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"tenait" poems
Lui, vivant dans un désert sentimental total, avait le teint si blafard Elle, ayant la main mise sur tant de cœurs, était au sommet de sa gloire Lui, cherchait une poignée pour remplacer celle cassée de son armoire Elle, se trouvant aussi dans les parages, se tenait en face sur le trottoir Et le destin décida de croiser leurs chemins en croisant leurs regards Lui, envoûte par ses yeux, ne savait que faire, que sentir ou que croire Elle, en mordillant sa lèvre inférieure, avait sur lui le plus total pouvoir Lui, médusé sur place, sentit ce qu'il n'a jamais senti a quiconque égard Elle, à l’âme arrogante se tourna, s'en alla sans même un petit au revoir Lui, cœur brisé regretta de s’être livré à ce jeu aux risques ostentatoires Pour dire que l'amour ,guerre ou personne ne peut jamais rien prévoir Car, le cœur a ses raisons que la raison elle même ne saurait savoir
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Jan 5, 2013
Jan 5, 2013 at 10:37 PM UTC
concours de circonstances
Dame Maladie lâchez moi donc un peu ! Dame Maladie vous fûtes une compagne, Empressée, aux soins jaloux. Souvent c'était le nez coulant, plus que nature. qui  donnait  au sinus, brûlures de vinaigre. Enfant c'était l'asthme, d'étouffements suivis, M'empêchant de dormir, autrement qu'en fauteuil. Puis dans les années ou tant de sots font carrière, Ce fut la Melancholia et des longues angoisses, La sensation terrible de ne pouvoir écrire, En tout cas au rythme que l'on m'avait fixé, et les conseil idiots, de tant de bien-portants, souvent suivi de honte de me voir méprisé. Puis vint cet eczéma comme une fournaise, Faisant brûler la peau, comme de,  feu Nessus, La tunique brûlante, puis l'envie de gratter, Qui soulage la peine avant de l'aggraver. et mon corps désormais, prenant peur du salé de la mer, dont enfant j'aimais tant à chevaucher les vagues. Quelques années plus **** l'intestin, à son tour, Vint s'occuper de moi et me tenir prostré, Car riz, charbon et coing restaient insuffisants, Pour stopper les coliques qui me tenaient chez moi, la position couchée devenant un refuge, et seule la lecture me tenait compagnie. Certes la Médecine est une grande Dame. Que j'appris a connaître au delà du commun. Elle sait bien soulager mais rarement guérir. Et sa fréquentation n'admet point le divorce. Un jour, peut être, hélas, mes sens s'apaiseront. Mais pour un long sommeil qui se nomme la Mort, Paul Arrighi
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Jan 22, 2015
Jan 22, 2015 at 12:13 PM UTC
Dame Maladie lâchez moi donc un peu ! ( Misses Disease dont pester of me)
Mon Père, ce grand Chêne, Je le croyais indéracinable, en ses terres, Comme ce chêne Corse, sur la roche, poussé. Il nous semblait si grand, il paraissait si fort, Si longtemps résistant aux grands vents de la vie, Sous les châtaigneraies et parmi les bruyères, Il marchait, puis rêvait. Parfois, il m'amenait, dans son refuge, y faisait provision de «corned-beef» et de lait en boite "gloria", et aussi de «bastelles», et ces repas hâtifs me semblaient un festin. Mais plus que tout, je goûtais si belle liberté. Disparues les contraintes. D'un pas de montagnard, il nous menait, souvent, En ces lieux de granit, qui semblaient son domaine. Il me mit dans les mains, sa fine carabine, dont j'aimais le canon à l’acier effilé ; mais avant que je presse, le geai était parti. Il ne me gronda pas. Le soir, si peu dormeurs, avec Régis, mon frère, dans la chambre aux obus, des tués de quatorze, dont un panier d'osier exhalait tant les truites, Nous le savions dormir dans la chambre à côté, nous ne cherchions pas trop, sommeil prompt à venir. Je lisais de vieux livre. Et puis nous descendions, furtifs vers la rivière, encaissé dans les roches le «Fiume grosso» grondait. Mon père nous racontait qu'il y avait dormi avec quelques amis, à la flambée des feux. Et le bruit lancinant était une musique qui malgré le soleil nous tenait éveillé. Magie des eaux profondes. Quand un jour de détresse, je perdis «Nils le prince» ressentant mon chagrin, il me facilita L’achat d'un jeune chien, je l'ai encore au cœur, ce cadeau si exquis, qui fut baume sur plaie Merci de m'avoir fait, ce présent plein d'amour. La tendresse d'un père. Il vécut si longtemps, que je ne prêtais guère, attention au torrent qui se faisait ruisseau, aux blancs cheveux venus, au dos un peu voûté, tant les fils ont besoin de croire invincible Le père qui fut grand à l’aube de leurs vies. Besoin de protection. Un père est une force qui paraît infinie pour le jeune enfant qui en a tant besoin peut être imaginaire, qui soutient et le guide. Alors devenu homme, il découvre un soir que le chêne vacille, s'appuie sur une canne. Il est désormais seul. Paul d'Aubin – Toulouse, «Poésie élégiaque», En l'honneur de son père André Dominique, dit, Candria », décédé le 29 novembre 2010.»
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Oct 31, 2013
Oct 31, 2013 at 2:41 PM UTC
Mon Père, ce grand Chêne,
Mon Père, ce grand Chêne, Je le croyais indéracinable, en ses terres, Comme ce chêne Corse, sur la roche, poussé. Il nous semblait si grand, il paraissait si fort, Si longtemps résistant aux grands vents de la vie, Sous les châtaigneraies et parmi les bruyères, Il marchait, puis rêvait. Parfois, il m'amenait, dans son refuge, y faisait provision de «corned-beef» et de lait en boite "gloria", et aussi de «bastelles», et ces repas hâtifs me semblaient un festin. Mais plus que tout, je goûtais si belle liberté. Disparues les contraintes. D'un pas de montagnard, il nous menait, souvent, En ces lieux de granit, qui semblaient son domaine. Il me mit dans les mains, sa fine carabine, dont j'aimais le canon à l’acier effilé ; mais avant que je presse, le geai était parti. Il ne me gronda pas. Le soir, si peu dormeurs, avec Régis, mon frère, dans la chambre aux obus, des tués de quatorze, dont un panier d'osier exhalait tant les truites, Nous le savions dormir dans la chambre à côté, nous ne cherchions pas trop, sommeil prompt à venir. Je lisais de vieux livre. Et puis nous descendions, furtifs vers la rivière, encaissé dans les roches le «Fiume grosso» grondait. Mon père nous racontait qu'il y avait dormi avec quelques amis, à la flambée des feux. Et le bruit lancinant était une musique qui malgré le soleil nous tenait éveillé. Magie des eaux profondes. Quand un jour de détresse, je perdis «Nils le prince» ressentant mon chagrin, il me facilita L’achat d'un jeune chien, je l'ai encore au cœur, ce cadeau si exquis, qui fut baume sur plaie Merci de m'avoir fait, ce présent plein d'amour. La tendresse d'un père. Il vécut si longtemps, que je ne prêtais guère, attention au torrent qui se faisait ruisseau, aux blancs cheveux venus, au dos un peu voûté, tant les fils ont besoin de croire invincible Le père qui fut grand à l’aube de leurs vies. Besoin de protection. Un père est une force qui paraît infinie pour le jeune enfant qui en a tant besoin peut être imaginaire, qui soutient et le guide. Alors devenu homme, il découvre un soir que le chêne vacille, s'appuie sur une canne. Il est désormais seul. Paul d'Aubin – Toulouse, «Poésie élégiaque», En l'honneur de son père André Dominique, dit, Candria », décédé le 29 novembre 2010.»
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Je veux donner l'idée d'un divertissement innocent. Il y a si peu d'amusements qui ne soient pas coupables ! Quand vous sortirez le matin avec l'intention décidée de flâner sur les grandes routes, remplissez vos poches de petites inventions à un sol, - telles que le polichinelle plat mû par un seul fil, les forgerons qui battent l'enclume, le cavalier et son cheval dont la queue est un sifflet, - et le long des cabarets, au pied des arbres, faites-en hommage aux enfants inconnus et pauvres que vous rencontrerez. Vous verrez leurs yeux s'agrandir démesurément. D'abord ils n'oseront pas prendre ; ils douteront de leur bonheur. Puis leurs mains agripperont vivement le cadeau, et ils s'enfuiront comme font les chats qui vont manger **** de vous le morceau que vous leur avez donné, ayant appris à se défier de l'homme. Sur une route, derrière la grille d'un vaste jardin, au bout duquel apparaissait la blancheur d'un joli château frappé par le soleil, se tenait un enfant beau et frais, habillé de ces vêtements de campagne si pleins de coquetterie. Le luxe, l'insouciance et le spectacle habituel de la richesse, rendent ces enfants-là si jolis, qu'on les croirait faits d'une autre pâte que les enfants de la médiocrité ou de la pauvreté. À côté de lui, gisait sur l'herbe un joujou splendide, aussi frais que son maître, verni, doré, vêtu d'une robe pourpre, et couvert de plumets et de verroteries. Mais l'enfant ne s'occupait pas de son joujou préféré, et voici ce qu'il regardait : De l'autre côté de la grille, sur la route, entre les chardons et les orties, il y avait un autre enfant, sale, chétif, fuligineux, un de ces marmots-parias dont un œil impartial découvrirait la beauté, si, comme l'œil du connaisseur devine une peinture idéale sous un vernis de carrossier, il le nettoyait de la répugnante patine de la misère. À travers ces barreaux symboliques séparant deux mondes, la grande route et le château, l'enfant pauvre montrait à l'enfant riche son propre joujou, que celui-ci examinait avidement comme un objet rare et inconnu. Or, ce joujou, que le petit souillon agaçait, agitait et secouait dans une boîte grillée, c'était un rat vivant ! Les parents, par économie sans doute, avaient tiré le joujou de la vie elle-même. Et les deux enfants se riaient l'un à l'autre fraternellement, avec des dents d'une égale blancheur.
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Le joujou du pauvre
Je veux donner l'idée d'un divertissement innocent. Il y a si peu d'amusements qui ne soient pas coupables ! Quand vous sortirez le matin avec l'intention décidée de flâner sur les grandes routes, remplissez vos poches de petites inventions à un sol, - telles que le polichinelle plat mû par un seul fil, les forgerons qui battent l'enclume, le cavalier et son cheval dont la queue est un sifflet, - et le long des cabarets, au pied des arbres, faites-en hommage aux enfants inconnus et pauvres que vous rencontrerez. Vous verrez leurs yeux s'agrandir démesurément. D'abord ils n'oseront pas prendre ; ils douteront de leur bonheur. Puis leurs mains agripperont vivement le cadeau, et ils s'enfuiront comme font les chats qui vont manger **** de vous le morceau que vous leur avez donné, ayant appris à se défier de l'homme. Sur une route, derrière la grille d'un vaste jardin, au bout duquel apparaissait la blancheur d'un joli château frappé par le soleil, se tenait un enfant beau et frais, habillé de ces vêtements de campagne si pleins de coquetterie. Le luxe, l'insouciance et le spectacle habituel de la richesse, rendent ces enfants-là si jolis, qu'on les croirait faits d'une autre pâte que les enfants de la médiocrité ou de la pauvreté. À côté de lui, gisait sur l'herbe un joujou splendide, aussi frais que son maître, verni, doré, vêtu d'une robe pourpre, et couvert de plumets et de verroteries. Mais l'enfant ne s'occupait pas de son joujou préféré, et voici ce qu'il regardait : De l'autre côté de la grille, sur la route, entre les chardons et les orties, il y avait un autre enfant, sale, chétif, fuligineux, un de ces marmots-parias dont un œil impartial découvrirait la beauté, si, comme l'œil du connaisseur devine une peinture idéale sous un vernis de carrossier, il le nettoyait de la répugnante patine de la misère. À travers ces barreaux symboliques séparant deux mondes, la grande route et le château, l'enfant pauvre montrait à l'enfant riche son propre joujou, que celui-ci examinait avidement comme un objet rare et inconnu. Or, ce joujou, que le petit souillon agaçait, agitait et secouait dans une boîte grillée, c'était un rat vivant ! Les parents, par économie sans doute, avaient tiré le joujou de la vie elle-même. Et les deux enfants se riaient l'un à l'autre fraternellement, avec des dents d'une égale blancheur.
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A la terrasse du café «Le Matin» aux Carmes (Dédié à Abder, Jean-Pierre et Toinou) Le soleil était brûlant Et la chaleur comme du plomb Pas possible de rester à l'intérieur, Dans l'étuve, alors je sorti Me protéger sous un parasol, ou ce qui en tenait lieu Tenant le verre De «coca-glaçons» a la main. Les parasols tamisaient mal L'ardeur du soleil. Mais un Zéphyr nous donnait un souffle de fraîcheur, Si bienfaisante, Que je commençais A me sentir bien et être moins oppressé par le rythme fou la fureur et les violences du Monde et à me réconcilier avec cette myriade de visages Si variés de l'humanité parcourant, rapides et pressés allez savoir pourquo ?  En ce Dix-huit juillet,  la «rue des Filatiers». Les demoiselles, courts vêtues. Étaient ravissantes, en cet été, Ou ne manquaient que les faunes, décidés à les  séduire, Et parfois, un éclair de chair Entrevue, virevoltant, comme un poisson volant. Venait troubler mon calme En aiguiser des désirs enfouis. Je vis passer l'ami d'Abder Étrangement pressé; je le hélais Il me dit aller prendre son café Italien, Et être enfin en vacances, L'après-midi s'annonçait Délicieuse et je commençais A congédier tout stress Et toute entrave à la délicieuse Sensation de se sentir vivre, Je me pris a songer aux lézards Des rochers de notre Corse Et aux chants des oiseaux. Le temps, s'était comme arrêté et l’ une horloge s’était cassée Seul, s'imposait, à moi L'impératif et le goût de vivre Mais aussi de ressentir intensément, cette sensation aiguë et finalement trop rare, De se sentir vivre, partie prenante Du rythme de la rue et de des flâneurs. Je songeais à Jean-Sol Partre A ces philosophies de l'existence Qui sont, le Maître l’a dit: «un Humanisme» Et à ce quartier des Carmes, Enchanteur et fébrile, que j'ai toujours aimé pour sa variété de lumières d'accents et de saveurs. J'ai voulu durant de longs instants pouvoir figer ce moment Et à ce que les visages de la vie restent si charmeurs et variés J'avais face à moi ce bouquet de vie s'écoulant à ce coin de rues Devant le café «Le Matin» Faisant assurément partie. De mes bars préférés à Toulouse Car l'on y voit passer Tant d'inconnus et de figures amies. Paul Arrighi
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Jul 26, 2016
Jul 26, 2016 at 10:17 AM UTC
A la terrasse du café «Le Matin» aux Carmes
A la terrasse du café «Le Matin» aux Carmes (Dédié à Abder, Jean-Pierre et Toinou) Le soleil était brûlant Et la chaleur comme du plomb Pas possible de rester à l'intérieur, Dans l'étuve, alors je sorti Me protéger sous un parasol, ou ce qui en tenait lieu Tenant le verre De «coca-glaçons» a la main. Les parasols tamisaient mal L'ardeur du soleil. Mais un Zéphyr nous donnait un souffle de fraîcheur, Si bienfaisante, Que je commençais A me sentir bien et être moins oppressé par le rythme fou la fureur et les violences du Monde et à me réconcilier avec cette myriade de visages Si variés de l'humanité parcourant, rapides et pressés allez savoir pourquo ?  En ce Dix-huit juillet,  la «rue des Filatiers». Les demoiselles, courts vêtues. Étaient ravissantes, en cet été, Ou ne manquaient que les faunes, décidés à les  séduire, Et parfois, un éclair de chair Entrevue, virevoltant, comme un poisson volant. Venait troubler mon calme En aiguiser des désirs enfouis. Je vis passer l'ami d'Abder Étrangement pressé; je le hélais Il me dit aller prendre son café Italien, Et être enfin en vacances, L'après-midi s'annonçait Délicieuse et je commençais A congédier tout stress Et toute entrave à la délicieuse Sensation de se sentir vivre, Je me pris a songer aux lézards Des rochers de notre Corse Et aux chants des oiseaux. Le temps, s'était comme arrêté et l’ une horloge s’était cassée Seul, s'imposait, à moi L'impératif et le goût de vivre Mais aussi de ressentir intensément, cette sensation aiguë et finalement trop rare, De se sentir vivre, partie prenante Du rythme de la rue et de des flâneurs. Je songeais à Jean-Sol Partre A ces philosophies de l'existence Qui sont, le Maître l’a dit: «un Humanisme» Et à ce quartier des Carmes, Enchanteur et fébrile, que j'ai toujours aimé pour sa variété de lumières d'accents et de saveurs. J'ai voulu durant de longs instants pouvoir figer ce moment Et à ce que les visages de la vie restent si charmeurs et variés J'avais face à moi ce bouquet de vie s'écoulant à ce coin de rues Devant le café «Le Matin» Faisant assurément partie. De mes bars préférés à Toulouse Car l'on y voit passer Tant d'inconnus et de figures amies. Paul Arrighi
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J'ai l'âme, pour un lit, de regrets si touchée, Que nul homme jamais ne fera que j'approche De la chambre amoureuse, encore moins de la couche Où je vis ma maîtresse, au mois de Mai couchée. Un somme languissant la tenait mi-penchée Dessus le coude droit, fermant sa belle bouche Et ses yeux, dans lesquels l'archer Amour se couche, Ayant toujours la flèche à la corde encochée : Sa tête, en ce beau mois, sans plus, était couverte D'un riche escofion (1) ouvré de soie verte, Où les Grâces venaient à l'envie se nicher ; Puis, en ses beaux cheveux, choisissaient leur demeure. J'en ai tel souvenir que je voudrais qu'à l'heure Mon cœur pour n'y penser plus devenu rocher. 1. Escofion est une coiffe de femme.
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J'ai l'âme de regrets touchée
Que je hais cet art de pédant, Cette logique captieuse, Qui d'une chose claire en fait une douteuse, D'un principe erroné tire subtilement Une conséquence trompeuse, Et raisonne en déraisonnant ! Les grecs ont inventé cette belle manière. Ils ont fait plus de mal qu'ils ne croyaient en faire. Que Dieu leur donne paix ! Il s'agit d'un renard, Grand argumentateur, célèbre babillard, Et qui montrait la rhétorique. Il tenait école publique, Avait des écoliers qui payaient en poulets. Un d'eux qu'on destinait à plaider au palais Devait payer son maître à la première cause Qu'il gagnerait : ainsi la chose Avait été réglée et d'une et d'autre part. Son cours étant fini, mon écolier renard Intente un procès à son maître, Disant qu'il ne doit rien. Devant le léopard Tous les deux s'en vont comparaître. Monseigneur, disait l'écolier, Si je gagne, c'est clair, je ne dois rien payer ; Si je perds, nulle est sa créance : Car il convient que l'échéance N'en devait arriver qu'après Le gain de mon premier procès ; Or, ce procès perdu, je suis quitte, je pense : Mon dilemme est certain. Nenni, Répondait aussitôt le maître : Si vous perdez, payez, la loi l'ordonne ainsi ; Si vous gagnez, sans plus remettre, Payez, car vous avez signé Promesse de payer au premier plaid gagné : Vous y voilà. Je crois l'argument sans réponse. Chacun attend alors que le juge prononce, Et l'auditoire s'étonnait Qu'il n'y jetât pas son bonnet. Le léopard rêveur prit enfin la parole : Hors de cour, leur dit-il ; défense à l'écolier De continuer son métier, Au maître de tenir école.
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Le procès des deux renards
Que je hais cet art de pédant, Cette logique captieuse, Qui d'une chose claire en fait une douteuse, D'un principe erroné tire subtilement Une conséquence trompeuse, Et raisonne en déraisonnant ! Les grecs ont inventé cette belle manière. Ils ont fait plus de mal qu'ils ne croyaient en faire. Que Dieu leur donne paix ! Il s'agit d'un renard, Grand argumentateur, célèbre babillard, Et qui montrait la rhétorique. Il tenait école publique, Avait des écoliers qui payaient en poulets. Un d'eux qu'on destinait à plaider au palais Devait payer son maître à la première cause Qu'il gagnerait : ainsi la chose Avait été réglée et d'une et d'autre part. Son cours étant fini, mon écolier renard Intente un procès à son maître, Disant qu'il ne doit rien. Devant le léopard Tous les deux s'en vont comparaître. Monseigneur, disait l'écolier, Si je gagne, c'est clair, je ne dois rien payer ; Si je perds, nulle est sa créance : Car il convient que l'échéance N'en devait arriver qu'après Le gain de mon premier procès ; Or, ce procès perdu, je suis quitte, je pense : Mon dilemme est certain. Nenni, Répondait aussitôt le maître : Si vous perdez, payez, la loi l'ordonne ainsi ; Si vous gagnez, sans plus remettre, Payez, car vous avez signé Promesse de payer au premier plaid gagné : Vous y voilà. Je crois l'argument sans réponse. Chacun attend alors que le juge prononce, Et l'auditoire s'étonnait Qu'il n'y jetât pas son bonnet. Le léopard rêveur prit enfin la parole : Hors de cour, leur dit-il ; défense à l'écolier De continuer son métier, Au maître de tenir école.
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Quand Don Juan descendit vers l'onde souterraine Et lorsqu'il eut donné son obole à Charon, Un sombre mendiant, l'oeil fier comme Antisthène, D'un bras vengeur et fort saisit chaque aviron. Montrant leurs seins pendants et leurs robes ouvertes, Des femmes se tordaient sous le noir firmament, Et, comme un grand troupeau de victimes offertes, Derrière lui traînaient un long mugissement. Sganarelle en riant lui réclamait ses gages, Tandis que Don Luis avec un doigt tremblant Montrait à tous les morts errant sur les rivages Le fils audacieux qui railla son front blanc. Frissonnant sous son deuil, la chaste et maigre Elvire, Près de l'époux perfide et qui fut son amant, Semblait lui réclamer un suprême sourire Où brillât la douceur de son premier serment. Tout droit dans son armure, un grand homme de pierre Se tenait à la barre et coupait le flot noir, Mais le calme héros, courbé sur sa rapière, Regardait le sillage et ne daignait rien voir.
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Don Juan aux enfers
I. J'errais. Que de charmantes choses ! Il avait plu ; j'étais crotté ; Mais puisque j'ai vu tant de roses, Je dois dire la vérité. J'arrivai tout près d'une église, De la verte église au bon Dieu, Où qui voyage sans valise Écoute chanter l'oiseau bleu. C'était l'église en fleurs, bâtie Sans pierre, au fond du bois mouvant, Par l'aubépine et par l'ortie Avec des feuilles et du vent. Le porche était fait de deux branches, D'une broussaille et d'un buisson ; La voussure, toute en pervenches, Était signée : Avril, maçon. Dans cette vive architecture, Ravissante aux yeux attendris, On sentait l'art de la nature ; On comprenait que la perdrix, Que l'alouette et que la grive Avaient donné de bons avis Sur la courbure de l'ogive, Et que Dieu les avait suivis. Une haute rose trémière Dressait sur le toit de chardons Ses cloches pleines de lumière Où carillonnaient les bourdons. Cette flèche gardait l'entrée ; Derrière on voyait s'ébaucher Une digitale pourprée, Le clocheton près du clocher. Seul sous une pierre, un cloporte Songeait, comme Jean à Pathmos ; Un lys s'ouvrait près de la porte Et tenait les fonts baptismaux. Au centre où la mousse s'amasse, L'autel, un caillou, rayonnait, Lamé d'argent par la limace Et brodé d'or par le genêt. Un escalier de fleurs ouvertes, Tordu dans le style saxon, Copiait ses spirales vertes Sur le dos d'un colimaçon. Un cytise en pleine révolte, Troublant l'ordre, étouffant l'écho, Encombrait toute l'archivolte D'un grand falbala rococo. En regardant par la croisée, Ô joie ! on sentait là quelqu'un. L'eau bénite était en rosée, Et l'encens était en parfum. Les rayons à leur arrivée, Et les gais zéphirs querelleurs, Allaient de travée en travée Baiser le front penché des fleurs. Toute la nef, d'aube baignée, Palpitait d'extase et d'émoi. - Ami, me dit une araignée, La grande rosace est de moi.
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L'église (I)
I. J'errais. Que de charmantes choses ! Il avait plu ; j'étais crotté ; Mais puisque j'ai vu tant de roses, Je dois dire la vérité. J'arrivai tout près d'une église, De la verte église au bon Dieu, Où qui voyage sans valise Écoute chanter l'oiseau bleu. C'était l'église en fleurs, bâtie Sans pierre, au fond du bois mouvant, Par l'aubépine et par l'ortie Avec des feuilles et du vent. Le porche était fait de deux branches, D'une broussaille et d'un buisson ; La voussure, toute en pervenches, Était signée : Avril, maçon. Dans cette vive architecture, Ravissante aux yeux attendris, On sentait l'art de la nature ; On comprenait que la perdrix, Que l'alouette et que la grive Avaient donné de bons avis Sur la courbure de l'ogive, Et que Dieu les avait suivis. Une haute rose trémière Dressait sur le toit de chardons Ses cloches pleines de lumière Où carillonnaient les bourdons. Cette flèche gardait l'entrée ; Derrière on voyait s'ébaucher Une digitale pourprée, Le clocheton près du clocher. Seul sous une pierre, un cloporte Songeait, comme Jean à Pathmos ; Un lys s'ouvrait près de la porte Et tenait les fonts baptismaux. Au centre où la mousse s'amasse, L'autel, un caillou, rayonnait, Lamé d'argent par la limace Et brodé d'or par le genêt. Un escalier de fleurs ouvertes, Tordu dans le style saxon, Copiait ses spirales vertes Sur le dos d'un colimaçon. Un cytise en pleine révolte, Troublant l'ordre, étouffant l'écho, Encombrait toute l'archivolte D'un grand falbala rococo. En regardant par la croisée, Ô joie ! on sentait là quelqu'un. L'eau bénite était en rosée, Et l'encens était en parfum. Les rayons à leur arrivée, Et les gais zéphirs querelleurs, Allaient de travée en travée Baiser le front penché des fleurs. Toute la nef, d'aube baignée, Palpitait d'extase et d'émoi. - Ami, me dit une araignée, La grande rosace est de moi.
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Quand je regarde toi je vois le soleil Et je pense de la lune, ils sont toi et moi quand l'hiver me laisse brûler tu ne m'as rien dit, le silence se figea as-tu fait la lessive Je me suis allongé dans le panier Serre moi comme il la tenait en janvier Hier il a dansé, je ne l'avais pas vu marcher depuis des années aujourd hui je n'avais pas de pieds Je ne sais pas ce que j'ai fait hier il savait ce que j'ai dit aujourd'hui j'ai parlé en français cassé ~ when i look at you i see the sun and i think of the moon, they are me and you when winter lets me burn you didn't say anything to me, the silence froze did you do the laundry i layed in the basket hold me like he held her in january yesterday he danced, i had not seen him walk in years today i have no feet I do not know what i have done yesterday he knew what i said today i spoke in broken french ~
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Feb 3, 2021
Feb 3, 2021 at 6:56 PM UTC
panier à linge
Douze longs ans ont lui depuis les jours si courts Où le même devoir nous tenait côte à côte ! Hélas ! les passions dont mon cœur s'est fait l'hôte Furieux ont troublé ma paix de ces bons jours ; Et j'ai couru bien **** de nos calmes séjours Au pourchas du Bonheur, ne trouvant que la Faute ; Le vaste monde autour de ma fuite trop haute Fondait en vains aspects, ronflait en vains discours... - L'Orgueil, fol hippogriffe, a replié ses ailes ; Un cœur nouveau fleurit au feu des humbles zèles Dans mon sein visité par la foudre de Dieu. Mais l'antique amitié, simple, joyeuse, exacte, Pendant tout mon désastre, à toute heure, en tout lieu, - J'en suis fier, mon Valade, - entre nous tint ce pacte.
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À Léon Valade
Des singes dans un bois jouaient à la main chaude ; Certaine guenon moricaude, Assise gravement, tenait sur ses genoux La tête de celui qui, courbant son échine, Sur sa main recevait les coups. On frappait fort, et puis devine ! Il ne devinait point ; c'était alors des ris, Des sauts, des gambades, des cris. Attiré par le bruit du fond de sa tanière, Un jeune léopard, prince assez débonnaire, Se présente au milieu de nos singes joyeux. Tout tremble à son aspect. Continuez vos jeux, Leur dit le léopard, je n'en veux à personne : Rassurez-vous, j'ai l'âme bonne ; Et je viens même ici, comme particulier, À vos plaisirs m'associer. Jouons, je suis de la partie. Ah ! Monseigneur, quelle bonté ! Quoi ! Votre altesse veut, quittant sa dignité, Descendre jusqu'à nous ! - Oui, c'est ma fantaisie. Mon altesse eut toujours de la philosophie, Et sait que tous les animaux Sont égaux. Jouons donc, mes amis ; jouons, je vous en prie. Les singes enchantés crurent à ce discours, Comme l'on y croira toujours. Toute la troupe joviale Se remet à jouer : l'un d'entre eux tend la main, Le léopard frappe, et soudain On voit couler du sang sous la griffe royale. Le singe cette fois devina qui frappait ; Mais il s'en alla sans le dire. Ses compagnons faisaient semblant de rire, Et le léopard seul riait. Bientôt chacun s'excuse et s'échappe à la hâte En se disant entre leurs dents : Ne jouons point avec les grands, Le plus doux a toujours des griffes à la patte.
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Les singes et le léopard
Des singes dans un bois jouaient à la main chaude ; Certaine guenon moricaude, Assise gravement, tenait sur ses genoux La tête de celui qui, courbant son échine, Sur sa main recevait les coups. On frappait fort, et puis devine ! Il ne devinait point ; c'était alors des ris, Des sauts, des gambades, des cris. Attiré par le bruit du fond de sa tanière, Un jeune léopard, prince assez débonnaire, Se présente au milieu de nos singes joyeux. Tout tremble à son aspect. Continuez vos jeux, Leur dit le léopard, je n'en veux à personne : Rassurez-vous, j'ai l'âme bonne ; Et je viens même ici, comme particulier, À vos plaisirs m'associer. Jouons, je suis de la partie. Ah ! Monseigneur, quelle bonté ! Quoi ! Votre altesse veut, quittant sa dignité, Descendre jusqu'à nous ! - Oui, c'est ma fantaisie. Mon altesse eut toujours de la philosophie, Et sait que tous les animaux Sont égaux. Jouons donc, mes amis ; jouons, je vous en prie. Les singes enchantés crurent à ce discours, Comme l'on y croira toujours. Toute la troupe joviale Se remet à jouer : l'un d'entre eux tend la main, Le léopard frappe, et soudain On voit couler du sang sous la griffe royale. Le singe cette fois devina qui frappait ; Mais il s'en alla sans le dire. Ses compagnons faisaient semblant de rire, Et le léopard seul riait. Bientôt chacun s'excuse et s'échappe à la hâte En se disant entre leurs dents : Ne jouons point avec les grands, Le plus doux a toujours des griffes à la patte.
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Quand je regarde toi je vois le soleil Et je pense de la lune, ils sont toi et moi quand l'hiver me laisse brûler tu ne m'as rien dit, le silence se figea as-tu fait la lessive Je me suis allongé dans le panier Serre moi comme il la tenait en janvier Hier il a dansé, je ne l'avais pas vu marcher depuis des années aujourd hui je n'avais pas de pieds Je ne sais pas ce que j'ai fait hier il savait ce que j'ai dit aujourd'hui j'ai parlé en français cassé fin when i look at you i see the sun and i think of the moon, they are me and you when winter lets me burn you didn't say anything to me, the silence froze did you do the laundry i layed in the basket hold me like he held her in january yesterday he danced, i had not seen him walk in years today i have no feet I do not know what i have done yesterday he knew what i said today i spoke in broken french end
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Feb 3, 2021
Feb 3, 2021 at 6:54 PM UTC
“panier à linge”