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"tait" poems
Look here.  I've been admiring the spectacle   of Ng’s bare **** Yes, this is simply because I have to say Ng’s bare **** is magnificent. It’s not a bouncing Botticelli but it’s a slim, firm bottom, subtly rounded, real split peach and cream stuff. And Ng at the other end is a real nice girl, too! She's my friend, see? But back to Ng’s bare **** Let's stay focused. I contemplate this vision, along with the meaning of life, quite often in broad daylight with a slash of sunlight across her little buns. This is more profound than the Tait, the Louvre, the Met, the Frick, the Neue, the Helly, the Hermitage or even the Natty Portrait Gallery all bunged in together. Ng's bare **** is also better, by far, than anything you'll see at the Bolshoi or La Scala. I’m amazed at how much I’m amazed by this work of art. It’s awesome. And I betcha the most famous galleries would fall over themselves to display this finest little **** that is, if the world wasn't so hung up with hypocrisy and hysteria, yeah, it'd be heaps more famous than the Mona Lisa. Mike T Minehan
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Mar 20, 2013
Mar 20, 2013 at 12:17 AM UTC
Look Here
Dans Venise la rouge, Pas un bateau qui bouge ; Pas un pêcheur dans l'eau, Pas un falot. Seul, assis à la grève, Le grand lion soulève, Sur l'horizon serein, Son pied d'airain. Autour de lui, par groupes, Navires et chaloupes, Pareils à des hérons Couchés en ronds, Dorment sur l'eau qui fume, Et croisent dans la brume, En légers tourbillons, Leurs pavillons. La lune qui s'efface Couvre son front qui passe D'un nuage étoilé Demi-voilé. Ainsi, la dame abbesse De Sainte-Croix rabaisse Sa cape aux larges plis Sur son surplis. Et les palais antiques, Et les graves portiques, Et les blancs escaliers. Des chevaliers, Et les ponts, et les rues, Et les mornes statues, Et le golfe mouvant Qui tremble au vent, Tout se tait, fors les gardes Aux longues hallebardes, Qui veillent aux créneaux Des arsenaux. - Ah ! maintenant plus d'une Attend, au clair de lune, Quelque jeune muguet, L'oreille au guet. Pour le bal qu'on prépare, Plus d'une qui se pare, Met devant son miroir Le masque noir. Sur sa couche embaumée, La Vanina pâmée Presse encor son amant, En s'endormant ; Et Narcisa, la folle, Au fond de sa gondole, S'oublie en un festin Jusqu'au matin. Et qui, dans l'Italie, N'a son grain de folie ? Qui ne garde aux amours Ses plus beaux jours ? Laissons la vieille horloge, Au palais du vieux doge, Lui compter de ses nuits Les longs ennuis. Comptons plutôt, ma belle, Sur ta bouche rebelle Tant de baisers donnés... Ou pardonnés. Comptons plutôt tes charmes, Comptons les douces larmes, Qu'à nos yeux a coûté La volupté !
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Venise
Dans Venise la rouge, Pas un bateau qui bouge ; Pas un pêcheur dans l'eau, Pas un falot. Seul, assis à la grève, Le grand lion soulève, Sur l'horizon serein, Son pied d'airain. Autour de lui, par groupes, Navires et chaloupes, Pareils à des hérons Couchés en ronds, Dorment sur l'eau qui fume, Et croisent dans la brume, En légers tourbillons, Leurs pavillons. La lune qui s'efface Couvre son front qui passe D'un nuage étoilé Demi-voilé. Ainsi, la dame abbesse De Sainte-Croix rabaisse Sa cape aux larges plis Sur son surplis. Et les palais antiques, Et les graves portiques, Et les blancs escaliers. Des chevaliers, Et les ponts, et les rues, Et les mornes statues, Et le golfe mouvant Qui tremble au vent, Tout se tait, fors les gardes Aux longues hallebardes, Qui veillent aux créneaux Des arsenaux. - Ah ! maintenant plus d'une Attend, au clair de lune, Quelque jeune muguet, L'oreille au guet. Pour le bal qu'on prépare, Plus d'une qui se pare, Met devant son miroir Le masque noir. Sur sa couche embaumée, La Vanina pâmée Presse encor son amant, En s'endormant ; Et Narcisa, la folle, Au fond de sa gondole, S'oublie en un festin Jusqu'au matin. Et qui, dans l'Italie, N'a son grain de folie ? Qui ne garde aux amours Ses plus beaux jours ? Laissons la vieille horloge, Au palais du vieux doge, Lui compter de ses nuits Les longs ennuis. Comptons plutôt, ma belle, Sur ta bouche rebelle Tant de baisers donnés... Ou pardonnés. Comptons plutôt tes charmes, Comptons les douces larmes, Qu'à nos yeux a coûté La volupté !
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friends and family thought He served for passion, He survived by memories
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Nov 2, 2012
Nov 2, 2012 at 12:37 PM UTC
Allen J. Tait, 56
L'amour fut de tout temps un bien rude Ananké. Si l'on ne veut pas être à la porte flanqué, Dès qu'on aime une belle, on s'observe, on se scrute ; On met le naturel de côté ; bête brute, On se fait ange ; on est le nain Micromégas ; Surtout on ne fait point chez elle de dégâts ; On se tait, on attend, jamais on ne s'ennuie, On trouve bon le givre et la bise et la pluie, On n'a ni faim, ni soif, on est de droit transi ; Un coup de dent de trop vous perd. Oyez ceci : Un brave ogre des bois, natif de Moscovie, Etait fort amoureux d'une fée, et l'envie Qu'il avait d'épouser cette dame s'accrut Au point de rendre fou ce pauvre coeur tout brut : L'ogre, un beau jour d'hiver, peigne sa peau velue, Se présente au palais de la fée, et salue, Et s'annonce à l'huissier comme prince Ogrousky. La fée avait un fils, on ne sait pas de qui. Elle était ce jour-là sortie, et quant au mioche, Bel enfant blond nourri de crème et de brioche, Don fait par quelque Ulysse à cette Calypso, Il était sous la porte et jouait au cerceau. On laissa l'ogre et lui tout seuls dans l'antichambre. Comment passer le temps quand il neige en décembre. Et quand on n'a personne avec qui dire un mot ? L'ogre se mit alors à croquer le marmot. C'est très simple. Pourtant c'est aller un peu vite, Même lorsqu'on est ogre et qu'on est moscovite, Que de gober ainsi les mioches du prochain. Le bâillement d'un ogre est frère de la faim. Quand la dame rentra, plus d'enfant. On s'informe. La fée avise l'ogre avec sa bouche énorme. As-tu vu, cria-t-elle, un bel enfant que j'ai ? Le bon ogre naïf lui dit : Je l'ai mangé. Or, c'était maladroit. Vous qui cherchez à plaire, Jugez ce que devint l'ogre devant la mère Furieuse qu'il eût soupé de son dauphin. Que l'exemple vous serve ; aimez, mais soyez fin ; Adorez votre belle, et soyez plein d'astuce ; N'allez pas lui manger, comme cet ogre russe, Son enfant, ou marcher sur la patte à son chien.
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Bon conseil aux amants
L'amour fut de tout temps un bien rude Ananké. Si l'on ne veut pas être à la porte flanqué, Dès qu'on aime une belle, on s'observe, on se scrute ; On met le naturel de côté ; bête brute, On se fait ange ; on est le nain Micromégas ; Surtout on ne fait point chez elle de dégâts ; On se tait, on attend, jamais on ne s'ennuie, On trouve bon le givre et la bise et la pluie, On n'a ni faim, ni soif, on est de droit transi ; Un coup de dent de trop vous perd. Oyez ceci : Un brave ogre des bois, natif de Moscovie, Etait fort amoureux d'une fée, et l'envie Qu'il avait d'épouser cette dame s'accrut Au point de rendre fou ce pauvre coeur tout brut : L'ogre, un beau jour d'hiver, peigne sa peau velue, Se présente au palais de la fée, et salue, Et s'annonce à l'huissier comme prince Ogrousky. La fée avait un fils, on ne sait pas de qui. Elle était ce jour-là sortie, et quant au mioche, Bel enfant blond nourri de crème et de brioche, Don fait par quelque Ulysse à cette Calypso, Il était sous la porte et jouait au cerceau. On laissa l'ogre et lui tout seuls dans l'antichambre. Comment passer le temps quand il neige en décembre. Et quand on n'a personne avec qui dire un mot ? L'ogre se mit alors à croquer le marmot. C'est très simple. Pourtant c'est aller un peu vite, Même lorsqu'on est ogre et qu'on est moscovite, Que de gober ainsi les mioches du prochain. Le bâillement d'un ogre est frère de la faim. Quand la dame rentra, plus d'enfant. On s'informe. La fée avise l'ogre avec sa bouche énorme. As-tu vu, cria-t-elle, un bel enfant que j'ai ? Le bon ogre naïf lui dit : Je l'ai mangé. Or, c'était maladroit. Vous qui cherchez à plaire, Jugez ce que devint l'ogre devant la mère Furieuse qu'il eût soupé de son dauphin. Que l'exemple vous serve ; aimez, mais soyez fin ; Adorez votre belle, et soyez plein d'astuce ; N'allez pas lui manger, comme cet ogre russe, Son enfant, ou marcher sur la patte à son chien.
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Le lion dort, seul sous sa voûte. Il dort de ce puissant sommeil De la sieste, auquel s'ajoute, Comme un poids sombre, le soleil. Les déserts, qui de **** écoutent, Respirent ; le maître est rentré. Car les solitudes redoutent Ce promeneur démesuré. Son souffle soulève son ventre ; Son oeil de brume est submergé, Il dort sur le pavé de l'antre, Formidablement allongé. La paix est sur son grand visage, Et l'oubli même, car il dort. Il a l'altier sourcil du sage Et l'ongle tranquille du fort. Midi sèche l'eau des citernes ; Rien du sommeil ne le distrait ; Sa gueule ressemble aux cavernes, Et sa crinière à la forêt. Il entrevoit des monts difformes, Des Ossas et des Pélions, À travers les songes énormes Que peuvent faire les lions. Tout se tait sur la roche plate Où ses pas tout à l'heure erraient. S'il remuait sa grosse patte, Que de mouches s'envoleraient !
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La Méridienne du lion
Je me baladais hasardeuse et soudain dans la vitre je ne l'ai pas reconnue. Qu'il m'a fait mal de voir ses yeux cernés, ses gestes suspendus par une hésitation mortelle. Un mot à elle suffirait à allumer des orages, son rire à éclabousser les murs, l'étendre de ses mains à changer les routes. Pourquoi elle tait sa voix et tâtonne, sombre, l'ombre de soi-même? Ne se méconnaît-elle pas, en se regardant dans cette vitre? ~~~ The stranger I was walking haphazardly and, all of a sudden, on the window glass, I did not recognize her. How painfull it was to see the dark circles in her eyes, her gesture held by a deadly hesitance. A word from her would light up storms, her laughter would make walls crumble, a movement of her hands would change all the roads. Why does she silent her voice and gropes, groomy, her own shadow? Can she be unknown to herself, looking at herself in this window glass?
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Jun 1, 2014
Jun 1, 2014 at 6:47 AM UTC
L'étrangère
Il m'attend : je ne sais quelle mélancolie Au trouble de l'amour se mêle en cet instant : Mon cœur s'est arrêté sous ma main affaiblie ; L'heure sonne au hameau ; je l'écoute... et pourtant, Il m'attend. Il m'attend : d'où vient donc que dans ma chevelure Je ne puis enlacer les fleurs qu'il aime tant ? J'ai commencé deux fois sans finir ma parure, Je n'ai pas regardé le miroir... et pourtant, Il m'attend. Il m'attend : le bonheur recèle-t-il des larmes ? Que faut-il inventer pour le rendre content ? Mes bouquets, mes aveux, ont-ils perdu leurs charmes ? Il est triste, il soupire, il se tait... et pourtant, Il m'attend. Il m'attend : au retour serai-je plus heureuse ? Quelle crainte s'élève en mon sein palpitant ! Ah ! dût-il me trouver moins tendre que peureuse, Ah ! dussé-je en pleurer, viens, ma mère... et pourtant, Il m'attend !
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Le rendez-vous
Dieu ! créez à sa vie un objet plein de charmes, Une voix qui réponde aux secrets de sa voix ! Donnez-lui du bonheur, Dieu ! donnez-lui des larmes ; Du bonheur de le voir j'ai pleuré tant de fois ! J'ai pleuré : mais ma voix se tait devant la sienne ; Mais tout ce qu'il m'apprend, lui seul l'ignorera ; Il ne dira jamais : « Soyons heureux, sois mienne ! » L'aimera-t-elle assez, celle qui l'entendra ? Celle à qui sa présence ira porter la vie, Qui sentira son cœur l'atteindre et la chercher, Qui ne fuira jamais, bien qu'à jamais suivie, Et dont l'ombre à la sienne osera s'attacher ? Ils ne feront qu'un seul ! et ces ombres heureuses Dans les clartés du soir se confondront toujours ; Ils ne sentiront pas d'entraves douloureuses Désenchaîner leurs nuits, désenchanter leurs jours ! Qu'il la trouve demain ! Qu'il m'oublie et l'adore ! Demain : à mon courage il reste peu d'instants. Pour une autre aujourd'hui je peux prier encore ; Mais . . . Dieu ! vous savez tout : vous savez s'il est temps !
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Prière pour lui
Tes beaux yeux sont las, pauvre amante ! Reste longtemps, sans les rouvrir, Dans cette pose nonchalante Où t'a surprise le plaisir. Dans la cour le jet d'eau qui jase Et ne se tait ni nuit ni jour, Entretient doucement l'extase Où ce soir m'a plongé l'amour. La gerbe épanouie En mille fleurs, Où Phoebé réjouie Met ses couleurs, Tombe comme une pluie De larges pleurs. Ainsi ton âme qu'incendie L'éclair brûlant des voluptés S'élance, rapide et hardie, Vers les vastes cieux enchantés. Puis, elle s'épanche, mourante, En un flot de triste langueur, Qui par une invisible pente Descend jusqu'au fond de mon coeur. La gerbe épanouie En mille fleurs, Où Phoebé réjouie Met ses couleurs, Tombe comme une pluie De larges pleurs. Ô toi, que la nuit rend si belle, Qu'il m'est doux, penché vers tes seins, D'écouter la plainte éternelle Qui sanglote dans les bassins ! Lune, eau sonore, nuit bénie, Arbres qui frissonnez autour, Votre pure mélancolie Est le miroir de mon amour. La gerbe épanouie En mille fleurs, Où Phoebé réjouie Met ses couleurs, Tombe comme une pluie De larges pleurs.
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Le jet d'eau
I. Le ciel d'étain au ciel de cuivre Succède. La nuit fait un pas. Les choses de l'ombre vont vivre. Les arbres se parlent tout bas. Le vent, soufflant des empyrées, Fait frissonner dans l'onde où luit Le drap d'or des claires soirées, Les sombres moires de la nuit. Puis la nuit fait un pas encore. Tout à l'heure, tout écoutait ; Maintenant nul bruit n'ose éclore ; Tout s'enfuit, se cache et se tait. Tout ce qui vit, existe ou pense, Regarde avec anxiété S'avancer ce sombre silence Dans cette sombre immensité. C'est l'heure où toute créature Sent distinctement dans les cieux, Dans la grande étendue obscure Le grand Être mystérieux ! II. Dans ses réflexions profondes, Ce Dieu qui détruit en créant, Que pense-t-il de tous ces mondes Qui vont du chaos au néant ? Est-ce à nous qu'il prête l'oreille ? Est-ce aux anges ? Est-ce aux démons ? A quoi songe-t-il, lui qui veille A l'heure trouble où nous dormons ? Que de soleils, spectres sublimes, Que d'astres à l'orbe éclatant, Que de mondes dans ces abîmes Dont peut-être il n'est pas content ! Ainsi que des monstres énormes Dans l'océan illimité, Que de créations difformes Roulent dans cette obscurité ! L'univers, où sa, sève coule, Mérite-t-il de le fixer ? Ne va-t-il pas briser ce moule, Tout jeter, et recommencer ? III. Nul asile que la prière ! Cette heure sombre nous fait voir La création tout entière Comme un grand édifice noir ! Quand flottent les ombres glacées, Quand l'azur s'éclipse à nos yeux, Ce sont d'effrayantes pensées Que celles qui viennent des cieux ! Oh ! la nuit muette et livide Fait vibrer quelque chose en nous ! Pourquoi cherche-t-on dans le vide ? Pourquoi tombe-t-on à genoux ? Quelle est cette secrète fibre ? D'où vient que, sous ce. morne effroi, Le moineau ne se sent plus libre, Le lion ne se sent plus roi ? Questions dans l'ombre enfouies ! Au fond du ciel de deuil couvert, Dans ces profondeurs inouïes Où l'âme plonge, où l'oeil se perd, Que se passe-t-il de terrible Qui fait que l'homme, esprit banni, A peur de votre calme horrible, Ô ténèbres de l'infini ? Le 20 mars 1846.
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La nuit
I. Le ciel d'étain au ciel de cuivre Succède. La nuit fait un pas. Les choses de l'ombre vont vivre. Les arbres se parlent tout bas. Le vent, soufflant des empyrées, Fait frissonner dans l'onde où luit Le drap d'or des claires soirées, Les sombres moires de la nuit. Puis la nuit fait un pas encore. Tout à l'heure, tout écoutait ; Maintenant nul bruit n'ose éclore ; Tout s'enfuit, se cache et se tait. Tout ce qui vit, existe ou pense, Regarde avec anxiété S'avancer ce sombre silence Dans cette sombre immensité. C'est l'heure où toute créature Sent distinctement dans les cieux, Dans la grande étendue obscure Le grand Être mystérieux ! II. Dans ses réflexions profondes, Ce Dieu qui détruit en créant, Que pense-t-il de tous ces mondes Qui vont du chaos au néant ? Est-ce à nous qu'il prête l'oreille ? Est-ce aux anges ? Est-ce aux démons ? A quoi songe-t-il, lui qui veille A l'heure trouble où nous dormons ? Que de soleils, spectres sublimes, Que d'astres à l'orbe éclatant, Que de mondes dans ces abîmes Dont peut-être il n'est pas content ! Ainsi que des monstres énormes Dans l'océan illimité, Que de créations difformes Roulent dans cette obscurité ! L'univers, où sa, sève coule, Mérite-t-il de le fixer ? Ne va-t-il pas briser ce moule, Tout jeter, et recommencer ? III. Nul asile que la prière ! Cette heure sombre nous fait voir La création tout entière Comme un grand édifice noir ! Quand flottent les ombres glacées, Quand l'azur s'éclipse à nos yeux, Ce sont d'effrayantes pensées Que celles qui viennent des cieux ! Oh ! la nuit muette et livide Fait vibrer quelque chose en nous ! Pourquoi cherche-t-on dans le vide ? Pourquoi tombe-t-on à genoux ? Quelle est cette secrète fibre ? D'où vient que, sous ce. morne effroi, Le moineau ne se sent plus libre, Le lion ne se sent plus roi ? Questions dans l'ombre enfouies ! Au fond du ciel de deuil couvert, Dans ces profondeurs inouïes Où l'âme plonge, où l'oeil se perd, Que se passe-t-il de terrible Qui fait que l'homme, esprit banni, A peur de votre calme horrible, Ô ténèbres de l'infini ? Le 20 mars 1846.
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Ave, Maria, gratia plena. Oh ! votre oeil est timide et votre front est doux. Mais quoique, par pudeur ou par pitié pour nous, Vous teniez secrète votre âme, Quand du souffle d'en haut votre coeur est touché, Votre coeur, comme un feu sous la cendre caché, Soudain étincelle et s'enflamme. Élevez-là souvent cette voix qui se tait. Quand vous vîntes au jour un rossignol chantait ; Un astre charmant vous vit naître. Enfant, pour vous marquer du poétique sceau, Vous eûtes au chevet de votre heureux berceau Un dieu, votre père peut-être ! Deux vierges, Poésie et Musique, deux soeurs, Vous font une pensée infinie en douceurs ; Votre génie a deux aurores, Et votre esprit tantôt s'épanche en vers touchants, Tantôt sur le clavier, qui frémit sous vos chants, S'éparpille en notes sonores ! Oh ! vous faites rêver le poète, le soir ! Souvent il songe à vous, lorsque le ciel est noir, Quand minuit déroule ses voiles ; Car l'âme du poète, âme d'ombre et d'amour, Est une fleur des nuits qui s'ouvre après le jour Et s'épanouit aux étoiles ! Décembre 1830.
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À Madame Marie M
Regarde : plus de feux, plus de bruit. Tout se tait. La lune tout à l'heure à l'horizon montait, Tandis que tu parlais. Victor Hugo. Couchez-vous, petit Paul ! il pleut. C'est nuit, c'est l'heure. Les loups sont au rempart, le chien vient d'aboyer. La cloche a dit : « Dormez ! » et l'ange gardien pleure Quand les enfants si **** font du bruit au foyer. « Je ne veux pas toujours aller dormir, et j'aime À faire étinceler mon sabre au feu du soir. Et je tuerai les loups ! je les tuerai moi-même ! » Et le petit méchant, tout nu ! vint se rasseoir. Où sommes-nous, mon Dieu ! donnez-nous patience ; Et surtout soyez Dieu ! soyez lent à punir ! L'âme qui vient d'éclore a si peu de science ! Attendez sa raison, mon Dieu ! dans l'avenir. L'oiseau qui brise l'œuf est moins près de la terre ; Il vous obéit mieux : au coucher du soleil, Un par un descendus dans l'arbre solitaire, Sous le rideau qui tremble ils plongent leur sommeil. Au colombier fermé nul pigeon ne roucoule ; Sous le cygne endormi l'eau du lac bleu s'écoule ; Paul ! trois fois la couveuse a compté ses enfants ; Son aile les enferme ; et moi, je vous défends ! La lune qui s'enfuit, toute pâle et fâchée, Dit : « Quel est cet enfant qui ne dort pas encor ? » Sous son lit de nuage elle est déjà couchée ; Au fond d'un cercle noir la voilà qui s'endort. Le petit mendiant, perdu seul à cette heure, Rôdant avec ses pieds las et froids, doux martyr ! Dans la rue isolée où sa misère pleure, Mon Dieu ! qu'il aimerait un lit pour s'y blottir ! Et Paul, qui regardait encor sa belle épée, Se coucha doucement en pliant ses habits ; Et sa mère bientôt ne fut plus occupée Qu'à baiser ses yeux clos par un ange assoupis !
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Le coucher d'un petit garçon
Regarde : plus de feux, plus de bruit. Tout se tait. La lune tout à l'heure à l'horizon montait, Tandis que tu parlais. Victor Hugo. Couchez-vous, petit Paul ! il pleut. C'est nuit, c'est l'heure. Les loups sont au rempart, le chien vient d'aboyer. La cloche a dit : « Dormez ! » et l'ange gardien pleure Quand les enfants si **** font du bruit au foyer. « Je ne veux pas toujours aller dormir, et j'aime À faire étinceler mon sabre au feu du soir. Et je tuerai les loups ! je les tuerai moi-même ! » Et le petit méchant, tout nu ! vint se rasseoir. Où sommes-nous, mon Dieu ! donnez-nous patience ; Et surtout soyez Dieu ! soyez lent à punir ! L'âme qui vient d'éclore a si peu de science ! Attendez sa raison, mon Dieu ! dans l'avenir. L'oiseau qui brise l'œuf est moins près de la terre ; Il vous obéit mieux : au coucher du soleil, Un par un descendus dans l'arbre solitaire, Sous le rideau qui tremble ils plongent leur sommeil. Au colombier fermé nul pigeon ne roucoule ; Sous le cygne endormi l'eau du lac bleu s'écoule ; Paul ! trois fois la couveuse a compté ses enfants ; Son aile les enferme ; et moi, je vous défends ! La lune qui s'enfuit, toute pâle et fâchée, Dit : « Quel est cet enfant qui ne dort pas encor ? » Sous son lit de nuage elle est déjà couchée ; Au fond d'un cercle noir la voilà qui s'endort. Le petit mendiant, perdu seul à cette heure, Rôdant avec ses pieds las et froids, doux martyr ! Dans la rue isolée où sa misère pleure, Mon Dieu ! qu'il aimerait un lit pour s'y blottir ! Et Paul, qui regardait encor sa belle épée, Se coucha doucement en pliant ses habits ; Et sa mère bientôt ne fut plus occupée Qu'à baiser ses yeux clos par un ange assoupis !
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Une enfant de seize ans, belle, et qui, toute franche, Ouvrant ses yeux, ouvrait son cœur, S'est inclinée un jour comme une fleur se penche, Agonisante deux fois blanche Par l'innocence et la langueur. Ne parlez plus du monde à sa mère atterrée : Ce qui n'est pas noir lui déplaît ; Ah ! l'immense douleur que son amour lui crée N'est-elle pas aussi sacrée Qu'un seuil de tombe où l'on se tait ? Vouloir la détourner de son culte à la morte, C'est toujours l'en entretenir, Et la vertu des mots ne peut être assez forte Pour que leur souffle vide emporte Le plomb fixe du souvenir. Mais surtout cachez-lui l'âge de votre fille, Ses premiers hivers triomphants Au bal, où chaque mère a sa perle qui brille, Printemps des nuits où la famille Fête la beauté des enfants. Ne soyez, en lavant sa blessure cruelle, Ni le flatteur des longs regrets, Ni le froid raisonneur dont l'amitié querelle, Ni l'avocat de Dieu contre elle Qui saigne encor de ses décrets. Mais soyez un écho dans une solitude, Toujours présent, toujours voilé, Faites de sa souffrance une invisible étude, Et si le jour lui semble rude Montrez-lui le soir étoile. La nature à son tour par d'invisibles charmes Forcera la peine au sommeil ; Un jour on offre aux morts des fleurs au lieu de larmes. Que de désespoirs tu désarmes, Silencieux et fort soleil ! Vous ne distrairez pas les malheureuses mères, Tant qu'elles pleurent leurs enfants ; Les discours ni le bruit ne les soulagent guères : Recueillez leurs larmes amères, Aidez leurs soupirs étouffants : Il faut que la douleur par les sanglots brisée Se divise un peu chaque jour, Et dans les libres pleurs, dissolvante rosée, Sur le tombeau qui l'a causée S'épuise par un lent retour. Alors le désespoir devient tristesse et plie, Le cœur moins serré s'ouvre un peu ; Ce nœud qui l'étreignait doucement se délie, Et l'âme retombe affaiblie, Mais plus sage et sereine en Dieu. La douleur se repose, et d'étape en étape S'éloigne, et, prête à s'envoler, Hésite au bord du cœur, lève l'aile et s'échappe ; Le cœur s'indigne... Dieu qui frappe Use du droit de consoler.
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Consolation
Une enfant de seize ans, belle, et qui, toute franche, Ouvrant ses yeux, ouvrait son cœur, S'est inclinée un jour comme une fleur se penche, Agonisante deux fois blanche Par l'innocence et la langueur. Ne parlez plus du monde à sa mère atterrée : Ce qui n'est pas noir lui déplaît ; Ah ! l'immense douleur que son amour lui crée N'est-elle pas aussi sacrée Qu'un seuil de tombe où l'on se tait ? Vouloir la détourner de son culte à la morte, C'est toujours l'en entretenir, Et la vertu des mots ne peut être assez forte Pour que leur souffle vide emporte Le plomb fixe du souvenir. Mais surtout cachez-lui l'âge de votre fille, Ses premiers hivers triomphants Au bal, où chaque mère a sa perle qui brille, Printemps des nuits où la famille Fête la beauté des enfants. Ne soyez, en lavant sa blessure cruelle, Ni le flatteur des longs regrets, Ni le froid raisonneur dont l'amitié querelle, Ni l'avocat de Dieu contre elle Qui saigne encor de ses décrets. Mais soyez un écho dans une solitude, Toujours présent, toujours voilé, Faites de sa souffrance une invisible étude, Et si le jour lui semble rude Montrez-lui le soir étoile. La nature à son tour par d'invisibles charmes Forcera la peine au sommeil ; Un jour on offre aux morts des fleurs au lieu de larmes. Que de désespoirs tu désarmes, Silencieux et fort soleil ! Vous ne distrairez pas les malheureuses mères, Tant qu'elles pleurent leurs enfants ; Les discours ni le bruit ne les soulagent guères : Recueillez leurs larmes amères, Aidez leurs soupirs étouffants : Il faut que la douleur par les sanglots brisée Se divise un peu chaque jour, Et dans les libres pleurs, dissolvante rosée, Sur le tombeau qui l'a causée S'épuise par un lent retour. Alors le désespoir devient tristesse et plie, Le cœur moins serré s'ouvre un peu ; Ce nœud qui l'étreignait doucement se délie, Et l'âme retombe affaiblie, Mais plus sage et sereine en Dieu. La douleur se repose, et d'étape en étape S'éloigne, et, prête à s'envoler, Hésite au bord du cœur, lève l'aile et s'échappe ; Le cœur s'indigne... Dieu qui frappe Use du droit de consoler.
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Quand la lune blanche S'accroche à la branche Pour voir Si quelque feu rouge Dans l'horizon bouge Le soir, Fol alors qui livre A la nuit son livre Savant, Son pied aux collines, Et ses mandolines Au vent ; Fol qui dit un conte, Car minuit qui compte Le temps, Passe avec le prince Des sabbats qui grince Des dents. L'amant qui compare Quelque beauté rare Au jour, Tire une ballade De son coeur malade D'amour. Mais voici dans l'ombre Qu'une ronde sombre Se fait, L'enfer autour danse, Tous dans un silence Parfait. Tout pendu de Grève, Tout Juif mort soulève Son front, Tous noyés des havres Pressent leurs cadavres En rond. Et les âmes feues Joignent leurs mains bleues Sans os ; Lui tranquille chante D'une voix touchante Ses maux. Mais lorsque sa harpe, Où flotte une écharpe, Se tait, Il veut fuir... La danse L'entoure en silence Parfait. Le cercle l'embrasse, Son pied s'entrelace Aux morts, Sa tête se brise Sur la terre grise ! Alors La ronde contente, En ris éclatante, Le prend ; Tout mort sans rancune Trouve au clair de lune Son rang. Car la lune blanche S'accroche à la branche Pour voir Si quelque feu rouge Dans l'horizon bouge Le soir.
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La nuit
There is a huge sky where my little luminous stars lie. And there is one which smiles at me everynight. I have never expected anything from this world except Thy love. The world is giving me delectable days forever, I have an abstruse mind though. Some may hoot at me on my twitter. But I cannot shun from them . Because Iam your kid and you are my Mom. Mom ,today is the day The great day ,that you have dedicated to my Dad, "My Birthday" And my Dad is the one who tait at me and his love is the smile on my face which is only for you No matter how far you are...!
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Feb 18, 2017
Feb 18, 2017 at 6:20 AM UTC
MY BIRTHDAY