"tabou" poems
Tu voudrais que j'improvise
Les chemins qui mènent au septième ciel
Pour notre prochain congrès
Que je vienne les mains vides
Sans notes ni croquis
Pour te couronner reine et courtisane.
Mais demanderais-tu au peintre de venir à toi
Sans son pinceau, ses fusains, ses tubes d'aquarelle et son papier canson
Ou au photographe sans son posemètre, son trépied et ses filtres, son appareil photo et ses objectifs
Et un auteur de théâtre pourrait-il officier sans donner des indications?
Des orientations, des pistes pour que les acteurs puissent mieux jouer leurs personnages
Eh bien moi je voudrais écrire de concert avec toi les didascalies de notre lune de miel.
Pense au Cantique des Cantiques
Pense à Salomon, à son épouse et aux jeunes filles ,
Penses-y bien, ma sans rivale,
Ma muse venue au monde sept fois
Et dont aucune galante n 'arrive aux chevilles
Comment veux-tu qu'on se retrouve dans la mare aux nénuphars
Deux canards mandarins batifolant
Sans didascalies...
Tu connais les soixante-quatre manières du kama
Tu sais la différence entre baratement et percement
Et tu veux goûter le chalumeau du miel
Lors du congrès de la corneille
Alors tandis que tu me provoques du regard et du geste
En dansant comme une bayadère accomplie
Souviens toi des didascalies.
Je suis ton vert-galant, ton esclave, ton cornac
Ton renifleur, ton cunnilingue, ton Sigisté
Si tu veux tu seras ma nymphe, mon myrte, ma lanterne, ma crête,
Ma landie, ma douceur, mon amour de Vénus
Mon gaude mihi, mon impudique
Organisons nos langues et nos boutons
Nos protubérances.
Pour qu'aucune partie ne soit honteuse
Pour que toutes soient honnêtes
Il faut des chapitres et des actes
Dans lesquels les morsures, les égratignures, les baisers
Les succions et les caresses s'emboîtent dans un naturel
Si joliment organisé que chaque posture génère
Une improvisation et que chaque improvisation génère une nouvelle posture.
Alternons les phases pudiques et impudiques
Sans tabou éperonnons-nous
Empalons-nous dans les postures de singe ou d'éléphant
Peu importe si la mentule précède le tentigo
Ou le contraire
Peu importe qui est dessus ou dessous
Qui lèche et qui est léché, qui est mordillé, qui est marqué,
Qui est baisé et pénétré
Si c'est simultanément ou séparément
Nous appartenons nous aussi au règne animal
Et que la verge soit masculine ou féminine
C 'est toujours l'aiguillon de la volupté qui guidera nos didascalies.
Aug 21, 2019
Aug 21, 2019 at 5:56 AM UTC
Au coin de cet organe,
Y caressant ses cordes sensibles,
Ma Muse Toscane
Joue de sa lyre irrésistible.
Un son, pour chaque mot
D'amour qui deviennent
Inspiration ; et le tempo
S'adoucit, d'aussi **** que je m'en souvienne !
Car il n'y a que le cerveau
Qui s'imagine que l'italienne
Devrait m'offrir sa peau de porcelaine.
Mon pauvre cerveau,
Cet espèce d'organe maso,
Me pense libertino !
Apr 21, 2025
Apr 21, 2025 at 3:35 PM UTC
Ce n'est pas parce que mes mots
Tournent en rond dans ta bouche d'eaux
Et se déhanchent en te poudrant de cendre
Que ce sont de doux cadavres
À moins que par cadavres
Tu entendes chair exquise donnée aux vers
Corps parfumé embaumé et veillé.
Cette cendre est vestige de combustion
De petite mort partagée
Ci-git certes un arrière-goût rétroflexe
Qui se précipite dans ton arrière-bouche perplexe
Mais ce n'est pas celui des oraisons funèbres
Ni celui de l'amer adieu
C'est le goût du volcan repu qui s'apaise
Le goût de la lave qui reprend son etiage
Le goût des abysses qui ont vu le ciel
Le goût de la sauce grand veneur
Que j'ai lentement sécrétée en moi
Pour que tu la lapes
Dans la distance et l'allégresse
Sans honte sans tabou sans regrets
Jusqu'à ce que faim s'en suive
Encalminée en plein *** au noir.
Nov 7, 2019
Nov 7, 2019 at 1:37 AM UTC