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"tendresse" poems
Quelle passion, quelle tendresse! Un amour avec toute sa noblesse. Souffrance et un espoir si fou, Caresses d'un amour inattendu. Les jours passent, je suis toujours amoureux, La vie on la vit comme le veut. Un amour étranger, un amour partagé, Un amour d 'été... Les nuits sont l'abandon de mes jours, L'amour toujours fort sans blessure. Sentiment qu'on peut dértuire, Un amour qui me fait écrire. Le coucher de soleil me donne envie, L'amour pour un jour, pour la vie. Se coucher  dans un lit, Vivre l'amour jusqu'au paradis.. Victor Marques
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Dec 14, 2009
Dec 14, 2009 at 9:51 AM UTC
Un amour
Jeter ma gourme Voilà ce que je voudrais faire Et surtout la jeter avec toi Et commettre ainsi mes premières frasques Ou plutôt les secondes Car j'ai oublié les premières. Jeter sa gourme Ce n'est pas se gourmer Ce n'est pas un duel C'est faire exploser sa pureté séminale Et vouloir semer sa semence Aux quatre vents Mais moi ma semence telle une pivoine sauvage Vole légère et virginale pour se blottir en toi Te pénétrer, te fertiliser, ma méduse pélagique, à l'ombrelle bleue et rose, Jusqu'aux derniers interstices Accepte ma gourme, translucide et molle Je ne la jette pas Je te l'offre, cette efflorescence, Je te la destine Je te l'adresse dans tes eaux. Je suis dans ma seconde jeunesse Et je te prie de croire que cette gourme Est un précipité pimenté de cheval, d'hippocampe et d'hippopotame Même si elle n 'a rien d'un mastodonte. Et non seulement je veux qu'elle te fertilise Mais je veux que tu la goûtes Et la savoure comme un bon bourgogne Ou beaujolais nouveau Je veux que tu t'en badigeonnes Le corps et l'âme Je veux que tu t'en maquilles Les lèvres et les paupières Et que ce fluide soit ta crème de beauté permanente. Je veux que dans chaque café du petit matin Une deux ou trois gouttelettes de cette gourme vienne sucrer ta journée Et l'égayer de délicieuses bandaisons intimes Et invisibles mais réelles Lèche, prends, c'est de la tendresse liquide De la chaleur liquide De l'amour liquide C'est ma cyprine à moi Et comme je suis bavard et volubile Je m'en sers pour t'écrire En hiéroglyphes dont seule toi peut lire Les encres sympathiques Et je te dis : Ma gourme t'aime maintenant Ma douce, torride et brûlante Pelagia noctulica.
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Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 4:11 AM UTC
Gourme
Jeter ma gourme Voilà ce que je voudrais faire Et surtout la jeter avec toi Et commettre ainsi mes premières frasques Ou plutôt les secondes Car j'ai oublié les premières. Jeter sa gourme Ce n'est pas se gourmer Ce n'est pas un duel C'est faire exploser sa pureté séminale Et vouloir semer sa semence Aux quatre vents Mais moi ma semence telle une pivoine sauvage Vole légère et virginale pour se blottir en toi Te pénétrer, te fertiliser, ma méduse pélagique, à l'ombrelle bleue et rose, Jusqu'aux derniers interstices Accepte ma gourme, translucide et molle Je ne la jette pas Je te l'offre, cette efflorescence, Je te la destine Je te l'adresse dans tes eaux. Je suis dans ma seconde jeunesse Et je te prie de croire que cette gourme Est un précipité pimenté de cheval, d'hippocampe et d'hippopotame Même si elle n 'a rien d'un mastodonte. Et non seulement je veux qu'elle te fertilise Mais je veux que tu la goûtes Et la savoure comme un bon bourgogne Ou beaujolais nouveau Je veux que tu t'en badigeonnes Le corps et l'âme Je veux que tu t'en maquilles Les lèvres et les paupières Et que ce fluide soit ta crème de beauté permanente. Je veux que dans chaque café du petit matin Une deux ou trois gouttelettes de cette gourme vienne sucrer ta journée Et l'égayer de délicieuses bandaisons intimes Et invisibles mais réelles Lèche, prends, c'est de la tendresse liquide De la chaleur liquide De l'amour liquide C'est ma cyprine à moi Et comme je suis bavard et volubile Je m'en sers pour t'écrire En hiéroglyphes dont seule toi peut lire Les encres sympathiques Et je te dis : Ma gourme t'aime maintenant Ma douce, torride et brûlante Pelagia noctulica.
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Romance. Dansez, fillettes du village, Chantez vos doux refrains d'amour : Trop vite, hélas ! un ciel d'orage Vient obscurcir le plus beau jour. En vous voyant, je me rappelle Et mes plaisirs et mes succès ; Comme vous, j'étais jeune et belle, Et, comme vous, je le savais. Soudain ma blonde chevelure Me montra quelques cheveux blancs... J'ai vu, comme dans la nature, L'hiver succéder au printemps. Dansez, fillettes du village, Chantez vos doux refrains d'amour ; Trop vite, hélas ! un ciel d'orage Vient obscurcir le plus beau jour. Naïve et sans expérience, D'amour je crus les doux serments, Et j'aimais avec confiance... On croit au bonheur à quinze ans ! Une fleur, par Julien cueillie, Était le gage de sa foi ; Mais, avant qu'elle fût flétrie, L'ingrat ne pensait plus à moi ! Dansez, fillettes du Village, Chantez vos doux refrains d'amour ; Trop vite, hélas ! un ciel d'orage Vient obscurcir le plus beau jour. À vingt ans, un ami fidèle Adoucit mon premier chagrin ; J'étais triste, mais j'étais belle, Il m'offrit son cœur et sa main. Trop tôt pour nous vint la vieillesse ; Nous nous aimions, nous étions vieux... La mort rompit notre tendresse... Mon ami fut le plus heureux ! Dansez, fillettes du village, Chantez vos doux refrains d'amour ; Trop vite, hélas ! un ciel d'orage Vient obscurcir le plus beau jour. Pour moi, n'arrêtez pas la danse ; Le ciel est pur, je suis au port, Aux bruyants plaisirs de l'enfance La grand-mère sourit encor. Que cette larme que j'efface N'attriste pas vos jeunes cœurs : Le soleil brille sur la glace, L'hiver conserve quelques fleurs. Dansez, fillettes du village, Chantez vos doux refrains d'amour, Et, sous un ciel exempt d'orage, Embellissez mon dernier jour !
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La grand-mère
Romance. Dansez, fillettes du village, Chantez vos doux refrains d'amour : Trop vite, hélas ! un ciel d'orage Vient obscurcir le plus beau jour. En vous voyant, je me rappelle Et mes plaisirs et mes succès ; Comme vous, j'étais jeune et belle, Et, comme vous, je le savais. Soudain ma blonde chevelure Me montra quelques cheveux blancs... J'ai vu, comme dans la nature, L'hiver succéder au printemps. Dansez, fillettes du village, Chantez vos doux refrains d'amour ; Trop vite, hélas ! un ciel d'orage Vient obscurcir le plus beau jour. Naïve et sans expérience, D'amour je crus les doux serments, Et j'aimais avec confiance... On croit au bonheur à quinze ans ! Une fleur, par Julien cueillie, Était le gage de sa foi ; Mais, avant qu'elle fût flétrie, L'ingrat ne pensait plus à moi ! Dansez, fillettes du Village, Chantez vos doux refrains d'amour ; Trop vite, hélas ! un ciel d'orage Vient obscurcir le plus beau jour. À vingt ans, un ami fidèle Adoucit mon premier chagrin ; J'étais triste, mais j'étais belle, Il m'offrit son cœur et sa main. Trop tôt pour nous vint la vieillesse ; Nous nous aimions, nous étions vieux... La mort rompit notre tendresse... Mon ami fut le plus heureux ! Dansez, fillettes du village, Chantez vos doux refrains d'amour ; Trop vite, hélas ! un ciel d'orage Vient obscurcir le plus beau jour. Pour moi, n'arrêtez pas la danse ; Le ciel est pur, je suis au port, Aux bruyants plaisirs de l'enfance La grand-mère sourit encor. Que cette larme que j'efface N'attriste pas vos jeunes cœurs : Le soleil brille sur la glace, L'hiver conserve quelques fleurs. Dansez, fillettes du village, Chantez vos doux refrains d'amour, Et, sous un ciel exempt d'orage, Embellissez mon dernier jour !
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Mon Père, ce grand Chêne, Je le croyais indéracinable, en ses terres, Comme ce chêne Corse, sur la roche, poussé. Il nous semblait si grand, il paraissait si fort, Si longtemps résistant aux grands vents de la vie, Sous les châtaigneraies et parmi les bruyères, Il marchait, puis rêvait. Parfois, il m'amenait, dans son refuge, y faisait provision de «corned-beef» et de lait en boite "gloria", et aussi de «bastelles», et ces repas hâtifs me semblaient un festin. Mais plus que tout, je goûtais si belle liberté. Disparues les contraintes. D'un pas de montagnard, il nous menait, souvent, En ces lieux de granit, qui semblaient son domaine. Il me mit dans les mains, sa fine carabine, dont j'aimais le canon à l’acier effilé ; mais avant que je presse, le geai était parti. Il ne me gronda pas. Le soir, si peu dormeurs, avec Régis, mon frère, dans la chambre aux obus, des tués de quatorze, dont un panier d'osier exhalait tant les truites, Nous le savions dormir dans la chambre à côté, nous ne cherchions pas trop, sommeil prompt à venir. Je lisais de vieux livre. Et puis nous descendions, furtifs vers la rivière, encaissé dans les roches le «Fiume grosso» grondait. Mon père nous racontait qu'il y avait dormi avec quelques amis, à la flambée des feux. Et le bruit lancinant était une musique qui malgré le soleil nous tenait éveillé. Magie des eaux profondes. Quand un jour de détresse, je perdis «Nils le prince» ressentant mon chagrin, il me facilita L’achat d'un jeune chien, je l'ai encore au cœur, ce cadeau si exquis, qui fut baume sur plaie Merci de m'avoir fait, ce présent plein d'amour. La tendresse d'un père. Il vécut si longtemps, que je ne prêtais guère, attention au torrent qui se faisait ruisseau, aux blancs cheveux venus, au dos un peu voûté, tant les fils ont besoin de croire invincible Le père qui fut grand à l’aube de leurs vies. Besoin de protection. Un père est une force qui paraît infinie pour le jeune enfant qui en a tant besoin peut être imaginaire, qui soutient et le guide. Alors devenu homme, il découvre un soir que le chêne vacille, s'appuie sur une canne. Il est désormais seul. Paul d'Aubin – Toulouse, «Poésie élégiaque», En l'honneur de son père André Dominique, dit, Candria », décédé le 29 novembre 2010.»
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Oct 31, 2013
Oct 31, 2013 at 2:41 PM UTC
Mon Père, ce grand Chêne,
Mon Père, ce grand Chêne, Je le croyais indéracinable, en ses terres, Comme ce chêne Corse, sur la roche, poussé. Il nous semblait si grand, il paraissait si fort, Si longtemps résistant aux grands vents de la vie, Sous les châtaigneraies et parmi les bruyères, Il marchait, puis rêvait. Parfois, il m'amenait, dans son refuge, y faisait provision de «corned-beef» et de lait en boite "gloria", et aussi de «bastelles», et ces repas hâtifs me semblaient un festin. Mais plus que tout, je goûtais si belle liberté. Disparues les contraintes. D'un pas de montagnard, il nous menait, souvent, En ces lieux de granit, qui semblaient son domaine. Il me mit dans les mains, sa fine carabine, dont j'aimais le canon à l’acier effilé ; mais avant que je presse, le geai était parti. Il ne me gronda pas. Le soir, si peu dormeurs, avec Régis, mon frère, dans la chambre aux obus, des tués de quatorze, dont un panier d'osier exhalait tant les truites, Nous le savions dormir dans la chambre à côté, nous ne cherchions pas trop, sommeil prompt à venir. Je lisais de vieux livre. Et puis nous descendions, furtifs vers la rivière, encaissé dans les roches le «Fiume grosso» grondait. Mon père nous racontait qu'il y avait dormi avec quelques amis, à la flambée des feux. Et le bruit lancinant était une musique qui malgré le soleil nous tenait éveillé. Magie des eaux profondes. Quand un jour de détresse, je perdis «Nils le prince» ressentant mon chagrin, il me facilita L’achat d'un jeune chien, je l'ai encore au cœur, ce cadeau si exquis, qui fut baume sur plaie Merci de m'avoir fait, ce présent plein d'amour. La tendresse d'un père. Il vécut si longtemps, que je ne prêtais guère, attention au torrent qui se faisait ruisseau, aux blancs cheveux venus, au dos un peu voûté, tant les fils ont besoin de croire invincible Le père qui fut grand à l’aube de leurs vies. Besoin de protection. Un père est une force qui paraît infinie pour le jeune enfant qui en a tant besoin peut être imaginaire, qui soutient et le guide. Alors devenu homme, il découvre un soir que le chêne vacille, s'appuie sur une canne. Il est désormais seul. Paul d'Aubin – Toulouse, «Poésie élégiaque», En l'honneur de son père André Dominique, dit, Candria », décédé le 29 novembre 2010.»
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Les rêves qu'on a perdu avec amour, Le sourire que je te donne toujours. Mes poémes seront á toi jusqu'a la mort, Tu fais partie de moi, de mon sort. Ta photo de petite fille si belle, Un oiseau, une hirondelle, La magie de ta tendresse, Quelle bonheur, quelle tristesse.... Dans la nuit de mon sommeil, Je me couche, je me réveille. Poémes d'une liberté douce, Tu fais partie de moi ma puce. Tous les jours, tout le temps, Je navigue avec ton semblant. Mes poémes pour une petite fleur, Un enfant qui ris, qui pleure.... Victor Marques
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Dec 14, 2009
Dec 14, 2009 at 9:15 AM UTC
UN ENFANT QUI PLEURE...
I thought of you tonight I think of you forever I'll hold you dear in my head and care for you in silence For now you cannot see And so much you refuse to be Of so much you could become And so much I see you in you I know best that you are not Anyone with special traits Much more than less A human out of its shape What you learned you can leave If only by rage you decide Tonight is yet again A reminiscence Of what is past and gone I'll keep you close in sleep Reach your humanity in thoughts    Qu'un jour je t'atteigne               Que par tendresse            Tu te trouves
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Apr 27, 2017
Apr 27, 2017 at 6:01 PM UTC
QH250417
Un jardinier, dans son jardin, Avait un vieux arbre stérile ; C'était un grand poirier qui jadis fut fertile : Mais il avait vieilli, tel est notre destin. Le jardinier ingrat veut l'abattre un matin ; Le voilà qui prend sa cognée. Au premier coup l'arbre lui dit : Respecte mon grand âge, et souviens-toi du fruit Que je t'ai donné chaque année. La mort va me saisir, je n'ai plus qu'un instant, N'assassine pas un mourant Qui fut ton bienfaiteur. Je te coupe avec peine, Répond le jardinier ; mais j'ai besoin de bois. Alors, gazouillant à la fois, De rossignols une centaine S'écrie : épargne-le, nous n'avons plus que lui : Lorsque ta femme vient s'asseoir sous son ombrage, Nous la réjouissons par notre doux ramage ; Elle est seule souvent, nous charmons son ennui. Le jardinier les chasse et rit de leur requête ; Il frappe un second coup. D'abeilles un essaim Sort aussitôt du tronc, en lui disant : arrête, Ecoute-nous, homme inhumain : Si tu nous laisses cet asile, Chaque jour nous te donnerons Un miel délicieux dont tu peux à la ville Porter et vendre les rayons : Cela te touche-t-il ? J'en pleure de tendresse, Répond l'avare jardinier : Eh ! Que ne dois-je pas à ce pauvre poirier Qui m'a nourri dans sa jeunesse ? Ma femme quelquefois vient ouïr ces oiseaux ; C'en est assez pour moi : qu'ils chantent en repos. Et vous, qui daignerez augmenter mon aisance, Je veux pour vous de fleurs semer tout ce canton. Cela dit, il s'en va, sûr de sa récompense, Et laisse vivre le vieux tronc. Comptez sur la reconnaissance Quand l'intérêt vous en répond.
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Le vieux arbre et le jardinier
Un jardinier, dans son jardin, Avait un vieux arbre stérile ; C'était un grand poirier qui jadis fut fertile : Mais il avait vieilli, tel est notre destin. Le jardinier ingrat veut l'abattre un matin ; Le voilà qui prend sa cognée. Au premier coup l'arbre lui dit : Respecte mon grand âge, et souviens-toi du fruit Que je t'ai donné chaque année. La mort va me saisir, je n'ai plus qu'un instant, N'assassine pas un mourant Qui fut ton bienfaiteur. Je te coupe avec peine, Répond le jardinier ; mais j'ai besoin de bois. Alors, gazouillant à la fois, De rossignols une centaine S'écrie : épargne-le, nous n'avons plus que lui : Lorsque ta femme vient s'asseoir sous son ombrage, Nous la réjouissons par notre doux ramage ; Elle est seule souvent, nous charmons son ennui. Le jardinier les chasse et rit de leur requête ; Il frappe un second coup. D'abeilles un essaim Sort aussitôt du tronc, en lui disant : arrête, Ecoute-nous, homme inhumain : Si tu nous laisses cet asile, Chaque jour nous te donnerons Un miel délicieux dont tu peux à la ville Porter et vendre les rayons : Cela te touche-t-il ? J'en pleure de tendresse, Répond l'avare jardinier : Eh ! Que ne dois-je pas à ce pauvre poirier Qui m'a nourri dans sa jeunesse ? Ma femme quelquefois vient ouïr ces oiseaux ; C'en est assez pour moi : qu'ils chantent en repos. Et vous, qui daignerez augmenter mon aisance, Je veux pour vous de fleurs semer tout ce canton. Cela dit, il s'en va, sûr de sa récompense, Et laisse vivre le vieux tronc. Comptez sur la reconnaissance Quand l'intérêt vous en répond.
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Un amour Quelle passion, quelle tendresse! Un amour avec toute sa noblessse. Souffrance et un espoir si fou, Caresses d’un amour inattendu…. Les jours passent, je suis amoureux, La vie on l’a vit comme un feu, Un amour étranger, un amour partagé, Le rêve de bien aimer… Les nuits sont l’abandon de mes jours, L’AMOUR C’EST L’AMOUR, Sentiment pure qu’on peut détruire, Un amour qui ne sait lire… Le coucher du soleil me donne envie, Aimer un amour toute la vie, Désespoir d’un être vivant, Un amour que j’aime tant. Vic Alex
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Jun 29, 2010
Jun 29, 2010 at 1:12 AM UTC
Un amour....
À Madame L. sur son album. Amitié, doux repos de l'âme, Crépuscule charmant des cœurs, Pourquoi dans les yeux d'une femme As-tu de plus tendres langueurs ? Ta nature est pourtant la même ! Dans le cœur dont elle a fait don Ce n'est plus la femme qu'on aime, Et l'amour a perdu son nom. Mais comme en une pure glace Le crayon se colore mieux, Le sentiment qui le remplace Est plus visible en deux beaux yeux. Dans un timbre argentin de femme Il a de plus tendres accents : La chaste volupté de l'âme Devient presque un plaisir des sens. De l'homme la mâle tendresse Est le soutien d'un bras nerveux, Mais la vôtre est une caresse Qui frissonne dans les cheveux. Oh ! laissez-moi, vous que j'adore Des noms les plus doux tour à tour, O femmes, me tromper encore Aux ressemblances de l'amour ! Douce ou grave, tendre ou sévère, L'amitié fut mon premier bien : Quelque soit la main qui me serre, C'est un cœur qui répond au mien. Non, jamais ma main ne repousse Ce symbole d'un sentiment ; Mais lorsque la main est plus douce, Je la serre plus tendrement.
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Amitié de femme
C'est le printemps viens-t'en Pâquette Te promener au bois joli Les poules dans la cour caquètent L'aube au ciel fait de roses plis L'amour chemine à ta conquête Mars et Vénus sont revenus Ils s'embrassent à bouches folles Devant des sites ingénus Où sous les roses qui feuillolent De beaux dieux roses dansent nus Viens ma tendresse est la régente De la floraison qui paraît La nature est belle et touchante Pan sifflote dans la forêt Les grenouilles humides chantent.
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Aubade chantée à Lætare un an passé
Mes émotions tourbillonnent Comme les étoiles de Van Gogh **** d’être étincelantes Elles étranglent mon cerveau Puis me tirent vers un abîme profond Où ma solitude me fait perdre la raison Me fait croire que j’ai besoin de caresses De baisers, d’amour et de tendresse
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Sep 9, 2019
Sep 9, 2019 at 9:57 PM UTC
Tourbillon
C'est plutôt le sabbat du second Faust que l'autre. Un rhythmique sabbat, rhythmique, extrêmement Rhythmique. - Imaginez un jardin de Lenôtre, Correct, ridicule et charmant. Des ronds-points ; au milieu, des jets d'eau ; des allées Toutes droites ; sylvains de marbre ; dieux marins De bronze ; çà et là, des Vénus étalées ; Des quinconces, des boulingrins ; Des châtaigniers ; des plants de fleurs formant la dune ; Ici, des rosiers nains qu'un goût docte effila ; Plus **** des ifs taillés en triangles. La lune D'un soir d'été sur tout cela. Minuit sonne, et réveille au fond du parc aulique Un air mélancolique, un sourd, lent et doux air De chasse : tel, doux, lent, sourd et mélancolique, L'air de chasse de Tannhauser. Des chants voilés de cors lointains où la tendresse Des sens étreint l'effroi de l'âme en des accords Harmonieusement dissonnants dans l'ivresse ; Et voici qu'à l'appel des cors S'entrelacent soudain des formes toutes blanches, Diaphanes, et que le clair de lune fait Opalines parmi l'ombre verte des branches, - Un Watteau rêvé par Raffet ! - S'entrelacent parmi l'ombre verte des arbres D'un geste alangui, plein d'un désespoir profond ; Puis, autour des massifs, des bronzes et des marbres Très lentement dansent en rond. - Ces spectres agités, sont-ce donc la pensée Du poète ivre, ou son regret, ou son remords, Ces spectres agités en tourbe cadencée, Ou bien tout simplement des morts ? Sont-ce donc ton remords, ô rêvasseur qu'invite L'horreur, ou ton regret, ou ta pensée, - hein ? - tous Ces spectres qu'un vertige irrésistible agite, Ou bien des morts qui seraient fous ? - N'importe ! ils vont toujours, les fébriles fantômes, Menant leur ronde vaste et morne et tressautant Comme dans un rayon de soleil des atomes, Et s'évaporent à l'instant Humide et blême où l'aube éteint l'un après l'autre Les cors, en sorte qu'il ne reste absolument Plus rien - absolument - qu'un jardin de Lenôtre, Correct, ridicule et charmant.
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Nuit du Walpurgis classique
C'est plutôt le sabbat du second Faust que l'autre. Un rhythmique sabbat, rhythmique, extrêmement Rhythmique. - Imaginez un jardin de Lenôtre, Correct, ridicule et charmant. Des ronds-points ; au milieu, des jets d'eau ; des allées Toutes droites ; sylvains de marbre ; dieux marins De bronze ; çà et là, des Vénus étalées ; Des quinconces, des boulingrins ; Des châtaigniers ; des plants de fleurs formant la dune ; Ici, des rosiers nains qu'un goût docte effila ; Plus **** des ifs taillés en triangles. La lune D'un soir d'été sur tout cela. Minuit sonne, et réveille au fond du parc aulique Un air mélancolique, un sourd, lent et doux air De chasse : tel, doux, lent, sourd et mélancolique, L'air de chasse de Tannhauser. Des chants voilés de cors lointains où la tendresse Des sens étreint l'effroi de l'âme en des accords Harmonieusement dissonnants dans l'ivresse ; Et voici qu'à l'appel des cors S'entrelacent soudain des formes toutes blanches, Diaphanes, et que le clair de lune fait Opalines parmi l'ombre verte des branches, - Un Watteau rêvé par Raffet ! - S'entrelacent parmi l'ombre verte des arbres D'un geste alangui, plein d'un désespoir profond ; Puis, autour des massifs, des bronzes et des marbres Très lentement dansent en rond. - Ces spectres agités, sont-ce donc la pensée Du poète ivre, ou son regret, ou son remords, Ces spectres agités en tourbe cadencée, Ou bien tout simplement des morts ? Sont-ce donc ton remords, ô rêvasseur qu'invite L'horreur, ou ton regret, ou ta pensée, - hein ? - tous Ces spectres qu'un vertige irrésistible agite, Ou bien des morts qui seraient fous ? - N'importe ! ils vont toujours, les fébriles fantômes, Menant leur ronde vaste et morne et tressautant Comme dans un rayon de soleil des atomes, Et s'évaporent à l'instant Humide et blême où l'aube éteint l'un après l'autre Les cors, en sorte qu'il ne reste absolument Plus rien - absolument - qu'un jardin de Lenôtre, Correct, ridicule et charmant.
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Le jeune homme dont l'oeil est brillant, la peau brune, Le beau corps de vingt ans qui devrait aller nu, Et qu'eût, le front cerclé de cuivre, sous la lune Adoré, dans la Perse, un Génie inconnu, Impétueux avec des douceurs virginales Et noires, fier de ses premiers entêtements, Pareil aux jeunes mers, pleurs de nuits estivales, Qui se retournent sur des lits de diamants ; Le jeune homme, devant les laideurs de ce monde, Tressaille dans son coeur largement irrité, Et plein de la blessure éternelle et profonde, Se prend à désirer sa soeur de charité. Mais, ô Femme, monceau d'entrailles, pitié douce, Tu n'es jamais la Soeur de charité, jamais, Ni regard noir, ni ventre où dort une ombre rousse, Ni doigts légers, ni seins splendidement formés. Aveugle irréveillée aux immenses prunelles, Tout notre embrassement n'est qu'une question : C'est toi qui pends à nous, porteuse de mamelles, Nous te berçons, charmante et grave Passion. Tes haines, tes torpeurs fixes, tes défaillances, Et les brutalités souffertes autrefois, Tu nous rends tout, ô Nuit pourtant sans malveillances, Comme un excès de sang épanché tous les mois. - Quand la femme, portée un instant, l'épouvante, Amour, appel de vie et chanson d'action, Viennent la Muse verte et la Justice ardente Le déchirer de leur auguste obsession. Ah ! sans cesse altéré des splendeurs et des calmes, Délaissé des deux Soeurs implacables, geignant Avec tendresse après la science aux bras almes, Il porte à la nature en fleur son front saignant. Mais la noire alchimie et les saintes études Répugnent au blessé, sombre savant d'orgueil ; Il sent marcher sur lui d'atroces solitudes. Alors, et toujours beau, sans dégoût du cercueil, Qu'il croie aux vastes fins, Rêves ou Promenades Immenses, à travers les nuits de Vérité, Et t'appelle en son âme et ses membres malades, Ô Mort mystérieuse, ô soeur de charité.
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Les soeurs de charité
Le jeune homme dont l'oeil est brillant, la peau brune, Le beau corps de vingt ans qui devrait aller nu, Et qu'eût, le front cerclé de cuivre, sous la lune Adoré, dans la Perse, un Génie inconnu, Impétueux avec des douceurs virginales Et noires, fier de ses premiers entêtements, Pareil aux jeunes mers, pleurs de nuits estivales, Qui se retournent sur des lits de diamants ; Le jeune homme, devant les laideurs de ce monde, Tressaille dans son coeur largement irrité, Et plein de la blessure éternelle et profonde, Se prend à désirer sa soeur de charité. Mais, ô Femme, monceau d'entrailles, pitié douce, Tu n'es jamais la Soeur de charité, jamais, Ni regard noir, ni ventre où dort une ombre rousse, Ni doigts légers, ni seins splendidement formés. Aveugle irréveillée aux immenses prunelles, Tout notre embrassement n'est qu'une question : C'est toi qui pends à nous, porteuse de mamelles, Nous te berçons, charmante et grave Passion. Tes haines, tes torpeurs fixes, tes défaillances, Et les brutalités souffertes autrefois, Tu nous rends tout, ô Nuit pourtant sans malveillances, Comme un excès de sang épanché tous les mois. - Quand la femme, portée un instant, l'épouvante, Amour, appel de vie et chanson d'action, Viennent la Muse verte et la Justice ardente Le déchirer de leur auguste obsession. Ah ! sans cesse altéré des splendeurs et des calmes, Délaissé des deux Soeurs implacables, geignant Avec tendresse après la science aux bras almes, Il porte à la nature en fleur son front saignant. Mais la noire alchimie et les saintes études Répugnent au blessé, sombre savant d'orgueil ; Il sent marcher sur lui d'atroces solitudes. Alors, et toujours beau, sans dégoût du cercueil, Qu'il croie aux vastes fins, Rêves ou Promenades Immenses, à travers les nuits de Vérité, Et t'appelle en son âme et ses membres malades, Ô Mort mystérieuse, ô soeur de charité.
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À François Coppée. * Ô senteur suave et modeste Qu'épanchait le front maternel, Et dont le souvenir nous reste Comme un lointain parfum d'autel, Pure émanation divine Qui mêlait en moi ta douceur À la petite senteur fine Des longues tresses d'une sœur, Chère odeur, tu t'en es allée Où sont les parfums de jadis, Où remonte l'âme exhalée Des violettes et des lis. * * Ô fraîche senteur de la vie Qu'au temps des premières amours Un baiser candide a ravie Au plus délicat des velours, **** des lèvres décolorées Tu t'es enfuie aussi là-bas, Jusqu'où planent, évaporées, Les jeunesses des vieux lilas, Et le cœur, cloué dans l'abîme, Ne peut suivre, à ta trace uni, Le voyage épars et sublime Que tu poursuis dans l'infini. * * * Mais ô toi, l'homicide arome Dont en pleurant nous nous grisons, Où notre cœur cherchait un baume Et n'aspira que des poisons, Ah ! Toi seule, odeur trop aimée Des cheveux trop noirs et trop lourds, Tu nous laisses, courte fumée, Des vestiges brûlant toujours. Dans les replis où tu te glisses Tu déposes un marc fatal, Comme l'âcre odeur des épices S'incruste aux coins d'un vieux cristal. * * * * En tel, dans une eau fraîche et claire, Le flacon, vainement plongé, Garde l'âcreté séculaire De l'essence qui l'a rongé, Tel, dans la tendresse embaumante Que verse au cœur, pour l'assainir, Une fidèle et chaste amante, Sévit encor ton souvenir. Ô parfum modeste et suave, Épanché du front maternel, Qui lave ce que rien ne lave, Où donc es-tu, parfum d'autel ?
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Parfums anciens
À François Coppée. * Ô senteur suave et modeste Qu'épanchait le front maternel, Et dont le souvenir nous reste Comme un lointain parfum d'autel, Pure émanation divine Qui mêlait en moi ta douceur À la petite senteur fine Des longues tresses d'une sœur, Chère odeur, tu t'en es allée Où sont les parfums de jadis, Où remonte l'âme exhalée Des violettes et des lis. * * Ô fraîche senteur de la vie Qu'au temps des premières amours Un baiser candide a ravie Au plus délicat des velours, **** des lèvres décolorées Tu t'es enfuie aussi là-bas, Jusqu'où planent, évaporées, Les jeunesses des vieux lilas, Et le cœur, cloué dans l'abîme, Ne peut suivre, à ta trace uni, Le voyage épars et sublime Que tu poursuis dans l'infini. * * * Mais ô toi, l'homicide arome Dont en pleurant nous nous grisons, Où notre cœur cherchait un baume Et n'aspira que des poisons, Ah ! Toi seule, odeur trop aimée Des cheveux trop noirs et trop lourds, Tu nous laisses, courte fumée, Des vestiges brûlant toujours. Dans les replis où tu te glisses Tu déposes un marc fatal, Comme l'âcre odeur des épices S'incruste aux coins d'un vieux cristal. * * * * En tel, dans une eau fraîche et claire, Le flacon, vainement plongé, Garde l'âcreté séculaire De l'essence qui l'a rongé, Tel, dans la tendresse embaumante Que verse au cœur, pour l'assainir, Une fidèle et chaste amante, Sévit encor ton souvenir. Ô parfum modeste et suave, Épanché du front maternel, Qui lave ce que rien ne lave, Où donc es-tu, parfum d'autel ?
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Jeune fille, crois-moi, s'il en est temps encore, Choisis un fiancé joyeux, à l'œil vivant, Au pas ferme, à la voix sonore, Qui n'aille pas rêvant. Sois généreuse, épargne aux cœurs de se méprendre. Au tien même, imprudente, épargne des regrets, N'en captive pas un trop tendre, Tu t'en repentirais. La nature t'a faite indocile et rieuse, Crains une âme où la tienne apprendrait le souci, La tendresse est trop sérieuse, Trop exigeante aussi. Un compagnon rêveur attristerait ta vie, Tu sentirais toujours son ombre à ton côté Maudire la rumeur d'envie Où marche ta beauté. Si, mauvais oiseleur, de ses caresses frêles Il abaissait sur toi le délicat réseau, Comme d'un seul petit coup d'ailes S'affranchirait l'oiseau ! Et tu ne peux savoir tout le bonheur que broie D'un caprice enfantin le vol brusque et distrait, Quand il arrache au cœur la proie Que la lèvre effleurait ; Quand l'extase, pareille à ces bulles ténues Qu'un souffle patient et peureux allégea, S'évanouit si près des nues Qui s'y miraient déjà. Sois généreuse, épargne à des songeurs crédules Ta grâce, et de tes yeux les appels décevants : Ils chercheraient des crépuscules Dans ces soleils levants ; Il leur faut une amie à s'attendrir facile, Souple à leurs vains soupirs comme aux vents le roseau, Dont le cœur leur soit un asile Et les bras un berceau, Douce, infiniment douce, indulgente aux chimères, Inépuisable en soins calmants ou réchauffants, Soins muets comme en ont les mères, Car ce sont des enfants. Il leur faut pour témoin dans les heures d'étude, Une âme qu'autour d'eux ils sentent se poser, Il leur faut une solitude Où voltige un baiser Jeune fille, crois-m'en, cherche qui te ressemble, Ils sont graves ceux-là, ne choisis aucun d'eux ; Vous seriez malheureux ensemble Bien qu'innocents tous deux.
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Conseil
Jeune fille, crois-moi, s'il en est temps encore, Choisis un fiancé joyeux, à l'œil vivant, Au pas ferme, à la voix sonore, Qui n'aille pas rêvant. Sois généreuse, épargne aux cœurs de se méprendre. Au tien même, imprudente, épargne des regrets, N'en captive pas un trop tendre, Tu t'en repentirais. La nature t'a faite indocile et rieuse, Crains une âme où la tienne apprendrait le souci, La tendresse est trop sérieuse, Trop exigeante aussi. Un compagnon rêveur attristerait ta vie, Tu sentirais toujours son ombre à ton côté Maudire la rumeur d'envie Où marche ta beauté. Si, mauvais oiseleur, de ses caresses frêles Il abaissait sur toi le délicat réseau, Comme d'un seul petit coup d'ailes S'affranchirait l'oiseau ! Et tu ne peux savoir tout le bonheur que broie D'un caprice enfantin le vol brusque et distrait, Quand il arrache au cœur la proie Que la lèvre effleurait ; Quand l'extase, pareille à ces bulles ténues Qu'un souffle patient et peureux allégea, S'évanouit si près des nues Qui s'y miraient déjà. Sois généreuse, épargne à des songeurs crédules Ta grâce, et de tes yeux les appels décevants : Ils chercheraient des crépuscules Dans ces soleils levants ; Il leur faut une amie à s'attendrir facile, Souple à leurs vains soupirs comme aux vents le roseau, Dont le cœur leur soit un asile Et les bras un berceau, Douce, infiniment douce, indulgente aux chimères, Inépuisable en soins calmants ou réchauffants, Soins muets comme en ont les mères, Car ce sont des enfants. Il leur faut pour témoin dans les heures d'étude, Une âme qu'autour d'eux ils sentent se poser, Il leur faut une solitude Où voltige un baiser Jeune fille, crois-m'en, cherche qui te ressemble, Ils sont graves ceux-là, ne choisis aucun d'eux ; Vous seriez malheureux ensemble Bien qu'innocents tous deux.
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L'aimable et tendre Philomèle, Voyant commencer les beaux jours, Racontait à l'écho fidèle Et ses malheurs et ses amours. Le plus beau paon du voisinage, Maître et sultan de ce canton, Elevant la tête et le ton, Vint interrompre son ramage : C'est bien à toi, chantre ennuyeux, Avec un si triste plumage, Et ce long bec, et ces gros yeux, De vouloir charmer ce bocage ! A la beauté seule il va bien D'oser célébrer la tendresse : De quel droit chantes-tu sans cesse ? Moi, qui suis beau, je ne dis rien. Pardon, répondit Philomèle : Il est vrai, je ne suis pas belle ; Et si je chante dans ce bois, Je n'ai de titre que ma voix. Mais vous, dont la noble arrogance M'ordonne de parler plus bas, Vous vous taisez par impuissance, Et n'avez que vos seuls appas. Ils doivent éblouir sans doute ; Est-ce assez pour se faire aimer ? Allez, puisqu'amour n'y voit goutte, C'est l'oreille qu'il faut charmer.
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Le rossignol et le paon
i heard you like bedtime stories: once upon a time, there was a rose. she wore silky white dresses, drank tea with lots of sugar, read about Greek philosophers, spoke in a dozen different languages. it wasn’t until the thorns began to grow on her that people feared her.   a statue, she stood, in the town’s market. “un peu de tendresse, un peu d’amour, aimez la belle rose!” would you like to save the rose? would you like to be her? a yellow rose? (make friends out of statues) or a red rose? (love every drop of life) possibly white? (kindness.) “la tendresse me sauvera.” but it was tenderness that wilted her.
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Apr 14, 2019
Apr 14, 2019 at 1:24 PM UTC
Untitled
(Écrit à l'âge de quatorze ans.) Après un si joyeux festin, Zélés sectateurs de Grégoire, Mes amis, si, le verre en main Nous voulons chanter, rire et boire, Pourquoi s'adresser à Bacchus ? Dans une journée aussi belle Mes amis, chantons en " chorus " À la tendresse maternelle. (Bis.) Un don pour nous si précieux, Ce doux protecteur de l'enfance, Ah ! c'est une faveur des cieux Que Dieu donna dans sa clémence. D'un bien pour l'homme si charmant Nous avons ici le modèle ; Qui ne serait reconnaissant À la tendresse maternelle ? (Bis.) Arrive-t-il quelque bonheur ? Vite, à sa mère on le raconte ; C'est dans son sein consolateur Qu'on cache ses pleurs ou sa honte. A-t-on quelques faibles succès, On ne triomphe que pour elle Et que pour répondre aux bienfaits De la tendresse maternelle. (Bis.) Ô toi, dont les soins prévoyants, Dans les sentiers de cette vie Dirigent mes pas nonchalants, Ma mère, à toi je me confie. Des écueils d'un monde trompeur Écarte ma faible nacelle. Je veux devoir tout mon bonheur À la tendresse maternelle. (Bis.)
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À ma mère
Sonnet. D'un accueil si flatteur, et qui veut que j'espère, Vous payez ma visite alors que je vous vois, Que souvent à l'erreur j'abandonne ma foi, Et croîs seul avoir droit d'aspirer à vous plaire. Mais si j'y trouve alors de quoi me satisfaire, Ces charmes attirants, ces doux je ne sais quoi, Sont des biens pour tout autre aussi bien que pour moi, Et c'est dont un beau feu ne se contente guère. D'une ardeur réciproque il veut d'autres témoins, Un mutuel échange et de vœux et de soins, Un transport de tendresse à nul autre semblable. C'est là ce qui remplit un cœur fort amoureux : Le mien le sent pour vous ; le vôtre en est capable. Hélas ! si vous vouliez, que je serais heureux !
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Espérance
La tendresse c'est une sourire qu'on ne peut jamais oublies La tendresse c'est une femme amoureuse Tenderness is a smile that can never be forgotten Tenderness is a woman in love
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Apr 24, 2016
Apr 24, 2016 at 10:57 PM UTC
"La Tendresse"
Ô vous, qui passez comme l'ombre Par ce triste vallon des pleurs, Passagers sur ce globe sombre, Hommes! mes frères en douleurs, Ecoutez : voici vers Solime Un son de la harpe sublime Qui charmait l'écho du Thabor : Sion en frémit sous sa cendre, Et le vieux palmier croit entendre La voix du vieillard de Ségor ! Insensé le mortel qui pense ! Toute pensée est une erreur. Vivez, et mourez en silence ; Car la parole est au Seigneur ! Il sait pourquoi flottent les mondes ; Il sait pourquoi coulent les ondes, Pourquoi les cieux pendent sur nous, Pourquoi le jour brille et s'efface, Pourquoi l'homme soupire et passe : Et vous, mortels, que savez-vous ? Asseyez-vous près des fontaines, Tandis qu'agitant les rameaux, Du midi les tièdes haleines Font flotter l'ombre sur les eaux : Au doux murmure de leurs ondes Exprimez vos grappes fécondes Où rougit l'heureuse liqueur ; Et de main en main sous vos treilles Passez-vous ces coupes vermeilles Pleines de l'ivresse du coeur. Ainsi qu'on choisit une rose Dans les guirlandes de Sârons, Choisissez une vierge éclose Parmi les lis de vos vallons ! Enivrez-vous de son haleine ; Ecartez ses tresses d'ébène, Goûtez les fruits de sa beauté. Vivez, aimez, c'est la sagesse : Hors le plaisir et la tendresse, Tout est mensonge et vanité ! Comme un lis penché par la pluie Courbe ses rameaux éplorés, Si la main du Seigneur vous plie, Baissez votre tête, et pleurez. Une larme à ses pieds versée Luit plus que la perle enchâssée Dans son tabernacle immortel ; Et le coeur blessé qui soupire Rend un son plus doux que la lyre Sous les colonnes de l'autel ! Les astres roulent en silence Sans savoir les routes des cieux ; Le Jourdain vers l'abîme immense Poursuit son cours mystérieux ; L'aquilon, d'une aile rapide, Sans savoir où l'instinct le guide, S'élance et court sur vos sillons ; Les feuilles que l'hiver entasse, Sans savoir où le vent les chasse, Volent en pâles tourbillons ! Et vous, pourquoi d'un soin stérile Empoisonner vos jours bornés ? Le jour présent vaut mieux que mille Des siècles qui ne sont pas nés. Passez, passez, ombres légères, Allez où sont allés vos pères, Dormir auprès de vos aïeux. De ce lit où la mort sommeille, On dit qu'un jour elle s'éveille Comme l'aurore dans les cieux !
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La sagesse
Ô vous, qui passez comme l'ombre Par ce triste vallon des pleurs, Passagers sur ce globe sombre, Hommes! mes frères en douleurs, Ecoutez : voici vers Solime Un son de la harpe sublime Qui charmait l'écho du Thabor : Sion en frémit sous sa cendre, Et le vieux palmier croit entendre La voix du vieillard de Ségor ! Insensé le mortel qui pense ! Toute pensée est une erreur. Vivez, et mourez en silence ; Car la parole est au Seigneur ! Il sait pourquoi flottent les mondes ; Il sait pourquoi coulent les ondes, Pourquoi les cieux pendent sur nous, Pourquoi le jour brille et s'efface, Pourquoi l'homme soupire et passe : Et vous, mortels, que savez-vous ? Asseyez-vous près des fontaines, Tandis qu'agitant les rameaux, Du midi les tièdes haleines Font flotter l'ombre sur les eaux : Au doux murmure de leurs ondes Exprimez vos grappes fécondes Où rougit l'heureuse liqueur ; Et de main en main sous vos treilles Passez-vous ces coupes vermeilles Pleines de l'ivresse du coeur. Ainsi qu'on choisit une rose Dans les guirlandes de Sârons, Choisissez une vierge éclose Parmi les lis de vos vallons ! Enivrez-vous de son haleine ; Ecartez ses tresses d'ébène, Goûtez les fruits de sa beauté. Vivez, aimez, c'est la sagesse : Hors le plaisir et la tendresse, Tout est mensonge et vanité ! Comme un lis penché par la pluie Courbe ses rameaux éplorés, Si la main du Seigneur vous plie, Baissez votre tête, et pleurez. Une larme à ses pieds versée Luit plus que la perle enchâssée Dans son tabernacle immortel ; Et le coeur blessé qui soupire Rend un son plus doux que la lyre Sous les colonnes de l'autel ! Les astres roulent en silence Sans savoir les routes des cieux ; Le Jourdain vers l'abîme immense Poursuit son cours mystérieux ; L'aquilon, d'une aile rapide, Sans savoir où l'instinct le guide, S'élance et court sur vos sillons ; Les feuilles que l'hiver entasse, Sans savoir où le vent les chasse, Volent en pâles tourbillons ! Et vous, pourquoi d'un soin stérile Empoisonner vos jours bornés ? Le jour présent vaut mieux que mille Des siècles qui ne sont pas nés. Passez, passez, ombres légères, Allez où sont allés vos pères, Dormir auprès de vos aïeux. De ce lit où la mort sommeille, On dit qu'un jour elle s'éveille Comme l'aurore dans les cieux !
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Fable V, Livre V. On ne supporte qu'à moitié Le poids des misères humaines, Quand le ciel accorde à nos peines Les tendres soins de l'amitié. Près de ce chien voyez son maître : Blessé par le poignard d'un traître, Dans sa douleur comme il sourit À l'infatigable tendresse De la langue qui le caresse Et tout à la fois le guérit !
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La langue du chien
À Madame De La Briche. Vous, de qui les attraits, la modeste douceur, Savent tout obtenir et n'osent rien prétendre, Vous que l'on ne peut voir sans devenir plus tendre, Et qu'on ne peut aimer sans devenir meilleur, Je vous respecte trop pour parler de vos charmes, De vos talents, de votre esprit... Vous aviez déjà peur ; bannissez vos alarmes, C'est de vos vertus qu' il s'agit. Je veux peindre en mes vers des mères le modèle, Le sarigue, animal peu connu parmi nous, Mais dont les soins touchants et doux, Dont la tendresse maternelle, Seront de quelque prix pour vous. Le fond du conte est véritable : Buffon m'en est garant ; qui pourrait en douter ? D'ailleurs tout dans ce genre a droit d'être croyable, Lorsque c'est devant vous qu'on peut le raconter. Maman, disait un jour à la plus tendre mère Un enfant péruvien sur ses genoux assis, Quel est cet animal qui, dans cette bruyère, Se promène avec ses petits ? Il ressemble au renard. Mon fils, répondit-elle, Du sarigue c'est la femelle ; Nulle mère pour ses enfants N'eut jamais plus d'amour, plus de soins vigilants. La nature a voulu seconder sa tendresse, Et lui fit près de l'estomac Une poche profonde, une espèce de sac, Où ses petits, quand un danger les presse, Vont mettre à couvert leur faiblesse. Fais du bruit, tu verras ce qu' ils vont devenir. L'enfant frappe des mains ; la sarigue attentive Se dresse, et, d'une voix plaintive, Jette un cri ; les petits aussitôt d'accourir, Et de s'élancer vers la mère, En cherchant dans son sein leur retraite ordinaire. La poche s'ouvre, les petits En un moment y sont blottis, Ils disparaissent tous ; la mère avec vitesse S'enfuit emportant sa richesse. La péruvienne alors dit à l'enfant surpris : Si jamais le sort t'est contraire, Souviens-toi du sarigue, imite-le, mon fils : L'asile le plus sûr est le sein d'une mère.
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La mère, l'enfant et les sarigues
À Madame De La Briche. Vous, de qui les attraits, la modeste douceur, Savent tout obtenir et n'osent rien prétendre, Vous que l'on ne peut voir sans devenir plus tendre, Et qu'on ne peut aimer sans devenir meilleur, Je vous respecte trop pour parler de vos charmes, De vos talents, de votre esprit... Vous aviez déjà peur ; bannissez vos alarmes, C'est de vos vertus qu' il s'agit. Je veux peindre en mes vers des mères le modèle, Le sarigue, animal peu connu parmi nous, Mais dont les soins touchants et doux, Dont la tendresse maternelle, Seront de quelque prix pour vous. Le fond du conte est véritable : Buffon m'en est garant ; qui pourrait en douter ? D'ailleurs tout dans ce genre a droit d'être croyable, Lorsque c'est devant vous qu'on peut le raconter. Maman, disait un jour à la plus tendre mère Un enfant péruvien sur ses genoux assis, Quel est cet animal qui, dans cette bruyère, Se promène avec ses petits ? Il ressemble au renard. Mon fils, répondit-elle, Du sarigue c'est la femelle ; Nulle mère pour ses enfants N'eut jamais plus d'amour, plus de soins vigilants. La nature a voulu seconder sa tendresse, Et lui fit près de l'estomac Une poche profonde, une espèce de sac, Où ses petits, quand un danger les presse, Vont mettre à couvert leur faiblesse. Fais du bruit, tu verras ce qu' ils vont devenir. L'enfant frappe des mains ; la sarigue attentive Se dresse, et, d'une voix plaintive, Jette un cri ; les petits aussitôt d'accourir, Et de s'élancer vers la mère, En cherchant dans son sein leur retraite ordinaire. La poche s'ouvre, les petits En un moment y sont blottis, Ils disparaissent tous ; la mère avec vitesse S'enfuit emportant sa richesse. La péruvienne alors dit à l'enfant surpris : Si jamais le sort t'est contraire, Souviens-toi du sarigue, imite-le, mon fils : L'asile le plus sûr est le sein d'une mère.
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Le meilleur moment des amours N'est pas quand on a dit : « Je t'aime. » Il est dans le silence même À demi rompu tous les jours ; Il est dans les intelligences Promptes et furtives des cœurs ; Il est dans les feintes rigueurs Et les secrètes indulgences ; Il est dans le frisson du bras Où se pose la main qui tremble, Dans la page qu'on tourne ensemble Et que pourtant on ne lit pas. Heure unique où la bouche close Par sa pudeur seule en dit tant ; Où le cœur s'ouvre en éclatant Tout bas, comme un bouton de rose ; Où le parfum seul des cheveux Parait une faveur conquise ! Heure de la tendresse exquise Où les respects sont des aveux.
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Le meilleur moment des amours
N'est-ce pas ? en dépit des sots et des méchants Qui ne manqueront pas d'envier notre joie, Nous serons fiers parfois et toujours indulgents. N'est-ce pas ? nous irons, gais et lents, dans la voie Modeste que nous montre en souriant l'Espoir, Peu soucieux qu'on nous ignore ou qu'on nous voie. Isolés dans l'amour ainsi qu'en un bois noir, Nos deux coeurs, exhalant leur tendresse paisible, Seront deux rossignols qui chantent dans le soir. Quant au Monde, qu'il soit envers nous irascible Ou doux, que nous feront ses gestes ? Il peut bien, S'il veut, nous caresser ou nous prendre pour cible. Unis par le plus fort et le plus cher lien, Et d'ailleurs, possédant l'armure adamantine, Nous sourirons à tous et n'aurons peur de rien. Sans nous préoccuper de ce que nous destine Le Sort, nous marcherons pourtant du même pas, Et la main dans la main, avec l'âme enfantine De ceux qui s'aiment saris mélange, n'est-ce pas ?
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En dépit des sots et des méchants