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"tissu" poems
Silence ! reprenons les travaux de mon âge. Que le pinceau docile obéisse à mes doigts, Des lieux que j'ai quittés qu'il retrace l'image, Que ma harpe se mêle aux accents de ma voix ; Sur un brillant tissu, que l'aiguille légère Arrête les contours d'une fleur passagère. Oh ! pourquoi, dédaignant ces faciles bonheurs, Mon âme en murmurant s'envole-t-elle ailleurs ? Tel mugit un torrent quand son onde écumante, Dans un lit trop étroit, s'agite et se tourmente ; Sur de noirs rochers, meurt un impuissant effort. Et je me brise ainsi contre l'arrêt du sort ! Devant moi, sur la rive, il ferme la barrière, Et mon âme est captive en son étroite sphère ; Reculant dans la lutte entre elle et le destin, Sous la main qui l'écrase elle ronge son frein ! Silence ! reprenons les travaux de mon âge. Que le pinceau docile obéisse à mes doigts, Des lieux que j'ai quittés qu'il retrace l'image ; Que ma harpe se mêle aux accents de ma voix ; Sur un brillant tissu, que l'aiguille légère Arrête les contours d'une fleur passagère. Qu'exiger de la vie ? A-t-elle un seul trésor, Pour qui le pèserait comme on pèse de l'or ? Sous la froide analyse et sous la main qui sonde, S'évente le parfum des bonheurs de ce monde. La nuit répand son deuil quand le soleil a lui ; Le bonheur qui brillait se couche comme lui, Et l'âme qui le sait, se sentant immortelle, Ne voudrait que des biens qui durassent comme elle. Elle cherche, formant vingt rêves tour à tour... Le monde lui répond par ses bonheurs d'un jour ! Silence ! reprenons les travaux de mon âge. Que le pinceau docile obéisse à mes doigts, Des lieux que j'ai quittés qu'il retrace l'image ; Que ma harpe se mêle aux accents de ma voix ; Sur un brillant tissu, que l'aiguille légère Arrête les contours d'une fleur passagère. Mon âme, calme-toi, reprends un vol plus doux, Et passe sous le joug d'un sort commun à tous.
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Anxiété
Silence ! reprenons les travaux de mon âge. Que le pinceau docile obéisse à mes doigts, Des lieux que j'ai quittés qu'il retrace l'image, Que ma harpe se mêle aux accents de ma voix ; Sur un brillant tissu, que l'aiguille légère Arrête les contours d'une fleur passagère. Oh ! pourquoi, dédaignant ces faciles bonheurs, Mon âme en murmurant s'envole-t-elle ailleurs ? Tel mugit un torrent quand son onde écumante, Dans un lit trop étroit, s'agite et se tourmente ; Sur de noirs rochers, meurt un impuissant effort. Et je me brise ainsi contre l'arrêt du sort ! Devant moi, sur la rive, il ferme la barrière, Et mon âme est captive en son étroite sphère ; Reculant dans la lutte entre elle et le destin, Sous la main qui l'écrase elle ronge son frein ! Silence ! reprenons les travaux de mon âge. Que le pinceau docile obéisse à mes doigts, Des lieux que j'ai quittés qu'il retrace l'image ; Que ma harpe se mêle aux accents de ma voix ; Sur un brillant tissu, que l'aiguille légère Arrête les contours d'une fleur passagère. Qu'exiger de la vie ? A-t-elle un seul trésor, Pour qui le pèserait comme on pèse de l'or ? Sous la froide analyse et sous la main qui sonde, S'évente le parfum des bonheurs de ce monde. La nuit répand son deuil quand le soleil a lui ; Le bonheur qui brillait se couche comme lui, Et l'âme qui le sait, se sentant immortelle, Ne voudrait que des biens qui durassent comme elle. Elle cherche, formant vingt rêves tour à tour... Le monde lui répond par ses bonheurs d'un jour ! Silence ! reprenons les travaux de mon âge. Que le pinceau docile obéisse à mes doigts, Des lieux que j'ai quittés qu'il retrace l'image ; Que ma harpe se mêle aux accents de ma voix ; Sur un brillant tissu, que l'aiguille légère Arrête les contours d'une fleur passagère. Mon âme, calme-toi, reprends un vol plus doux, Et passe sous le joug d'un sort commun à tous.
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Ma sœur, écoute-moi ! je vais t'ouvrir mon cœur... Mais détourne un instant ton regard scrutateur ; Pour mes quinze printemps, ne sois pas trop sévère ! Tu promis de m'aimer à notre vieille mère. Un ange aux blonds cheveux déjà te doit le jour : Étends aussi sur moi l'aile de ton amour ! Si de la vie, à peine, il voit la première heure, Moi, je suis faible aussi, je me trouble et je pleure. Dans ce monde joyeux où j'avance en tremblant, Comme des pas d'enfant, mon pas est chancelant. Tu cherches à sonder les replis de mon âme, Tu crois me deviner et ton regard me blâme ; Ne crains rien si parfois je soupire tout bas... Je t'assure, ma sœur, que je ne l'aime pas ! L'amour, c'est le bonheur, doux, riant comme un rêve, Et dans les pleurs pour moi le jour vient et s'achève. Jadis, j'aimais le monde et ses plaisirs bruyants, Et devant mon miroir je m'arrêtais longtemps ; J'aimais le blanc tissu de ma robe légère, Et de mes fleurs du soir la fraîcheur mensongère ; J'aimais, d'un bal brillant la lumière et le bruit, Et ce choix d'un instant qu'aucun regret ne suit : Mais, au lieu du bonheur qu'on dit que l'amour donne, À des pensers amers mon âme s'abandonne... Ne crains rien si parfois je soupire tout bas, Car tu vois bien, ma sœur, que je ne l'aime pas ! De celui que l'on aime on chérit la présence, On bénit le moment qui fait cesser l'absence ; On se plaint **** de lui de la longueur du jour, On veut presser le temps pour hâter son retour. Lorsque j'entends la voix ou les pas de mon frère, Je souris, et je cours pour le voir la première ; Mais quand c'est lui... ma sœur, je frémis malgré moi... Sa présence me trouble et me glace d'effroi ! Lorsque j'entends ses pas, tremblante, je m'arrête, Et pour fuir son regard, je détourne la tête. Ne crains rien si parfois je soupire tout bas, Car tu vois bien, ma sœur, que je ne l'aime pas ! Quand je vois le bonheur briller sur ton visage, Je bénis le Seigneur qui chasse au **** l'orage, Mes yeux suivent tes yeux, je souris comme toi ; J'aime quand ton cœur aime, et je crois de ta foi ; Je confonds doucement mon âme avec la tienne, Je veux que ton bonheur, comme à toi, m'appartienne. Mais, comme lui, ma sœur, jamais je ne sens rien ; Sa gaîté me fait mal, ses pleurs me font du bien. Lorsque j'entends louer les traits de son visage, Je voudrais qu'il fût laid et je pleure de rage ! Lorsqu'il part pour le bal, mon cœur, cruel pour lui, Voudrait qu'il n'y trouvât que tristesse et qu'ennui ; Je hais tous ses amis, je m'afflige qu'on l'aime, Je voudrais l'isoler, l'éloigner de toi-même... Ne crains rien si parfois je soupire tout bas, Car tu vois bien, ma sœur, que je ne l'aime pas !
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L'erreur
Ma sœur, écoute-moi ! je vais t'ouvrir mon cœur... Mais détourne un instant ton regard scrutateur ; Pour mes quinze printemps, ne sois pas trop sévère ! Tu promis de m'aimer à notre vieille mère. Un ange aux blonds cheveux déjà te doit le jour : Étends aussi sur moi l'aile de ton amour ! Si de la vie, à peine, il voit la première heure, Moi, je suis faible aussi, je me trouble et je pleure. Dans ce monde joyeux où j'avance en tremblant, Comme des pas d'enfant, mon pas est chancelant. Tu cherches à sonder les replis de mon âme, Tu crois me deviner et ton regard me blâme ; Ne crains rien si parfois je soupire tout bas... Je t'assure, ma sœur, que je ne l'aime pas ! L'amour, c'est le bonheur, doux, riant comme un rêve, Et dans les pleurs pour moi le jour vient et s'achève. Jadis, j'aimais le monde et ses plaisirs bruyants, Et devant mon miroir je m'arrêtais longtemps ; J'aimais le blanc tissu de ma robe légère, Et de mes fleurs du soir la fraîcheur mensongère ; J'aimais, d'un bal brillant la lumière et le bruit, Et ce choix d'un instant qu'aucun regret ne suit : Mais, au lieu du bonheur qu'on dit que l'amour donne, À des pensers amers mon âme s'abandonne... Ne crains rien si parfois je soupire tout bas, Car tu vois bien, ma sœur, que je ne l'aime pas ! De celui que l'on aime on chérit la présence, On bénit le moment qui fait cesser l'absence ; On se plaint **** de lui de la longueur du jour, On veut presser le temps pour hâter son retour. Lorsque j'entends la voix ou les pas de mon frère, Je souris, et je cours pour le voir la première ; Mais quand c'est lui... ma sœur, je frémis malgré moi... Sa présence me trouble et me glace d'effroi ! Lorsque j'entends ses pas, tremblante, je m'arrête, Et pour fuir son regard, je détourne la tête. Ne crains rien si parfois je soupire tout bas, Car tu vois bien, ma sœur, que je ne l'aime pas ! Quand je vois le bonheur briller sur ton visage, Je bénis le Seigneur qui chasse au **** l'orage, Mes yeux suivent tes yeux, je souris comme toi ; J'aime quand ton cœur aime, et je crois de ta foi ; Je confonds doucement mon âme avec la tienne, Je veux que ton bonheur, comme à toi, m'appartienne. Mais, comme lui, ma sœur, jamais je ne sens rien ; Sa gaîté me fait mal, ses pleurs me font du bien. Lorsque j'entends louer les traits de son visage, Je voudrais qu'il fût laid et je pleure de rage ! Lorsqu'il part pour le bal, mon cœur, cruel pour lui, Voudrait qu'il n'y trouvât que tristesse et qu'ennui ; Je hais tous ses amis, je m'afflige qu'on l'aime, Je voudrais l'isoler, l'éloigner de toi-même... Ne crains rien si parfois je soupire tout bas, Car tu vois bien, ma sœur, que je ne l'aime pas !
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xxEn leur envoyant la cantate intitulée La Tempête, qu'elles ont mise en musique. Souvent cette trame grossière Qu'ourdit la main du tisserand Se transforme en tapis brillant Sous les jolis doigts de Glycère. Le chanvre obscur a disparu, Recouvert par l'or et la soie ; Ce n'est plus qu'un brillant tissu Où l'art triomphant se déploie. Le plus mince des opéras Subira ces métamorphoses : J'ai disposé le canevas, Et sous vos doigts naîtront les roses. Écrit en 1788.
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À deux sœurs
fabric of skin unfolds to make my memories old my heartless cave filling with dread cold Time bending around me everything blending into me mold
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Sep 6, 2019
Sep 6, 2019 at 10:40 AM UTC
En tissu
Que tu me plais dans cette robe Qui te déshabille si bien, Faisant jaillir ta gorge en globe, Montrant tout nu ton bras païen ! Frêle comme une aile d'abeille, Frais comme un coeur de rose-thé, Son tissu, caresse vermeille, Voltige autour de ta beauté. De l'épiderme sur la soie Glissent des frissons argentés, Et l'étoffe à la chair renvoie Ses éclairs roses reflétés. D'où te vient cette robe étrange Qui semble faite de ta chair, Trame vivante qui mélange Avec ta peau son rose clair ? Est-ce à la rougeur de l'aurore, A la coquille de Vénus, Au bouton de sein près d'éclore, Que sont pris ces tons inconnus ? Ou bien l'étoffe est-elle teinte Dans les roses de ta pudeur ? Non ; vingt fois modelée et peinte, Ta forme connaît sa splendeur. Jetant le voile qui te pèse, Réalité que l'art rêva, Comme la princesse Borghèse Tu poserais pour Canova. Et ces plis roses sont les lèvres De mes désirs inapaisés, Mettant au corps dont tu les sèvres Une tunique de baisers.
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À une robe rose
La plus délicate des roses Est, à coup sûr, la rose-thé. Son bouton aux feuilles mi-closes De carmin à peine est teinté. On dirait une rose blanche Qu'aurait fait rougir de pudeur, En la lutinant sur la branche, Un papillon trop plein d'ardeur. Son tissu rose et diaphane De la chair a le velouté ; Auprès, tout incarnat se fane Ou prend de la vulgarité. Comme un teint aristocratique Noircit les fronts bruns de soleil, De ses soeurs elle rend rustique Le coloris chaud et vermeil. Mais, si votre main qui s'en joue, A quelque bal, pour son parfum, La rapproche de votre joue, Son frais éclat devient commun. Il n'est pas de rose assez tendre Sur la palette du printemps, Madame, pour oser prétendre Lutter contre vos dix-sept ans. La peau vaut mieux que le pétale, Et le sang pur d'un noble coeur Qui sur la jeunesse s'étale, De tous les roses est vainqueur !
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La rose-thé
Souvent il m'apparut sous la forme d'un ange Dont les ailes s'ouvraient, Remontant de la terre au ciel où rien ne change ; Et j'ai vu s'abaisser, pleins d'une force étrange, Ses bras qui m'attiraient. Je montais. Je sentais de ses plumes aimées L'attrayante chaleur ; Nous nous parlions de l'âme et nos âmes charmées, Comme le souffle uni de deux fleurs embaumées, N'étaient plus qu'une fleur. Et je tremblerai moins pour sortir de la vie : Il saura le chemin. J'en serai, de bien près, devancée ou suivie ; Puis, entre Dieu qui juge et ma crainte éblouie, Il étendra sa main. Ce noeud, tissu par nous dans un ardent mystère Dont j'ai pris tout l'effroi, Il dira que c'est lui, si la peur me fait taire ; Et s'il brûla son vol aux flammes de la terre, Je dirai que c'est moi ! Son souffle lissera mes ailes sans poussière Pour les ouvrir à Dieu, Et nous l'attendrirons de la même prière ; Car, c'est l'éternité qu'il nous faut tout entière : On n'y dit plus : « Adieu ! »
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Croyance