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"teinte" poems
Dans les rues de Port-Louis, il fait bon dix-huit heures. Ou chercher, dans cette ville bercée de sueur Le fantôme de cet acharnement de vie Qui noie les sens de lumière, de chaleur et d’envie? Dans les aboiements rauques de ces cabots rois du soir? Dans le son des volets qu’on baisse de façon vénielle? Dans les pas qui s’éclaboussent sur le trottoir Les maux de cette étrange promesse d’étincelle ? Dans les rues de Port-Louis, il fait bon nuit d’hiver Grise comme lasse de ces nuées de couleurs incendiaires Elle s’éteint le temps d’allumer les étoiles, Peintres bien plus dures que leur jumelles estivales. L’écru de leur toile est teinte de la froideur du blanc. Quels soupirs s’emmêlent aux clous qui habitent ses vents? Quel chant quand la pluie crucifie ainsi nos flancs? Est-ce celle de cette ville bohème, de beauté fille de sang?
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Jul 6, 2014
Jul 6, 2014 at 1:50 PM UTC
Port- Louis
It amuses me how I often thought of the Colour Green As simply Hue stained leaves that dressed the Trees Or Carpeted parts of the Earth Like Seas of Turf Also taking Flight In the Sky Certain Birds Distinctly Green And a number of Reptiles With such a Glow However now I know In our World When Human Beings Create They may tap into the Stream That Flows Green.... DLR 08/10/2016 Mosaïque de vert Cela m’amuse comment j’ai pensé souvent à la couleur verte Simplement comme teinte coloré des feuilles qui habille les arbres Ou des parties de la moquette des mers comme terre de gazon En prenant le vol dans le ciel Certains oiseaux Distinctement vert Et un certain nombre de Reptiles Avec un tel éclat Mais maintenant je sais Dans notre monde Quand créer des êtres humains Ils peuvent puiser dans le flux Les coulées vertes.... DLR 08/10/2016
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Oct 7, 2016
Oct 7, 2016 at 10:03 PM UTC
Mosaic of Green
À Mademoiselle Marie Laurencin. Frôlée par les ombres des morts Sur l'herbe où le jour s'exténue L'arlequine s'est mise nue Et dans l'étang mire son corps Un charlatan crépusculaire Vante les tours que l'on va faire Le ciel sans teinte est constellé D'astres pâles comme du lait Sur les tréteaux l'arlequin blême Salue d'abord les spectateurs Des sorciers venus de Bohême Quelques fées et les enchanteurs Ayant décroché une étoile Il la manie à bras tendu Tandis que des pieds un pendu Sonne en mesure les cymbales L'aveugle berce un bel enfant La biche passe avec ses faons Le nain regarde d'un air triste Grandir l'arlequin trismégiste.
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Crépuscule
Dans la pâleur de l’hiver un rayon de soleil triomphe sur la palette de la saison froide, couvrant ainsi les couleurs désaturées d’une teinte de pêche dorée
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May 20, 2016
May 20, 2016 at 8:34 AM UTC
Echantillon hivernal
Que tu me plais dans cette robe Qui te déshabille si bien, Faisant jaillir ta gorge en globe, Montrant tout nu ton bras païen ! Frêle comme une aile d'abeille, Frais comme un coeur de rose-thé, Son tissu, caresse vermeille, Voltige autour de ta beauté. De l'épiderme sur la soie Glissent des frissons argentés, Et l'étoffe à la chair renvoie Ses éclairs roses reflétés. D'où te vient cette robe étrange Qui semble faite de ta chair, Trame vivante qui mélange Avec ta peau son rose clair ? Est-ce à la rougeur de l'aurore, A la coquille de Vénus, Au bouton de sein près d'éclore, Que sont pris ces tons inconnus ? Ou bien l'étoffe est-elle teinte Dans les roses de ta pudeur ? Non ; vingt fois modelée et peinte, Ta forme connaît sa splendeur. Jetant le voile qui te pèse, Réalité que l'art rêva, Comme la princesse Borghèse Tu poserais pour Canova. Et ces plis roses sont les lèvres De mes désirs inapaisés, Mettant au corps dont tu les sèvres Une tunique de baisers.
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À une robe rose
D'autres, - des innocents ou bien des lymphatiques, - Ne trouvent dans les bois que charmes langoureux, Souffles frais et parfums tièdes. Ils sont heureux ! D'autres s'y sentent pris - rêveurs - d'effrois mystiques. Ils sont heureux ! Pour moi, nerveux, et qu'un remords Épouvantable et vague affole sans relâche, Par les forêts je tremble à la façon d'un lâche Qui craindrait une embûche ou qui verrait des morts. Ces grands rameaux jamais apaisés, comme l'onde. D'où tombe un noir silence avec une ombre encor Plus noire, tout ce morne et sinistre décor Me remplit d'une horreur triviale et profonde. Surtout les soirs d'été : la rougeur du couchant Se fond dans le gris bleu des brumes qu'elle teinte D'incendie et de sang ; et l'angélus qui tinte Au lointain semble un cri plaintif se rapprochant. Le vent se lève chaud et lourd, un frisson passe Et repasse, toujours plus fort, dans l'épaisseur Toujours plus sombre des hauts chênes, obsesseur, Et s'éparpille, ainsi qu'un miasme, dans l'espace. La nuit vient. Le hibou s'envole. C'est l'instant Où l'on songe aux récits des aïeules naïves... Sous un fourré, là-bas, là-bas, des sources vives Font un bruit d'assassins postés se concertant.
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Dans les bois
Fable XIII, Livre V. Entre nos frères les meuniers Et nos frères les charbonniers J'ai vu régner longtemps une haine assez forte. À quel propos ? C'était... que le diable m'emporte, Si plus qu'eux-mêmes je l'ai su ! Eh ! n'est-ce pas souvent pour un malentendu Qu'un premier combat se donne ? Le tort en est à tous, comme il n'est à personne, Au second, où l'on rend ce que l'on a reçu, Où l'on se bat du moins parce qu'on s'est battu. Mais revenons au fait : ainsi qu'on peut le croire, Chaque héros dans sa valeur, Se signalant pour sa couleur, Criait haro sur l'autre, et tombait, dit l'histoire, Charbonnier sur la blanche et meunier sur la noire. Par la seule nature armés, Les voyez-vous en cent manières Les bras tendus, les poings fermés, Venger l'honneur de leurs bannières ? Que de coups donnés et rendus ! Que de flots de sang répandus Par tous ces nez cassés des mains de la victoire ! Chantre de Jeanne et de Bourbon, C'est ta voix qui devrait transmettre la mémoire De tous ces preux couverts de gloire et de charbon, Couverts de farine et de gloire ! Certain jour cependant que ces poudreux guerriers Se reposaient sur leurs lauriers, Un philosophe, un philanthrope, Un marguillier, mortel ennemi des combats, Tenta de mettre un terme à ces trop longs débats. D'un manteau neutre il s'enveloppe ; Et le voilà, du matin jusqu'au soir, De l'un à l'autre camp sans cesse en promenade ; Qui va, vient et revient, en courtier d'ambassade, Du noir au blanc, du blanc au noir. Or, à son drap qui n'est noir, ni blanc, mais pistache, Tantôt le blanc, tantôt le noir laisse une tache. Comme on en murmurait d'un et d'autre côté : « Charbonniers et meuniers, dit-il, parlons sans feinte : Voit-on les deux partis, sans prendre un peu la teinte Des gens à qui l'on s'est frotté ? »
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Les charbonniers, les meuniers, et le marguillier
Fable XIII, Livre V. Entre nos frères les meuniers Et nos frères les charbonniers J'ai vu régner longtemps une haine assez forte. À quel propos ? C'était... que le diable m'emporte, Si plus qu'eux-mêmes je l'ai su ! Eh ! n'est-ce pas souvent pour un malentendu Qu'un premier combat se donne ? Le tort en est à tous, comme il n'est à personne, Au second, où l'on rend ce que l'on a reçu, Où l'on se bat du moins parce qu'on s'est battu. Mais revenons au fait : ainsi qu'on peut le croire, Chaque héros dans sa valeur, Se signalant pour sa couleur, Criait haro sur l'autre, et tombait, dit l'histoire, Charbonnier sur la blanche et meunier sur la noire. Par la seule nature armés, Les voyez-vous en cent manières Les bras tendus, les poings fermés, Venger l'honneur de leurs bannières ? Que de coups donnés et rendus ! Que de flots de sang répandus Par tous ces nez cassés des mains de la victoire ! Chantre de Jeanne et de Bourbon, C'est ta voix qui devrait transmettre la mémoire De tous ces preux couverts de gloire et de charbon, Couverts de farine et de gloire ! Certain jour cependant que ces poudreux guerriers Se reposaient sur leurs lauriers, Un philosophe, un philanthrope, Un marguillier, mortel ennemi des combats, Tenta de mettre un terme à ces trop longs débats. D'un manteau neutre il s'enveloppe ; Et le voilà, du matin jusqu'au soir, De l'un à l'autre camp sans cesse en promenade ; Qui va, vient et revient, en courtier d'ambassade, Du noir au blanc, du blanc au noir. Or, à son drap qui n'est noir, ni blanc, mais pistache, Tantôt le blanc, tantôt le noir laisse une tache. Comme on en murmurait d'un et d'autre côté : « Charbonniers et meuniers, dit-il, parlons sans feinte : Voit-on les deux partis, sans prendre un peu la teinte Des gens à qui l'on s'est frotté ? »
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