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"vagabonde" poems
Il y a des personne qui pour un court instant, comme un petit papillon de Madagascar, peuvent vous sourie et satisfaire avec une innocence bienveillante si naturelle qu’on ne trouve dans aucun endroit ou presque : hammam de luxe ! Il y a des temples enfouis si inouïe qui illumine ma galaxie et te demande, pour guide.… Oh, steppes arides Mexicaines, mes séculaires puits désert, mes horizons abandonné prés d’ Himalaya qui cherche routard et vie avec. Huile brulés et larmes séché, enfance volé, démon si prés ne te demande rien : que guide. Il y à toujours pour nous, les doigts d’une main dans une caresse sublime, parce que tes bras, courre devant moi, : Ne t’arête pas, car ton sourire éclate le jade dans blanc si minérale, parfum dans vert sapin, j’irrigue ainsi et je cultive.Je donne la vie pour que tout ça, anime esprit, Himalaya, donne confiance dans mon éveille,voyage sans fin et vagabonde, les haut plateaux du thé : « Marquise du haut : regard tout bas ! » Suis ce fou errant, pour avant ce sale gamin à qui personne dessine : Ton danse présent pollen mon sens et dans ma voix, je cour couleur de pluie sur ciel pour toi, libérer mes ailles, un jour pour soie si fine, que tu vêtis dans robe hammam , dans Innocence marré Mexique qui Guides ce vol -Vien dans le mien, illumines ! ALEXANDRE STARK
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Jan 17, 2014
Jan 17, 2014 at 7:04 AM UTC
Le Vole Illumine !
Amoncellement de papiers De travaux à complèter Accumulation de pensées À jamais terminer Mon esprit vagabonde Dans des réfléxions profondes Remarques et insultes Sans cesse, me tumultent La peur s'installe en moi Adieu estime de soi J'espère sans cesse De combattre cette tristesse Étendue sur mon lit Je laisse sortir mes mots par écrit Esquissant des dessins Je souhaite pour un meilleur lendemain
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Nov 11, 2013
Nov 11, 2013 at 7:52 PM UTC
tourmente
Vous connaissez que j'ai pour mie Une Andalouse à l'oeil lutin, Et sur mon coeur, tout endormie, Je la berce jusqu'au matin. Voyez-la, quand son bras m'enlace, Comme le col d'un cygne blanc, S'enivrer, oublieuse et lasse, De quelque rêve nonchalant. Gais chérubins ! veillez sur elle. Planez, oiseaux, sur notre nid ; Dorez du reflet de votre aile Son doux sommeil, que Dieu bénit ! Car toute chose nous convie D'oublier tout, fors notre amour : Nos plaisirs, d'oublier la vie ; Nos rideaux, d'oublier le jour. Pose ton souffle sur ma bouche, Que ton âme y vienne passer ! Oh ! restons ainsi dans ma couche, Jusqu'à l'heure de trépasser ! Restons ! L'étoile vagabonde Dont les sages ont peur de **** Peut-être, en emportant le monde, Nous laissera dans notre coin. Oh ! viens ! dans mon âme froissée Qui saigne encor d'un mal bien grand, Viens verser ta blanche pensée, Comme un ruisseau dans un torrent ! Car sais-tu, seulement pour vivre, Combien il m'a fallu pleurer ? De cet ennui qui désenivre Combien en mon coeur dévorer ? Donne-moi, ma belle maîtresse, Un beau baiser, car je te veux Raconter ma longue détresse, En caressant tes beaux cheveux. Or voyez qui je suis, ma mie, Car je vous pardonne pourtant De vous être hier endormie Sur mes lèvres, en m'écoutant. Pour ce, madame la marquise, Dès qu'à la ville il fera noir, De par le roi sera requise De venir en notre manoir ; Et sur mon coeur, tout endormie, La bercerai jusqu'au matin, Car on connaît que j'ai pour mie Une Andalouse à l'oeil lutin.
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Madame la Marquise
Vous connaissez que j'ai pour mie Une Andalouse à l'oeil lutin, Et sur mon coeur, tout endormie, Je la berce jusqu'au matin. Voyez-la, quand son bras m'enlace, Comme le col d'un cygne blanc, S'enivrer, oublieuse et lasse, De quelque rêve nonchalant. Gais chérubins ! veillez sur elle. Planez, oiseaux, sur notre nid ; Dorez du reflet de votre aile Son doux sommeil, que Dieu bénit ! Car toute chose nous convie D'oublier tout, fors notre amour : Nos plaisirs, d'oublier la vie ; Nos rideaux, d'oublier le jour. Pose ton souffle sur ma bouche, Que ton âme y vienne passer ! Oh ! restons ainsi dans ma couche, Jusqu'à l'heure de trépasser ! Restons ! L'étoile vagabonde Dont les sages ont peur de **** Peut-être, en emportant le monde, Nous laissera dans notre coin. Oh ! viens ! dans mon âme froissée Qui saigne encor d'un mal bien grand, Viens verser ta blanche pensée, Comme un ruisseau dans un torrent ! Car sais-tu, seulement pour vivre, Combien il m'a fallu pleurer ? De cet ennui qui désenivre Combien en mon coeur dévorer ? Donne-moi, ma belle maîtresse, Un beau baiser, car je te veux Raconter ma longue détresse, En caressant tes beaux cheveux. Or voyez qui je suis, ma mie, Car je vous pardonne pourtant De vous être hier endormie Sur mes lèvres, en m'écoutant. Pour ce, madame la marquise, Dès qu'à la ville il fera noir, De par le roi sera requise De venir en notre manoir ; Et sur mon coeur, tout endormie, La bercerai jusqu'au matin, Car on connaît que j'ai pour mie Une Andalouse à l'oeil lutin.
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Que j'aime voir, chère indolente, De ton corps si beau, Comme une étoffe vacillante, Miroiter la peau ! Sur ta chevelure profonde Aux âcres parfums, Mer odorante et vagabonde Aux flots bleus et bruns, Comme un navire qui s'éveille Au vent du matin, Mon âme rêveuse appareille Pour un ciel lointain. Tes yeux, où rien ne se révèle De doux ni d'amer, Sont deux bijoux froids où se mêle L'or avec le fer. A te voir marcher en cadence, Belle d'abandon, On dirait un serpent qui danse Au bout d'un bâton. Sous le fardeau de ta paresse Ta tête d'enfant Se balance avec la mollesse D'un jeune éléphant, Et ton corps se penche et s'allonge Comme un fin vaisseau Qui roule bord sur bord et plonge Ses vergues dans l'eau. Comme un flot grossi par la fonte Des glaciers grondants, Quand l'eau de ta bouche remonte Au bord de tes dents, Je crois boire un vin de Bohême, Amer et vainqueur, Un ciel liquide qui parsème D'étoiles mon coeur !
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Le serpent qui danse
Mon enfant, ma soeur, Songe à la douceur D'aller là-bas vivre ensemble ! Aimer à loisir, Aimer et mourir Au pays qui te ressemble ! Les soleils mouillés De ces ciels brouillés Pour mon esprit ont les charmes Si mystérieux De tes traîtres yeux, Brillant à travers leurs larmes. Là, tout n'est qu'ordre et beauté, Luxe, calme et volupté. Des meubles luisants, Polis par les ans, Décoreraient notre chambre ; Les plus rares fleurs Mêlant leurs odeurs Aux vagues senteurs de l'ambre, Les riches plafonds, Les miroirs profonds, La splendeur orientale, Tout y parlerait À l'âme en secret Sa douce langue natale. Là, tout n'est qu'ordre et beauté, Luxe, calme et volupté. Vois sur ces canaux Dormir ces vaisseaux Dont l'humeur est vagabonde ; C'est pour assouvir Ton moindre désir Qu'ils viennent du bout du monde. - Les soleils couchants Revêtent les champs, Les canaux, la ville entière, D'hyacinthe et d'or ; Le monde s'endort Dans une chaude lumière. Là, tout n'est qu'ordre et beauté, Luxe, calme et volupté.
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L'invitation au voyage
Il en passait des nuits à écrir’ des poèmes, Des mots pleins de ratures, sa vie à la bohème, Regardant dehors, il voyait la lune-pleine, Les étoiles du ciel sombre, éclairaient sa peine. Il se voyait déjà, volant ‘delà les cimes, Courant maladroit’ment, il était bellissime. La tête lui tourne, il semble qu’il hallucine, Il hallucine, il hurle et même, il s’enracine ! Peu import’ le chemin, il se guide avec l’âme, Et s’il croise quelqu’un, son récit il lui clame. Il n’y comprenait rien, peut-être était-ce un âne. Tristement à ses mots, toutes les fleurs se fanent. Il aimait observer les gens. Étonnamment, Leurs chants lui inspiraient de sa vie le roman. Et même seul, il veut les mots qui correspondent, Il en accoucherait comme les poules pondent, Dans tous textes, il en voulait un qui soit l’œuf d’or. Mais les passions, les accidents, il les ignore. Son imagination était en plein essor, Écrivant poèmes et poèmes, encore, encore, Ici, là bas, où qu’il soit il y vagabonde. Ça y est, il repose calmement sa blonde, Regarde autour de lui, il n’est pas seul pourtant. Toujours le pir’ moment pour ses etourdiss’ments.
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Oct 13, 2017
Oct 13, 2017 at 5:19 PM UTC
Étourdissements
Ami, cache ta vie et répands ton esprit. Un tertre, où le gazon diversement fleurit ; Des ravins où l'on voit grimper les chèvres blanches ; Un vallon, abrité sous un réseau de branches Pleines de nids d'oiseaux, de murmures, de voix, Qu'un vent joyeux remue, et d'où tombe parfois, Comme un sequin jeté par une main distraite, Un rayon de soleil dans ton âme secrète ; Quelques rocs, par Dieu même arrangés savamment Pour faire des échos au fond du bois dormant ; Voilà ce qu'il te faut pour séjour, pour demeure ! C'est là, - que ta maison chante, aime, rie ou pleure, Qu'il faut vivre, enfouir ton toit, borner tes jours, Envoyant un soupir à peine aux antres sourds, Mirant dans ta pensée intérieure et sombre La vie obscure et douce et les heures sans nombre, Bon d'ailleurs, et tournant, sans trouble ni remords, Ton coeur vers les enfants, ton âme vers les morts ! Et puis, en même temps, au hasard, par le monde, Suivant sa fantaisie auguste et vagabonde, **** de toi, par delà ton horizon vermeil, Laisse ta poésie aller en plein soleil ! Dans les rauques cités, dans les champs taciturnes, Effleurée en passant des lèvres et des urnes, Laisse-la s'épancher, cristal jamais terni, Et fuir, roulant toujours vers Dieu, gouffre infini, Calme et pure, à travers les âmes fécondées, Un immense courant de rêves et d'idées, Qui recueille en passant, dans son flot solennel, Toute eau qui sort de terre ou qui descend du ciel ! Toi, sois heureux dans l'ombre. En ta vie ignorée, Dans ta tranquillité vénérable et sacrée, Reste réfugié, penseur mystérieux ! Et que le voyageur malade et sérieux Puisse, si le hasard l'amène en ta retraite, Puiser en toi la paix, l'espérance discrète, L'oubli de la fatigue et l'oubli du danger, Et boire à ton esprit limpide, sans songer Que, là-bas, tout un peuple aux mêmes eaux s'abreuve. Sois petit comme source et sois grand comme fleuve. Le 26 avril 1839.
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À un poète
Ami, cache ta vie et répands ton esprit. Un tertre, où le gazon diversement fleurit ; Des ravins où l'on voit grimper les chèvres blanches ; Un vallon, abrité sous un réseau de branches Pleines de nids d'oiseaux, de murmures, de voix, Qu'un vent joyeux remue, et d'où tombe parfois, Comme un sequin jeté par une main distraite, Un rayon de soleil dans ton âme secrète ; Quelques rocs, par Dieu même arrangés savamment Pour faire des échos au fond du bois dormant ; Voilà ce qu'il te faut pour séjour, pour demeure ! C'est là, - que ta maison chante, aime, rie ou pleure, Qu'il faut vivre, enfouir ton toit, borner tes jours, Envoyant un soupir à peine aux antres sourds, Mirant dans ta pensée intérieure et sombre La vie obscure et douce et les heures sans nombre, Bon d'ailleurs, et tournant, sans trouble ni remords, Ton coeur vers les enfants, ton âme vers les morts ! Et puis, en même temps, au hasard, par le monde, Suivant sa fantaisie auguste et vagabonde, **** de toi, par delà ton horizon vermeil, Laisse ta poésie aller en plein soleil ! Dans les rauques cités, dans les champs taciturnes, Effleurée en passant des lèvres et des urnes, Laisse-la s'épancher, cristal jamais terni, Et fuir, roulant toujours vers Dieu, gouffre infini, Calme et pure, à travers les âmes fécondées, Un immense courant de rêves et d'idées, Qui recueille en passant, dans son flot solennel, Toute eau qui sort de terre ou qui descend du ciel ! Toi, sois heureux dans l'ombre. En ta vie ignorée, Dans ta tranquillité vénérable et sacrée, Reste réfugié, penseur mystérieux ! Et que le voyageur malade et sérieux Puisse, si le hasard l'amène en ta retraite, Puiser en toi la paix, l'espérance discrète, L'oubli de la fatigue et l'oubli du danger, Et boire à ton esprit limpide, sans songer Que, là-bas, tout un peuple aux mêmes eaux s'abreuve. Sois petit comme source et sois grand comme fleuve. Le 26 avril 1839.
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Sur la bruyère arrosée De rosée ; Sur le buisson d'églantier ; Sur les ombreuses futaies ; Sur les haies Croissant au bord du sentier ; Sur la modeste et petite Marguerite, Qui penche son front rêvant ; Sur le seigle, verte houle Qui déroule Le caprice ailé du vent ; Sur les prés, sur la colline Qui s'incline Vers le champ bariolé De pittoresques guirlandes ; Sur les landes ; Sur le grand orme isolé, La demoiselle se berce ; Et s'il perce Dans la brume, au bord du ciel, Un rayon d'or qui scintille, Elle brille Comme un regard d'Ariel. Traversant, près des charmilles, Les familles Des bourdonnants moucherons, Elle se mêle à leur ronde Vagabonde, Et comme eux décrit des ronds. Bientôt elle vole et joue Sur la roue Du jet d'eau qui, s'élançant Dans les airs, retombe, roule Et s'écoule En un ruisseau bruissant. Plus rapide que la brise, Elle frise, Dans son vol capricieux, L'eau transparente où se mire Et s'admire Le saule au front soucieux ; Où, s'entr'ouvrant blancs et jaunes, Près des aunes, Les deux nénuphars en fleurs, Au gré du flot qui gazouille Et les mouille, Étalent leurs deux couleurs ; Où se baigne le nuage ; Où voyage Le ciel d'été souriant ; Où le soleil plonge, tremble, Et ressemble Au beau soleil d'Orient. Et quand la grise hirondelle Auprès d'elle Passe, et ride à plis d'azur, Dans sa chasse circulaire, L'onde claire, Elle s'enfuit d'un vol sûr. Bois qui chantent, fraîches plaines D'odeurs pleines, Lacs de moire, coteaux bleus, Ciel où le nuage passe, Large espace, Monts aux rochers anguleux, Voilà l'immense domaine Où promène Ses caprices, fleur des airs, La demoiselle nacrée, Diaprée De reflets roses et verts. Dans son étroite famille, Quelle fille N'a pas vingt fois souhaité, Rêveuse, d'être comme elle Demoiselle, Demoiselle en liberté ?
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La demoiselle
Sur la bruyère arrosée De rosée ; Sur le buisson d'églantier ; Sur les ombreuses futaies ; Sur les haies Croissant au bord du sentier ; Sur la modeste et petite Marguerite, Qui penche son front rêvant ; Sur le seigle, verte houle Qui déroule Le caprice ailé du vent ; Sur les prés, sur la colline Qui s'incline Vers le champ bariolé De pittoresques guirlandes ; Sur les landes ; Sur le grand orme isolé, La demoiselle se berce ; Et s'il perce Dans la brume, au bord du ciel, Un rayon d'or qui scintille, Elle brille Comme un regard d'Ariel. Traversant, près des charmilles, Les familles Des bourdonnants moucherons, Elle se mêle à leur ronde Vagabonde, Et comme eux décrit des ronds. Bientôt elle vole et joue Sur la roue Du jet d'eau qui, s'élançant Dans les airs, retombe, roule Et s'écoule En un ruisseau bruissant. Plus rapide que la brise, Elle frise, Dans son vol capricieux, L'eau transparente où se mire Et s'admire Le saule au front soucieux ; Où, s'entr'ouvrant blancs et jaunes, Près des aunes, Les deux nénuphars en fleurs, Au gré du flot qui gazouille Et les mouille, Étalent leurs deux couleurs ; Où se baigne le nuage ; Où voyage Le ciel d'été souriant ; Où le soleil plonge, tremble, Et ressemble Au beau soleil d'Orient. Et quand la grise hirondelle Auprès d'elle Passe, et ride à plis d'azur, Dans sa chasse circulaire, L'onde claire, Elle s'enfuit d'un vol sûr. Bois qui chantent, fraîches plaines D'odeurs pleines, Lacs de moire, coteaux bleus, Ciel où le nuage passe, Large espace, Monts aux rochers anguleux, Voilà l'immense domaine Où promène Ses caprices, fleur des airs, La demoiselle nacrée, Diaprée De reflets roses et verts. Dans son étroite famille, Quelle fille N'a pas vingt fois souhaité, Rêveuse, d'être comme elle Demoiselle, Demoiselle en liberté ?
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Si je n'étais captive, J'aimerais ce pays, Et cette mer plaintive, Et ces champs de maïs, Et ces astres sans nombre, Si le long du mur sombre N'étincelait dans l'ombre Le sabre des spahis. Je ne suis point tartare Pour qu'un eunuque noir M'accorde ma guitare, Me tienne mon miroir. Bien **** de ces Sodomes, Au pays dont nous sommes, Avec les jeunes hommes On peut parler le soir. Pourtant j'aime une rive Où jamais des hivers Le souffle froid n'arrive Par les vitraux ouverts. L'été, la pluie est chaude, L'insecte vert qui rôde Luit, vivante émeraude, Sous les brins d'herbe verts. Smyrne est une princesse Avec son beau chapel ; L'heureux printemps sans cesse Répond à son appel, Et, comme un riant groupe De fleurs dans une coupe, Dans ses mers se découpe Plus d'un frais archipel. J'aime ces tours vermeilles, Ces drapeaux triomphants, Ces maisons d'or, pareilles A des jouets d'enfants ; J'aime, pour mes pensées Plus mollement bercées, Ces tentes balancées Au dos des éléphants. Dans ce palais de fées, Mon cœur, plein de concerts, Croit, aux voix étouffées Qui viennent des déserts, Entendre les génies Mêler les harmonies Des chansons infinies Qu'ils chantent dans les airs. J'aime de ces contrées Les doux parfums brûlants, Sur les vitres dorées Les feuillages tremblants, L'eau que la source épanche Sous le palmier qui penche, Et la cigogne blanche Sur les minarets blancs. J'aime en un lit de mousses Dire un air espagnol, Quand mes compagnes douces, Du pied rasant le sol, Légion vagabonde Où le sourire abonde, Font tournoyer leur ronde Sous un rond parasol. Mais surtout, quand la brise Me touche en voltigeant, La nuit, j'aime être assise, L'œil sur la mer profonde, Tandis que, pâle et blonde, La lune ouvre dans l'onde Son éventail d'argent. Le 7 juillet 1828.
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La captive
Si je n'étais captive, J'aimerais ce pays, Et cette mer plaintive, Et ces champs de maïs, Et ces astres sans nombre, Si le long du mur sombre N'étincelait dans l'ombre Le sabre des spahis. Je ne suis point tartare Pour qu'un eunuque noir M'accorde ma guitare, Me tienne mon miroir. Bien **** de ces Sodomes, Au pays dont nous sommes, Avec les jeunes hommes On peut parler le soir. Pourtant j'aime une rive Où jamais des hivers Le souffle froid n'arrive Par les vitraux ouverts. L'été, la pluie est chaude, L'insecte vert qui rôde Luit, vivante émeraude, Sous les brins d'herbe verts. Smyrne est une princesse Avec son beau chapel ; L'heureux printemps sans cesse Répond à son appel, Et, comme un riant groupe De fleurs dans une coupe, Dans ses mers se découpe Plus d'un frais archipel. J'aime ces tours vermeilles, Ces drapeaux triomphants, Ces maisons d'or, pareilles A des jouets d'enfants ; J'aime, pour mes pensées Plus mollement bercées, Ces tentes balancées Au dos des éléphants. Dans ce palais de fées, Mon cœur, plein de concerts, Croit, aux voix étouffées Qui viennent des déserts, Entendre les génies Mêler les harmonies Des chansons infinies Qu'ils chantent dans les airs. J'aime de ces contrées Les doux parfums brûlants, Sur les vitres dorées Les feuillages tremblants, L'eau que la source épanche Sous le palmier qui penche, Et la cigogne blanche Sur les minarets blancs. J'aime en un lit de mousses Dire un air espagnol, Quand mes compagnes douces, Du pied rasant le sol, Légion vagabonde Où le sourire abonde, Font tournoyer leur ronde Sous un rond parasol. Mais surtout, quand la brise Me touche en voltigeant, La nuit, j'aime être assise, L'œil sur la mer profonde, Tandis que, pâle et blonde, La lune ouvre dans l'onde Son éventail d'argent. Le 7 juillet 1828.
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Comme la vie est faite ! Et que le train du monde Nous pousse aveuglément en des chemins divers ! Pareil au Juif maudit, l'un, par tout l'univers, Promène sans repos sa course vagabonde ; L'autre, vrai docteur Faust, baigné d'ombre profonde, Auprès de sa croisée étroite, à carreaux verts, Poursuit de son fauteuil quelques rêves amers, Et dans l'âme sans fond laisse filer la sonde. Eh bien ! Celui qui court sur la terre était né Pour vivre au coin du feu ; le foyer, la famille, C'était son vœu ; mais Dieu ne l'a pas couronné. Et l'autre, qui n'a vu du ciel que ce qui brille Par le trou du volet, était le voyageur. Ils ont passé tous deux à côté du bonheur.
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Destinée