"suspendus" poems
Nous.
Dans un tableau de Vettriano,
etouffés par les couleurs chaudes
de nôtre peau.
Suspendus par la musique
de mes souffles
et de tes prières.
Otages de nos envies.
Coincés par la vie.
Feb 25, 2014
Feb 25, 2014 at 4:58 PM UTC
ils étaient petits princes
attaché par des cordes
suspendus comme des marionnettes
lié à la volonté des sorcier
ils étaient des oiseaux avec des ailes rognées
de sorte qu'ils ne pouvaient pas voler
de ne jamais rentrer chez eux
Sep 13, 2016
Sep 13, 2016 at 8:37 AM UTC
Je me baladais
hasardeuse
et soudain
dans la vitre
je ne l'ai pas reconnue.
Qu'il m'a fait mal
de voir ses yeux cernés,
ses gestes suspendus
par une hésitation mortelle.
Un mot à elle
suffirait à allumer
des orages,
son rire
à éclabousser les murs,
l'étendre de ses mains
à changer les routes.
Pourquoi
elle tait sa voix
et tâtonne, sombre,
l'ombre de soi-même?
Ne se méconnaît-elle pas,
en se regardant
dans cette vitre?
~~~
The stranger
I was walking
haphazardly
and, all of a sudden,
on the window glass,
I did not recognize her.
How painfull it was
to see the dark circles in her eyes,
her gesture held
by a deadly hesitance.
A word from her
would light up storms,
her laughter
would make walls crumble,
a movement of her hands
would change all the roads.
Why does she silent
her voice
and gropes, groomy,
her own shadow?
Can she be unknown to herself,
looking at herself
in this window glass?
Jun 1, 2014
Jun 1, 2014 at 6:47 AM UTC
Lorsque seul avec toi, pensive et recueillie,
Tes deux mains dans la mienne, assis à tes côtés,
J'abandonne mon âme aux molles voluptés
Et je laisse couler les heures que j'oublie ;
Lorsqu'au fond des forêts je t'entraîne avec moi,
Lorsque tes doux soupirs charment seuls mon oreille,
Ou que, te répétant les serments de la veille,
Je te jure à mon tour de n'adorer que toi ;
Lorsqu'enfin, plus heureux, ton front charmant repose
Sur mon genou tremblant qui lui sert de soutien,
Et que mes doux regards sont suspendus au tien
Comme l'abeille avide aux feuilles de la rose ;
Souvent alors, souvent, dans le fond de mon coeur
Pénètre comme un trait une vague terreur ;
Tu me vois tressaillir; je pâlis, je frissonne,
Et troublé tout à coup dans le sein du bonheur,
Je sens couler des pleurs dont mon âme s'étonne.
Tu me presses soudain dans tes bras caressants,
Tu m'interroges, tu t'alarmes,
Et je vois de tes yeux s'échapper quelques larmes
Qui viennent se mêler aux pleurs que je répands.
" De quel ennui secret ton âme est-elle atteinte ?
Me dis-tu : cher amour, épanche ta douleur ;
J'adoucirai ta peine en écoutant ta plainte,
Et mon coeur versera le baume dans ton coeur. "
Ne m'interroge plus, à moitié de moi-même !
Enlacé dans tes bras, quand tu me dis : Je t'aime ;
Quand mes yeux enivrés se soulèvent vers toi,
Nul mortel sous les cieux n'est plus heureux que moi ?
Mais jusque dans le sein des heures fortunées
Je ne sais quelle voix que j'entends retentir
Me poursuit, et vient m'avertir
Que le bonheur s'enfuit sur l'aile des années,
Et que de nos amours le flambeau doit mourir !
D'un vol épouvanté, dans le sombre avenir
Mon âme avec effroi se plonge,
Et je me dis : Ce n'est qu'un songe
Que le bonheur qui doit finir.
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