"venin" poems
La Llorona
(ce poéme écrit après avoir écouté la chanson est
dédié à Frida Kahlo et à Joan Baez)
Sur les remparts de Tenochtitlan
tu ne sors qu'à la nuit couchante
les nuits ou la lune est orange tourne
rouge de sang et d'amertume.
Tu fais briller ta chevelure
de geai, tel un diamant noir,
ton nom est "Llorona la belle"
qui nous appelle de ses pleurs.
Et tente de nous attirer
Avec sa voix rauque et ses pleurs.
Tu annonces la venue de ceux
par qui la mort doit advenir.
Car telle est ta prophétie
magicienne, du Monde Indien.
Surtout passant, ferme les yeux
et retiens ton amour naissant
car la Llorona ne vient pas
pour te serrer dans ses bras
et te donner sa douce peau,
Ni te couvrir de baisers.
Elle se fait messagère de malheur.
Et annonce les temps nouveaux
D’où surgiront les hommes barbus, bardés de fer
avec ces animaux fabuleux
Et leur bâton de foudre et de tonnerre
qui tuent mieux que la guerre fleurie.
Son chant est hymne funèbre
ou la prophétie s'accomplit
dans les cliquetis d’acier,
la maudite soif de l’or
et le feu des bûchers.
Garde toi de suivre « la pleureuse »
qui t'annonce les jours maudits,
ou le sang indien va couler
et le Peuple être mis en servage.
Loran ta beauté est venin
cartes présages sont les flèches
que nous lancent les "temps nouveaux".
Pleurons, tous, notre liberté
et les jours de cendre venus,
et la chute des Dieux serpents.
Paul Arrighi, Toulouse
Jan 9, 2014
Jan 9, 2014 at 4:12 PM UTC
Ma faim, Anne, Anne,
Fuis sur ton âne.
Si j'ai du goût, ce n'est guères
Que pour la terre et les pierres.
Dinn ! dinn ! dinn ! dinn ! Mangeons l'air,
Le roc, les charbons, le fer.
Mes faims, tournez. Paissez, faims,
Le pré des sons !
Attirez le *** venin
Des liserons ;
Mangez
Les cailloux qu'un pauvre brise,
Les vieilles pierres d'église,
Les galets, fils des déluges,
Pains couchés aux vallées grises !
Mes faims, c'est les bouts d'air noir ;
L'azur sonneur ;
- C'est l'estomac qui me tire.
C'est le malheur.
Sur terre ont paru les feuilles !
Je vais aux chairs de fruit blettes.
Au sein du sillon je cueille
La doucette et la violette.
Ma faim, Anne, Anne !
Fuis sur ton âne.
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You, the ashen alyssum
homing in on dark bushes
breeding maggots
feeding on flesh.
You the fetid parasite
carrion, the rotten stink
a toxin laced tongue
devouring pith.
You, the stench of
malignant blossoms
a venomous creeper, you
had to attract snakes.
You live among the graves
the poison pollinator,
a corpse floret
of foul odour.
You the venin
cloaked in smirk
a shrew, spiked with malice
must be crushed,
must die.
Sep 22, 2018
Sep 22, 2018 at 4:06 AM UTC
Noirs de loupes, grêlés, les yeux cerclés de bagues
Vertes, leurs doigts boulus crispés à leurs fémurs,
Le sinciput plaqué de hargnosités vagues
Comme les floraisons lépreuses des vieux murs ;
Ils ont greffé dans des amours épileptiques
Leur fantasque ossature aux grands squelettes noirs
De leurs chaises ; leurs pieds aux barreaux rachitiques
S'entrelacent pour les matins et pour les soirs !
Ces vieillards ont toujours fait tresse avec leurs sièges,
Sentant les soleils vifs percaliser leur peau,
Ou, les yeux à la vitre où se fanent les neiges,
Tremblant du tremblement douloureux du crapaud.
Et les Sièges leur ont des bontés : culottée
De brun, la paille cède aux angles de leurs reins ;
L'âme des vieux soleils s'allume, emmaillotée
Dans ces tresses d'épis où fermentaient les grains.
Et les Assis, genoux aux dents, verts pianistes,
Les dix doigts sous leur siège aux rumeurs de tambour,
S'écoutent clapoter des barcarolles tristes,
Et leurs caboches vont dans des roulis d'amour.
- Oh ! ne les faites pas lever ! C'est le naufrage...
Ils surgissent, grondant comme des chats giflés,
Ouvrant lentement leurs omoplates, ô rage !
Tout leur pantalon bouffe à leurs reins boursouflés.
Et vous les écoutez, cognant leurs têtes chauves,
Aux murs sombres, plaquant et plaquant leurs pieds tors,
Et leurs boutons d'habit sont des prunelles fauves
Qui vous accrochent l'oeil du fond des corridors !
Puis ils ont une main invisible qui tue :
Au retour, leur regard filtre ce venin noir
Qui charge l'oeil souffrant de la chienne battue,
Et vous suez, pris dans un atroce entonnoir.
Rassis, les poings noyés dans des manchettes sales,
Ils songent à ceux-là qui les ont fait lever
Et, de l'aurore au soir, des grappes d'amygdales
Sous leurs mentons chétifs s'agitent à crever.
Quand l'austère sommeil a baissé leurs visières,
Ils rêvent sur leur bras de sièges fécondés,
De vrais petits amours de chaises en lisière
Par lesquelles de fiers bureaux seront bordés ;
Des fleurs d'encre crachant des pollens en virgule
Les bercent, le long des calices accroupis
Tels qu'au fil des glaïeuls le vol des libellules
- Et leur membre s'agace à des barbes d'épis.
1.4k
Ta tête, ton geste, ton air
Sont beaux comme un beau paysage ;
Le rire joue en ton visage
Comme un vent frais dans un ciel clair.
Le passant chagrin que tu frôles
Est ébloui par la santé
Qui jaillit comme une clarté
De tes bras et de tes épaules.
Les retentissantes couleurs
Dont tu parsèmes tes toilettes
Jettent dans l'esprit des poètes
L'image d'un ballet de fleurs.
Ces robes folles sont l'emblème
De ton esprit bariolé ;
Folle dont je suis affolé,
Je te hais autant que je t'aime !
Quelquefois dans un beau jardin
Où je traînais mon atonie,
J'ai senti, comme une ironie,
Le soleil déchirer mon sein ;
Et le printemps et la verdure
Ont tant humilié mon coeur,
Que j'ai puni sur une fleur
L'insolence de la Nature.
Ainsi je voudrais, une nuit,
Quand l'heure des voluptés sonne,
Vers les trésors de ta personne,
Comme un lâche, ramper sans bruit,
Pour châtier ta chair joyeuse,
Pour meurtrir ton sein pardonné,
Et faire à ton flanc étonné
Une blessure large et creuse,
Et, vertigineuse douceur !
A travers ces lèvres nouvelles,
Plus éclatantes et plus belles,
T'infuser mon venin, ma soeur !
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pendently crimson wearing elfin ******* &
chatoyant eyes
grown from boundless harvesting she is
lonely from survival, tenacious pedicel tight
against countless snapped, spent-black fleshlings.
ripe with costly price and left single amongst
decay she adopts (though morely wields)
venin wet juice that poisons whichever loves.
sev ering her stem
with weathered hands, i hoist her cheek to mine
where pressure reveals the tender path
of warmly dissolve.
though she strains & twines with rot and
(the core soaks through) i devour her ***
blight seeds, wholly
so she can grow (afflict me) elsewhere.
Apr 17, 2013
Apr 17, 2013 at 10:15 PM UTC
Ô pucelle plus tendre
Qu'un beau bouton vermeil
Que le rosier engendre
Au lever du soleil,
D'une part verdissant
De l'autre rougissant !
Plus fort que le lierre
Qui se gripe à l'entour
Du chesne aimé, qu'il serre
Enlassé de maint tour,
Courbant ses bras épars
Sus luy de toutes parts,
Serrez mon col, maistresse,
De vos deux bras pliez ;
D'un neud qui tienne et presse
Doucement me liez ;
Un baiser mutuel
Nous soit perpetuel.
Ny le temps, ny l'envie
D'autre amour desirer,
Ne pourra point ma vie
De vos lévres tirer ;
Ainsi serrez demourrons,
Et baisant nous mourrons.
En mesme an et mesne heure,
Et en même saison,
Irons voir la demeure
De la palle maison,
Et les champs ordonnez
Aux amants fortunez.
Amour par les fleurettes
Du printemps éternel
Voirra nos amourettes
Sous le bois maternel ;
Là nous sçaurons combien
Les amants ont de bien.
Le long des belles plaines
Et parmy les prez vers
Les rives sonnent pleines
De maints accords divers ;
L'un joue, et l'autre au son
Danse d'une chanson.
Là le beau ciel décueuvre
Tousjours un front benin,
Sur les fleurs la couleuvre
Ne ***** son venin,
Et tousjours les oyseaux
Chantent sur les rameaux ;
Tousjours les vens y sonnent
Je ne sçay quoy de doux,
Et les lauriers y donnent
Tousjours ombrages moux ;
Tousjours les belles fleurs
Y gardent leurs couleurs.
Parmy le grand espace
De ce verger heureux,
Nous aurons tous deux place
Entre les amoureux,
Et comme eux sans soucy
Nous aimerons aussi.
Nulle amie ancienne
Ne se dépitera,
Quand de la place sienne
Pour nous deux s'ostera,
Non celles dont les yeux
Prirent le cœur des dieux.
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Sous les draps de ta pyramide
On a vue en 3D sur la mangrove
Rhomboïde
De rhizomes entrelacés
À perte de vue.
Et j'essaie le sabre aux lèvres
Grâce à mon géo-radar
De me frayer un chemin dans le feu inextricable
Vers ta chambre nuptiale
D'eau enchevêtrée d'éclairs et de lave en fusion.
Sous les draps de ta pyramide
J'emprunte ta face Nord
À travers une oubliette à l'abri des regards
Des crabes et des salamandres
J'emprunte la descenderie
Et au bout du couloir
Me voici à l'antichambre
Et un sphynx exige de moi un mot de passe
Pour accéder au nec plus ultra de tes entrailles.
Et je dis : soldat du feu !
Et ce que je croyais être un simple feu de broussailles
De mangle rouge momifié
Se révèle un feu de jungle folle
Où sauterelles et criquets grésillent
Sous les flammes humides de ta chrysalide.
Et j'ouvre ma pompe et j'arrose
De mon eau de rose ton sanctuaire
De fleur de grenade inviolée
Et je comble ta faim
D'un bon mortier fait de venin de sable et de sève d'argile
Montante et descendante
Que tu dégustes en te pourléchant les lèvres.
Pour ne pas en perdre une miette.
Nov 2, 2019
Nov 2, 2019 at 5:36 AM UTC
Lion ! J'étais pensif, ô bête prisonnière,
Devant la majesté de ta grave crinière ;
Du plafond de ta cage elle faisait un dais.
Nous songions tous les deux, et tu me regardais.
Ton regard était beau, lion. Nous autres hommes,
Le peu que nous faisons et le rien que nous sommes,
Emplit notre pensée, et dans nos regards vains
Brillent nos plans chétifs que nous croyons divins,
Nos vœux, nos passions que notre orgueil encense,
Et notre petitesse, ivre de sa puissance ;
Et, bouffis d'ignorance ou gonflés de venin,
Notre prunelle éclate et dit : « Je suis ce nain ! »
Nous avons dans nos yeux notre moi misérable.
Mais la bête qui vit sous le chêne et l'érable,
Qui paît le thym, ou fuit dans les halliers profonds,
Qui dans les champs, où nous, hommes, nous étouffons,
Respire, solitaire, avec l'astre et la rose,
L'être sauvage, obscur et tranquille qui cause
Avec la roche énorme et les petites fleurs,
Qui, parmi les vallons et les sources en pleurs,
Plonge son mufle roux aux herbes non foulées,
La brute qui rugit sous les nuits constellées,
Qui rêve et dont les pas fauves et familiers
De l'antre formidable ébranlent les piliers,
Et qui se sent à peine en ces profondeurs sombres,
A sous son fier sourcil les monts, les vastes ombres,
Les étoiles, les prés, le lac serein, les cieux,
Et le mystère obscur des bois silencieux,
Et porte en son œil calme, où l'infini commence,
Le regard éternel de la nature immense.
Juin 1842.
505
Qui voudra voir comme un Dieu me surmonte,
Comme il m'assaut, comme il se fait vainqueur,
Comme il renflamme et renglace mon coeur,
Comme il reçoit un honneur de ma honte,
Qui voudra voir une jeunesse prompte
A suivre en vain l'objet de son malheur,
Me vienne voir : il verra ma douleur,
Et la rigueur de l'Archer qui me dompte.
Il connaîtra combien la raison peut
Contre son arc, quand une fois il veut
Que notre coeur son esclave demeure :
Et si verra que je suis trop, heureux,
D'avoir au flanc l'aiguillon amoureux,
Plein du venin dont il faut que je meure.
390
Un serpent, s'élançant du tronc creux d'un vieux chêne
Darde son noir venin sur l'aigle ami des dieux.
Le noble oiseau s'abaisse et sa serre hautaine
A bientôt châtié le reptile odieux.
La bête, qui tordait ses anneaux avec gloire,
A son tour est blessée au flanc et le bec d'or
Du roi des airs, tout rouge encor de sa victoire,
Déchire en vingt tronçons son adversaire mort.
Ayant bien satisfait ses vengeances sublimes
Et bien rassasié son ail de sang vermeil,
L'aigle alors jette au **** ses dépouilles opimes
Et, l'aile ouverte au vent, vole vers le soleil.
318
On dit communément
"La plus belle fille du monde
Ne peut donner que ce qu'elle a"
Dixit Sébastien-Roch Nicolas de Chamfort. Et il poursuit :
"Ce qui est très faux : elle donne précisément ce qu'on croit recevoir puisqu'en ce genre c'est l'imagination qui fait le prix de ce qu'on reçoit"
Voilà ce que tu me fredonnes en boucles
Pour me faire comprendre que tu es ma muse
Et tu me chuchotes que tu es généreuse
Et ce généreuse-la génère en moi des génies et des elfes et des étoiles
Géantes
Tu me donnes des ailes et je me gonfle et m'élève et je me fais Musc.
La plus belle Muse du Monde ne peut donner que ce qu'elle a.
Ce que tu possèdes, Muse, c'est ce venin de ton ombre qui m'empoisonne
Et moi Musc, je t'apporte en dot son antidote dont je foisonne.
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 11:35 AM UTC