"verra" poems
Hwenne, och! slawlie IT, an’ unco Licht!
Afoyr th' wounded frae Lyife Ghaist-Ancestors,
At Calanais Stane Sirkill Auld, an’ Verra IT, Micht!
Wae th' Lost ay! o'er Deep Tyme Unforgivin’,
Hidden Bleezan ay, Sacrificial Rite at Myrk Nicht!
Th' Stowed Oot Moon Conquerin’ rayses IT, tae mee!
Amydde Thae Verra Bluish, cannae nowe ye a' see?
Cauld Cluds ay flashin', an' Verra Thay A' Hye!
Ainlie, ainlie Raw Rid Bridie sloch Ah!
NVNC RVBRA CLARO FVLMINE REFVLGENS LVNA
QVIA REDACTA EST AD FVLGOREM RES RVBRA
TOTALITER INTRA SACRVM CIRCVLVS VICTRIX MIHI
VBI REX INVICTVS AC MAXIME VLTOR OVERMAN
RVBRO LAPIDI CVM MAGNO NECNON PHANTASMATE
ALTA HIC FLAMMA POTENTER ADVENIT RVBRA.
Feb 11, 2022
Feb 11, 2022 at 5:11 AM UTC
A Lone Walker nowe Ah!
Intae Theis Murky Naycht
‘Yont Whin-Rock menacin’,
Ewry Wound bygane an’ the Scar
Freish Bluid o’ mine fuelin’,
Lang, lang, IT! the Blacklyn Howr,
Unfathomable, Unearthly,
Verra Guid Fyre wearin’,
Burnan Hye! Gore o’ mine
Awa, awa, IT owre spilled!
Soil o’ Alabaster gravin’,
An’ abön, Great Orrah! a Presence yirr,
Near-hand ay flashin’,
Rumblin’, guid tremblin’,
Lyke a Rhodium-Demon Hyear
Unco! stick-an-stowe towerin’,
An’ a Mirror-Vision ay broo!
O’ Red Gore fuil an’ pruid!
Great Rowth ragin’!
Human nae, nae IT laanger!
Heyne intae Theis Skye-Mirror,
Image o’ mine! nae, nae IT laanger!
Ma Rubye Brooch Micht, och!
Stylle haiwin',
An' wae Veins o’ Deep Lowe imbued,
Ma ain stylle! Glamis’ Orrah! Dearest!
Athwart ma Solitarye Gait
Ays a Storm-Blast fallin’,
An’ wnto me! wnto me noo, IT!
O’er an’ o’er! Carham’s Scyld-Hel Orrah!
Stylle Theis Dangerus! Verra Dangerus, IT!
Highlan’ Thwndir-Rode o’ mine
Intae Theis Guid Kintra whooshin’,
An’ the nae ****** Cauld Landis Micht,
Swaird-Wounded, stylle Ironclad Ah!
Fore’er unco! wi’in Oun Hye Fyre
Thro’ nae croud strollin’,
Ays yf frae Hye Þunor His-sel
The Lone War-Whisper Weel-Gaun!
Wae Thae Verra Woirds o’ Battle-Angyr
Lewdlie! Theis Specular Bluish Fyre o’ mine!
Thus Thwndir-Taukin’:
NUNC IN HOC SIGNO VINCES
QUIA FOCUS TEMPESTATIS MODO EST TIBI
ET VEXILLA FULMINIS PRODEUNT UNIVERSI
IN FERRO CAERULEO SANGUINEQUE
AD TE PICTORUM NOCTE TETRA
ET IN SPECULO RESULTANTE FORMA
THOR GOTHORUM UBI DESCENDET LAETO
AB ULTIMA GLITNIR MAGNO MALLEO
DEUS FLAVUS QUI ALTO FERRO SECURIQUE
TONITRUO INDIGNAM VIAM MALEDIXIT
FULMINIS IGITUR TETRA UMBRA TUA
ALTA FLAMMA CALIGINEA VEXILLAQUE
SUPREMO IGNE OVERMAN ULTOR.
Jan 23, 2021
Jan 23, 2021 at 6:54 AM UTC
Och! Airn an' Thwndir!
An' Urquhart's Wae Verra Hel!
Great Warlike Glamis' Firey,
An' Hwmyd Loch Doon's Orrah!
Downe! Downe! tae thad howch owre miserable!
Ye a' swithe hame, hame! wae ma Airn ***
An' weile 'yont yondir Suthron!
Waefu', waefu' heyre Ah! War-Ironclad heyne Ȝell,
Wae burr-thistle’s Gowlin’ Storne Micht!
Frae ma verra, verra! Ah ageyne!
Tae the Cauld Enraged Wynde
Unco! intae Æternall Battle Scorchin'
Towardis Moorlan Chain Mail-Bosom o' mine!
O'er an' o'er IT! increasingly thro' Force returnin',
Wae ma verra Blacklyn Tartan o' War heyne,
An' Silvery Brooch, wi'in yondir Lone Sceadewe!
Unco! wae the Rubye Stane deep-shimmerin'
Naixt tae Carham's Gory Landis, an' the Targe-Hell,
Thro’ nowe Tune Martial, stick-an-stowe Ȝell!
Airn-Curse Core-Firey, Hye-Flamin' IT!
Heyne unco rychte Airn-Moorlan o'er ye a'!
Ah, bye nowe the FEUDAL OWAR-MANN!
'Yont thad Auld Whunstane Tower-Shrine
Togider wae Lang Titanium-Claymore, Airn-Dazzlin'
An' ne'er, ne'er, IT! stick-an-stowe tae wane!
Wi'in theis Bluish Fyre syne! Verra War-Swaird Rairan IT,
Intae Thae Hringiren Æternall, Thwndir-Devastatin' o' mine!
QVOAD FEODALE MEA CVM RVBRA SPATHA
ET RELVCENTE HOC SCVTO AC FVLMINE NIVEO
SCOTORVM INTRA HANC TEMPESTATEM MAGNAM
QVÆ FLOS IGNEVS EST TONITRVO NOMINE ALTO
NEMO GELIDO HOC LOCO IMPVNE ME LACESSIT.
Oct 1, 2020
Oct 1, 2020 at 4:42 AM UTC
Wee cosy, tranquil Gatehouse Library
Ah come in quite a lot tay see yi,
Tay read yir books and use yir wifi
An' chat tay Joannie,
Sae noo Ah'm goannie sing yir praises,
Ah'm pure dead goannie.
Ye're sic' a cultural oasis,
Wan o' ma favourite learnin' places,
Yir books can form the verra basis
O' Scottish brain power,
Enrichin' minds an' cheeky faces
O' Scottish wean power.
So let us pray they never close yi
Tay those who would, we will oppose yi.
We'll be the storm an ill wind blows yi
At sic' a crunch time.
The only closin' we'll allow
Is Joannie's lunch time.
Jan 18, 2015
Jan 18, 2015 at 6:38 PM UTC
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Tous deux adoraient la belle (*)
Prisonnière des soldats
Lequel montait à l'échelle
Et lequel guettait en bas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Qu'importe comment s'appelle
Cette clarté sur leur pas
Que l'un fut de la chapelle
Et l'autre s'y dérobât
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Tous les deux étaient fidèles
Des lèvres du coeur des bras
Et tous les deux disaient qu'elle
Vive et qui vivra verra
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Quand les blés sont sous la grêle
Fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles
Au coeur du commun combat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Du haut de la citadelle
La sentinelle tira
Par deux fois et l'un chancelle
L'autre tombe qui mourra
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Ils sont en prison Lequel
À le plus triste grabat
Lequel plus que l'autre gèle
Lequel préfère les rats
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Un rebelle est un rebelle
Deux sanglots font un seul glas
Et quand vient l'aube cruelle
Passent de vie à trépas
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Répétant le nom de celle
Qu'aucun des deux ne trompa
Et leur sang rouge ruisselle
Même couleur même éclat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
Il coule il coule il se mêle
À la terre qu'il aima
Pour qu'à la saison nouvelle
Mûrisse un raisin muscat
Celui qui croyait au ciel
Celui qui n'y croyait pas
L'un court et l'autre a des ailes
De Bretagne ou du Jura
Et framboise ou mirabelle
Le grillon rechantera
Dites flûte ou violoncelle
Le double amour qui brûla
L'alouette et l'hirondelle
La rose et le réséda.
* La France.
1.4k
Chanson.
Voulant, ô ma douce moitié,
T'assurer que mon amitié
Ne se verra jamais finie,
Je fis, pour t'en assurer mieux
Un serment juré par mes yeux
Et par mon cœur et par ma vie.
Tu jures ce qui n'est à toi ;
Ton cœur et tes yeux sont à moi
D'une promesse irrévocable,
Ce médis-tu. Hélas ! au moins
Reçoit mes larmes pour témoins
Que ma parole est véritable !
Alors, Belle, tu me baisas,
Et doucement désattisas
Mon feu, d'un gracieux visage :
Puis tu fis signe de ton œil,
Que tu recevais bien mon deuil
Et mes larmes pour témoignage.
732
Certain roi qui régnait sur les rives du Tage,
Et que l'on surnomma le sage,
Non parce qu'il était prudent,
Mais parce qu'il était savant,
Alphonse, fut surtout un habile astronome.
Il connaissait le ciel bien mieux que son royaume,
Et quittait souvent son conseil
Pour la lune ou pour le soleil.
Un soir qu'il retournait à son observatoire,
Entouré de ses courtisans,
Mes amis, disait-il, enfin j'ai lieu de croire
Qu'avec mes nouveaux instruments
Je verrai cette nuit des hommes dans la lune.
Votre majesté les verra,
Répondait-on ; la chose est même trop commune,
Elle doit voir mieux que cela.
Pendant tous ces discours, un pauvre, dans la rue,
S'approche, en demandant humblement, chapeau bas,
Quelques maravédis : le roi ne l'entend pas,
Et, sans le regarder, son chemin continue.
Le pauvre suit le roi, toujours tendant la main,
Toujours renouvelant sa prière importune ;
Mais, les yeux vers le ciel, le roi, pour tout refrain,
Répétait : je verrai des hommes dans la lune.
Enfin le pauvre le saisit
Par son manteau royal, et gravement lui dit :
Ce n'est pas de là haut, c'est des lieux où nous sommes
Que Dieu vous a fait souverain.
Regardez à vos pieds ; là vous verrez des hommes,
Et des hommes manquant de pain.
742
Que n'as-tu comme moi pris naissance au village !
Que n'as-tu pour tout bien un modeste troupeau !
Olivier ! les trésors d'un brillant héritage
Valent-ils le bonheur que t'offrit le hameau ?
Tu vas donc sans regret quitter ce simple asile !
Le calme pour le bruit, et les champs pour la cour !
Tes beaux jours, Olivier, couleront à la ville,
Et moi dans un hameau je vais mourir d'amour.
Si jamais au village un regret te ramène,
Si tes pas incertains s'égarent au vallon,
Tu verras nos deux noms gravés sur le vieux chêne,
Et le cœur qui t'aima couvert d'un froid gazon.
Comme la fleur des bois qui se dessèche et tombe,
Le soir d'un jour brûlant verra finir mon sort ;
Et notre bon pasteur écrira sur ma tombe :
« Olivier ! ne plains pas la douleur qui s'endort. »
622
Och! Airn an’ Thundir! Great Orrah!
Ere ye a' sune an’ syne fast, verra fast ***
Wae Verra Skye-Storne Hye,
Skye-Unleashed, IT! Clitheroe's Gory Orrah!
Frae mah Burnan’ Skye-Rage,
An' unco Airn-Curse o’er ye a',
Downe, downe! owre downe!
Theis Moorlan Firey Grass flyin’,
Dinna Daur! Ah say, Dinna Daur!
Tae mah Verra Skye-Roaran’
An' Skye-Furious Bellum, Guid Orrah!
Nae tae baith nowe listen!
Nor tae set futis ageyne, Ah say!
Wae yer unco dishonorable duds,
Oan Theis Verra Nobil Glamis’ Hal’,
Kingdom o' Scotland IT, Airn-Auld,
Robert th' Bruce Micht,
Ironclad, her Ruler, wae Wois Loud!
Fore, ne’er, ne’er, Ah skye-yell;
AH UNCO WADNA!
AH UNCO WADNA!
Great Guid, Verra Guid Orrah!
Wae mah Bleezan Skye-Blade o’ War,
An’ Verra, Verra Guid Gilded Targe,
Auldfarran, juist twich ye a'!
Whene'er, an’ unco fore’er,
Intae THEIS DEEP LOCH O' RID HEL,
An' thro' yondir War-Thundir, och!
Wae mah Skye-Skean steel-fechtin’.
Nov 2, 2020
Nov 2, 2020 at 4:08 AM UTC
Fable I, Livre III.
Toi qui, peintre et rival de Flore,
Comme elle à la nature empruntes les couleurs
Dont se parent toutes les fleurs
Que sous tes doigts on voit éclore,
Que je porte envie à ton art !
Tout est rose pour toi. Plus tes tableaux fidèles
Se rapprochent de tes modèles,
Et plus on t'applaudit ; et moi, si par hasard
J'ose crayonner quelque page,
D'un tout contraire accueil je suis souvent payé.
Et je plais d'autant moins au modèle effrayé
Que j'ai mieux tracé son image.
À ses yeux qu'ai-je offert en effet ? maint défaut,
Maint travers. Cher ami, dans le siècle où nous sommes
Tout est vice ou sottise ; et, pour charmer, il faut
Peindre les fleurs et non les hommes.
La fleur du chardon se carrait
Au milieu des piquants dont sa tige est armée ;
Et sans plus de façons, d'elle-même charmée,
À la rose se préférait.
« Je suis plus qu'elle encore et sévère et pudique,
Car on la vit parfois s'humaniser un peu.
Quant à moi, qu'on approche, et l'on verra beau jeu !
Ma devise est, enfin : Qui s'y frotte s'y pique.
« - Et pourquoi s'y frotterait-on ? »
Dit un jeune berger qui cherchait aventure :
« Pour jouir d'une rose on brave une blessure ;
Mais se fait-on piquer pour cueillir un chardon ? »
613
Les étoiles, points d'or, percent les branches noires ;
Le flot huileux et lourd décompose ses moires
Sur l'océan blêmi ;
Les nuages ont l'air d'oiseaux prenant la fuite ;
Par moments le vent parle, et dit des mots sans suite,
Comme un homme endormi.
Tout s'en va. La nature est l'urne mal fermée.
La tempête est écume et la flamme est fumée.
Rien n'est, hors du moment,
L'homme n'a rien qu'il prenne, et qu'il tienne, et qu'il garde.
Il tombe heure par heure, et, ruine, il regarde
Le monde, écroulement.
L'astre est-il le point fixe en ce mouvant problème ?
Ce ciel que nous voyons fut-il toujours le même ?
Le sera-t-il toujours ?
L'homme a-t-il sur son front des clartés éternelles ?
Et verra-t-il toujours les mêmes sentinelles
Monter aux mêmes tours ? [...]
460
Un aveugle au coin d'une borne,
Hagard comme au jour un hibou,
Sur son flageolet, d'un air morne,
Tâtonne en se trompant de trou,
Et joue un ancien vaudeville
Qu'il fausse imperturbablement ;
Son chien le conduit par la ville,
Spectre diurne à l'oeil dormant.
Les jours sur lui passent sans luire ;
Sombre, il entend le monde obscur,
Et la vie invisible bruire
Comme un torrent derrière un mur !
Dieu sait quelles chimères noires
Hantent cet opaque cerveau !
Et quels illisibles grimoires
L'idée écrit en ce caveau !
Ainsi dans les puits de Venise,
Un prisonnier à demi fou,
Pendant sa nuit qui s'éternise,
Grave des mots avec un clou.
Mais peut-être aux heures funèbres,
Quand la mort souffle le flambeau,
L'âme habituée aux ténèbres
Y verra clair dans le tombeau !
467
Autrefois dans Bagdad le calife Almamon
Fit bâtir un palais plus beau, plus magnifique,
Que ne le fut jamais celui de Salomon.
Cent colonnes d'albâtre en formaient le portique ;
L'or, le jaspe, l'azur, décoraient le parvis ;
Dans les appartements embellis de sculpture,
Sous des lambris de cèdre, on voyait réunis
Et les trésors du luxe et ceux de la nature,
Les fleurs, les diamants, les parfums, la verdure,
Les myrtes odorants, les chefs-d'œuvres de l'art,
Et les fontaines jaillissantes
Roulant leurs ondes bondissantes
A côté des lits de brocard.
Près de ce beau palais, juste devant l'entrée,
Une étroite chaumière, antique et délabrée,
D'un pauvre tisserand était l'humble réduit.
Là, content du petit produit
D'un grand travail, sans dette et sans soucis pénibles,
Le bon vieillard, libre, oublié,
Coulait des jours doux et paisibles,
Point envieux, point envié.
J'ai déjà dit que sa retraite
Masquait le devant du palais.
Le vizir veut d'abord, sans forme de procès,
Qu'on abatte la maisonnette ;
Mais le calife veut que d'abord on l'achète.
Il fallut obéir : on va chez l'ouvrier,
On lui porte de l'or. Non, gardez votre somme,
Répond doucement le pauvre homme ;
Je n'ai besoin de rien avec mon atelier :
Et, quant à ma maison, je ne puis m'en défaire ;
C'est là que je suis né, c'est là qu'est mort mon père ;
Je prétends y mourir aussi.
Le calife, s'il veut, peut me chasser d'ici ;
Il peut détruire ma chaumière :
Mais, s'il le fait, il me verra
Venir, chaque matin, sur la dernière pierre
M'asseoir et pleurer ma misère :
Je connais Almamon, son cœur en gémira.
Cet insolent discours excita la colère
Du vizir, qui voulait punir ce téméraire,
Et sur-le-champ raser sa chétive maison.
Mais le calife lui dit : Non,
J'ordonne qu'à mes frais elle soit réparée ;
Ma gloire tient à sa durée :
Je veux que nos neveux, en la considérant,
Y trouvent de mon règne un monument auguste :
En voyant le palais, ils diront : Il fut grand ;
En voyant la chaumière, ils diront : Il fut juste.
444
Qui voudra voir comme un Dieu me surmonte,
Comme il m'assaut, comme il se fait vainqueur,
Comme il renflamme et renglace mon coeur,
Comme il reçoit un honneur de ma honte,
Qui voudra voir une jeunesse prompte
A suivre en vain l'objet de son malheur,
Me vienne voir : il verra ma douleur,
Et la rigueur de l'Archer qui me dompte.
Il connaîtra combien la raison peut
Contre son arc, quand une fois il veut
Que notre coeur son esclave demeure :
Et si verra que je suis trop, heureux,
D'avoir au flanc l'aiguillon amoureux,
Plein du venin dont il faut que je meure.
390
Fable XVI, Livre I.
On admirait l'oiseau de Jupiter,
Qui déployant ses vastes ailes,
Aussi rapide que l'éclair,
Remontait vers son maître aux voûtes éternelles.
Toute la basse-cour avait les yeux en l'air.
Ce n'est pas sans raison qu'un grand dieu le préfère !
S'écriait un vieux coq ; parmi ses envieux,
Qui pourrait, comme lui, laissant bien **** la terre,
Voler en un clin-d'oeil au séjour du tonnerre,
Et d'un élan franchir l'immensité des cieux ?
Qui ? reprit un chapon ; vous et moi, mon confrère.
Moi, vous dis-je. Laissons les dindons s'étonner
De ce qui sort de leurs coutumes :
Osons, au lieu de raisonner.
D'aussi près qu'il voudra verra Jupin tonner
Quiconque a du cœur et des plumes.
Il dit, et de l'exemple appuyant la leçon,
Il a déjà pris vol vers la céleste plaine.
Mais c'était le vol du chapon.
L'enfant gâté du Mans s'élève, et, comme un plomb,
Va tomber sur le toit de l'étable prochaine.
On sait que l'indulgence, en un malheur pareil,
N'est pas le fort de la canaille :
On suit le pauvre hère, on le hue, on le raille,
Les plus petits exprès montaient sur la muraille.
Le vieux coq, plus sensé, lui donna ce conseil :
Que ceci te serve de règle ;
Raser la terre est ton vrai lot :
Renonce à prendre un vol plus haut,
Mon ami, tu n'es pas un aigle.
367
Si l'enfant sommeille,
Il verra l'abeille,
Quand elle aura fait son miel,
Danser entre terre et ciel.
Si l'enfant repose,
Un ange tout rose,
Que la nuit seule on peut voir,
Viendra lui dire : « Bonsoir. »
Si l'enfant est sage,
Sur son doux visage
La vierge se penchera,
Et longtemps lui parlera.
Si mon enfant m'aime,
Dieu dira lui-même :
J'aime cet enfant qui dort ;
Qu'on lui porte un rêve d'or.
Fermez ses paupières,
Et sur ses prières,
De mes jardins pleins de fleurs,
Faites glisser les couleurs.
Ourlez-lui des langes,
Avec vos doigts d'anges,
Et laissez sur son chevet
Pleuvoir votre blanc duvet.
Mettez-lui des ailes
Comme aux tourterelle,
Pour venir dans mon soleil
Danser jusqu'à son réveil !
Qu'il fasse un voyage,
Aux bras d'un nuage,
Et laissez-le, s'il lui plaît,
Boire à mes ruisseaux de lait !
Donnez-lui la chambre
De perles et d'ambre.
Et qu'il partage en dormant
Nos gâteaux de diamant !
Brodez-lui des voiles,
Avec mes étoiles,
Pour qu'il navigue en bateau
Sur mon lac d'azur et d'eau !
Que la lune éclaire
L'eau pour lui plus claire,
Et qu'il prenne au lac changeant
Mes plus fins poissons d'argent !
Mais je veux qu'il dorme,
Et qu'il se conforme
Au silence des oiseaux,
Dans leurs maisons de roseaux !
Car si l'enfant pleure,
On entendra l'heure
Tinter partout qu'un enfant
A fait ce que Dieu défend !
L'écho de la rue,
Au bruit accourue,
Quand l'heure aura soupiré,
Dira : « L'enfant a pleuré ! »
Et sa tendre mère,
Dans sa nuit amère,
Pour son ingrat nourrisson
Ne saura plus de chanson !
S'il brame, s'il crie,
Par l'aube en furie
Ce cher agneau révolté
Sera peut-être emporté !
Un si petit être,
Par le toit, peut-être,
Tout en criant, s'en ira,
Et jamais ne reviendra !
Qu'il rôde en ce monde,
Sans qu'on lui réponde,
Jamais l'enfant que je dis
Ne verra mon paradis !
Oui ! mais s'il est sage,
Sur son doux visage
La vierge se penchera
Et longtemps lui parlera !
405
Un solide gaillard ! dix-huit ans : larges bras ;
Mains à vous arracher la tête de l'épaule ;
Sur un front bas et dur, cheveux roux, coupés ras.
Puis, à la danse, il a, ma foi, crâne air, le drôle !
Les enfants poussent drus aux filles qu'il enjôle,
Dans la puberté fière et fauve, le beau gas
Va, comme dans sa pourpre un roi qui sait son rôle
Et parle à voix hautaine, et marche à vastes pas.
Plus **** soit que le sort l'épargne ou le désigne,
On le verra, bon vieux, barbe blanche, œil terni,
S'éteindre doucement, comme un jour qui finit,
Ou bien, humble héros, martyr de la consigne,
Au fond d'une tranchée obscure ou d'un talus
Rouler, le crâne ouvert par quelque éclat d'obus.
332
Smile, or?
(sonnet #MMMMMMMDCCCLXXX)
White. Snow. Sae del'cate that we feel it hence
Within our souls: that hallowed silence they'll
Assure ye is what Sunday's due. T'inhale
Is what we do, half stifled, til I thence
Am lo, some heathen, breaking in fr'intents
And shattring that fine calm as I exhale
My raptures with sheer glee words maught avail
Aught else, Dad chiding me like's sans defense.
So I pass through to breakfast: late. Yes, stir
Him 'spite all that to later say it too,
Whenas the dainty white is heavy--we're
Agreed tis verra wet, and will melt to
Effect ere we're aware, nor linger. Pure
Sweet silence calls unto my soul as't woo.
14Apr19b
Apr 27, 2019
Apr 27, 2019 at 4:23 PM UTC