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"trouveras" poems
Un simple geste suffit Pour m'avouer l'infini D'un sentiment qui envahit tout mon être Si seulement, pour toi, je suis celle Que tu trouveras belle Tu liras ainsi les mots de mon coeur Et ainsi se dessinera, peut-être une lueur Une histoire qui sera nôtre Et à personne d'autre Je tends une main vers l'inconnu Pour que tu la prennes sans retenue Et ensemble, nous irons là-bas Où le bonheur nous viendra Et à ça, on y aura droit... -12/04/14 © eMs' silent poetry. All Rights Reserved.
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Apr 12, 2014
Apr 12, 2014 at 10:43 AM UTC
LÀ-BAS
Un arabe à Marseille autrefois m'a conté Qu'un pacha turc dans sa patrie Vint porter certain jour un coffret cacheté Au plus sage dervis qui fût en Arabie. Ce coffret, lui dit-il, renferme des rubis, Des diamants d'un très grand prix : C'est un présent que je veux faire À l'homme que tu jugeras Être le plus fou de la terre. Cherche bien, tu le trouveras. Muni de son coffret, notre bon solitaire S'en va courir le monde. Avait-il donc besoin D'aller **** ? L'embarras de choisir était sa grande affaire : Des fous toujours plus fous venaient de toutes parts Se présenter à ses regards. Notre pauvre dépositaire Pour l'offrir à chacun saisissait le coffret : Mais un pressentiment secret Lui conseillait de n'en rien faire, L'assurait qu'il trouverait mieux. Errant ainsi de lieux en lieux, Embarrassé de son message, Enfin, après un long voyage, Notre homme et le coffret arrivent un matin Dans la ville de Constantin. Il trouve tout le peuple en joie : Que s'est-il donc passé ? Rien, lui dit un iman ; C'est notre grand vizir que le sultan envoie, Au moyen d'un lacet de soie, Porter au prophète un firman. Le peuple rit toujours de ces sortes d'affaires ; Et, comme ce sont des misères, Notre empereur souvent lui donne ce plaisir. - Souvent ? - Oui. - C'est fort bien ; votre nouveau vizir Est-il nommé ? - Sans doute : et le voilà qui passe. Le dervis, à ces mots, court, traverse la place, Arrive, et reconnaît le pacha son ami. Bon ! Te voilà ! Dit celui-ci : Et le coffret ? - Seigneur, j'ai parcouru l'Asie ; J'ai vu des fous parfaits, mais sans oser choisir : Aujourd'hui ma course est finie ; Daignez l'accepter, grand vizir.
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Le pacha et le dervis
Un arabe à Marseille autrefois m'a conté Qu'un pacha turc dans sa patrie Vint porter certain jour un coffret cacheté Au plus sage dervis qui fût en Arabie. Ce coffret, lui dit-il, renferme des rubis, Des diamants d'un très grand prix : C'est un présent que je veux faire À l'homme que tu jugeras Être le plus fou de la terre. Cherche bien, tu le trouveras. Muni de son coffret, notre bon solitaire S'en va courir le monde. Avait-il donc besoin D'aller **** ? L'embarras de choisir était sa grande affaire : Des fous toujours plus fous venaient de toutes parts Se présenter à ses regards. Notre pauvre dépositaire Pour l'offrir à chacun saisissait le coffret : Mais un pressentiment secret Lui conseillait de n'en rien faire, L'assurait qu'il trouverait mieux. Errant ainsi de lieux en lieux, Embarrassé de son message, Enfin, après un long voyage, Notre homme et le coffret arrivent un matin Dans la ville de Constantin. Il trouve tout le peuple en joie : Que s'est-il donc passé ? Rien, lui dit un iman ; C'est notre grand vizir que le sultan envoie, Au moyen d'un lacet de soie, Porter au prophète un firman. Le peuple rit toujours de ces sortes d'affaires ; Et, comme ce sont des misères, Notre empereur souvent lui donne ce plaisir. - Souvent ? - Oui. - C'est fort bien ; votre nouveau vizir Est-il nommé ? - Sans doute : et le voilà qui passe. Le dervis, à ces mots, court, traverse la place, Arrive, et reconnaît le pacha son ami. Bon ! Te voilà ! Dit celui-ci : Et le coffret ? - Seigneur, j'ai parcouru l'Asie ; J'ai vu des fous parfaits, mais sans oser choisir : Aujourd'hui ma course est finie ; Daignez l'accepter, grand vizir.
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Sonnet. Non, quand bien même une amère souffrance Dans ce cœur mort pourrait se ranimer ; Non, quand bien même une fleur d'espérance Sur mon chemin pourrait encor germer ; Quand la pudeur, la grâce et l'innocence Viendraient en toi me plaindre et me charmer, Non, chère enfant, si belle d'ignorance, Je ne saurais, je n'oserais t'aimer. Un jour pourtant il faudra qu'il te vienne L'instant suprême où l'univers n'est rien. De mon respect alors qu'il te souvienne ! Tu trouveras, dans la joie ou la peine, Ma triste main pour soutenir la tienne, Mon triste cœur pour écouter le tien.
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Quand bien même une amère souffrance