE PETITE SOIF VENAIT A SE FAIRE SENTIR ET QUE JE NE SERAIS PAS LA POUR TE SERVIR DU PRODUCTEUR AU CONSOMMATEUR. HONORE-MOI DE TA JOUISSANCE MOI JE RETIENS MON JUS DE JADE POUR TOI IL NE FAUT PAS GASPILLER CETTE MANNE EN VAIN ELLE EST A TOI N'EN  PERDS PAS UNE GOUTTE ET MEME SI CHAQUE GOUTTE QUI GICLE ME RAPPROCHE DE LA MORT C'EST AVEC JOIE ET DELICE QUE JE MEURS INELUCTABLE CHAQUE FOIS DANS TA BOUCHE ET QUE JE BANDE ET DEBANDE SOUS LES ASSAUTS DES POINTS ET DES TIRETS DE TA LANGUE QUI ME DECODE ET ME DEGUSTE EN MORSE.
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Aug 31, 2019
Aug 31, 2019 at 2:30 AM UTC
Poème érotique en morse (for adults only)
Ma faim, Anne, Anne, Fuis sur ton âne. Si j'ai du goût, ce n'est guères Que pour la terre et les pierres. Dinn ! dinn ! dinn ! dinn ! Mangeons l'air, Le roc, les charbons, le fer. Mes faims, tournez. Paissez, faims, Le pré des sons ! Attirez le *** venin Des liserons ; Mangez Les cailloux qu'un pauvre brise, Les vieilles pierres d'église, Les galets, fils des déluges, Pains couchés aux vallées grises ! Mes faims, c'est les bouts d'air noir ; L'azur sonneur ; - C'est l'estomac qui me tire. C'est le malheur. Sur terre ont paru les feuilles ! Je vais aux chairs de fruit blettes. Au sein du sillon je cueille La doucette et la violette. Ma faim, Anne, Anne ! Fuis sur ton âne.
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Fêtes de la faim
J'observe depuis mon télescope Au-delà des nuages Ta photo qui sautille Et je suis les courbes, les points et les lignes Et je trace des figures imaginaires Les constellations Et soudain tu apparais Endimanchée Pénitente Ultra Violette Souriante Entre deux ciels Tu me fais signe Et m'invites à danser Et je te suis comme ton ombre Je retiens mon souffle Je plonge dans le mandala De ton champ de Cinabre Je viens à tes côtés Je m'ancre à tes eaux Je suis ton lama, ton gourou Et toi tu es ma parèdre, ma  bouddha Ma dakini souveraine et je te déshabille en dansant Et je déboutonne une après l 'autre Les étoiles couleur aubergine Qui composent ta constellation. C 'est une constellation disparue Que seul moi puis voir. Il m'arrive à l 'oeil nu de t'apercevoir Au détour d'un rêve comme en cet instant précis Et la musique résonne si forte dans l 'espace Je vois tes lèvres bouger mais je n 'entends rien Mais soudain tes yeux hurlent et tu me clignes ton nom en morse : dash dot dash dot dash dash dash dash dot dash dash dash dash dash dash dot C, une longue, une brève, une longue, une brève O, trois longues Y, une longue, une brève, deux longues O, trois longues T, une longue E, une brève.
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Aug 31, 2019
Aug 31, 2019 at 12:54 AM UTC
Dans ton champ de Cinabre
- Donde, o vecchina, queste violette serene come un lontanar di monti nel puro occaso? Poi che il gelo ha strette tutte le fonti; il gelo brucia dalle stelle, o nonna, ogni foglia, ogni radica, ogni zolla. - - Tiepida, sappi, lungo la Corsonna geme una polla. Là noi sciacquiamo il candido bucato nell'onda calda in mezzo a nevi e brine; e il poggio è pieno di viole, e il prato di pratelline. - Ah!... ma, poeta, non ancor nel pio tuo cuore è l'onda che discioglie il gelo? Non è la polla, calda nell'oblio freddo del cielo? Ché sempre, se ti agghiaccia la sventura, se l'odio altrui ti spoglia e ti desola, spunta, al tepor dell'anima tua pura, qualche viola.
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Viole d'inverno
Dropped like 50 cents into your wallet for later, passing the time hitting the pay phone. You turn to the pier ancient and stone, fumbling through your coat pockets feeling for your cell phone. You hate calling long-D, but right now it’s a necessity. You take your call along the ocean standing at the present, wondering where the waves went. An old city bell rings this somber lick through the air, touching upon the ears cuddling annoyed peoples leers. You walk past them letting the dial tone drum at your auditory nerve, letting the sounds penetrate your mind to observe. You function down some steps, closer to the ocean break. Rubbing your hands together, waiting for the warmth to take. You feelings conduct your pace, a slow and steady race. Waiting for the rose to thorn, the sea swells against rocks where mist is born. You stop and look out at the water, a storm is seeking land. And yet you look upon that storm with love—you give it your command. You jump onto a rail, the line between the firm and wet, and you balance upon that rail, brushed black by white turned Violette. You spread your arms and smile, in denial of your dying love. And fall down toward the raging sea—Heaven sent from above. You smash the water with loosing gasps, and rapture all around. Of water swirling temporal doom your hearts first beat at ultrasound. In drowning you’re alive, the struggle helps you survive. And as you give it all away, your heart beats further from decay. Your veins can take the pressure, your conduit charges—a refresher. You breathe in water, to wash your lungs from the inhaled bull, and as the salt washes away the lies, you finally open your eyes. Dropped in the wonder years, sea of brine and You change gears.
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Mar 16, 2011
Mar 16, 2011 at 5:41 AM UTC
The Wonder Years
Dropped like 50 cents into your wallet for later, passing the time hitting the pay phone. You turn to the pier ancient and stone, fumbling through your coat pockets feeling for your cell phone. You hate calling long-D, but right now it’s a necessity. You take your call along the ocean standing at the present, wondering where the waves went. An old city bell rings this somber lick through the air, touching upon the ears cuddling annoyed peoples leers. You walk past them letting the dial tone drum at your auditory nerve, letting the sounds penetrate your mind to observe. You function down some steps, closer to the ocean break. Rubbing your hands together, waiting for the warmth to take. You feelings conduct your pace, a slow and steady race. Waiting for the rose to thorn, the sea swells against rocks where mist is born. You stop and look out at the water, a storm is seeking land. And yet you look upon that storm with love—you give it your command. You jump onto a rail, the line between the firm and wet, and you balance upon that rail, brushed black by white turned Violette. You spread your arms and smile, in denial of your dying love. And fall down toward the raging sea—Heaven sent from above. You smash the water with loosing gasps, and rapture all around. Of water swirling temporal doom your hearts first beat at ultrasound. In drowning you’re alive, the struggle helps you survive. And as you give it all away, your heart beats further from decay. Your veins can take the pressure, your conduit charges—a refresher. You breathe in water, to wash your lungs from the inhaled bull, and as the salt washes away the lies, you finally open your eyes. Dropped in the wonder years, sea of brine and You change gears.
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Verden ligger i et sterilt samsurium af apati. For mig er verden udenfor, og jeg er udenfor verden. Tankefulde unge simplificeres af normer og repetitionens pragt. Udenfor, står de uforpligtende bagateller født i overspringshandlinger. Med ren marmor under vinter-violette negle, holder de deres blå sjæle i hænderne - Tænker Soma-Sema To fingre i halsen, kolde hænder, ødelagte glasknogler; Nærmest spirituelt. Er det sådan man gør udenfor?
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Mar 25, 2015
Mar 25, 2015 at 3:04 AM UTC
Soma-Sema
Regarde les squelettes qui dansent dans la cour Et l'odeur de violette qui va chassant le jour. Hier encore la fête, les nombreux petits-fours, Le sel des cacahuètes et le son des tambours. Aujourd'hui qu'elle est **** la joie de Mariette : Quelques restes de pain sur la table - des miettes - Et des grains de raisins que grignotent les guêpes, Quand le rouge du vin nous fait perdre la tête. Ils cliquettent les rires et grelottent les os ; Il chuinte le sabir des cages dans ce zoo : Mariette et Amir sont partis tout là-haut Sans même prévenir : j'en ai froid dans le dos. Regarde les squelettes qui dansent dans la cour Et l'odeur de violette qui va chassant le jour. Amir était poète, Mariette un amour. Qui sait que la mort guette quand on a de l'humour ? Hier, à la rivière, nous lancions des pierres, Les canettes de bières et les traits de lumières Éclairaient nos visages et plissaient nos regards : Qui sait que les présages ressembl'nt aux nénuphars ? Mariette portait ses jolies perles jaunes Et son rire de Corte. Amir était un faune Dont la longue crinière nous mettaient en chaleur. Qu'ils étaient beaux et fiers : quand j'y pense je pleure Regarde les squelettes qui dansent dans la cour Et l'odeur de violette qui va chassant le jour. C'est une étrange valse, une valse à trois temps, Celle du temps qui passe et te chasse, entêtant. Hier, ce jour, demain : étourdissant manège Aux chevaux de bois dur où je pleurais enfant. Osselets de mes mains, et mes pieds dans la neige : Quelle est cette blessure où s'épuise mon sang ? Mariette pleurait et riait à la fois, Qu'Amir aux yeux dorés nous raconte l'émoi De leur premier baiser sous un bel amandier. Leurs visages apaisés nous ont incendiés. Regarde les squelettes qui dansent dans la cour Et l'odeur de violette qui va chassant le jour...
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Nov 12, 2017
Nov 12, 2017 at 3:09 AM UTC
Et l'odeur de violette qui va chassant le jour
Regarde les squelettes qui dansent dans la cour Et l'odeur de violette qui va chassant le jour. Hier encore la fête, les nombreux petits-fours, Le sel des cacahuètes et le son des tambours. Aujourd'hui qu'elle est **** la joie de Mariette : Quelques restes de pain sur la table - des miettes - Et des grains de raisins que grignotent les guêpes, Quand le rouge du vin nous fait perdre la tête. Ils cliquettent les rires et grelottent les os ; Il chuinte le sabir des cages dans ce zoo : Mariette et Amir sont partis tout là-haut Sans même prévenir : j'en ai froid dans le dos. Regarde les squelettes qui dansent dans la cour Et l'odeur de violette qui va chassant le jour. Amir était poète, Mariette un amour. Qui sait que la mort guette quand on a de l'humour ? Hier, à la rivière, nous lancions des pierres, Les canettes de bières et les traits de lumières Éclairaient nos visages et plissaient nos regards : Qui sait que les présages ressembl'nt aux nénuphars ? Mariette portait ses jolies perles jaunes Et son rire de Corte. Amir était un faune Dont la longue crinière nous mettaient en chaleur. Qu'ils étaient beaux et fiers : quand j'y pense je pleure Regarde les squelettes qui dansent dans la cour Et l'odeur de violette qui va chassant le jour. C'est une étrange valse, une valse à trois temps, Celle du temps qui passe et te chasse, entêtant. Hier, ce jour, demain : étourdissant manège Aux chevaux de bois dur où je pleurais enfant. Osselets de mes mains, et mes pieds dans la neige : Quelle est cette blessure où s'épuise mon sang ? Mariette pleurait et riait à la fois, Qu'Amir aux yeux dorés nous raconte l'émoi De leur premier baiser sous un bel amandier. Leurs visages apaisés nous ont incendiés. Regarde les squelettes qui dansent dans la cour Et l'odeur de violette qui va chassant le jour...
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Les marronniers de la terrasse Vont bientôt fleurir, à Saint-Jean, La villa d'où la vue embrasse Tant de monts bleus coiffés d'argent. La feuille, hier encor pliée Dans son étroit corset d'hiver, Met sur la branche déliée Les premières touches de vert. Mais en vain le soleil excite La sève des rameaux trop lents ; La fleur retardataire hésite A faire voir ses thyrses blancs. Pourtant le pêcher est tout rose, Comme un désir de la pudeur, Et le pommier, que l'aube arrose, S'épanouit dans sa candeur. La véronique s'aventure Près des boutons d'or dans les prés, Les caresses de la nature Hâtent les germes rassurés. Il me faut retourner encore Au cercle d'enfer où je vis ; Marronniers, pressez-vous d'éclore Et d'éblouir mes yeux ravis. Vous pouvez sortir pour la fête Vos girandoles sans péril, Un ciel bleu luit sur votre faîte Et déjà mai talonne avril. Par pitié, donnez cette joie Au poète dans ses douleurs, Qu'avant de s'en aller, il voie Vos feux d'artifice de fleurs. Grands marronniers de la terrasse, Si fiers de vos splendeurs d'été, Montrez-vous à moi dans la grâce Qui précède votre beauté. Je connais vos riches livrées, Quand octobre, ouvrant son essor, Vous met des tuniques pourprées, Vous pose des couronnes d'or. Je vous ai vus, blanches ramées, Pareils aux dessins que le froid Aux vitres d'argent étamées Trace, la nuit, avec son doigt. Je sais tous vos aspects superbes, Arbres géants, vieux marronniers, Mais j'ignore vos fraîches gerbes Et vos arômes printaniers. Adieu, je pars lassé d'attendre ; Gardez vos bouquets éclatants ! Une autre fleur suave et tendre, Seule à mes yeux fait le printemps. Que mai remporte sa corbeille ! Il me suffit de cette fleur ; Toujours pour l'âme et pour l'abeille Elle a du miel pur dans le coeur. Par le ciel d'azur ou de brume Par la chaude ou froide saison, Elle sourit, charme et parfume, Violette de la maison !
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La fleur qui fait le printemps
Les marronniers de la terrasse Vont bientôt fleurir, à Saint-Jean, La villa d'où la vue embrasse Tant de monts bleus coiffés d'argent. La feuille, hier encor pliée Dans son étroit corset d'hiver, Met sur la branche déliée Les premières touches de vert. Mais en vain le soleil excite La sève des rameaux trop lents ; La fleur retardataire hésite A faire voir ses thyrses blancs. Pourtant le pêcher est tout rose, Comme un désir de la pudeur, Et le pommier, que l'aube arrose, S'épanouit dans sa candeur. La véronique s'aventure Près des boutons d'or dans les prés, Les caresses de la nature Hâtent les germes rassurés. Il me faut retourner encore Au cercle d'enfer où je vis ; Marronniers, pressez-vous d'éclore Et d'éblouir mes yeux ravis. Vous pouvez sortir pour la fête Vos girandoles sans péril, Un ciel bleu luit sur votre faîte Et déjà mai talonne avril. Par pitié, donnez cette joie Au poète dans ses douleurs, Qu'avant de s'en aller, il voie Vos feux d'artifice de fleurs. Grands marronniers de la terrasse, Si fiers de vos splendeurs d'été, Montrez-vous à moi dans la grâce Qui précède votre beauté. Je connais vos riches livrées, Quand octobre, ouvrant son essor, Vous met des tuniques pourprées, Vous pose des couronnes d'or. Je vous ai vus, blanches ramées, Pareils aux dessins que le froid Aux vitres d'argent étamées Trace, la nuit, avec son doigt. Je sais tous vos aspects superbes, Arbres géants, vieux marronniers, Mais j'ignore vos fraîches gerbes Et vos arômes printaniers. Adieu, je pars lassé d'attendre ; Gardez vos bouquets éclatants ! Une autre fleur suave et tendre, Seule à mes yeux fait le printemps. Que mai remporte sa corbeille ! Il me suffit de cette fleur ; Toujours pour l'âme et pour l'abeille Elle a du miel pur dans le coeur. Par le ciel d'azur ou de brume Par la chaude ou froide saison, Elle sourit, charme et parfume, Violette de la maison !
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Yet Ere th' season dies a-cold And cold winds return to howl, I shall rise through th' violette sky, Telling t'at my love for thee has died. May Lawes and Jenkyns shield its rest, In green skies' bosoms, on dribbling rains' chest, With a solid poem t'at as ever be my guest, Back, back my dead love is, in whose nest. And my heart, once its merited soliloquy, Cursest thee like a fetished beast, Bearing all onto the zephyr's shoulder, Hopping through all past enigmas. Hath it tampered with my viol's wood, Hath it grinned over through my sins, Throwing the grievous and the acute, Breaking my febrile Eolian lute, Hast it fashioned so airy a mood, Hast it carved so spacious a fire, Hast it drawn stealth leaves from my roots, Hast it seemed neither mist nor shades, Then release me, fly me outrite, To new freedom t'is benevolent night, With thy grim anew bride and suit, Wed her away with thy colourless love, My love is dead, dead, dead, and grim, A stranger to me and my volatile dreams, Unlike a cloud t'at once seemed so light, Casting a shade beyond one's porous fright, My love's as dead, dead, dead, as it may seem, The subtlety of my eyes hath drifted, The congested breath of mine hath lifted, And I hath now seen what t'is world means. My love is dead, dead, dead, as t'at of thine, Thou art a dead soul to my lonely wine, I'd watch thee bleed profusely on the floor, I'd close the windows and smile over the door. I want thee dead, dead, dead, and hastily step away, I hath no other words for thee, I hath no more t' say, I'd stop by as thy heartbeat grew weak, And hear the last words thou wouldst speak.
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Jul 22, 2014
Jul 22, 2014 at 3:34 PM UTC
Dead Love
Yet Ere th' season dies a-cold And cold winds return to howl, I shall rise through th' violette sky, Telling t'at my love for thee has died. May Lawes and Jenkyns shield its rest, In green skies' bosoms, on dribbling rains' chest, With a solid poem t'at as ever be my guest, Back, back my dead love is, in whose nest. And my heart, once its merited soliloquy, Cursest thee like a fetished beast, Bearing all onto the zephyr's shoulder, Hopping through all past enigmas. Hath it tampered with my viol's wood, Hath it grinned over through my sins, Throwing the grievous and the acute, Breaking my febrile Eolian lute, Hast it fashioned so airy a mood, Hast it carved so spacious a fire, Hast it drawn stealth leaves from my roots, Hast it seemed neither mist nor shades, Then release me, fly me outrite, To new freedom t'is benevolent night, With thy grim anew bride and suit, Wed her away with thy colourless love, My love is dead, dead, dead, and grim, A stranger to me and my volatile dreams, Unlike a cloud t'at once seemed so light, Casting a shade beyond one's porous fright, My love's as dead, dead, dead, as it may seem, The subtlety of my eyes hath drifted, The congested breath of mine hath lifted, And I hath now seen what t'is world means. My love is dead, dead, dead, as t'at of thine, Thou art a dead soul to my lonely wine, I'd watch thee bleed profusely on the floor, I'd close the windows and smile over the door. I want thee dead, dead, dead, and hastily step away, I hath no other words for thee, I hath no more t' say, I'd stop by as thy heartbeat grew weak, And hear the last words thou wouldst speak.
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Dans les serres silencieuses Où l'hiver invite à s'asseoir, Sous un jour blême comme un soir Fument les plantes précieuses. L'une, raide, élançant tout droit Sa tige aux longues feuilles sèches, Darde au plafond, comme des flèches, Les pointes d'un calice étroit. Une autre, géante à chair grasse, Que hérissent de durs piquants, Ne sourit que tous les cinq ans Dans une éclosion sans grâce. Une autre, molle en ses efforts, Grimpe au vitrail, et la captive Regarde en pitié l'herbe active Qui tient tête au vent du dehors. Pas un souffle ici, rien ne bouge ; Toutes versent avec lenteur, À flots lourds, la fade senteur De leur floraison fixe et rouge. Celui qu'elles charment d'abord, Dans cet air qui bientôt lui pèse, Envahi par un grand malaise, Descend de l'ivresse à la mort. Ah ! Que mille fois plus aimée La violette, fleur des bois ! Et que plus saine mille fois La chambre qu'elle a parfumée ! Son baume, **** d'appesantir, Allège et fait l'âme nouvelle ; Mais fine, il faut s'approcher d'elle, La baiser, pour la bien sentir.
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Les serres et les bois
Verson ces roses pres ce vin, De ce vin verson ces roses, Et boyvon l'un à l'autre, afin Qu'au coeur noz tristesses encloses Prennent en boyvant quelque fin. La belle Rose du Printemps Aubert, admoneste les hommes Passer joyeusement le temps, Et pendant que jeunes nous sommes Esbatre la fleur de noz ans. Tout ainsi qu'elle défleurit Fanie en une matinée, Ainsi nostre âge se flestrit, Làs ! et en moins d'une journée Le printemps d'un homme perit. Ne veis-tu pas hier Brinon Parlant, et faisant bonne chere, Qui làs ! aujourd'huy n'est sinon Qu'un peu de poudre en une biere, Qui de luy n'a rien que le nom ? Nul ne desrobe son trespas, Caron serre tout en sa nasse, Rois et pauvres tombent là bas : Mais ce-pendant le temps se passe Rose, et je ne te chante pas. La Rose est l'honneur d'un pourpris, La Rose est des fleurs la plus belle, Et dessus toutes a le pris : C'est pour cela que je l'appelle La violette de Cypris. La Rose est le bouquet d'Amour, La Rose est le jeu des Charites, La Rose blanchit tout au tour Au matin de perles petites Qu'elle emprunte du Poinct du jour. La Rose est le parfum des Dieux, La Rose est l'honneur des pucelles, Qui leur sein beaucoup aiment mieux Enrichir de Roses nouvelles, Que d'un or, tant soit precieux. Est-il rien sans elle de beau ? La Rose embellit toutes choses, Venus de Roses a la peau, Et l'Aurore a les doigts de Roses, Et le front le Soleil nouveau. Les Nymphes de Rose ont le sein, Les coudes, les flancs et les hanches : Hebé de Roses a la main, Et les Charites, tant soient blanches, Ont le front de Roses tout plein. Que le mien en soit couronné, Ce m'est un Laurier de victoire : Sus, appellon le deux-fois-né, Le bon pere, et le fàison boire De ces Roses environné. Bacchus espris de la beauté Des Roses aux fueilles vermeilles, Sans elles n'a jamais esté, Quand en chemise sous les treilles Beuvoit au plus chaud de l'Esté.
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Versons ces roses près ce vin
Verson ces roses pres ce vin, De ce vin verson ces roses, Et boyvon l'un à l'autre, afin Qu'au coeur noz tristesses encloses Prennent en boyvant quelque fin. La belle Rose du Printemps Aubert, admoneste les hommes Passer joyeusement le temps, Et pendant que jeunes nous sommes Esbatre la fleur de noz ans. Tout ainsi qu'elle défleurit Fanie en une matinée, Ainsi nostre âge se flestrit, Làs ! et en moins d'une journée Le printemps d'un homme perit. Ne veis-tu pas hier Brinon Parlant, et faisant bonne chere, Qui làs ! aujourd'huy n'est sinon Qu'un peu de poudre en une biere, Qui de luy n'a rien que le nom ? Nul ne desrobe son trespas, Caron serre tout en sa nasse, Rois et pauvres tombent là bas : Mais ce-pendant le temps se passe Rose, et je ne te chante pas. La Rose est l'honneur d'un pourpris, La Rose est des fleurs la plus belle, Et dessus toutes a le pris : C'est pour cela que je l'appelle La violette de Cypris. La Rose est le bouquet d'Amour, La Rose est le jeu des Charites, La Rose blanchit tout au tour Au matin de perles petites Qu'elle emprunte du Poinct du jour. La Rose est le parfum des Dieux, La Rose est l'honneur des pucelles, Qui leur sein beaucoup aiment mieux Enrichir de Roses nouvelles, Que d'un or, tant soit precieux. Est-il rien sans elle de beau ? La Rose embellit toutes choses, Venus de Roses a la peau, Et l'Aurore a les doigts de Roses, Et le front le Soleil nouveau. Les Nymphes de Rose ont le sein, Les coudes, les flancs et les hanches : Hebé de Roses a la main, Et les Charites, tant soient blanches, Ont le front de Roses tout plein. Que le mien en soit couronné, Ce m'est un Laurier de victoire : Sus, appellon le deux-fois-né, Le bon pere, et le fàison boire De ces Roses environné. Bacchus espris de la beauté Des Roses aux fueilles vermeilles, Sans elles n'a jamais esté, Quand en chemise sous les treilles Beuvoit au plus chaud de l'Esté.
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Voici juin. Le moineau raille Dans les champs les amoureux ; Le rossignol de muraille Chante dans son nid pierreux. Les herbes et les branchages, Pleins de soupirs et d'abois, Font de charmants rabâchages Dans la profondeur des bois. La grive et la tourterelle Prolongent, dans les nids sourds, La ravissante querelle Des baisers et des amours. Sous les treilles de la plaine, Dans l'antre où verdit l'osier, Virgile enivre Silène, Et Rabelais Grandgousier. O Virgile, verse à boire ! Verse à boire, ô Rabelais ! La forêt est une gloire ; La caverne est un palais ! Il n'est pas de lac ni d'île Qui ne nous prenne au gluau, Qui n'improvise une idylle, Ou qui ne chante un duo. Car l'amour chasse aux bocages, Et l'amour pêche aux ruisseaux, Car les belles sont les cages Dont nos coeurs sont les oiseaux. De la source, sa cuvette, La fleur, faisant son miroir, Dit : -Bonjour,- à la fauvette, Et dit au hibou : -Bonsoir. Le toit espère la gerbe, Pain d'abord et chaume après ; La croupe du boeuf dans l'herbe Semble un mont dans les forêts. L'étang rit à la macreuse, Le pré rit au loriot, Pendant que l'ornière creuse Gronde le lourd chariot. L'or fleurit en giroflée ; L'ancien zéphyr fabuleux Souffle avec sa joue enflée Au fond des nuages bleus. Jersey, sur l'onde docile, Se drape d'un beau ciel pur, Et prend des airs de Sicile Dans un grand haillon d'azur. Partout l'églogue est écrite : Même en la froide Albion, L'air est plein de Théocrite, Le vent sait par coeur Bion, Et redit, mélancolique, La chanson que fredonna Moschus, grillon bucolique De la cheminée Etna. L'hiver tousse, vieux phtisique, Et s'en va; la brume fond ; Les vagues font la musique Des vers que les arbres font. Toute la nature sombre Verse un mystérieux jour ; L'âme qui rêve a plus d'ombre Et la fleur a plus d'amour. L'herbe éclate en pâquerettes ; Les parfums, qu'on croit muets, Content les peines secrètes Des liserons aux bleuets. Les petites ailes blanches Sur les eaux et les sillons S'abattent en avalanches ; Il neige des papillons. Et sur la mer, qui reflète L'aube au sourire d'émail, La bruyère violette Met au vieux mont un camail ; Afin qu'il puisse, à l'abîme Qu'il contient et qu'il bénit, Dire sa messe sublime Sous sa mitre de granit. Granville, juin 1836.
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À Granville, en 1836
Voici juin. Le moineau raille Dans les champs les amoureux ; Le rossignol de muraille Chante dans son nid pierreux. Les herbes et les branchages, Pleins de soupirs et d'abois, Font de charmants rabâchages Dans la profondeur des bois. La grive et la tourterelle Prolongent, dans les nids sourds, La ravissante querelle Des baisers et des amours. Sous les treilles de la plaine, Dans l'antre où verdit l'osier, Virgile enivre Silène, Et Rabelais Grandgousier. O Virgile, verse à boire ! Verse à boire, ô Rabelais ! La forêt est une gloire ; La caverne est un palais ! Il n'est pas de lac ni d'île Qui ne nous prenne au gluau, Qui n'improvise une idylle, Ou qui ne chante un duo. Car l'amour chasse aux bocages, Et l'amour pêche aux ruisseaux, Car les belles sont les cages Dont nos coeurs sont les oiseaux. De la source, sa cuvette, La fleur, faisant son miroir, Dit : -Bonjour,- à la fauvette, Et dit au hibou : -Bonsoir. Le toit espère la gerbe, Pain d'abord et chaume après ; La croupe du boeuf dans l'herbe Semble un mont dans les forêts. L'étang rit à la macreuse, Le pré rit au loriot, Pendant que l'ornière creuse Gronde le lourd chariot. L'or fleurit en giroflée ; L'ancien zéphyr fabuleux Souffle avec sa joue enflée Au fond des nuages bleus. Jersey, sur l'onde docile, Se drape d'un beau ciel pur, Et prend des airs de Sicile Dans un grand haillon d'azur. Partout l'églogue est écrite : Même en la froide Albion, L'air est plein de Théocrite, Le vent sait par coeur Bion, Et redit, mélancolique, La chanson que fredonna Moschus, grillon bucolique De la cheminée Etna. L'hiver tousse, vieux phtisique, Et s'en va; la brume fond ; Les vagues font la musique Des vers que les arbres font. Toute la nature sombre Verse un mystérieux jour ; L'âme qui rêve a plus d'ombre Et la fleur a plus d'amour. L'herbe éclate en pâquerettes ; Les parfums, qu'on croit muets, Content les peines secrètes Des liserons aux bleuets. Les petites ailes blanches Sur les eaux et les sillons S'abattent en avalanches ; Il neige des papillons. Et sur la mer, qui reflète L'aube au sourire d'émail, La bruyère violette Met au vieux mont un camail ; Afin qu'il puisse, à l'abîme Qu'il contient et qu'il bénit, Dire sa messe sublime Sous sa mitre de granit. Granville, juin 1836.
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Je n 'ai jamais vu Autrement que fardées Les lèvres rebondies de ma muse. Ces lèvres rarissimes n 'ont jamais aimé, Jamais baiser de Désirée ne fut ni volé ni échangé M'a-t-elle avoué. Ne proposez surtout pas à ma muse de goûter à ses lèvres Sublimées par les mythiques "Ne m'oubliez pas" de Guerlain, Authentique Rouge de Rouge Baiser, Ou encore Noir Gothique de Dior Oubliez à jamais magenta, Parme ou mauve, prune ou violette Les lèvres cultes de ma muse ne jurent que par l 'aubergine Eggplant lipstick, Appliqué au raisin Du coeur de ses lèvres vers les commissures Mais à n'en pas douter le nec plus ultra de ses lèvres C 'est quand elles sont nues, Dépouillées, sans fard, sans baume Riches de leur texture incendiaire Naturelle, légitime et génétique Riches des flux et reflux de l'Océan Indien. Ses lèvres, comme je les imagine, Sont alors cyclone divin comme le vin de letchi A boire sans modération.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 1:38 AM UTC
Ses lèvres, comme je les imagine
Drunk because you're not here. Gin and ***** drop into glass. Drunk because I don't know how to tell you I want to make you mine. Drunk because creme de violette speaks purple for both of us. Drunk because the Casino soothes me with maraschino - so let's go to Rome. Drunk because you left me that pink silk thing. It haunts me. Drunk because you're not here. Gin and ***** drop into glass.
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May 29, 2019
May 29, 2019 at 9:00 PM UTC
Aviation, Casino
Les pitons des sierras, les dunes du désert, Où ne pousse jamais un seul brin d'herbe vert ; Les monts aux flancs zébrés de tuf, d'ocre et de marne, Et que l'éboulement de jour en jour décharne, Le grès plein de micas papillotant aux yeux, Le sable sans profit buvant les pleurs des cieux, Le rocher renfrogné dans sa barbe de ronce ; L'ardente solfatare avec la pierre-ponce, Sont moins secs et moins morts aux végétations Que le roc de mon coeur ne l'est aux passions. Le soleil de midi, sur le sommet aride, Répand à flots plombés sa lumière livide, Et rien n'est plus lugubre et désolant à voir Que ce grand jour frappant sur ce grand désespoir. Le lézard pâmé bâille, et parmi l'herbe cuite On entend résonner les vipères en fuite. Là, point de marguerite au coeur étoilé d'or, Point de muguet prodigue égrenant son trésor ; Là point de violette ignorée et charmante, Dans l'ombre se cachant comme une pâle amante ; Mais la broussaille rousse et le tronc d'arbre mort, Que le genou du vent comme un arc plie et tord : Là, pas d'oiseau chanteur, ni d'abeille en voyage, Pas de ramier plaintif déplorant son veuvage ; Mais bien quelque vautour, quelque aigle montagnard, Sur le disque enflammé fixant son oeil hagard, Et qui, du haut du pic où son pied prend racine, Dans l'or fauve du soir durement se dessine. Tel était le rocher que Moïse, au désert, Toucha de sa baguette, et dont le flanc ouvert, Tressaillant tout à coup, fit jaillir en arcade Sur les lèvres du peuple une fraîche cascade. Ah ! s'il venait à moi, dans mon aridité, Quelque reine des coeurs, quelque divinité, Une magicienne, un Moïse femelle, Traînant dam le désert les peuples après elle, Qui frappât le rocher de mon coeur endurci, Comme de l'autre roche, on en verrait aussi Sortir en jets d'argent des eaux étincelantes, Où viendraient s'abreuver les racines des plantes ; Où les pâtres errants conduiraient leurs troupeaux, Pour se coucher à l'ombre et prendre le repos, Où, comme en un vivier les cigognes fidèles Plongeraient leurs grands becs et laveraient leurs ailes.
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In deserto
Les pitons des sierras, les dunes du désert, Où ne pousse jamais un seul brin d'herbe vert ; Les monts aux flancs zébrés de tuf, d'ocre et de marne, Et que l'éboulement de jour en jour décharne, Le grès plein de micas papillotant aux yeux, Le sable sans profit buvant les pleurs des cieux, Le rocher renfrogné dans sa barbe de ronce ; L'ardente solfatare avec la pierre-ponce, Sont moins secs et moins morts aux végétations Que le roc de mon coeur ne l'est aux passions. Le soleil de midi, sur le sommet aride, Répand à flots plombés sa lumière livide, Et rien n'est plus lugubre et désolant à voir Que ce grand jour frappant sur ce grand désespoir. Le lézard pâmé bâille, et parmi l'herbe cuite On entend résonner les vipères en fuite. Là, point de marguerite au coeur étoilé d'or, Point de muguet prodigue égrenant son trésor ; Là point de violette ignorée et charmante, Dans l'ombre se cachant comme une pâle amante ; Mais la broussaille rousse et le tronc d'arbre mort, Que le genou du vent comme un arc plie et tord : Là, pas d'oiseau chanteur, ni d'abeille en voyage, Pas de ramier plaintif déplorant son veuvage ; Mais bien quelque vautour, quelque aigle montagnard, Sur le disque enflammé fixant son oeil hagard, Et qui, du haut du pic où son pied prend racine, Dans l'or fauve du soir durement se dessine. Tel était le rocher que Moïse, au désert, Toucha de sa baguette, et dont le flanc ouvert, Tressaillant tout à coup, fit jaillir en arcade Sur les lèvres du peuple une fraîche cascade. Ah ! s'il venait à moi, dans mon aridité, Quelque reine des coeurs, quelque divinité, Une magicienne, un Moïse femelle, Traînant dam le désert les peuples après elle, Qui frappât le rocher de mon coeur endurci, Comme de l'autre roche, on en verrait aussi Sortir en jets d'argent des eaux étincelantes, Où viendraient s'abreuver les racines des plantes ; Où les pâtres errants conduiraient leurs troupeaux, Pour se coucher à l'ombre et prendre le repos, Où, comme en un vivier les cigognes fidèles Plongeraient leurs grands becs et laveraient leurs ailes.
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Oui, je suis le rêveur; je suis le camarade Des petites fleurs d'or du mur qui se dégrade, Et l'interlocuteur des arbres et du vent. Tout cela me connaît, voyez-vous. J'ai souvent, En mai, quand de parfums les branches sont gonflées, Des conversations avec les giroflées ; Je reçois des conseils du lierre et du bleuet. L'être mystérieux, que vous croyez muet, Sur moi se penche, et vient avec ma plume écrire. J'entends ce qu'entendit Rabelais ; je vois rire Et pleurer ; et j'entends ce qu'Orphée entendit. Ne vous étonnez pas de tout ce que me dit La nature aux soupirs ineffables. Je cause Avec toutes les voix de la métempsycose. Avant de commencer le grand concert sacré, Le moineau, le buisson, l'eau vive dans le pré, La forêt, basse énorme, et l'aile et la corolle, Tous ces doux instruments, m'adressent la parole ; Je suis l'habitué de l'orchestre divin ; Si je n'étais songeur, j'aurais été sylvain. J'ai fini, grâce au calme en qui je me recueille, A force de parler doucement à la feuille, A la goutte de pluie, à la plume au rayon, Par descendre à ce point dans la création, Cet abîme où frissonne un tremblement farouche, Que je ne fais plus même envoler une mouche ! Le brin d'herbe, vibrant d'un éternel émoi, S'apprivoise et devient familier avec moi, Et, sans s'apercevoir que je suis là, les roses Font avec les bourdons toutes sortes de choses ; Quelquefois, à travers les doux rameaux bénis, J'avance largement ma face sur les nids, Et le petit oiseau, mère inquiète et sainte, N'a pas plus peur de moi que nous n'aurions de crainte, Nous, si l'oeil du bon Dieu regardait dans nos trous ; Le lys ***** me voit approcher sans courroux, Quand il s'ouvre aux baisers du jour ; la violette La plus pudique fait devant moi sa toilette ; Je suis pour ces beautés l'ami discret et sûr Et le frais papillon, libertin de l'azur, Qui chiffonne gaîment une fleur demi-nue, Si je viens à passer dans l'ombre, continue, Et, si la fleur se veut cacher dans le gazon, Il lui dit : « Es-tu bête ! Il est de la maison. » Les Roches, août 1835.
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Oui, je suis le rêveur
Oui, je suis le rêveur; je suis le camarade Des petites fleurs d'or du mur qui se dégrade, Et l'interlocuteur des arbres et du vent. Tout cela me connaît, voyez-vous. J'ai souvent, En mai, quand de parfums les branches sont gonflées, Des conversations avec les giroflées ; Je reçois des conseils du lierre et du bleuet. L'être mystérieux, que vous croyez muet, Sur moi se penche, et vient avec ma plume écrire. J'entends ce qu'entendit Rabelais ; je vois rire Et pleurer ; et j'entends ce qu'Orphée entendit. Ne vous étonnez pas de tout ce que me dit La nature aux soupirs ineffables. Je cause Avec toutes les voix de la métempsycose. Avant de commencer le grand concert sacré, Le moineau, le buisson, l'eau vive dans le pré, La forêt, basse énorme, et l'aile et la corolle, Tous ces doux instruments, m'adressent la parole ; Je suis l'habitué de l'orchestre divin ; Si je n'étais songeur, j'aurais été sylvain. J'ai fini, grâce au calme en qui je me recueille, A force de parler doucement à la feuille, A la goutte de pluie, à la plume au rayon, Par descendre à ce point dans la création, Cet abîme où frissonne un tremblement farouche, Que je ne fais plus même envoler une mouche ! Le brin d'herbe, vibrant d'un éternel émoi, S'apprivoise et devient familier avec moi, Et, sans s'apercevoir que je suis là, les roses Font avec les bourdons toutes sortes de choses ; Quelquefois, à travers les doux rameaux bénis, J'avance largement ma face sur les nids, Et le petit oiseau, mère inquiète et sainte, N'a pas plus peur de moi que nous n'aurions de crainte, Nous, si l'oeil du bon Dieu regardait dans nos trous ; Le lys ***** me voit approcher sans courroux, Quand il s'ouvre aux baisers du jour ; la violette La plus pudique fait devant moi sa toilette ; Je suis pour ces beautés l'ami discret et sûr Et le frais papillon, libertin de l'azur, Qui chiffonne gaîment une fleur demi-nue, Si je viens à passer dans l'ombre, continue, Et, si la fleur se veut cacher dans le gazon, Il lui dit : « Es-tu bête ! Il est de la maison. » Les Roches, août 1835.
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Clair de lune sentimental. A travers la folle risée Que Saint-Marc renvoie au Lido, Une gamme monte en fusée, Comme au clair de lune un jet d'eau... A l'air qui jase d'un ton bouffe Et secoue au vent ses grelots, Un regret, ramier qu'on étouffe, Par instant mêle ses sanglots. Au **** dans la brume sonore, Comme un rêve presque effacé, J'ai revu, pâle et triste encore, Mon vieil amour de l'an passé. Mon âme en pleurs s'est souvenue De l'avril, où, guettant au bois La violette à sa venue, Sous l'herbe nous mêlions nos doigts... Cette note de chanterelle, Vibrant comme l'harmonica, C'est la voix enfantine et grêle, Flèche d'argent qui me piqua. Le son en est si faux, si tendre, Si moqueur, si doux, si cruel, Si froid, si brûlant, qu'à l'entendre On ressent un plaisir mortel, Et que mon coeur, comme la voûte Dont l'eau pleure dans un bassin, Laisse tomber goutte par goutte Ses larmes rouges dans mon sein. Jovial et mélancolique, Ah ! vieux thème du carnaval, Où le rire aux larmes réplique, Que ton charme m'a fait de mal !
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Sur le Carnaval de Venise IV
I wonder what the rabbit sees when she passes through my backyard garden. Catholic eyes that have canonized nature’s wild mane of vulcan brush and misty rain does she think my sunflowers are just as beautiful? and the rolling prairies of my domesticated bend of the turnpike are they just like the valleys she has foraged through, beside the shivering streams and creepycrawling things, I wonder if my nature is enough for her own is the ant hill in my backyard garden still sweet as the labor of the mountainspine makes you sweat, admire the dappled blueberries and dark deer droppings side by side, I once ate the deer’s own by accident and I couldn’t tell the difference but she is still just a rabbit and has only seen the grocer’s slivered aisle of the world, she hasn’t heard the wolf cry to the violette moon (god’s own thumbnail, mama used to say), or smelled the dogwood in April heard the mourning-song of the morning humpback while the plowman’s humble dinner stays salted by his moiled earthsoiled toilsweat cried in the summershine of noontime Arizona rising and laughed into the Amazon’s hair stood tall on the moors, stood tall and faced the edge of the world kicked up the fertile dust of the African enterprise or powdered her frosted nose alongside crystalline Mongols, no she is just a rabbit, and I want to tell her all the secrets Gaea has yet to murmur, low but she is just a rabbit, and she sees my backyard garden this wide world and that is enough, for her own
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Mar 15, 2018
Mar 15, 2018 at 4:40 PM UTC
the rabbit
I wonder what the rabbit sees when she passes through my backyard garden. Catholic eyes that have canonized nature’s wild mane of vulcan brush and misty rain does she think my sunflowers are just as beautiful? and the rolling prairies of my domesticated bend of the turnpike are they just like the valleys she has foraged through, beside the shivering streams and creepycrawling things, I wonder if my nature is enough for her own is the ant hill in my backyard garden still sweet as the labor of the mountainspine makes you sweat, admire the dappled blueberries and dark deer droppings side by side, I once ate the deer’s own by accident and I couldn’t tell the difference but she is still just a rabbit and has only seen the grocer’s slivered aisle of the world, she hasn’t heard the wolf cry to the violette moon (god’s own thumbnail, mama used to say), or smelled the dogwood in April heard the mourning-song of the morning humpback while the plowman’s humble dinner stays salted by his moiled earthsoiled toilsweat cried in the summershine of noontime Arizona rising and laughed into the Amazon’s hair stood tall on the moors, stood tall and faced the edge of the world kicked up the fertile dust of the African enterprise or powdered her frosted nose alongside crystalline Mongols, no she is just a rabbit, and I want to tell her all the secrets Gaea has yet to murmur, low but she is just a rabbit, and she sees my backyard garden this wide world and that is enough, for her own
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IV. Un grand houx, de forme incivile, Du haut de sa fauve beauté, Regardait mon habit de ville ; Il était fleuri, moi crotté ; J'étais crotté jusqu'à l'échine. Le houx ressemblait au chardon Que fait brouter l'ânier de Chine À son âne de céladon. Un bon crapaud faisait la lippe Près d'un champignon malfaisant. La chaire était une tulipe Qu'illuminait un ver luisant. Au seuil priait cette grisette À l'air doucement fanfaron, Qu'à Paris on nomme Lisette, Qu'aux champs on nomme Liseron. Un grimpereau, cherchant à boire, Vit un arum, parmi le thym, Qui dans sa feuille, blanc ciboire, Cachait la perle du matin ; Son bec, dans cette vasque ronde, Prit la goutte d'eau qui brilla ; La plus belle feuille du monde Ne peut donner que ce qu'elle a. Les chenilles peuplaient les ombres ; L'enfant de choeur Coquelicot Regardait ces fileuses sombres Faire dans un coin leur tricot. Les joncs, que coudoyait sans morgue La violette, humble prélat, Attendaient, pour jouer de l'orgue, Qu'un bouc ou qu'un moine bêlât. Au fond s'ouvrait une chapelle Qu'on évitait avec horreur ; C'est là qu'habite avec sa pelle Le noir scarabée enterreur. Mon pas troubla l'église fée ; Je m'aperçus qu'on m'écoutait. L'églantine dit : C'est Orphée. La ronce dit : C'est Colletet.
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L'église (IV)