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"unir" poems
Pour savoir le jour et l'heure Où tu es plus portée à l'amour J'ai entrepris la lecture des Secrets de l'Amour, du poète Koka Et je sais désormais que tu es femme-lotus Volupté Parfaite comme il n'en existe qu'une sur un million Tu me provoques, tu me charmes, tu me fascines Tu me subjugues, tu es ma Muse, ma courtisane de haut rang Tu possèdes les soixante-quatre arts libéraux Et les trente-deux modes musicaux de Radha, Amante de Krishna, Tu es multiple de huit, ma biche-jument-éléphante Tu es magique et ensorceleuse Tu t'appelles Padmini, Ganika Tu es espiègle , tu es folâtre, ma Nanyika Avec toi je peux m'unir sans péché Ma pudique impudique Car tu sais tout ce qu'on peut faire Quand les lumières sont éteintes Et les passions enflammées. Tu sais apprendre à parler aux perroquets et aux sansonnets Tu pratiques les combats de coqs, de cailles et de pigeons Tout comme les combats de la langue Tu sais faire un carrosse avec des fleurs. Je ne sais encore si je suis homme-bleu, Homme-lièvre ou homme-cerf Moi qui me croyais homme-raccoon, Homme-orphie et homme-mangouste J'ai baisé l'image de ton ombre portée Sur l'oreiller rose ce matin Un baiser de déclaration Un plaisir sans merci et sans trève Que ton ombre m'a rendu En me besognant De la langue, des mains et des pieds Et de toutes nos parties honteuses comme honnêtes Baiser pour baiser, Caresse pour caresse, Coup pour coup, Corps pour corps, Yoni pour lingam ! Que d'égratignures tu m'as infligées de tes ongles acérés La patte de paon et le saut du lièvre Me marquent à jamais Et je t'ai imprimé sur ta chair la feuille de lotus bleu. Et de morsures en morsures J'ai saisi avec mes lèvres tes deux lèvres Tandis que tu jouais à me saisir la lèvre inférieure. Si tu rêves comme moi d'impudiques amours Si tu rêves comme moi d'écrire un nouveau chapitre Aux huit cents vers du Ratira-Hasya, Les Secrets de l'Amour, du poète Koka, Retrouvons nous en congrès, veux-tu, Avant que l'été ne s'achève Au congrès de la femme-lynx-lotus et de l'homme-raccoon-mangouste Si tu rêves d'impudiques amours Si tu veux que je chante ta semence d'amour Ton kama solila, mélange de lys et de musc.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 5:58 AM UTC
Je rêve d'impudiques amours
Pour savoir le jour et l'heure Où tu es plus portée à l'amour J'ai entrepris la lecture des Secrets de l'Amour, du poète Koka Et je sais désormais que tu es femme-lotus Volupté Parfaite comme il n'en existe qu'une sur un million Tu me provoques, tu me charmes, tu me fascines Tu me subjugues, tu es ma Muse, ma courtisane de haut rang Tu possèdes les soixante-quatre arts libéraux Et les trente-deux modes musicaux de Radha, Amante de Krishna, Tu es multiple de huit, ma biche-jument-éléphante Tu es magique et ensorceleuse Tu t'appelles Padmini, Ganika Tu es espiègle , tu es folâtre, ma Nanyika Avec toi je peux m'unir sans péché Ma pudique impudique Car tu sais tout ce qu'on peut faire Quand les lumières sont éteintes Et les passions enflammées. Tu sais apprendre à parler aux perroquets et aux sansonnets Tu pratiques les combats de coqs, de cailles et de pigeons Tout comme les combats de la langue Tu sais faire un carrosse avec des fleurs. Je ne sais encore si je suis homme-bleu, Homme-lièvre ou homme-cerf Moi qui me croyais homme-raccoon, Homme-orphie et homme-mangouste J'ai baisé l'image de ton ombre portée Sur l'oreiller rose ce matin Un baiser de déclaration Un plaisir sans merci et sans trève Que ton ombre m'a rendu En me besognant De la langue, des mains et des pieds Et de toutes nos parties honteuses comme honnêtes Baiser pour baiser, Caresse pour caresse, Coup pour coup, Corps pour corps, Yoni pour lingam ! Que d'égratignures tu m'as infligées de tes ongles acérés La patte de paon et le saut du lièvre Me marquent à jamais Et je t'ai imprimé sur ta chair la feuille de lotus bleu. Et de morsures en morsures J'ai saisi avec mes lèvres tes deux lèvres Tandis que tu jouais à me saisir la lèvre inférieure. Si tu rêves comme moi d'impudiques amours Si tu rêves comme moi d'écrire un nouveau chapitre Aux huit cents vers du Ratira-Hasya, Les Secrets de l'Amour, du poète Koka, Retrouvons nous en congrès, veux-tu, Avant que l'été ne s'achève Au congrès de la femme-lynx-lotus et de l'homme-raccoon-mangouste Si tu rêves d'impudiques amours Si tu veux que je chante ta semence d'amour Ton kama solila, mélange de lys et de musc.
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Les ondes de la mer me caressent doucement. Je me sens si heureux chaque seconde de mon être Et j’oublie mes chagrins si divers légèrement. Tout ce qu’on veut maintenant est s’unir aux belles-lettres En quoi notre destin fut écrit autrefois, Où les chemins de la vie sont toujours dégagés Et nous sommes libérés des regrets, des outrages Qui empêchent notre envie de partout voyager. Nous manquons seulement de courage de fuir - De nos craintes, vexations, amertumes et avis... En étant caressés par les ondes de la mer Commençons de nouveau: nouveau seuil de la vie.
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Feb 6, 2017
Feb 6, 2017 at 2:34 PM UTC
Les ondes
¿Sabes tú? Mi vida es como un canto que nadie ha de cantar, pues tuvo las violentas inquietudes del mar y el espejismo de la droga hindú... Yo anduve errante, soñador proscrito, un año, o veinte, o quizás cien, y medí las pirámides de Egipto y las murallas de Jerusalén. Yo tuve más tesoros que los Zares, y un diamante mayor que el Gran Mogol, y en cada uno de los siete mares me vio náufrago el sol. Yo visité con tembloroso paso, como quien rinde un fúnebre tributo, la húmeda celda de Torcuato Tasso y el oscuro taller de Benvenuto. Yo busqué en los jardines de Versalles la huella leve de María Antonieta, y lloré por Ronaldo en Roncesvalles y por Ícaro en Creta. Y como fin de una aventura rara, enloquecido por un astro hostil, fui jeque de un aduar en el Sahara y negrero en la Costa de Marfil. Aún guardo en el cristal de una redoma, para unir mis creencias y mis dudas, un pelo de la barba de Mahoma y una hoja del árbol donde se ahorcara Judas. Tuve un corcel de resonante casco que florecía en la llanura seca, y mendigué en las calles de Damasco, y oré en una mezquita de La Meca. Y mucho más, que huyó de mi memoria y que quizás no ha de volver jamás: días de amor y odio, de fracaso y de gloria; y mucho más... y mucho más... ¿Sabes tú? Quizás nada ha sido cierto. Acaso únicamente lo soñé... -o sé bien si dormido o despierto; no sé...- Quizás la vida que he vivido ha sido tan abrumadoramente ****** que inventé los recuerdos por no morir de olvido, y nunca vi de cerca el mar. Pero si sé que he naufragado en una lágrima de mujer: fue un naufragio romántico, a la luz de la luna, y me quedé en el fondo, sin querer.
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Cuento para la niña triste
¿Sabes tú? Mi vida es como un canto que nadie ha de cantar, pues tuvo las violentas inquietudes del mar y el espejismo de la droga hindú... Yo anduve errante, soñador proscrito, un año, o veinte, o quizás cien, y medí las pirámides de Egipto y las murallas de Jerusalén. Yo tuve más tesoros que los Zares, y un diamante mayor que el Gran Mogol, y en cada uno de los siete mares me vio náufrago el sol. Yo visité con tembloroso paso, como quien rinde un fúnebre tributo, la húmeda celda de Torcuato Tasso y el oscuro taller de Benvenuto. Yo busqué en los jardines de Versalles la huella leve de María Antonieta, y lloré por Ronaldo en Roncesvalles y por Ícaro en Creta. Y como fin de una aventura rara, enloquecido por un astro hostil, fui jeque de un aduar en el Sahara y negrero en la Costa de Marfil. Aún guardo en el cristal de una redoma, para unir mis creencias y mis dudas, un pelo de la barba de Mahoma y una hoja del árbol donde se ahorcara Judas. Tuve un corcel de resonante casco que florecía en la llanura seca, y mendigué en las calles de Damasco, y oré en una mezquita de La Meca. Y mucho más, que huyó de mi memoria y que quizás no ha de volver jamás: días de amor y odio, de fracaso y de gloria; y mucho más... y mucho más... ¿Sabes tú? Quizás nada ha sido cierto. Acaso únicamente lo soñé... -o sé bien si dormido o despierto; no sé...- Quizás la vida que he vivido ha sido tan abrumadoramente ****** que inventé los recuerdos por no morir de olvido, y nunca vi de cerca el mar. Pero si sé que he naufragado en una lágrima de mujer: fue un naufragio romántico, a la luz de la luna, y me quedé en el fondo, sin querer.
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No dia em que a terra A lua E o sol alinharem-se Quero estar abraçado a ti Talvez assim A magia do universo unir-nos-á por uma vida Talvez assim Dançássemos ao mesmo ritmo E eu provar-te-ia que Não sou dois pés esquerdos Quando minha alma dança com a tua
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Apr 10, 2017
Apr 10, 2017 at 1:24 PM UTC
O Universo Conspira Ao Nosso Favor
*Te quiero. No te dejare ir. No te marcharas de esa puerta sin saber lo que siento. Te mostrare todo mi amor en un beso. Y en una mirada nuestras almas se volverán a unir. Si después de eso quieres partir, no te lo impediré. Pero amado mio, quiero que sepas que no te dejare ir sin que sepas lo que siento por ti.*
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Apr 15, 2014
Apr 15, 2014 at 10:53 AM UTC
Abril
Il est deux Amitiés comme il est deux Amours. L'une ressemble à l'imprudence ; Faite pour l'âge heureux dont elle a l'ignorance, C'est une enfant qui rit toujours. Bruyante, naïve, légère, Elle éclate en transports joyeux. Aux préjugés du monde indocile, étrangère, Elle confond les rangs et folâtre avec eux. L'instinct du cœur est sa science, Et son guide est la confiance. L'enfance ne sait point haïr ; Elle ignore qu'on peut trahir. Si l'ennui dans ses yeux (on l'éprouve à tout âge) Fait rouler quelques pleurs, L'Amitié les arrête, et couvre ce nuage D'un nuage de fleurs. On la voit s'élancer près de l'enfant qu'elle aime, Caresser la douleur sans la comprendre encor, Lui jeter des bouquets moins riants qu'elle-même, L'obliger à la fuite et reprendre l'essor. C'est elle, ô ma première amie ! Dont la chaîne s'étend pour nous unir toujours. Elle embellit par toi l'aurore de ma vie, Elle en doit embellir encor les derniers jours. Oh ! que son empire est aimable ! Qu'il répand un charme ineffable Sur la jeunesse et l'avenir, Ce doux reflet du souvenir ! Ce rêve pur de notre enfance En a prolongé l'innocence ; L'Amour, le temps, l'absence, le malheur, Semblent le respecter dans le fond de mon cœur. Il traverse avec nous la saison des orages, Comme un rayon du ciel qui nous guide et nous luit : C'est, ma chère, un jour sans nuages Qui prépare une douce nuit. L'autre Amitié, plus grave, plus austère, Se donne avec lenteur, choisit avec mystère ; Elle observe en silence et craint de s'avancer ; Elle écarte les fleurs, de peur de s'y blesser. Choisissant la raison pour conseil et pour guide, Elle voit par ses yeux et marche sur ses pas : Son abord est craintif, son regard est timide ; Elle attend, et ne prévient pas.
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Les deux amitiés
Il est deux Amitiés comme il est deux Amours. L'une ressemble à l'imprudence ; Faite pour l'âge heureux dont elle a l'ignorance, C'est une enfant qui rit toujours. Bruyante, naïve, légère, Elle éclate en transports joyeux. Aux préjugés du monde indocile, étrangère, Elle confond les rangs et folâtre avec eux. L'instinct du cœur est sa science, Et son guide est la confiance. L'enfance ne sait point haïr ; Elle ignore qu'on peut trahir. Si l'ennui dans ses yeux (on l'éprouve à tout âge) Fait rouler quelques pleurs, L'Amitié les arrête, et couvre ce nuage D'un nuage de fleurs. On la voit s'élancer près de l'enfant qu'elle aime, Caresser la douleur sans la comprendre encor, Lui jeter des bouquets moins riants qu'elle-même, L'obliger à la fuite et reprendre l'essor. C'est elle, ô ma première amie ! Dont la chaîne s'étend pour nous unir toujours. Elle embellit par toi l'aurore de ma vie, Elle en doit embellir encor les derniers jours. Oh ! que son empire est aimable ! Qu'il répand un charme ineffable Sur la jeunesse et l'avenir, Ce doux reflet du souvenir ! Ce rêve pur de notre enfance En a prolongé l'innocence ; L'Amour, le temps, l'absence, le malheur, Semblent le respecter dans le fond de mon cœur. Il traverse avec nous la saison des orages, Comme un rayon du ciel qui nous guide et nous luit : C'est, ma chère, un jour sans nuages Qui prépare une douce nuit. L'autre Amitié, plus grave, plus austère, Se donne avec lenteur, choisit avec mystère ; Elle observe en silence et craint de s'avancer ; Elle écarte les fleurs, de peur de s'y blesser. Choisissant la raison pour conseil et pour guide, Elle voit par ses yeux et marche sur ses pas : Son abord est craintif, son regard est timide ; Elle attend, et ne prévient pas.
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Era una noche De primavera, Azul el cielo, La luna en llena, Abajo flores, Arriba estrellas, Mi hogar completo, Yo, muy contenta, Y tú, mi amante, Junto a mi puerta, De pie esperaste La cita aquella; Cita en que hiciste Tantas promesas, Y en que, rendida De pasión ciega, Te di en un beso Mi vida entera. Lo que dijimos Dicho se queda: Amor sin nube, Constancia eterna. Unir las almas, Callar las penas, Y al fin juntarnos Sobre la tierra, Sin romper nunca Nuestras cadenas... Una casita Blanca y modesta, Único adorno De una pradera; Con fuentes claras, Con flores nuevas, Con dulces nidos De aves parleras; Y allí jugando Las horas muertas Dos angelitos Que hermanos fueran: Frente muy blanca, Rubias cabezas, Labios de rosa, Pupilas negras... -Calla y no sigas, Que me atormentas. Alma del alma, ¡Qué bien te acuerdas! Era una noche De enero, eterna: El aire helado, Las aves yertas, Las fuentes mudas. Las flores secas, Mi nogar muy triste, Mi madre muerta, Y en torno suyo La blanca cera Lanzando débil Su luz siniestra; Y yo, velando Con honda pena, Oí en la torre Sonar muy lentas Las campanadas, Que un tiempo fueran Las escogidas Con dicha inmensa Para cumplirnos La cita aquella; Cita en que hiciste Tantas promesas, Y en que, rendida De pasión trémula, Te di en un beso La vida entera... ¿Por qué olvidaste Mi pasión ciega? ¿Por qué no vuelves? ¿Por qué te ausentas? ¿Por qué borraste Dichas tan tiernas, Cual borra el viento Sobre la arena Del caminante La débil huella? ¡Viví tan sola! ¡Sola y enferma! Con negros duelos, Con horas negras, Sin más familia Que mis tristezas... ¡Ay! recordando La noche aquella En que dijiste Cosas tan tiernas: Que me adorabas, Que en tu conciencia Era mi imagen La sola reina; Y la casita Con flores nuevas, Con fuentes claras, Y aves parleras; Y aquellos niños De faz serena, Con frentes blancas, Rubias cabezas, Labios de rosa, Pupilas negras... -Calla y no sigas, Que me atormentas. Alma del alma, ¡Qué bien te acuerdas!
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Besos y lágrimas
Era una noche De primavera, Azul el cielo, La luna en llena, Abajo flores, Arriba estrellas, Mi hogar completo, Yo, muy contenta, Y tú, mi amante, Junto a mi puerta, De pie esperaste La cita aquella; Cita en que hiciste Tantas promesas, Y en que, rendida De pasión ciega, Te di en un beso Mi vida entera. Lo que dijimos Dicho se queda: Amor sin nube, Constancia eterna. Unir las almas, Callar las penas, Y al fin juntarnos Sobre la tierra, Sin romper nunca Nuestras cadenas... Una casita Blanca y modesta, Único adorno De una pradera; Con fuentes claras, Con flores nuevas, Con dulces nidos De aves parleras; Y allí jugando Las horas muertas Dos angelitos Que hermanos fueran: Frente muy blanca, Rubias cabezas, Labios de rosa, Pupilas negras... -Calla y no sigas, Que me atormentas. Alma del alma, ¡Qué bien te acuerdas! Era una noche De enero, eterna: El aire helado, Las aves yertas, Las fuentes mudas. Las flores secas, Mi nogar muy triste, Mi madre muerta, Y en torno suyo La blanca cera Lanzando débil Su luz siniestra; Y yo, velando Con honda pena, Oí en la torre Sonar muy lentas Las campanadas, Que un tiempo fueran Las escogidas Con dicha inmensa Para cumplirnos La cita aquella; Cita en que hiciste Tantas promesas, Y en que, rendida De pasión trémula, Te di en un beso La vida entera... ¿Por qué olvidaste Mi pasión ciega? ¿Por qué no vuelves? ¿Por qué te ausentas? ¿Por qué borraste Dichas tan tiernas, Cual borra el viento Sobre la arena Del caminante La débil huella? ¡Viví tan sola! ¡Sola y enferma! Con negros duelos, Con horas negras, Sin más familia Que mis tristezas... ¡Ay! recordando La noche aquella En que dijiste Cosas tan tiernas: Que me adorabas, Que en tu conciencia Era mi imagen La sola reina; Y la casita Con flores nuevas, Con fuentes claras, Y aves parleras; Y aquellos niños De faz serena, Con frentes blancas, Rubias cabezas, Labios de rosa, Pupilas negras... -Calla y no sigas, Que me atormentas. Alma del alma, ¡Qué bien te acuerdas!
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L'épouse, la compagne à mon cœur destinée, Promise à mon jeune tourment, Je ne la connais pas, mais je sais qu'elle est née ; Elle respire en ce moment. Son âge et ses devoirs lui font la vie étroite ; Sa chambre est un frais petit coin ; Elle y prend sa leçon, bien soumise et bien droite, Et sa mère n'est jamais **** Ma mère, parlez-lui du bon Dieu, de la Vierge Et des saints tant qu'il lui plaira ; Oui, rendez-la timide, et qu'elle brûle un cierge Quand le tonnerre grondera. Je veux, entendez-vous, qu'elle soit grave et tendre, Qu'elle chérisse et qu'elle ait peur ; Je veux que tout mon sang me serve à la défendre, À la caresser de tout mon cœur. Déjà dans l'inconnu je t'épouse et je t'aime, Tu m'appartiens dès le passé, Fiancée invisible et dont j'ignore même Le nom sans cesse prononcé. À défaut de mes yeux, mon rêve te regarde, Je te soigne et te sers tout bas : « Que veux-tu ? Le voici. Couvre-toi bien, prends garde Au vent du soir, et ne sors pas. » Pour te sentir à moi je fais un peu le maître, Et je te gronde avec amour ; Mais j'essuie aussitôt les pleurs que j'ai fait naître, Implorant ma grâce à mon tour. Tu t'assiéras, l'été, bien **** dans la campagne, En robe claire, au bord de l'eau. Qu'il est bon d'emporter sa nouvelle compagne Tout seul dans un pays nouveau ! Et dire que ma vie est cependant déserte, Que mon bonheur peut aujourd'hui Passer tout près de moi dans la foule entr'ouverte Qui se refermera sur lui, Et que déjà peut-être elle m'est apparue, Et j'ai dit : ! La jolie enfant ! » Peut-être suivons-nous toujours la même rue, Elle derrière et moi devant. Nous pourrons nous croiser en un point de l'espace, Sans nous sourire, bien longtemps, Puisqu'on n'oserait dire à la vierge qui passe : Ô Vous êtes celle que j'attends. » Un jour, mais je sais trop ce que l'épreuve en coûte, J'ai cru la voir sur mon chemin, Et j'ai dit : « C'est bien vous. » Je me trompais sans doute, Car elle a retiré sa main. Depuis lors, je me tais ; mon âme solitaire Confie au Dieu qui sait unir Par les souffles du ciel les plantes sur la terre Notre union dans l'avenir. À moins que, me privant de la jamais connaître, La mort déjà n'ait emporté Ma femme encore enfant, toi qui naissais pour l'être Et ne l'auras jamais été.
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Ma fiancée
L'épouse, la compagne à mon cœur destinée, Promise à mon jeune tourment, Je ne la connais pas, mais je sais qu'elle est née ; Elle respire en ce moment. Son âge et ses devoirs lui font la vie étroite ; Sa chambre est un frais petit coin ; Elle y prend sa leçon, bien soumise et bien droite, Et sa mère n'est jamais **** Ma mère, parlez-lui du bon Dieu, de la Vierge Et des saints tant qu'il lui plaira ; Oui, rendez-la timide, et qu'elle brûle un cierge Quand le tonnerre grondera. Je veux, entendez-vous, qu'elle soit grave et tendre, Qu'elle chérisse et qu'elle ait peur ; Je veux que tout mon sang me serve à la défendre, À la caresser de tout mon cœur. Déjà dans l'inconnu je t'épouse et je t'aime, Tu m'appartiens dès le passé, Fiancée invisible et dont j'ignore même Le nom sans cesse prononcé. À défaut de mes yeux, mon rêve te regarde, Je te soigne et te sers tout bas : « Que veux-tu ? Le voici. Couvre-toi bien, prends garde Au vent du soir, et ne sors pas. » Pour te sentir à moi je fais un peu le maître, Et je te gronde avec amour ; Mais j'essuie aussitôt les pleurs que j'ai fait naître, Implorant ma grâce à mon tour. Tu t'assiéras, l'été, bien **** dans la campagne, En robe claire, au bord de l'eau. Qu'il est bon d'emporter sa nouvelle compagne Tout seul dans un pays nouveau ! Et dire que ma vie est cependant déserte, Que mon bonheur peut aujourd'hui Passer tout près de moi dans la foule entr'ouverte Qui se refermera sur lui, Et que déjà peut-être elle m'est apparue, Et j'ai dit : ! La jolie enfant ! » Peut-être suivons-nous toujours la même rue, Elle derrière et moi devant. Nous pourrons nous croiser en un point de l'espace, Sans nous sourire, bien longtemps, Puisqu'on n'oserait dire à la vierge qui passe : Ô Vous êtes celle que j'attends. » Un jour, mais je sais trop ce que l'épreuve en coûte, J'ai cru la voir sur mon chemin, Et j'ai dit : « C'est bien vous. » Je me trompais sans doute, Car elle a retiré sa main. Depuis lors, je me tais ; mon âme solitaire Confie au Dieu qui sait unir Par les souffles du ciel les plantes sur la terre Notre union dans l'avenir. À moins que, me privant de la jamais connaître, La mort déjà n'ait emporté Ma femme encore enfant, toi qui naissais pour l'être Et ne l'auras jamais été.
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-Te invito a dar un paseo, de esos mágicos, como en cuentos. En tu música me baso y a la melodía, le pongo el canto. -Caminaría tus paseos, el lugar es el palmar, el momento es febrero. Pero rehuso nusetro encuentro, acallo al deseo. Sin dudas me encantaría; pero hay un gran rio entre tu ciudad y la mia. -Va a ser tan lindo hacer un puente, unir nuestros puntos terrestres, cueste lo que cueste. Acompañame a construirlo, dos es mejor que uno más uno. - Allí en tu lejanía, diviso una luz. Faro que me guías cuando me encuentro a la deriva. No necesito mapas, guía o cruz del sur, la luz, mi luz sos tu. Iré a tu encuentro, pueblo a pueblo y de bus en bus. - Olvidate del bus. Sonará alocado. Pero estando por dosmil años luz separados. ¿Por qué no llegamos volando?
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Feb 18, 2018
Feb 18, 2018 at 6:43 PM UTC
Sudestada
C'est une grande allée à deux rangs de tilleuls. Les enfants, en plein jour, n'osent y marcher seuls, Tant elle est haute, large et sombre. Il y fait froid l'été presque autant que l'hiver ; On ne sait quel sommeil en appesantit l'air, Ni quel deuil en épaissit l'ombre. Les tilleuls sont anciens ; leurs feuillages pendants Font muraille au dehors et font voûte au dedans, Taillés selon leurs vieilles formes ; L'écorce en noirs lambeaux quitte leurs troncs fendus ; Ils ressemblent, les bras l'un vers l'autre tendus, À des candélabres énormes ; Mais en haut, feuille à feuille, ils composent leur nuit : Par les jours de soleil pas un caillou ne luit Dans le sable dur de l'allée, Et par les jours de pluie à peine l'on entend Le dôme vert bruire, et, d'instant en instant, Tomber une goutte isolée. Tout au fond, dans un temple en treillis dont le bois, Par la mousse pourri, plie et rompt sous le poids De la vigne vierge et du lierre, Un amour malin rit, et de son doigt cassé Désigne encore au **** les cœurs du temps passé Qu'ont meurtris ses flèches de pierre. À toute heure on sent là les mystères du soir : Autour de la statue impassible on croit voir Deux à deux voltiger des flammes. L'esprit du souvenir pleure en paix dans ces lieux ; C'est là que, malgré l'âge et les derniers adieux, Se donnent rendez-vous les âmes, Les âmes de tous ceux qui se sont aimés là, De tous ceux qu'en avril le dieu jeune appela Sous les roses de sa tonnelle ; Et sans cesse vers lui montent ces pauvres morts ; Ils viennent, n'ayant plus de lèvres comme alors, S'unir sur sa bouche éternelle.
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La grande allée
C'est une grande allée à deux rangs de tilleuls. Les enfants, en plein jour, n'osent y marcher seuls, Tant elle est haute, large et sombre. Il y fait froid l'été presque autant que l'hiver ; On ne sait quel sommeil en appesantit l'air, Ni quel deuil en épaissit l'ombre. Les tilleuls sont anciens ; leurs feuillages pendants Font muraille au dehors et font voûte au dedans, Taillés selon leurs vieilles formes ; L'écorce en noirs lambeaux quitte leurs troncs fendus ; Ils ressemblent, les bras l'un vers l'autre tendus, À des candélabres énormes ; Mais en haut, feuille à feuille, ils composent leur nuit : Par les jours de soleil pas un caillou ne luit Dans le sable dur de l'allée, Et par les jours de pluie à peine l'on entend Le dôme vert bruire, et, d'instant en instant, Tomber une goutte isolée. Tout au fond, dans un temple en treillis dont le bois, Par la mousse pourri, plie et rompt sous le poids De la vigne vierge et du lierre, Un amour malin rit, et de son doigt cassé Désigne encore au **** les cœurs du temps passé Qu'ont meurtris ses flèches de pierre. À toute heure on sent là les mystères du soir : Autour de la statue impassible on croit voir Deux à deux voltiger des flammes. L'esprit du souvenir pleure en paix dans ces lieux ; C'est là que, malgré l'âge et les derniers adieux, Se donnent rendez-vous les âmes, Les âmes de tous ceux qui se sont aimés là, De tous ceux qu'en avril le dieu jeune appela Sous les roses de sa tonnelle ; Et sans cesse vers lui montent ces pauvres morts ; Ils viennent, n'ayant plus de lèvres comme alors, S'unir sur sa bouche éternelle.
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Alza, toro de España: levántate, despierta. Despiértate del todo, toro de negra espuma, que respiras la luz y rezumas la sombra, y concentras los mares bajo tu piel cerrada. Despiértate. Despiértate del todo, que te veo dormido, un pedazo del pecho y otro de la cabeza: que aún no te has despertado como despierta un toro cuando se le acomete con traiciones lobunas. Levántate. Resopla tu poder, despliega tu esqueleto, enarbola tu frente con las rotundas hachas, con las dos herramientas de asustar a los astros, de amenazar al cielo con astas de tragedia. Esgrímete. Toro en la primavera más toro que otras veces, en España más toro, toro, que en otras partes. Más cálido que nunca, más volcánico, toro, que irradias, que iluminas al fuego, yérguete. Desencadénate. Desencadena el raudo corazón que te orienta por las plazas de España, sobre su astral arena. A desollarte vivo vienen lobos y águilas que han envidiado siempre tu hermosura de pueblo. Yérguete. No te van a castrar: no dejarás que llegue hasta tus atributos de varón abundante esa mano felina que pretende arrancártelos de cuajo, impunemente: pataléalos, toro. Víbrate. No te van a absorber la sangre de riqueza, no te arrebatarán los ojos minerales. La piel donde recoge resplandor el lucero no arrancarán del toro de torrencial mercurio. Revuélvete. Es como si quisieran arrancar la piel al sol, al torrente la espuma con uña y picotazo. No te van a castrar, poder tan masculino que fecundas la piedra; no te van a castrar. Truénate. No retrocede el toro: no da un paso hacia atrás si no es para escarbar sangre y furia en la arena, unir todas sus fuerzas, y desde las pezuñas abalanzarse luego con decisión de rayo. Abalánzate. Gran toro que en el bronce y en la piedra has mamado, y en el granito fiero paciste la fiereza: revuélvete en el alma de todos los que han visto la luz primera en esta península ultrajada. Revuélvete. Partido en dos pedazos, este toro de siglos, este toro que dentro de nosotros habita: partido en dos mitades, con una mataría y con la otra mitad moriría luchando. Atorbellínate. De la airada cabeza que fortalece el mundo, del cuello como un bloque de titanes en marcha, brotará la victoria como un ancho bramido que hará sangrar al mármol y sonar a la arena. Sálvate. Despierta, toro: esgrime, desencadena, víbrate. Levanta, toro: truena, toro, abalánzate. Atorbellínate, toro: revuélvete. Sálvate, denso toro de emoción y de España. Sálvate.
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Llamo al toro de españa
Alza, toro de España: levántate, despierta. Despiértate del todo, toro de negra espuma, que respiras la luz y rezumas la sombra, y concentras los mares bajo tu piel cerrada. Despiértate. Despiértate del todo, que te veo dormido, un pedazo del pecho y otro de la cabeza: que aún no te has despertado como despierta un toro cuando se le acomete con traiciones lobunas. Levántate. Resopla tu poder, despliega tu esqueleto, enarbola tu frente con las rotundas hachas, con las dos herramientas de asustar a los astros, de amenazar al cielo con astas de tragedia. Esgrímete. Toro en la primavera más toro que otras veces, en España más toro, toro, que en otras partes. Más cálido que nunca, más volcánico, toro, que irradias, que iluminas al fuego, yérguete. Desencadénate. Desencadena el raudo corazón que te orienta por las plazas de España, sobre su astral arena. A desollarte vivo vienen lobos y águilas que han envidiado siempre tu hermosura de pueblo. Yérguete. No te van a castrar: no dejarás que llegue hasta tus atributos de varón abundante esa mano felina que pretende arrancártelos de cuajo, impunemente: pataléalos, toro. Víbrate. No te van a absorber la sangre de riqueza, no te arrebatarán los ojos minerales. La piel donde recoge resplandor el lucero no arrancarán del toro de torrencial mercurio. Revuélvete. Es como si quisieran arrancar la piel al sol, al torrente la espuma con uña y picotazo. No te van a castrar, poder tan masculino que fecundas la piedra; no te van a castrar. Truénate. No retrocede el toro: no da un paso hacia atrás si no es para escarbar sangre y furia en la arena, unir todas sus fuerzas, y desde las pezuñas abalanzarse luego con decisión de rayo. Abalánzate. Gran toro que en el bronce y en la piedra has mamado, y en el granito fiero paciste la fiereza: revuélvete en el alma de todos los que han visto la luz primera en esta península ultrajada. Revuélvete. Partido en dos pedazos, este toro de siglos, este toro que dentro de nosotros habita: partido en dos mitades, con una mataría y con la otra mitad moriría luchando. Atorbellínate. De la airada cabeza que fortalece el mundo, del cuello como un bloque de titanes en marcha, brotará la victoria como un ancho bramido que hará sangrar al mármol y sonar a la arena. Sálvate. Despierta, toro: esgrime, desencadena, víbrate. Levanta, toro: truena, toro, abalánzate. Atorbellínate, toro: revuélvete. Sálvate, denso toro de emoción y de España. Sálvate.
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Aidons-nous mutuellement, La charge des malheurs en sera plus légère ; Le bien que l'on fait à son frère Pour le mal que l'on souffre est un soulagement. Confucius l'a dit ; suivons tous sa doctrine. Pour la persuader aux peuples de la Chine, Il leur contait le trait suivant. Dans une ville de l'Asie Il existait deux malheureux, L'un perclus, l'autre aveugle, et pauvres tous les deux. Ils demandaient au Ciel de terminer leur vie ; Mais leurs cris étaient superflus, Ils ne pouvaient mourir. Notre paralytique, Couché sur un grabat dans la place publique, Souffrait sans être plaint : il en souffrait bien plus. L'aveugle, à qui tout pouvait nuire, Etait sans guide, sans soutien, Sans avoir même un pauvre chien Pour l'aimer et pour le conduire. Un certain jour, il arriva Que l'aveugle à tâtons, au détour d'une rue, Près du malade se trouva ; Il entendit ses cris, son âme en fut émue. Il n'est tel que les malheureux Pour se plaindre les uns les autres. " J'ai mes maux, lui dit-il, et vous avez les vôtres : Unissons-les, mon frère, ils seront moins affreux. - Hélas ! dit le perclus, vous ignorez, mon frère, Que je ne puis faire un seul pas ; Vous-même vous n'y voyez pas : A quoi nous servirait d'unir notre misère ? - A quoi ? répond l'aveugle ; écoutez. A nous deux Nous possédons le bien à chacun nécessaire : J'ai des jambes, et vous des yeux. Moi, je vais vous porter ; vous, vous serez mon guide : Vos yeux dirigeront mes pas mal assurés ; Mes jambes, à leur tour, iront où vous voudrez. Ainsi, sans que jamais notre amitié décide Qui de nous deux remplit le plus utile emploi, Je marcherai pour vous, vous y verrez pour moi. "
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L'aveugle et le paralytique
Aidons-nous mutuellement, La charge des malheurs en sera plus légère ; Le bien que l'on fait à son frère Pour le mal que l'on souffre est un soulagement. Confucius l'a dit ; suivons tous sa doctrine. Pour la persuader aux peuples de la Chine, Il leur contait le trait suivant. Dans une ville de l'Asie Il existait deux malheureux, L'un perclus, l'autre aveugle, et pauvres tous les deux. Ils demandaient au Ciel de terminer leur vie ; Mais leurs cris étaient superflus, Ils ne pouvaient mourir. Notre paralytique, Couché sur un grabat dans la place publique, Souffrait sans être plaint : il en souffrait bien plus. L'aveugle, à qui tout pouvait nuire, Etait sans guide, sans soutien, Sans avoir même un pauvre chien Pour l'aimer et pour le conduire. Un certain jour, il arriva Que l'aveugle à tâtons, au détour d'une rue, Près du malade se trouva ; Il entendit ses cris, son âme en fut émue. Il n'est tel que les malheureux Pour se plaindre les uns les autres. " J'ai mes maux, lui dit-il, et vous avez les vôtres : Unissons-les, mon frère, ils seront moins affreux. - Hélas ! dit le perclus, vous ignorez, mon frère, Que je ne puis faire un seul pas ; Vous-même vous n'y voyez pas : A quoi nous servirait d'unir notre misère ? - A quoi ? répond l'aveugle ; écoutez. A nous deux Nous possédons le bien à chacun nécessaire : J'ai des jambes, et vous des yeux. Moi, je vais vous porter ; vous, vous serez mon guide : Vos yeux dirigeront mes pas mal assurés ; Mes jambes, à leur tour, iront où vous voudrez. Ainsi, sans que jamais notre amitié décide Qui de nous deux remplit le plus utile emploi, Je marcherai pour vous, vous y verrez pour moi. "
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Vengo a encolarme en tu verso, a ser la pericia de tus besos, ceñirme en tu cuerpo, traspasarle al tiempo, que el tiempo nos pregunte la hora, que la hora sea cómplice de entrecruzar nuestra historia, que el destino nos pida perdón, por durar tanto tiempo en unir nuestros cuerpos. Quiero darle gracias a Dios, por escribir nuestro amor en el libro de la vida. A la vida agradecerle su obediencia al mandato. Vengo a inventarte un nuevo método de amar sin tiempo, amar a tiempo, en estación de siembra, mojar la sequía de tus manos hambrienta, en tiempo seco, saciarlas de caricias eternas. Vengo a amarte de tal manera, que la Real Academia tendrá que redefinir la palabra amor. Así vengo, encolándome en tu tiempo, ciñéndome de tu cuerpo, inventando el verso y el beso, que ha estado suspendido en el universo, esperando el momento exacto, para nuestro encuentro. LeydisProse 3/2017
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Jun 5, 2017
Jun 5, 2017 at 9:37 AM UTC
Como te amare? (engañando al tiempo)
Heureux les cœurs, les cœurs de sang ! Leurs battements peuvent s'entendre ; Et les bras ! Ils peuvent se tendre, Se posséder en s'enlaçant. Heureux aussi les doigts ! Ils touchent ; Les yeux ! Ils voient. Heureux les corps ! Ils ont la paix quand ils se couchent, Et le néant quand ils sont morts. Mais, oh ! Bien à plaindre les âmes ! Elles ne se touchent jamais : Elles ressemblent à des flammes Ardentes sous un verre épais. De leurs prisons mal transparentes Ces flammes ont beau s'appeler, Elles se sentent bien parentes, Mais ne peuvent pas se mêler. On dit qu'elles sont immortelles ; Ah ! Mieux leur vaudrait vivre un jour, Mais s'unir enfin !... dussent-elles S'éteindre en épuisant l'amour !
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Corps et Âmes
Et maintenant, aux Fesses ! Je veux que tu confesses, Muse, ces miens trésors Pour quels - et tu t'y fies - Je donnerais cent vies Et, riche, tous mes ors Avec un tas d'encors. Mais avant la cantate Que mes âme et prostate Et mon sang en arrêt Vont dire à la louange De son cher Cul que l'ange, O déchu ! saluerait, Puis il l'adorerait, Posons de lentes lèvres Sur les délices mièvres Du dessous des genoux, Souple papier de Chine, Fins tendons, ligne fine Des veines sans nul pouls Sensible, il est si doux ! Et maintenant, aux Fesses ! Déesses de déesses, Chair de chair, beau de beau. Seul beau qui nous pénètre Avec les seins, peut-être. D'émoi toujours nouveau, Pulpe dive, alme peau ! Elles sont presques ovales, Presque rondes. Opales, Ambres, roses (très peu) S'y fondent, s'y confondent En blanc mat que répondent Les noirs, roses par jeu, De la raie au milieu. Déesses de déesses ! Du repos en liesses, De la calme gaîté, De malines fossettes Ainsi que des risettes, Quelque perversité Dans que de majesté... ! Et quand l'heure est sonnée D'unir ma destinée A Son Destin fêté, Je puis aller sans crainte Et bien tenter l'étreinte Devers l'autre côté : Leur concours m'est prêté. Je me dresse et je presse Et l'une et l'autre fesse Dans mes heureuses mains. Toute leur ardeur donne, Leur vigueur est la bonne Pour aider aux hymens Des soirs aux lendemains... Ce sont les reins ensuite, Amples, nerveux qu'invite L'amour aux seuls élans Qu'il faille dans ce monde, C'est le dos gras et monde, Satin tiède, éclairs blancs. Ondulements troublants. Et c'est enfin la nuque Qu'il faudrait être eunuque Pour n'avoir de frissons, La nuque damnatrice, Folle dominatrice Aux frisons polissons Que nous reconnaissons. Ô nuque proxénète, Vaguement déshonnête Et chaste vaguement, Frisons, joli symbole Des voiles de l'Idole De ce temple charmant, Frisons chers doublement !
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Et maintenant aux Fesses !
Et maintenant, aux Fesses ! Je veux que tu confesses, Muse, ces miens trésors Pour quels - et tu t'y fies - Je donnerais cent vies Et, riche, tous mes ors Avec un tas d'encors. Mais avant la cantate Que mes âme et prostate Et mon sang en arrêt Vont dire à la louange De son cher Cul que l'ange, O déchu ! saluerait, Puis il l'adorerait, Posons de lentes lèvres Sur les délices mièvres Du dessous des genoux, Souple papier de Chine, Fins tendons, ligne fine Des veines sans nul pouls Sensible, il est si doux ! Et maintenant, aux Fesses ! Déesses de déesses, Chair de chair, beau de beau. Seul beau qui nous pénètre Avec les seins, peut-être. D'émoi toujours nouveau, Pulpe dive, alme peau ! Elles sont presques ovales, Presque rondes. Opales, Ambres, roses (très peu) S'y fondent, s'y confondent En blanc mat que répondent Les noirs, roses par jeu, De la raie au milieu. Déesses de déesses ! Du repos en liesses, De la calme gaîté, De malines fossettes Ainsi que des risettes, Quelque perversité Dans que de majesté... ! Et quand l'heure est sonnée D'unir ma destinée A Son Destin fêté, Je puis aller sans crainte Et bien tenter l'étreinte Devers l'autre côté : Leur concours m'est prêté. Je me dresse et je presse Et l'une et l'autre fesse Dans mes heureuses mains. Toute leur ardeur donne, Leur vigueur est la bonne Pour aider aux hymens Des soirs aux lendemains... Ce sont les reins ensuite, Amples, nerveux qu'invite L'amour aux seuls élans Qu'il faille dans ce monde, C'est le dos gras et monde, Satin tiède, éclairs blancs. Ondulements troublants. Et c'est enfin la nuque Qu'il faudrait être eunuque Pour n'avoir de frissons, La nuque damnatrice, Folle dominatrice Aux frisons polissons Que nous reconnaissons. Ô nuque proxénète, Vaguement déshonnête Et chaste vaguement, Frisons, joli symbole Des voiles de l'Idole De ce temple charmant, Frisons chers doublement !
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